Avertir le modérateur

12/06/2010

Nicolas Sarkozy en off - Guerre contre la presse et média

 

" Ou alors donnez moi le petit noir...donnez moi le petit noir " Nicolas Sarkozy - école maternelle de Neuilly - 13/05/1993

 

 

Sarkozy « off » : un journaliste mis en examen

Augustin Scalbert, journaliste du site internet Rue89, a été convoqué hier devant la juge d'instruction Anne-Julie Paschal et mis en examen pour recel. Cette convocation fait suite à la plainte déposée le 8 juillet 2008 par France 3 pour « vol, recel et contrefaçon » après la diffusion sur internet d'une vidéo montrant le chef de l'État hors antenne, avant un passage dans le journal « 19/20 ». On y découvrait Nicolas Sarkozy agacé parce qu'un technicien de France 3 ne l'avait pas salué. Le Président avait également demandé au journaliste Gérard Leclerc combien de temps il était resté « au placard ».

Cette mise en examen a provoqué un véritable tollé parmi les journalistes et leurs syndicats. « C'est scandaleux et contraire à la loi sur la protection des sources » a ainsi déclaré Dominique Pradalié pour le Syndicat national des Journalistes. Pour Augustin Scalbert, cette plainte de France 3 ne peut s'expliquer « que par une pression venue de l'Élysée ». Il risque jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende.

Piqué sue La Dépèche.fr-12/06/2010


"...Le gouvernement n'est pas en guerre contre la presse, le gouvernement respecte la presse..." Yama Rade - 08/02/2008

 


09:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/06/2010

Le bal des faux-culs sur France Inter

Deux semaines après une chronique sur Dominique de Villepin lui valant un avertissement et un sermon de Philippe Val, Didier Porte, chroniqueur dans la matinale de France Inter et dans l’émission « Le Fou du Roi », a pu apprécier le soutien que ses collègues ont apporté… à leur direction, sur Canal Plus et en son absence. Alors que sa chronique matinale semble devoir s’arrêter à la rentrée prochaine, après deux ans et demi d’existence, il faut sans doute y voir une sorte de pot de départ par contumace. Mais si c’est la « vulgarité » de Porte ou de sa chronique qui est en cause, comme le veut la version officielle, le patron de France Inter a la mémoire bien courte…

Le premier coup de couteau a été donné sur Canal Plus le 3 juin 2010 à 19 h 20. Invitée par Michel Denisot pour commenter le départ de Nicolas Demorand de la matinale de France Inter – sujet d’une importance planétaire, en pleine crise financière, quelques jours après l’intervention sanglante de l’armée israélienne sur un navire humanitaire, et en période de réforme des retraites –, l’équipe de la matinale de radio publique a fait bloc… contre Didier Porte.

Mais d’abord, les invités (Nicolas Demorand, Bernard Guetta, Thomas Legrand – un habitué du « Grand Journal » – et Philippe Lefébure – qui ne prononcera qu’une seule phrase dans toute l’émission) se gargarisent en louant le travail remarquable du futur démissionnaire – car il ne veut pas « s’endormir sur [d]es lauriers » qu’il se décerne au passage – et multiplient les appels du pied à Ali Baddou, chroniqueur au « Grand Journal » et ami de l’animateur, pour succéder à Demorand.

« Ce n’est pas la radio que je veux faire. »

Pour électriser l’atmosphère, Michel Denisot propose d’aborder la question des chroniques humoristiques de la matinale et illustre ce thème par deux extraits vidéo. Dans le premier, Stéphane Guillon compare Eric Besson à « une fouine », dans le second, Dider Porte fait dire à un Dominique de Villepin souffrant de la maladie de Gilles de Tourrette et qui doit passer à l’antenne : « J’encule Sarkozy. »

D’une naïveté un brin calculée, Michel Denisot questionne Demorand : « Comment on reprend derrière ? » Et la réponse ressemble à un véritable réquisitoire. A charge, cela s’entend :

« Eh bien on reprend vraiment très mal, derrière. (…) Moi je le dis très franchement : j’ai trouvé que cette chronique n’était pas drôle – celle de Porte –, qu’elle était vulgaire. Quand vous recevez des mails d’auditeurs – et je vais parler vulgairement, je suis désolé – qui vous demandent : “comment expliquer à mon gamin qui a 8 ans le sens du verbe ‘enculer’ qu’il vient d’entendre à la radio”, moi, ça, ce n’est pas la radio que je veux faire… C’est certain. Et c’est deux choses très différentes entre la chronique de Porte qu’on vient de voir et l’exercice bouffon délirant de Guillon. (…) Quand on voit un usage de cette nature de la liberté, là on n’est pas dans la caricature, c’est pas drôle, c’est juste vulgaire, quoi. »


On a souvent salué ici l’indéniable attachement de Nicolas Demorand à la liberté d’expression [1]. Il a certes le droit de ne pas trouver « drôle » la chronique de Porte, et il peut même estimer qu’elle est « vulgaire », mais le proclamer ainsi en public en l’absence du principal intéressé, en se gardant de mentionner ses dix années de chroniques sur France Inter, manque cruellement d’élégance. Et faire appel, le trémolo dans la voix, au message d’un auditeur dont le fils de 8 ans aurait été choqué par le mot « enculer » relève de la pure démagogie. Faut-il donc faire une radio pour les enfants de 8 ans ?

Le précédent Benasayag

Cette affaire en fait remonter une autre à la surface. En mars 2004, Miguel Benasayag, chroniqueur dans les « Matins de France Culture », animés à l’époque par Nicolas Demorand, est renvoyé car sa chronique est jugée « trop engagée, trop militante » [2].

Le lendemain de l’éviction du chroniqueur, Nicolas Demorand fait preuve d’un courage… incertain : « ces élections font bouger les rendez-vous habituels, pas de chronique de Miguel Benasayag », annonce-t-il, avant de « préciser » le jour suivant : « Un mot à l’attention des auditeurs qui se sont étonnés par mail de ne plus trouver Miguel Benasayag dans l’émission, qu’ils se rassurent, dès lundi 8 h 35, nous aurons la joie d’accueillir dans l’équipe un autre chroniqueur pour donner un nouveau souffle à ce courant de pensée. » Pour plus d’explications, il faudra repasser… [3]

… Ou demander à Miguel Benasayag, qui est revenu sur le comportement peu glorieux du jeune animateur, la semaine suivante : « Nicolas Demorand, le jour où je me suis fait virer, comme un petit Judas de sous-préfecture, m’a fait la bise et m’a dit :“Va à ton rendez-vous avec Laure [Adler, directrice de France Culture]. Il n’y a aucun problème ma poule, nous restons groupés.” J’ignorais pourquoi on devait rester groupés, je ne savais pas que j’allais me faire virer ; et après il a eu cette charmante attitude que j’ai bien connue en Argentine, qui consiste à regarder ailleurs pendant que les gens disparaissent. Les jeunes talents qui regardent ailleurs vont loin mais ils vont vides. » [4]

Retour sur Canal Plus, où la « franchise » de Demorand semble libérer l’équipe de la matinale de France Inter. Bernard Guetta, en pleine harmonie avec son collègue, donne son avis et raconte sa réaction – avec la mesure qu’on lui connaît : « Moi j’étais dans ma bagnole, arrivant à Inter, pendant cette chronique de Porte, et franchement, j’ai failli rentrer dans un autobus . Je trouvais ça simplement inconcevable . Simplement inconcevable. (…) Tout le monde peut faire une connerie, je pense que ce matin-là, Porte a fait une connerie. »

« Tout le monde peut faire une connerie » : on peut considérer que la matinale en fournit régulièrement l’illustration. Mais toutes les « conneries » n’ont pas l’honneur d’occuper ainsi le devant de la scène. Absent du plateau, Didier Porte ne peut évidemment pas répliquer aux saillies de ses petits camarades. Denisot précise d’ailleurs que « Didier Porte ne vient pas dans les talk-shows ». Et c’est tout à son honneur.

« On ne règle pas ses comptes à l’antenne ! »

S’il ne vient pas dans les talk-shows, Didier Porte participe malgré tout à celui de France Inter : « Le Fou du Roi ». Ainsi, le lendemain (4 juin) de ce « lynchage médiatique », il profite de sa chronique pour apporter la contradiction… et éclaircir plusieurs points :

« Je suis moi-même en train de goûter aux joies du lynchage médiatique : rien que pour la journée d’hier, j’ai eu droit le matin au
Nouvel Observateur qui a appelé à mon licenciement [5] de France Inter, et le soir, au « Grand Journal » de Canal Plus, où je me suis vu infliger un beau début de mise à mort professionnelle par contumace, avec dans les rôles des bourreaux mes propres collègues de la matinale de France Inter qui ont découvert que j’étais “vulgaire” et “pas drôle” après deux ans et demi à me côtoyer et à m’écouter tous les jeudis. Il était temps qu’ils s’en rendent compte. Et ils sont venus le dire hier soir, à plusieurs et en mon absence. Ça a plus de panache. »

Porte termine sa chronique en disant – avec humour – qu’il pourrait bien consacrer son temps libre à la politique. La solidarité n’étant pas la marque de fabrique de France Inter, Stéphane Bern conclut ainsi : « C’était Didier Porte, mais enfin, en même temps, en politique, on ne règle pas ses comptes personnels à l’antenne. »

En plus d’être complètement fausse, cette assertion permet à Stéphane Bern de se désolidariser – lui aussi – de son chroniqueur [6].

Dans la foulée de cet épisode, Thomas Legrand, chroniqueur politique dans la matinale, en remet une couche dans une tribune publiée sur le site Rue 89 : « J’ai la pénible impression d’avoir été piégé par Didier Porte ». Dans cette tribune, Legrand explique que « le problème, ce n’est pas qu’il ait dépassé les bornes ce jour-là puisque, justement, c’est son métier de dépasser les bornes. (…) [Mais] C’est que Didier Porte n’était pas drôle ». Et ce crime s’en double d’un autre, que Legrand laisse sous forme interrogative : « Tout est apparu comme une provocation jusqu’au-boutiste (…) c’est l’ensemble de la matinale qui est mis à mal. On ne peut pas arriver au milieu d’une tranche d’infos, déverser "ça" et repartir ». Et comme « en sortant du studio, Didier a dit : “Quitte à se faire virer, autant que ça se fasse avec éclat” », la question demeure : « Tout cela était-il donc prémédité ? ». Une sorte de suicide professionnel, en somme, précédé d’une tentative d’assassinat collectif.

L’argumentation est un peu brouillonne, mais le tout est n’est pas très confraternel. Excepté François Morel (chroniqueur le vendredi matin) [7], pas un collègue de Didier Porte ne l’a soutenu. Et « l’impertinent » Stéphane Guillon est – à notre connaissance – resté silencieux.

« Un trou poilu et des nichons »

A la suite de sa chronique du 20 mai, Didier Porte a été convoqué par Philippe Val, celui-ci n’admettant pas la « vulgarité » sur France Inter. Il estime que le mot « enculer », cette « obscénité sexiste », n’a pas sa place sur une radio publique [8]. « On ne peut se cacher derrière l’habit d’humoriste pour prononcer des insanités. La liberté d’expression, ce n’est pas transformer l’antenne en poubelle » a même expliqué au Point une source « au sommet de Radio France ». Faut-il comprendre qu’il s’agit de Jean-Luc Hess ? Ce dernier n’ayant jamais caché son aversion à l’égard des textes de Porte.

Val et Hess ont la mémoire courte. Mais pas Acrimed.

Alors qu’il était chroniqueur sur la radio publique, l’actuel patron de France Inter ne dédaignait pas la langue peu châtiée dont il fait aujourd’hui reproche à Didier Porte. Par exemple, Val avait utilisé un procédé similaire avec Patrick Sébastien. Il lui faisait ainsi tenir ces propos ni « obscènes » ni « sexistes », à propos de Marlène, une proche de l’animateur : elle « n’est qu’une gourde avec un trou poilu et des nichons » (Sébastien n’ayant jamais prononcé cette phrase), puis il avait ajouté : « la femelle est une reproductrice qui vide les burnes du mâle. » [9]

Autre exemple, lors du Mondial de 1998, Val, parlant des marchands de merguez, avait déclaré, sans la moindre « vulgarité » : « Et quand la Coupe du Monde sera finie, ils pourront se les foutre au cul, les merguez, hein ? » [10] Ça ressemble à ça, la « radio que veut faire » Nicolas Demorand ? Il suffit d’embaucher son patron. [11]

***

En définitive, la chronique de Porte de la matinale ne devrait pas être reconduite à la rentrée prochaine. Et l’avenir de Porte au « Fou du Roi » est incertain. Selon Le Point, cette décision « a été prise avant même la chronique du 20 mai ». Pas étonnant. Didier Porte est l’antithèse de Val, Demorand, Hess ou Bern. Ne cachant pas ses opinions politiques – « marxistes », dit-il –, il n’est pas un habitué des soirées mondaines, refuse de participer aux talk-shows, a soutenu publiquement Siné, et signe des chroniques acerbes contre Bernard-Henri Lévy, le chouchou de Val et Demorand !

On nage alors en pleine hypocrisie : comme si Didier Porte était le premier et le seul à prononcer des « obscénités » sur France Inter [12]. Ce que personne ne relève c’est que c’est moins le « j’encule » qui fâche, que la personne visée : Sarkozy. Et c’est donc seulement au nom de la bonne moralité que Didier Porte est sanctionné. Un prétexte qui ne trompe pas grand monde.

Car Didier Porte, moins médiatisé – et moins médiatique – que Stéphane Guillon, est bien plus embarrassant politiquement. Guillon adopte une posture apolitique ou non partisane et pratique sans complexe le cynisme stratégique : il n’hésite pas à se servir de France Inter comme une tribune promotionnelle à moindre coût (350 € par chronique), et reste tendre comme un agneau sur Canal Plus (tous les samedis dans « Salut les terriens », présenté par Thierry Ardisson), où il touche le gros lot (9 000 € par semaine) sans jamais égratigner la chaîne cryptée ou l’animateur en noir… [13]

Bien plus que le cas de Didier Porte, la non-reconduction de sa chronique à la rentrée prochaine est un parfait indicateur de l’état concurrentiel qui règne dans l’univers du journalisme. Alors que la profession connaît une véritable crise et que les emplois se précarisent, une caste se partage, comme toujours, les parts du temps de parole, excluant les voix dissidentes.

Certes, Nicolas Demorand n’animera plus la matinale de France Inter. Mais que ses fans se rassurent : « il ira loin dans la vie, ce petit ».

Mathias Reymond

Nota Bene. La dernière vilenie de Philippe Val est de taille : dans une note interne à France Inter, il souligne qu’« à plusieurs reprises, au cours de ces dernières semaines, l’antenne a été instrumentalisée à des fins personnelles, au mépris de l’intérêt général. » Puis, visant Didier Porte, sans le nommer, la note enchaîne : « Récemment encore, un chroniqueur a répondu sur l’antenne de France Inter à des médias extérieurs à Radio France qui le mettaient en cause. » Cette phrase hypocrite oublie simplement de préciser que le principal concerné – ici, Didier Porte – répondait à des collègues qui l’avaient médiatiquement lynché sur Canal Plus. Pis, la mauvaise foi du patron de France Inter n’a pas de limite : « Ce n’est, hélas, pas la première fois que le micro est utilisé au service d’intérêts qui n’ont rien à voir ni avec ceux de l’antenne, ni avec le thème de l’émission . Ceci est intolérable et sera désormais sanctionné comme il se doit. C’est dans l’intérêt de tous, de l’image du service public et de notre radio. »

En effet, ce n’est pas la première fois qu’un chroniqueur de France Inter « répond sur l’antenne de France Inter à des médias extérieurs à Radio France qui le mettaient en cause. » Ainsi, le 29 décembre 2003, un certain Philippe Val – mais il ne doit pas s’agir du même… – avait utilisé pendant plus de cinq minutes l’antenne de France Inter pour répondre à un journal de critique des médias, PLPL (Pour Lire Pas Lu) malheureusement disparu, dont il était « une des cibles principales ». Il avait même utilisé cette tribune pour sommer Daniel Mermet – animateur de « Là-bas si j’y suis » sur France Inter – de se désolidariser de ce journal [14]. Quand la mémoire flanche, Acrimed veille.

Notes

[1] Et son chantage systématique à la démocratie dès qu’un auditeur l’interroge sur le manque de pluralisme de la matinale (en substance : « Pourquoi invitez-vous encore Bernard-Henri Lévy ou Daniel Cohen ? » ; réponse : « Mais nous sommes en démocratie et tout le monde a le droit de s’exprimer »). Voir notre article Nicolas Demorand, gardien de la démocratie ?.

[2] Un autre chroniqueur « engagé et militant » sur France Culture, Alexandre Adler, qui a lui-même affirmé plusieurs fois être un « propagandiste » pour le oui au référendum lors du Traité constitutionnel européen ou qui n’a « jamais, disait-il, caché son affection pour Nicolas Sarkozy », est, lui, toujours à l’antenne.

[3] Sur ce dossier, voir nos articles : Laure Adler vire Miguel Benasayag de France Culture ; Benasayag viré : réactions contre la censure ; France Culture et Miguel Benasayag : fin de partie.

[4] Forum Nouvelobs.com, 29 mars 2004.

[5] Le Nouvel Observateur (3 juin 2010), sous un titre ambigu (« Didier Porte va-t-il la prendre ? »), révélait « l’explication avec sa direction » (Val avait demandé à Porte de conserver le silence sur l’épisode), en « résumant » avec, au choix, maladresse ou malhonnêteté, la chronique incriminée. La brève ne dit rien du sketch de Porte et du fait qu’il y fasse parler Dominique de Villepin : « L’humoriste Didier Porte, qui officie à 7 h 55 le jeudi sur France Inter, pousse le bouchon de plus en plus loin sans toutefois y gagner la notoriété polémique de son alter ego Stéphane Guillon. Le 20 mai, les auditeurs ont ainsi eu la surprise de l’entendre crier à l’antenne quatre fois de suite “J’enc… Sarkozy !” ou encore “Il a pas de couilles ce connard !” Autant de “joyeusetés” qui ont consterné la rédaction et qui lui ont valu une petite explication avec sa direction. »

[6] Depuis, il l’a plusieurs fois assuré de son soutien. Il faut dire que la chronique de Didier Porte au « Fou du roi » est un succès d’audience auquel est sans doute attaché le présentateur et producteur de l’émission.

[7] Voir l’émission Ligne j@une sur le site d’Arrêt sur Images.

[8] Ainsi que le révèle le site Arrêt sur images.

[9] Cité dans le recueil de ses chroniques : No Problem !, Le cherche midi éditeur, p. 164, 2000.

[10] Cité dans le recueil de ses chroniques : Fin de siècle en solde, Le cherche midi éditeur, p. 206, 1999.

[11] Même s’il n’a peut-être jamais utilisé le terme « enculer » sur France Inter (difficile de le savoir), Val l’employait régulièrement dans Charlie Hebdo et surtout dans ses spectacles avec Patrick Font, comme le rappelle Sébastien Fontenelle sur son blog.

[12] Un exemple récent ? Un chroniqueur du « Fou du Roi » qui s’écrie, à propos du Tout-Paris présent à la remise de la Légion d’Honneur de Bernadette Chirac : « Mais tout ça c’est des suceurs de bite ! » (le 1er juin 2010). A notre connaissance, il n’a reçu aucun avertissement.

[13] Les salaires de Guillon ont été dévoilés par Le Point, 23 mars 2009.

[14] Voir notre article ici-même.

Piqué au tas chez Acrimed - 11/06/10

 

20:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/06/2010

Fishbone "Party At Ground Zero"

18:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Suède: deuxième nuit d'émeutes dans une banlieue défavorisée de Stockholm

STOCKHOLM — Près d'une centaine de jeunes ont attaqué un commissariat de police et provoqué des incendies, lors d'une deuxième nuit consécutive d'émeutes à Rinkeby, une banlieue défavorisée et à forte population immigrée de Stockholm, a rapporté mercredi la police suédoise.

"Ils ont mis le feu à un bâtiment scolaire (...) Ils ont essayé d'incendier le commissariat, d'autres bâtiments ainsi que des voitures, mais essentiellement ils ont jeté des pierres et des briques sur la police et les pompiers", a déclaré à l'AFP Mats Eriksson, porte-parole de la police de l'ouest de la capitale suédoise. Personne n'a été blessé, a-t-il précisé.

Trois ministres suédois dont la ministre de l'Intégration Nyamko Sabuni se sont rendus sur place mercredi. Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt a réclamé qu'il soit rapidement mis un terme aux émeutes. "Les conséquences risquent de devenir très graves et (cela) pourrait affecter les habitants de Rinkeby", a-t-il dit, cité par l'agence TT.

Les violences de Rinkeby, une banlieue connue pour avoir une des plus grandes communautés d'immigrés de première ou de deuxième génération de Suède, avaient éclaté lundi soir. "Tout a débuté parce qu'un groupe de jeunes adultes s'est vu interdire de pénétrer dans une fête dans un collège. Ils se sont énervés et ont commencé à jeter des pierres à travers les vitres de l'école", a raconté M. Eriksson.

Les jeunes, jusqu'à une centaine selon la police, s'en sont ensuite pris au commissariat de police où ils ont brisé des vitres et mis le feu à une voiture. Trois personnes ont été arrêtées avant d'être relâchées mardi.

Mardi soir, "je dirais que les choses se sont aggravées", selon le porte-parole de la police, avec l'incendie du bâtiment scolaire et de quatre à cinq voitures.

"C'est une situation extrêmement grave et qui doit cesser au plus tôt, sinon cela va continuer à empirer", a averti M. Eriksson.

Piqué au tas chez google.com - AFP - 09/06/2010

 

A burnt-out car after riots in the Stockholm suburb of Rinkeby on June 9. Up to 100 youths rioted for two straight nights in a heavily immigrant suburb of Stockholm, throwing bricks, setting fires and attacking the local police station. (Frederick Persson/Getty Images)

piqué au tas chez theepochtimes.com - 09/06/2010

17:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

6 de Pau - amendes requises - délibéré au 12 août 2010

Le procureur de Pau a requis jeudi 1.000 euros d'amende avec sursis à l'encontre de chacun des six militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) poursuivis pour outrage après s'être indignés, dans un courriel au préfet, du placement d'enfants en rétention. La décision a été mise en délibéré au 12 août.

En juillet 2008, six militants de RESF --de Haute-Savoie, Savoie, Val-d’Oise, Charente-Maritime et Rhône-- avaient envoyé un message électronique au préfet après avoir été alertés par le réseau du cas d'une famille albanaise placée en centre de rétention avec deux enfants de 5 et 7 ans.

Le préfet des Pyrénées-Atlantiques avait déposé plainte le 1er août pour outrage à représentant de l’État. "Toute liberté à ses limites, y compris la liberté d'expression", a estimé jeudi dans son réquisitoire le procureur de Pau, Erick Maurel. "Là, on est dans l'abus du droit à l'expression. L'ensemble des termes utilisés renvoie expressément à la période de Vichy", a-t-il indiqué.

Le procureur a ainsi énuméré les termes employés dans les courriels: "rafle", "étoile jaune", "Papon", "wagons vers l'Allemagne" ou "nazis". "Ce n'est pas un procès politique. Je n'ai reçu aucune instruction", a tenu à préciser le représentant du ministère public.

Une affirmation rejetée par les avocats de la défense. "Le préfet a voulu s'en prendre à RESF", a plaidé Me Dominique Noguères, estimant que "s'indigner (était) un devoir citoyen". Pour Me Maripierre Massou dit Labaquère, "c'est un délit d'opinion politisée. Il est hallucinant de ne pouvoir faire référence à une partie de l'Histoire".

Une centaine de personnes, dont plusieurs élus, étaient venus jeudi matin soutenir les six militants, âgées de 45 à 68 ans. Ils encourent une peine de 6 mois de prison ferme et 700 euros d'amende pour ce délit.

Piqué au tas chez Le Figar- 10/06/2010

 

 

 

 

 

17:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/06/2010

Un deuxième policier mis en examen à Créteil pour des malversations

 

Un policier en poste en Alsace a été mis en examen dans une vaste affaire de malversations présumées pour laquelle un commandant de la police judiciaire (PJ) parisienne est écroué depuis mars, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Ce policier de l'est de la France, dont les chefs de poursuite n'ont pas été précisés, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire et "aurait un rôle secondaire" dans ce dossier, a indiqué cette source.

Depuis mars, un autre policier, François Ancrenaz, en poste à la PJ parisienne, est écroué et mis en examen pour "trafic d'influence passif par personne dépositaire d'une autorité" et pour "menaces et acte d'intimidation à l'égard d'une victime".

L'enquête lancée et traitée par les gendarmes de la brigade de recherches (BR) départementale du Val-de-Marne vise une "vaste affaire" de "banqueroute, abus de biens sociaux et emploi de travailleurs clandestins" remontant à 2008.

Figure de la PJ parisienne et décrit comme un "flic de terrain chevronné", M. Ancrenaz avait été interpellé par l'Inspection générale des services (IGS, la "police des polices"). Son arrestation avait suscité une vive émotion parmi ses collègues.

Plusieurs autres personnes sont mises en examen dans cette affaire, a ajouté la source judiciaire, sans pouvoir en préciser le nombre exact.

© 2010 AFP

Piqué au tas chez orange.fr - 09/06/2010

Derrick mit Bavaria-Bier Totale.JPG (826571 Byte)

18:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Quand Egalité et Réconciliation joue les infiltrés

Cette semaine aura été placée sous le symbole des tentatives d’infiltration d’Egalité et Réconciliation (l’association « politico-culturelle » (sic) d’Alain Soral) au sein de différents événements d’actualité.

 


Premier épisode : Mardi 1er Juin se tenait à la faculté Paris 3 une conférence sur les nouveaux visages de l’extrême droite organisée par la CNT et animée par le politologue spécialiste de l’extrême droite Jean Yves Camus ainsi qu’un certain nombre d’autres militant (Action Antifasciste Paris, FSQP…).

Malgré le service d’ordre mis en place, deux militants d’Egalité et Réconciliation crûrent bon de se rendre à cette conférence. Vite repérés, les pieds nickelés furent conduits vers la sortie fermement mais sans violence. Premier coup dans l’eau sans conséquence pour les amis d’Alain Soral mis à part quelques sueurs froides.

Deuxième épisode : Samedi 5 Juin à l’occasion de la manifestation « Solidarité Gaza » à Paris.
Combative et déterminée, la manifestation entendait protester contre le blocus imposé à la bande de Gaza et les récents assassinats perpétrés par l’armée israélienne sur des membres du convoi humanitaire Free Gaza. Une des rares occasions d’apparaître publiquement pour Egalité et Réconciliation qui mobilise ce jour là une trentaine de militants. Drapeaux français au vent, ils profitent du nombre important de manifestants pour se fondre dans le cortège de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) durant l’ensemble de la manifestation. Curieux mélange que cette nouvelle extrême droite où les polos Fred Perry aux couleurs du drapeau français côtoient les tee-shirts du Hezbollah mais qui n’aura pas échappé à la vigilance d’un certain nombre d’antifascistes prenant part à la marche.

Dès la fin de la manifestation, la trentaine de militants d’extrême droite sentant le vent tourner font bloc et se dirigent d’un pas pressé vers le métro, talonnés par d’autres manifestants farouchement opposés à leur présence dans le cortège. Quelques insultes fusent et le groupe s’engouffre dans le métro non sans avoir copieusement filmé certains cortèges particulièrement hostiles à l’association d’Alain Soral.

Troisième épisode : Depuis plusieurs jours, les marche de l’opéra Bastille sont occupées par des sans papiers réclamant leur régularisation. C’est dans ce contexte que, samedi soir, suite à la manifestation Gaza, plusieurs membres d’Egalité et Réconciliation se repliant probablement sur le théâtre de la Main d’Or tout proche (appartenant à Dieudonné) vont tenter de créer un incident au rassemblement des sans papiers. Suite à un échange houleux avec des antifascistes présents, les militants d’extrême droite tentent de trouver refuge auprès des CRS (non sans avoir tenté au passage d’embrigader les sans papiers afin de réinvestir les marches de l’opéra Bastille et ainsi semer la confusion). Ils se rabattent ensuite sur un bar adjacent avant d’être finalement exfiltrés sous la protection des policiers et les colibets d’un certain nombre de sans papiers ayant compris leur manège.

Dure semaine pour l’association d’Alain Soral qui se frotte une fois n’est pas coutume à l’épreuve de la rue. Ce ne sera pas faute d’avoir essayé, mais, cette fois ci encore, l’extrême droite n’aura pas réussi à tromper son monde. La vigilance antifasciste est plus que jamais d’actualité.

Action Antifasciste Paris

http://aafparis.over-blog.com/

consanguins mis en boîte

Photo piquée au tas sans demander chez fafbook

18:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le travail tue, les loisirs aussi...

Un gendarme du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) s'est tué mardi dans le massif du Mont-Blanc, en Haute-Savoie, lors d'un entraînement. Selon Europe 1, qui révèle l'information, le militaire de 32 ans a dévissé dans la phase finale de l’ascension du sommet qui culmine 4122 mètres, dans le couloir Whimper.

Piqué sur Le Parisien - 08/06/2010

 

L'accident est rarissime : un homme de 25 ans s'est tué en sautant à l'élastique, lundi soir, à Fréjus dans le parc d'attractions et de loisirs de "Luna Park". Le manège venait d'être homologué et la victime n'est autre que la personne qui devait gérer cette attraction. Selon les premières constatations effectuées par les policiers du commissariat de Fréjus, l'élastique n'aurait pas cédé. Le jeune homme pourrait avoir mal attaché la longe de sécurité ou avoir commis une erreur en passant son harnais.

Piqué sur RTL info - 08/06/2010

 

Un grave accident du travail s'est produit ce mardi 8 juin, vers 14h40, rue Jules Guesde, à Neuville-sur-Escaut. Un Bouchinois âgé de 43 ans, employé d'une entreprise spécialisée dans les espaces verts, s'est retrouvé coincé, pour une raison encore inexpliquée, sous une benne attachée à un tracteur.

Piqué chez L'Observateur - 08/06/2010

 

L'Observateur observe les observateurs observant

10:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/06/2010

Pseudo débat démago cette nuit sur Arte : Les caves se rebiffent ?

Envie de rire ?

Que fait la police ?

En France, la police a mauvaise presse. En Allemagne, c’est le contraire.

Mais au-delà des faits divers spectaculaires, sait-on vraiment qui sont nos policiers ? Ont-ils les moyens d’exercer leur mission ? Daniel Leconte ouvre ce débat citoyen.

EXCLUSIVITÉS WEB
Extraits vidéos
Bibliographie

Présentation du film


Mardi 23 mars 2010. Melun s’apprête à rendre hommage au policier tué par ETA. Le chef de l’État, Nicolas Sarkozy, prend la parole. Soudain, une dizaine de policiers lui tournent le dos. Un geste de défi envers le président qui, il y a peu encore, avait la confiance de la police. Le symbole d’un malaise profond qui gagne l’institution. C’est par cette scène que s’ouvre La police et Sarko. Le film recueille les témoignages de flics « de base », ceux qui quadrillent les zones sensibles, ceux que l’on envoie en première ligne. Émeutes, trafics de drogue, misère sociale, violences répétées : ils nous font toucher du doigt leur réalité quotidienne. Lors des émeutes de Villiers-le-Bel, plus de trente policiers ont été blessés par balle. Ils se sont fait tirer comme des lapins, mais on leur a interdit d’en parler. Pris en étau entre des délinquants qui les considèrent comme une bande rivale et une hiérarchie qui ne leur donne pas les moyens de remplir leurs missions, les policiers ont une seule consigne : éviter à tout prix les émeutes. « La peur a changé de camp », résume l’un d’entre eux.
______

Documentaire de Jean-Michel Décugis et François Bordes (France, 2010, 50 mn)
Coproduction : ARTE France, Doc en Stock

extrait vidéo

Toujours envie de rire ? Va jeter un oeil au posts :

Chat en direct

DERNIÈRE MINUTE - Victime d'un empêchement, Philippe Pichon n'est malheureusement pas en mesure de participer à notre chat.

Cet espace, qui reste ouvert de 20h35 à 22h30, est là pour vous permettre de discuter entre vous et d'apporter vos témoignages sur le métier de policier et sur les relations police-citoyens.



Rediffusion vendredi 2 juillet à 10H25
(France, 2010, 45mn)

Policiers en deuil tournant le dos à l'éloge funèbre de Nicolas Sarkozy, lors des obsèques du policier tué par l'ETA. Melun en 2010

Policiers en deuil tournant le dos à l'éloge funèbre de Nicolas Sarkozy, lors des obsèques du policier tué par l'ETA. Melun en 2010

 

Un documentaire sur le malaise de la police française.

Le 23 mars dernier, à Melun, alors que Nicolas Sarkozy rend hommage à un brigadier tué par l'ETA, une dizaine de policiers lui tournent le dos dans la foule rassemblée en silence. Un geste de défi symbolisant le malaise d'une institution au bord de l'implosion. C'est sur cette scène que s'ouvre le documentaire de Jean-Michel Décugis et François Bordes. Il sera sans concession ni langue de bois. Tétanisant.

Anonymement ou à visage découvert, des flics racontent la peur qui leur vrille le ventre quand ils patrouillent dans les quartiers sensibles. La hiérarchie qui les accable et les muselle au lieu de les soutenir. Les désirs de mort qui hantent les plus fragiles. Les suicides, le sentiment d'impuissance et les flambées de haine. Une dégringolade muette entamée il y a cinq ans lorsque Sarkozy, qui n'était encore que ministre de l'Intérieur, déclarait vouloir "nettoyer les cités difficiles au Kärcher", empêchant ainsi toute possibilité de dialogue.

Le résultat est là, terrible, dans le regard écoeuré de ces hommes et ces femmes qui ont juré de protéger les citoyens, guerriers désarmés d'un combat qui les dépasse.

Piqué au tas sur L'Express.fr - 07/06/2010 - Sandra Benedetti

 

 

"La vie de l'agent de police est pénible ; sa position au milieu de la société aussi humiliante et méprisée que le crime même... La honte et l'infamie l'enserrent de toutes parts, la société le chasse de son sein, l'isole comme un paria, lui crache son mépris avec sa paie, sans remords, sans regrets, sans pitié... La carte de police qu'il porte dans sa poche est un brevet d'ignominie."

22:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Spectaculaire initiative : Le conseil municipal de Strasbourg vote la création d'un cimetière musulman

La ville continue de creuser l'idée d'un cimetière musulman

« Nous voulons offrir une égalité, de la naissance à la mort, à tous les Strasbourgeois », clame l'adjointe (PS) au maire Anne-Pernelle Richardot. Le conseil municipal va délibérer, cet ...

« Nous voulons offrir une égalité, de la naissance à la mort, à tous les Strasbourgeois », clame l'adjointe (PS) au maire Anne-Pernelle Richardot. Le conseil municipal va délibérer, cet après-midi, sur la création d'un premier cimetière public musulman. En projet depuis deux ans, il jouxtera, d'ici à l'automne 2011, le cimetière multiconfessionnel de la Meinau et s'étendra sur 25 000 m2. Il s'ajoutera aux carrés de tombes, aujourd'hui « saturés », dédiés dans l'agglo aux pratiquants de l'islam. Une réunion sur sa décoration est prévue en juillet.
Interdite dans le reste de la France, son élaboration est autorisée en Alsace-Moselle par le droit local. Celui-ci stipule en effet que dans les communes où cohabitent plusieurs religions, chacune peut disposer de son cimetière. Entre 27 000 et 40 000 musulmans vivent à Strasbourg. « Ce cimetière leur permettra de ne pas subir de douleurs supplémentaires lors de la perte d'un proche, estime Driss Ayachour, le président du Conseil régional du culte musulman. Aujourd'hui, la plupart des familles sont contraintes d'enterrer leurs défunts dans leur pays d'origine, où certains n'ont pourtant jamais vécu. Cela pose des problèmes de paperasse et empêche de se recueillir régulièrement sur les tombes. » D'ici à la fin du mois, la ville publiera un fascicule en turc et en arabe sur le règlement des cimetières, notamment des carrés musulmans.P. W.

Piqué au tas sur 20Minutes.fr - 07/06/2010

(je te laisse juge du grossier jeu de mot...)

 

 

Le conseil municipal de Strasbourg vote la création d'un cimetière musulman

 

Le conseil municipal de Strasbourg a voté lundi à l'unanimité la construction d'un cimetière confessionnel musulman sous gestion publique, une première en France, a-t-on appris auprès d'Olivier Bitz, adjoint chargé des cultes et de la sécurité à la mairie (surligne et mise en gras Probe).

"C'est une décision historique, une première en France permise par le droit local alsacien et mosellan", s'est-il félicité en insistant sur "l'égalité de traitement entre les différentes religions".

Le cimetière musulman s'étendra d'ici l'automne 2011 sur 25.000 m2 dans le quartier de la Meinau. La ville devra débourser environ 800.000 euros pour sa création.

Interdite dans le reste de la France, la création d'un cimetière musulman sous gestion publique est permise par le droit local d'Alsace-Moselle.

"C'est l'application dynamique du droit local qui permet d'en étendre les bénéfices à une religion qui à l'origine n'était pas reconnue par le régime concordataire", a précisé Olivier Bitz.

En effet selon le droit local d'Alsace-Moselle, les autorités organisent les cultes catholique, protestant et israélite. L'islam n'a pas le statut de culte reconnu mais la municipalité traite avec les associations cultuelles musulmanes, favorisées par le droit local.

"Depuis 1973 il y a des carrés musulmans dans quelques cimetières strasbourgeois mais ils arrivent à saturation", a repris Olivier Bitz.

De nombreux pratiquants sont donc contraints de retourner enterrer leurs défunts dans leur pays d'origine.

Deux cimetières musulmans existent déjà, à Bobigny et à Marseille, mais ils ont été créés par des initiatives privées.

La grande mosquée de Strasbourg est également en construction actuellement et elle devrait aussi ouvrir courant 2011.



© 2010 AFP

Piqué sur orange.fr - 07/06/2010

 

 

Le_Reverend_souhaite_que_le_conflit_israélo-palestinien_soit_importé_dans_notre_ville.jpg

17:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu