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02/06/2010

Palestine - Banlieue

Ce soir, comme un peu partout dans le monde et en réaction à l’assaut meurtrier de la flottille humanitaire pour la population de Gaza par l’armée israélienne, nous avons participé à une manifestation de soutien à la Palestine. Qu’importe le nom de cette ville et dans quel pays elle se trouve, le récit qui va suivre ne verse aucune larme patriotique ou identitaire. Nous n’avons rien à préserver ni à produire localement pour la suite de cette soirée, à part ce texte plein de rage qui part perdant dans le paysage d’aujourd’hui pour ces raisons. Tant mieux, si le pouvoir pouvait s’éloigner d’ici aussi loin que de nos vies. 



«Si vous continuez, on va arrêter les manifestations !» balance quelqu’un de l’organisation aux personnes qui avancent devant librement sans demander l’autorisation à personne. Nous sommes à quelques mètres de la gare. Plus très loin d’une rue commerçante. À une centaine de pas d’un quartier populaire. Derrière, dans le cortège, une rumeur se répand. Les «jeunes banlieusard.es» ont des cailloux, ils vont casser des vitrines. Alors que les flics de la Bac commencent à se répandre autour de nous, la rumeur prend le pas sur les corps. Une partie des personnes s’arrêtent, laissant tout un groupe en proie facile pour les flics. Manœuvre que nous pouvons laisser dans le doute à l’inconscient des civilisé.e.s blanc.hes de voir se faire traquer encore et encore les immigré.es. Dans le discours, les choses sont là pour ne pas dire les mots, dissoutes dans un paquet de lessive qui rend propre la contestation, la lutte politique et syndicale traditionnelle et son racisme latent. Les mauvaises intentions sont lancées avec une violence d’ordre colonial inouïe. Nous sommes considéré.es comme des indigènes sans pensée, sans personnalité. Tout un panel de la grande Gauche nous donne alors sur le trottoir — toujours sur le trottoir ! — des leçons sur la méthode de faire avec l’ingrédient réactionnaire de la démagogie du pouvoir : la peur. Du genre, «Si vous voulez faire la guerre, allez en Palestine !», ou «Ce n’est pas ta manifestation !» Aujourd’hui, descendre du trottoir, c’est commencer une guerre…



La peur de l’autre. La peur de descendre du trottoir. La peur de commencer une manifestation alors que des centaines de personnes sont rassemblées pour exprimer la même colère contre cette guerre qui se propage de la Palestine aux banlieues des villes européennes. La peur à chaque coin de rue que l’engouement à crier «Palestine vivra ! Palestine vaincra !» nous emmène à continuer notre route, à vider un supermarché de ses produits israéliens, à boycotter cet État terroriste au sens où il tue des civil.es, et à commencer à nous attaquer à notre propre gouvernement qui soutient cette politique de répression et de colonisation jusque dans nos vies.



Nous ne devions pas partir en manifestation ce soir. Nous devions rester sur le trottoir en attendant le prochain massacre. Mais beaucoup n’ont pas eu peur des menaces de la Police, d’autres n’ont pas tourné au plus court, d’autres encore n’ont pas répondu aux mots d’ordre de se taire mais ont plutôt donné de la voix. Il aura fallu atteindre un point critique, pas loin de la gare, d’une rue commerçante et d’un quartier populaire avec une pression policière plus forte et une rumeur courante dans les têtes que les cailloux sont dans les poches pour que tout ce monde fonde en arrière, vers le début d’une manifestation qui n’aurait pas dû commencer.



Nous aussi nous avons peur mais celle-ci n’est pas appareillée à une organisation. C’est celle de voir sous nos yeux toute une frange de la résistance au colonialisme se faire enterrer par les bulldozers, se faire bombarder par des drônes, se faire encercler par des murs, se faire tuer par l’Armée et par la Police.

Des canons aux Tasers. De la Palestine aux Banlieues.


Cette peur fait que notre rage n’est pas négociable. Ni notre envie de confronter partout cette peur à celle de l’État colonial, que bon nombre de personnes dans les organisations de soutien à la Palestine propagent d’elles-mêmes. Et qui deviennent par à-coups des auxiliaires de la Police et des Médias, allant jusqu’à ramasser quelques poubelles renversées et à en remettre les ordures sous les couvercles. Rien ne doit dépasser.



Après ce soir, nous pensons fortement que notre volonté d’agir ne peut pas s’arrêter à une prochaine manifestation déjà programmée, mieux encadrée par les forces de l’ordre et la bonne pensée occidentale. «Si vous continuez, on va arrêter les manifestations !» Leur solidarité s’arrête là où commence la nôtre. Quel sens a cette phrase vis-à-vis de notre résistance ? Elle peut avoir que nous pouvons continuer, sans attendre personne pour manifester, pour boycotter, pour saboter tous les rouages du colonialisme.



Si dans nos villes, dans nos quartiers, dans nos rues il y a la peur d’une Intifada, les cailloux dans les poches !, qui peut se retourner contre la domination blanche, c’est peut-être que de la Palestine à la Banlieue il n’y a qu’un pas.



Gaza, banlieue du monde.



Courriel, 2 juin 2010.


Info intéressante (rassemblement de ce lundi soir)

Des développements intéressants lors du rassemblement parisien de ce soir aux abords de l’ambassade d’Israël.

Avait été convenu entre les gentils organisateurs et la police que nous resterions sagement derrière les barrières métalliques disposées autour de nous, à des centaines de mètres de l’ambassade, comme des bêtes de foire, sous la sono nauséabonde du «collectif Cheikh Yassine».

Ça ne s’est pas passé comme prévu.

D’abord, parce que plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes issus de l’immigration, étaient présents.

Ensuite, parce que de 800 à 2000 jeunes ont fait sauter les barrières pour investir la rue, puis marcher en direction de l’ambassade, malgré les gazages des flics.

Pas des voyous, mais des jeunes et quelques moins jeunes animés par une colère saine. J’ai manifesté avec eux, de même que le camarade Pierre, et je me suis retrouvé en première ligne face aux flics. Parmi les slogans, ont ressurgi : «Israël assassin, Sarkozy complice», «Gaza, on n’oublie pas» ou encore «Police complice».

À leur manière, les jeunes ont mis en évidence le cordon sanitaire des appareils et consorts. Les PG, PCF, et la majorité du NPA comme les autres sont restés sagement derrière. C’était un débordement spontané.

Courriel, 1er juin.

 

Piqué au tas chez Le Jura Libertaire

 

22:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

retour sur la manifestation de soutien à la flotille pour Gaza du 31/05/2010 à Strasbourg

21:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

"Ote ta moustache, on t'a reconnu... Bourrique!"

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Guy Debord, le fondateur de l'Internationale Situationniste a laissé derrière lui une critique du livre de Quadruppani et de son préfacier Perrault, sous la forme d'une lettre à Jean-François Martos datée du 24 février 1990.

On peut y lire:

"J'avais lu Quadruppani. C'est évidemment un désinformateur, et peut-être 'version b'. Au moins à la frontière? C'est-à-dire manipulé par ses dangereuses fréquentations, policières, ou repenties, et aussi son préfacier"... il terminait ainsi le paragraphe consacré à celui qui se réclame de son message: "Ote ta moustache, on t'a reconnu... Bourrique!"

20:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Des journalistes "embedded" dans la guerre contre l'ETA

Que sait-on réellement des arrestations, jeudi matin, de membres présumés de l’ETA ? Pas grand-chose. De source judiciaire, quatre personnes ont été mises en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », l’une d’elle également pour la mort de deux policiers espagnols en décembre 2007 à Capbreton. Trois juges d'instruction sont saisis de ce dossier ouvert par le parquet de Paris. Ce serait la sixième arrestation d'un chef présumé d'ETA en deux ans. Pour le reste, derrière le silence des enquêteurs français —la Sous-direction antiterroriste (SDAT), la Direction interrégionale de police judiciaire (DIPJ) de Bordeaux et le RAID— et la verve du ministère de l’intérieur espagnol —qui affirme que la Guardia civil a participé à l’opération— quelque chose ne tourne pas rond.

A 7h, jeudi matin, une dizaine de médias espagnols donnaient déjà l’information sur leurs site Internet, en précisant que les arrestations avaient eu lieu à 6h15. Plutôt réactifs les collègues et bien matinaux le jeudi matin. Mais là où le bât blesse, c’est dans le traitement de l’information. Le journal La Razon, par exemple, produisait un dossier complet sur l’arrestation, avec photos, soit 12600 signes de texte, l’équivalent d’une double page de tabloïd. Pour un événement censé être survenu, dans le même article, ¾ d’heure auparavant. C’est tout simplement impossible. L’explication était sur le terrain.

Rue du sergent Marcel Duhau, quartier Saint-Esprit à Bayonne, les journalistes locaux sont arrivés bons derniers. Télés et photographes espagnols occupaient déjà la place, chaises de camping pour être confortables, comme tout bon professionnel qui en a toujours une dans le coffre, et thermos de café, comme tout bon pique-niqueur qui prend le temps de préparer sa sortie. Une proportion significative de journalistes était au courant de cette arrestation avant qu’elle ne se produise. Pas les journalistes basques.

Un chroniqueur s’étonnait ce matin-là, sur Euskadi irratia, que l’information ne figure pas sur les sites Internet des médias basques. Et d’en déduire une partialité dans le traitement de l’information. C’est tout le contraire. Pour le mesurer, il suffit de se demander pourquoi certains médias sont mieux informés que d’autres. Et d’où vient cette confiance de « sources anti-terroristes » envers des journalistes dont un seul mot prématuré compromettrait l’arrestation « de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Car on n’est pas non plus au festival de Cannes, où les rédactions habituées obtiennent le palmarès avant la cérémonie, « sous embargo », histoire de préparer de beaux papiers dans des délais raisonnables. On est bien dans une situation de conflit entre l’État espagnol et l’ETA et les bonnes vieilles traditions du journalisme de guerre. Mais il s’agit pourtant, également, de préparer de beaux papiers dans des délais raisonnables.

Depuis le dernier conflit en Irak, l’armée américaine a passé un cap en créant le statut de « journaliste embedded » et en niant par la même occasion celui de tout journaliste non « embarqué ». Un journaliste considéré comme un soldat, que l’on protège et que l’on promène où l’on veut, en finançant d’ailleurs ses transports, avec droit de regard sur ses reportages. Pour autant, la pratique est ancienne et remonte au moins à la guerre de 14, en passant par celle de 39. L’emblématique Capa avait bien un uniforme de l’armée américaine en débarquant sur les plages de Normandie. C’est même l’armée qui assurait les tirages de ses photos, et qui en détruisit une grande part. Nulle raison que les conflits du XXIe siècle renoncent à une pratique si bien éprouvée.

Mais le phénomène est cette fois plus insidieux. D’abord parce qu’il ne dit pas son nom. Ensuite parce qu’il repose nécessairement sur la prime du bon élève, le journaliste en qui l’on a confiance pour sa lecture de l’information, son aptitude au off et sans doute ses idées. Une relation habituelle déclinée à tous les échelons de la presse. Et finalement une instrumentalisation. Car une fois autorisés à publier 12600 signes dans l’heure matinale qui suit les faits, les médias enclenchent un processus imparable, presque mécanique, d’emballement médiatique.

Il fallait voir ce matin là, les agences de presse, pressant leurs correspondants tombés du lit, pour confirmer dans la minute les identités des personnes arrêtées. Les radios improvisant des directs pour faire le point, les télés, interviewant inlassablement la même voisine qui répétait à l’envie qu’elle n’avait « rien vue et rien entendu », les photographes répétant au téléphone « j’envoie ce que j’ai ». Un rythme galopant qui ne peut entraîner que le faux pas. Et ça trébuche. Les informations tournent en vase clos, toujours les mêmes, celles que des « sources anti-terroristes » de Madrid ont offertes à des journalistes. Et le ministre de l’intérieur espagnol a beau jeu de déclarer à la presse, en milieu de matinée : « vous comprendrez que c’est une affaire extrêmement importante, je préfère attendre que l’opération soit terminée pour me prononcer ».

Au milieu de l’information, il y a de la communication. Et bien malin qui peut, ce jeudi matin, trier le grain de l’ivraie. A Urrugne, une perquisition est en cours, au domicile d’Eñaut Aramendi, permanent de Lab. Lui et sa compagne ont été arrêtés dans la même opération. Certains médias évoquent « cinq etarras arrêtés ». Sa compagne sera libéré deux jours plus tard. Lui est accusé d’avoir loué l’appartement. Puis d’avoir transporté les 3 membres de l’ETA. Le ministre espagnol de l’intérieur dira finalement qu’il a un rôle clé que c’est grâce à sa surveillance que les enquêteurs ont pu remonter jusqu’au commando. Depuis quand les enquêteurs révèlent leurs méthodes ? Quelques jours plus tard, c’est finalement le propriétaire de l’appartement, un breton, qui est recherché.

atxilot500Pour les journalistes d’agence, de radio, de télé, ceux qui doivent jouer de rapidité, c’est une torture que de résister à la vitesse en validant ses informations. Depuis la péninsule ibérique, un flot continu de détails se déverse jusqu’au pied de l’immeuble où la perquisition continue. L’un des militants présumé aurait participé à la fusillade de Dammarie-les-lys. L’autre à celle de Capbreton, en décembre 2007. C’est la cinquième personne à qui les médias et les spécialistes attribuent l’échauffourée, même si trois militants seulement étaient impliqués. Mais pas le temps de s’arrêter aux contradictions. Il faut du temps pour valider les informations. Les rédactions sont poreuses. « C’est lequel le chef ? » demande une rédaction parisienne à son correspondant sur place qui vient de valider les identités des prévenus. Comment savoir qu’il y a un chef ? Bien malin qui connaît l’organigramme d’une organisation clandestine. Mais Madrid affirme avoir débusqué un chef, pour la sixième fois en deux ans. Ironie : un gouvernement ne pratique pas la propagande en temps de guerre, c’est bien connu. Ce n’est pas comme si tous les médias s’étaient déjà laissé berner par Madrid lors des attentats d’Atocha, le 11 mars 2004.

Tout ce processus médiatique contribue à une baisse de la vigilance des médias. La vitesse imposée est trop intense. C’est une technique de commercial, qui consiste à faire signer un contrat en moins de temps qu’il n’en faut pour le lire. Il y a eu des précédents, notamment le 20 mai 2008, lors de l’arrestation d’un autre chef présumé de l’ETA à Bordeaux. Les journalistes espagnols ont bien failli arriver sur les lieux avant l’arrestation. Tous ces indices devraient contribuer au minimum à une réflexion des journalistes et au péril qu’ils suscitent. En jeu, ce n’est pas la liberté d’opinion qui est menacée, mais plus grave, la véracité des faits. A moins qu’il ne soit déjà trop tard et que la machine médiatique ne broie mécaniquement les journalistes affranchis, comme l’armée américaine qui ne fait déjà plus cas des non « embedded ».

Piqué au tas chez Paus Basque Info 2.0 - 24/05/2010

http://www-tc.pbs.org/wgbh/amex/oswald/program/images/enlarged/about_fd.jpg

18:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/06/2010

www.soutien11novembre.org.

Serveur introuvable

Firefox ne peut trouver le serveur à l'adresse www.soutien11novembre.org.

23:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Guerre et Paix - A propos des émeutes de Villiers-le-Bel

PDF - 234 ko


Piqué au tas chez Non Fides

 

22:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Gaza is everywhere - Greek solidarity to the flotilla attacked by Israel

Des appels à la manifestation ont été lancés dans quatorze villes grecques la nuit dernière, après l'attentat odieux par des commandos israéliens sur les bateaux du Free Gaza.

A Athènes, le gouvernement grec, généralement "prompt à condamner" les attentats, n'a pas hésité à préempter une attaque contre ceux qui se sont rassemblés devant l'ambassade israélienne à Athènes. La police anti-émeute gardant l'ambassade, selon des témoins oculaires, ont été déployés très vite et entièrement équipés avant la manifestation que la manifestation ne commence: l'attaque répressive contre la manifestation était prévue.

La plupart des activistes grecs qui se trouvaient à bord ont débarqué à Athènes ce matin. Michalis Grigoropoulos, un marin à bord du navire "Méditerranée libre", a déclaré ce qui suit à l'aéroport d'Athènes:

«Vous savez, bien sûr, que nous avons eu une attaque de pirates contre nous. Ce que je veux vous dire, c'est que de nos camarades solidaires ont été torturés. J'ai refusé de signer tout document et ai été expulsé contre ma volonté. J'ai été mis en isolement. Je dénonce l'état sioniste pour cet autre crime contre l'humanité. Nous avons vu de loin l'assaut mené par les commandos de l'armée sioniste sur le navire turc de la Flottille liberté. Je dénonce le gouvernement grec, qui a laissé les navires grecs et les ressortissants grecs non protégés. Un vaste mouvement populaire doit aujourd'hui être formé pour demander la libération de tous les otages et le retour de nos navires. La solidarité au peuple palestinien doit se développer. La résistance palestinienne doit gagner, et elle va gagner.

- Grigoropoulos Michalis

 

proposition de traduction de l'article :

Gaza is everywhere! Greek solidarity to the flotilla attacked by Israel

(Updates on the situation in Israel: Free Gaza and UK Indymedia)

Emergency demonstrations were called in at least fourteen Greek cities last night, after the atrocious attack by Israeli commandos on the Free Gaza ships.

In Athens, the Greek government, otherwise “quick to condemn” the attacks, had no hesitation in preempting an attack on those who gathered outside the Israeli embassy in Athens. Riot police guarding the embassy, according to eye-witnesses, were in full gear and fully masked up before the demonstration had started: the attack on the demonstration that followed was planned.

Most of the Greek activists who were on board have landed in Athens this morning. Michalis Grigoropoulos, a sailor on the ship “Free Mediterranean” stated the following at Athens airport:

“You know, of course, that we had a pirate attack against us. What I want to tell you, is that comrades from our Incentive have been tortured. I refused to sign any document and was deported against my will. I was put in isolation. I denounce the Zionist state for yet another crime against humanity. We saw from afar the onslaught by the commandos of the Zionist army on the Turkish ship of the Freedom Flotilla. I denounce the Greek government, which left the Greek ships and the Greek citizens unprotected. A huge popular movement must now be formed, which will demand the release of all hostages and the return of our ships. Solidarity to the Palestinian People must grow. Palestinian Resistance must win, and it shall win.

- Michalis Grigoropoulos

 

Autres Photos sur Indymédia Athens

 

18:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Strasbourg - Robert Herrmann "touche pas à ma ville" souhaite "que le « conflit (israélo-palestinien) ne soit pas importé dans notre ville"

 

Le rassemblement dégénère

 

Au moment de la dispersion de la manifestation, des échauffourées ont éclaté.

Au moment de la dispersion de la manifestation, des échauffourées ont éclaté. G. VARELA / 20 MINUTES

Plus de 1 300 personnes ont dénoncé l'attaque israélienne

Quatre cents au départ, ils étaient au final plus de 1 300 selon la police, 1 500 selon les organisateurs à défiler dans les rues en scandant « Israël, assassin ! Nous sommes tous des Palestiniens ! ». Plusieurs organisations pro-palestiniennes et partis de gauche avaient appelé au rassemblement, place Kléber, hier à 18 h, pour dénoncer « l'agression barbare et meurtrière perpétrée par l'armée israélienne dimanche contre une flottille humanitaire se rendant à Gaza ». Ils ont finalement décidé de s'élancer dans les rues. Mais peu après la fin de la manifestation, vers 19 h 30, des échauffourées ont éclaté.

Au moins cinq interpellations
« Nous déplorons des incidents avec des groupes isolés au moment de la dispersion du défilé », a expliqué Thierry Hartmann, le directeur départemental adjoint de la sécurité publique. Selon le premier adjoint au maire (PS) Robert Herrmann, les incidents seraient survenus alors que certains manifestants avaient pris la direction de l'ancienne synagogue de la ville, soit la place des Halles, et que d'autres essayaient de se rendre vers l'actuel lieu de culte israélite, avenue de la Paix. Ce dernier a été placé sous surveillance par les forces de l'ordre.
Alors que le calme semblait revenir au centre-ville, vers 21 h 30, la police n'était pas encore en capacité de préciser le nombre d'interpellations. Selon nos constatations, cinq personnes au moins ont été arrêtées. Plusieurs vitrines, notamment rue de la Mésange, ont été partiellement brisées. Robert Herrmann a souhaité, hier soir, que le « conflit (israélo-palestinien) ne soit pas importé dans notre ville ». Une nouvelle manif est prévue samedi à 15 h, place Kléber.

Sonia de Araujo et Philippe WENDLING
Piqué au tas chez 20minutes.fr - 01.06.10



Plus de 1300 manifestants à Strasbourg, 500 à 600 à Mulhouse, incidents à Strasbourg

Le cortège des manifestants qui protestent contre l'opération commando israélienne, ce matin au large de Gaza, ne cessait de gagner en importance, dans les rues de Strasbourg. 400 au départ de la place Kléber à 18h, les manifestants étaient moins d'une heure plus tard plus de 1300 selon la police. Peu après 19h, des incidents ont éclaté, la police a fait usage de gaz lacrymogène. A Mulhouse, ce sont quelque 500 à 600 personnes qui étaient rassemblées place de la Réunion selon la police et qui ont ensuite défilé en ville.

 

La situation à 21h : retour au calme à Strasbourg. Situation sous contrôle des forces de l'ordre déployées dans le centre ville. Les blessés aperçus en cours de manifestation sont des personnes qui ont été soignées pour des malaises. Les policiers ont procédé à plusieurs interpellations.

La situation à 20h30, à Strasbourg : après la dispersion de la manifestation, au retour du cortège place Kléber, après 19h, quelque 800 personnes ont continué à défiler en ville, d'abord rue du Vieux Marché aux Vins, où le cortège a été bloqué par la police, puis en direction de la place Broglie. Des manifestants avaient l'intention de se rendre en direction de la synagogue. Une vitrine a été brisée sur le trajet de la manifestation. Des manifestants ont pris à partie des policiers. Les forces de l'ordre ont bloqué le cortège près de l'opéra, pour l'empêcher de se rendre en direction de la synagogue, avenue de la Paix, au-delà de la place de la République. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène.

Le cortège a ensuite pris la direction des Halles. Vers 20h30, les trams ont pu reprendre leur service au niveau des Halles. Des face à face tendus avaient encore lieu entre policiers et manifestants tout autour de la place de l'Homme de Fer. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène à plusieurs reprises pour disperser les manifestants. Les sapeurs-pompiers ont secouru plusieurs blessés, légers selon les constatations faites sur place par un journaliste des DNA.

 

A Strasbourg après avoir défilé jusqu'aux quais, la manifestation regagnait la place Kléber par la rue des Grandes Arcades vers 19h. Peu après 19h, les organisateurs de la manifestation de Strasbourg appelaient à la dispersion et donnaient rendez-vous aux personnes présentes samedi à 15h, place Kléber pour un nouveau rassemblement.

Quelques 400 personnes, selon la police, près d'un millier selon les organisateurs, s'étaient rassemblées à 18h, place Kléber à Strasbourg, à l'appel du Collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix ainsi que de la Grande Mosquée de Strasbourg, entre autres. Dans la foule, de nombreuses personnes d'origine turque, ainsi que des militants des mouvements de gauche français.

Tous protestent contre l'opération commando menée par les forces israéliennes tôt ce matin contre la flottille pro-palestinienne partie de Chypre et qui devait accoster à Gaza pour une action humanitaire. Une opération commando qui a fait une dizaine de morts parmi les humanitaires selon un dernier bilan.

Place Kléber ce soir, les manifestants criaient des slogans hostiles à Israël. Un grand drapeau palestinien a été déployé sur la place Kléber, devant la statue du Général Kléber. "Nous sommes tous des Palestiniens criaient également les manifestants", qui ont décidé de former un cortège pour défiler en ville.

La manifestation doit descendre jusqu'aux quais avant de revenir vers la place Kléber. On sent une certaine tension parmi les personnes qui défilent, des pétards sont jetés et la foule avance en scandant des slogans anti-israéliens.

Ch.B. avec Matthieu Mondoloni

Piqué au tas sur DNA.fr - 31/05/2010 -

15:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Répression à Strasbourg - Manifestation solidarité avec la Palestine - 31/05/2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prises sur Le Jura Libertaire

07:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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