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15/07/2010

Brice Hortefeux et les traditions malsaines...

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Le binôme contre le péril intérieur et extérieur

Hortefeux ne comptabilise plus les voitures incendiées

Carcasses de véhicules brûlées après des incendies de violences urbaines au Blanc Mesnil. (crédits photo Paul Delort pour Le Figaro)

Carcasses de véhicules brûlées après des incendies de violences urbaines au Blanc Mesnil. (crédits photo Paul Delort pour Le Figaro)


Dénonçant une «tradition malsaine», le ministre de l'Intérieur ne veut plus «valoriser ces actes criminels».

Soucieux de «mettre fin à cette tradition malsaine consistant à valoriser, chaque année à la même époque, des actes criminels », Brice Hortefeux a décidé de ne plus communiquer aucun chiffre de voitures brûlées pour la nuit du 13 au 14 juillet. Cette initiative n'est guère une surprise. Dès le 10 décembre dernier, devant un parterre de préfets, le ministre de l'Intérieur avait déploré que «malheureusement, c'est presque devenu une tradition, la nuit de la Saint-Sylvreste donne lieu à un championnat de voitures brûlées, et c'est à celui qui fera le plus parler de lui au journal télévisé du lendemain. Entendez-moi bien: je veux que tous les moyens soient mis en œuvre pour qu'il y en ait le moins possible… »

L'année dernière encore, plus de 40.000 voitures ont été détruites par les flammes. Les motivations incendiaires sont bien identifiées: actes de pyromanie pure, destructions de preuves dans d'obscures affaires criminelles ou encore escroqueries à l'assurance. «La pratique des incendies de voitures est souvent présentée à tort comme une spécificité nationale, rappelle le criminologue Alain Bauer. Ainsi, j'avais établi en 2008 qu'il y avait proportionnellement plus de voitures brûlées en Grande-Bretagne, dans les anciens lands d'Allemagne de l'Est et aux États-Unis qu'en France. On ne peut que féliciter l'initiative de Brice Hortefeux.» «Il fallait stopper cette course effrénée qui n'apporte rien d'autre que des titres de journaux et l'établissement d'un triste hit-parade», insiste un analyste du ministère qui rappelle que «ce phénomène n'existe pas seulement qu'en période de fête, mais toute l'année ».

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Toute ressemblance avec des personnages existant est nécessairement dépendante de la volonté de l'auteur

«Voyous sans scrupules»

Des consignes ont donc été données aux préfectures afin qu'elles ne diffusent plus sur le nombre d'épaves calcinées retrouvées dans leur département. «Désormais, seul un bilan annuel sera rendu public», a conclu Brice Hortefeux. Passant en revue les effectifs de la Préfecture de police mobilisés dans Paris à la veille de la Saint-Sylvestre, le ministre avait rappelé sans détour: «ceux qui sont les champions des voitures brûlées doivent bien comprendre que les voitures incendiées, ce n'est pas un jeu. C'est un délit puni de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende ». Dans la nuit de mardi à mercredi, pas moins de 392 personnes ont été interpellées, dont 306 déférées devant la justice, soit un bond de 62% par rapport à l'an dernier. Jusqu'à ce matin, la mobilisation des forces de l'ordre a été maintenue à un niveau élevé, avec 35.000 policiers et gendarmes déployés sur le territoire. Le ministre de l'Intérieur a prévenu: «Je n'accepterai plus que ce moment de fête et de concorde nationale puisse être gâché par le comportement de voyous sans scrupule.»

LIRE AUSSI :

» 1.137 voitures brûlées durant la nuit de la Saint-Sylvestre

» Incendies de voitures : des questions et une polémique

piqué sur Le Figaro.fr - 15/07/2010

 

relire chez UHD

ALAIN BAUER SE PREND POUR SUPER-DUPONT

16:45 | Lien permanent | Commentaires (2) |

Recyclage : incinération de matériel dans la cave du tribunal de grande instance de Strasbourg

 

Incendie criminel au TGI de Strasbourg

Le tribunal de grande instance de Strasbourg a été la cible d'un incendie criminel dans la nuit de lundi à mardi, relate mardi le site des Dernières nouvelles d'Alsace . Le feu s'est déclaré peu avant 4h du matin au sous-sol du bâtiment, dans une salle de stockage de matériel destiné à être détruit. Les pompiers ont vite circonscrit l'incendie. Un homme d'une trentaine d'années est recherché. Il aurait été vu par deux témoins en train de jeter un projectile au rez-de-chaussée.

piqué sur www.lejdd.f - 13/07/2010

 

Strasbourg : départ de feu au TGI

AFP
13/07/2010 | Mise à jour : 18:47 Réactions (2)

Une enquête a été ouverte à Strasbourg après un départ de feu au Palais de justice dont l'origine est vraisemblablement criminelle, a-t-on appris auprès de la police. Un engin incendiaire "de type cocktail Molotov" a été jeté vers O4H00 dans une des caves du Tribunal de grande instance provoquant un départ de feu vite maîtrisé, a-t-il été précisé. Les dégats dans le local d'une dizaine de mètres carrés sont très limités. La police et les pompiers ont été alertés par des riverains qui ont entendu que la vitre d'une [sic] soupirail venait d'être brisée.

 

piqué sur www.lefigaro.fr - 13/07/2010

http://www.grez-doiceau.be/newsletter/newslettertheme.2008-04-23.3846250100/newsletter.2008-08-18.9245295294/incineration_dechets

13:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/07/2010

J’irai le dire à la Kommandantur

Kommandantur, place de l’Opéra.

Kommandantur, place de l’Opéra. Photographie André Zucca. Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

...Révélateur d’une société, un triste phénomène va connaître son âge d’or : la délation, généralement anonyme. Un nombre appréciable de Parisiens va être pris de fièvre épistolaire, les journaux, administrations et autorités d’occupation en reçoivent des sacs entiers, où il est bien difficile de séparer le bon grain de l’ivraie (on y renonce souvent d’ailleurs). La presse de la collaboration va jusqu’à s’en plaindre, c’est dire… Et sans aller jusqu’à la dénonciation, une menace prisée par les plus vils éléments est “J’irai le dire à la Kommandantur. À la Kommandantur, ce genre de dénonciations abusives, pour des motifs souvent futiles, provoque plus le dégoût à l’égard du peuple français qu’autre chose.
Activité, heureusement plus généralisée, est l’écoute de la radio anglaise. Car, chacun sait “Radio Paris ment, Radio Paris est allemand”....

 

 

piqué au tas chez embruns.net

22:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Liberté pour les cinq de Villiers-le-Bel - Appel contre une condamnation pour l’exemple

 

Introduction


Initié par Saïd Bouamama, Fahima Laidoudi, Evelyne Perrin, Maurice Rajsfus et Catherine Samary et signé par 70 citoyen-ne-s, cet appel dénonce l’inacceptable verdict du 4 juillet 2010, condamnant sans preuves cinq jeunes de Villiers-le-Bel à des peines d’emprisonnement ferme de 3 à 15 ans, sur la seule base de témoignages anonymes et de dénonciations et suppositions plus que douteuses.


12:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Georges Brassens "Le roi boiteux"

12:14 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/07/2010

Incitations à la révolte : "À bas la guerre", "Nos chefs, on les aura", "Camarades, la république se fout de nos gueules", "Les gendarmes sont aussi vaches que les Boches, qu’on les pende"

 

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« À bas la guerre », « Nos chefs, on les aura », « Camarades, la république se fout de nos gueules », « Les gendarmes sont aussi vaches que les Boches, qu’on les pende »… Ces graffiti, tracés par des soldats permissionnaires sur leurs trains, nous rappellent que les mutineries de 1917 furent l’occasion, pour les soldats français, d’une prise de parole sans précédent. Ces inscriptions, assez peu nombreuses et souvent ambiguës (voir l’encadré ci-dessous), n’ont pas jusqu’ici retenu l’attention des historiens. Elles offrent pourtant un contrepoint intéressant aux sources classiques et aux lacunes des témoignages. Émanant des soldats eux-mêmes, tracées dans l’improvisation, elles peuvent nous permettre de comprendre différemment les mutineries. En effet, l’analyse de son langage permet, comme l’a montré Gareth Stedman Jones, de ne pas faire dire à un mouvement politique ou social ce qu’il ne dit pas.

En ce sens, une étude de ces graffiti peut contribuer à la réévaluation en cours du sens et de l’ampleur des mutineries de 1917. Elle permet de poser une série de questions, et, peut-être, d’éclairer des points débattus de cette histoire. Que signifie ce type si particulier de recours à l’écrit ? Quels sont les slogans et les argumentaires qui circulent lors des mutineries, et peut-on y lire ce qu’on a dénommé une « culture de guerre. Quelles sont les cibles et les revendications affichées par les soldats qui tracent ces graffiti ? Dans quel langage, et avec quels mots, enfin, le refus de la guerre peut-il s’exprimer ?

Pour aboutir à des réponses, même fragmentaires, il convient de ne pas dissocier les discours dont les graffiti sont porteurs et les actes qu’ils constituent, de comprendre les complémentarités entre langage et pratiques protestataires, et de reconstruire les contextes de leur éclosion. Les nombreuses analyses des écrits des soldats de la Grande Guerre s’étant avérées essentielles à notre compréhension du conflit, il semble utile d’y ajouter l’écho révélateur de voix discordantes, lors de l’unique moment où s’exprime ouvertement le refus de la guerre par des combattants.

 

André Loez « Mots et cultures de l'indiscipline : les graffiti des mutins de 1917 », Genèses 2/2005 (no 59), p. 25-46.

Lire la suite

23:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Pour les cinq accusés de Villiers-le-Bel


Un procès mené à charge, une salle remplie de policiers ricanants, des témoins sous X fantomatiques, un jugement prononcé en pleine nuit, à la sauvette, et la distribution finale de 40 années de prison : pour les cinq accusés de Villiers-le-Bel on attendait le pire et on l’a eu, largement.

 

Montrons maintenant à ces condamnés pour l’exemple qu’ils ne sont pas seuls. Ils ont besoin d’argent pour préparer l’appel et parce que la vie en prison sans argent est encore plus atroce. Envoyons nos chèques, libellés à l’ordre de «Respect Vérité Justice», c/o Maison de quartier Allende, 10 boulevard Allende, 95400 Villiers-le-Bel.

 

Liste de diffusion des Éditions La Fabrique, 12 juillet 2010.

 

 

*

 

 

Pour les cinq de Villiers-le-Bel

 

À Villiers-le-Bel, les 25 et 26 novembre 2007, un renversement s’est produit : ces gamins que la police s’amuse de mois en mois à shooter ont à leur tour pris leurs aises avec ceux qui les ciblent. Ces quartiers submergés par une occupation devenue militaire ont, un temps, submergé les forces d’occupation. Les roueurs ont été roués. L’espace de deux soirées, la peur a changé de camp. Comble de l’horreur, il paraît que les émeutiers étaient «organisés».

 

C’est cela l’événement de Villiers-le-Bel. Si l’ordre de ce monde s’affirme jusque dans les recoins les plus infimes de l’existence comme un ordre policier, cet ordre a été, en un point nommé Villiers-le-Bel, renversé. Or cet ordre du monde est celui sous lequel nous vivons tous, sous lequel nous étouffons. Quelle que soit l’aptitude du système à masquer l’étendue de son délabrement, chacun sent qu’il a fait son temps. Quand il s’effondrera finalement, Villiers-le-Bel entrera dans la longue chronique des soulèvements qui auront auguré de la fin d’un monde de malheur. Depuis deux siècles, l’histoire de France a cessé d’être la légende de ses rois pour devenir, un jour de 1789, celle de leur renversement. Elle a déserté les palais, et ses moments véritables ont lieu dans la rue, avec le peuple en armes, en grève ou en révolte. Elle tient désormais dans chacune de ces circonstances où la population, objet permanent de la sollicitude policière, cesse d’être la population et redevient le peuple. En novembre 2007, l’histoire était à Villiers-le-Bel. Dans ces moments politiques, les choses sont rendues à une simplicité aveuglante. On est soit du côté de la police, soit du côté du peuple. Il n’y a pas de tiers parti.

 

Aujourd’hui s’ouvrit à Pontoise le procès des prétendus «tireurs de Villiers-le-Bel». L’année dernière, le procès des premiers émeutiers avait été l’occasion d’une formidable unanimité journalistique contre les prévenus, et c’est le même phénomène qui se profile aujourd’hui. Comme Gambetta traitait la Commune d’«insurrection criminelle» et célébrait «le dévouement, la sagesse» des conseils de guerre chargés de liquider les communards, comme le bon Tocqueville louait durant le massacre de juin 1948 ces troupes qui «font admirablement leur devoir», les inculpés seront forcément présentés comme des délinquants-polygames-à-femme-en-burqa. On ne reculera devant aucune infamie pour justifier que l’on prenne ainsi le parti de forces de l’ordre qui, après avoir renversé deux enfants du quartier et entraîné leur mort, vont se plaindre devant le tribunal d’avoir reçu quelques plombs dans l’épaisseur de leurs gilets pare-balles.

 

Les cinq inculpés auraient aussi bien pu être tirés au sort parmi les jeunes de Villiers-le-Bel. C’eût été plus démocratique. Le dossier de l’accusation a été établi en utilisant des méthodes inqualifiables — des dénonciations anonymes et rémunérées, dont plusieurs ont été discréditées depuis, de simples déclarations faites au cours de gardes à vue de quatre jours et sous la pression que l’on imagine. Et c’est avec ce dossier, fait de témoignages douteux, que l’on s’apprête à requérir des dizaines d’années d’emprisonnement. Une justice qui avaliserait de tels procédés ne serait plus qu’une chambre d’enregistrement de l’arbitraire policier. Ce serait une nouvelle étape dans la «guerre totale aux bandes» où le pouvoir en place croit trouver son salut. Ce serait couvrir la vengeance privée de l’institution policière contre le peuple de Villiers-le-Bel.

 

Pour toutes ces raisons, nous disons que la justice n’a pas à connaître de ce dossier : on ne traîne pas un événement devant une cour d’assises. Nous refusons de laisser le gouvernement mener en notre nom cette stupide «guerre à la banlieue», aussi rentable soit-elle électoralement. Nous sommes lassés d’avance de cette mauvaise mise en scène. Nous appelons tous ceux qui nous entendent à manifester leur soutien aux inculpés et leur refus de cette justice.

justice,

Un collectif de soutien
Signataires : Pierre Alféri Écrivain, Keny Arkana Rappeuse, Miguel Benassayag Écrivain, Rokhaya Diallo Militante associative et chroniqueuse, Dominique Grange Chanteuse, Éric Hazan Éditeur, Hugues Jallon Éditeur, Serge Quadruppani Écrivain, Benjamin Rosoux Tarnacois, Bob Siné Dessinateur, Jean-Marie Straub Cinéaste, Miss. Tic Artiste plasticienne, Rémy Toulouse Éditeur, Dominique Tricaut Avocat, Antoine Volodine Écrivain.
Libération, 21 juin.

 

piqué au tas avec camaraderie chez le Jura Libertaire - 12/07/2010

23:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Retour sur le "procès du drame du 25 novembre 2007" de Villiers le Bel

 

 

Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, rendent visite au commissaire blessé lors des événements de Villiers-le-Bel, le 28 novembre 2007.

Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, rendent visite au commissaire blessé lors des événements de Villiers-le-Bel, le 28 novembre 2007. THOMAS COEX / AFP

 

extrait article de L'Express - 27/11/2007

Dimanche 25 novembre, dans l’après-midi, une voiture de police patrouille dans la cité. A 17 h 10, au niveau d’une intersection, une moto de cross de petite cylindrée, une Kawasaki non homologuée, serait arrivée très rapidement et aurait percuté le véhicule à l’avant gauche. Ejectés, le conducteur et son passager, non casqués, ont été tués. Trois témoins auraient confirmé cette version devant les enquêteurs de l’IGPN, la police des polices. D’autres ont insisté auprès des journalistes sur la lenteur des secours.

Il semble que les trois fonctionnaires impliqués aient lancé un message radio et aient été « exfiltrés » à l’arrivée de leurs collègues. Le commissaire de permanence a été roué de coups peu après son arrivée sur les lieux. Il souffre de fractures au nez et aux côtes. Au total, une quarantaine de policiers et de pompiers ont été blessés dans la soirée de dimanche.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/villiers-le-bel-le-retour-de-flammes_468248.html

 

 

 

LE MONDE, 28.11.07

Villiers-le-Bel : la thèse de "la voiture de police vandalisée" contredite par une vidéo

Une vidéo amateur contredit l’une des affirmations de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) sur l’accident entre un véhicule de police et une mini-moto, dimanche 25 novembre à Villiers-le-Bel, qui est à l’origine des deux nuits d’émeutes.

Selon l’IGPN, chargée d’enquêter sur les circonstances de la collision, les images parues dans la presse montrant le véhicule avec l’avant défoncé et le pare-brise étoilé ne traduisaient pas la violence du choc mais s’expliquaient par des dégradations commises à coup de barres de fer après l’accident.

Cet élément est un des arguments avancés par la police (Le Monde du 28 novembre) pour appuyer la thèse d’une voiture circulant à faible allure et percutée par la mini-moto à l’avant gauche.

La vidéo, que Le Monde a pu visionner une première fois dimanche 25 novembre, vers 20 h 30, puis à nouveau, en détail, mardi 27 novembre, met à mal cette hypothèse.

Les images tournées quelques minutes après l’accident montrent un véhicule sérieusement endommagé, ce qui correspond aux photos publiées dans la presse. Elles vont dans le même sens que les déclarations de témoins qui disent avoir protégé le véhicule de toute exaction pour faciliter l’enquête.

L’auteur du film, que nous avons rencontré, souhaite rester anonyme. Désireux de faire la lumière sur l’accident, il a néanmoins transmis le document à Yassine Belattar, animateur sur la radio Générations 88.2, proche des familles des victimes, qui nous a autorisé à le copier pour pouvoir l’analyser.

Le cinéaste amateur dit avoir été averti "quelques minutes après les faits". Il est aussitôt descendu de son appartement situé à proximité immédiate des lieux. Il dit avoir commencé à filmer "très peu de temps" après l’accident, signalé aux pompiers à 17 heures, selon l’horaire communiqué par la procureure de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry. Il dit avoir commencé à filmer entre 17 h 15 et 17 h 20.

La vidéo, de qualité correcte, montre des habitants qui regardent les pompiers en intervention. Ces derniers prodiguent des massages cardiaques aux deux victimes. Des policiers sont présents.

Après quelques minutes, on voit arriver un véhicule du SMUR de Gonesse. Or, selon le SAMU du Val-d’Oise, averti de l’accident à 17 h 03, le camion d’intervention médicale est parti à 17 h 08 de l’hôpital de Gonesse qui se trouve à 5 kilomètres du lieu de l’accident, soit à 10 minutes environ en respectant les vitesses maximales. Selon nos calculs, le SMUR serait donc arrivé vers 17 h 18.

A cet instant, la position du véhicule, à cheval sur la chaussée et sur le trottoir, correspond très exactement à celle observée sur les photos de presse. La vidéo, qui montre le véhicule à de nombreuses reprises et sous plusieurs angles, permet de constater très clairement que le véhicule se trouve dans le même état que sur les premières photos publiées.

Dans les deux cas, le capot, tordu, remonte sur la partie droite, le pare-brise avant est étoilé et enfoncé vers l’intérieur du véhicule, le pare-chocs avant est arraché, ainsi que le phare avant droit.

LE POMPIER CONFIRME SA VERSION

Reste l’hypothèse de dégradations commises entre le moment de l’accident et le début de la vidéo. Or, les policiers affirment que les victimes n’ont jamais été laissées seules : présents sur place, ils auraient donc signalé d’éventuelles dégradations sur leur véhicule, ce qu’ils n’ont pas fait. Des dégradations survenues à ce moment supposeraient aussi que des jeunes se soient munis de barres de fer dans ce laps de temps et qu’ils s’en soient pris à la voiture alors que les deux adolescents gisaient au sol à proximité.

La vidéo montre aussi que les secours se déroulent dans un contexte relativement calme, au moins pendant la première partie. La tension semble monter vers la fin du film mais ne se traduit pas par des actes de violence.

Interrogés par Le Monde, la police et le ministère de l’intérieur maintiennent la version de l’IGPN selon laquelle, "probablement", le véhicule de police a été volontairement dégradé après l’accident. L’enquête ne cite pas de témoins directs de ces coups éventuels portés contre la voiture, mais s’appuie notamment sur le témoignage d’un major-pompier de Villiers-le-Bel, le premier responsable à être intervenu sur les lieux de l’accident.

Ce dernier a été entendu lundi soir par la police. Joint par Le Monde, il n’a pas souhaité donner son nom mais réitère sa déposition : "La première réflexion que je me suis faite quand j’ai vu les photos de la voiture de police parues dans la presse, c’est qu’elle n’était pas aussi dégradée quand je suis intervenu. Elle n’était pas dans l’état que j’ai vu sur ces photos. Le capot était certes abîmé, le pare-brise et la calandre gauche aussi mais du côté droit, ça tenait encore."

Le sapeur-pompier insiste : "Le véhicule ne ressemblait pas aux images, ça n’avait rien à voir. Quand je les ai vues, j’ai été choqué." L’expert technique mandaté pour déterminer le point exact de l’impact, lui, n’a pas encore rendu ses conclusions.

Luc Bronner et Isabelle Mandraud

piqué sur www.betapolitique.fr

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2007/11/26/v_8_ill_982357_299263.jpg

 

Villiers-le-Bel: enquête relancée sur la responsabilité de la police

 

VERSAILLES - Après l'avoir écartée, la justice va réexaminer l'éventuelle responsabilité des policiers dans la collision entre une voiture de police et une moto qui avait tué deux adolescents en 2007 à Villiers-le-Bel, déclenchant deux jours de violences entre jeunes et forces de l'ordre.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a infirmé mercredi le non-lieu en faveur des policiers et ordonné un supplément d'information en vue "de la notification de la mise en examen du conducteur (du véhicule de police) du chef d'homicide involontaire", a déclaré Me Emmanuel Tordjman à l'issue d'une audience à huis clos.

Les quatre policiers, qui avaient été placés sous le statut de témoin, seront réentendus, selon l'autre avocat des familles des victimes, Me Jean-Pierre Mignard, qualifiant cet arrêt de "décision de justice et de paix".

Une ordonnance de non-lieu avait été rendue par un juge d'instruction de Pontoise le 23 octobre à propos de cette collision entre un véhicule de police et une motocyclette, qui avait coûté la vie à deux adolescents, Mushin et Lakamy, le 25 novembre 2007 à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise).

Les familles avaient fait appel.

"La responsabilité évidente, selon nous, des policiers ne pouvait être niée, quitte à arriver à une responsabilité partagée", a estimé Me Mignard, rappelant que les deux adolescents ne portaient pas de casque et roulaient au-dessus de la vitesse autorisée.

S'appuyant sur le rapport d'expertise, l'avocat a relevé que la voiture de police était en "phase d'accélération et roulait à 64 km/h sans gyrophare, ni avertisseur".

Me Mignard a également relevé la décision "rarissime" de la chambre de l'instruction de confier la poursuite de l'instruction au président de cette même chambre.

Le président de la chambre de l'instruction se chargera "d'interroger le policier sur le fond du dossier en présence des avocats des parties civiles et de le mettre en examen pour homicide involontaire", a confirmé une source proche du dossier, ajoutant que le chef de "mise en danger d'autrui a été abandonné".

"C'est une très très bonne nouvelle, cela redonne espoir aux familles, aux associations et à la ville alors que nous avions perdu un peu confiance en la justice", a déclaré à l'AFP un porte-parole du collectif Respect Vérité Justice, constitué après les violences à Villiers-le-Bel.

"Nous espérons que cela va éclairer certaines zones d'ombre", a-t-il lancé.

Du côté des syndicats, la section du Val-d'Oise d'Unité-Police/SGP a exprimé sa "surprise".

"L'instruction avait démontré la non-responsabilité de nos collègues. Mis en examen ne veut pas dire culpabilité. Nous faisons confiance à la justice pour que toute la lumière soit faite", a dit à l'AFP le syndicat, rappelant le "choc psychologique" subi par les policiers lors de l'accident.

Le syndicat de police Alliance a dénoncé une "décision qui s'incrit une nouvelle fois dans cette suspicion permanente à l'égard des policiers" et "assure de son soutien le plus total tous les policiers concernés par cette affaire et qui avaient été mis hors de cause par la justice".

Le drame du 25 novembre 2007 avait déclenché deux jours de violences entre jeunes et forces de l'ordre. Une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu, un commissaire roué de coups, des bâtiments publics et des commerces détruits.

www.lexpress.fr - AFP - 07/04/2010

 

10:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/07/2010

Camp Action Climat - Liège | 29.07 > 04.08.10

La conférence de Copenhague a prouvé qu'on ne pouvait pas attendre de "nos" décideurs les mesures radicales nécessaires. Nous choisissons dès lors de nous unir pour agir nous-mêmes, notamment à travers ce camp climat organisé par des activistes belges néerlandophones et francophones.
Dans une optique d'empreinte écologique minimale, ce camp rassemble des centaines de personnes et ce, de manière autogérée. Durant une semaine s'enchainent workshops, débats, ateliers et actions. Ces actions non-violentes s'adressent directement à certaines structures responsables de crimes climatiques.
Lors du camp climat belge de l'été dernier, quelques 400 militants ont privé durant plusieurs heures le Port d'Anvers d'un important convoi de charbon et des actions contre d'autres cibles furent également menées.

Contact - info@campactionclimat.be This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
Lire notre "vision politique"
Soutenez le camp climat !

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L'organisation de ce camp se veut participative et s'ouvre à tout le monde qui souhaite s’y investir. Nous avons grand besoin de votre aide pour l'organisation de ce camp !

Voyez ci-dessous les différentes manières de nous aider et n'hésitez pas à nous contacter via : info@campactionclimat.be This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it


  • Soutien financier : 001-4334900-46 [International : IBAN: BE33 0014 3349 0046 | BIC: GEBA BE BB | Bank: BNP/Fortis Bank
  • Soutien promotionel : Des flyers sont disponibles, si vous désirez en distribuer dans votre ville, contactez-nous via info@campactionclimat.be This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it | Toute autre promotion est la bienvenue, n'hésitez pas à diffuser l'info à vos contact, sur votre fesse de bouc, etc.
    Sachez tout de même que ce camp n'est pas un festival mais un endroit convialement subversif !
  • Soutien logistique : Nous avons besoin de beaucoup de matériel. Si vous êtes en mesure de nous prêter du matériel veuillez nous contacter via info@campactionclimat.be This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
    Liste non-exhaustive :
    Tentes/chapiteaux, tables et bancs, outillage, eoliennes/panneaux solaires, tracteur, toilettes sèches, four solaire, pallettes/ballots de foin, grandes citernes, robinets d'extérieur, grand bidons, futs en métal et bois pour le feu, véhicules, brouettes, et tout autre chose pouvant être utile un camp action climat...
  • Soutien humain : Depuis le montage jusqu'au démontage du camp, nous aurons besoin de beaucoup de gens dont certains seront amenés à assumer certaines responsabilités en fonction de leurs compétences. Il s'agira soit de coordoner une équipe spécifique  ou la renforcer.
    Voici le type de compétences recherchées : gestion de l'alimentation en eau, alimentation electrique, gestion des incedies, connaissance juridiques, capacité en gestion des conflits, cuisine, gestion des toilettes sèches, traduction (engl, nl, fr), sécurité et relation police, médiation de débats, connaissances médicales/secourisme, bar,...
  • Soutien pédagogique : Nous recherchons des personnes ou organisations pouvant animer des workshops ou des conférences sur des thèmes écologiques concrets. Cela peut aller d'un workshop sur le compostage jusqu'à une conférence sur le lobbyisme des entreprises... Par ailleurs, nous tenonscette année, à discuter de la tension entre Emploi et Environnement. Si vous avez informations à ce sujet, contactez-nous. Contact : info@campactionclimat.be

18:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Welcome to Sangingrad

 

" You foreigners have the watches, but we have the time."(proverbe pachtoune)

 

 

 

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Sangin se situe dans la province de Helmand, au sud de l'Afghanistan, et a été témoin de certains des combats les plus féroces de la guerre depuis ces neuf dernières années.

La ville de Sangin est dans une région dominée par les agriculteurs pachtounes, cultivant en grande majorité du pavot, et malgré tout généralement favorable aux talibans.

Entre 30.000 et 50.000 personnes vivent dans la vallée de Sangin, avec 15.000 d'entre eux dans la ville qui donne à la région son nom.

Le quartier, vers le nord-est de la province de Helmand, a longtemps été un point sensible pour les armées étrangères.

C'est dans cette vallée que le premier engagement majeur de la guerre anglo-afghane de 1878 a eu lieu, lorsque plus d'un millier de combattants ont fait face à la cavalerie britannique.

Dans le conflit actuel, qui a commencé en 2001, plus de 100 soldats britanniques sont morts dans les combats dans la vallée.

traduction de l'article du www.heraldscotland - 07/072010

 

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/65/Afghanistan_map_-_security_by_district_and_opium_poppy_cultivation_by_province_2007_-_2008.gif

Surface (en ha) de culture d'opium en Afghanistan par province 2008 et indicatif couleur de zone de risque

 

 

Afghanistan: les Britanniques cèdent aux Américains le contrôle de Sangin

 

LONDRES — Les Américains prendront sous trois mois la relève des Britanniques à Sangin, bastion taliban et zone de combats meurtriers au coeur de la province afghane du Helmand, a annoncé mercredi Londres en évoquant un redéploiement et non un repli et a fortiori une défaite.

Le ministre de la Défense Liam Fox a expliqué devant la chambre des Communes par des considérations opérationnelles le transfert aux marines américains de la responsabilité des opérations dans la région stratégique du sud afghan, non sans avoir préalablement souligné "les progrès considérables accomplis" à Sangin par les soldats de sa Majesté, au prix de lourds sacrifices.

Il a déclaré avec force détails aux députés que deux brigades américaines assureraient à l'horizon d'octobre la sécurité des flancs nord et sud du Helmand, tandis qu'une brigade commandée par les Britanniques et comprenant des Danois et des Estoniens se chargerait de la zone centrale, limitée en superficie, mais plus densément peuplée.

Ces redéploiements résultent d'"intenses consultations" au sein de l'Isaf, la force internationale qui compte environ 140.000 hommes dont 9.500 Britanniques, a-t-il dit.

"Au total, le Helmand est aujourd'hui un endroit plus sûr", et nombre de régions, dont celle de la capitale Kaboul, sont "largement sécurisées". Qui plus est, de "réels progrès" ont été réalisés en matière d'entraînement et de recrutement des forces locales, a affirmé M. Fox.

A Sangin et dans ses environs -où un millier de fusiliers marins britanniques occupent le terrain-, l'effort de guerre s'est traduit par un lourd bilan humain. C'est là qu'ont été tués près du tiers des 312 soldats de sa Majesté tombés en Afghanistan depuis 2001.

Une autre statistique illustre la réalité de l'engagement des Britanniques en première ligne. Ils représentent 7% des forces de l'Isaf et totalisent 19% des pertes.

Les talibans se sont félicités de l'annonce de Londres en estimant qu'elle sonnait "le début de la défaite pour les forces britanniques en Afghanistan". "Nous battrons les Américains également ici", a déclaré Yousuf Ahmadi, un porte-parole des talibans.

Le ministère britannique de la Défense avait préparé les esprits à la nouvelle du départ de Sangin en briefant les journalistes en début de semaine.

C'est que les ministres et commandants militaires redoutent que l'annonce ne soit perçue comme "une retraite ou une humiliation", écrivait mercredi le quotidien conservateur Daily Telegraph.

Malgré ces efforts, un officier supérieur affirmait sous couvert de l'anonymat dans le Guardian : "Sangin est une défaite stratégique. Nous n'avons pas obtenu l'effet escompté là-bas".

Et un porte-parole de la coalition "Stop the war" évoquait quant à lui mercredi "l'admission tacite d'un échec".

Les experts militaires pour leur part redoutent un bégaiement de l'histoire. C'est que le district, proche du Pakistan et riche en opium qui finance la résistance, a été le théâtre de sanglantes batailles et de cuisantes défaites au cours des trois guerres anglo-afghanes qui se sont succédées, entre 1839 et 1919.

Le Premier ministre David Cameron a reconnu le danger, en insistant mercredi sur la nécessité de faire face à "la guerre sur le terrain" aussi bien qu'à "la guerre de propagande".

Il s'emploie depuis son arrivée au pouvoir en mai à renforcer le soutien, actuellement défaillant, de l'opinion publique à l'engagement britannique en Afghanistan. Tout en veillant a fournir un calendrier approximatif de retrait.

"Laissez-moi vous dire ceci clairement. Est-ce que je pense que nous devrions être là-bas, dans un rôle de combat ou en nombre significatif dans cinq ans ? La réponse est non", a-t-il martelé mercredi au parlement.

 

piqué chez afp - De Denis HIAULT - 07/07/2010

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