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28/07/2010

Solidarité avec les médias libres !

Nous avons appris avec consternation (mais non avec surprise, on commence à être habitué-e-s) l'annonce formulée par Hortefeux de s'en prendre juridiquement à nos camarades du Jura Libertaire et de Indymedia Grenoble.

Nous, collectif d'Indymedia Nantes, tout comme Rebellyon et d'autres, tenons à exprimer notre pleine et entière solidarité avec les protagonistes de ces médias libres et indépendants.

Notre majesté Hortefeux s'est émue (c'est un grand mot, comme tout bon politicien qui se respecte il a depuis longtemps rangé ses sentiments au fond de son short) du fait que la police soit traité d'assassin ! Cet homme à une émotion particulièrement sélective. On l'a trouvé beaucoup moins complexé lorsqu'il a sous entendu la surabondance "d'auvergnats" en France. On le voit beaucoup moins ému lorsqu'il traite les militants basques de "terroristes sanguinaires". On le voit beaucoup moins partial quand il s'agit de parler des "banlieues". Il pleure moins lorsqu'un "auvergnat" meure dans un fourgon de police. Il semble bien moins touché lorsque l'état envoie des gens en taule pour le restant de leur jours. Il faut croire que l'émotion ne va que dans un sens: celui du pouvoir…

Cette affaire doit également, en tant que militant-e-s, nous responsabiliser. C'est une nouvelle fois la preuve qu'internet n'est pas une entité virtuelle: c'est une création humaine, avec des réseaux, des câbles, rien de plus concret en somme. Il est une fois de plus nécessaire de rappeler, que, à défaut d'avoir un coeur, les serviteurs de l'état ont des yeux…

 

 

piqué au tas sur Indymédia Nantes - 28/07/2010

 

18:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Camp Action Climat - Liège - Ca y est! Nous y voilà!

Le terrain se trouve donc dans le Nord de la ville de Liège, et son entrée se situe en face du n°164, rue Haut des Tawes. C'est à environ 2,5km de la gare de Liège Palais.

A vélo, ça monte fort mais c'est faisable (n'oubliez pas: vous aurez besoin de vos vélos pour participer à la Masse Critique de Liège le vendredi 31: http://massecritique.agora.eu.org/).

Si vous êtes à pied, depuis la gare des Guillemins:

- prendre le bus 1 ou 4 vers le centre, descendre Place Saint Lambert.

- Là, prendre le bus 71 direction Milmort et descendre à l'arrêt Germeau.

- De là, continuer tout droit jusqu'au rond-point, sur lequel prendre la deuxième à droite: c'est la rue Haut des Tawes.

Venez nombreux-ses!

 

4000 Liège, Belgique

17:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Grenoble et la fabrique d'amalgame du terrorisme d'Etat : faire d'un lieu d'entraide et de solidarité un stand de tir clandestin ...

amalgame

n.m. amalgame (lat. amalgama, de l'ar. al-madjma, fusion)
1. Alliage du mercure et d'un autre métal: L'amalgame d'étain sert à étamer les glaces.
2. Alliage d'argent et d'étain employé pour les obturations dentaires; plombage.
3. Mélange de choses ou de personnes très différentes dont on a fait un tout: Ce conte est un amalgame de plusieurs légendes (assemblage, combinaison).
4. Assimilation abusive, notamm. en politique, afin de créer une confusion: Faire l'amalgame entre des manifestants et des casseurs.

Larousse Pratique. © 2005 Editions Larousse.

 

Des armes à feu saisies dans le sous-sol d'un bar de La Villeneuve


Hier matin, les policiers grenoblois ont découvert une cache d'armes dans le sous-sol d'un bar du quartier de La Villeneuve à Grenoble. Travaillant sur commission rogatoire d'un juge d'instruction sur les tirs à balles réelles dont les forces de l'ordre ont, à plusieurs reprises, été la cible lors des nuits d'émeutes qui ont embrasé le quartier, entre le 16 et le 19 juillet dernier, les enquêteurs de la Sûreté départementale de Grenoble se sont d'abord rendus, dès 6 heures, au domicile du gérant du bar. Il n'y ont trouvé personne et la perquisition réalisée dans l'appartement n'a rien donné.
Celle effectuée dans la foulée dans le bar "Le Yaz Café", situé place du Marché en plein cœur du quartier, s'est en revanche révélée plus fructueuse. Au sous-sol de l'établissement, les policiers ont en effet relevé de nombreux impacts de balles dans les murs et recueilli des étuis de projectiles de divers calibres qui jonchaient le sol. Ils ont surtout découvert et saisi deux pistolets de calibre 9 mm, un autre de calibre 7,65 ainsi qu'un pistolet-mitrailleur de marque Uzi, le même, en l'occurrence, que celui utilisé par Karim Boudouda et son complice (qui n'a toujours pas été identifié) pour braquer le casino d'Uriage dans la nuit de 15 au 16 juillet. Un braquage après lequel les malfaiteurs avaient été pris en chasse par un équipage de la brigade anticriminalité de Grenoble. La course-poursuite s'était achevée en fusillade, dans le quartier de La Villeneuve, au cours de laquelle Karim Boudouda avait été tué.
par Vanessa LAIME le 26/07/2010 à 16:51 - www.ledauphine.com

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Association : ASSOCIATION VILLENEUVE PETANQUE.

Identification R.N.A. : W381008967

No de parution : 20090042
Département (Région) : Isère (Rhône-Alpes)

Lieu parution : Déclaration à la préfecture de l'Isère.
Type d'annonce : ASSOCIATION/CREATION


Déclaration à la préfecture de l’Isère. ASSOCIATION VILLENEUVE PETANQUE. Objet : entraide et solidarité dans l’action sociale parmi les habitants de l’Arlequin et de la Villeneuve, actifs, jeunes, chômeurs et retraités pour renforcer la solidarité morale des habitants en pratiquant le jeu de pétanque en tant que loisir. Siège social : bar Le Yaz Café, 109 Galerie de l’Arlequin, 38100 Grenoble. Date de la déclaration : 7 octobre 2009.

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http://www.lalsace.fr/fr/images/get.aspx?iMedia=8028970

 

La F.S.P.F (Fédération Sportive de la Police Française), qui compte au total 25 000 licenciés policiers ou retraités de la police et qui regroupe treize ligues régionales a organisé dernièrement au boulodrome du Parc des Sports de Sochaux le championnat interrégion de pétanque en doublettes.
Plusieurs doublettes de l’USPM (Union Sportive de la Police de Montbéliard) qui compte en son sein 50 licenciés, ont participé à cette épreuve qui regroupaient les écoles de police du Grand Est, commissariats et réservistes.
Tous les championnats régionaux, qualificatifs pour les championnats de France Police, sont organisés par les associations, les championnats de France sonr organisés par les Ligues. « Cette année, explique Fabrice Petitjean, responsable de l’association USPM Montbéliard, Nous étions chargés d’organiser ce championnat régional Ligue Est de pétanque en doublette. Pas moins de 32 doublettes y ont participé. »

Les Bourguignons dominent leur sujet

C’est la doublette Olivier Ubrig-Florian Cordier de l’école de police nationale de Sens (Yonne), qui s’est imposée en finale du concours principal en disposant de la doublette dijonnaise Patrick Vachon-Patrick Rodriguez (retraités CRS 43 Dijon).
Quant au tournoi consolante, il est revenu à la doublette Hervé Forestier-Christian Geoffroy (DIPJ Dijon), vainqueur de l’équipe montbéliardaise Jacques Mougin-Gilles Recio (USP Montbéliard).
Au mois de novembre prochain, l’association USPM sera chargée d’organiser le championnat régional de futsal.

L'Alsace.fr - 28/06/2009


13:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Pas de quartiers

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Bases de données anarchistes - 25/07/2010

11:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Ce qui s’est vraiment passé le 21 juin à la fin de la Fête de la musique à Poitiers.

 

Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvement Sociaux

Le jeudi 29 juillet, à 14 heures, aura lieu au Palais de Justice, le rendu du jugement du procès du 8 juillet.

Le tribunal correctionnel doit se prononcer sur la culpabilité de six prévenu(e)s, et sur la demande de la partie civile : une douzaine de policiers, dont le commissaire Papineau (Directeur de la sécurité publique dans la Vienne).

Le procureur et l’avocat de la police ont présenté leurs comptes : il réclament pour 3 d’entre eux : 6 mois de prison dont 4 mois ferme, pour deux autres c’est 8 mois de prison dont 6 mois ferme, et pour la sixième : 70 heures de travail d’intérêt général, le TIG ; pour les dommages-intérêt, c’est 800 euros pour chacun des policiers, à quoi s’ajouteraient les frais de justice.

Soit au total, 24 mois de prison ferme, 10 avec sursis et paiement de 13000 euros (dommages-intérêts et forfait de frais) répartis entre les prévenus.

Poitiers serait-il devenu un petit “Villiers-le-Bel” ? s’est, à juste titre, scandalisé un des avocats devant cette “facture” proprement ahurissante censée sanctionner outrages, violences et rebellion.

Que s’est-il donc vraiment passé dans la nuit du 21 au 22 juin ? Si la presse a déjà rendu compte du procès, nous pouvons ici, ne serait-ce qu’à l’aide de tout ce qui s’est dit, procès-verbaux compris, lors des dix heures (!) d’audience, repasser l’essentiel du “film” des événements, qui se sont déroulés entre une et deux heures du matin, à l’issue de la Fête de la Musique.

C’est alors que le commissaire Papineau, faisant une tournée d’état des lieux, et débouchant de la rue de la Regratterie sur la place du Marché, dit avoir vu atterrir à ses pieds une canette de verre venant de la gauche, dont il n’a pas vu qui l’avait lancée ; ceci accompagné d’une vive exclamation (“Papineau, on aura ta peau !”).

Aucune reconstitution n’a eu lieu, aucun témoin n’a pu confirmer la responsabilité de quiconque. Par contre le commissaire Papineau, dans l’instant, se fait une idée : il tourne la tête et repère en effet, en face de lui, devant la façade de l’église une personne qu’il dit n’avoir pu identifier à ce moment et qu’il va tenter d’interpeller, alors qu’elle part en courant.

Il s’agit d’une jeune femme, Nina, qui dit avoir vu un policier dont elle peut légitiment craindre qu’il lui en veuille ; en effet, Nina, qui récuse totalement sa propre responsabilité, a déjà par deux fois été l’objet d’interpellations policières, suivies de gardes à vue, puis de procédures, l’une pour refus de prélèvement d’ADN, l’autre pour bris d’une “sucette Decaux”, qui à la finale, se sont toutes les deux conclues par une relaxe.

La police s’est alors sentie à juste titre désavouée et, plutôt que de s’en prendre à elle-même de la faiblesse des dossiers transmis à la justice, a entrepris d’avoir à l’œil Nina, qui désormais a pu craindre une “revanche” si l’occasion d’un prétexte s’en présentait. Et c’est précisément ce qui est en train d’arriver, avec le risque de subir une nouvelle garde à vue, avec tout ce que cela avoir de traumatisant (dont la fouille à corps) et qui lui fait dire au Tribunal : “j’ai eu peur” ; expliquant ainsi très simplement la logique de sa “fuite” puis de son attitude lors de l’interpellation musclée qui va avoir lieu place de la Liberté.

Le “film” s’est en effet brusquement accéléré : le commissaire Papineau ayant entrepris de “courser” Nina, la poursuite se déroule de la rue de la Regratterie à la place de la Liberté. Entre temps, il aura signalé à ses troupes l’action engagée, rameutant une dizaine de policiers, tandis que cinq proches connaissances de Nina, finissant la soirée à proximité et alertés par cette agitation subite, l’ont rejointe pour savoir ce qu’il en était et débouchent sur la place au moment où elle est en train de faire l’objet d’une “maitrise au sol”, dont la douleur va la faire crier.

Il est facile de comprendre, à la vue de leur amie dans une telle situation, la vivacité de la réaction de solidarité de ces jeunes pour qui cette violence policière-là est au sens propre du terme, insupportable, à plus forte raison en l’absence de toute information sur ce qui peut motiver une telle brutalité.

Les témoignages recueillis sur place, et produits à la barre, ont souligné de la part des spectateurs, d’abord une vive interrogation sur les raisons de ce qui se passe sous leurs yeux, et ensuite et surtout une vive inquiétude sur ce que les jeunes (eux mêmes totalement “mains nues”) subissent de la part de policiers visiblement en pleine forme de “neutralisation” : clé au bras, clé dite d’étranglement et mise au sol, visage contre terre, dont des cris de douleur témoignent de l’efficacité du “traitement” ; seront d’ailleurs médicalement constatés des lésions, plaies, hématomes et un “coquard” que l’intéressé ne s’est sûrement pas fait lui-même.

Enfin, la police qui aimerait bien alors s’en tenir au bon vieux “circulez ! Y’a rien à voir !”, pour refouler les gens trop curieux au-delà de la “zone de sécurité”, joue de la matraque (le fameux tonfa) à leur encontre.

Embarqués au commissariat et mis en garde à vue, les jeunes déjà marqués de coups, en subiront encore d’autres, dont il ont fait état à la barre ; mais comme l’a reconnu l’avocat de la police, avec une rare franchise, dans ces lieux, il est toujours possible qu’il y ait des “ratés” (sic)

Pendant ce temps-là, les policiers prennent la précaution d’aller se faire soigner au CHU, où ils n’arrivent pas à se faire octroyer les ITT (interruption temporaire de travail) qui leur seraient nécessaires pour porter plainte. Il leur faudra alors les obtenir auprès d’un médecin sensible aux difficultés du maintien de l’ordre et compréhensif ; ce qui permettra “l’addition” des dommages-intérêts, mettant du beurre dans les épinards des intéressés et frappant au portefeuille les inculpés.

Lors de la comparution immédiate qui s’est ensuivie, les prévenus ayant demandé un délai pour préparer leur défense, se sont vu infliger une détention préventive à Vivonne, pour laquelle il a fallu une nouvelle procédure pour les sortir de prison, à l’exception d’un seul qui a eu ”droit” (si on peut dire) à pas moins de 17 jours de “geôle”.

Commentaires :

1/ D’abord, cette affaire s’inscrit dans le prolongement de toutes celles qui ont eu lieu depuis plus d’un an, où l’on a vu la police s’en prendre à des jeunes.

Si, de tous temps, le “policièrement correct” n’a jamais fait bon ménage avec la paix sociale, les rapports adultes/jeunes, qui sont une des clés de la société en continuelle gestation du futur, risquent d’en faire les frais, d’une manière très malsaine.

Une sociologue avertie, Marie Choquet, 40 années d’études sur la question, pointe le fait qu’en France “l’image du jeune fait peur” (le Monde magazine du 24 juillet) et ajoute que cette peur de la jeunesse rejoint “le besoin [des adultes] d’avoir le contrôle sur elle” ; faut-il en déduire que la police est perçue, donc habilitée et légitimée, à être un des organes de ce contrôle ? Ce serait grave.

2/ Ensuite : il y a lieu de s’interroger sérieusement sur ce qu’a relaté le procès, ce “film” de quasi Far West (shérif compris) où, à défaut de préméditation formelle, on constate comment l’opportunité d’un jet de canette resté “anonyme” a permis la mise en œuvre instanée de ce qui ressemble fort à un véritable règlement de comptes.

On peut penser que la police, tenue de faire du “chiffre”, soit ainsi incitée à créer les conditions justifiant son intervention ; ainsi, de 1993 à 2009, le nombre annuel de gardes à vue est passé de 300 000 à 800 000 (!). Rappelons qu’à ce procès, comme en bien d’autres à l’heure actuelle, une intervention très ferme a été faite sur l’atteinte faite aux droits de la défense dans la garde à vue telle que pratiquée en France.

3/ Enfin les suites judiciaires rappellent que face aux nécessités de l’ordre public, Justice et Police ont partie liée. Pour autant, il faut impérativement souhaiter que l’indépendance de la Justice ait encore un sens :

# d’une part en ne se pliant pas aux injonctions des pouvoirs publics au plus haut niveau, à l’encontre de l’autorité judiciaire, a priori totalement libre dans le rendu de ses jugements,

# d’autre part en gardant en permanence la distance avec une police toujours prompte à faire pression en pointant du doigt un supposé laxisme judiciaire, pourtant démenti par la surpopulation croissante des prisons.

Si la Justice se rend “au nom du peuple français”, encore faudrait-il qu’elle soit crédible aux yeux du peuple français et tout autant aux yeux de ceux et celles qui, Français ou pas, en relèvent.

Rassemblement devant le palais de justice de Poitiers le 28 juillet à 18h !

Soutien lors du délibéré, le 29 juillet à 14h !

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux – antirep86@free.frhttp://antirep86.free.fr

 

courriel du 27/07/2010

01:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/07/2010

Brice Hortefeux contre les sites internet

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"Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes" (H.B.)

 

http://cwebfrance.free.fr/images/indy_grenoble.jpg

 

"Ah mais ça ne va pas du tout, alors, ils ne correspondent pas du tout au prototype alors. C’est pas du tout ça" (H.B.)

18:57 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Solidarité avec le Jura Libertaire et Indymédia Grenoble

http://www.solidaires-paca.org/IMG/arton372.jpg

08:25 | Lien permanent | Commentaires (2) |

25/07/2010

La révolte des autonomes

extrait:

22 janvier 78 : Week-end contre l’Europe des polices à l’université de Strasbourg : les trois présidents d’université communiquent : « Il n’est pas question que les facultés strasbourgeoises hébergent les participants à ce rassemblement ». Le rassemblement est interdit. Le veille, FR3 région mettait en garde la population contre la venue de « deux mille étrangers, armés et casqués » un commerçant ironisera : « Ce serait la première fois que les barbares viennent de l’Ouest ». Le rassemblement sera empêché par un quadrillage policier sans précédent.

 

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Autonomes* : de la révolte à l’auto construction

1977/1981 Chronique du mouvement autonome parisien

*Petit Larousse Autonome, adj.(du grec autos, soi-même, et nomos, loi) Qui jouit de l’autonomie. Région autonome. Elève autonome. Gestion autonome : organisation d’une entreprise telle que chaque secteur, chaque atelier est indépendant des autres. Adj. et nom : se dit de certains contestataires, génération de la mouvance d’extrême gauche, qui rejettent toute organisation politique.

Parmi la génération des vingt trente ans qui se revendiquent aujourd’hui de « l’autonomie » peu connaissent l’histoire du mouvement autonome qui a défrayé la chronique avant l’ère Mitterrand et qui a été très peu documenté. Tout au plus quelques grandes lignes qui constituent une sorte de « contre culture » de la révolte trop souvent assimilée au catastrophique groupuscule « Action directe ». Les « autonomes » d’aujourd’hui sont plus préoccupés par la construction réelle de leur autonomie. On en trouve beaucoup dans le monde rural, le plus souvent en réseau, s’occupant de construire leur habitat avec des matériaux naturels, de produire leur alimentation tout en essayant de trouver des énergies alternatives. Ils tentent ainsi de « se construire eux mêmes » .

L’extrême gauche est en crise. Dissolution de la « Gauche prolétarienne » maoïste et de son journal La Cause du peuple. En 1976, des assemblées générales à Jussieu réunissent des centaines de militants qui veulent poursuivre le combat, auxquels s’ajoute une nouvelle génération d’étudiants pauvres et de chômeurs. L’émergence du mouvement des radios libres, de revues comme Camarades, Matin d’un blues, l’ouvertures de squatts politiques créent des pôles de « recomposition du mouvement ». S’organiser pour satisfaire ses besoins quotidiens sur l’habitat, les transports, la nourriture et les loisirs entraînent autant d’ « auto-réductions », c’est-à-dire le non paiement. Pour ces personnes, les luttes urbaines se font sur le terrain social, pour soi-même et pour l’expression d’une révolte qui prend de multiples visages (comme le montre la chronologie qui suit).

L’expression politique de cette mouvance justifie son existence en expliquant que l’automatisation de la production entraîne forcément un chômage de masse qui ne pourra que s’amplifier. L’Etat devra alors redistribuer un revenu garanti à chaque individu pour qu’il puisse choisir librement ses activités. Ce revenu garanti entraînera de fait une hausse des salaires provenant du travail aliéné. Cela ne pourra advenir que par une lutte sans merci avec l’Etat. En attendant cette démocratie sociale, les autonomes prendront l’argent là où il se trouve : dans les banques. Toutes les actions qu’ils médiatisent en utilisant le plus souvent la violence sont faîtes pour donner des orientations afin que quiconque s’y reconnaissant crée son groupe autonome selon ses affinités.

Il y aura donc un mouvement organisé et un mouvement diffus.

Une enquête réalisée en octobre 1979 par la revue Les dossiers de l’étudiant (cité par Laurent Greilsamer dans « Les autonomes de l’An III », Le Monde du 16/10/79)

indique que 0,9% de la population scolarisée après le baccalauréat se déclare autonome (soit 9 778 personnes), 13,1% sympathisants (soit 136 428 personnes) 30% indifférents, 33,8% en désaccord, alors que 22,3% ignorent tout de ce qu’ils représentent. 24,5% des étudiants estiment qu’il est normal de « piquer de la nourriture dans un grand magasin », 8% de « braquer une banque » 28,8% de ne pas payer ses impôts, 64,1% de refuser de faire son service militaire et enfin 6,7% qu’il est « normal » de casser une vitrine.

Note d’intention du réalisateur

J’ai côtoyé le mouvement autonome parisien, notamment en participant au « Collectif de défense militante » qui s’occupait de la défense des autonomes emprisonnés, j’ai ensuite collaboré au magazine Gueule (ex La Gueule Ouverte). Il s’agit de faire un documentaire historique se servant du principe de la chronologie, en sollicitant l’INA pour les archives télévisuelles et les agences de presse pour les photos. Trois intellectuels reconnus s’exprimeront sur le sujet :

Yann Moulier-Boutang, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et directeur de publication de la revue Multitudes analysera la dernière révolte des banlieues.

Antonio Negri, philosophe, (L’Anomalie sauvage : puissance et pouvoir chez Spinoza PUF 1982, Le pouvoir constituant : essai sur les alternatives de la modernité PUF 1997) dernier ouvrage paru en collaboration avec Michael Hardt Empire (Harvard University Press, Exils, 10/18) (600 000 exemplaires vendus) développera son point de vue sur la notion de forces sociales constituantes d’une alternative à la machine capitalistique.

Bernard Nadoulek, fondateur du journal Matin d’un Blues en 1977, dernier ouvrage paru L’épopée des civilisations (Eyrolles 2005) s’exprimera sur l’emploi de la violence (de la part du pouvoir et/ou du « contre pouvoir » comme forme de non résolution des problèmes sociétaux

Un certain nombre de protagonistes de ce mouvement seront interviewés sur cette époque. Ils sont aujourd’hui directeur de radio associative, professeur, infographiste, écrivain, journaliste, vidéaste, animateur d’association de lutte contre le chômage, travailleur précaire, artiste. En épilogue de ce film, ils s’exprimeront également sur les questions posées à l’époque qui ne sont toujours pas résolues à ce jour.

Dans les balbutiements des radios pirates, une coordination se crée « l’Association pour la libération des ondes (ALO) ». « Le point de vue de l’autonomie sur cette question des moyens de communication de masse est que cent fleurs s’épanouissent, que cent radios transmettent.. » (La révolution moléculaire. Félix Guattari)

Fin 76 debut 1977 : à la faculté de Tolbiac, des inorganisés se baptisent « collectif étudiants autonomes », après le détournement du réseau de haut-parleurs baptisé « Radio Tolbiac en Lutte, RTL » qui dénoncent notamment les restaurants universitaires « trop chers et pas bons » « une soixantaine d’entre eux s’emparent de deux cent repas à Censier pour les distribuer. Une bombe ? Vingt minutes plus tard, un millier de repas est donné à Jussieu…. L’idée fait boule de neige : des commandos de la gratuité fleurissent alors à la pitié Salpétrière, à Villetaneuse, à Strasbourg et à Aix-en-Provence » ( « La galaxie des autonomes », Le Monde du 25/01/78) Mars 1977 : au siège de la BNP, une grève est lancée au centre de traitement informatique par un collectif autonome qui opère au sein de la CFDT, un an plus tard, la confédération « lassée », suspendra provisoirement sa section BNP. 23 mars 1977 : assassinat de Jean Antoine Tramoni par « Les Noyaux Armés pour l’Autonomie Populaire ». Tramoni était le meurtrier en 1972 de Pierre Overney, militant maoïste chez Renault. 31 juillet 1977 : Malville la manifestation préparée depuis des mois s’annonce comme un événement significatif. L’extrême gauche et la coordination des comités Malville souhaitent « une manifestation non-violente-offensive », la majorité des opposants à la construction du surgénérateur espèrent qu’une grande manifestation pacifique suffira à faire reculer le projet, alors que les divers groupes de la mouvance autonome et libertaire ne croient qu’à l’affrontement avec la police pour au moins signifier leur opposition radicale. Les médias avaient préparées l’opinion en annonçant l’arrivée de groupes autonomes étrangers réputés violents. Les CRS purent ainsi tirer des grenades offensives sur les manifestants : un mort, deux amputations et cinquante mille manifestants trempés par une pluie battante. Libération avec Claire Brière pouvait alors écrire : « L’heure du Peace and Love écologique contre le nucléaire c’est fini ». 23 octobre 1977 : occupation de Libération par plus d’une centaine d’autonomes qui exigeait la parution d’un quatre pages dans le journal pour expliquer leur vision de l’affaire Baader que Libération avait censurer selon eux. L’assemblée parisienne des groupes autonomes déclare à cette occasion : « Cette occupation signifie clairement a toutes les puissances de ce monde de Paris à Moscou en passant par Pékin et Rome, qu’elle se donnera tous les moyens pour favoriser le mouvement prolétarien écrasé en France en 68 par les bureaucrates syndicaux et gauchistes ». 19 novembre 1977 : manifestation contre l’extradition de Klaus Croissant, l’avocat de Baader. Des centaines d’autonomes font dégénérer le cortège, cassent des vitrines, s’affrontent avec les CRS notamment aux cris de « Libérez Croissant, extradez Krivine » 24 novembre 1977 : au petit matin la police expulse les occupants des squatts de la rue Vercingétorix, de la rue de l’Ouest, de la rue du Château et du passage de Vanves dans le 14ème à Paris alors que le Conseil de Paris venait de « suspendre les expulsions jusqu’au 31 mars 1978 ». Le soir, une manifestation d’un millier de personnes revendiquent « le droit de vivre dans le 14 ème » . Vers 20 H, des groupes autonomes attaquent les CRS avec des cocktails molotovs, des petites barricades sont dressées afin de revenir dans les immeubles évacués. Les locaux de la SEMIREP (Société de rénovation du secteur Plaisance) sont incendiés.(Le Monde du 26/01.78) En province 24 décembre 1977, Grenoble : au cours d’une manifestation pour la libération de Joël Larrive et Patrick Bunoz, accusés d’avoir voulu faire sauter la clôture entourant la centrale nucléaire en construction à Malville, une vingtaine de personnes du groupe « Tornade blanche » détruisent les marchandises des « Dames de France » à l’eau de Javel. Parmi eux, Jeanne, 28 ans, institutrice durant deux ans : « J ‘ai l’impression que la marchandise m’a toujours étouffé : j’en veux pas… » (Libération 17/01/78).

la suite ici

23:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/07/2010

La Brigade spéciale des RG, principalement en charge de la répression « contre les terroristes »

« Ayez donc constamment à l’esprit qu’une lutte à mort est engagée entre les agents de l’autorité et les éléments de désordre dont le but principal, maintenant prouvée, est de supprimer ceux qu’ils considèrent comme un obstacle majeur à leurs entreprises néfastes ».

Circulaire du directeur de la police municipale de Paris, Emile Hennequin, 31 mai 1942

 

 

Telle que je l’ai comprise, la problématique qui fait le ciment de ce colloque ne consiste pas à établir un trouble parallèle, style zone grise, entre résistants et occupants, mais à affirmer l’impossibilité de les comprendre séparément. L’étude de cas que nous avons choisie, à savoir la confrontation entre résistants communistes et Brigades spéciales des Renseignements généraux face à la lutte armée à Paris, présente une configuration plus complexe puisque la répression dans la France occupée passe par la médiation de la police française. Cette répression ne fut pas moins efficace et la confrontation pas moins radicale, comme en témoigne la circulaire du directeur de la police municipale de Paris, Hennequin, dans une circulaire du 31 mai 1942 :
« Ayez donc constamment à l’esprit qu’une lutte à mort est engagée entre les agents de l’autorité et les éléments de désordre dont le but principal, maintenant prouvée, est de supprimer ceux qu’ils considèrent comme un obstacle majeur à leurs entreprises néfastes ».
La circulaire suivait immédiatement les incidents de la rue de Buci. Le PCF avait décidé d’organiser une prise de parole publique devant un magasin d’alimentation Eco, mais elle fut rapidement interrompue par l’intervention de la police. Dans l’opération, trois policiers étaient morts.
Dans cet affrontement qui dura de l’été 1941 à la Libération, dans cette « lutte à mort » pour reprendre les termes du directeur de la police municipale, il y eut constamment cette imbrication entre les résistants communistes engagés dans la guérilla urbaine et les policiers parisiens qui avaient pour tâche principale de les neutraliser. Les premiers étaient les seuls à mener la lutte armée à Paris dans la période. Sans occulter le rôle des autres polices, nous nous concentrerons sur la Brigade spéciale des RG, principalement en charge de la répression « contre les terroristes ».
Nous verrons que l’approche peut être plurielle. Elle relève de l’histoire politique et de l’histoire sociale. Elle doit aussi permettre de comprendre les cultures professionnelles et convoque donc l’histoire culturelle et la sociologie. Elle amène à s’interroger sur les comportements individuels en situation extrême et devrait donc également solliciter la psychologie historique. Les questionnements sont donc multiples. Les sources accessibles sont riches pour tenter d’y répondre : de la commission d’épuration aux cours de justice et aux dossiers professionnels, elles permettent d’appréhender l’ensemble du personnel des BS ; des procès verbaux d’arrestation aux synthèses de filatures, de la liste des attentats aux interrogatoires, elles sont une mine d’informations sur les résistants, d’autant que, dans leur très grande majorité, les combattants de la lutte armée à Paris ont été arrêtés. Une double prosopographie est donc possible sur des corpus quasi complets1.

 

extrait de : La confrontation radicale Résistants communistes parisiens vs Brigades spéciales - Denis Peschanski*

 

 

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22/07/2010

Relaxe pour les quatre de Tours, les 6 de Pau et Alain Evillard de Poitiers ! Le délit de « diffamation », d'« outrage », d'« injure », la nouvelle arme de la censure !

Merci de diffuser massivement autour de vous

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux est solidaire des quatre de Tours. En effet, à l’initiative du ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, à qui ses propos racistes ont valu une récente condamnation en correctionnelle, deux militant-e-s du réseau RESF d’Indre-et-Loire, et deux du collectif Soif d’Utopies sont poursuivis devant le Tribunal correctionnel de Tours pour « diffamation publique » contre l’administration préfectorale : ils avaient dénoncé les méthodes utilisées dans la chasse aux sans-papiers et à leurs enfants, rappelant celles de la police de Vichy, en particulier l’utilisation par l’administration des fichiers de la « base-élèves ».

Après l’affaire des 6 de Pau, poursuivis pour outrage pour avoir établi cette même comparaison, après la mise en examen d'Alain Evillard de Poitiers le 29 juin dernier pour avoir comparé le procureur du procès du 12 octobre 2009 à Maurice Papon, c’est un pas de plus qui est franchi dans la criminalisation du militantisme, les restrictions à la liberté d’expression, la toute-puissance sécuritaire.

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux est solidaire du combat de ces militant-e-s pour le respect des droits et de la dignité de chacune et de chacun. Nous considérons qu’en s’exprimant comme elles l’ont fait, les personnes aujourd’hui poursuivies n’ont fait que suivre leur conscience, et ont dit ce que, avec des millions de nos concitoyens, nous ressentons lorsque les enfants des écoles sont utilisés pour traquer leurs parents ou lorsqu'ils expriment leur indignation face à l' injustice.

Dans le procès qui leur est fait, nous les soutenons, et nous appelons à les soutenir. Nous demandons leur relaxe pure et simple. Nous appelons enfin à signer leurs pétitions :

4 de Tours : http://baleiniers.org/la-petition

6 de Pau : http://www.educationsansfrontieres.org/article28939.html

Alain Evillard de Poitiers : http://3cites.free.fr/spip.php?article19

 

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux antirep86@free.fr http://antirep86.free.fr

 

courriel du 22/07/2010

19:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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