Avertir le modérateur

14/06/2010

«Justice pour tous - contre les violences policières» à Fribourg: des manifestants "dénoncés" pour émeute

 

 

Violences à Fribourg: des manifestants seront dénoncés pour émeute

Plusieurs des 41 personnes interpellées samedi à Fribourg suite aux affrontements entre des manifestants et la police seront dénoncées pour émeutes. Un rassemblement du comité "Justice pour tous - contre les violences policières" avait dégénéré en soirée.

Les investigations ne sont pas terminées: des dénonciations pourront également être faites pour violence envers les fonctionnaires, dommages à la propriété, lésions corporelles, voire mise en danger de la vie d'autrui ou incendie, a annoncé la police fribourgeoise.

Quant aux deux policiers blessés, leur situation est stable. Le premier, légèrement blessé, a été touché au bras par une fusée. Le second, atteint à une jambe par une fusée également, souffre de graves contusions qui l'immobiliseront plusieurs semaines. Les deux agents ont toutefois pu quitter l'hôpital.

Piqué sur Romandie news - 14/06/2010

 

Manifestation contre les violences policières à Fribourg

Heurts | Une manifestation de soutien aux deux jeunes Français incarcérés dans le cadre de l’affaire de l’A1 a dérapé cet après-midi. Des fumigènes classiques et des fusées de détresse ont été lancées par les manifestants sur la prison. La police a riposté en utilisant des balles en caoutchouc.


ABDOULAYE PENDA NDIAYE | 12.06.2010 | 22:19

La manifestation du comité «Justice pour tous - contre les violences policières» s’est terminée dans la violence samedi à Fribourg. Partie de la Place Python, la marche de soutien à @ et & — deux Français détenus dans le cadre de l’affaire du vol de voitures de Lyss en avril — a dérapé devant la prison centrale quand quelques manifestants aux mains gantées et aux visages masqués se sont mis à jeter des fumigènes et des fusées de détresse en direction du bâtiment de la prison centrale. «Il y avait des risques évidents d’incendie», souligne l’adjudant Gallus Risse, de la police fribourgeoise. Les forces de l’ordre ont alors dispersé les manifestants à coups de balles en caoutchouc. Et ont procédé à 41 interpellations.

La police fribourgeoise dénombre deux blessés dans ses rangs. «Un policier est actuellement hospitalisé mais sa vie n’est pas en danger», relevait samedi soir Benoît Dumas, porte-parole de la police cantonale fribourgeoise. Un poste de police a également été «caillassé». Parmi les manifestants, il y a eu un blessé.

Selon Carl-Alex Ridoré, le préfet de la Sarine, les engins utilisés par les manifestants sont «particulièrement dangereux».

En avril dernier, à la suite d’une course-poursuite entre la police et des voleurs de voiture sur l’A1, un appointé vaudois avait blessé mortellement Sébastien, un jeune de Vaulx-en-Velin — banlieue de Lyon — qui était à bord d’une Audi RS6 volée à Lyss. La manifestation de cet après-midi était organisée en soutien au frère jumeau de Sébastien et à Yunus, tous deux en détention préventive.

*X: nom kurde de Y, le frère jumeau de Z.

(prénoms changés par Probe)

piqué sur 24heures.ch - 12/06/2010

 

Drame de l'A1: une manif dégénère à Fribourg

Une quarantaine de manifestants ont été interpellés par la police. [Keystone]

Une quarantaine de manifestants ont été interpellés par la police. [Keystone]

Une centaine de personnes se sont rassemblées samedi à Fribourg pour manifester leur soutien aux deux jeunes Français incarcérés suite à la fusillade sur l'A1 en avril dernier. Après avoir lancé des fumigènes, ils ont commis des déprédations au centre-ville.

La manifestation du comité "Justice pour tous contre les violences policières" a dégénéré samedi à Fribourg. Une quarantaine de manifestants sur les cent présents ont été interpellés. Deux policiers ont été blessés, dont un grièvement.

 

http://www.winkelried.info/wp-content/uploads/2007/12/aufstand.jpg

20:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le recours de la Confédération des associations familiales catholiques (CNAFC) à l'encontre du festival de heavy metal Hellfest a été rejeté.

 

inri.jpg

JUSTICE - Elles se réjouissent qu'une décision prenne acte du fait que les mineurs non accompagnés n'ont pas le droit d'accéder au festival...

Déboutées. Le recours de la Confédération des associations familiales catholiques (CNAFC) à l'encontre du festival de heavy metal Hellfest a été rejeté ce lundi. Le tribunal de Nantes n'a pas donné suite à la demande de la CNAFC, qui voulait se faire communiquer les textes des chansons des 114 artistes qui doivent se produire, mais prend acte que les mineurs non accompagnés n'ont pas accès au festival.

«Rappeler à l'organisation du festival ses responsabilités»

En réalité, les organisateurs du Hellfest affirment déjà qu'ils «refusent systématiquement l'entrée aux mineurs non accompagnés», mais Henri de Beauregard, avocat de la CNAFC se réjouit car «aujourd'hui une décision judiciaire en fait état».

«Il ne s'agissait ni de censurer, ni d'interdire» la tenue du festival, assure l'avocat. Mais selon lui, «l'action judiciaire a eu le mérite de rappeler à l'organisation du festival ses responsabilités». La CNAFC n'entend donc pas engager de nouvelle procédure d'ici l'événement. «Nous resterons vigilants», préviennent toutefois les catholiques.

piquié au tas chez 20minutes.fr - 14/06/2010

 

Hellfest : les mises en garde du diocèse

Mgr James et la communauté chrétienne de Clisson restent vigilants avant le démarrage, dans un mois, du festival Hellfest 2010. Photo : Archives
Mgr James et la communauté chrétienne de Clisson restent vigilants avant le démarrage, dans un mois, du festival Hellfest 2010. Photo : Archives

Comme tous les ans, à l'approche du festival métal de Clisson, l'Église lance un message pour rassurer ses fidèles. Sans animosité, mais un rappel à la vigilance.

À tout juste un mois (du 18 au 20 juin) du Hellfest de Clisson, la pression exercée fin mars par certains politiques à l'encontre du festival est quelque peu retombée. Mgr James, évêque de Nantes, s'unit à la communauté chrétienne de Clisson dans un message en direction des fidèles, des organisateurs et des collectivités locales.

La communauté « reconnaît qu'il y a là une recherche d'expression musicale qui peut avoir toute sa place. Dans les rues de Clisson, avec l'ensemble de la population, elle constate la convivialité des festivaliers rencontrés, autour de ce qui les rassemble : l'attachement à une musique qu'ils apprécient et une certaine façon d'être. La communauté chrétienne est aussi témoin du professionnalisme des organisateurs et de la générosité des bénévoles qui font de ce festival un événement important de la vie locale ».

Cependant, elle se pose trois questions :

Tout d'abord, « jusqu'où peut-on aller au nom de la liberté d'expression ? » La communauté précise que « le festival véhicule une « contre culture» ambiguë qui peut être choquante pour la foi chrétienne (cf les vociférations du groupe Marduck ou les provocations du groupe Behemoth, dont le chanteur a déchiré une Bible sur scène lors d'un concert en Pologne) ».

Ensuite, « quel impact cette thématique peut-elle avoir sur les personnes fragiles ? » La communauté souligne que tout n'est pas que folklore, que « les paroles humaines ont du poids. Elles disent quelque chose de ceux qui les prononcent, et elles ont une influence sur ceux qui les reçoivent. On ne peut traiter avec légèreté le contenu des textes interprétés ».

Enfin, « quelle vigilance aujourd'hui les collectivités et leurs responsables peuvent-ils exercer ? » Un rappel à l'ordre pour les collectivités, en cette période de morosité sociale ambiante, de ne pas favoriser à l'excès les messages sombres véhiculés par ces groupes extrêmes. « Attention à ne pas fragiliser les personnes et de ne pas rendre plus difficile encore le « vivre ensemble». »

Permanence et table ronde

Durant les trois jours du festival, une permanence d'accueil et d'écoute aura lieu en journée, par le père François-Xavier Henry, en l'église Notre-Dame de Clisson. Permanence également le soir, de 19 h à 24 h, à la Trinité.

De plus, le dimanche 20 juin, à 11 h, une table ronde est organisée sur site, avec la participation de deux prêtres du Hellfest, le père Benoît Domergue et le père Robert Culat, le sociologue Jérôme Guibert, un membre d'un groupe métalleux présent au festival, un représentant des Associations françaises catholique (AFC), un laïc de Clisson et Ben Barbaud, l'organisateur du Hellfest.  Michel FRISSONG

 

piqué chez Ouest-fRance - 21/05/2010

is_1973_ok.jpg



 

 

17:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/06/2010

Narodniki

Pour parler en termes abrupts :



toute amitié est aujourd’hui de quelque manière en guerre avec l’ordre impérial,


ou n’est qu’un mensonge.



Quelques agents du Parti imaginaire

23:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Fribourg manifestation «Justice pour tous - contre les violences policières» - Demo in Freiburg

>
>

>

>
photo Indymédia.ch/fr

Manifestation de soutien mouvementée à FribourgManifestation de soutien mouvementée à Fribourg
Une manifestation du comité «Justice pour tous - contre les violences policières» a dégénéré samedi à Fribourg.
storybild


Commencée pacifiquement comme annoncé par les organisateurs, la manifestation a réuni une centaine de personnes samedi. Elle a dérapé devant la prison centrale, en basse-ville de Fribourg.



«La violence est partie d'un coup», a dit le porte-parole de la police Benoît Dumas devant la presse. Les organisateurs de la manifestation n'ont pas pu tenir les discours prévus devant la prison.

Fusées de détresse

L'importance et la violence des moyens utilisés par un groupe de manifestants a étonné la police fribourgeoise. Une centaine d'engins ont été tirés par les manifestants, dont des fumigènes classiques et des fusées de détresse utilisées dans la navigation. Ces derniers engins sont particulièrment dangereux, a indiqué le préfet de la Sarine Carl-Alex Ridoré.

Les manifestants se sont symboliquement rassemblés devant la prison centrale en signe de soutien envers les deux jeunes Français fortement soupçonnés d'avoir volé des voitures à Lyss (BE) en avril dernier. La course-poursuite avec les policiers s'était soldée par une fusillade sur la A1, qui avait coûté la vie à un des présumés voleurs.

Balles en caoutchouc

Il n'y a jamais eu d'affrontements directs entre manifestants et policiers, ont précisé les forces de l'ordre. Ces dernières ont riposté avec des balles en caoutchouc aux tirs de fusées, en particulier devant la prison. La police a indiqué n'avoir pas fait usage de gaz lacrymogènes et qu'à aucun moment la sécurité n'a été menacée dans et hors de la prison centrale.

Le dispositif policier était important dès le début de la manifestation, bien que tout d'abord très discret. Toute la première partie de la manifestation s'est faite sous l'escorte de trois policiers.

Début d'incendie

Après l'intervention devant la prison centrale, les manifestants ont été canalisés vers le centre ville. A la hauteur de la cathédrale, ils ont tiré un engin dans la toiture en bois d'un immeuble ancien. Un début d'incendie s'est déclaré. Les vitres d'un bâtiment de la police à proximité ont été endommagées.

Pas moins de 47 manifestants ont été interpellés samedi et 29 relâchés durant la nuit. Les dix-huit autres ont été placés en garde à vue et libérés dimanche en fin d'après-midi, a indiqué à l'ATS le porte-parole de la police cantonale Benoît Dumas.

Policiers blessés

Toutes les personnes interpellées ont été auditionnées. Sur la base des renseignements recueillis, le juge d'instruction déterminera si des suites pénales sont à envisager. L'enquête se poursuit.

Deux policiers ont été blessés durant cette manifestation, dont un grièvement. Ce dernier a reçu une fusée dans une jambe et a pu sortir de l'hôpital dimanche.

piqué sur 20minutes.ch - 12/06/2010

 

Demonstration in Freiburg artet aus

Rund 100 Personen zogen durch die Stadt, um ihre Unterstützung für zwei junge Franzosen zu zeigen. Plötzlich kam es zu wüsten Szenen. Ein Polizist wurde schwer verletzt.

 

Ein Demonstrant wird festgenommen: Massiver Polizeieinsatz in Freiburg.

Ein Demonstrant wird festgenommen: Massiver Polizeieinsatz in Freiburg.
Bild: Keystone

Vor dem Zentralgefängnis entzündeten einige Demonstranten Rauchbomben und warfen Leuchtraketen, zudem richteten sie auf der Route Sachschäden an. Die Gewalt sei auf einen Schlag ausgebrochen, sagte Polizeisprecher Benoît Dumas am Abend vor den Medien. Eine Gruppe Demonstrierender habe hunderte Geschosse abgefeuert. Man sei von Seiten der Polizei sehr erstaunt gewesen.

Bei einem Polizeigebäude in der Nähe der Kathedrale wurden Scheiben eingeworfen. In einem Gebäude in der Nähe wurde ein Brand gelegt, der von der Feuerwehr aber rasch gelöscht werden konnte. Etwa 40 Teilnehmende wurden von der Polizei einvernommen, zudem wurden zwei Polizisten verletzt, einer von ihnen schwer.

Die beiden mutmasslichen Autodiebe, für welche demonstriert wurde, sitzen seit den tödlichen Schüssen eines Polizisten auf der A1 im April in Untersuchungshaft. Sie werden verdächtigt, in der Schweiz Autos gestohlen zu haben. Ein dritter Franzose war Mitte April im Tunnel von Sévaz FR auf der A1 an einer Polizeisperre von einem Polizisten erschossen worden.

piqué sur bernerZeitung.ch - 13/06/2010

22:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Sommet du G8 G20 Toronto 25, 26 et 27 juin 2010 - J'ai 20 va chier

Dans deux semaines le monde entier aura les yeux rivés sur le Canada. Des dizaines de grosses huiles d'états s'emmènent au pays du castor pour le G8/G20. Ces messieurs (pour la plupart) prendront alors des décisions pour votre avenir sécuritaire et économique sans que vous ne soyez consulté. Déjà, les dépenses pour les dispositifs de sécurité s'annoncent encore plus salé que lors des jeux olympiques qui avaient pourtant duré deux semaines. Le subtil gouvernement conservateur a même construit un fantastique club med hawaïen pour l'espace barricadé réservé aux journalistes, à vos frais, pour vanter les vertus touristiques de la région (Et incidemment, occulter les enjeux du G8/G20).

Heureusement, la mobilisation des opposants s'active. Les musiciens, entre autre, mettent leur grain de sable dans la machine capitaliste. Voici deux hymnes libertaires anti-g20.

Mise en demeure vous offre ainsi un splendide fond d'écran et une toune. Elle s'intitule, amoureusement, J'ai 20 va chier.
J'ai 20 va chier.mp3

Les rappeurs AK et Illogik quant a eux, vous proposent quant a eux un rap réfléchit qui apporte, en prime, un louable effort pédagogique.

piqué chez Voix de faits

Le RAGE, conjointement avec la CLAC 2010, organise un transport collectif par autobus vers Toronto à l’occasion du G20

Si vous partez en voiture ou si vous vous rendez à Toronto avant vendredi, des informations sont disponibles à ce sujet un peu plus bas.

Vous voulez réserver une ou plusieurs places sur un autobus qui se dirige vers Toronto pendant le sommet du G20 les 25, 26 et 27 juin? Communiquez avec le Comité transports de la Convergence de luttes anticapitalistes/Regroupement anti-G20 étudiant (CLAC/RAGE) à l’adresse suivante : transportg20@gmail.com avant le dimanche 20 juin.

Ce que vous devez préciser dans votre e-mail :

-Le nombre de places que vous réservez

-L’heure de départ que vous souhaitez (matin / soir)

-Le montant de votre contribution (20$ nécessaire, contribution suggérée de 20$-40$)

- Si vous avez besoin d’hébergement, pour combien de personnes, apportez-vous votre tente, etc? (Voir la section sur l’hébergement pour plus de détails)

Si vous prévoyez utiliser le transport collectif organisé par la CLAC et le RAGE, NOUS VOUS PRIONS DE RESPECTER LA SÉCURITÉ DE TOUTES ET TOUS. N’apportez pas de drogues ou d’armes dans vos bagages ou sur votre personne, ou quoi que ce soit d’autre qui puisse compromettre la sécurité des autres passager-e-s.

Informations

Il y aura deux départs vers Toronto. Les premiers autobus partiront un peu après 6h du matin de Montréal, le vendredi 25 juin. Le deuxième départ se fera à 18h. SVP nous laisser savoir à quel départ vous comptez vous présenter pour que l’on puisse réserver le bon nombre d’autobus en matinée comme en soirée. Pour connaître le lieu du départ, communiquez avec nous par courriel. Le retour de Toronto vers Montréal se fera le dimanche à 16h pour arriver avant minuit.

En raison des coûts élevés des autobus et de l’état dramatique de nos finances, le montant minimal obligatoire de la contribution est de 20$. Elle sera recueillie à l’embarquement. De plus, si vous pouvez donner plus, nous vous invitons à contribuer davantage afin de permettre aux personnes plus démunies d’utiliser également le transport et de nous permettre de rembourser les prêts effectués. Nous vous demandons donc de nous laisser savoir le  montant de votre contribution afin de nous permettre une prévision plus exacte de nos finances. Veuillez noter que personne ne vous refusera l’accès aux autobus si vous êtes à court d’argent, mais tentez tout de même de contribuer dans la mesure de vos moyens.

Au niveau de l’hébergement à Toronto
Afin de vous mettre en contact avec des miliantEs à Toronto et de prévoir la logistique d’hébergement, nous avons besoin de connaître plusieurs détails. Le comité en charge de l’hébergement a aussi besoin de savoir qui a besoin d’hébergement, pour combien de personnes, quels sont vos besoins spéciaux et si vous pouvez apporter une tente et du matériel de camping. S’il vous plaît, réservez votre hébergement avec nous le plus rapidement possible, et non pas avec Toronto Community Mobilization Network.

Si vous n’utilisez pas le transport collectif:

Pour ceux et celles qui partiront en voiture, nous vous invitons à communiquer avec nous si vous avez des places disponibles. Vous pouvez également vous présenter au départ des autobus. Si vous partez vendredi avec les autobus, nous pouvons nous occuper de votre hébergement.

Si vous compter arriver avant vendredi à Toronto (donc par vos propres moyens) et que vous avez besoin d’hébergement, vous devez vous inscrire sur le site de Toronto Community Mobilization Network: http://g20.torontomobilize.org/visitorhousing

Au niveau de la réservation
Un code alphanumérique vous sera transmis en réponse à votre email, afin de vous reconnaître à l’embarcadère, sans pour autant vous identifier par votre nom. Ce code permettra aussi de donner priorité aux personnes ayant réservé une place sur les autobus à l’embarcadère. Sans réservation et confirmation, il est fort probable que vous n’ayez pas de place dans un autobus. Si vous devez annuler, veuillez nous en avisez le plus tôt possible, pour que nous puissions offrir votre place à une autre personne.

De plus, soyez avertiEs que les manifestations contre les sommets du G8/G20 font souvent face à un niveau élevé de répression policière. La police risque de procéder à des arrestations arbitraires et massives dans un but politique afin de nous empêcher de manifester et d’agir. La très vaste majorité de ces arrestations ont comme objet premier de dégager les rues et ne se soldent pas en accusation criminelle ou grave. Il est toutefois d’importance première que vous preniez toutes les précautions nécessaires si votre statut légal pourrait être compromis d’une façon indésirable à vos yeux, par votre participation à la résistance contre les sommets du G8/G20.

piqué chez rage2010.net

12:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

David H. Price, Threatening Anthropology Mccarthyism and the FBI’s Surveillance of Activists Anthropologists

En seize chapitres construits comme autant d’enquêtes, David Price nous offre une impressionnante galerie de portraits d’anthropologues nord-américains placés sous la surveillance du FBI en raison de leur « activisme » politique et social, entre le début des années 1950 et le milieu des années 1960. Auteur de nombreux articles sur les liens entre l’action politique et la recherche anthropologique1, Price ajoute au grand nombre de matériaux d’archive présentés, de non moins nombreux témoignages directs et indirects qui viennent parachever la cohérence et la finesse de l’ensemble. Ayant choisi de dépasser la période du maccarthysme au sens strict (1949-1954) pour inclure une partie des mouvements de contestation universitaire du milieu des années 19602, Price s’arrête au moment où commence une autre histoire : celle de la montée d’un front anti-impérialiste dans les sciences sociales nord-américaines (qui se manifeste dans le refus du projet Camelot3), avec, en particulier, l’émergence d’une anthropologie critique et réflexive d’inspiration marxiste.

En choisissant de traiter un tel sujet, l’auteur se fixe également pour objectif de réactiver la mémoire de ces événements qui n’ont semble-t-il pas pu trouver de place légitime dans l’histoire de la discipline. Car c’est bien là tout l’intérêt manifeste de cet ouvrage que d’inciter le lecteur à interroger l’anthropologie américaine sur la nature des liens qu’elle accorde au couple dépolitisation/déhistoricisation grâce à la description, par le menu, de la disparition d’une certaine implication à la Boas de l’anthropologue. Par ailleurs, Price apporte quelques indices quant aux conditions précises de l’ostracisme dont furent victimes, dans les années 1970, des projets scientifiques, tout aussi innovants que radicaux, d’anthropologues marxisants comme Bob Scholte4 ou Johannes Fabian.

L’ouvrage de Price nous restitue l’atmosphère électrisée de cette période et ses conséquences pour le monde universitaire américain. L’année 1949 est tout particulièrement représentative. Sur fond d’essais nucléaires soviétiques, les affaires d’espionnage se multiplient. En février, le pouvoir se dote d’un Bureau de contrôle des activités subversives dans l’idée de vérifier la nature anti-américaine des activités des organisations politiques et d’éducation et qui va directement concerner les anthropologues. Le point culminant de ce climat de paranoïa sera la déclaration fracassante du sénateur McCarthy, en février 1950, à propos d’un « complot communiste » au sein du ministère des Affaires étrangères, suivie de l’arrestation d’Ethel et Julius Rosenberg. L’objectif proclamé est de protéger de la menace communiste l’ordre social et la hiérarchie des valeurs propres à « l’American Way of Life ». Ainsi apprend-on que dans les années 1950 le FBI a infiltré plus de cinquante universités américaines. La description par le détail des techniques de surveillance est stupéfiante : filature, fouille des poubelles au domicile et sur le lieu de travail, identification des plaques minéralogiques lors de meetings ou de réunions informelles, entretiens avec les étudiants, les collègues, les voisins, enregistrement et ouverture du courrier. À ces mesures viennent s’ajouter celles de la censure et des listes d’ouvrages indésirables dans les bibliothèques universitaires américaines.

Les anthropologues concernés par ces mesures de surveillance et leurs répercussions étaient presque tous guidés par un projet politique ou une vison du monde proches des actions du parti socialiste ou du parti communiste américains. Cependant, tous ne sont pas aussi connus que Cora Du Bois, Oscar Lewis, Margaret Mead, Bernhard Stern ou Leslie White. Tous n’ont pas été convoqués devant la Commission McCarthy comme Gene Weltfish (chap. VI), mais bon nombre d’entre eux, après avoir perdu leur poste d’enseignant ont, soit changé de métier, soit trouvé momentanément refuge dans des universités de province. À cet égard, l’idée même d’une communauté « anthropologique » est battue en brèche par l’attitude de l’Association des anthropologues américains (AAA), car, souligne Price, loin de soutenir les collègues incriminés, l’association s’est surtout illustrée par son active coopération avec les autorités. Il est par ailleurs intéressant de remarquer qu’au fur et à mesure de la montée en puissance des moyens pour contrer le « complot communiste », la notion même d’activisme va inclure de plus en plus de groupes. En premier lieu, bien sûr, viennent les communistes et les socialistes mais également les partisans de l’intégration raciale, les féministes et les mouvements indiens. David Price cherche ainsi à démontrer que c’est bien l’implication de l’anthropologue dans l’action sur le monde, la praxis, qui est la cible visée. Comme il l’écrit, « beaucoup ont fini par attirer l’attention du FBI parce qu’ils pratiquaient une anthropologie appliquée (applied anthropologists) – non pas au sens où on l’entend depuis quelques décennies (c’est-à-dire des anthropologues sous contrat avec un organisme privé ou public travaillant sur des projets spécifiques) mais appliquée dans le sens où ils utilisaient la compréhension anthropologique de l’égalité inhérente à tous les hommes, le mythe de la race et les théories de stratification comme base de leur action en faveur d’une justice sociale » (p. 347).

Ainsi Price prend-il bien soin de rappeler que Leslie A. White, le théoricien d’un néoévolutionnisme avantageusement mis en avant en URSS depuis les années 1930, n’a presque pas été inquiété…

Par ailleurs, le thème de la substitution de l’implication de l’anthropologue par l’application d’un savoir permet à l’auteur d’apporter une contribution aussi impertinente qu’originale à la critique du postmodernisme en anthropologie. En effet, le refus actuel des anthropologues américains d’une telle forme d’engagement et l’absence de toute dimension politique dans le traitement de l’histoire de la discipline sont considérés par Price comme une des résurgences du maccarthysme qui s’est notamment manifestée lors de la présidence de Reagan.

Cet ouvrage est un précieux exemple de ce qu’une « anthropologie de l’anthropologie »5 peut apporter en tant que démarche disciplinaire. Outre l’étroitesse des liens entre implication, réflexivité et moralité, l’auteur entend démontrer avec force que l’approche réflexive peut permettre de contourner quelques-uns des freins à l’intégration de l’historicité en anthropologie.

Notes

1. Voir notamment « Subtle Means and Enticing Carrots : The Impact of Funding on American Cold War Anthropology », Critique of Anthropology, 2003, 23 (4) : 373-401.
2. Il s’agit plus précisément des événements qui se sont déroulés au printemps 1965, lorsque les anthropologues Marshall Sahlins et Eric Wolf participèrent à « l’invention » des teach-in sur les campus de l’Illinois en réaction aux bombardements américains au Vietnam.
3. Irving Louis Horowitz, ed., The Rise and Fall of Project Camelot : Studies in the Relationship Between Social Science and Practical Politics, Cambridge, MIT Press, 1967 : 385.
4. Voir dans la revue The New York Review of Books 21 (5, 12, 19, 21-22) les échanges cinglants, entre avril 1974 et janvier 1975, de Bob Scholte, d’Edmund Leach et de Max Gluckman à propos de l’ouvrage édité par Dell Hymes, Reinventing Anthropology (New York, Random House, 1972).
5. Cf. Adam Kuper, « Existe-t-il une “école européenne” en anthropologie ? », Critique : Frontières de l’anthropologie, 2004, 680-681 : 156.

Frédéric Bertrand, « David H. Price, Threatening Anthropology Mccarthyism and the FBI’s Surveillance of Activists Anthropologists », L’Homme, 180 | octobre-décembre 2006, [En ligne], mis en ligne le 25 octobre 2006.

Éditions EHESS
Revue française d’anthropologie

 

C'est être médiocrement habile, que de faire des dupes..jpg

09:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

SOLIDARITE AVEC ARDY ! 14 juin 2010 à Strasbourg - Parlement européen de 14h à 17h

Début mai à Valmont (Moselle) une famille kossovar se fait expulser par une vingtaine de CRS et gardes mobiles sur ordre du sous-préfet. Cette famille a un enfant polyhandicapé, Ardy, qui nécessite des soins assez lourds, et pour cause, à 10 ans Ardy a subit un accident vasculaire cérébral, le laissant inerte physiquement et mentalement très amoindri. c’est pourquoi Ardy est hébergé dans un Institut Médico Educatif (IME) "Les Jonquilles" dans une ville voisine à Freyming-Merlebach.

Ni une, ni deux la même équipe de défenseurs de la justice (comme en 1941) débarque à l’improviste dans l’Institut pour rafler également l’adolescent. Le personnel soignant choqué par un tel déploiement de forces tente de s’y opposer. En vain, malgré les résistances, Ardy et sa famille sont conduit au centre de rétention de Metz le soir même et expulsés le lendemain (en oubliant le fauteuil sur le tarmac), histoire de prendre de vitesse les différentes résistances qui s’organisent. Seulement voilà, pour survivre Ardy a besoin d’un traitement médicamenteux pointu, qui n’éxiste pas au kossovo. Solution des politicards (dont le sous-préfet qui "assume") : Ardy aura ses médicaments au Kossovo par voie postale pendant deux mois !!

Pour refuser l’inacceptable (c’est- à- dire l’expulsion des sans-papiers !) et dépasser la simple miséricode en voyant seulement en Ardy un malheureux handicapé, opposons nous systématiquement aux politiques xénophobes de rafles des sans-papiers.

Rendez-vous devant le parlement européen de Strasbourg lundi 14 juin de 14h à 17h, parce que les politiques fascisantes d’expulsion ont lieu au niveau européen, répondons au niveau européen.Les patries, les nationalités, les frontières n’existent que pour faire oublier aux peuples qu’ils sont gouvernés et exploités par leurs classes dominantes.Il est aussi plus facile (et d’autant plus en temps de crise) pour les puissants de nous faire regarder ailleurs en désignant un ennemi qui n’en est pas un : l’étranger.

Les sans-papiers et tous les autres travailleurs de la terre, n’ont qu’un réel ennemi commun : le capital.

Soyons solidaires des sans-papiers !

[CNT Forbach] - 12/06/2010

 

Expulsion d’Ardy, jeune kosovar polyhandicapé : il y a urgence, sa santé se dégrade !
Communiqué commun APF - LDH - RESF
Quinze jours après l’expulsion d’Ardy, jeune polyhandicapé kosovar, et de sa famille, l’Association des Paralysés de France (APF), la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et Réseau Éducation sans Frontières (RESF), mobilisés pour son retour, lancent un cri d’alarme et d’indignation !

L’état de santé de l’adolescent se dégrade et sa prise en charge au Kosovo apparaît difficile. En parallèle, du côté du président de la République et du gouvernement, le silence sur cette affaire est assourdissant ! L’APF, la LDH et RESF font appel au soutien de toutes les associations de défense des droits et de tous les citoyens ! L’APF, la LDH et RESF demandent le retour d’Ardy et de sa famille et souhaitent vivement que les pouvoirs publics fassent toute la transparence sur la situation réelle d’Ardy ! L’APF, la LDH et RESF sont révoltés par le silence assourdissant du président de la République et du gouvernement dans cette affaire ! Un silence d’autant plus déplorable que le jeune homme, censé ne pas être mis en danger par le renvoi dans son pays, va mal !

L’état de santé d’Ardy se dégrade : c’est ce que déclarent les médecins qui le suivent à Pristina, ajoutant qu’ils n’ont pas les moyens médicaux de le prendre en charge – contrairement aux affirmations des pouvoirs publics français pour justifier son expulsion ! En effet, pour les médecins kosovars : « A cause de la progressivité de la maladie, le besoin de l’enfant pour la nutrition entérale continuelle et pour le traitement multidisciplinaire, nous pensons que l’enfant a besoin d’un traitement ultérieur à l’étranger. »

L’APF, la LDH et RESF rappellent que l’état de santé d’une personne malade et la nécessité de soins quotidiens importants ne peuvent pas passer au second plan, derrière une politique gouvernementale qui consiste à « faire du chiffre » en matière d’expulsions !

L’APF, la LDH et RESF demandent instamment le retour du jeune Ardy et de sa famille.

Les associations demandent aussi à ce que toute la transparence soit faite sur la situation réelle du jeune garçon !

L’APF, la LDH et RESF demandent enfin leur soutien à toutes les associations de défense des droits et à tous les citoyens.

Pour suivre la mobilisation locale et signer la pétition pour le retour d’Ardy : http://blogardy.over-blog.com/

Rappel des faits :
Le 6 mai dernier, l’Association des Paralysés de France (APF) et le Réseau Éducation sans Frontières (RESF) se révoltaient face à l’expulsion d’un jeune polyhandicapé de 15 ans, Ardy, accueilli à l’Institut d’Éducation Motrice (IEM) « Les Jonquilles » à Freyming-Merlebach (57). En effet, le lundi 3 mai à 21h, des policiers et des gendarmes ont fait irruption dans l’IEM. Munis d’une décision préfectorale d’expulsion, ils ont emmené avec eux le jeune, devant le personnel soignant choqué et impuissant. Après avoir passé la nuit au Centre de Rétention Administrative de Metz, il a été expulsé de France avec sa famille, mardi 4 mai à 10h par avion à destination du Kosovo. Ce jeune polyhandicapé accueilli dans un IEM depuis mars 2010, est d’origine kosovare. Arrivé clandestinement en France avec ses parents, sa grande sœur et son frère, sa famille a été accueillie en Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale, tandis que la Maison départementale des personnes handicapées a orienté le jeune atteint d’une maladie évolutive vers l’IEM « Les Jonquilles ». Une demande de régularisation pour la famille avait été instruite par des travailleurs sociaux. C’est par le biais de l’association RESF que l’APF a appris l’expulsion de la famille par avion le lendemain matin, mardi à 10h. Toute la procédure d’expulsion avait été organisée à l’avance puis exécutée dans la précipitation afin que l’expulsion passe inaperçue et ne soulève pas des vagues de protestation, légitimes au regard de l’état de santé de l’enfant.

Vous pouvez télécharger le communiqué !

LDH - 20/05/2010

 

Communiqué commun APF LDH RESF / Expulsion d’Ardy, jeune kosovar polyhandicapé : il y a urgence, sa santé se dégrade !
14 juin : Appel à manifestation au Parlement Européen à Strasbourg

Voir l’appel à manifestation du 14 juin

Pour suivre la mobilisation locale et signer la pétition pour le retour d’Ardy : http://blogardy.over-blog.com/

Vous pouvez aussi signer directement ici : http://resf.info/P1558

RESF -

 

Les autorités françaises suspectent une privation de soins du polyhandicapé expulsé au Kosovo

Deux mois après l'expulsion d'Ardy Vrenezi, un jeune polyhandicapé kosovar, et de sa famille, le 4 mai, les associations qui dénonçaient une dégradation de son état de santé et une mauvaise prise en charge au Kosovo ont eu raison de l'attentisme de la préfecture de Moselle. Le 2 juin, celle-ci a décidé d'envoyer une équipe médicale sur place et a rédigé un rapport de mission que Le Monde a pu consulter. Alors que le collectif associatif qui soutient Ardy Vrenezi appelle à manifester, le 14 juin, devant le Parlement européen, à Bruxelles, le rapport édité sous la tutelle de l'Agence régionale de santé (ARS) de Lorraine, le 7 juin, suspecte les parents d'Ardy de le priver de soins dans l'espoir d'obtenir un retour en France.

L'équipe de la préfecture était composée d'une pharmacienne et de deux médecins, dont un spécialiste des états végétatifs comme en souffre Ardy. Elle s'est rendue à Pristina pour une journée complète d'inspection. Au cours de ce déplacement – qui a coûté 1 264 euros – ils ont rencontré une quarantaine de personnes dont Ardy, sa famille, et leurs médecins. Dans son préambule, le rapport de l'ARS note toutefois que "l'écart entre le système de santé français et kosovar est évident" et que la "mission n'a pas pour but de mettre en évidence ce truisme".

Selon le rapport, la dégradation de santé de l'adolescent a en fait "un rapport probable avec l'interruption de tout ou partie du traitement". Il ne "préjuge pas de l'origine de cette interruption" mais il rapporte le récit des médecins kosovars. Ces derniers ont constaté que le "traitement n'était pas suivi" le 12 mai, lorsque le père s'est présenté au centre de soins primaires de sa ville pour un "épisode aigu" d'épilepsie d'Ardy. Dans ce centre, le dossier de l'enfant "est connu de longue date", et à cause de son état grave, Ardy a dû être transféré à la clinique universitaire pédiatrique de Pristina, la capitale.

"SITUATION HONTEUSE"

Le père se plaint alors de ne pas trouver dans les pharmacies environnantes un des médicaments prescrits – le Kepra – et il regrette son prix trop élevé. Mais selon la préfecture, la famille Vrenezi a reçu un stock de cette molécule avant d'être expulsée ainsi qu'une ordonnance de renouvellement. L'équipe française a fait une tournée "aléatoire" des pharmacies. Elle admet qu'elle n'en a trouvé qu'une seule – sur six visitées – où le Kepra était disponible. Celle-ci se situe à Pristina, à 70 kilomètres de Malishevo. On n'y trouve la molécule qu'en "comprimés" et pas en "solution buvable", comme Ardy – qui a des problèmes de déglutition – y a été habitué en France.

Deux autres médicaments prescrits sont eux "disponibles gratuitement" dans les pharmacies kosovares car présents sur la liste essentielle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il existe aussi une "maison spécialisée pour la prise en charge d'enfants handicapés" à Malishevo, où les Vrenezi résident. Celle-ci propose des séances de kinésithérapie deux fois par semaine comme en nécessite Ardy, mais la famille ne s'y est pas présentée.

D'après le rapport, les Vrenezi étaient aussi censés, à leur arrivée au Kosovo, entamer une procédure pour obtenir dans un délai d'environ un mois une "allocation d'aide spécifique aux handicapés" d'un montant de 100 euros mensuel. Mais la famille n'aurait fait "aucune" démarche. Le rapport cite anonymement un pédiatre qui considère la "situation honteuse" pour la famille. Le rapport concède que les 100 euros mensuels seraient insuffisants pour couvrir les frais d'Ardy qui s'élèvent en réalité à 300 euros par mois. Mais le gouvernement kosovar aurait "indiqué la possibilité d'une aide exceptionnelle".

Le 12 mai, le neuropédiatre qui reçoit le père et l'enfant à la clinique de Pristina propose donc de modifier le traitement. Une "substitution thérapeutique" dont il a une "bonne pratique", ayant eu à traiter "cinq ou six cas identiques à la pathologie rare d'Ardy". Mais le père refuse et le 25 mai, l'adolescent doit de nouveau être hospitalisé.

Il est cette fois pris en charge à la clinique universitaire de neurologie de la capitale. C'est là que l'équipe de la préfecture "voit" Ardy le 2 juin. Selon les médecins français, l'adolescent, âgé de 15 ans, est bien pris en charge. L'un des médecins kosovars a été "formé à la Salpêtrière", à Paris. Ardy n'est pas dans le coma, il ne l'aurait "jamais été". Il peut "faire quelques pas dans le couloir" et "n'apparait pas dénutri". La maladie d'Ardy est par contre clairement décrite par les médecins kosovars comme "incurable", avec une "évolution progressive et fatale à terme".

UNE PRISE EN CHARGE PARTIELLE

Isabelle Kieffer, la pédiatre qui a suivi Ardy à l'institut médico-éducatif de Sarrebourg (Moselle) durant les mois d'examen de la demande d'asile de ses parents – finalement déboutés – s'offusque de ce rapport. C'est elle qui suit le dossier au plus près depuis le début de l'affaire. Et d'après elle, la prise en charge d'Ardy au Kosovo n'en reste pas moins "partielle". Elle estime que même s'il y a des services de kinésithérapie disponibles à Malishevo, "il n'y a pas de séances d'orthophonie et de psychomotricité possibles" comme en bénéficiait Ardy en France. Selon elle, les médecins français en mission au Kosovo ont par ailleurs seulement "vu" Ardy, ils ne l'ont pas "examiné".

Mme Kieffer est au courant du contenu du rapport de l'ARS depuis le retour de l'équipe, le 2 juin, car les médecins l'ont contactée pour lui faire part de leurs observations. Elle admet que les détails de ce rapport n'apparaissent pas dans les communiqués de presse du collectif qui soutient Ardy. Un collectif dont fait notamment partie l'Association des paralysés de France (APF), le réseau éducation sans frontières (RESF) et la Ligue des droits de l'homme (LDH). "J'ai rédigé un compte-rendu et j'ai demandé à l'APF de le publier mais cela n'a pas été fait, je suis seule, je ne peux pas tout faire." Selon elle, les témoignages des médecins kosovars cités dans le rapport sont aussi à prendre avec précaution "car nous avons l'impression qu'ils ont eu des pressions".

L'enjeu de l'affaire Ardy, pour Mme Kieffer, n'est pas dans les révélations du rapport. "Il est évident que la maladie d'Ardy est incurable. La question c'est dans quelles conditions va-t-il mourir, à quelle vitesse et comment ?" La pédiatre rappelle que le 15 avril, Thomas Hammarberg, le commissaire aux droits de l'homme du Conseil européen s'est déclaré "préoccupé" par le fait que plusieurs gouvernements européens procèdent à des retours forcés de réfugiés vers le Kosovo. Elise Vincent

Piqué au tas dans Le Monde - 11/06/2010

08:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/06/2010

Les six de Pau

Par Marie Cosnay, écrivaine

 

En juillet 2008, la famille Kuka, d'origine albanaise, avec ses deux enfants de 5 et 7 ans, a été enfermée au Centre de Rétention Administrative d'Hendaye, sur décision du préfet des Pyrénées-Atlantiques. Cette décision a entraîné de nombreuses réactions de protestation, plusieurs particuliers faisant par courriel connaître leurs positions au représentant de l'Etat. Estimant que ces écrits recelaient «un délit d'outrage», Philippe Rey a déposé plainte contre six personnes. Le délit d'outrage concerne le parallèle fait par ces personnes entre la décision du préfet et les méthodes des nazis et du régime de Vichy. Le terme « rafle » sera au centre des débats qui s'ouvriront le jeudi 10 juin au matin devant le tribunal de Pau.

Quelques remarques : les mots, s'ils sont attachés à une histoire, ne lui appartiennent pas. Une « rafle » a un sens, un « camp » a un sens. L'histoire s'est de nombreuses fois emparée de ces mots pour signifier des faits comparables quoique survenus dans des contextes différents. La rafle dont le XXIème siècle européen ne se remet pas, les camps dont le XXIème siècle européen ne se remet pas, on les connaît, hélas. Rafle et camps dont notre « identité nationale » peut rougir, et pour cause. Quand les policiers de la PAF interpellent au faciès, dans les trains, les villes, aux frontières, aux abords de Lourdes, à Paris, dans les écoles il n'y a pas si longtemps, ceux dont ils peuvent imaginer qu'ils sont démunis de papiers et qu'ils grossiront ainsi les chiffres des expulsions, il s'agit bien de rafles.

 

Quand on tend un piège à Clermont Ferrand à un étudiant provisoirement « sans papiers » après qu'il a témoigné devant les cameras de France 3, quand celui-ci constate en garde à vue que ses photographies sont punaisées au mur, on peut appeler ça une chasse à l'homme. Quand la chasse à l'homme a lieu en nombre, en chiffres, dans les CAF, les préfectures, les lieux publics, les gares, les écoles, il s'agit bien évidemment de rafles.

 

Appeler les rafles des « mesures d'éloignement » et les camps d'enfermement pour étrangers des « Centres de Rétention Administrative » signale deux choses : la première, que tout en brandissant contre ceux qui ne l'ont pas l'« identité nationale » française, on préfère en cacher l'aspect le plus honteux, le plus douloureusement honteux. On sait déjà cela. On le sait chaque jour. Il n'est pas facile de dire « rafle » et il n'est pas facile non plus de parler de Sétif. Un représentant du Préfet, lors du passage devant le Juge de la Liberté et de détention d'une famille que les lois capricieuses  de l'Europe ont rendue « sans papiers », dit aux auditeurs et témoins présents qui ne lui demandaient rien : « on n'est pas des nazis, quand même »... Pourquoi quand même ?

 

La deuxième chose que signale la sémantique est tout aussi grave, parce qu'elle a des conséquences imprévues, imprévisibles. Victor Klemperer, qui a survécu à l'Allemagne nazie, expliquait dans la Lingua Tertii Imperii qu'entre autres glissements notoires, la langue utilisée par le troisième Reich agençait les termes ayant trait à « l'organique », à « ce qui pousse naturellement », avec des expressions mécaniques. Ce mélange, à force que « la langue pense et poétise à notre place », finit par rendre caduque la dignité humaine, finit par assimiler l'humain à des "pièces", des "éléments". Une mesure d'éloignement, une rétention administrative : on n'y entend pas beaucoup l'humain qui souffre, derrière. De là à ne plus penser l'humain qui souffre, derrière...

 

Est-ce que je compare ici les crimes de guerre de la plus haute gravité à la politique utilitariste et à courte vue de notre Europe qui se débat dans de tout autres soucis que dans les 40 ? On ne compare toujours que le dissemblable, jamais un évènement avec lui-même. Je ne compare ici que ce que les six de Pau ont comparé : ce premier pas qui mène à ce qu'on ne sait pas encore parce qu'on ne peut pas le savoir, parce qu'on ne peut pas l'imaginer. Ce qui est fortifiant, c'est que des citoyens, apercevant ce déni d'histoire recouvert de baume identitaire (ou communautaire) français s'élèvent et disent : quand on ne veut pas voir ce qui a été, comment verra-t-on ce qui sera ? Rappeler alors Vichy, quand on sait que l'Etat français des années 2010 n'est évidemment pas Vichy, rappeler pourtant Vichy comme la plus grande honte est une manière rapide et inquiète de faire entendre que la mise à l'écart et l'expulsion d'une partie de la population peuvent avoir des conséquences terribles, dont on a un exemple proche, exemple que les représentants de l'Etat et les citoyens alarmés réprouvent violemment ensemble.

 

L'indignation d'un côté, la plainte de l'autre pour « délit d'outrage », disent clairement le repoussoir commun qu'est Vichy.  Il n'y a pas que les glissements sémantiques que l'on peut comparer. Le code d'entrée de séjour des étrangers (le CESEDA) change à une vitesse ahurissante. Fabriquer des lois spéciales pour étrangers comme c'est le cas (le nouveau CESEDA du mois de septembre promet la rétention administrative des étrangers pendant cinq jours avant que la justice, en la personne du JLD, ne s'en mêle) a une couleur trouble de déjà-vu, et inquiète à juste titre : que ferons-nous de la xénophobie, probablement ni cherchée ni pensée, que les lois qui isolent les gens et les criminalisent commencent à fabriquer à grande allure ? Par ailleurs, comment ne pas comparer, quand on a assisté, impuissant, à une expulsion musclée (ou moins musclée) d'étrangers avec ou sans enfants, l'attitude de ceux, nombreux, à diverses échelles de responsabilités, qui « font leur boulot » à l'attitude de ceux qui ont fait en d'autres temps « leur boulot », à l'attitude de ceux qui en d'autres circonstances, plus ou moins tragiques, le feront encore ?

 

Les policiers qui menaient les juifs au Vélodrome d'hiver ne savaient pas ce qui arriverait aux personnes raflées. Le pire n'avait pas eu lieu. Ils faisaient leur boulot, n'hésitant pas à s'apitoyer parfois, comme on le voit toujours, en tous lieux et toutes circonstances. Celui-ci est humain, il doit avoir des enfants, celui-là a pleuré, etc. On compare, certes. Mais on ne compare pas des hommes aux hommes ni des faits aux faits, ni surtout des actes aux conséquences des actes passés. On compare des attitudes. L'attitude qui est la plus facile à suivre et dont il faut se méfier, jusque dans notre vie courante, sans relâche est celle qui consiste "à faire son boulot".

 

Cette question de l'attitude, de la responsabilité, ce souci de soi qu'il nous faut garder de façon exigeante en toutes circonstances afin de ne jamais « devenir sa fonction », afin de continuer à penser au singulier, je me demande ce qu'en font aujourd'hui et en feront demain les enseignants : les concours 2011, capes et agrégation, réservent quelques points (6/20) à l'évaluation de leur capacité à respecter « la communauté éducative ». Mettre en place un système d'enseignement où les candidats doivent prouver qu'ils appartiennent sans réserve à « la communauté éducative », qu'ils possèdent les valeurs normatives qu'ils transmettront à leur tour, voilà qui n'est pas ce que l'on peut faire de mieux pour prendre ses distances avec l'esprit de Vichy, voilà qui n'est pas ce que l'on peut rêver de mieux pour garder la pensée en alerte et voir venir les dangers, invisibles d'abord, tragiques ensuite, que les agencements politiques à courte vue peuvent provoquer.

pris sans demander chez Pays Basque Info - Semaine du 07/06/2010

18:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Legal Team Strasbourg

 

 

Charte de la Legal Team Strasbourg

 

 

La Legal Team Strasbourg, mise en place à l'occasion du contre-sommet de l'OTAN en avril 2009, poursuit et élargit son champ d'actions. Elle est à présent définie ainsi :

 

 

1 - Objectifs :

 

1.1 : La Legal Team Strasbourg est un outil de lutte contre la répression, créé par et pour les participants et participantes aux mouvements sociaux ; à l’exception des personnes soutenant des idées fascistes, racistes ou xénophobes.

1.2 : Elle ne se substitue pas à la justice, et a pour objectif de faciliter l'accès à une aide juridique à toutes les personnes impliquées dans des luttes sociales, faisant face à la police et à la justice des États.

1.3 : Elle est indépendante et n'est affiliée à aucune organisation, à aucun parti ou à aucune structure politique.

1.4 : Dans la poursuite de son objectif, elle soutient et encourage la solidarité entre tous les militantes et militants face à la répression. Elle rappelle et défend l'idée ou le principe que chacun et chacune a besoin et a le droit à un soutien juridique quels que soient ses modes d'expression et d'action dans les mouvements sociaux. En aucune manière, ce soutien ne pourra être confondu avec une adhésion aux pratiques idéologiques de la personne ainsi aidée.

1.5 : Elle tente de diffuser à toutes et tous des informations et des conseils juridiques, et incite chacun, chacune à s'approprier ces connaissances afin d'être prêt-e lors d'éventuelles situations répressives (contrôle d'identité, garde-à-vue, comparution immédiate, harcèlement administratif, fichage, etc.).

 

2 - Membres et partenaires :

 

2.1 : La Legal Team Strasbourg regroupe des individus militantes et militants issu-e-s de divers horizons, et partageant les convictions liées à ses objectifs.

2.2 : Elle coopère avec des d'avocat-e-s engagé-e-s qui ont pour même objectif solidaire de défendre des personnes interpellées ou confrontées à la justice dans les conditions définies à l'article 1 ci-dessus, de mener des actions en justice contre les moyens illégaux et abusifs de répression. Par leurs conseils, ces avocat-e-s participent à la vulgarisation du savoir judiciaire.

2.3 : Elle agit conjointement avec les collectifs de soutien qui pourraient se mettre en place en particulier pour une personne ou un groupe de personnes.

2.4 : Elle coopère et coordonne ses actions avec des structures analogues d'autres villes et d'autres pays. Elle contribue au développement d'un réseau mondial de solidarité.

 

3 - Moyens et actions :

 

3.1 : Les membres de la Legal Team Strasbourg, simples opérateurs et développeurs de cet outil, apportent leurs expériences et partagent leurs connaissances par leur propre implication dans différentes luttes sociales localement et au-delà. Ils/elles aident les participant-e-s aux mouvements sociaux à s'approprier cet outil, notamment en les mettant en contact avec ses avocats partenaires.

3.2 : La Legal Team Strasbourg soutient, avec leur accord, les prisonniers-ères et leurs proches en maintenant avec elles/eux une communication régulière (courrier, visite).

3.3 : Elle ne peut que conseiller une stratégie de défense, mais il appartient aux individus de la définir avec leurs avocat-e-s.

3.4 : Elle ne fournit aucune information sans le consentement des personnes concernées.

3.5 : Elle transmet des informations concernant les faits de répression portés à sa connaissance (récits et chiffres des arrestations, des inculpations ou des incarcérations, etc.). Si nécessaire, elle publie des communiqués rectificatifs aux communiqués officiels.

3.6 : Elle gère un site internet et une adresse mail accessibles à toutes et à tous, afin de faciliter l'accès et l'échange d'informations. Elle s'efforce de le faire en plusieurs langues.

3.7 : Elle pourra, si nécessaire, réactiver une plateforme logistique polyglotte afin d'intervenir lors d'évènements particuliers.

3.8 : Pour assurer son fonctionnement selon la présente charte, elle collecte des fonds sous forme de dons sans aucune contre-partie qui nuirait à son indépendance.

 

Strasbourg,

Mai 2010

 

 

Site : https://mensch.coop/legalteamstrasbourg

Contact : legalteam-strasbourg@effraie.org

18:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Leerestademoda.com - BOOK - Versión completa

Bientôt l'option "tourneur de pages"...

11:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu