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20/02/2010

Taxi Girl "Paris"


Taxi Girl - Paris

 

17:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Libérez Baligh KAIS, transféré du CRA de Geispolsheim à celui de Metz

http://www.lalsace.fr/fr/permalien/article/2731558/Transfert-surprise-d-un-detenu-du-centre-de-retention.html

Etrangers

Transfert surprise d’un détenu du centre de rétention

Un détenu du centre de rétention (CRA) de Geispolsheim, en grève de la faim, a été transféré hier après-midi au CRA de Metz sans que son épouse en soit informée.

« On a dit à mon mari qu’il allait voir un juge, mais quand j’ai réussi à le joindre, il m’a dit qu’il roulait en direction de Metz ». Nadia est très inquiète. Cette étudiante tunisienne ne savait pas hier où les autorités françaises avaient emmené son mari, Baligh Kais, retenu au CRA de Geispolsheim depuis le 11 février. « Il a écrit au préfet jeudi qu’il n’était pas d’accord avec le jugement du tribunal administratif et qu’il allait faire une grève de la faim. Il a été suivi par une vingtaine d’autres personnes du centre. C’est peut-être pour cela qu’on a voulu l’éloigner. »

Le grand-père de Baligh Kais est né en Algérie. Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, il est français. Trois de ses frères et sœurs sont français. Son père, gravement malade, est soigné en France où il réside régulièrement.

Baligh Kais, qui est né en France, est retourné en Tunisie à l’âge de 5 ans. N’ayant pas suivi les changements successifs des lois en France, il a laissé passer le moment de demander sa régularisation. Début 2006, il est venu en France pour assister son père. Le 11 février dernier, il a été interpellé en gare de Strasbourg et enfermé au CRA. Le 16, il a été débouté de son recours contre l’obligation de quitter le territoire français délivrée par la préfecture.

S’il est renvoyé en Tunisie, son épouse, sans revenus, ne pourra pas poursuivre ses études et perdra son logement. Et son père ne pourra plus le voir. L’ordre de Malte qui a remplacé la Cimade auprès des détenus du CRA était injoignable hier.

Les services de la préfecture ont indiqué hier soir que Baligh Kais avait effectivement été transféré au CRA de Metz pour libérer de la place à Strasbourg en raison d’un afflux de nouveaux arrivants…

G.D-A.



http://la-feuille-de-chou.fr/?p=6561

L’honneur perdu du préfet Pierre-Etienne Bisch et de son collègue de Moselle

Libérez Baligh KAIS!

La Feuille de Chou revient une fois de plus sur le cas de M. Baligh KAIS, ce travailleur tunisien qui était en rétention depuis jeudi dernier au CRA de Geispolsheim.

Qui était? N’y serait-il plus? Aurait-il été expulsé? Non!

S’est-il échappé du Centre? Non plus, hélas!

Aurait-il été libéré? Non plus!

Alors?

On se souvient qu’hier, il avait déclaré commencer une grève de la faim, et que de dix à vingt autres « retenus » comme ils disent en langue de bois administrative, semblaient sympathiser avec la même idée.

De là à s’imaginer qu’il était un leader, il faut être chef-gendarme ou plus haut encore pour le croire.

Toujours est-il que cet après-midi, vers 15h, on a été prévenu que Baligh Kais avait quitté le CRA de Geispolsheim,  convoyé par la Gendamerie Nationale.

Vers quelle mystérieuse destination? Va savoir! Lui-même l’ignorait.

En tout cas, les gendarmes lui ont ment,i sur ordre, en prétextant une visite chez le juge, puis un trop plein paraît-il dû à la venue au CRA de familles!

Mensonge total, car le CRA de Geispolsheim n’est pas équipé pour recevoir des familles avec enfants.

On imagine l’inquiétude de l’épouse de Baligh, étudiante en région parisienne!

Enfin, vers 18h, on apprit qu’il se trouvait au Centre de rétention de Metz.

Comme l’Alsace-Moselle est accueillante avec les étrangers sans papiers!

On n’aimerait pas être à la place de Pierre-Étienne Bisch préfet de la région Alsace , et du Département du Bas-Rhin.

On ne serait pas fier, le matin en se rasant, ni le soir en se couchant, pas fier de traiter un « retenu«   « wi eine Stück, comme on disait en 1942, outre-Rhin, -comment dit-on en arabe?-un machin qu’on déplace, qu’on trimballe, qu’on déporte, au sens propre de ce mot, c’est à dire qu’on exile, selon le Petit Robert, serait-ce de Geispolsheim à Metz, du Bas-Rhin à la Moselle, en attendant de lui faire prendre l’avion vers la Tunisie, lui qui est né en France!

Le préfet s’imagine-t-il que les co-retenus de Geisposheim vont renoncer à protester de la situation qui leur est faite? Qu’ils cesseront d’exiger leur libération? Qu’ils ne réclameront plus des repas meilleurs et, pourquoi pas, halal, pour les musulmans?

Le préfet serait-il du genre de ces gens du pouvoir qui s’imaginent que si on coupe de supposées têtes, les corps, les jambes, et les  bras seront paralysés?

Détrompe-toi, préfet, cette chienlit repousse comme de la mauvaise herbe après la pluie.

Je suis des millions, comme disait un cagoulé mexicain fumeur de pipe!

Reviens, Jean Moulin!

Dernière minute!

A 22h on a été prévenu de source vérifiée et sûre que M. Kais a été mis à l’isolement au CRA de Metz! Et qu’en plus, à l’endroit où il se trouve,

il y a peu de réseau téléphonique, ce qui rend dificile la communication avec lui. Les brimades doivent cesser!

A propos du silence des médias

Au vu des contact pris, depuis hier, on a un petit espoir que demain samedi, enfin, certains briseront le silence qui protège cette politique inhumaine

menée au nom du peuple français, à qui on préfère raconter des histoires de foulards ou d’insécurité, à n’en plus finir, sans parler des médailles aux Jeux d’hiver.

A quoi sert de réaliser une interview comme telle radio, si c’est pour la laisser sous le boisseau (ordre d’en haut?).

Note grand concours du média le plus prompt à informer enfin de ce qui se passe dans la zone boisée entre des bretelles d’autoroute, près du centre commercial de la Vigie  est lané.

De nombreux prix à gagner, dont un abonnement d’un an et plus si affinités à la Feuille de Chou…le petit média indépendant qui informe lui des choses essentielles.

06:44 | Lien permanent | Commentaires (1) |

19/02/2010

Liberté pour les prisonniers d'AD

STRASBOURG : Dimanche 21 février, 16 h

Projection-débat, au Molodoï, 19 rue du Ban-de-la-Roche


LIBERTÉ POUR GEORGES CIPRIANI ET JEAN-MARC ROUILLAN !

Le 5 février, la nouvelle demande de libération conditionnelle de Georges Cipriani a été examinée au cours d'une audience tenue dans la prison d’Ensisheim où il reste incarcéré. La décision du tribunal  d’application des peines "antiterroriste" sera rendue le 24 février.

Depuis le 26 janvier, Jean-Marc Rouillan a été transféré au Centre national d’observation (CNO) de Fresnes. Durant six semaines, il doit se soumettre aux examens multiples d'"experts" prétendant juger de sa  "dangerosité". C'est ce qu'exige en effet la loi Dati sur la "rétention de sûreté", avant que sa nouvelle demande de libération conditionnelle ne soit par la suite examinée.

Le 21 février 2010, cela fera 23 ans que Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan sont incarcérés pour les actes accomplis comme militants d’Action directe.

> MANIFESTATION
> samedi 20 février, 13h30devant la prison de Fresnes avenue de la Liberté (Depuis Paris : bus 187, Porte d’Orléans, station Maison d’arrêt ou RER B, direction Robinson, station Arcueil-Cachan, puis bus 187)
>
> Il y a deux ans, Jean-Marc Rouillan a pu obtenir une semi-liberté,  dernière étape avant la liberté conditionnelle. Mais la justice "antiterroriste", une justice d’exception, a fabriqué de toutes pièces un prétexte pour perpétuer une peine déjà accomplie : il a suffi d’une  interprétation fallacieuse de quelques mots prononcés lors d’une  interview pour refermer une porte brièvement ouverte, pour mettre fin  à dix mois de semi-liberté étroitement contrôlée, et renvoyer  Jean-Marc en prison à temps plein. L’an dernier, à la suite d’une  détérioration de sa santé, une maladie grave, rare et évolutive était  diagnostiquée. Mais depuis un an, à la prison des Baumettes puis au  centre de détention de Muret où il avait été transféré le 27 octobre,  Jean-Marc a étélaissé sans soins adaptés.
>
> Depuis 23 ans, Georges Cipriani n’a pu encore bénéficier d’un seul  jour en dehors de la prison. En avril 2009, un jugement lui avait  accordé un régime de semi-liberté pour un an, mais, sur appel du  parquet, des juges ont infirmé cette décision, décidant après 22 mois  de procédure que le dossier de Georges pourtant accepté en première  instance n’était soi-disant pas recevable !
>
> Georges Cipriani comme Jean-Marc Rouillan n’en finissent pas de subir  un chantage au reniement, voire au repentir. Ce sont pourtant deux  notions absentes du droit français. Georges Cipriani et Jean-Marc  Rouillan doivent être libérés. Pour cela, restons mobilisés et  manifestons notre solidarité.
>
> FAISONS DE 2010 L’ANNÉE DE LA LIBÉRATION DE GEORGES CIPRIANI ET DE
> JEAN-MARC ROUILLAN !
>
> Collectif "Ne laissons pas faire !"
>
> nlpf@samizdat.net - http://nlpf.samizdat.net/
>
>
> RAPPEL : Nlpf! vous invite à signer et à faire signer largement la
> nouvelle pétition à l’initiative des "Collectifs de soutien aux
> prisonniers d’Action Directe", et à transmettre les signatures à
> l’adresse mail : sout.ad@orange.fr.
>
>
> LES AUTRES INITIATIVES DE LA CAMPAGNE 2010 :
>
> BORDEAUX : Samedi 20 février, 15 h
> Rassemblement, Place Saint-Projet
>
> TOULOUSE : Samedi 20 février, 11 h
> Rassemblement, devant la préfecture, place Saint-Étienne
>
> STRASBOURG : Dimanche 21 février, 16 h
> Projection-débat, au Molodoï, 19 rue du Ban-de-la-Roche
>
> GRENOBLE : Samedi 27 février, 19 h
> Projection-discussion, au Lokal autogéré, 7 rue Pierre-Dupont
>
> DIJON : Samedi 6 mars, 19 h
> Projection-concert, à l’Espace autogéré des Tanneries, 15 boulevard de Chicago
>
> PARIS : Dimanche 18 avril, 16 h
> Projection-débat-concert, au CICP, 21 ter rue Voltaire
>
> TOURS : Vendredi 23 avril, 18 h
> Projection-débat, au café comptoir "ChezColette" (quai Paul-Bert, en
> face du pont de Fil)
>
> (Informations à suivre pour Angers, Lille, Saint-Étienne,
> Clermont-Ferrand, Paris, Saint-Ouen…)

> Libération des prisonniers d'Action directe !
>
> Contact : nlpf@samizdat.net
>
> Abonnez-vous à la newsletter Nlpf! :
> http://listes.samizdat.net/sympa/subrequest/nlpf-infos
>
> Pour être tenu au courant des initiatives :
> http://nlpf.samizdat.net
> http://www.action-directe.net

14:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Enseignement expérimental au Lycée-Collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône : Zeyneb, exclue trois jours pour "prosélytisme"...un t-shirt Palestine Libre (réactualisé)

« Le microbe n'est rien, c'est le terrain qui est tout. »

 

La mère de Zeyneb, exclue pour le port d'un tee-shirt propalestinien, dénonce cette mesure (www.20minutes.f)

Zeyneb a bien été sanctionnée pour avoir porté un tee-shirt propalestinien. Cette élève de 16 ans, en 3e au collège Claude-Bernard de Villefranche, a été exclue pour trois jours après une altercation avec son prof d'histoire, survenue le 29 janvier. Dans la notification de la mesure disciplinaire, dont 20 Minutes a obtenu copie, la direction du collège indique que « vu les faits commis, à savoir acte de prosélytisme et départ d'un cours sans autorisation avec refus d'obéissance », une exclusion provisoire est prononcée à l'encontre de Zeyneb.

« C'est un message de paix »
Depuis, la mère de l'élève réclame le retrait de cette exclusion. « Ma fille porte ce tee-shirt depuis deux ans. Cela n'a jamais posé problème. “Palestine libre”, c'est un message de paix », explique Amel. Cette dernière demande une sanction à l'encontre de l'enseignant : « Un professeur qui, en plein cours sur la Russie, dit que les Arabes ne sont bons qu'à piquer la terre des Israéliens, doit être puni. » Ce 29 janvier, Zeyneb était venue en classe avec un tee-shirt propalestinien. Le professeur lui avait alors demandé de le cacher. L'élève a préféré quitter la classe et le collège pour rejoindre « en pleurs » sa mère sur son lieu de travail. Quelques jours plus tard, la sanction tombait.
Mercredi, l'inspection académique du Rhône indiquait que cette élève avait été sanctionnée « pour avoir quitté l'établissement » et non « pour avoir porté ce tee-shirt ».

élisa frisullo
Un millier de lettres soutien

Selon le Collectif caladois pour le peuple palestinien, un millier de lettres de soutien à Zeyneb ont été adressées à sa famille ou directement au collège de Villefranche pour réclamer le retrait de la mesure d'exclusion. Cette sanction doit prendre effet les 2, 3, et 4 mars. Le collectif pourrait faire appel de cette décision auprès du rectorat de Lyon.

 

« C’est ce que nous pensons déjà connaître qui nous empêche souvent d’apprendre. »

 

 

Soutenons Zeyneb, exclue de son collège pour 3 jours pour avoir osé porter un tee-shirt "Palestine libre !"

 

Écrivez au proviseur du collège de Zeyneb : claudeb69@gmail.com avec copie à : ccpp69400@yahoo.fr !

 



Zeyneb D., élève de 3ème au collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône (69400), est victime d'une exclusion de 3 jours pour avoir osé porter en classe un tee-shirt « Palestine libre ! ».

Son professeur d'histoire avait, dans un cours précédent, fait l'éloge d'Israël, reprenant à son compte toute la rhétorique justifiant la colonisation de la Palestine.

Zeyneb a eu le courage de s'opposer à cette propagande en venant le lendemain en classe avec un tee-shirt : « Palestine libre ! ».

Sommée de cacher son tee-shirt ou de quitter le cours, Zeyneb, face aux cris de son professeur, a préféré sortir de classe. Le professeur s'en est alors pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de « charlots » et de « charlatans ».

La direction du collège, prenant fait et cause pour le professeur, a décidé d'exclure pour trois jours l'élève Zeyneb...

Parce que nous n'acceptons pas qu'un enseignant face la promotion d'un état colonial et raciste, parce que nous saluons le courage de Zeyneb de s'être opposée, avec ses propres moyens, au prosélytisme de son professeur :

Nous demandons l'annulation immédiate de la sanction (prévue pour prendre effet le 2 mars) et la pleine et entière réhabilitation de Zeyneb.

Nous demandons en outre que Zeyneb et ses camarades puissent bénéficier à l'avenir d'un enseignement d'histoire de qualité, honnête, neutre et respectueux des principes de la République, qui ne fasse pas l'éloge éhontée de la colonisation.

Écrivez au proviseur du collège de Zeyneb : claudeb69@gmail.com avec copie à : ccpp69400@yahoo.fr !

 



Exemple de mail :

Monsieur le Proviseur du collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône,

J'ai pris connaissance du cas de Mlle Zeyneb D. que vous avez décidé d'exclure pendant 3 jours pour avoir osé porté en classe un tee-shirt « Palestine libre » et parce qu'elle a quitté le cours, sous les hurlements de son professeur (ce que vous nommez désobéissance !).

Mais vous savez fort bien que Zeyneb ne faisait que répondre à la propagande de son professeur d'histoire, qui dans un cours précédent, faisait l'éloge d'Israël, en parfaite violation des principes de l'école républicaine. Plus tard, ce même professeur s'en est pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de « charlots » et de « charlatans » !

C'est pourquoi je vous demande l'annulation immédiate de la sanction visant Mlle Zeyneb D. et sa pleine et entière réhabilitation. Je demande en outre que Zeyneb et ses camarades puissent bénéficier à l'avenir d'un enseignement d'histoire de qualité, honnête, neutre et respectueux des principes de la République, qui ne fasse pas l'éloge éhontée de la colonisation.

[Signature]

 

Communiqué de presse du Collectif caladois pour le peuple palestinien

Villefranche-sur-Saône, le 15 février 2010.

Le Collectif caladois pour le peuple palestinien (CCPP) témoigne tout son soutien à Zeyneb D., élève en classe de 3ème du collège Claude Bernard de Villefranche-sur-Saône (69400), victime d'une exclusion de 3 jours pour avoir osé porter, en classe, un tee-shirt « Palestine libre ! ».

Alors que son professeur d'histoire avait, dans un cours précédent, fait l'éloge d'Israël et repris à son compte et devant les élèves toute la rhétorique justifiant la colonisation de la Palestine, Zeyneb a eu le courage de s'opposer à cette propagande indigne d'un fonctionnaire de la République en venant le lendemain en classe avec un tee-shirt : « Palestine libre ! ». Sommée de cacher son tee-shirt ou de quitter le cours, Zeyneb, choquée et humiliée par les cris de son professeur, a préféré sortir de classe. Le professeur s'en est alors pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de « charlots » et de « charlatans ».

La direction du collège, prenant fait et cause pour le professeur, a décidé d'exclure pour trois jours l'élève Zeyneb…

Si l'École de la République ne saurait encourager le prosélytisme de la part des élèves, elle peut encore moins le supporter d'un enseignant. À cet égard, la réaction de l'élève Zeyneb relève du courage et de l'exemplarité dans son refus de voir réécrire l'histoire par son professeur et de voir bafouer les droits imprescriptibles de tout un peuple. Le droit des peuples a disposer d'eux-mêmes, inscrit dans la Constitution de la République (Préambule), fait partie de l'enseignement d'éducation civique de la classe de 3ème. Le défendre est tout sauf un acte de prosélytisme.

Le Collectif caladois pour le peuple palestinien demande donc l'annulation immédiate de la sanction prise contre Zeyneb D. ainsi que sa complète réhabilitation. Il demande en outre que Zeyneb et ses camarades puissent bénéficier à l'avenir d'un enseignement d'histoire de qualité, honnête, neutre et respectueux des principes de la République, qui ne fasse pas l'éloge éhontée de la colonisation.

Font également partie du Collectif caladois pour le peuple palestinien un certain nombre d'enseignants, actifs ou retraités, ainsi que des organisations syndicales (FSU), qui ont tenu à faire la déclaration suivante : « Tous, nous avons été scandalisés par le comportement et les paroles de ce « collègue » : de tels propos tendancieux, est-ce là l'enseignement ? L'humiliation et la violence traumatisante infligées à une adolescente, est-ce là la pédagogie ? Nous entendons dénoncer une faute grave : et professionnelle, et humaine – une attitude indigne d'un enseignant responsable. »

Contact du collectif: ccpp69400@yahoo.fr

 

 

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Le professeur s'explique : « J'ai senti que ça dérapait »

le 23.02.2010 04h00


Que s'est-il passé ce fameux 29 janvier dans la salle de classe ?

Le 26, dans le cadre de mon cours d'histoire-géo, j'évoque la fin des Trente Glorieuses causée par la hausse du prix du pétrole, consécutive à la victoire d'Israël dans la guerre du Kippour. Cela a duré trois minutes.

C'est à ce moment-là que votre élève a protesté ?

Non, elle s'est présentée le 29 avec ce tee-shirt et je lui ai demandé de le cacher en lui expliquant que c'était interdit par le règlement. Elle refuse, s'obstine, me répond puis ramasse ses affaires. Je la préviens des conséquences de son geste et lui dis que je ferai un rapport. Elle a quitté la salle de cours.

Quelle a été la réaction des autres élèves ?

Les clashs en cours, cela arrive. Dans le cas présent, c'est un problème d'indiscipline classique. Les élèves ont posé des questions. Je leur ai expliqué que la liberté d'expression était nécessairement réduite au sein d'un établissement. J'ai dit également que le problème palestinien était une cause bien trop grave pour être défendue par des « charlots », des personnes qui ne maîtrisent pas tous les enjeux de ce conflit. Cette parenthèse (l'incident et le dialogue) a duré dix minutes.

Zeyneb vous reproche d'avoir tenu des propos pro-israéaliens dans vos cours...

C'est faux. Je n'ai jamais tenu de tels propos. Dix jours après, elle a été convoquée avec ses parents par la direction. Ce jour-là, elle est venue avec sa mère et un membre du collectif pro-palestinien. J'ai senti que ça dérapait. J'étais en colère et en même temps abasourdi par ces reproches que l'on me faisait. Je m'efforce d'être le plus carré possible dans mes cours, dans le respect de la neutralité politique, idéologique et religieuse. Le collectif a publié un message le lundi sur Internet et tout s'est emballé.

Vous avez rencontré aujourd'hui l'inspectrice d'académie. Comment s'est passée cette entrevue ?

Très bien. J'ai l'impression que l'on me soutient.

Que ressent-on quand on est au cœur d'une telle polémique ?

C'est une polémique qui dépasse les frontières. J'ai lu dans la presse et sur Internet des choses fausses. C'était toujours le même son de cloche, celui du collectif. C'est choquant : pour moi, ce problème d'indiscipline doit rester au sein de l'établissement. Tout le monde est venu mettre son nez dans mon travail et raconter n'importe quoi. C'est inadmissible.

Je suis inquiet des conséquences d'une telle affaire. Que se passera-t-il le jour de la rentrée ?

 

21 février 20:01, par Secrétariat de la FSU du Rhône

Dans un communiqué de presse du mardi 16 février 2010, le collectif caladois pour le peuple palestinien finissait par la déclaration suivante : « Font également partie du Collectif caladois pour le peuple palestinien un certain nombre d’enseignants, actifs ou retraités, ainsi que des organisations syndicales (FSU), qui ont tenu à faire la déclaration suivante : « Tous, nous avons été scandalisés par le comportement et les paroles de ce « collègue » : de tels propos tendancieux, est-ce là l’enseignement ? L’humiliation et la violence traumatisante infligées à une adolescente, est-ce là la pédagogie ? Nous entendons dénoncer une faute grave : et professionnelle, et humaine – une attitude indigne d’un enseignant responsable. » »

Même si la FSU est membre du collectif calladois, la FSU du Rhône tient à préciser qu’elle n’a été en aucun cas consultée pour la rédaction de ce communiqué et qu’elle n’est donc pas responsable des propos relatés, en particulier ceux concernant l’attitude de l’enseignant.

La FSU estime que, sur cette affaire, toute prise de position doit prendre en compte la version des deux parties. Pour l’occasion, donc, en plus de la version de l’élève et de sa famille, qui a largement été relayée, il convient de prendre connaissance de celle des enseignants du collège et en particulier celle du professeur concerné. A ce jour, vu les vacances scolaires, la FSU n’en a pas eu connaissance. Par ailleurs, la FSU conteste une méthode conduisant à la mise en accusation publique d’un enseignant au terme d’un emballement médiatique centré sur la version d’une seule des parties.

La FSU se prononcera sur le fond de cette affaire lorsqu’elle sera en possession de tous les éléments permettant de le faire.

11:02 | Lien permanent | Commentaires (5) |

Demandez aux Français s'ils préfèrent avoir comme ministre de l'Intérieur Charles Pasqua ou Pierre Joxe, vous serez stupéfait...

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

 

De la pression politico-médiatique :

Info via Wiki:

Gilles Boulouque est un magistrat français. Il est le père de Clémence Boulouque, romancière.

Gilles Boulouque fut le magistrat instructeur des attentats de 1986, mettant en cause l'Iran.

Gilles Boulouque s'est suicidé le 13 décembre 1990 sous la pression politico-médiatique.

 

Le juge Boulouque est notamment au cœur de la polémique liée à la libération de Wahid Gordji en novembre 1987. Dans son enquête sur les attentats commis à Paris en 1986 par le réseau de Fouad Ali Saleh, le juge d’instruction veut faire interpeler Wahid Gordji, interprète, considéré comme le n° 2 de l’ambassade d’Iran à Paris. Celui-ci se retranche dans l'ambassade.

Charles Pasqua, ministre de l'intérieur, décide semble-t-il de se servir de Gordji comme monnaie d'échange contre les otages français détenus au Liban. L'Iran fait pression sur le Hezbollah, qui, le 28 novembre 1987, libère Roger Auque et Jean-Louis Normandin. Le lendemain, Gordji est enfin entendu par le juge Boulouque mais il ne tarde pas à prendre l'avion pour Téhéran, libre, le juge n’ayant retenu aucune charge contre lui.

Gilles Boulouque est très affecté par une caricature de Plantu à la une du « Monde », et écœuré par l’exploitation politicienne de cette libération, au point de porter plainte contre deux journalistes de « Libération » et du « Monde » qui mettent en cause son indépendance. Quelques mois plus tard, le magistrat est mortifié par l’attitude de la Chancellerie qui permet son inculpation pour « violation du secret de l’instruction » sur plainte de Fouad Ali Saleh en novembre 1988.

L'affaire Gordji donne lieu à un échange verbal très tendu entre François Mitterrand et Jacques Chirac lors du débat télévisé qui clôt la campagne présidentielle de 1988. Le président de la République accuse son premier ministre de lui avoir dévoilé les soupçons pesant contre Wahid Gordji, ce que Chirac dément.

 

 

LIBERATION D’ANIS NACCACHE

L’extrémiste pro-iranien avait tenté d’assassiner l’ancien premier ministre du Chah. Deux personnes avaient été tuées Sa libération avait été régulièrement exigée par les terroristes qui avaient organisé la vague d’attentats en 1986 à Paris

La nouvelle est tombée vendredi en fin d’après-midi. Un communiqué publié par le ministère de la Justice annonçait : « Anis Naccache, Mehdi Nejad Tabrizzi, Faouzi Mohamed el Satari, Mohamed Jawat Jenab, Salaheddine Mohamed el Kaara, ont bénéficié d’une mesure de grâce après avoir effectué dix ans de réclusion criminelle. Ils ont fait l’objet d’arrêtés d’expulsion du territoire français qui ont été exécutés ce jour ».

Anis Naccache avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité le 10 mars 1982 pour l’attentat manqué, le 18 juillet 1980 à Neuilly, contre l’ancien premier ministre du Chah d’Iran, Chapour Bakhtiar, exilé en France. Pendant les deux premiers mois de 1979, ce dernier avait été l’organisateur de la répression - qui avait fait des centaines de morts - des manifestations populaires contre la monarchie iranienne à la veille de sa chute.

Anis Nakkache, d’origine libanaise et de confession chiite, était le chef d’un commando composé de deux Iraniens, d’un Palestinien et d’un autre Libanais. Trois de ses complices avaient été condamnés à l a réclusion criminelle à perpétuité et le quatrième à 20 ans de prison. L’action terroriste avait coûté la vie à deux personnes dont un policier. Trois gardiens de la paix avaient été blessés, dont un gravement, paralysé à vie.

Anis Naccache s’est envolé de l’aéroport d’Orly vendredi peu avant 17 heures pour Téhéran, en compagnie de ses quatre complices, à bord du Boeing-747 assurant le vol régulier d’Iran Air.

L’Iran et les groupuscules extrémistes se réclamant de Téhéran au Liban ont régulièrement exigé la libération d’Anis Naccache qui, pour eux, n’avait que tenté d’exécuter « un jugement de Dieu ». De son côté, Anis Naccache avait, en février 1989, à la veille d’une visite à Téhéran du ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, demandé aux autorités iraniennes de « rappeler à la France ses engagements », laissant ainsi entendre que sa remise en liberté faisait partie du prix à payer par la France pour la libération des otages détenus au Liban. Pour obtenir sa libération il a observé une longue grève de la faim, du 11 septembre 1989 au 26 janvier 1990.

Devenu, à tort ou à raison, un enjeu politique important, son nom a été régulièrement évoqué à l’occasion des négociations pour la libération des otages français détenus au Liban. Les organisateurs de la vague d’attentats terroristes qu’à connue notre pays en 1986 ont régulièrement réclamé la libération de Naccache.

En septembre 1985, à l’occasion d’une première tentative de négociations pour la libération des otages français, Mohamed Sadek, un représentant des Gardiens de la révolution iraniens avait évoqué, à Paris, l’éventualité d’un échange avec Naccache.

C’est en février 1986 qu’a eu lieu la première vague d’attentats en France. Ces actions terroristes avaient été revendiqués par le « Comité de solidarité avec les prisonniers arabes du Proche-Orient » (CSPPA) qui a exigé la libération de quatre terroristes internés en France, parmi lesquels Anis Naccache. Celui-ci, dans un télégramme à son avocat, avait immédiatement condamné les attentats. En septembre de la même année une nouvelle série d’attentats meurtriers à Paris avait également été revendiqués par le CSPPA. Ces tueries - chacun a en mémoire le carnage de la rue de Rennes - avaient, au total fait 13 morts et 450 blessés.

Anis Naccache qui s’était toujours présenté comme chargé d’une mission précise, l’assassinat de Chapour Bakhtiar, a proposé le 27 septembre de l’an dernier d’indemniser toutes les victimes de l’attentat qu’il avait organisé en 1980. Il n’est pas le seul terroriste libéré avant le terme normal de sa peine - ou avant toute condamnation - par les autorités françaises. Déjà en janvier 1977, par exemple, sous la présidence de Giscard d’Estaing, le Palestinien Abou Daoud, considéré comme le responsable de la prise d’otages aux Jeux olympiques de Munich le 5 septembre 1972 (17 athlètes israéliens tués) était expulsé. En janvier 1983, le Palestinien Hosni Haj Eid Walid, auteur de la prise d’otages à l’ambassade d’Irak, condamné en mars 1980 à huit ans de réclusion, avait été libéré sans conditions et expulsé. En février 1986, Assed Kayed et Husni Hatem avaient également été élargis. Ils étaient les assassins d’Ezzedine Kalak, représentant de l’OLP à Paris, tué le 3 août 1978. Vahid Gordji, un des responsables de l’ambassade d’Iran en France, a été expulsé le 29 novembre 1987. Réfugié depuis le 30 juin dans l’ambassade iranienne, Gordji sera échangé avec Paul Torri, consul de France à Téhéran, après un blocus de cinq mois des ambassades respectives. Deux jours auparavant, étaient libérés deux otages français au Liban, Jean-Louis Normandin et Roger Auque.

C’est à partir de ce moment-là que l’on assista aux premiers signes d’une normalisation des relations franco-iraniennes. La grâce d’Anis Naccache devrait confirmer la « volonté politique » sans laquelle les négociations ne peuvent pas aboutir, ainsi que l’a rappelé à plusieurs reprises le négociateur français, François Scheer, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. En septembre 1989, l’Iran avait accepté de dissocier les discussions sur le contentieux de l’affaire Naccache. Ce faisant, Téhéran libérait la France d’une pression, et facilitait une grâce éventuelle. Les négociations franco-iraniennes portent d’une part sur le remboursement par Paris du reliquat (340 millions de dollars) et des intérêts d’un prêt d’un milliard de dollars octroyé par l’Iran du Chah au Commissariat à l’Energie atomique et d’autre part, sur les compensations que l’Iran doit verser à des sociétés françaises pour contrats rompus unilatéralement. www.humanite.fr

 

retrouver ce média sur www.ina.fr


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18/02/2010

Tabassage à Grande Vitesse dans la Vallée de Suse

TGV Lyon-Turin : quatre blessés dont un grave dans des affrontements

Faits divers jeudi 18 février 2010 (Ouest-France)

Des affrontements entre des opposants à la future ligne de TGV Lyon-Turin et la police ont fait quatre blessés, mercredi soir lors d’une manifestation contre des sondages de terrain, indiquent les médias italiens. Environ 300 protestataires ont tenté d’empêcher l’avancée de la foreuse dans la vallée de Suse (nord), non loin de Turin. Des manifestants ont lancé des pierres et morceaux de bois contre les forces de l’ordre qui les ont dispersés en chargeant avec des grenades lacrymogènes.

Au cours des heurts, deux policiers ont été blessés ainsi que deux protestataires, dont un jeune homme en état grave pour un hématome cérébral.

 

 

18-02-2010 LyonMag

Des affrontements entre opposants à la future ligne de TGV Lyon-Turin et la police

Quatre personnes ont été blessées, mercredi soir, dont une grièvement, dans la vallée de Suse, non loin de Turin.
Environ 300 protestataires ont tenté d’empêcher l’avancée d’une foreuse. Ils ont lancé des pierres et morceaux de bois contre les forces de l’ordre qui les ont dispersés en chargeant avec des grenades lacrymogènes. Ce sont deux policiers et deux protestataires qui ont été blessés

 

Le patron de la Fiat « roule à fond » pour le TGV Lyon-Turin

le 23.01.2010 04h00 Le Progrès.fr

Contestée par des habitants du Val de Suze en Italie qui dénonce l'impact l'environnemental du projet, la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin a reçu hier le soutien du groupe Fiat. « La Fiat a toujours considéré le TGV comme un ouvrage d'une importance cruciale. Il s'agit de la plus importante occasion que l'Italie a pour moderniser son propre réseau d'infrastructures et pour jeter les bases du développement économique que nous laisserons aux générations futures », indique Sergio Marchionne dans un communiqué. « Il faut choisir entre faire faire au pays un pas vers la modernité ou le condamner à l'isolement. Le choix doit être fait le plus rapidement possible (...) », ajoute le patron du constructeur automobile italien dont le siège est à Turin. La construction de cette ligne, jugée stratégique pour le réseau européen, doit démarrer en 2013 pour une mise en service vers 2023. Elle raccourcira la durée du trajet entre Paris et Milan à 4 heures contre 7 et pourrait permettre d'ôter de la route de 600 000 à 1 million de camions par an. Son coût total est estimé à plus de 15 milliards d'euros, dont une partie financée par l'Union européenne.

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La troisième dimension de l'Olympisme...

Selon ce document, l'environnement est la troisième dimension de l'Olympisme !

Feuille de pointage climatique pour les Jeux olympiques de 2010 à Vancouver:

OlympicScoreCard_french.pdf

(extraits)

L’« environnement » étant la troisième dimension officielle de l’Olympisme et les changements climatiques étant un enjeu déterminant de notre temps, il est juste de s’attendre à ce que les Jeux olympiques de 2010 à Vancouver deviennent une figure de proue et communiquent un message percutant sur la scène mondiale à propos des solutions aux changements climatiques et au réchauffement de la planète.

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La présente feuille de pointage aborde l’efficacité avec laquelle les Jeux olympiques de Vancouver ont géré leurs propres incidences sur le climat, ainsi que leurs actions pour engager le public quant aux problématiques du changement de climat. Il s’agit d’une critique constructive visant le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver à Vancouver (COVAN), les partenaires gouvernementaux associés aux Jeux, le Comité international olympique, les comités d’organisation
futurs des Jeux olympiques et les autres parties avec un intérêt pour le sport et l’environnement.

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Nous avons étudié les mesures prises par les Jeux olympiques de Vancouver sous dix aspects relatifs au climat; cette catégorisation représente à notre avis une bonne mesure de leur rendement global en matière d’action climatique et de leadership . Nous avons tenu compte des engagements pris par le COVAN lui-même lors du processus de candidature, des recommandations de la Fondation David Suzuki dans son rapport Meeting the Challenge (Relever le défi) commandé par le COVAN en 2007, et des accomplissements des programmes climatiques de divers Jeux olympiques d’été et d’hiver, entre autres grands événements sportifs.

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Il est entendu, notons-le, que chacun des Jeux devrait surpasser le précédent en termes de rendement global, et c’est donc cette optique qui s’applique aux initiatives environnementales entourant les Jeux. À la lumière de la forte préoccupation du public face aux changements climatiques, nous nous sommes enfin penchés sur les objectifs idéaux des Jeux olympiques d’hiver devant ce problème important, surtout si l’on considère que l’avenir même de ces Jeux olympiques dépend de températures hivernales suffisamment froides pour générer de la neige et de la glace.

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Les Jeux olympiques à Vancouver s’ouvriront dans un peu plus d’une semaine, nous avons ainsi pu résumer leur performance dans presque toutes les catégories. La dernière catégorie, l’engagement du public, fait exception;

son rendement a été décevant jusqu’à maintenant, mais il demeure possible de l’améliorer par un effort décisif au cours des Jeux comme tels afin de livrer aux milliers de spectateurs et aux milliards de téléspectateurs du monde entier un message exaltant au sujet des solutions climatiques.

(ce texte n'est qu'un bref aperçu de la lutte des anarchistes contre les Olympiques de 2010 écrit à l'occasion de la présence d'un contingent anarchiste à la manifestation contre la cérémonie d'ouverture des Olympiques de 2010)

Durant l'après-midi et le début de la soirée du 12 février, des milliers de gens se sont rassembléEs pour faire entendre leur opposition aux Olympiques de 2010 à l'occasion d'une manifestation contre l'ouverture officielle des Jeux, unis sous le slogan ''No Olympics on Stolen Native Land'' ou, traduit en français, ''Pas d'Olympiques sur des terres volées aux autochtones''.

Parmi les contingents présents, il y avait un bloc anarchiste : une présence de gens cagoulés et habillés en noir en confrontation contre ce qui nous détruit, critiqués par les ''bons citoyens'', les bons esclaves de cette société, effrayéEs de tout débordement potentiel, de toute supposée ''violence'' qui n'en est fait qu'un retour minimal de la violence systémique, une violence libératrice contre les forces qui nous la font subir au quotidien. Ces flics qui sévissent tous les jours contre nos soeurs et nos frères du Downtown Eastside, les battant, les arrêtant, les mettant en prison, en psychiatrie, les faisant disparaître, allant même jusqu'à les tuer... et qui surveillent, contrôlent et répriment toute opposition radicale à ce système destructeur comme ils ont tenté de tuer la plupart des mouvements de lutte importants des dernières années comme la bataille soutenue du peuple Secwepemc contre Sun Peaks ainsi que contre d'autres projets de développement aussi dévastateurs dont l'expansion de l'autoroute transcanadienne.

''Les Jeux Olympiques sont utilisés comme projet pour accélérer le développement des infrastructures et de l’investissement économique. Alors que les appareils de contrôle social, tels que les caméras de surveillance et le flicage grandissant, s’implantent pour sécuriser ces investissements, l’infrastructure pave elle-même la route pour plus d’exploitation et de destruction écologique, ce qui lui permet plus d’efficacité. Les Jeux Olympiques sont une grosse machine de propagande et de publicité qui vend la Colombie-Britannique pour son développement économique.'' Cette analyse constituait le premier paragraphe d'un texte de tendance anarchiste intitulé Hitting the Whole Olympic Target (traduit en français par Frapper l'entièreté de la cible olympique). Les Jeux sont bien plus que deux semaines de compétition sportive disait aussi ce texte.

Ainsi, tout au long de l'invasion des territoires de la soi-disant Colombie-Britannique par les corporations, l'État canadien, l'État du BC, VANOC... depuis l'enchère olympique (le bid) qui a fait de Vancouver-Whistler la ville de ces Jeux de 2010, les anarchistes ont constamment combattu entre autres en initiant ou supportant des actions directes attaquant la propriété des compagnies massacreuses de vie qui profitent des Olympiques dont la Banque royale du kkklanada (nous n'avons qu'à nous rappeler du fameux lancée de la roche contre leurs fenêtres qui s'est répandu à travers le kkklanada) et Peter Kiewit et sons (la compagnie qui a détruit le Eagleridge Bluffs et est en bonne partie responsable de la mort d'Harriet Nahanee).

Les anarchistes ont aussi organisé des manifestations contre la police dont la dernière le 22 janvier dernier intitulée Solidarity Against Police Repression ou, en français, Solidarité contre la répression policière.

Elles/ils sont très actives/actifs de tant d'autres façons également.

Dans le cas des manifestations, celles-ci servent davantage à faire passer les messages de l'opposition à ce système, les affirmations d'une population en opposition. Ces manifs ne sont pas tant des événements qui rompent les processus du capitalisme et de la colonisation.

« Pour saper le projet des Jeux Olympiques, les attaques et les interruptions doivent continuer d’aller au-delà du spectacle des Jeux. »

Au-delà de la contestation des différents événements spectaculaires des Olympiques dont ceux de la torche ou encore les Jeux eux-mêmes, les attaques contre les corporations, contre les États, la police, l'armée et toutes les autres institutions répressives devront se poursuivre. C'est un peu de cette manière que peut se lire cet extrait de texte. Ces institutions nous livrent une guerre continue à laquelle nous n'avons pas le choix de répondre si nous voulons que la vie continue à se reproduire.

''Sabotage the Systems of Social Control'', comme certainEs disaient. En français, nous pourrions traduire librement par ''Sabotons les systèmes de contrôle social''.

Pour plus d'information sur l'opposition des anarchistes aux Olympiques et au système qui les fonde, vous pouvez lire entre autres Hitting the Whole Olympic Target, RIOT 2010? RIOT NOW!, Without Conclusion : RECENT ANARCHIST ENDEAVORS on the southern pacific coast of Canada. Tous ces textes ont aussi été traduits en français et sont disponibles dans la brochure Contre les Jeux Olympiques de 2010 à Vancouver disponible sur infokiosques.net ainsi que sur le site contrelesolympiquesde2010.anarkhia.org


Cette compilation de textes traduits de l’anglais ne prétend pas à être exhaustive, mais veut donner un aperçu de la forte lutte contre les Jeux Olympiques de 2010 à Vancouver et le projet capitaliste qu’ils accompagnent. Les traductions de ces textes glanés sur internet ont été reprises ou corrigées. Les images et dessins proviennent intégralement des divers tracts, brochures et fascicules diffusés à l’occasion de cette lutte contre les JO.


«  Pour saper le projet des Jeux Olympiques, les attaques et les interruptions doivent continuer d’aller au-delà du spectacle des Jeux. »

sommaire
>>> Les autochtones et 2010
>>> Sans conclusions. Tentatives anarchistes récentes dans le sud de la côte pacifique du Canada
>>> Riot 2010 ? Riot now ! Attaquer les Jeux Olympiques et leur projet : Canada, Grèce et Italie
>>> Frapper l’entièreté de la cible olympique
>>> Sports Action : actions directes contre les Jeux Olympiques

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Contre les Jeux Olympiques de 2010 à Vancouver [44p A5 page par page]

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Contre les Jeux Olympiques de 2010 à Vancouver [44p A5 format brochure]

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16/02/2010

Strasbourg, champ d'expérience...and what now ?

A propos des suites juridiques du camp No Border de Strasbourg. 19-28 juillet 2002

 

19.May.03 - Le camp No Border à Strasbourg vous en avez entendu parler bien sûr! Vous y êtes même peut-être allés.. Mais les suites, vous les connaissez ? Par exemple au niveau juridique ?

Ce texte est écrit par des gens qui se sont occupés de l'il-legalteam, et par quelques personnes solidaires, qui sont assez surpris et fatigués de se retrouver à une poignée pour gérer les suites d'un camp qui a réunit près de 3000 personnes au total.

Commençons donc par un peu d'information concrète sur ces fameuses suites, histoire d'avoir une base de discussion. Un premier inculpé a fait trois mois de prison du mois d'août au mois d'octobre dont un mois à l'isolement. Dix-sept personnes, pour protester contre cet isolement arbitraire et pour obtenir un parloir, ont occupé une annexe administrative du ministère de la justice. Les forces antiterroristes sont venues les arrêter, ils sont restés une journée en prison et ont étés inculpés de séquestration : crime passible de cinq ans de prison ferme. Le jugement final les a condamnés à 15 jours de prison avec sursis pour violation de domicile ; deux procès successifs ayant permis de lever l'accusation de séquestration. Trois personnes du collectif qui se trouvaient aux abords de l'occupation ont étés interpellées violemment par les flics qui les ont accusés de rébellion. Ils passent en procès le 15 mai. Ensuite deux allemandes sont passées en procès le 25 février pour avoir volé et abîmé des drapeaux français et européen pendant le camp. Elles ont reçu 1 mois avec sursis. La situation est similaire pour le français qui est passé en procès le même jour, sous l'accusation d'avoir transporté des armes alors qu'il ne s'agissait que d'outils servant au camp. Ces trois personnes ont décidé de faire appel qui, d'après les avocats n'aura lieu que d'ici un an. Enfin deux allemands sont passées en procès ce 28 février pour rébellion à agent, elles ont reçu dix jours avec sursis ainsi qu'une amende. Ensuite un espagnol a été condamné pour port d'armes à 2 mois avec sursis.

Cette liste peut sembler fastidieuse : elle l'est. D'autant plus quand il s'agit de s'en occuper concrètement. Les personnes de Strasbourg encore actives, et celles de l'il-legalteam sont simplement fatiguées de gérer des procès qui s'enchaînent sans pouvoir sortir d'une logique de gestion de la répression du fait du faible nombre de personnes solidaires. A ce titre, cette semaine de procès à Strasbourg est un excellent exemple. Il avait été décidé lors des rencontres de débriefing à Freiburg de mettre en place une semaine d'action reprenant la thématique du contrôle social. Des affiches ont été produites. Or, mis à part le collectif anti-expulsion de Paris et des personnes de Strasbourg, aucune action n'a été relevée. La plupart des inculpés durant cette semaine de procès sont des Allemands, mais aucune initiative n'est venue d'Allemagne.

A cette gestion relativement lourde et à cet isolement se rajoute une répression touchant les personnes mettant en pratique une solidarité active : l'Etat n'a de cesse de criminaliser tout ce qui est étiqueté No Border. (cf. les 17 personnes inculpées de séquestration pour une simple occupation). Il ne faut ainsi pas oublier le contexte français où l'Etat suit une logique de plus en plus sécuritaire d'une part ; le ministre de l'intérieur promulgue de nouvelles lois " sur la sécurité intérieure " particulièrement abjectes, et d'autre part tente de mettre sur la touche toute contestation qui se refuse à rentrer dans son cadre de compromis et de négociation. La tension psychologique est donc extrêmement forte du fait de la répression et de l'isolement : la solidarité tant locale qu'internationale est quasi inexistante !

La critique formulée par ce texte se dirige bien sûr contre celles et ceux qui sont venus " consommer " Strasbourg, mais également par rapport aux personnes qui ont lancé l'idée du camp, qui ont organisé le camp, mais qui ne semblent pas se soucier des conséquences que le camp a pu avoir sur la vie des personnes inculpées, et sur la réalité politique locale de Strasbourg. En effet, au lieu d'avoir crée une dynamique positive pour les personnes actives sur la ville, un climat de lassitude et de tension s'est instauré. Cette question des suites se pose aussi par rapport à toutes les personnes qui se réfèrent à Strasbourg pour d'éventuels futurs camps ou contre-sommets, comme les villages contre le G8 à Évian.

Mais ce texte n'a pas pour simple objet une culpabilisation des individus venus à Strasbourg, il est une tentative de mettre en lumière les raisons de cette démobilisation. En effet, au-delà d'une question de responsabilité individuelle, il nous semble que ce sont également les structures du camp, ou plutôt les non-structures du camp, qui ont créé cet état de fait : le problème des suites du camp ne semble pas avoir été pensé dans la préparation du camp lui-même. De fait après la dissolution et l'exode du camp, c'est un peu par hasard que certaines personnes se sont retrouvées en charge de la solidarité avec les inculpés, soit parce qu'elles habitaient Strasbourg, soit parce qu'elles étaient entrées en contact avec la legalteam. Mais il s'est agit toujours de logiques individuelles, jamais le problème de la solidarité n'a été pris en considération et pensé d'une manière collective.

Ce problème des structures s'est d'ailleurs posé pendant le camp lui-même. Du fait qu'elle était un des seuls groupe à fonctionner de manière claire, beaucoup de participants au camp se sont référés à la legalteam pour des problèmes dépassant clairement le simple cadre juridique, ainsi des personnes sont venues nous demander ce qu'elles devaient faire.. De fait, dès le camp, la legalteam s'est retrouvée à devoir combler un vide, créé en partie par l'échec du modèle des barrios. Ce rôle n'a fait que continuer après la dissolution. Si Strasbourg peut être considéré comme un champ d'expérience pour une tentative d'organisation non autoritaire, alors il est clair que le modèle est perfectible ! Notamment sur un point essentiel. A partir du moment où des structures explicites ne sont pas en place, se recréent des pôles de pouvoir implicites qui permettent tout sauf une gestion collective non autoritaire.. Maintenant il est vrai que la question de savoir quelles structures, reste complètement ouverte. Discuter de cette question profondément n'est pas l'objet de ce texte, mais au-delà des choix futurs qui seront fait, il faut bien voir que certaines tâches ne peuvent pas être directement traitées et résolues par une assemblée générale qui se dissout aussi vite qu'elle s'est mise en place. Ainsi, par exemple, sur le travail juridique. Il ne s'agit pas ici non plus de plaider pour des commissions de spécialistes. Mais bien de voir comment il serait possible de mettre en place des groupes chargés de certaines tâches tout en gardant des relais importants avec le reste des personnes du campement, que ce soit pendant ou même APRÈS le camp.

En fait, il semble que ce soit surtout sur les relations et les transmissions d'informations entre les différentes structures qu'il faille retravailler. Là encore, il semble que ce genre de question se doit d'être posée dès la préparation. Par exemple, il serait bien que les groupes impliqués dans la préparation du camp, s'engagent aussi sur les suites du camp de façon concrète, notamment au niveau juridique, à suivre les informations, à les relayer, et à mettre en place des actions de solidarité. Ceci suppose la mise en place d'un réseau d'échange d'informations un peu plus clair et précis qu'une simple liste Internet, avec éventuellement des personnes relais clairement désignées.

Pour finir, il est malgrè tout fort dommage que le camp de Strasbourg n'existe plus que du fait des suites juridiques. Nous faut-il remercier la répression de nous avoir donné de quoi alimenter une dynamique, aussi petite soit-elle, qui sinon aurait dépérit ? Ceci est surtout dommageable quand on pense que Strasbourg avait la spécificité de vouloir créer au niveau européen une dynamique autour des questions de politiques migratoires. Or nous ne sommes même pas capables d'assurer le minimum, à savoir la solidarité avec les inculpés. Il aurait été cependant possible d'utiliser les procès pour recréer une dynamique autour des thématiques du camps comme par exemple sur le contrôle social ou le SIS, encore aurait-il fallu que les engagements pris à Freiburg sur la semaine d'action en février soient respectés.

Quelques personnes engagées dans le travail antirépressif suite au camp no border de Strasbourg

 

Strasbourg: a Testing Ground?

an analysis of the legal follow-up work to the No Border Camp in Strasbourg, July 19-29 2002.

 

19.May.03 - Of course you've heard of the No Border Camp in Strasbourg! Maybe you were even there. But are you aware of what happened afterward? Are you aware, for example, of the legal follow-up work that was necessary?

This text was written by some people who helped with the il-legalteam, and by some people who stand in solidarity, who were not a little astonished at and tired of finding themselves at a loss to manage the follow-up work for a camp that gathered almost 3,000 people in all.

So let's start with a little concrete information on this famous follow-up, so as to have a common starting point for our discussion. One of the first defendants served three months in prison from August through October, of which one month was spent in solitary confinement. Seventeen people occupied an administrative branch office of the Ministry of Justice, to protest this arbitrary isolation and to get the prisoner a visit. The anti-terrorist police forces came to arrest them; they spent a day in prison and were charged with hostage-taking, a crime that carries a sentence of five years without parole. The final sentence condemned them to 15 days of prison, suspended sentence, for "home invasion" -- two preceeding hearings having allowed the prosecutor to drop the charge of hostage-taking. Three people from the collective who were outside the building that was being occupied were violently arrested by the police, whoc accused them of resisting arrest. They will have a trial on May 15.

After this, two germans had a trial on February 25 on charges of having stolen and destroyed french and EU flags during the camp. They were sentenced to one month, suspended sentence. The french man who had his trial the same day was faced with a similar situation; he was charged with carrying weapons, which were actually only tools used for the camp. These three people decided to make an appeal, which, according to the lawyers, will not take place until a year afterward. Finally, two germans came to trial on February 28 for resisting arrest; they were given ten days, suspended sentence, and a fine. Finally, a spanish man was sentenced to two months, suspended sentence, on a charge of carrying weapons.

This sounds like a fastidious list: it is. Even more so when it's necessary to help take care of it in a concrete way. The people from Strasbourg who are still active, and the people from the il-legalteam are simply tired of managing the trials that have followed the camp, without being able to get out of this logic of "managing" repression, because of the small number of people standing in solidarity. An excellent example of this is this week of trials in Strasborug. It was decided during the debriefing meetings in Freiburg to hold a week of action to make public the thematic of social control. Posters were produced. However, besides the anti-expulsion collective in Paris, the people of Strasbourg, and a demonstration that was held against the forced "special registration" of immigrants in Philadelphia, USA, no actions were held. The majority of the people who had trials that week were german, but there were no reported solidarity actions from Germany.

On top of this relatively heavy work and this isolation from our supporters comes the repression that touches all those who put active solidarity into practice: the State continues to criminalize everything and everyone it can slap the "No Border" label onto, such as the 17 people charged with "hostage taking" for a simple office occupation. So it's important not to forget the context in France, where one one hand the State follows a more and more "security"-driven ideology; the Minister of the Interior promulgates despicable new laws on "internal security"; and on the other hand the State tries to keep all public dissent that refuses to fit within the State's framework of compromise and negotiation under its thumb. The psychological tension is therefore extremely strong, because of the repression and the isolation: local as well as international solidarity is almost non-existant!

The critique that this text forumulates is, of course, directed toward those who came as "consumers" to Strasbourg, but also to those who launched the idea of the camp, and who organized the camp, but who appear unconcerned about the consequences that the camp could have on the lives of the people who got arrested, and on the local political reality of Strasbourg. In effect, instead of having createda positive dynamic for the activists in the city, a climate of lassitude and tension was put into place. This question of follow-up is also omportant for all those who look to Strasbourg for eventual future camps and counter-summits, such as the villages against the G8 in Evian.

But this text doesn't just aim to make the individuals who came to Strasbourg feel guilty; it's an attempt to bring to light the reasons for this demobilization. In effect, beyond the question of individual responsibility, it seems that it was the structure of the camp -- or rather the non-structure of the camp -- was equally responsible in bringing about this state of affairs; the problem of follow-up to the camp seems not to have been taken into consideration during the preparation of the camp itself. In fact, after the dissolution and exodus of the camp, it's somewhat by accident that certain people found themselves in charge of organizing solidarity with the accused people, either because they lived in Strasbourg, or because they had been in contact with the legalteam. But it was always a matter of individual circumstances, and the problem of solidarity was never taken into consideration and considered in a collective manner.

Furthermore, this problem of structurelessness was posed during the camp itself. Because it was one of the only goups to be clearly functioning, many participants of the camp went to the legal team for answers to questions that clearly went beyond the framework of legal support; so people came to ask us what they should do. In fact, from the start of the camp, the legal team found itself having to fill a vaccuum, created in part by the failure of the "barrio" model. This role continued after the camp broke up. If Strasbourg can be considered a testing-ground for an attempt at non-authoritarian organizing, then it's clear that the model has a long way to go before it's perfect! Especially on this essential point: as soon as the explicit structures fail to be in place, implicit poles of power recreate themselves, which permit everything but a collective, non-authoritarian self-government. However, it is true that the question of which structures to have remains completely open. (see "The Tyranny of Structurelessness" by Jo Freeman, 1970)

It is not the object of this text to discuss this question deeply, but beyond the future choices that will be made, we must realize that certain tasks cannot by directly treated and resolved by a general assembly that dissalves as fast as it gathers. One example of this is legal work. But it is also not our object to argue in favor of commissions of specialists, but only to see how it would be possible to put groups into place that are responsibly for certain tasks while keeping the important lines of communication open with the rest of the people in the camp, both during and after the camp. In fact, it seems that it is especially the relationships and the transmission of information between the different structures that needs to be rethought. There again, it seems that this type of question ought to have been posed during the preparation. For example, it would be good if the groups involved in the preparation of the camp got concretely involved in the camp's follow-up work, notably as far as legal follow-up goes, to keep abreast of the changing situations, to relay information, and to organize solidarity actions. To do this assumes the putting into place of a network for the exchange of information that is a little more clear and precise than a simple Interet lists, eventually with clearly-designated people to relay information. (one example of this is the Europe-wide antirepression project currently forming under the European Association of Democratic Jurists)

Finally, despite everything, it is really too bad that the Strasbourg No Border Camp now only exists in the form of legal consequences and follow-up work. Perhaps we should thank the general state of repression for having given us an opportunity to create a dynamic, as small as it is, that without such repression might not even have been born? This is especially sad when you think that the Strasbourg camp had planned to create a Europe-wide dynamic around the question of migration politics. Despite all this, we are not even capable of assuring the minimum among ourselves: solidarity with those of us who have been arrested. It would have been nonetheless possible to use these trials to recreate a dynamic around the thematics of the camp such as, for example, social control or the SIS, had the engagements for the February week of action, which we had planned in Freiburg, been respected.

A few people engaged in the anti-repression work after the No Border Camp in Strasbourg.

 

 

Straßburg als Experimentierfeld...

Über die Solidaritätsarbeit nach dem noborder-camp. 19-28 Juli 2002

 

19.May.03 - Du hast bestimmt vom noborder-camp in Straßburg gehört, vielleicht warst du sogar dort... Aber weißt du auch, welche Folgen es hatte? Z.B. die juristischen Konsequenzen?

Dieser Text ist von Leuten geschrieben, die im il-legal team mitgearbeitet haben und Leuten, die sich an der Soliarbeit beteiligt haben. Wir sind ziemlich ausgelaugt und überrascht, dass wir so wenige sind die sich um die Folgen eines Camps kümmern, auf dem immerhin bis zu 3.000 Leute gewesen sind.

Um eine gemeinsame Diskussionsbasis zu haben aber erst mal einige Infos über juristischen Nachwirkungen des Camps: Der erste französische Angeklagte war von August bis Oktober 2002 3 Monate im Knast, davon 1 Monat in Isolationshaft. 17 Personen aus Frankreich haben daraufhin ein Verwaltungsbüro desJustizministeriums in Straßburg besetzt, um gegen diese Maßnahme zu protestieren und ein Besuchsrecht durchzusetzen. Sie wurden von der Antiterroreinheit festgenommen und für einen Tag in einem Straßburger Knast inhaftiert. Sie wurden angeklagt wegen Freiheitsberaubung, wofür man in Frankreich bis zu 5 Jahre Knast riskiert. Nach zwei Prozessen konnte die Klage wegen Freiheitsberaubung zwar abgewendet werden. Am Ende wurden die 17 dennoch wegen Hausfriedensbruch zu 15 Tagen verurteilt. Die Strafe wurde auf Bewährung ausgesetzt (auf 5 Jahre, wie es in Frankreich fast immer der Fall ist). 3 Franzosen, die während der Besetzung vor dem Gebäude waren, haben am 15. Mai eine Verhandlung wegen "rébellion" (in Deutschland wie Widerstand gegen die Staatsgewalt).

2 Deutsche hatten am 25. Februar ihr Verfahren. Sie waren angeklagt wegen Diebstahl und Beschädigung von französischen und europäischen Fahnen. Sie bekamen einen Monat, ausgesetzt auf Bewährung. Am gleichen Tag wurde gegen einen Franzosen verhandelt, der angeklagt wurde wegen Waffentransports. Bei den beanstandeten "Waffen" handelte es sich um Werkzeug für das Camp. Diese 3, gegen die am 25. Februar verhandelt wurde, haben Berufung eingelegt. Die Berufungsverhandlung wird nächstes Jahr stattfinden. 2 weitere Deutsche hatten ihren Prozess am 28. Februar, ebenfalls wegen "rébellion". Sie wurden zu 10 Tagen auf Bewährung plus einer Geldstrafe verurteilt. Ein Spanier, der wegen Waffenbesitz angeklagt war, bekam 2 Monate auf Bewährung.

Diese Auflistung klingt vielleicht langweilig und ermüdend. Das ist sie aber vor allen Dingen, wenn man sich um die Fälle kümmern soll. Die Leute vom il-legal team und die wenigen, die in Straßburg noch aktiv sind, sind abgegessen davon, diese Prozesse lediglich zu verwalten. Sie sind aber zu wenige, um aus dieser Verwaltungslogik herauszukommen. In diesem Sinne waren die Gerichtsverhandlungen im Februar 2003 ein gutes Beispiel. Auf dem Freiburger Nachbereitungstreffen im November 2002 wurde entschieden, eine Aktionswoche zu planen die sich nicht nur auf Antrirepressionsarbeit beschränkt, sondern wieder auf die Campthemen bezieht: Soziale Kontrolle, SIS, Schengen etc. Plakate für die Aktionswoche wurden gedruckt, aber außer vom CAE (Comité Antiexpulsion Paris) und Leuten aus Straßburg gab es, so weit wir wissen, keine Beteiligung. Die meisten Betroffenen der Prozesse im Februar waren Deutsche, trotzdem gab es keine Initiative aus Deutschland.

Es waren also nur wenig Leute, die sich an der Solidaritätsarbeit beteiligt haben; zudem gab es sehr viele Prozesse zu begleiten. Dazu kommt, dass die Leute auch selbst von Repression betroffen sind: Der Staat kriminalisiert alles, was unter dem Etikett von no border organisiert wird (z.B. die 17 Leute, die aufgrund einer harmlosen Besetzung wegen Freiheitsberaubung angeklagt waren). Dabei sollte man nicht den französischen Kontext vergessen. Der Staat verfolgt eine Strategie der inneren Sicherheit: Soziale Bewegungen sollen vereinnahmt werden; diejenigen die nicht kompromissbereit sind werden mithilfe des neuen Gesetzes zur Inneren Sicherheit kriminalisiert. Die psychologische Spannung war durch die Repression sehr hoch, aber auch durch Isolation: Die lokale wie internationale Solidarität war nicht existent.

Die Kritik dieses Textes ist an die gerichtet, die nach Straßburg kamen um dort nur zu konsumieren. Aber auch gegen diejenigen, die zwar die Idee zu dem Camp hatten und es organisierten, aber sich nicht mit den Folgen beschäftigen: Die Angeklagten und die politischen Realitäten in Straßburg. Denn statt positiver Dynamik hat das Camp in Straßburg selbst ein negatives politisches Klima erzeugt. Die Problematik der negativen Konsequenzen stellt sich vor allem, wenn sich bei zukünftigen Ereignissen auf Straßburg bezogen wird, wie z.B. beim G8-Gipfel in Évian.

Dieser Text will aber nicht dabei stehen bleiben, die Leute, die nach Straßburg kamen zu kritisieren. Er soll auch versuchen, die Gründe für die Auflösung der Mobilisierung zu beleuchten. Sie scheinen in der Struktur, oder besser "Nichtstruktur" des Camps angelegt zu sein. Es scheint als wurden die Konsequenzen des Camps in der Vorbereitung nicht bedacht. In der Tat war es mehr Zufall, wer sich nach dem "Exodus" des Camps weiter mit der Solidaritätsarbeit beschäftigte: Wer in Straßburg wohnte oder irgendwie im il-legal team mitgearbeitet hat. Sich an der Soliarbeit zu beteiligen war eine individuelle Entscheidung; die Frage der Solidarität wurde nicht kollektiv gedacht oder organisiert.

Das Strukturproblem hat sich aber bereits während des Camps gestellt. Weil das il-legal team eine feste Instanz war, die immer funktioniert hat und sichtbar war, kamen viele TeilnehmerInnen des Camps mit Fragen und Anrufen, die über die juristische Arbeit hinausgehen; manche kamen um zu fragen, was sie auf dem Camp tun können. Tatsächlich hat das il-legal team eine Lücke gefüllt, die sich durch den Misserfolg des barrio-Modells auftat. Und diese Rolle hat das il-legal team nach Auflösung des Camps weiter inne gehabt. Wenn Straßburg als Experimentierfeld für eine nichtautoritäre Organisation betrachtet wird ist offensichtlich, dass es perfekter sein kann! Vor allem im Hinblick darauf, dass wenn es keine expliziten Strukturen gibt, sich implizite Machtstrukturen manifestieren, die alles ermöglichen außer eine nichtautoritäre, kollektive Organisation. Wie explizite Strukturen aussehen können bleibt offen. Über diese Frage grundsätzlich zu diskutieren ist nicht Absicht dieses Textes. Aber eine Antwort ist sicherlich, dass einige Aufgaben, wie z.B. die Arbeit des il-legal team, nicht in einer Vollversammlung stattfinden können. Wir plädieren nicht für geschlossene Arbeitsgruppen von SpezialistInnen. Aber wir fragen uns, wie wir Arbeitsgruppen ins Leben rufen können, die für bestimmte Aufgaben verantwortlich sind und dabei trotzdem enge Verbindungen mit den TeilnehmerInnen des Camps haben: während und vor allem auch NACH dem Camp.

Offensichtlich müssen wir nicht nur über die Strukturen reflektieren, sondern vor allem über die Rückkopplung, Kommunikation und Abstimmung. Solche Fragen sollten auch bei der Vorbereitung berücksichtigt werden. Ein Vorschlag wäre, dass die vorbereitenden Gruppen sich auch bei den Konsequenzen eines Camps engagieren, vor allem den juristischen: Informationsweitergabe und Organisation von Solidaritätsaktionen. Dies bedeutet den Aufbau eines Informationsnetzwerks, das klarer und präziser als eine Camp-Mailingliste funktioniert; vielleicht durch die Bestimmung von Personen, die für jede Gruppe verantwortlich sind Informationen weiterzugeben und z.B. den Kontakt zum il-legal team zu haben.

Es ist sehr schade, dass das no border Camp in Straßburg nur noch wegen der Antirepressionsarbeit existiert. Sollen wir der Repression dafür etwa dankbar sein? Besonders schade ist auch, dass das Camp eigentlich den Anspruch hatte auf europäischer Ebene eine Vernetzung um die Fragen der Migrationspolitik zu installieren. Aber wir sind nicht einmal in der Lage, ein Minimum, nämlich die Solidarität mit den Angeklagten zu gewährleisten. Es wäre möglich gewesen, die Gerichtsverhandlungen zu nutzen um das Anliegen des Camps wieder in die Diskussion zu bringen. Dafür wäre es nötig gewesen, die auf dem Nachbereitungstreffen getroffenen Entscheidungen zur Aktionswoche im Februar 2003 umzusetzen.

Einige Leute aus der Solidaritätsarbeit zum no border Camp in Straßburg

 

La repression contre le campement de Strasbourg: mecanisme et consequences

 

14.Aug.02 - Avertissement: De nombreuses questions qui sont tres liees au probleme de la repression (relation avec les medias, structures, ...) ne sont pas abordees volontairement.

Avant le campement

On a d'abord eu le refus du terrain de Lingolsheim, la volonte de nous faire traîner pour les accords ecrits, les installations, etc. Puis l'installation d'une C.R.S. a l'hotel Mercure; au debut du campement, cette compagnie venait de la Moselle, elle a ete relevee par une autre venant du Rhone. Les tournees de RG (ou BAC?) dans le campement ont ete facilement arretees.

Il faut prendre en compte qu'un fonctionnement de responsabilite collective comme le notre est un profond mystere pour la pensee bourgeoise (Marx disait un sphinx) et en particulier pour les elus. Il a fallu qu'il y ait des directives venant du gouvernement: la CUS a certainement contacte la prefecture quand elle a compris l'importance de l'affaire et un prefet ne prend pas de decision importante sans en referer au ministere de l'interieur: ce serait contraire aux regles de la survie en milieu administratif, sutout en periode de changement de gouvernement. De toute facon, les CRS venues d'autres departements ne relevaient pas de l'autorite de la prefecture.

La montee de la tension

Entre la pluie et le retard des services techniques, on peut dire que les activites du campement ont effectivement commence le dimanche. Il y a eu le lundi deux arrestations avec reaction immediate: manif en direction du commissariat et blocage du pont avec comme resultat une liberation assez rapide.
Le mardi, plusieurs arrestations. Le scenario est toujours le meme: militants arretes isolement ou a l'ecart d'une manifestation; le pretexte est une broutille, typiquement un tag qui normalement donnerait lieu a un simple proces verbal et a une amende; l'affaire est dramatisee par une qualification demesuree (degradation aggravee, ...) et une garde a vue.

D'apres une information de presse, la maire de Strasbourg demande au prefet d'interdire les manifestations des le mardi soir (il est naturellement possible que ce soit le prefet lui-meme qui lui a suggere de le faire). Ce qui est certain, c'est que les arrestations des premiers jours, et surtout leur dramatisation, ont constitue une campagne de criminalisation qui a servi a preparer la montee en force de la repression qui a eu lieu le mercredi.

Il faut insister sur le fait que la manifestation du mercredi s'est d'abord deroulee pendant une heure et demie sans incident notable. Le bris d'une vitrine de banque dont il a ete fait grand cas a eu lieu apres les premieres charges de la police.

Si on reflechit a cette suite d'evenements, on ne peut pas croire que l'interdiction des manifestations a ete la consequence de la"degeneration" de la manifestation du mercredi. Ce qui est vraisemblable, c'est que l'attaque de la manifestation etait prevue comme etape finale de la criminalisation pour justifier l'interdiction.

Sur l'assemblee generale de la nuit du mercredi au jeudi

Il etait inevitable que cette repression particulierement brutale et la campagne de criminalisation qui l'a precedee exacerbent les divisions a l'interieur du campement. De toute facon elle constituait un choc.

Une attaque massive du campement par la police faisait partie des eventualites envisagees par le groupe Bertha. Elle etait consideree comme improbable mais les mesures a prendre etaient prevues. De la part de nombre de participants il y a eu une veritable paranoïa a ce sujet. Quelqu'un a pourtant fait judicieusement remarquer qu'elle devenait encore plus improbable, du moins dans l'immediat. Premierement, il ne servait a rien d'interdire les manifestations si le campement etait immediatement disperse. Deuxiemement, il etait tres vraisemblable qu'avant de faire intervenir la police, le prefet nous aurait fait signifier un ordre de deguerpir, ou alors la police aurait d'abord tente de provoquer des incidents a l'interieur du campement.

Quoi qu'il en soit, il n'y a pas eu d'exode massif le jeudi et la plupart des groupes qui avaient prevu de faire ou de continuer des actions en ville l'ont fait (bus noborder ZONE, presence devant la prison, rassemblement pour les prisonniers politiques...).

Les interventions en ville a partir de jeudi

Des le jeudi apres-midi, deux"groupes d'affinite"se sont reunis pour reprendre des manifs en ville. Il y a eu des interventions en dehors du campement jusqu'a la fin:

• plusieurs interventions du groupe Samba,
• rassemblement au palais de justice le vendredi pour le proces d'Ahmed,
• blocages de ponts dans la ville,
• occupation d'une peniche,
• manif a Kehl et nouveau blocage du pont de l'Europe,
• presence tres remarquee a la braderie.

Il est evident qu'elles ne pouvaient pas avoir la meme ampleur qu'avant et il est difficile d'an avoir une idee d'ensemble. En tout cas elles ont ete assez importantes pour que la police requisitionne des bus pour ramener les manifestants au bercail.

Dans l'ensemble, la repression a ete moins forte pendant cette deuxieme phase du campement. C'est sans doute largement du au caractere disperse des interventions. Malgre son admirable devouement et les renforts recus, la police ne peut pas etre partout a la fois. En plus, les agressions policieres avaient desormais comme resultat de rendre plus manifeste l'echec de l'interdiction.

Enfin, il y a eu le depart en cortege de"l'exode"qui a ete un succes tactique que nous n'avons pas su suffisamment exploiter. Ce point n'a pas a etre developpe ici.

Conclusion

En resume, deux points se degagent. Les evenements du mercredi ont ete prepares par une campagne de criminalisation du campement. L'agression (tres probablement calculee) contre la manifestation du mercredi a servi de pretexte a l'interdiction et n'en a pas ete la raison.

L'important est la persistance d'interventions en ville apres l'interdiction et jusqu'a la fin du campement. La prefecture de Strasbourg (et derriere elle l'Etat francais) ne se serait-elle pas comporte comme ces gens qui soulevent une lourde pierre pour se la laisser retomber sur les pieds?

Le Collectif Anti-Expulsions d'Ile de France

 

Vers une convergence de la lutte des Sans Papiers, refugies et migrants en europe

 

29.Jul.02 - Défendant leur liberté de mouvement, des représentants de collectifs de sans-papiers et réfugiés de France, Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Grande-Bretagne, Finlande, Etats-Unis se sont rencontrés au campement Noborder à Strasbourg (19 au 27 juillet 2002) afin de jeter les bases d´un mouvement de lutte autonome et Européen.

Les situations de désespoir que vivent les migrants en quête de régularisation doivent être mises en parallèle avec l'exploitation politique, économique et militaire que les pays industrialisés font subir à leurs pays d'origine.

Partout la clandestinité nourrit les pires systèmes d'exploitation, partout les procédures d'asile abandonnent leur finalité première pour devenir des antichambres d'isolement avant expulsion. Tout concourt à rendre l'étranger invisible. Aveuglement dont la conséquence ne peut être qu'une répression criminelle.

La répression s'harmonisant sur tout le territoire européen, chaque lieu de résistance à la dégradation des droits des étrangers en Europe est important.

Transmettre nos tactiques de résistance et de survie, informer sur nos actions, c'est élaborer une nouvelle entraide. Nous n'avons pas d'autres choix que de lutter pour nos droits ici, mais aussi dans nos pays d'origine, ensemble, réfugiés et sans-papiers quelles que soient nos nationalités, cultures ou langues.

Nous avons partagé nos expériences de luttes singulières et communes. Singulières car issues de contextes politiques locaux et d'histoires migratoires différentes, et communes car tendant vers de mêmes objectifs clairs et fondamentaux, l'abolition des politiques qui poussent les migrants dans l'illégalité.

Nous exigeons :

• la liberté de circulation • la régularisation inconditionnelle de tous les sans-papiers • la défense du droit d'asile • l'arrêt des expulsions • la fermeture des centres de détention et la libération des Sans-Papiers emprisonnés • la fin de la précarité des titres de séjour • l'abolition de l'assignation à résidence et de toute autre forme de restriction de résidence ou de déplacement. • l´abolition de la double peine • le droit à une vie digne pour tous

Les rencontres internationales sont un pas vers l´élaboration de pratiques d'échanges mettant fin à notre isolement. Nous devons nous rencontrer en tant que Sans-Papiers, en tant que travailleurs, en tant que citoyens...du monde.

23:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Y'a de la rafle dans l'air

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22 v'la la SDAT

 

Alors que de nombreuses arrestations de militants pour la liberté de circulation ont eu lieu lundi 15 février à l’aube à Paris, les services "antiterroristes" sont à la manoeuvre à Lyon depuis quelques jours.

Fin janvier, quelques jours après l’ouverture du Grand Lyeu deux personnes se font contrôler devant la porte. « Contrôle de routine » par la BAC. Les flics repartent avec un numéro de téléphone portable et deux identités.

Deux semaines plus tard un coup de fil : « bonjour, police du huitième, on aimerait bien discuter avec vous… ». Convocation informelle à Marius Berliet sans plus d’explications. C’est en fait un flic de la Sous Direction AntiTerroriste qui le reçoit, très détendu. Un flic sympa, qui dit du mal des bourrins de la BAC, qui joue au papa bienveillant dans le cours de la discussion. N’empêche il en profite pour interroger pêlemêle sur l’affaire de Chambéry, les tags et les actions en soutien aux inculpés de Vincennes et puis il aimerait bien savoir ce qui se passe dans les squats en ce moment. « Ce "grand lieu" il y a des gens dangereux à l’intérieur ? Des gens violents ? Est ce que vous discutez des black blocs ? Qui organise l’autodéfense le dimanche, les projections-débat, etc. ». Lui, c’est un super flic. Il court après les poseurs de bombe, pas les « gamins qui jettent des pierres sur la police ». Sous entendu « tu peux me raconter toutes ces broutilles que je donne l’impression de connaitre : et en balançant un maximum de nom si possible ».

A la différence de la DCRI, la SDAT n’est pas censée faire de la surveillance générale. Elle débarque parce qu’elle est saisie dans le cadre d’une enquête bien précise. Là ça peut être plusieurs choses : les suites de l’affaire de Chambéry, l’enquête en cours sur les actions de soutien aux inculpés de Vincennes, une enquête au long cours sur les ramifications des réseaux d’ultra-gauche. Dans tous les cas ces flics cherchent à établir des connexions, identifier les réseaux, voir qui traine avec qui… Et ce qui bloque le travail de la police jusque-là c’est que les gens se tiennent plutôt bien : d’où l’idée de recruter des sources d’information. Ça peut être un militant à qui on dit, au cours de son audition déjà par la SDAT, que sa démarche est juste mais qu’il faut se méfier des extrémistes violents qui pourraient profiter de la situation. Pourquoi pas les balancer ? En échange les flics se disent prêt à être plus "coulants" sur certaines luttes. Là c’est un peu la même : « je te passe un coup de fil dans deux semaines, on pourra rediscuter de où ça en est, le grand lieu, s’il se passe des choses ». Tentative un peu grossière pour recruter un indic… même s’il suffit souvent de se pointer à la convocation pour devenir indic malgré soi : on en dit toujours un peu plus, des noms sont évoqués, on confirme les soupçons de la police à demi mots, par des silences alors que jusque là on bavardait gentiment. Il n’y a pas de conversation anodine avec la police.

La SDAT à Lyon, c’est bien cohérent avec la note de 2008 qui enjoignait aux parquets locaux de faire remonter tous les faits intéressants à la juridiction antiterroriste de Paris(tags anti-prison, actions anti-carcérales ou de soutien aux sans-papiers) .

Récemment des tentatives pour recruter des indics ont eu lieu dans les mouvements des défense des animaux, dans les luttes lycéennes ou étudiantes. Au delà de ces convocations au premier abord farfelues ce contexte peut impliquer un niveau de surveillance accru : surveillance des téléphones (écoutes, géolocalisation, analyse des répertoires), des ordinateurs, des lieux (squats, appartements grillés) et des personnes (filatures par exemple à partir d’un lieu grillé, photos…).

Les bavardages dans le milieu ou au téléphone facilitent le travail des flics. Ils parlent de terrorisme, c’est des grands mots mais là ils en sont à faire leur boulot un peu chiant de ratissage super large. Donc ça en passe plutôt par de la discussion « informelle » et pas par une montée directe à Levallois avec garde à vue de 96 heures.

Le minimum, et le plus sûr, c’est de ne pas se rendre aux convocations qu’elles soient formelles ou non. Rien légalement ne nous y oblige. Au pire les flics viennent nous chercher. Au mieux ils lâchent l’affaire. A Paris, dans une affaire d’antiterrorisme visant la « Mouvance Anarcho-Autonome Francilienne » la décision a été prise collectivement, par des séries de discussions, de ne pas aller aux convocations. Ça facilite la vie aux gens qui se sentent en danger ou qui ont peur de ce qu’ils pourraient lâcher, à celles et à ceux qui ne veulent pas filer leur ADN ni tailler le bout de gras avec les flics. Et c’est le b.a-b.a pour leur griller le terrain, défendre nos solidarités et nos pratiques de lutte.

 


Témoignage de Hélène, du RESF de Paris Nord-Ouest, qui gère la liste des alertes rafles.

Date : 15 février 2010 23:38
Objet : Hélène; garde à vue

À 6h10, quatre hommes et une femme ont frappé à ma porte, ont dit que c’était la police. J
ai ouvert. Ils portaient des gilets pare-balles. Je ne me souviens plus si ils mont montré un papier dès leur arrivée. Je sais que jen ai signé un après mais ne me rappelle plus quoi. Ils mont parlé des «mes engagements politiques de gauche». Tout ce moment reste très flou, jétais surprise et je me demandais ce quil se passait.

Au bout d
’un moment ils m’ont dit chercher des bombes de peinture et m’ont parlé de destruction de DAB (distributeurs automatiques de billets). Ils ont cherché de la littérature subversive. Ils ont pris en photos des livres (le dernier de RESF, De la désobéissance civile…). Ils ont fouillé partout. Ils ont voulu voir les photos de mon appareil photos, m’ont demandé si j’avais des photos de manif. Ils ont photographié des notes sur l’occupation des grévistes. Ils ont emmené deux ou trois papiers qu’ils m’ont rendus. Ils ont embarqué mon CV. Ils ont voulu prendre mon ordi mais je leur ai expliqué que je n’avais plus internet depuis deux ans. Ils l’ont fouillé quand même sans l’emporter. Ils m’ont demandé mon portable et mon chargeur, qu’ils ont emporté. Je ne les ai pas récupéré. Ils m’ont dit que je pourrais le récupérer demain. Dans l’appartement ils m’ont parlé du centre de rétention de Vincennes. Ensuite nous sommes descendus dans ma cave. Ils y ont jeté un rapide coup d’œil.

J
ai été emmenée ensuite au 36 quai des Orfèvres. Jy suis arrivée vers 8 heures. Là jai eu le droit aux photos anthropométriques, prise dempreintes et mont fait me déshabiller, maccroupir et tousser. Jai des marques reconnaissables sur le corps quils ont prises en photos. Je leur ai expliqué que cétait une maladie génétique. Ils ont fait des commentaires se demandant si ce nétait pas contagieux…

Ensuite, vers 11 heures,  j
ai été interrogée pour ce qu’ils appellent linterrogatoire didentité (je suis plus trop sûre du terme) par un commandant de police. Ils sont remontés de ma scolarité primaire à mon diplôme professionnel, mont interrogée sur mes voyages et ensuite sur mes opinions politiques. Ils mont questionné sur mes activités militantes.

Je suis remontée en cellule. J
ai été ensuite changée de cellule car jétouffais dans celle où jétais (en gros quatre mètres carrés, pas daération pas douverture). Jai demandé à voir un médecin que jai vu une heure après environ.

Il m
a été demandé de faire un test ADN. Avant javais dit que javais le droit de refuser. Il ma été répondu que je pouvais être jugée pour ça et que de le faire était le meilleur moyen de prouver mon innocence. Je lai donc fait.

Vers 16h30 j
ai été vue à nouveau «pour les besoins de lenquête». Mon téléphone portable a été évoqué à nouveau. Il ma été dit queffectivement cétait pour cela que jétais là. On ma demandé si javais participé à des actes de violences (destruction de DAB, investir la préfecture ou la CAF), mont interrogé sur mes connexions internet, les sites que je visite, mes moyens dinformations et si je connaissais des gens qui avaient commis des actes de violence (ai répondu pas à ma connaissance) ou entendu parler dactes de violence. Ils ont beaucoup insisté pour savoir ce que savais des banques qui dénoncent les sans-papiers, ce que jen pensais et ce que je pensais des actes violents.

La fin de ma garde à vue a été prononcée à 19h35. Je suis sortie après 13 heures 20 de garde à vue.

Hélène

Liste de discussion du réseau
Éducation sans frontières, 16 février 2010.

15:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

DEVENEZ-VOUS MÊME.COM - Les appelés du contingent ont joué les cobayes lors des essais nucléaires en Algérie

Le 13 février 1960, la France procédait à son premier essai nucléaire en Algérie. Le Costarmoricain Armand Jolivet a vécu les troisième et quatrième tirs. Il en garde d'importantes séquelles physiques.

A lire également :
> Il y a cinquante ans, l'opération "Gerboise bleue"


«On est face contre terre. Il y a d'abord un énorme éclair comme la foudre, un gros boum et puis un immense souffle capable d'envoyer un homme à terre». Armand Jolivet s'en souvient comme si c'était hier. Pourtant, cinquante années ont passé. L'explosion d'une bombe nucléaire, ça ne s'oublie pas comme ça. En 1960, le Breton, aujourd'hui installé à L'Hermitage-Lorge (22), a tout juste 20 ans. Il effectue son service militaire en Algérie. Armand Jolivet est sous-officier spécialisé dans le transport. D'abord affecté au nord du pays, il file vite vers le Sahara où se déroulent les essais nucléaires.

Deux explosions à 16km du point zéro

«On m'a dit: ?vous allez dans le sud. Vous aurez une bonne paie, moins d'opérations et du soleil?. En fait, j'ai été volontaire désigné d'office», raconte-t-il laconiquement. Armand Jolivet rejoint la base d'Hamoudia... à 16km de l'endroit des explosions. Le point zéro. Pour le soleil, l'armée n'a pas menti. Il fait entre 60 et 85ºCen pleine journée. Armand est responsable du parc de véhicules et chargé de transporter le matériel mais aussi le personnel civil et militaire au point zéro. D'octobre1960 à juillet1961, il multiplie les missions sur place. Sans réelle protection. «Normalement, on devait porter une combinaison, des bottes, des lunettes et des masques. Mais il y avait une paire de lunettes pour dix et il faisait trop chaud.» Du coup, la combinaison est souvent ouverte ou remplacée par un simple tee-shirt. Les bottes laissent place à des espadrilles.Armand décrit des scènes identiques lors des troisième et quatrième explosions qu'il a vécues à 16km de là. Gerboise rouge le 27décembre 1960 et Gerboise verte le 25avril 1961. Militaires et civils n'ont alors pas conscience du danger. «On ne nous a jamais dit qu'il y avait un risque de contamination. Pourtant des gens savaient puisqu'avant il y avait eu Hiroshima et Nagasaki. Je pense qu'on a servi de cobayes. On a testé le matériel... et les bonshommes».

«On souffre dans l'indifférence»

Un sentiment renforcé par ce que le Breton a vu sur place. «Ils exposaient du matériel, des véhicules et même des animaux pour mesurer les effets de la bombe. Après l'explosion, le sable était brûlé, les camions détruits. Ça faisait peur». Armand Jolivet aurait voulu montrer cela. Mais au moment du retour, l'armée lui a confisqué des centaines de photos du point zéro. Il a par contre rapporté sa combinaison irradiée. «Drôle de souvenir!» Il est surtout revenu avec de gros soucis de santé. «En quittant Hamoudia, je pesais 47kg. J'étais squelettique. J'ai passé un mois dans un centre de convalescence et j'ai perdu toutes mes dents du haut en un an». Depuis, les pathologies s'enchaînent pour le vétéran des essais nucléaires. Inflammation de la plèvre, colite ulcéreuse, inflammation du colon, spondylarthrite ankylosante. Beaucoup trop pour Armand, pas assez pour l'État qui n'indemnise que 18 maladies. «Je n'ai pas de cancer donc je ne peux rien espérer.Je souffre dans l'indifférence mais je me battrai jusqu'au bout», termine Armand, à l'aube de ses 71 ans.

  • Dominique Morvan
article sur 20 Minutes
Mis à jour le 16.02.10 à 14h11
Lucien Parfait, un ancien militaire français incorporé dans le Sahara de 1960 à 1962, pose, le 26 février 2009 à son arrivée au Palais de Justice de Paris
Lucien Parfait, un ancien militaire français incorporé dans le Sahara de 1960 à 1962, pose, le 26 février 2009 à son arrivée au Palais de Justice de Paris/AFP PHOTO OLIVIER LABAN-MATTEI

DEFENSE – Le rapport classé «confidentiel défense» est accablant…

Une partie du secret est levé. Un rapport révélé par le Parisien - Aujourd’hui en France lève le voile sur la campagne française d’essais nucléaires dans le Sahara algérien entre 1960 et 1966.

L’existence de manquements aux règles élémentaires de sécurité durant ces opérations et les conséquences dramatiques sur la santé des militaires, malgré les témoignages des vétérans, a toujours été un secret très bien gardé.

Ce rapport, classé «confidentiel défense» et intitulé «la Genèse de l’organisation et les expérimentations au Sahara», aurait été rédigé selon le quotidien par un ou des militaires anonymes en 1998, l’année de l’abandon définitif des essais nucléaires. Il montre que lors des premiers essais atomiques au début des années 1960, la priorité absolue pour les scientifiques et les militaires, était d’obtenir la bombe. Quelles que soient les conséquences humaines.

Masque anti-poussière
On apprend par exemple que l’armée a demandé à certains militaires de remplacer leur masque à gaz par un masque anti-poussière. Le rapport est sans appel, selon le Parisien: «les appelés du contingent servaient de cobayes».
M. L.

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Reggane sacrifié pour la course à l’armement
«Gerboise bleue», un crime contre l’humanité
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Par Rachida Merkouche

Le 13 février 1960, la guerre pour l’indépendance de l’Algérie entrait dans sa troisième année. Ce jour-là, la France coloniale commettait l’un des crimes les plus abominables que l’humanité ait connus. La région de Reggane, à 150 kilomètres d’Adrar, a été le théâtre d’une explosion quatre fois plus puissante que
la bombe larguée sur la ville japonaise d’Hiroshima quinze ans plus tôt, durant la Seconde Guerre mondiale. Après cette démonstration de force de la remière puissance au monde, il n’était pas question pour la France de rester en marge de la course à l’armement nucléaire, et de laisser seuls dans le club des «privilégiés» les Etats-Unis d’Amérique, l’ex-Union soviétique et la Grande-Bretagne. Il avait été décidé en 1954 par Pierre Mendès France que l’ancien empire colonial deviendrait une puissance nucléaire, et c’est le premier président de la Vème République qui a parachevé le travail, le 22 juillet 1958, en fixant la date du premier essai au premier trimestre de l’année 1960. Reggane était le site choisi pour le premier tir qui portait le nom de code «Gerboise bleue», et son sort allait être scellé pour toujours. La population de Reggane, estimée à 8 000 habitants selon les statistiques de l’administration coloniale à cette époque, ignorait ce qui allait se passer alors que le site avait déjà été choisi par l’armée française en juillet 1957 pour abriter le champ de tirs, à seulement 50 kilomètres de la zone habitée. Ce 13 février 1960 à 7 h 04 mn, ils ont été surpris par le souffle de la déflagration. Une boule de feu dévorait le ciel avant
de retomber en une pluie de poussières qui allaient recouvrir la région et changer son destin et celui de ses habitants, qui n’étaient pas les seuls à en subir les effets dévastateurs. Parmi les 24 000 hommes ayant séjourné à Reggane avant et après l’opération, des travailleurs algériens engagés dans la réparation de l’effroyable manœuvre sans rien connaître de ce qui se préparait et sans aucune protection. Ils ignoraient tout du travail qu’il leur avait été demandé d’accomplir et de l’usage qui serait fait des équipements qu’ils étaient en train de transporter. Pis, non contents de ne pas avoir averti les habitants du danger, les militaires chargés de mener cette première expérience qui devait faire de leur pays une puissance nucléaire étaient déterminés à tout mettre
en œuvre pour son succès, poussant la cruauté jusqu’à attacher à des poteaux 150 prisonniers de guerre algériens, à un kilomètre de l’épicentre de l’explosion, afin de tester sur ces cobayes humains les effets des radiations. Ces derniers ont été désagrégés, leurs corps partis en fumée. Quant aux effets sur la population et les nombreux travailleurs enrôlés pour cette tâche, ils sont innombrables et se sont étalés sur le temps. Des cancers du poumon, de la peau et du sang ont causé la mort de beaucoup de personnes alors que d’autres souffrent encore, et des malformations affectent les enfants nés de parents contaminés. La sécheresse, la disparition de la végétation et la mort des animaux sont également les conséquences de la radioactivité de la région de Reggane. La puissance de feu de la bombe nucléaire française avait tout dévasté. Les trois premières puissances avaient brandi l’interdiction d’effectuer des essais atmosphériques, mais la France coloniale était passée outre du moment que c’était les Algériens qui allaient en être les victimes. D’ailleurs, trois autres explosions aériennes dont le taux de contamination est de 22 fois supérieur aux normes autorisées suivront à Reggane. Aucune opération de écontamination n’a été entreprise par la France avant son départ, les déchets enfouis dans le sable ont émergé sous l’effet de l’érosion, vestiges de la barbarie et témoins d’un crime contre l’humanité.

R. M.   


L’armée française a délibérément exposé ses soldats à des radiations lors des essais nucléaires atmosphériques au début des années 60 en Algérie, à des fins d’expérimentation, selon un rapport militaire. Le document intitulé “La Genèse de l’organisation et les expérimentations au Sahara” aurait été rédigé “par un ou des militaires anonymes”. “Il daterait de 1998”, après l’abandon définitif des essais.

Le ministre de la Défense affirme qu’“une synthèse de ce rapport avait été faite en janvier 2007 par le ministère de la Défense et diffusée”. Une deuxième synthèse a été également réalisée sur les essais en Polynésie. La synthèse publiée en 2007 relatait “les expérimentations tactiques durant les opérations Gerboise verte et Gerboise rose”, explique le ministre Hervé Morin.

Des soldats français ont-ils été exposés délibérément aux essais nucléaires menés par la France dans les années 1960 en Algérie. Le ministre de la défense Hervé Morin a réagi à la publication de ce rapport confidentiel.  (1'00")

Des soldats français ont- ils été exposés délibérément aux essais nucléaires menés par la France dans les années 1960 en Algérie ? C’est ce que relate un rapport militaire confidentiel. Jean-Paul Tessonière avocat de l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires.  (1'58")

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