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27/06/2010

G20 Toronto Riot Porn - "Manifestation" - "heurts" - " Voiture qui brûle" et arrestations arbitraires...

Faut avouer que c'est quand même moins spectaculaire qu'un hôtel en flamme...

 

 

Manifestation d'opposants au G20: heurts et voiture incendiée à Toronto

 

 

Manifestation d'opposants au G20: heurts et voiture incendiée à Toronto

Des heurts entre policiers et militants radicaux ont éclaté samedi à Toronto en marge de la manifestation des opposants au G20, et une voiture de police a été incendiée, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des heurts entre policiers et militants radicaux ont éclaté samedi à Toronto en marge de la manifestation des opposants au G20, et une voiture de police a été incendiée, a constaté un journaliste de l'AFP.

piqué au tas chez Le Point - 26/06/2010
Burn_M.FM_Burn.jpg

 

World Summit

G20 Chaos

In Pictures: Protesters torch cruisers, smash windows, clash with police.

 

Face off

In Pictures: Tensions high as raucous crowds march through Toronto on Friday.

 

Peut-être est-ce trop demander aux médias de faire sens d'une mobilisation aussi large que celle contre le Sommet du G20 à Toronto. Ainsi, le reportage de l'envoyé spécial de La Presse ne comprend rien à ce qui se passe et ne voit que du chaos dans les rues (mais il a ramené un beau vidéo de riot porn!). Comment a-t-il pu passer à côté de l'information de base? Mystère..

La journée d'aujourd'hui a commencé très tôt pour certain-e-s militant-e-s à Toronto. Comme nous le rapportions en début d'après-midi, entre 10 et 14 montréalais et une demi-douzaine de torontois, des organisateurs clefs de la mobilisation, ont été arrêtés au petit matin et accusés de «complot pour commettre un méfait». Comme si ce n'était pas suffisant, un organisateur en route pour une conférence de presse de protestation a lui aussi été arrêté. Quatre de ces personnes sont encore en prison, il y aura comparution lundi.

Ensuite, une grande manifestation unitaire ouvrait la journée de mobilisation. Selon les différents sites de médias alternatifs, on parle d'environ 10 000 personnes. Par la suite, comme c'était prévu au programme, un large contingent anticapitaliste [et pas seulement un black bloc comme l'indique cette photo] a continué la marche pour une convergence intitulée «Get Off The Fence» organisée par le Southern Ontario Anarchist Resistance (SOAR, cliquez pour comprendre le jeu de mot...).

C'est cette seconde convergence, qui voulait faire résonner la résistance au sens fort (extrait du communiqué: «Cette action sera militante et confrontationnelle, nous cherchons à humilier l'appareil de sécurité et faire regretter aux élites de Toronto d'avoir laissé le G20 se tenir ici»), qui a mené les attaques contre les symboles du capitalisme mondialisé (Starbuck, banques, etc.). La rumeur sur Twitter veut que les flics aient abandonnés de vieille autopatrouilles dans les rues comme leure. Que ce soit vrai ou pas, il reste qu'au moins deux d'entres elles [dont une qui était abandonnée dans la rue depuis plus de 2 heures!] ont brûlées. Tous le quartier des affaires a complètement été bloqué. Même le transport en commun ne fonctionne plus (et ne sera rétabli que demain matin).

À l'heure où nous écrivons ces lignes, la police aurait procédé à 130 arrestations [mais on rapportait en début de soirée samedi des descentes dans des appartements privés, donc ce chiffre pourrait s'alourdir]. Malgré le fait que les manifestant-e-s aient respecté les différentes zones désignées et n'aient pas mélangés casse et sit-in, il semble que la police ait envahi toutes les zones désignées pour les manifestations pacifiques... Tout en étant bien incapable de mettre fin aux actions de la convergence «Get Off the Fence».

Un street party de solidarité est appelé devant le centre de détention dès minuit. Plus de détails demain. En attendant, lâchez vos tévé si vous voulez des infos valables et ploguez-vous sur http://2010.mediacoop.ca/

Vidéos pris sur le site Torontoist qui fait une couverture live du G20 (et y'a vraiment pas juste de la riot porn!)

piqué au tas chez Voix de faits - 27/06/2010

 

Police have arrested an estimated 100 peaceful protesters

Interview with Ben Powless

» Download file 'powless-interview.mp3' (4MB)


http://toronto.mediacoop.ca/sites/mediacoop.ca/files2/mc/imagecache/bigimg/IMG_7630.jpg


Protesters trapped in front of Novatel by police. Photo: Activestills

Mohawk activist Ben Powless
Mohawk activist Ben Powless

Mohawk activist Ben Powless describes the scene at the Novatel Hotel at 1am on Saturday night.

An estimated 150 peaceful protesters have been arrested (they were given no option to leave).

The remaining 50 peaceful protesters are trapped by the police in front of the Hotel, where workers are on strike for basic benefits.

Read more about the Novatel strike here.

 

00:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/06/2010

Soirée de soutien au prochain No Border Camp à Bruxelles samedi 3 juillet 2010

affiche_noborder_3juillet_b.png

Samedi 3 juillet, à partir de 21h au Bocal Royal
(Rue Royal 123 à 1000 Bruxelles)


Avec :
- DJ Local Position Soundsystem
- DJ Jahroen
- DJ No Border


Entrée : prix libre


En soutien au prochain No Border Camp de Bruxelles

Infos, affiches & flyers:  http://www.noborderbxl.eu.org/spip.php?article55

16:58 | Lien permanent | Commentaires (0) |

L'arme de la Critique de ta mère ne saurait remplacer la Critique par la Kalach

Ta mère en Kalach

 

 

Une femme apprêtée, colliers de perles et blush rose pétard, qui fusille du regard. Des doigts bagués qui se craquent. Une main délicate qui se crispe sur une Kalachnikov. Et c’est parti, du bon gros stoner balance ses gimmiks menaçants et quatre dames issues des confortables suburbs américains mitraillent, littéralement, le spectateur. Quand Wisteria Lane rencontre Sons of Anarchy, ça envoie le bois.

Peut-être même un peu trop, puisque cette vidéo est une campagne de Amber Watch Alert, qui vise à bannir les armes des foyers US. « Vous n’avez pas besoin d’une arme pour protéger votre enfant » lance la vidéo. Le problème, c’est que le résultat est tellement décalé que ça donnerait presque envie de voir ces dames très distinguées s’emparer de bazookas et de lance-flammes. par Andréa Fradin

 

piqué au tas chez Libération.freuh - 25/06/2010

09:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/06/2010

Toronto G8-G20 : une loi qui augmente les pouvoirs des policiers - décision sur l'utilisation des canons à sons

 

Une loi secrète pour accroître le pouvoir policier

 

Le gouvernement libéral de l'Ontario défend sa décision d'avoir adopté en secret une loi qui accroît les pouvoirs des policiers de procéder à des arrestations durant les sommets du G8 et du G20.

Les détracteurs de la mesure affirment toutefois que l'Ontario ressemble maintenant à une «dictature de bananes».

Le ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, Rick Bartolucci, a expliqué vendredi que la réglementation permet aux policiers d'interpeller toute personne qui s'approche à moins de cinq mètres des clôtures de sécurité entourant le site du sommet du G20 à Toronto.

Les contrevenants pourront ensuite être arrêtés s'ils ne sont pas en mesure de s'identifier.

Il a précisé que c'est la même vieille loi, datant de 1939, qui permet aux policiers de fouiller des personnes qui se présentent à la cour et qu'on vient tout simplement d'étendre au périmètre de sécurité du G20 pour une semaine. Les policiers peuvent exiger une pièce d'identité des personnes se trouvant près de clôtures de sécurité et toute personne qui refuse s'expose à deux mois de prison et à une amende pouvant atteindre 500 $.

Les nouvelles règles ont été adoptées le 2 juin par un comité du cabinet provincial. Leur existence n'a été révélée que lors de l'arrestation d'un homme de 31 ans.

«Il n'y a rien eu de secret, s'est défendu le ministre. Le procédé normalement appliqué aux règles a été respecté.»

Il estime aussi qu'il revient à la police d'expliquer pourquoi les nouvelles règles n'ont pas été rendues publiques.

M. Bartolucci a beau insister pour dire que des mises à jour semblable sans débat au Parlement sont routinières, l'opposition fulmine.

«Les lois secrètes qui mènent à l'arrestation et à la détention des gens, comme celle-ci, sont les caractéristiques d'une dictature de bananes», a dit le député néo-démocrate Peter Kormos.

L'Association canadienne des libertés civiles estime pour sa part que les nouvelles règles sont dangereuses. Octroyer plus de pouvoirs aux policiers pour le sommet du G20 est une utilisation «inappropriée» d'une loi qui vise à protéger les édifices publics, dit l'organisme.

«Ça a été fait en secret, a déclaré la porte-parole Nathalie Des Rosiers. Ça n'a pas été fait d'une manière qui aurait permis une contestation devant les tribunaux.»

Le chef de police Bill Blair, qui a réclamé la nouvelle loi, insiste pour dire que son service n'a pas obtenu de nouveaux pouvoirs radicaux, ajoutant que tout ce que veut la police est d'avoir l'autorité indiscutable de maintenir un périmètre de sécurité le long des clôtures de la zone interdite.

«Nous ne voulons pas nous trouver dans une situation, et nous ne demandons pas, des pouvoirs extraordinaires pour arrêter nos citoyens», a dit M. Blair.

Un groupe d'opposants a été créé vendredi sur le site Facebook pour condamner la réglementation, la qualifiant d'atteinte sérieuse aux droits et libertés.

La réglementation est entrée en vigueur lundi et le demeurera jusqu'à lundi prochain, lorsque le sommet du G20 prendra fin à Toronto. Keith Leslie

 

piqué au tas chez La Presse Canadienne - Toronto - 25/06/2010


Canons à son trop forts aux G8-G20

Un tribunal canadien a ordonné aux policiers assurant la sécurité des sommets du G8 et du G20 de ne se servir de leurs quatre canons à son, utilisés notamment contre les manifestants, qu'en réduisant leur puissance. La Cour supérieure de l'Ontario a ainsi donné seulement en partie raison à l'Association canadienne des libertés civiles qui cherchait à obtenir une injonction interdisant totalement le recours à ces engins qu'elle considère comme des armes dangereuses.

Les engins appelés LRAD (Long Range Acoustic Devices) peuvent émettre des sons de 150 décibels capables d'atteindre une personne à deux cents mètres. Ils sont audibles à plusieurs kilomètres. La police, pour qui les canons à son sont à la fois un outil anti-émeute et un moyen de communication, ne pourra donc les utiliser qu'en réduisant le volume au maximum, pour diffuser des messages adressés aux manifestants.

Le juge David Brown a ordonné à la police de "s'abstenir d'utiliser la fonction Alerte" des canons à son. Ce mode de fonctionnement consiste à émettre un son strident de grande puissance pouvant endommager l'ouïe de la personne visée. Devant la cour, le président de l'organisation syndicale du Congrès du travail du Canada, Ken Georgetti, également opposé à l'usage des canons à son, a regretté leur présence dans les rues de Toronto, y compris s'ils ne sont pas utilisés, en affirmant qu'elle dissuadait de manifester des personnes ayant le droit légal de le faire.

piqué au tas chez Le Figaro - 25/06/2010

 

Le pouvoir policier accru

 

Les policiers sont prêts à faire face aux manifestants.

Photo: AFP/Jemal Countess/Getty Images

Les policiers sont prêts à faire face aux manifestants.

Le 2 juin dernier, le gouvernement ontarien a adopté une loi secrète qui augmente le pouvoir policier durant les sommets du G8 et du G20. Des critiques comparent cette loi à la Loi sur les mesures de guerre.

Ainsi, la réglementation permet aux policiers d'appréhender toute personne qui s'approche à moins de cinq mètres des clôtures de sécurité entourant le site du sommet à Toronto.

Les policiers peuvent également exiger une pièce d'identité des personnes se trouvant près de clôtures de sécurité. Toute personne qui refuse de s'identifier s'expose à deux mois de prison et à une amende pouvant atteindre 500 $.

Une porte-parole du ministère de la Sécurité communautaire de l'Ontario affirme que la Loi ontarienne sur la protection des biens publics existe depuis 1939 et qu'elle a tout simplement été étendue au périmètre de sécurité du G20 pour une semaine.

La loi en question donne aux policiers le pouvoir de demander aux gens de s'identifier et de fouiller n'importe qui.

L'utilisation du canon sonore permise

Par ailleurs, la Police provinciale de l'Ontario (PPO) modifie ses règles d'utilisation du canon sonore durant les manifestations du G20.

Elle se plie ainsi à une ordonnance de la Cour supérieure, qui vient de statuer que la fonction alerte de ces porte-voix doit être utilisée de façon limitée et à une distance d'au moins 75 m des manifestants pour protéger l'ouïe des personnes.

Le juge rejette toutefois l'argument de l'Association canadienne des libertés civiles selon lequel les canons sonores violent la liberté d'expression des manifestants. Ainsi, leur utilisation sera permise.

Le canon sonore émet un son strident qui aide les policiers à disperser les manifestants.

Des groupes de défense des droits civils demandaient une injonction pour interdire son utilisation.

Un policier tient le canon sonore LRAD-X 100 au cours d'un exercice de sécurité et de contrôle des foules tenu à Toronto le 3 juin dernier, en prévision du sommet du G20.

Photo: La Presse Canadienne /Frank Gunn

Un policier tient le canon sonore LRAD-X 100 au cours d'un exercice de sécurité et de contrôle des foules tenu à Toronto le 3 juin dernier, en prévision du sommet du G20.

piqué au tas chez www.radio-canada.ca - 25/06/2010

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Ôte ta moustache, on t'a reconnu... Charlie !


 

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23/06/2010

Basse intensité, Marseille, un ancien journal, son site répertorié comme nuisible?!?

 

Le site Basse intensité est répertorié (encore) par google/firefox comme nuisible. Pourtant il a été nettoyé...

A Marseille, un journal de contre information existe depuis un bail. Il se nomme Basse Intensité. Le site qui le représente est presque inaccessible : il est simplement bloqué !! Le site a été piraté? vérolé?...

Les auteurs de Basse Intensité sont perplexes, mais perso je me demande s'ils ne se seraient pas trompé quant à l'origine de cette censure finale (*), et donc, que ce site soit répertorié comme étant nuisible non pas à cause d'un virus/code malveillant, mais pour des raisons différentes - cherchez bien... (le message suivant indique que non : des pages ont été modifiées)

Le site a été infecté (virus ou hacker ?) et certaines pages modifiées à notre insu. Pour cela, l'accès à ce site est interdit par certains moteurs de recherche pour une durée limitée. Tout a été réinstallé et cette version est nettoyée. Désolé si nous avons avons causé des désagréments...


Et donc, le site Basse Intensité est toujours répertorié comme nuisible alors qu'il ne l'est plus, (s'il l'a vraiment été un jour)....

Ce dont je doute : quand un site est nuisible, le plus souvent c'est à cause d'une personne malintentionnée, qui pratique le phishing. Cette personne envoie donc des milliers-ions de mails avec un lien à cliquer, menant vers une page page piratée, ou encore vers un hébergement gratuit anonyme, bref, vers une page contenant un code malveillant. Ce code récupérera pour le voleur, toutes les infos possible et imaginables présentes sur l'ordinateur de la victime. (mots de passes, nom et prénom, nom de l'ordinateur, etc etc...) Ou mieux! Capturera les infos que la victime tapera en toute confiance, via un faux formulaire (numéro et code confidentiel de CB, numéro de compte, etc) imité à la perfection.

Alors l'a-t-il vraiment été un jour (nuisible) ce site?
J'en doute! Pourquoi? Simple : ce genre de site est gênant pour l'état.

Jugez vous même : Basse intensité 2007 - 2009 (PDF, 52 pages - 8.93 Mo)

De toutes façon, le site a été nettoyé (voir plus haut) du header au pied de page! MAIS il est toujours répertorié comme un site nuisible. L'obstacle pour accéder au site est bien flippant.

J'insiste là dessus : le site de Basse Intensité a été nettoyé par le webmaster. Pourtant une page bien effrayante vient remplacer la page d'accueil. Il faut indiquer spécifiquement qu'on se fout de niquer son ordinateur, et qu'on veut quand même aller sur cette page. Pour l'internaute lambda c'est une raison quasi immédiate de ne pas finalement aller sur ce site. A chaque lien, le même manège recommence : site malveillant, etc...

Apriori, ces notifications se trompent pas souvent. Mais là, soit c'est un simple retard (vu que de toute façon le site a été corrigé), soit c'est du sabotage.

Toujours est il que c'est limite quand même. Surtout pour une plate forme de VRAIES informations. Non contrôlées par le gouvernement. Indépendantes. Réunies par des éléments du petit peuple. Pour le petit peuple. C'est ça qui les dérange!

Vous pouvez aller sur le site de Basse Intensité en toute confiance.
Anarzone s'en porte garant.


Informations à Marseille, non estampillées ETAT : http://basseintensite.internetdown.org/

(Sic!) Voilà, c’est fini... L’émission Basse Intensité s’est arrêtée ce 26 août 2009 après deux années de diffusion à Marseille. Rien de triste à cela. Rien, sinon l’annonce de nouvelles rencontres, envies et projets pour en finir avec... ce-monde-de-merde... Le site sera parfois alimenté de nos lectures et trouvailles. Les archives restent disponibles.

(*) Sans être parano, il s'avère que depuis quelques années, le gouvernement pense qu'il a tout intérêt à filtrer le net, et censurer les sites qu'il veut, sans préavis, ni prévenir le webmaster ou l'hébergeur (et si l'hébergeur est prévenu et/ou à l'origine de la censure, il y a encore quasi systématiquement possibilité qu'il ne prévienne pas le webmaster, surtout si l'hébergement est gratuit). Sans être parano, ça ne m'étonnera pas lorsqu'on me dira que tel FAI/hébergeur est complice de l'état, pour s'éviter une faillite soudaine et inexpliquée, par exemple, ou simplement pour montrer sa bonne volonté. Le message (citation ci-dessus) indique que des pages ont vraiment été modifiées à l'insu du pein gré du webmaster...

Lien direct pour l'article :

 

Idem, je suis allé sur Basse Intensité, no problemo (Probe).

14:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Mise à plat de la réglementation sur le armes sur fond de procès des émeutes de Villiers-le-Bel.

 

Pour le terrorisme d'État, rien n'est laissé au hasard, tant est si peu que le hasard amène aussi quelques fois sont lot de surprise, le système ayant compris que pour assurer sa survie, il était préférable pour lui de continuer à "être capable d'encaisser les coups (et, au passage, faire fonctionner le tiroir caisse et la promotion du tout sécuritaire), plutôt que de les empêcher".

 

Tu auras remarqué, amiE de lutte, que c'est ouvert cette semaine un procès, celui des " 5 de Villiers-le-Bel", dont tu pourras prendre connaissance ici et .

 

Tu ne seras pas étonnée, si dans la presse, fleurissent maintenant différents articles, ne traitant pas directement de l'affaire du procès, mais apportant leurs contributions au brouillage de pistes par une large diffusion de soi-disantes informations au sujet de :


1 - la mise en place d'une nouvelle réglementation sur législation pour un contrôle des armes à feux.

2 - la psychose sur la propagation des armes dans les banlieues.

3 - les armes factices, vrais jouets et fausses répliques.

4 - la complainte des représentants de la "petite propriété".

 


 

"Toute propagande efficace doit se limiter à des points fort peu nombreux et les faire valoir à coups de formules stéréotypées aussi longtemps qu'il le faudra, pour que le dernier des auditeurs soit à même de saisir l'idée." (A.H. Mein Kampf - 1925).

 

Je précise, amiE de lutte, que la citation d'A.H. ne pourra, en aucun cas et d'aucune manière, être confondue avec une quelconque promotion ou adhésion aux idées du livre d'où elle est tirée.

Le Figaro a mis en tête de son article ci-dessous une photo d'un Ruger P 08.

 

 

Les armes à feu en France


Nul ne sait exactement combien d'armes à feu circulent en France.


Nul ne sait exactement combien d'armes à feu circulent en France. Crédits photo : AFP


Le difficile recensement des armes à feu en France

Le fichier officiel mis en place depuis 2007 sous-estime le nombre réel d'armes, pourtant essentiel à connaître pour espérer les contrôler.

Nul ne sait exactement combien d'armes à feu circulent en France. Pour remédier à cette situation, un fichier national a été mis en place en 2007. Baptisé «application de gestion du répertoire informatisé des propriétaires et possesseurs d'armes» (Agrippa), il recense actuellement 3.286.641 armes en circulation. Bien loin de la fourchette basse donnée par les associations de chasseurs : 5 millions.

«Il y a un calcul qui est simple, détaille Yves Gollety, président de la chambre syndicale des armuriers de France. Avec 1,5 millions de chasseurs en France, dont on peut estimer que chacun possède trois armes, on arrive facilement à 5 millions.» Les 140 000 tireurs sportifs, deuxième vivier de détenteurs d'armes, possèdent quant à eux entre 700.000 et 800.000 armes. Ce qui fait un premier total avoisinant les 6 millions d'armes.

Pourquoi un tel décalage avec les chiffres officiels ? «D'une part, explique Yves Gollety, parce que le fusil à un coup à canon lisse, le plus utilisé par les chasseurs, n'est pas encore répertorié : il le sera à partir de l'année prochaine, suite à une directive européenne. Ensuite, parce qu'Agrippa ne recense que les armes nouvellement déclarées, ainsi que celles déclarées dans les préfectures depuis 1995… Il faudra donc encore quelques années pour que ce fichier nous permette d'avoir une idée plus juste du nombre d'armes détenues en France.»

«Il faut savoir quelles armes on compte»

A 6 millions, l'écart est encore important par rapport aux 19 millions estimées par l'étude internationale Small Arms Survey (voir le tableau ci-dessous). Mais celle-ci prend en compte toutes les armes, même les plus anciennes. «Toute la question est de définir ce qu'est une arme, relève Yves Gollety. Est-ce qu'on ne compte que les armes modernes, ou également celle des collection ? Doit-on comptabiliser les armes qui ne sont plus en état de marche, celles pour lesquelles il n'existe plus de munitions ?»

«Le décompte précis des armes pose problème en France parce que c'est un pays où le monde paysan a été historiquement très important et qui compte une grande tradition de chasse, complète Patrice Bouvenet, président de l'Observatoire des armements à Lyon. La seconde guerre mondiale a également laissé un important stock d'armes que les collectionneurs possèdent toujours. Du coup, il y a un décalage entre le nombre d'armes réellement en service et le nombre total.»

Aux 6 millions d'armes déjà estimées, il faut donc ajouter les millions d'armes qui ont été détenues par les chasseurs dans le passé et qui n'ont pas disparu de la circulation. Il faut également inclure les centaines de milliers d'armes détenues par les 300.000 policiers et gendarmes de l'Hexagone, ainsi que par l'armée française. Le marché illégal du banditisme, lui, ne concerne que quelques dizaines de milliers d'armes (lire ci-dessous). Au total, les experts concluent à une estimation réaliste de 10 à 15 millions. La marge qui subsiste, si elle peut sembler importante dans l'absolu, ne l'est pas tant du point de vue de la sécurité. Elle correspond en effet à des armes de collection, dont la plupart sont inoffensives.

 


«99% des armes prohibées viennent des pays de l'Est»

Trois questions à Yves Gollety, président de la chambre syndicale des armuriers de France.

Quelle est la réalité du marché des armes à feu en France ?

Le marché légal est en forte baisse, de l'ordre de 80.000 armes vendues par an, toutes catégories confondues. En 1993, on était à 300.000. Depuis, il y a eu la nouvelle législation (lire ci-dessous) qui ne permet de vendre qu'aux chasseurs et aux tireurs, dont le nombre diminue par ailleurs. Il y a ensuite deux marchés parallèles d'armes légères. D'une part, celui des collectionneurs, inoffensif du point de vue de la sécurité publique. D'autre part, celui de l'arme prohibée, qui correspond aux malfrats et au grand banditisme. Même s'il y a objectivement moins de braquages ou de meurtres que par le passé, ils sont de nos jours plus médiatisés et surtout plus spectaculaires, avec un banditisme moins professionnel et excessivement violent.

Où se fournit le grand banditisme ?

Avant, ces armes provenaient surtout des stocks de la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui, 99% d'entre elles proviennent, directement ou non, des pays de l'Est, comme l'ex-Yougoslavie. L'Albanie, qui a longtemps eu peur d'être envahie par ses voisins, avait multiplié les dépôts d'armes à l'intérieur de ses frontières : autant de caches qui ont ensuite été pillées et dont les armes se retrouvent désormais sur le marché noir. Aujourd'hui que la mode est à la kalachnikov, beaucoup d'armes reviennent du continent africain, où de nombreuses zones de guerre subsistent.

Peut-on parler d'une économie parallèle ?

Non, c'est un marché qui concerne de faibles quantités d'armes. Le trafic d'armes en France, c'est risqué, ça peut coûter très cher. Or ça ne rapporte rien, par rapport au trafic de voitures ou de drogue. Au marché noir, une kalachnikov se vendra par exemple au mieux 3.000 euros. Personne n'en vit, c'est plutôt un trafic utilitaire, associé à d'autres trafics. La preuve, c'est que l'office de répression du trafic d'armes a été dissous dans l'office de répression de tous les trafics.

 


 

«On sait que les données sur les morts par arme à feu sont sensibles et systématiquement sous-estimées. Sur le suicide, elles sont assez fiables : on évalue la marge d'erreur à 10% et, surtout, les tendances restent valables. En l'occurrence, on constate une nette diminution des suicides par arme à feu, ce qui est notable dans un contexte de stagnation du nombre total de suicides en France. En revanche, la sous-estimation est probablement bien plus importante dans le cas des homicides, où le secret de l'enquête ne nous garantit pas la remontée de toutes les informations.»

-- Eric Jougla, directeur du Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CepiDc Inserm)

 


Que dit la loi ?

L'acquisition et la détention d'armes à feu est régie par le décret-loi du 18 avril 1939, modifié par les décrets d'application du 6 mai 1995 et du 16 décembre 1998. Ces textes classent les armes selon 8 catégories. Selon la loi, toutes «doivent être conservées dans des coffres-forts ou dans des armoires fortes».

 

* Les catégories 2 et 3 n'apparaissent pas dans ce tableau car elles concernent respectivement les équipements militaires lourds et le matériel de protection contre les gaz de combat.

Vers un dépoussiérage législatif

La multiplication récente de faits divers a remis la question de la réglementation des armes à feu au cœur du débat public. Jugée obsolète, inefficace, trop compliquée, deux structures ont été chargées de réfléchir à sa simplification. Un groupe de travail, dirigé par le préfet Patrice Molle, réunit depuis février dernier les «instances représentatives des chasseurs, tireurs sportifs, collectionneurs, armuriers» afin d'étudier des propositions de réforme. Une mission d'information sur les violences par armes à feu avait par ailleurs déjà été créée à l'automne 2009, présidée par le député (PS) de Seine-Saint-Denis Bruno Le Roux, pour réfléchir à une évolution de la législation.

Premier volet de ce toilettage : l'adoption de la classification européenne, définie par la directive du 18 juin 1991, pour mieux classer les armes selon leur calibre et leur dangerosité.

Quatre catégories viendraient remplacer les 8 catégories actuelles :

  • A. armes interdites

  • B. armes soumises à autorisation

  • C. armes soumises à déclaration

  • D. armes dont la détention est libre

Deuxième point crucial de la réforme envisagée : les armes de collection. «Leur définition n'a pas bougé depuis 1939, et elle se réfère à une date-seuil fixée à 1870, explique Jean-Jacques Buigne, président de l'Union française des amateurs d'armes (UFA). Nous proposons de ramener ce seuil à 1900, pour que toutes les armes qui datent d'avant le 20e siècle puissent être classées comme armes de collection. Cela correspond aux préconisations de l'ONU.» Un sénateur doit être nommé dans les prochains jours par le premier ministre sur cette question spécifique.

Les conclusions de la mission parlementaire sont attendues d'ici à la mi-juin, tandis que le groupe de travail doit rendre son rapport avant la mi-juillet. A charge ensuite aux ministres concernés de les traduire en propositions de loi.

 

Le Figaro - 22/06/2010

 

Les armes se banalisent en banlieue

 

 

Une saisie d'arme


Une saisie d'arme Crédits photo : Le Figaro

Des gangs mettent en commun leur arsenal, sous le contrôle des caïds.

Combien de pistolets, de revolvers, de fusils d'assaut Kalachnikov circulent dans les banlieues françaises? Le rapport de la mission parlementaire sur les armes à feu en France, auquel Le Figaro a eu accès, évite prudemment les estimations pour se concentrer sur les témoignages.

Or ceux recueillis par les députés Bruno Le Roux (PS) et Claude Bodin (UMP), respectivement président et rapporteur de la mission, ont le mérite de la clarté: non seulement les armes ont bien pris racine dans les quartiers sensibles, même si l'explosion de ce trafic a pu être surestimée, mais leur utilisation répond à un nouveau mode ­d'organisation, une forme de collectivisme de fait, qui aboutit au partage des armes, denrée précieuse, pour le meilleur profit des activités criminelles du quartier et du groupe. C'est, en tout cas, ce que s'accordent à dire les interlocuteurs de ces deux parlementaires qui ont auditionné en sept mois près de 80 personnes, policiers, militaires, magistrats, élus et armuriers. Sans oublier les incontournables fédérations de chasseurs, qui se sentiront peut-être davantage concernées par la refonte de la législation que propose ce rapport très fouillé en mettant en avant l'idée d'une carte grise pour chaque arme à feu.


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Au fil de leur enquête, qui doit être dévoilée mercredi à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux et Claude Bodin ont ainsi acquis la conviction que les voyous des cités savent désormais mettre en commun leurs armements, quartier par quartier, pour une efficacité accrue. «Davantage qu'une augmentation du nombre d'armes présentes dans les quartiers sensibles, on assiste en réalité au développement d'une mutualisation de l'accès aux armes», écrivent-ils.

Le directeur départemental de la sécurité publique du Val-d'Oise explique, dans ce document, que «les armes sont souvent découvertes dans les parties communes au sein des cités à l'occasion des fréquentes opérations de contrôle». Elles sont, selon lui, «utilisées de manière collective et mises en quelque sorte en libre-service».

 

Marquer le territoire

Le policier révèle même que «les bandes échangent des informations sur la localisation des armes sur un territoire». Pour mieux connaître le stock. Bref, si ce sont les mêmes calibres qui circulent, leur emploi est, pour le moins, «optimisé». Et ce professionnalisme n'est sans doute pas étranger à l'explosion des braquages, notamment de commerces. Même en province, lit-on dans le rapport, «les individus les plus âgés vivant dans ces cités savent où se procurer des armes à feu».

La banalisation est-elle vraiment en marche? Pour l'instant, explique le patron des policiers niçois, Pierre-Marie Bourniquel, lui aussi interrogé par la mission, «le caïd local semble le principal utilisateur des armes à feu dans un cadre délictuel ou criminel». En effet, «le contrôle des armes permet d'offrir sa protection aux membres du groupe, la maîtrise du maniement d'une arme peut représenter par ailleurs comme un rite de passage attestant de la capacité d'un membre à en faire partie», précise le rapport.

 

Puissance de feu

Plus inquiétant, «la généralisation d'Internet peut, dans une certaine mesure, contribuer à l'organisation de l'accès mutualisé aux armes à feu», ajoutent Bruno Le Roux et Claude Bodin. On peut d'abord assister à «quelques échanges sur la Toile pouvant aboutir à la cession d'armes à feu», constatent-ils.

Sous-directeur des services territoriaux au ministère de l'Intérieur, Hervé Niel évoque, quant à lui, dans le rapport, «l'utilisation d'Internet pour exhiber des armes». Son explication: «Internet sert alors à faire connaître aux rivaux que le groupe dispose d'une puissance de feu pour défendre son territoire ou un trafic.» Et les deux élus d'en conclure: «Internet remplit donc une fonction dissuasive et permet d'affirmer un marquage du territoire, notamment sur les blogs.» Les opérations coup de poing de la Place Beauvau ne sont pas prêtes de s'interrompre.

Le Figaro - 22/06/2010

 

 

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"Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux".

 

G. Debord - La Société du Spectacle - 1967

 

Tu apprécieras le confusionisme troupier à la lecture de l'article suivant : "La brochure est à ce point édifiante que la mission Le Roux-Bodin sur les armes à feu a jugé utile de l'annexer à son rapport. «Dans 70% des cas élucidés de vols à main armée commis dans les Alpes-Maritimes, une arme à feu factice a été utilisée», révèle le chef de la police niçoise, Pierre-Marie Bourniquel."


 

Plus de braquages commis avec des modèles factices

La mission Le Roux-Bodin propose de sanctionner par une amende le transport d'arme factice en dehors de créneaux horaires et de lieux précis.

Des répliques plus vraies que nature de pistolet Beretta à 169 euros, de Famas à 189 euros, ou d'AK 47, la fameuse Kalachnikov, accessibles même aux mineurs, dans toute bonne armurerie, pour seulement 59 euros ! Le hors-série du magazine Commando sur «les armes en vente libre en France» montre à quel point il est facile de se procurer une arme factice. La brochure est à ce point édifiante que la mission Le Roux-Bodin sur les armes à feu a jugé utile de l'annexer à son rapport. «Dans 70% des cas élucidés de vols à main armée commis dans les Alpes-Maritimes, une arme à feu factice a été utilisée», révèle le chef de la police niçoise, Pierre-Marie Bourniquel.

 

En vente dans les fêtes foraines

Son homologue du Val-d'Oise affirme, lui, qu'«il est très souvent fait usage d'armes factices qui, telles les répliques des Sig Sauer (pistolet semi-automatique), présentent une très grande ressemblance avec des modèles réels.»

Selon le commissaire Bourniquel, les problèmes se sont accentués «depuis l'apparition et la multiplication des reproductions quasi parfaites des armes de poing et d'épaule de type Soft Air utilisés par les adolescents et les adultes dans des activités de plein air en général, dans des clairières ou des maisons abandonnées.» Venue des États-Unis, cette mode consiste à jouer à la guéguerre entre amis le week-end. Selon le rapport, ces armes à air comprimé qui projettent des billes «sont parfois vendues sans aucune précaution et en des lieux inattendus tels des fêtes foraines.»

La mission Le Roux-Bodin propose de sanctionner par une amende le transport d'arme factice en dehors des créneaux horaires et des lieux dévolus à la pratique de ce «sport». Les députés ont bien pensé à obliger les armureries à vendre uniquement des répliques en couleur, pour les distinguer des vraies armes. Mais aux États-Unis, la mode est maintenant aux véritables calibres peints en vert, rouge ou jaune fluo…

Le Figaro - 22/06/2010

 

 

Hors Série Commando sur les armes en vente libre

HS Commando

Ce mois-ci, le magazine Commando a sorti un hors-série intitulé « les armes en vente libre en France ». Hors-série conçu par Antoine di Zazzo, importateur du Taser en France, on y trouve plusieurs articles sur les catégories d’armes, la criminalité avec armes… et s’ensuit une présentation avec des armes en vente libre (ce qui ne veut pas dire autorisées au port, bien entendu), au rythme de 1 arme par page. On regrettera la mise en page de qualité vraiment médiocre (qualité des photos, choix de présentation), les présentations d’arme un peu succinctes parfois, quelques erreurs (c’est un « famas » en page 95 ?!) et oublis (e.g. Yawara/Kubotan)… mais on saluera l’idée du sujet, vraiment excellente, (une couverture efficace) et quelques armes auxquelles on ne pense pas forcément comme les fusils hypodermiques, les fusils de chasse sous-marin (seul celui à sandows est cité, pas celui à ressort ni celui à air), etc. A noter aussi, auteur oblige, un focus assez exhaustif sur les armes électriques (stun gun & dérivés). Lecture conseillée donc !

www.procegor.net - 28/03/2010

 

Plutôt que la brochure, c'est plus le fait que la mission Le Roux-Bodin choissise d'annexer la brochure qui est édifiant.

 

 

Réponse de l’UFAA à la série d’articles du magazine papier « Commando »

 

Le hors série du magazine « Commando » a publié un article aberrant sur l’airsoft, en mélangeant les noms des répliques d’armes, en donnant des informations totalement erronées sur leur caractéristiques et en faisant une grave erreur sur la loi Française qui régit ces objets.


l’UFAA a envoyé par mail et par courrier une réponse au patron de SMPT, M. Di Zazzo.

Monsieur,

Il a été porté à ma connaissance une série d’articles rédigés par vous et parus dans le hors série numéro 1 du magazine commando sur les « armes en vente libre en France ».

La lecture de ces articles laisse apparaître une profonde méconnaissance du sujet que vous entendez traiter, une méconnaissance des textes de loi sur les armes, associé à une méconnaissance des armes elles mêmes.

En effet, l’article que vous avez rédigé présente plusieurs modèles de réplique d’armes. Or vous classez ces répliques dans la 8ème catégorie, qui correspond si l’on se réfère au Décret n°95-589 du 6 mai 1995 à des «Armes et munitions historiques et de collection ». Aucune des répliques présentées ne peut être classée dans la 8eme catégorie, puisque :

- elles ne correspondent pas à des armes historiques et de collection.
- Elles développent, et c’est le point le plus important, une puissance inférieure à Deux joules, ce qui les exclut du décret, conformément à la partie C du paragraphe II :

« Les objets tirant un projectile ou projetant des gaz lorsqu’ils développent à la bouche une énergie inférieure à 2 joules ne sont pas des armes au sens du présent décret »

Il est donc inexact de parler d’armes mais d’objet ayant l’apparence d’une arme à feu.
Ces objets sont utilisés sur des terrains adaptés par des milliers de pratiquants d’un loisir appelé airsoft, loisir de simulation et de reconstitution, ludique et/ou à caractère sportif.

Contrairement à ce que vous précisez dans votre article, ces répliques ne laissent pas de « blessures », dès lors que l’on observe un minimum de règles de sécurité. Et, et là je me permets de vous faire part de mon expérience personnelle de pratiquant et d’organisateur de parties, il n’y a aucune trace d’un « effet psychologique impressionnant ». Les pratiquants d’airsoft reprennent une activité normale dès le lundi matin. A ce jour je n’ai pas connaissance d’un quelconque suivi psychologique demandé en raison d’une pratique de l’airsoft.

Les répliques sont des copies d’armes (ce que vous précisez dans votre article, en vous trompant sur les modèles : il est tout de même assez curieux de confondre un P90 et un FAMAS, ou un M4 et un G36, quand on écrit dans le « magazine des hommes d’action et des tireurs d’élite ») qui développent une puissance comprise le plus souvent entre 0.07 joules et 2 joules. Le décret 99-240, relatif aux conditions de commercialisation de certains objets ayant l’apparence d’une arme à feu, en interdit la vente aux mineurs. Une fois de plus vous vous trompez quand vous précisez que la vente est libre, y compris aux mineurs.

Le nombre impressionnant d’erreurs que vous commettez dans votre article dénote soit d’une méconnaissance du sujet que vous traitez, ce qui pourrait être risible s’il n’apportait pas le doute sur la possibilité pour un mineur de posséder un lanceur de type airsoft, soit d’une volonté délibérée de porter atteinte à une activité de loisir parfaitement légale déjà victime des attaques d’une certaine presse. Nous espérions que la presse spécialisée dans le domaine de la sécurité serait un peu plus regardante sur la compétence des experts qui signent les articles.

Afin d’être instructeur PIE, les candidats doivent suivre une formation. Il serait utile que, pour parler d’une activité comme l’airsoft, vous vous intéressiez réellement à l’activité. L’union française des association d’airsoft, que j’ai l’honneur de présider, est prête à vous recevoir dans ses locaux afin de vous dispenser une formation minimale d’organisateur de partie, passant par une formation de secouriste et une information sur la sécurité en airsoft. Exceptionnellement pour vous nous pouvons ajouter une présentation du loisir, du matériel, et de la législation qui s’y rattache.

Je tiens enfin à vous faire connaître la charte « Airsoft Guyenne », qui aborde des sujets comme les risques physiques inhérents à l’activité. Je me tiens personnellement à votre disposition pour discuter de l’un ou l’autre de ces points.

Recevez, monsieur Di Zazzo, mes salutations distinguées.

Emmanuel Quillet
Président de l’Union Française des Associations d’Airsoft

airsoft-bordeaux.com - 11/05/2010

 

Ci-dessous un avis suite à une affaire datant de 2001, mettant en cause un mécanisme de fusil de chasse "sous-marine".

 

 

Avis relatif aux fusils de chasse sous-marine 07/02

LA COMMISSION DE LA SÉCURITÉ DES CONSOMMATEURS,

VU le Code de la Consommation, notamment ses articles L.224-1, L.224-4, R.224 - 4 et R.224-7 à R.224-12

VU la requête n°01-064

Considérant que :

LA REQUETE

Par courrier du 18 mai 2001, le président de l'UFC-Que Choisir ? d'Alès, M. D., a saisi la Commission de la Sécurité des Consommateurs de l'accident dont a été victime un de ses adhérents, à la suite de l'utilisation d'un fusil de chasse sous-marine de marque CRESSI-SUB SL acheté dans un magasin DECATHLON : "Le fusil s’est déclenché inopinément alors que l’utilisateur venait de le sortir de son emballage et qu’il l’examinait. Découvrant un bouchon non fixé à la sortie du canon il l’a ôté, déclenchant une décharge d’air comprimé (20 bars) qui lui a fait perdre un œil et aurait pu, selon le chirurgien qui l’opéré, lui faire perdre la vie si le souffle avait pénétré par l’orbite."

LES AUDITIONS

La Commission a procédé à quatre auditions :
  • celle de M. L., représentant la Direction juridique internationale de DECATHLON,
  • celle de M. M., directeur commercial de la société CRESSI-SUB SL assisté de son conseil, Maître J.R,
  • celle de M. H., président de la Commission nationale de pêche sous-marine et d’apnée au sein de la Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins (FFESSM),
  • celle de Mme K. représentant la Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture au sein du Ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales.

Pour compléter ses informations, la Commission a également interrogé le Ministère de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.

1. Informations fournies par DECATHLON

La société DECATHLON gère un parc de 200 magasins en France et plus de 70 à l'étranger (25 en Espagne, 20 aux USA, 10 en Italie, 5 en Grande-Bretagne, 4 en Belgique, 2 aux Pays-Bas, 2 en Chine, 1 au Danemark, 1 en Pologne, 1 en Argentine, 1 au Brésil).

Les fusils de chasse sous-marine, d'un prix de vente moyen de 61, sont vendus dans 150 magasins.

Compte tenu des risques présentés par ce produit, plusieurs précautions sont prises :

En premier lieu, si la pression de 20 bars est de base constante à l'intérieur du fusil, il est possible de l'augmenter ou de la diminuer à l'aveugle à l'aide d'une pompe. Cependant, dès lors qu'il n'y a pas de manomètre permettant d'apprécier correctement la pression, lors de l'achat, les vendeurs de chez DECATHLON conseillent aux clients de faire appel à un professionnel pour décomprimer le fusil.

En deuxième lieu, la notice précise que la flèche ne doit être chargée dans le fusil que lorsque l'utilisateur est dans l'eau. C'est sans doute ce qui explique que DECATHLON n'a jamais eu connaissance d'autres accidents avec ce type de produit, car rien ne peut se passer sans enclenchement de la flèche et celle-ci n'est pas armée dans le fusil lors de l'achat.

Enfin, pour éviter que les clients ne se blessent, les flèches des fusils exposés dans les magasins en sont retirées.

A la suite de l'accident, DECATHLON a cependant demandé un contrôle qualité plus strict à son fournisseur CRESSI SUB, et mis en place une procédure de contrôle propre par son service qualité.

Sur le terrain juridique, selon M. L., ces produits ne sont pas soumis à une réglementation ou une norme particulière. Une norme serait selon lui nécessaire, au même titre que pour les armes à feu, car les fusils de chasse sous-marine sont en vente libre.

2. Informations fournies par CRESSI-SUB SL

La société CRESSI SUB France, implantée à CARROS LE BROC près de NICE, est une filiale de la société-mère CRESSI SUB, société italienne créée en 1946 et dont le siège social se situe à GENES. La société-mère est propriétaire d’autres filiales à l’étranger implantées notamment en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Hollande et aux USA. Elle emploie 90 salariés.

CRESSI SUB France réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 4 millions d’€ en France métropolitaine et dans les DOM/TOM. Elle se situe au 3ème ou 4ème rang sur le marché français.

Parmi les concurrents commerciaux de CRESSI SUB France figurent AQUALUNG, SQUBA PRO, MARES, BEUCHAT. Les deux premiers commercialisent exclusivement des articles de plongée et les deux derniers commercialisent à la fois des articles de chasse et de plongée sous-marine.

CRESSI SUB France commercialise pour sa part du matériel de plongée (palmes, masques, tubas, détendeurs, bouteilles, combinaisons de plongée) ainsi que des fusils de chasse sous-marine.

Les réseaux de distribution nationaux sont les magasins DECATHLON, GO SPORT, INTER SPORT, SPORT 2000, ainsi que des magasins de plongée spécialisés.

La marché mondial des fusils de chasse vendus chaque année par CRESSI-SUB est évalué à 30 000 pièces. CRESSI SUB France en commercialise environ 300 par an.

Deux types de fusils sont vendus sur le marché français : les fusils à armement manuel à l’aide d’un tendeur et les fusils pneumatiques.

Les fusils pneumatiques sont faiblement diffusés en France ; ils représentent 3 % des ventes seulement alors qu’en Italie leur part s'élève à 80 %.

Le fusil de chasse objet du litige est un fusil SL 55 R. : « 55 » indique la dimension du fusil (55 cm). Il existe en effet des fusils de différentes longueurs : 40 cm, 55 cm, 70 cm, 100 cm. « R » renvoie au « réducteur de pression » qui permet à l’utilisateur de diminuer à volonté la puissance du tir. Les réducteurs de pression existent sur les modèles de 55 cm, 70 cm, et 1 m, les autres modèles n'en sont pas équipés.

Chaque fusil est mis en vente prêt à l’usage avec la quantité d’huile prévue et l’air comprimé à la pression moyenne de 20 bars conseillée. Il est vendu équipé d’une seule flèche.

Comme l'avait indiqué le représentant de DECATHLON, il n’existe effectivement aucune réglementation spécifique ni de norme française ou étrangère définissant les exigences de sécurité auxquelles devraient répondre les fusils de chasse à déclenchement manuel ou automatique, tant au niveau de leur conception que des avertissements possibles destinés à la clientèle : pictogrammes de danger sur certaines parties sensibles du produit, avertissements sur les notices...

Pour éviter les risques, à sa sortie d’usine, chaque fusil fait l’objet d’un contrôle interne visant à assurer l’intégrité du produit.

M. B. indique que l’accident dont la CSC a été saisie est le premier porté à la connaissance de CRESSI-SUB.

Selon M. B, ces produits sont en vente libre en France. Ils sont présentés dans un emballage en plastique accompagnés d'une notice d’utilisation. S’il faut avoir plus de 16 ans et être obligatoirement titulaire d’une licence délivrée par la Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins pour pratiquer la chasse sous-marine, l’acquisition d’un fusil de chasse sous-marine n’est en revanche soumise à aucune réglementation obligeant le vendeur à en limiter l’accès en fonction de la capacité du demandeur (par exemple, interdiction de vente aux moins de 16 ans et présentation obligatoire de la licence).[1]

Dans la grande distribution et pour éviter les risques de blessure, les flèches sont retirées des fusils en exposition. Dans certains pays comme l'Espagne, pour empêcher tout danger, les fusils sont stockés comme les armes dans des vitrines accessibles aux seuls vendeurs. CRESSI-SUB ne serait pas opposée à la mise en œuvre d'une réglementation semblable en France.

S'agissant des caractéristiques techniques du matériel, les précisions données à la C.S.C confirment les propos du représentant de DECATHLON. La pression, de 20 bars, est de base constante à l'intérieur du fusil. Si cette pression permanente évite au chasseur de recharger lui-même le fusil après chaque tir, elle a été avant tout conçue pour ne pas endommager les pistons. Il est d'ailleurs possible de l'augmenter ou de la diminuer à l'aide d'une pompe mais cette recharge se fait effectivement à « l’aveugle » (car il n'y a pas de manomètre) en dévissant le bouchon postérieur.[2]

Selon M. B., en appuyant sur la gâchette, sans flèche dans le canon, il est impossible de provoquer une décharge d’air comprimé. La seule possibilité de décharger le fusil de son air comprimé est de tenir le fusil, le canon dirigé vers le bas, après avoir dévissé le bouchon postérieur et d’appuyer sur la sphère de la soupape.

3. Informations données par la FEDERATION FRANÇAISE D’ETUDES ET DE SPORTS SOUS-MARINS (FFESSM)

La FFESSM, créée en 1955, a son siège social à MARSEILLE. Elle est le représentant légal des plongeurs sportifs licenciés auprès du ministère de la jeunesse et des sports. Elle édicte le règlement fédéral, les règles d’enseignement et délivre les brevets fédéraux. Elle compte environ 150 000 licenciés.

Les membres de la FFESSM sont adhérents de clubs répartis en comités régionaux ou interrégionaux. Ils sont tous titulaires d’une licence obligatoire pour participer aux activités organisées par la Fédération. La licence, valable 1 an, leur offre la possibilité de pratiquer la pêche sous-marine dès lors qu’ils ont plus de 16 ans. Elle n’est pas la contrepartie du passage d’un examen de pratique de la chasse sous-marine. Elle a seulement pour fonction d’assurer le plongeur en responsabilité civile pour les dommages causés à un tiers. La déclaration de chasse peut être également déposée auprès de la direction locale des Affaires Maritimes. En dehors de la licence, les plongeurs adhérents de la FFESSM doivent également produire un certificat médical de non contre indication à la pratique de la chasse sous-marine.

On évalue globalement à 300 000 le nombre total de personnes pratiquant en France la chasse sous-marine, qu’elles soient déclarées ou non. Parmi elles on compte 40 000 licenciés à la FFESSM. Cette dernière organise d'ailleurs des compétitions de chasse sous-marine ouvertes aux plongeurs de plus de 18 ans (environ 8 par an) qui réunissent environ 250 licenciés. Ces compétitions s’effectuent sous le contrôle du ministère des sports.

En dépit de son rôle, la FFESSM ne dispense pas à ce jour à ses membres, adeptes de la pêche sous-marine, de formation structurée portant sur la sécurité des fusils de chasse sous-marine et la connaissance du milieu marin et des espèces[3] alors que certaines zones littorales sont interdites et que plusieurs espèces de poissons sont protégées.

Elle envisage cependant d’éditer prochainement une plaquette sur la chasse sous-marine rappelant les conditions requises pour la pratique de cette activité et proposant des conseils de formation.

Selon la Fédération, matériel le plus traditionnel et le plus simple d’utilisation, le fusil à arbalète est le plus répandu en France. Il représente environ 95 % du marché. 100 000 exemplaires sont vendus chaque année. Il en existe de différentes tailles (de 50 cm à 1,50 m) correspondant à différents types de chasse. Les fusils pneumatiques sont plus répandus dans des pays méditerranéens comme l’Italie.

Ces produits sont fiables et conçus par des entreprises ayant une solide expérience en ce domaine. Les recommandations figurant sur les notices sont en général très complètes. Aucun accident lié au maniement de ces produits n’a été porté à la connaissance de la Fédération. Aussi la FFESSM ne juge-t-elle pas utile qu’un processus de normalisation des fusils de chasse sous-marine soit initié.

Les fusils sont en vente libre mais les armes entièrement automatiques sont interdites d’utilisation en France. En effet, la réglementation française interdit l’usage de fusils à air comprimé rechargeables autrement que par la force de l’utilisateur. Il existe néanmoins sur le marché français un fusil à cartouche à gaz modèle « LE PELTIER » interdit d’utilisation en France, et qui est employé dans des pays où la réglementation le permet pour la chasse de certaines espèces volumineuses.

L’ACCIDENTOLOGIE

Il n’existe pas de données statistiques nationales sur les accidents de plongée permettant de quantifier et d’identifier les accidents de pêche sous-marine provoqués par les fusils de chasse tant dans le cadre de la pratique sous-marine que, et il ne faut pas négliger cet aspect, hors de la pratique de la pêche sous-marine (attaque à main armée, par exemple).

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08:49 | Lien permanent | Commentaires (5) |

"Qu'est-ce que la démocratie directe ?" - Fabrice Wolff

Déesse des bourgeois, qui lui vouent un culte public auquel personne ne croit plus, issue des fertiles entrailles des Tribunaux révolutionnaires de la Terreur fécondées par le jus romain, accouchée au forceps par un dernier Imperator dont elle fut le seul héritage, la justice moderne dite "démocratique" - dont le cœur d'arbitraire magique devient chaque jour plus visible, avec par exemple l'ordalie par l'ADN, ou la nouvelle Inquisition "antiterroriste" qui subordonne la preuve par le fait à la preuve par la parolepalotins.gif (l'aveu ou l'annonce) - est, plus profondément encore que ses grossières caricatures bureaucratiques "marxistes-léninistes" (la "justice révolutionnaire" des Vychinski ou des Che Guevara), un spectacle de l'idéologie dominante, autrement dit une représentation mythologique, une mascarade par laquelle les rapports de domination existants sont chaque fois réaffirmés et remaquillés, "rechargés" du fluide efficace de l'Idéal. La "magistrature" moderne n'est de ce point de vue rien de mieux qu'une envahissante caste sacerdotale, initiée aux minutieux rituels du "Droit" et aux impénétrables arcanes de la "jurisprudence", organisatrice des cérémonies purificatoires par lesquelles l'oligarchie régnante sacralise toutes ses directives publiques, ainsi que toutes les punitions qui frappent ceux qui ne s'y conforment pas, au nom de la principale image que la bourgeoisie aime à donner à voir de sa propre souveraineté : la Justice, divinité vengeresse des contrats écrits - donc avant tout de la petite propriété -, avec sa balance de boutiquière, son hypocrite Credo étroitement communautaire : "J'ai confiance en la justice de mon pays", son décalogue : la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen. Dans une démocratie directe, au contraire, la "justice" étant en mesure de s'émanciper de tout idéalisme, tend à se dépouiller de son caractère primitif d'arbitrage sacré pour n'être plus comprise que dans sa signification concrète d'institution chargée d'arbitrer en dernière instance les désaccords et les conflits, et devenir ainsi la pierre de faîte institutionnelle d'une société fondée sur la raison humaine, d'où sont par conséquent bannis magistrature, droit, jurisprudence et tout le bataclan.

 

(Pages 84-85)

 

 

Fabrice Wolff
Qu’est-ce que la démocratie directe ?

(Manifeste pour une comédie historique)

 

 

00:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/06/2010

Allocution prononcée par M.Jacques CHIRAC, Président de la République, à l'occasion de la décoration de M. Joseph S. BLATTER, Président de la FIFA.

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Palais de l'Élysée, Paris le lundi 17 mai 2004.


Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Présidents, Permettez-moi d'avoir une pensée particulièrement admirative et affectueuse pour le Président Havelange. Nous nous connaissons depuis longtemps, j'ai pour lui beaucoup d'estime et de respect. Mesdames, Messieurs, Cher Président Blatter,

Je suis très heureux de vous accueillir aujourd'hui à l'Elysée à l'occasion de la fête que vous avez organisée pour le centenaire de la FIFA et de décorer, au nom de la France, son Président, pour qui j'ai beaucoup d'estime et d'amitié.

La FIFA le sait, elle est toujours chez elle en France. Car Paris a vu naître votre Fédération, à quelques pas d'ici, rue Saint-Honoré, dans les locaux de l'Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques. C'est là que, le 21 mai 1904, sept nations européennes, dont la Suisse, ont signé l'acte fédérateur, fondateur de la Fédération Internationale de Football Association. Elles se sont donné pour Président un Français, Robert Guérin, et quelque temps plus tard, la FIFA choisissait le français comme langue officielle, et cela sous l'égide d'un Président anglais, il faut le noter, M. Daniel Burley Woolfall.

Ces liens privilégiés de la FIFA avec la France, je sais que les Présidents Simonet et Thiriez, ainsi bien sûr que Michel Platini, qui est là, ont toujours à coeur de les conforter et des les renforcer. * En cent ans d'activité et de passion, la FIFA a grandi. Le football s'est imposé comme un phénomène de société à l'échelle de toute la planète.

Si le XXe siècle s'est inscrit dans la mémoire des nations en lettres de fer et de feu, hélas, s'il a connu les tragédies les plus sombres, il a aussi été le siècle du sport, avec ses moments magiques de communion entre les peuples et son message éternel d'espérance et d'amitié.

En cent ans, le sport a cessé d'être le passe-temps d'une élite privilégiée pour devenir un langage universel, que tous les citoyens du monde ont en partage. Dans cette histoire, votre discipline tient évidemment une place éminente, celle de la ferveur et de l'émotion populaire : l'attrait du football, la fascination qu'il exerce, les moments de bonheur qu'il sait créer en font sur toute la terre l'une des voies privilégiées d'initiation à la pratique sportive.

Il y a cent ans, les pères de la FIFA ont pressenti ce rôle fédérateur du football, qui réunit dans vos instances 204 pays membres - vous étiez partis à 7 -, plus que toute autre organisation internationale. Ils n'ont eu de cesse de répandre cet idéal généreux, fraternel et humaniste, où se retrouvent aujourd'hui plus de 250 millions de joueurs licenciés dans le monde.

Le football parle aujourd'hui toutes les langues. Partout où il se répand, il épouse la culture locale, il s'unit aux traditions nationales et populaires, il transcende les distinctions sociales. Sport de tous les peuples, il est partout le sport du peuple, celui qui met tout le monde à égalité, qui suscite l'enthousiasme et qui fait battre à l'unisson le coeur d'un pays.

Ces moments exceptionnels de bonheur et de fraternité, je les ai vécus et partagés avec tous les Français lors de cette coupe du Monde de 1998 qui reste gravée dans nos coeurs et dans nos mémoires et à la réalisation de laquelle le nom de João Havelange reste totalement attaché.

Le football est aujourd'hui plus qu'un sport, plus qu'un engouement. Il est aussi une économie qui crée des emplois partout dans le monde. Il est une culture, une éthique, une chance pour les jeunes dans de nombreux pays en même temps qu'un magnifique instrument au service de la paix. * A travers sa présence dans le monde entier, le football est en effet porteur d'un idéal. C'est une réalité que j'ai entendu pour la première fois exprimer, il ne s'en souvient probablement pas, par M. Platini. Mais cela m'avait beaucoup marqué quand il me l'avait dit. Je n'y avais pas pensé et je me suis dit que c'était bien là la réalité. Je l'en remercie.

La FIFA incarne cet humanisme. Elle puise ses racines dans le même esprit visionnaire que celui qui animait Pierre de Coubertin lorsqu'il réveilla les Jeux Olympiques de leur sommeil millénaire. Elle vit de cette conviction que les stades doivent se substituer aux champs de bataille, que la paix peut naître de la confrontation loyale des efforts, des talents, des générosités.

C'est cette certitude qui a poussé les sept nations fondatrices à élargir les rangs de leur fédération et à déborder le cadre européen avant même la première guerre mondiale. C'est elle aussi qui, pendant ce conflit, a conduit la FIFA à maintenir un lien entre les nations belligérantes et à y faire vivre la flamme du sport et de l'amitié. * La FIFA s'est ainsi affirmée comme la gardienne de valeurs, de valeurs qui parlent à tous les peuples. Dès l'origine, elle s'est battue pour que s'imposent sur les terrains les Lois du Jeu, l'esprit sportif, le respect sacré de l'adversaire. Elle continue à les défendre avec vigilance, en sanctionnant les comportements agressifs, mais aussi en couronnant chaque année le fair-play par l'un de ses plus beaux prix.

* Vous menez aujourd'hui ce combat, Monsieur le Président, pour les valeurs sportives avec comme enjeux l'équité, la santé des athlètes et celle de la jeunesse, une jeunesse qui a les yeux rivés sur ses champions et qui prend exemple sur eux.

A l'occasion de votre Centenaire, vous adopterez officiellement le Code mondial antidopage, en présence du Président Jacques Rogge, du Comité International Olympique. C'est un geste fort, qui apporte tout le poids et l'autorité de votre Fédération à la lutte contre le dopage, ce poison qui détruit l'esprit même du sport. Et je tiens à saluer ce progrès, au nom de la France qui depuis plusieurs années, vous le savez, agit sans relâche pour une convergence des politiques dans ce domaine. * * * Evoquer l'histoire de la FIFA, c'est aussi rendre hommage à ses fondateurs, à ceux qui ont accompagné son développement, et qui ont été pour elle la plus solide des équipes et dont vous êtes, cher Président Blatter, l'un des plus dignes successeurs.

Ici, en France, j'ai naturellement une pensée pour la mémoire de Jules Rimet, dont nous parlions tout à l'heure, père de la Coupe du Monde, qui a donné son nom au trophée légendaire dont rêvent tous les pays.

Et je souhaite aussi saluer très chaleureusement à nouveau, le Président João Havelange qui nous fait le grand honneur et le grand plaisir de sa présence et qui a, chacun le sait, si profondément marqué de son empreinte votre Fédération et le sport. Brésilien, il a eu l'intuition que les succès du football reposeraient toujours plus largement sur les pays et sur les continents qui s'ouvrent à ce sport. Il a fait de la FIFA un acteur à part entière de la diplomatie sportive, esquissant grâce au sport des rapprochements qui sans cela auraient probablement été impossibles.

C'est dans la lignée de ces idéaux que vous avez inscrit votre propre action, cher Président Blatter.

En vous portant à sa tête en 1998, puis en vous offrant un nouveau mandat en 2002, la FIFA a fait le choix indiscutable d'une grande expérience en même temps que d'une vision humaniste et morale du football.

Une grande expérience parce que vous êtes, par votre parcours, l'un des hommes les mieux à même de comprendre le football d'aujourd'hui, de faire vivre l'esprit, la dimension humaine et sportive de cette discipline et d'en maîtriser les enjeux économiques, diplomatiques et internationaux.

Personnalité du monde sportif, vous avez été pendant 25 ans footballeur en première ligue amateur de Suisse, puis responsable de clubs.

Riche carrière que la vôtre : diplômé de la faculté de droit de l'Université de Lausanne, vous avez pris en charge la promotion touristique du Valais, avant de devenir Secrétaire général de la Fédération suisse de hockey sur glace puis de vous orienter vers le journalisme et les relations des entreprises avec le monde du sport. C'est à ce titre que vous participez à l'organisation des Jeux Olympiques de 1972 et de 1976 et que vous entrez en contact avec la scène sportive internationale.

Autour de votre passion pour le football, vous avez aussi multiplié les expériences, au contact du monde économique, du journalisme, de la communication. Cet éclectisme irrigue la vision large et généreuse que vous avez de votre discipline. Il est à l'image des mille facettes du football d'aujourd'hui.

Votre expérience au sein de la FIFA est exceptionnelle. Depuis 1975, où vous avez été nommé Directeur des Programmes de développement, vous y avez occupé, je dirais, pratiquement toutes les responsabilités. Dans ces trois décennies de mutation, vous êtes de ceux qui ont fait de la FIFA ce qu'elle est aujourd'hui : l'une des plus grandes voix du sport dans le monde, en même temps qu'un acteur respecté de la diplomatie et de l'action humanitaire.

Ce sont ces qualités qui ont conduit le Comité International Olympique à vous inviter à le rejoindre en 1999.

Car votre travail à la tête de la FIFA se nourrit aussi d'une vision et d'une philosophie du football.

C'est d'abord la conviction que le football est universel, que le jeu appartient à toutes et à tous : j'emploie volontairement le féminin, car vous avez veillé à ce que la FIFA donne aux compétitions féminines leur juste place.

Le football est pour vous un instrument au service de l'égale dignité des peuples, le moyen pour de nombreux pays de se voir pleinement reconnus. Ce n'est pas par hasard si, après l'Asie en 2002, vous avez oeuvré pour que l'Afrique accueille en 2010, pour la première fois, la Coupe du monde du football. Et je m'en réjouis.

Universel, le football que vous défendez est aussi au service de la diplomatie et de l'action humanitaire. On l'a vu récemment avec cette Coupe de 2002 qui a contribué à un rapprochement historique entre le Japon et la Corée.

Vous avez également à coeur de mobiliser le football pour la solidarité. La FIFA aide les associations oeuvrant dans les pays pauvres par un ambitieux programme d'assistance financière et de développement. Pour la première fois en 1998, la Coupe du monde a été dédiée à une cause humanitaire. Par le biais du football et de l'extraordinaire écho qu'il rencontre partout, la FIFA soutient activement les campagnes de prévention des maladies infectieuses et des grandes pandémies, notamment en Afrique.

Votre amour du football, cher Président, se nourrit enfin d'une exigence éducative, au service du respect de l'autre. Depuis trente ans, vous n'avez cessé de travailler en direction de la jeunesse. En organisant de grandes compétitions où s'affrontent les équipes juniors du monde entier. En soutenant la participation des jeunes joueurs des pays les plus pauvres. En lançant des programmes d'éducation dans les pays en développement.

Cher Président Blatter, vous oeuvrez depuis trente ans pour préserver la magie du football : un football populaire, dont le dynamisme économique reste au service du plaisir de jouer ; un football où l'affrontement se transcende en émulation fraternelle ; un football qui fait vivre, par le jeu, les valeurs les plus fondamentales de notre société : la solidarité, le respect de l'autre, l'égale dignité des peuples.

Par votre brillante carrière, par vos responsabilités au sommet du football international, vous incarnez une vision forte du sport et de son rôle en faveur de la paix et du développement. Je suis particulièrement heureux de vous remettre, au nom de la République française, les insignes de la Légion d'honneur.

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En soutien aux révoltes de Villiers-le-Bel


Ce matin, lundi 21 juin, jour du début du procès des révoltes de Villiers-le-Bel, des banderoles ont été suspendues au-dessus du périph de Toulouse. On pouvait y lire par exemple : «Solidarité avec les inculpés de Villiers-le-Bel» ou «La police tue».
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Liberté pour tous les émeutiers ! Liberté pour tous les prisonniers !

 

Indymédia Paris-île-de-France - 21/06/2010


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