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24/01/2010

Election régionales 2010: Rachida Dati drague les consanguins...

 

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Vers une politique de la génétique eugéniste consanguine: "la diversité dans l'unité".

(Photo © Patrick Bernard/ABACAPRESS.COM - IP3 PRESS/MAXPP - montage lepoint.fr)

Rachida Dati se définit comme "pas sectaire" et considère "qu'on a caricaturé les électeurs du Front national" alors qu'il faut "aller à leur rencontre", dans un entretien dimanche au Parisien . "Je tiens toujours à ouvrir mes réunions à tous, qu'ils soient sympathisants de l'UMP, du PS ou du FN. Je ne suis pas sectaire. Je considère notamment qu'on a caricaturé les électeurs du FN et qu'ils se sont sentis abandonnés"..."C'est important d'expliquer, d'aller à leur rencontre, de leur dire quels sont nos convictions, nos projets. Je le répète. Il ne faut craindre aucun débat".(Le Point du 24/01/2010)

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L'eurodéputée, qui devrait revêtir la robe d'avocate avant la fin du mois de janvier, avait ainsi clairement soutenu le ministre de l'Immigration Éric Besson et le débat sur l'identité nationale qu'il a lancé. "Il faut rester vigilants sur nos valeurs et nos principes" qui "nous permettent à tous de vivre ensemble", avait expliqué la maire du 7e arrondissement de Paris à la fin du mois d'octobre dernier. "En tant que député européen, on me demande dans de nombreux pays européens de faire des interventions sur le succès de notre politique d'intégration", avait-elle témoigné. Il faut que "la diversité qu'est notre pays dans son peuple, sa culture, sa tradition", soit "préservée dans l'unité", affirmait Rachida Dati, soulignant qu'il n'y a "pas qu'un volet immigration ou intégration dans cet aspect identité nationale, mais ça en fait partie".(Le Point 24/01/2010)

15:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Police politique, officines privées, barbouzes, qui manipule qui de "Solidarité et défense des libertés à Mouvement Initiative et Liberté"...Pourquoi la tuerie d'Auriol ?

Comme documentaire vidéo, je n'ai trouvé que celui-çi, de l'émission "Faites entrer l'accusé"...Hondelatte débute par: "Pourquoi...on ne le saura jamais"...

A Auriol, la famille de Jacques Massié - chef du SAC, l'opaque Service d'Action Civique - a disparu ; dans sa maison les forces de l'ordre découvrent les traces d'un massacre. Trois membres du SAC et l'instituteur Jean-Bruno Finochietti sont inculpés pour homicide volontaire. Alors que seul le corps de Jacques Massié a été retrouvé près de Nans les Pins -, les gendarmes continuent les fouilles pour retrouver les cinq autres victimes de la tuerie.

Le 19 juillet 1981, à Auriol, un maçon remarque une épaisse fumée qui s'élève de la villa de Jacques Massié, inspecteur de police et militant RPR. Les gendarmes découvrent sur place de nombreuses traces de sang et constatent la disparition de six personnes : Jacques Massié, son épouse Marie-Dominique, leur fils Alexandre âgé de sept ans, ses beaux-parents Jules et Emmanuelle Jacquèmes, et son beau-frère Georges Ferrarini. C'est Jacques Massié qui était visé, en tant que responsable régional du SAC, Service d'Action Civique, service d'ordre d'origine gaulliste, créé en 1960 et qui a fait parler de lui, dans la région, à diverses reprises pour ses accointances avec le "milieu".

Les conditions de ce massacre sont connues lorsque trois militants du SAC sont interpellés (un instituteur, un patron d'entreprise de peinture et un ancien légionnaire converti en commercial). Ils nient leur implication, mais la police retrouve les empreintes de l'instituteur, qui finit par avouer l'assassinat des six personnes. Le même jour, le corps de Massié, tué à l'arme blanche, est retrouvé au col du Petit-Galibier, dans le Var ; le 30 juillet, les cinq autres cadavres sont découverts au fond d'un puits de mine désaffectée au Luc (Var). Le commando était constitué de cinq membres du SAC. Le commanditaire serait Jean-Joseph Maria, adjoint de Massié dans cette police parallèle, désireux de se débarrasser d'un chef trop encombrant qui menaçait de communiquer des documents compromettants. Maria sera condamné à la perpétuité ; Pierre Debizet, patron national du SAC sera inculpé d'homicide volontaire et de séquestration. Incarcéré six semaines, il bénéficiera d'un non-lieu en 1984. Ce massacre révèle un noyautage de la police marseillaise par les "barbouzes" et conduit à la nomination d'une commission parlementaire, dont l'enquête aboutira à la dissolution du SAC le 3 août 1982.

Bibliographie :

François Audigier, Histoire du SAC, Paris, Stock, 2003.

Marina Massié, Tuerie d'Auriol, la vie d'une rescapée, France Europe éditions, 2006.

Alex Panzani, La tuerie d'Auriol, éd. J'ai lu, Crimes et enquêtes, 2001.

 

Le MIL a plus d’un tour dans son SAC

 

Paru dans le revue Reflexes - Numéro 49 - Mai 1996

En juillet 1981, la tuerie d’Auriol (meutre de l’inspecteur Massié et massacre de sa famille) fait ressurgir sous les feux de l’actualité un sigle qui avait connu son heure de gloire durant les années 1960-1970, celui du Service d’Action Civique (SAC). Ce mouvement est issu en 1958 du Service d’ordre du Rassemblement du Peuple français, lointain ancêtre du RPR. Le SAC se veut alors une sorte de garde prétorienne, exclusivement rattachée à la personne du Général De Gaulle, en dehors de tout parti politique. Il bénéficie ainsi d’une sorte de label officiel qui lui permettra d’avoir grandes et petites entrées dans l’appareil d’État ainsi que de la complicité active et passive une partie de la hierarchie policière. Cette proximité du pouvoir expliquant également l’attrait que le SAC va provoquer chez des truands en mal d’impunité. Mais les événements de mai 1968 vont faire vaciller le pouvoir, l’onde de choc finissant même par déboulonner le Général de Gaulle en 1969. Dès lors le SAC va se tranformer.

 

Il deviendra tout d’abord un prestataire de servics auprès du mouvement gaulliste (UDR puis RPR), et d’un certain patronat de choc (Peugeot, Citroen...). Combattant par tous les moyens les partis et organisations de gauche, revendiquant hautement un anti-communisme viscéral et primaire, ne cachant pas son gpût pour l’ordre, le SAC va alors intégrer tout naturellement des militants d’extrême droite avant de soutenir certaines de ses initaitives (notamment celles du Parti des Forces Nouvelles). Ayant pressentis la victoire de la gauche en 1981, le SAC s’étais préparé à jouer un rôle de fer de lance de la nouvelle opposition. Mais la tuerie d’Auriol, puis la constitution d’une commission d’enquête sur ses activités et enfin sa dissolution en août 1982 briseront son élan. Mais le SAC n’est pas mort pour autant. Tout a été préparé un peu avant cette période pour que soient installés de nouvelles structures à mettre à la disposition de ses anciens et nouveaux militants pour continuer sous des formes renouvelées le combatcontre la gauche en particulier et la subversion en général. Certains de ses initiateurs, adhérents et sympathisants se retrouveront même aujourd’hui dans le couloirs du nouveau puvoir, dans des ministères, à l’Assemblée nationale.

LA FIN DU SERVICE D’ACTION CIVIQUE

Qès le début 1981, Pierre Debizet le secrétaire général du SAC, envisage la victoire de mittérand à la présidentielle et ses conséquences, il décide donc de mettre à l’abri le fichier du SAC pour éviter qu’il ne tombe aux mains des "socialos-marxistes". Mais il n’aura pas le temps d’envisager la suite car il est interpellé puis incarcéré dans le cadre de la tuerie d’Auriol, tandis que plusieurs autres dirigeants de l’organisation sont interpellés, stopant par la même toute tentative de réorganisation du SAC. Sa culpabilité n’ayant pu être prouvé, Debizet après quelques semaines de prison est libéré en septembre 1981 et se remet au travail. C’est ainsi que dans un interview au Journal du Dimanche il annonce "Avec mes homes, avec mon organisation transformée, modernisée, nous nous mettons à la disposition de la nouvelle opposition, surtout celle qui sert le plus les idées gaullistes". Au niveau interne dans une lettre envoyée aux responsables départementaux du SAC date du 21 octobre 1981, il écrit "D’ici quelques semaines lorsque nous verrons plus clair je vous communiquerai le sprojets auquels nous réflechissons en ce moment tendant à faire du SAC une organisatiion mieux adaptée et donc plus efficace pour répondre à la situation politique actuelle".

Le SAC vit alors une période de flottement entre la perspective d’une interdiction et la réorganisation nécessaire à sa survie. Mais le sort du SAC n’interesse pas que ses militants, certains au sein du RPR sont tentés de le récupérer à leur profit, celui-ci ayant toujours fonctionné comme une organisation autonome vis-à-vis du mouvement gaulliste. C’est le cas de Charles Pasqua, bien évidemment qui ferait ainsi d’une pierre deux coups :
- régler certains comptes avec Debizet. En 1969 Pasqua démissione du SAC suite à le nomination de Debizet à la tête de celui-ci.
- grâce à sçon aura d’ancien dirigeant du SAC, il s’est construit un réseau sur et dévoué sur lequel il peut compter.

C’est aini qu’en compagnie de Paul d’Ornano, il lance le 7 décembre 1991un mouvement intitulé Solidarité et défense des libertés qu’il se définit comme "un centre de rassemblement ferme et résolu" ouvert à tous ceux "qui refusent le socialisme et veeulent agir". Il y a là en vitrine Alain Juppé, Jacques Toubon, Yvon Bourges et Jacques Médecin pour le RPR, Alice Saunier Seité et Jacques Dominati pour l’UDF. On y remarque aussi la présence de François Bachelot qui deviendra en 1986 député du Front national et Pierre Lagaillarde ancien député d’Alger et hérault de l’Algérie française. Côté encadrement on retrouve Gérard Ecorcheville un ancien d’Ordre Nouveau et du Parti des Forces Nouvelles que Pasqua à récupérer dans son équipe, avec son beau frère Alain Robert. Sur le terrain ce mouvement réactive de vielles amitiés. A Marseille par exemple c’est en février 1982 qu’est créée une section de Solidarité et défense des libertés. Pasqua viendra en personnes inaugurer les locaux. Le président est Paul Gaillet, ancien secrétaire fédéral du SAC, le vice-président est Jean Roussel, futur député du Front national en 1986, le secrétaire est Joseph Nicolaï ancien commandant principal de la police de Marseille et membre du SAC. On trouve comme membres :
- Gilbert Chabillat, ancien responsable du SAC de 1970 à 1975 (date de son exclusion) et qui s’est reconverti depuis dans le devillièrisme.
- Humbert Giaconelli, un ancien policier membre du SAC,
- Henri Neurmond, un autre ancien policier, membre lui aussi du SAC,
- Me Henri Ruggieri, membre lui du RPR et du SAC.

On trouve aussi et surtout Gérard Kappé responsabe du SAC marseillais de 1967 à 1969, connu pour avoir préparé à Marseille en mai 1968, "l’opération stade" consistant à l’arrestation et au regroupement de diverses personnalités et syndicalistes de gauche dans des stades de foot, préfigurant ainsi ceux du Chili de 1973. Viré du SAC en 1969, il créait une fédération sud-est du SAC , mouvement dissident du SAC national. A la même époque d’autrers SAC dissidents se constitueront à l’instigation de Charles Pasqua qui venait d’en démissionné.

Sur le terrain Solidarité et défense des libertés ressemble beaucoup à un SAC bis. Ce qui explique le peu d’empressement du RPR et de l’UDF à soutenir cette initiative de Pasqua. Solidarité et Liberté sera bien éphémère, sa seule manifestation officielle aura lieu en mai 1982 à la suite de l’attentat de la rue Marboeuf.La manifestation tournera très vite à la manifestation anti-Mittérand d’autant qu’on y remarqura de nombreux militants du Parti des Forces Nouvelles et du Centre National des Indépendants et Paysans. Peu après Solidarité et défense des liberté se dissoudra, marquant par la même l’échec de la tentative de récupération du SAC par Pasqua. Entre temps le SAC avait réagit , c’est ainsi que le 16 décembre 1981 ont été déposés le sstatuts d’une nouvelle associations intitulée "Mouvement Initiative et Liberté" (MIL). Cette association a pour objet de "défendre et de promouvoir une organisation de la société française fondée sur l’initiative personnelle des citoyens et inspirée par les valeurs civiques, culturelles, morales et spirituelles de la civilisation française, de façon à réaliser les conditions de développement de la véritable liberté". Elle "affirme son attachement actif aux libertés essentielles parmi lesquelles la liberté d’entreprise, moteur du progès économique et social et facteurs d’épanouissement humain, la liberté effective de l’enseignement, condition du respect, des consciences et des croyances". Elle a pour président Jacques Rougeot, comme secrétaire général Bernard Furth et comme trésorier Jean Louis Goursalas, et enfin elle est alors omicilé 8 rue de Musset dans le XVIe arrondissement de Paris. Le nom du président et l’adrese seront certainement familiers aux étudiants, en effet puisque correspondants à celle de l’UNI (l’Union Nationale Interuniversitaire) dot Jacques Rougeot, professeur de lettres est le président national.

L’UNI a été créé à l’initiative du SAC après les événements de mai 1968 pour "regrouper tous ceux qui entendent soustraire l’Éducation Nationale à l’emprise communiste et gauchiste, et défendre la liberté en luttant contre toute les formes de subversion". Depuis cette 2poque l’UNI est toujours demeurée étroitement associé au SAC. La parenté idéologique et l’interpénétration des deux organisations conduisirent au fil des années l’UNI et le SAC a de nombreux actions communes. Le SAC n’a de cesse d’apporter en effet à l’UNI un soutien actif aux opérations dont elle avait décidé le lancement. La double appartenance de membres de l’UNI au SAC facilitant un tel état de chose.

Logique retour des choses donc de voir l’UNI apporter à son tour son soutien à la nouvelle version du SAC en lui fournissant sa logistique : adresse, responsable, matériel.

INSTALLATION DU MIL DANS LES LOCAUX DE L’UNI

Tout comme le SAC première manière (1958 à 1969) le MIL met un point d’honneur à être le garnat de l’héritage gaulliste. On y trouve par exemplele gendre du Général de Gaulle, le général Alain de Boissieu, mais se détache une figure : Jacques Foccart. Cet ancien résistant est appelé en 1958 au poste de conseiller technique à Matignon chargé des affaires africaines. Il est chargé à la fois d’appliquer la politique africaine du Général de Gaulle, élément essentiel de sa politique étrangère, et en second lieu contrôler le sservices spéciaux et plus spécialement le SDECE. C’est ainsi que pendant près de 35 ans il va tisser des réseaux d’influences avec de nombreux chefs d’état africain, mélant affaires, espionnage et politique. Très proche de De Gaulle, il est considéré par beaucoups de gaullistes comme la voix du Général. C’est dire l’influence qu’il a exercé et exerce encore. Membre honoraire du SAC, il en est même pour beaucoup (comme Pasqua) le père spirituel voire l’inspirateur. C’est lui rappelera par exemple Pierre Debizet à la tête du SAC en 1969 ce qui entrainera le départ de certains de ses dirigeants tel Pasqua. Il restera toujours très actif et influent puisqu’il continuera sa carrière sous Pompidou jusqu’en 1974. Lui succèdera sous Giscard un de ses éèves, dont il guidera les pas à travers les marigots de la politique africaine de la France. Politique qui a toujours constitué à la pratique d’un clientélisme à la petite semaine aux bénéfices de pouvoirs autoritaires peu regardant sur les moyens de garder le pouvoir. Une politique qui n’a guère évolué sous Mittérand, ce dernier renforçant le caractère personnel et réservé de ce domaine de la politique étrangère. Il en confiera la direction à son fils Jean Christophe, surnommé dans les palais africains "Papa m’a dit". A son retour comme premier ministre en 1986, Chirac appelera à ses côtés Jacques Foccart comme conseiller personnel pour l’Afrique. Si aujourd’hui en tant que président, il a nommé Michel Dupuch au 2 de la rue de l’Élysée, l’adresse de la cellule africaine de la présidence, il n’a pas oublié Foccart qui a hérité du 14 rue de l’Élysée. Foccard ne reste pas loin du pouvoir. D’autant plus que c’est un de ses anciens protégés qui a été nommé ministre de la coopération en la personne de Jacques Godfrain - qui extraordinaire coïncidence fut membre du SAC de 1968 à 1978, y occupant le sfonctions de trésorier.

Autre coïncidence, Foccart n’est pas tout seul au 14 rue de l’Élysée, il y est secondé par Fernand Wibaux qui fut ambassadeur au Tchad durant plusieurs années et un très proche conseiller diplomatique de Chirac de 1986 à 1988. Sonnom sera même évoqué comme possible chef de la DGSE en 1987 suite à l’affaire Greenpeace. Un Wibaux que l’on retrouve au comité d’honneur en compagnie d’autres gaulliste historiques comme Roger Galley ancien ministre de De Gaulle en 1968 ou encore Pierre Mesmer, premier ministre de Pompidou. Du côté héritage de la Résistance citons les deux noms : Pierre Closterman, ancien pilote de l’escadrille Franco Russe Normandie Niemen. Son attachement aux valeurs du gaullisme ne l’a pas empêché de donner une interview au journal d’extrême droite Le Choc du mois dans lequel il disait tout le bien qu’il pensait de Jean Marie Le Pen. Autre figure Michel Carage un ancien de la France libre.

Au début de l’année 1981 le SAC participe directement à la création d’un comité de soutien à un certain commandant Pierre Bertolini. Cet illustre inconnu était accessoirement commandant des pompiers de la protection civile en Corse mais surtout connu pour être le principal dirigeant de l’organisation anti-indépendantiste Francia (Front d’Action Nouvelle Contre l’Indépendance et l’Autonomie). A l’actif de cette organisation, plusieurs attentats commis contre des biens appartenant à des militants nationalistes corses. Début janvier 1981, Bertolini et certain de ses militants sont interceptés par des autonomistes à Bastelica alors qu’ils préparaient une nouvelle action. A cette occasion on découvre sur Bertolini et un de ses complices une carte de membre du SAC. Inculpé pour différents attentats, Bertolini sera traduit devant la justice et condamné. Le SAC ne l’oubliera pas et soutiendra d’un comité de soutien, invitant ses membres à adhérer et à le soutenir financièrement. A la tête de ce comité on trouvait alors, Michel Carage.

L’IDÉOLOGIE DU MIL

Là aussi on retrouve beaucoup d’analogie avec le défunt SAC : le MIL se veut aussi à part, il n’est pas un parti politique, partis dont il se méfie ceux-ci étant "tributaires d’intérêts particuliers, d’échéances électorales...tentés par des compromissions ou des louvoiements de circonstance". Il "entend faire sentir son poids dans la vie nationale en s’efforçant d’infléchir dans le sens des principes qu’il défend les décisions pris aux divers échelons". C’est ainsi que "s’il ne lui appartient évidemment pas de formuler un code morale à usage individuel et privé... il lui incombe de lui dire clairement à quelles valeurs civiques il se réfère". Tout d’abord dans la primauté de la personne " entre le principe personnel et le principe collectiviste il existe une incompatibilité de nature. Il faut donc choisir. Tout système qui se présente comme le mélange des deux, par exemple sur le modèle social-démocrate aboutit finalement à imposer en douceur la primauté du collectif". Autres valeurs défendre par le MIL "La libre entreprise et l’initiative personelle", la famille "elle est globalement une nécessité absolue" et la Nation. Mais attention "la société française est menacée par des dangers variés, parfois subtiles qui visent à détruire les valeurs civiques sur lesquelles elle repose". Le premier de ces dangers est la perte d’identité. Pour le MIl "il ne fait pas de doute que l’immigration sous sa forme actuelle constitue une menace mortelle pour l’identité nationale parcequ’elle présente des caractéristiques nouvelles et dangereuses. Les immigrés sont beaucoup trop nombreux : au point de vue numérique le seuil de tolérance est déjà nettement dépassé". "elle créé toutes les conditions d’affrontements violents qui ne marqueraient pas de transformer des réactions des réactions de défenses naturelles en réaction qui cette fois seraient effectivement racistes". Face à ce danger le mIL préconise de "prendre des mesures sévères contre l’immigration clandestine mais aussi de limiter de façon beaucoup plus rigoureuse les conditions d’accueil". Autre menace cette fois extérieure "l’Europe fédérale et supranationale" qui mettait en danger la souveraineté nationale. La France serait aussi l’objet d’une tentative de dissolution à l’échelle mondiale "cette tentative procède d’une conception d’ensemble selon laquelle pour assurer le bien de l’humanité et garntir la paix perpétuelle et la prospérité économique il faut que le Monde soit dirigé en fait de façon fort occulte, par une sorte de gouvernement des sages. Au service de cette conception mondialiste sont mis des moyens d’action d’une ampleur impressionante. Quelques organisations dont la plus connue est la Trilatérale... des entreprises multinationales" pour qui "une France forte , autonome et rayonnante est particulièrement génante, donc particulièrement visée".

LES MENACES

Bien évidemment le MIL a pris en compte le déclin politique de son ennemie le plus ancien... le communisme. Un résultat "qui est pour lui une victoire à laquelle nous avons contribué en participannt très vigoureusement au combat". Toutefois on remarque que "ses courroies de transmissions traditionnelles" ont beaucoup mieux préservé leur puissance "la CGT demeure la première force syndicale, elle possède encore une capacité de mobilisation non égligeable et dispose même d’une force physique toujours redoutable. Elle conserve des leviers d’action dans des secteurs névralgiques de l’économie française ; energie (EDF), transport (SNCF) etc." A cet ennemi traditionnel sont venus s’ajouter :
- "l’écologisme utilisé sous sa forme naïve ou sectaire, comme une entrave à l’esprit d’initiative et au développement de certaines idées".
- "L’antiracisme qui prétend faire appel aux bons sentiments (et qui) exploite pour devenir un instrument de désagrégation qui aboutit à détruire la nation".
- "Le tiers mondisme mélange confus et pervers de sentimentalisme et de politique mondialiste... il vise à culpabiliser l’Occident et les pays développés présentés comme des exploiteurs cyniques des pays pauvres. En France la mauvaise conscience qui en résulte et qui est systématiquement cultivée empêche de regarder en face les dangers de l’immigration et de prendre des mesures nécessaires pour les combattre".

Enfin plus insidieux encore "On voit se développer depuis longtemps une entreprise systématique de prise en main (par la gauche) des structures de toutes sortes, que ce soit dans le domaine de l’enseignement et des médias, mais aussi de la justice, de la police, des entreprises, des églises etc". "Ainsi une organisation comme le syndiact de la magistrature qui a profité du pouvoir de la gauche pour mettre la main sur l’appareil judiciaire ne se cache pas de promouvoir une justice inspirée de considérations idéologiques et politiques rendant la société responsable de la pluspart des crimes et délits, il prone l’indulgence à leur sujet et se propose, à l’inverse d’alourdir la répression contre la délinquance en col blancs. C’est bien un nouveau droit, une nouvelle morale sociale que ces juges rouges ou roses veulent faire valoir". Voilà des considérations qui ont du aller droit au coeur de Robert Pandraud membre d’honneur du MIL, mis en examen dans une affaire de fausses factures destinès au financement du RPR.

Heureusement face à l’Anti-France se dresse le MIL, ni parti politique, ni syndicat, ni club de pensée, le MIL se veut un mouvement de réflexion et d’action, mais attention une action qui se détermine par rapport aux principes cités plus haut, "principes (qui) servent surtout de boussole pour indiquer le sens de l’action qui sans cela risquerait de dégénérer en activisme". On a tiré les leçons du SAC. Politiquement le MIL s’est "résolument situé à droite et s’emploie à favoriser l’union des partis de droite". Cela consiste par exemple à répandre reprendre des mots d’ordre ou des campagnes du Front national" comme par exemple La France "aimez la ou quitter la". Sur le terrain le MIL est organisé en trois type de structures : 1) Territoriale : région, département, ville. 2) Militante : collage, tractage etc. 3) Socio-professionnel entreprises, profession, grands corps...

Quand au recrutement il est très encadré. En effet le MIl ne vise pas a être une organisation de masse mais une organisation qui cherche à recruter des gens sûrs. C’est ainsi que pour adhérer il faut être parrainé. Puis les adhérents se divent en deux ; ceux qui veulent adhérer pour les idées et ceux qui veulent être plus actif. A ces derniers on propose un questionnaire plus complet, sur le type d’activité souhaité, sur leur engagement actuel, leur passé politique. Bref un questionnaire qui rapelle furieusement celui du défunt SAC là encore...

http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=490

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Warum Joe "Peste Noire"

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23/01/2010

Libération immédiate de Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan !

Nous demandons la libération immédiate de
Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan !

 

Premiers collectifs signataires : Action-directe.net ; CNT santé social et collectivités territoriales ; Collectif Bboykonsian/La k-bine ; Collectif de soutien aux prisonniers d’Action directe – Montpellier ; Collectif des amis et camarades des prisonniers d’Action directe, Frankfort … Paris ; Comité Libérez-les ! de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62) ; Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux ; Commission pour un Secours Rouge International (Bruxelles-Zürich) ; Libérez Les Prisonniers – Bordeaux (LLP 33) ; Réseau No Pasaran ; SCALP-Reflex; Secours Rouge (Belgique); Solidarité et Liberté (Belgique)


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Arrêtés avec Joëlle Aubron et Nathalie Ménigon en tant que militants d’Action directe, Georges Cipriani et Jean‑Marc Rouillan sont en prison depuis février 1987 ! Action directe était une organisation qui a fait le choix de la lutte armée en Europe de l’Ouest dans les années 1980. A partir de mai 1979 cette organisation a réalisé des actions contre des institutions de décisions politiques de l´État.


En 85/86 AD menait, entre autre, les opérations contre le responsable pour l’État français de la vente d’armes, et contre le P-DG de Renault, responsable de restructurations industrielles et de licenciements de masse.

 

Les quatre d´AD ont été condamnés à perpétuité avec une peine de sûreté de 18 ans.

L’État visait leur anéantissement physique et psychique. Ils furent soumis à un traitement spécial : torture par l’isolement, interdiction ou restriction des contacts et de la communication à l’intérieur de la prison et vers l’extérieur.

Après 17 ans de prison, les médecins ont diagnostiqué à Joëlle Aubron une tumeur cancéreuse avancée. La mobilisation permit sa libération en suspension de peine en juin 2004. Joëlle est décédée le 1er mars 2006.

 

Après la période des 18 ans de peine de sûreté, la mobilisation pour la libération de Georges Cipriani, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan se renforça. Il y eut des campagnes de presse, des actions publiques, des meeting, des concerts, des rassemblements et d'autres actions de solidarité pour remettre la question des prisonniers d'Action directe à l’ordre du jour.

 

Après plus de vingt ans de prison, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan obtinrent une semi-liberté. Les restrictions associées à cet aménagement de peine comprenaient une interdiction de se prononcer publiquement sur les faits pour lesquels ils avaient été condamnés, et par conséquent sur leur histoire et sur le contexte politique de l´époque. Jean-Marc donna une interview qui lui valut la révocation totalement arbitraire de sa semi-liberté.

 

La dernière demande de libération de Georges Cipriani lui fut refusée en appel aux motifs, entre autres, qu'il continue à se prononcer politiquement et qu’il signe toujours ses déclarations en tant que prisonnier d'Action directe. Il lui fut également reproché de ne pas exprimer de regrets. Il est ainsi le seul militant d’Action directe emprisonné qui n'ait bénéficié d’aucun jour de liberté après plus de 22 ans de détention.

 

Quelques mois après l’annulation de sa semi-liberté, l’état de santé de Jean-Marc Rouillan s’est dégradé. L’administration pénitentiaire a attendu la dernière limite avant de l’hospitaliser d’urgence. Le syndrome de Chester-Erdheim, maladie grave et évolutive, fut diagnostiqué. Cette maladie devrait être traitée, selon les spécialistes, avant la manifestation d’une nouvelle crise. Mais un tel traitement est incompatible avec la détention. Jean-Marc est retourné en prison, sans soins. Les procureurs lui ont dit de prendre ses distances avec l´histoire d´AD et d´exprimer des regrets s´il voulait sortir pour être soigné. L´État veut le laisser mourir en prison.

 

 

Nous demandons la libération immédiate de
Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan !

 

Décembre 2009 - Contact : mail-action-directe@laposte.net


Plus d'informations sur
http://www.action-directe.net ou http://action-directe.over-blog.com

23:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Carla B. Sarkozy accueille les enfants haïtiens à Roissy...mais pas les kurdes à Bonifacio

Et oui, une fois n'est pas coutume...

Le gouvernement nous avait plutôt habitué à faire des vols charter pour renvoyer les immigrés et leurs enfants en-dehors de la France, mais là, c'est l'avion présidentiel qui vient d'amener 33 petits haïtiens, acceuillis par des familles française dûement contrôlées, certifiées aptes à l'adoption et hautement qualifiées aux pratiques d'intégration et d'assimilation à la culture Française.

Comme si les enfants n'étaient pas encore assez traumatisés par ce qu'ils ont vécu depuis une semaine à Haïti, ils ont encore du subir le matraquage sonore et médiatique de la "première" dame de France, à savoir Carla et sa guitare...vidéo :

Non, rassurez-vous, on ne leur a pas demandé de chanter la Marseillaise comme preuve de bonne volonté d'intégration.

Le reporter-journaliste d'investigation de Gala a courageusement choisit ce titre pour son article: "Quelqu'un m'a dit" bienvenue en France...mais pour combien de temps ?

C'est ce que semble se poser comme question le ministre...

besson map monde.jpg

Eric Besson "absorbé" dans les salons de l'aéroport de Roissy (photographie de Joris Van Severen - collection Willy Kessels).

"Ils est regrétable que ces jeunes enfants soient venus chez nous pour sauver leur peau, et bénéficier de conditions de vie avantageuses, plutôt que de mener avec les leurs la reconstruction de leur pays".

 

22:06 | Lien permanent | Commentaires (4) |

Lyon, Eric Besson, l'identité nationale et les supporters de foot identitaires

Identité nationale à Lyon : Fascistes et flics main dans la main.

 

A Lyon, les fachos protègent Eric Besson et son débat sur l’identité nationale

Vendredi 22 janvier, le rassemblement contre le débat sur l’identité nationale a été attaqué par une trentaine de fachos. Alors que l’impressionnant dispositif policier laissait faire, les antifascistes ont mis les fachos en déroute.

La préfecture avait bloqué et interdit aux piétons les abords immédiat de la préfecture pour permettre la tenue du pseudo-débat sur l’identité nationale. Sur invitation (faut être membre de l’UMP ?) et derrière un impressionnant dispositif policier [1], Besson, Gérault [2] et leur clique ont donc brassé leur discours nationaliste aux relents passéistes pour légitimer leur politique xénophobe de chasse au sans-papiers.

Pendant ce temps, suite à l’appel de plusieurs organisations politiques (voir l’appel) environ 500 personnes s’étaient rassemblées pour protester contre l’hypocrisie de ce débat et la xénophobie des mesures gouvernementales.

Un petit groupe de fachos avait été vu dès le début du rassemblement, derrière les CRS à proximité du Cours Lafayette. Peu avant 18h ils se sont dirigés vers le rassemblement en remontant l’avenue de Saxe du côté opposé à la manifestation en brandissant un drapeau bleu blanc rouge. Quelques-uns étaient restés de l’autre côté de l’avenue et ont tenté d’attaquer des manifestants qui se sont défendus.

Ils ont ensuite traversé la rue pour attaquer le rassemblement, brandissant chaînes ou ceinturons à la main. Quelques antifascistes ont retenu la première attaque pendant qu’un policier lâchait sur les manifestants (et non pas sur les fachos) un jet de gaz lacrymogène. Après quelques minutes d’insultes ils ont retraversé l’avenue pour attaquer à nouveau les manifestants qui, plus nombreux pour faire face, ont réagi en repoussant les fachos jusque dans une rue de l’autre côté de l’avenue où ces derniers, après quelques derniers coups, ont pris la fuite sans plus de cérémonie, abandonnant leur drapeau sur place.

Pendant ce temps des CRS se sont massés le long de l’avenue mais avaient laissé les fachos attaquer le rassemblement sans réagir, puis les ont laissé partir sans être inquiétés, avant de former un cordon autour des antifascistes.

Un manifestant a eu la jambe cassée dans l’attaque et a dû être emporté par les pompiers. Deux autres ont à déplorer des blessures légères.

Les manifestants ont plus tard quitté la préfecture en cortège en scandant "français, immigrés, même patrons, même combat", et le nouveau slogan de la soirée “JI au lit la leçon est finie !", avant d’aller se disperser place Gabriel Péri à la Guillotière.

Ce soir a été un double échec pour les fachos, ceux du gouvernement d’abord, qui ont, par l’organisation de ce débat et la connivence avec les militants d’extrême-droite, montré une fois de plus l’hypocrisie de leur politique ; ceux venus attaquer le rassemblement d’autre part qui n’ont pas fait le poids face à la réactivité antifasciste des manifestants.

Pas de fachos dans les quartiers, Pas de quartiers pour les fachos ! Source :

http://rebellyon.info/

Un groupe d’extrême droite attaque la manif anti-Besson Par Laurent Burlet

Un groupe d’une trentaine de personnes a agressé des manifestants rassemblés contre le débat sur l’identité nationale, organisé ce vendredi 22 janvier à Lyon.

Il est 17h45, à l’angle de la rue Dunoir et de l’avenue de Saxe (Lyon 3e). Rassemblés à l’appel de plusieurs organisations politiques* (lire article) depuis plus d’une heure contre la tenue d’un débat sur l’identité nationale, environ 400 manifestants crient et lancent des slogans hostiles à Eric Besson,à son ministère de l’immigration et à son débat. C’est à ce moment-là qu’un groupe d’une trentaine d’individus foncent sur la queue du rassemblement. Les slogans fusent “la France aux Français”, des bras se tendent façon salut nazi. Rapidement, ils sautent sur les personnes à leur portée. Certains utilisent des bombes lacrymogènes, d’autres sont armés de chaînes de vélos.

Les militants anti-fascistes, présents sur les lieux, répondent. Bagarre. Après plusieurs assauts, ils parviennent à chasser le groupe d’extrême droite de l’autre côté de l’avenue. Ceux-ci prennent la fuite dans les rues du quartier. Bilan de l’affrontement côté manifestants : un arcade sourcilière ouverte, un haut de crâne sanguinolent et, manifestement, une jambe cassée. Les pompiers, prudents sur le diagnostic, ont emporté la personne à l’hôpital, la jambe immobilisée.

La police protège Besson mais pas les manifestants

La poignée de membres de la police nationale n’ont pu qu’asperger de bombe lacrymogène les assaillants, arrosant au passage davantage les manifestants que les contre-manifestants d’extrême droite. Les CRS, quant à eux, sont arrivés après l’affrontement. Et à l’heure où nous postons cet article, aucune personne n’a été arrêtée. Pourtant, le quartier a été placé sous haute sécurité. Bouclé. Depuis 16 heures, les rues proches de la préfecture sont interdites au stationnement et à la circulation automobile. La ligne T1 du tramway ne fonctionnait plus. Environ quatorze camionnettes de CRS et dix cars de gendarmes mobiles stationnaient sur les voies au niveau de l’arrêt Saxe-Préfecture. Sans compter les autres véhicules positionnées dans les rues adjacentes.

“Les individus d’extrême-droite ont passé un par un les barrages de police”, justifie un policier en civil. Difficile à croire pour les premiers manifestants qui ont vu débouler sur l’avenue de Saxe les assaillants en groupe. En tout état de cause, le dispositif de sécurité n’était pas pensé pour protéger les manifestants d’une agression d’extrême droite.

Les Identitaires et “Indépendants du stade" accusés

Pour les militants antifascistes, aucun doute, ils ont repéré des militants des Jeunes identitaires lyonnais, baptisés Rebeyne. Un groupe d’extrême droite, affilié au Bloc identitaire, qui revendiquent une cinquantaine de membres à Lyon. Selon ces mêmes militants antifascistes, parmi les gros bras, il y avait des "supporters de l’Olympique Lyonnais Indépendants”. Peu avant l’agression, le président de SOS Racisme Rhône, Bruno Sauvé, avait pris la parole au mégaphone pour expliquer ce rassemblement contre le débat sur l’identité nationale : “ce débat a libéré les paroles racistes”. Le débat de Lyon sur l’identité nationale a démontré qu’il n’avait pas libéré que la parole.

Source :

http://www.lyoncapitale.fr/

 

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Eric Besson regarde les miliciens consanguins manoeuvrants avenue de Saxe (photo André Zucca)

17:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/01/2010

L'antirépression n'a pas besoin de spécialistes ! (Un travail militant est encore à construire).

piqué chez le JL:

5 22 /01 /2010 16:57


Ces dernières années, la nécessité, coûte que coûte, d’appliquer les réformes dictées par les intérêts de la bourgeoisie a accru la répression. Dans les pays occidentaux, des pans entiers de luttes que les démocraties parlementaires toléraient auparavant au nom de la paix sociale sont aujourd’hui traînés devant les tribunaux au premier prétexte. En France, on peut dater le début de cette «intolérance», avec la répression sans faille qu’appliqua en 1998-1999 le gouvernement de gauche Jospin face au mouvement de chômeurs et précaires. Comme quoi cet accroissement répressif n’est pas dicté par une idéologie partisane à l’intérieur même de cette démocratie parlementaire, mais bien nécessaire pour l’ensemble des tenants de cette dernière.

Avant, l’antirepression était essentiellement le fait de mouvements ou organisations révolutionnaires antiparlementaires qui faisaient fi des conséquences des foudres répressives. L’illégalité était à revendiquer et la rupture avec la société capitaliste devait passer par l’acceptation et la revendication de cette illégalité. Deux choses ont changé aujourd’hui  : la première est celle que nous introduisions  ; la bourgeoisie se fiche de la paix sociale et se tourne exclusivement vers la brutalité comme mode de gestion de ses intérêts (guerres, licenciements, législations sécuritaires, répression judiciaire…). Le deuxième changement est celui de l’accroissement des luttes, non pas que la paix sociale aie été abandonnée, mais parce qu’entre autres la brutalité bourgeoise provoque de telles injustices quotidiennes (aussi bien locales que globales) que la résistance, heureusement, se fait entendre et est même des fois gagnante.

L’antirépression d’aujourd’hui est encore celle d’hier


La répression qui touche les luttes sociales (contre-sommet, lutte de sans-papiers, luttes ouvrières…) provoque heureusement des formes de solidarité qui dépassent les cadres claniques des idéologies et des partis. Touchant l’ensemble du camp «de l’émancipation sociale», la répression étendue a provoqué une solidarité étendue. La répression des luttes de sans-papiers concernant des franges très différentes, l’antirépression s’organise en conséquence. Mais comme les autres luttes, elle reste attachée à une forme antérieure qui n’aborde les formes, les stratégies et les tactiques de l’antirepression qu’après que la répression aie eu lieu. Laissant ainsi aux spécialistes (le plus souvent aux avocatEs) l’ensemble de la maitrise tactique, abandonnant ainsi un champ du militantisme à de seules fins techniques, semblant délaisser un domaine qu’ils et elles ne maîtrisent pas.

Tout comme l’économie, le vocabulaire judiciaire a cette vocation d’exclure le quidam, lui faisant ressentir son exclusion par la forme, alors que sur le fond, un peu de remue ménage devrait permettre à chacune et chacun d’exercer son libre arbitre, son libre choix et son libre intérêt. Cette vocation à se décharger d’un corpus qui semble trop lourd est encore plus visible dans les contre-sommets. Groupe anti-répression, Legal Team etc, ont pour vocation louable de permettre un soutien juridique et /ou politique aux personnes qui pourraient être la proie de la répression d’État. Se multipliant et s’officialisant presque, comme un élément du décor de l’événement, ces Legal Team ont accentué l’abandon aux spécialistes de l’antirepression elle-même.

Legal Team, groupes de soutien, etc.


Ces groupes informels ont ainsi eu beau publier des guides juridiques, ils sont très peu lus avant, mais le sont bien plus après, une fois la répression démarrée. Alors que ces publications devraient être la base d’un débat commun antérieur aux risques de répression sur les stratégies militantes, ils se trouvent au mieux n’être qu’un condensé lu par quelques spécialistes locaux.

Ainsi par exemple, alors que depuis plusieurs années, à chaque contre-sommet, l’acceptation automatique de la comparution immédiate est critiquée (justice expéditive et politique dans un climat médiatique de lynchage…), nous en sommes toujours au début de la stratégie  : apeurés par la répression d’État et par l’emprisonnement (même de quelques semaines), les inculpées préfèrent s’en remettre à la chance (même minime) d’échapper, alors que dans certains cas, le sort est déjà jeté, l’emprisonnement est inévitable et la stratégie judiciaire compromise. En effet, affublée de condamnations de plus en plus lourdes en comparution immédiate, la peine est habituellement réduite en appel, car éloignée du climat de lynchage et grâce au travail d’une défense qui peut aussi plaider sur l’irrégularité de la procédure (ce qui est monnaie courante lors des grands évènements et grandes rafles). Accepter la comparution immédiate, c’est ainsi n’avoir qu’un seul procès qui peut alléger la peine, la refuser c’est se projeter au mieux dans deux procès, le plus souvent le premier est celui qui vous sort de taule, le second celui qui fixe la peine. Mais comme rien n’est automatique, il se peut aussi que l’on peut accepter la comparution immédiate, car les charges sont minimes et le lynchage ailleurs. C’est pour cela que le libre arbitre de chacun fait de la compréhension des mécanismes devrait faire partie de chaque militantE, afin de pouvoir jauger. On ne peut attendre l’avis des «spécialistes», car une fois interpellé et embastillé, la communication dans un premier temps est impossible avec l’extérieur. La seule personne «de son intérêt» que l’on côtoie est son avocatE et ce dernier ou cette dernière est souvent très frileux dans une critique de la comparution immédiate et a plutôt tendance à l’accepter, y compris même avec des avocates des groupes de soutiens, des Legal Team etc. car ils et elles ne maitrisent pas le «climat politique» que seul les militantEs connaissent. Un travail militant est encore à construire.

Dans «s’organiser», il y a «organiser»


Le besoin que chacun connaisse un corpus juridique pour faire face à la répression nécessite en parallèle de nouvelles formes d’organisations. D’anciennes semblent aujourd’hui obsolètes. On a ainsi vu à Strasbourg, lors du contre-sommet de l’Otan, en avril dernier, lors de l’arrestation de deux jeunes allemands, accusés d’avoir participé à l’incendie de la douane, la Rote Hilfe (très ancienne organisation allemande vouée à l’antirepression d’État en Allemagne) dépêcher un de ces avocats qui, au final, n’a fait que combler un vide militant, c’est-à-dire faire le lien entre la juridiction et les soutiens (amiEs, camarades, familles…). Elle s’est rangée derrière un avocat qui n’a eu d’autre motivation que de garder son poste, se mettant lui-même derrière un avocat français qui avait choisi comme stratégie de flatter l’institution judiciaire. Le résultat a été l’absence de solidarité avec les deux inculpés, quatre ans de prison dont trois ferme, un refus de se pourvoir en appel. La plus forte condamnation des évènements de Strasbourg. La démarche minimum des spécialistes pour justifier leur monopole sur la question peut provoquer les dégâts maximums…

Du côté des avocatEs, les lignes changent aussi depuis plusieurs années. Fini le temps emblématique des «grands avocatEs de la cause». Localement nombreuses et nombreux se mouillent dans la bataille. Certains appliquent même des défenses gratuites quand cela est nécessaire. Certains se regroupent en collectif, notamment dans des luttes de sans-papiers ou lors de contre-sommets, comme cela fut le cas à Strasbourg. C’est ces initiatives qu’il nous semble aujourd’hui important d’impulser  : des militantEs qui connaissent un b.a.-ba judiciaire, un réseau d’avocat aussi bien local qu’international identifié et connu des personnes en lutte, des militantEs qui connaissent les réalités répressive et des avocates qui saisissent les réalités militantes. La route est encore longue pour que la révolution puisse venir. À nous de tracer nos chemins !

Roland Bavard, décembre 2009
Courant alternatif no 196, janvier 2010
Mensuel communiste-libertaire.

19:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/01/2010

Tarnac et le Groupement interministériel de contrôle

En France, la pratique des écoutes est ancienne ; dès 1960, Michel Debré a mis en place le Groupement interministériel de contrôle, sous la tutelle du Premier ministre et chargé des écoutes extrajudiciaires.

En outre, suite à l’adoption de la loi du 23 juillet 2006 relative à la lutte contre le terrorisme, une plate-forme directement reliée aux opérateurs téléphoniques a été mise en place au sein du Ministère de la justice.

 

L'article 6 de la loi du 23 janvier 2006 sur la lutte contre le terrorisme modifie le système disponible depuis 1991. Pour François Jaspart, « Depuis 1991, nous avions une loi sur les écoutes, mais la procédure d'autorisation auprès de la CNCIS (Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité) étant assez lourde, un dispositif plus souple était devenu nécessaire ».

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J.O. Numéro 87 du 13 Avril 2002 page 6521

Textes généraux
Premier ministre


Décret no 2002-497 du 12 avril 2002 relatif au groupement interministériel de contrôle

NOR : PRMX0200024D


Le Premier ministre,
Vu la loi no 91-646 du 10 juillet 1991 relative au secret des correspondances émises par la voie des télécommunications, modifiée par la loi no 92-1336 du 16 décembre 1992, l'ordonnance no 2000-916 du 19 septembre 2000 et la loi no 2001-1062 du 15 novembre 2001 ;
Vu l'ordonnance no 92-1145 du 12 octobre 1992 portant extension et adaptation dans les territoires d'outre-mer des dispositions législatives relatives au secret des correspondances émises par la voie des télécommunications ;
Vu le décret no 87-389 du 15 juin 1987 relatif à l'organisation des services d'administration centrale ;
Vu l'avis du comité technique paritaire ministériel des services du Premier ministre en date du 28 janvier 2002 ;
Le Conseil d'Etat (section de l'intérieur) entendu,
Décrète :


Art. 1er. - Le groupement interministériel de contrôle est un service du Premier ministre chargé des interceptions de sécurité.


Art. 2. - Le groupement interministériel de contrôle a pour mission :
1o De soumettre au Premier ministre les propositions d'interception présentées dans les conditions fixées par l'article 4 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée ;
2o D'assurer la centralisation de l'exécution des interceptions de sécurité autorisées ;
3o De veiller à l'établissement du relevé d'opération prévu par l'article 8 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée, ainsi qu'à la destruction des enregistrements effectués, dans les conditions fixées par l'article 9 de la même loi.


Art. 3. - Le directeur du groupement interministériel de contrôle est nommé par arrêté du Premier ministre.


Art. 4. - Le ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 12 avril 2002.

Lionel Jospin
Par le Premier ministre :


Le ministre de la fonction publique
et de la réforme de l'Etat,
Michel Sapin

 

La Justice va automatiser les écoutes téléphoniques
Le ministère va s'équiper d'une plate-forme nationale reliée aux opérateurs. Elle servira de hub au traitement des interceptions et d'économiser 45 millions d'euros.

Frantz Grenier , 01net., le 06/10/2006 à 18h35

Le ministère de la Justice veut muscler son appareil d'interception des communications téléphoniques. La secrétaire générale adjointe du ministère de la Justice, Dominique Cottin, citée par l'agence AP, a annoncé mercredi 4 octobre la création d'une « plate-forme qui permettra l'écoute de la voix, l'identification des numéros appelants, la géolocalisation des téléphones mobiles, la réception des informations détenues par les opérateurs et leur renvoi aux services enquêteurs ». Le ministère de la Justice doit émettre un appel d'offres l'année prochaine et prévoit la mise en oeuvre de la plate-forme début 2008.

D'ici là, le ministère se dotera, en janvier prochain, d'un système d'interception de SMS, ce dont il ne dispose pas aujourd'hui. Au contraire du Groupement interministériel de contrôle, dédié aux écoutes extrajudiciaires (liées à la sécurité nationale, la criminalité organisée...), qui en dispose déjà.

Cette plate-forme devrait aboutir à de fortes économies de frais de justice. Aujourd'hui, les écoutes sont demandées par les enquêteurs aux juges d'instruction, qui ordonnent l'interception par le biais d'une commission rogatoire. Puis, les officiers de police judiciaire se chargent de son application auprès de l'opérateur et du fournisseur de matériel d'interception. Et les frais de réquisition coûtent de plus en plus cher.

45 millions d'euros d'économies

En 2005, les dépenses d'interception se sont élevées à 92 millions d'euros, contre 70 millions en 2004. Les 20 000 écoutes téléphoniques effectuées l'année dernière ont représenté à elles seules 30 % de cette somme.

Et le nombre des interceptions va croissant. A titre d'exemple, il était de 12 700 en 2002. L'heure étant plutôt au contrôle des frais de justice, le ministère met en place cette plate-forme afin d'automatiser en partie les interceptions. Selon Dominique Cottin, toujours citée par AP, ce système permettra d'économiser 45 millions d'euros à la justice.

Un avis partagé par le Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines (DRMCC), un organisme universitaire indépendant français qui, dans son rapport Écoutes et interceptions légales des télécommunications publié cette semaine, conseille de « sortir des pratiques qui multiplient inutilement des actes coûteux (installation systématique de lignes temporaires à chaque interception) et adopter le principe de lignes numériques permanentes sécurisées. Des technologies qui permettent à l'opérateur de commuter l'interception dès qu'il en est requis par la justice. »

Des FAIbox à mettre sur écoute !

Le rapport du DRMCC recommande aussi au ministère de « s'assurer avec les opérateurs de communication que leur système permet la mise en place et le renvoi effectif des interceptions. Pour cela, il explique que le point crucial pour intercepter des communications sur Internet est l'équipement par lequel le FAI connecte l'abonné à la Toile et donc par lequel passent les paquets IP. » Toutefois, le rapport précise qu'aucune loi en France, au contraire des Etats-Unis, n'oblige les opérateurs à rendre leurs réseaux « écoutables ».

23:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Buzzcocks "I Can't Control Myself"

20:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/01/2010

Tortueux réseaux: Rebetiko n°4

5 15 /01 /2010 17:51


Disponible partout où ses tortueux réseaux de distribution l’auront mené.

L’époque

Changement d
année, de décennie, lheure des bilans. On construit lhistoire immédiate : quest-ce que cétait les années 2000 ?

L
espace temps politique, ce nest pas une fresque chronologique, cest un plan, un champ de batailles : les 80s assassinent les 70s, notre époque invoque et exorcise 68 ou 1944-45 et les commémorations de la chute du mur de Berlin achèvent une nouvelle fois 1917. Lhistoire nest pas une somme exhaustive dévènements, la mémoire est sélective, mythogène, limaginaire opère et donne prise sur le réel.

Penser la situation présente, c
est se mouvoir entre les mythes, les dates, les époques, sy confronter. Laction politique, cest traquer le cours des choses dans ce plan historique. Cest aussi prendre en compte la fusion de ce plan avec le temps cyclique, celui des saisons, du calendrier, celui qui rythme le quotidien et où sélaborent patiemment des vies.

Le rapport au temps est un rapport au monde ; voilà la signification du temps politique. Et voilà la nécessité de comprendre notre temps comme un temps qui se cherche, un temps d
instabilité. Rupture, crise économique, désastre écologique, ce ne sont pas de pures opérations politiciennes, ce sont aussi les noms de projets daménagements : déblayer le terrain, pour commencer, et penser les nouveaux dispositifs qui viendront assurer la sécurité et la pérennité de la zone — développement durable, nouvelle gouvernance, moralisation de léconomie. Pas vraiment linstauration dun ordre nouveau, plutôt une refondation : tout chambouler pour que rien ne change.

Le monde est en phase de restructuration, les maîtres d
’œuvres de ce chantier sont multiples, et avancent en rangs dispersés. Derrière une assurance de façade, ils tentent, reculent, changent de cap, se plantent. Copenhague coule si lamentablement quils ne cherchent même pas à camoufler le naufrage, alors même que le sommet devait être lavènement dun capitalisme vert quils appellent tous de leurs vœux. Le coup médiatico-politique autour de laffaire Tarnac est en train de finir en eau de boudin. Linstauration du service minimum na pas empêché la plus longue grève à la RATP depuis 1995.

Nous vivons un temps qui se cherche, c
est le moment de remettre la main sur le cours des choses.

Rebetiko no 4, hiver 2010
Chants de la plèbe.

13:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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