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08/07/2010

Villiers-le-Bel : un procès stalinien contre les jeunes de banlieue - Par Ornella Guyet

Les cinq jeunes accusés de Villiers-le-Bel ont écopé de trois à quinze ans de prison après deux semaines d’un procès hallucinant. Présomption d’innocence piétinée, droits de la défense battus en brèche, preuves objectives inexistantes, verdict rendu à la sauvette… Récit d’un procès joué d’avance, qui marque un sombre et inquiétant tournant de ce qui reste de l’Etat de droit.

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piqué au tas chez www.bastamag.net - 08/07/2010

 

17:40 | Lien permanent | Commentaires (4) |

La France adopte la vidéosurveillance

La France adopte la vidéosurveillance

Des petites communes aux villes les plus circonspectes en matière de vidéosurveillance, 23 000 caméras équipent déjà 1 200 localités françaises.

Le contrôle des images…

Depuis deux ans, un pas semble avoir été franchi en France en matière de vidéosurveillance qui n’est plus un tabou. Le territoire français compte donc désormais quelque 23 000 caméras, et “5 200 doivent être installées d’ici la fin de l’année”, selon le ministère de l’Intérieur.
En Ile-de-France, c’est le syndicat des transports régional (le Stif) qui a débloqué le 2 juin de nouveaux crédits permettant de doubler le nombre d’autobus équipés de vidéoprotection, passant ainsi à 2 000 véhicules sous surveillance électronique.
Même les petits villages se mettent à la page, toutes tendances politiques confondues. Avec douze nouvelles caméras, Saint-Tropez a rejoint les 1 200 communes françaises qui ont recours à la vidéoprotection.
Aujourd’hui, les clivages politiques gauche-droite ont volé en éclats. La vidéoprotection est devenue un critère de sérieux pour les villes, les entreprises et les petits commerçants exercent désormais un chantage sur les élus pour la mise en place de caméras. Quant aux citoyens, la plupart sont persuadés que les caméras sont susceptiblesde régler les problèmes d e sécurité pour eux et leurs enfants. Les caméras font désormais partie intégrante du paysage urbain et on ne les remarque même plus.


Mais, pour l’heure, il n’existe pas d’autorité de contrôle au plan national, ce que déplore Alex Türk, président de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) : “Lorsqu’il s’agit d’un secteur où le grand public est filmé, il n’y a que la préfecture qui est habilitée à déclencher un contrôle. Le problème, c’est qu’aujourd’hui les préfectures ne font pas assez ce travail de contrôle. Personne ne vérifie que la loi est appliquée partout de manière égale, ce qui est anormal. Il est vital que les Français aient l’assurance qu’il n’y a pas de dérives avec leurs images, et qu’il y ait une autorité nationale qui harmonise et contrôle tous les systèmes de vidéosurveillance.” En réponse au président, un amendement autorisant la CNIL à déclencher des contrôles inattendus sur les systèmes de vidéosurveillance publics a été voté en commission des lois au Sénat.

Evelyne Guitard

www.videosurveillance-infos.com - 05/07/2010

 

Jean-Louis Blanchou à la tête du Comité de pilotage stratégique pour le Développement de la vidéo protection

Comme l’avait annoncé le Président du Comité de pilotage stratégique pour le développement de la vidéo protection, lors de son dernier entretien pour la lettre Vidéosurveillance Infos en mars dernier, l’heure de la retraite a sonné pour Philippe Melchior. Jean-Louis Blanchou, nommé Préfet hors cadre par décret du 20 mai 2010 (JORF n°0116 du 21 mai 2010), lui succède donc en tant que « Responsable de la mission pour le développement de la vidéo protection ».

Dans un entretien accordé à Vidéosurveillance Infos, Jean-Louis Blanchou a donc confirmé que, par décision ministérielle, il devenait Responsable de la mission pour le développement de la vidéo protection (et non Président, NDLR) ; mais « ceci ne remet pas en cause l’existence du Comité de pilotage stratégique qui est une structure qui va continuer à fonctionner et que je vais bien évidemment présider et animer», a tenu à préciser l’ancien directeur de la sûreté et du management des risques chez Aéroports de Paris.

« Mes nouvelles missions, au sein de ce comité de pilotage, tournent autour de trois axes »

Conforter la dynamique, mettre l’Etat au cœur de cette dynamique, donner aux différents services de l’état une doctrine pour utiliser les images : voici les trois priorités de Jean-Louis Blanchou, dans ses nouvelles fonctions.

Conforter la dynamique
Le nouveau Responsable de la mission pour le développement de la vidéo protection déclare vouloir tout d’abord poursuivre et accentuer la dynamique créée par son prédécesseur et ses collaborateurs « de manière à ce que les collectivités locales, les établissements scolaires et les sociétés de logements sociaux s’équipent le plus rapidement possible en matériel de vidéosurveillance, et fassent fonctionner ces dispositifs. »

Partenariat avec les services publics
« Avant d’installer des caméras, il faut réaliser un plan d’actions dont la vidéo protection est un des éléments ; et il faut le faire avec les services de police et de gendarmerie ainsi que les services préfectoraux. »
Selon Jean-Louis Blanchou, les référents sûreté doivent pouvoir conseiller les élus et participer à l’étude du dossier technique « de manière à s’ assurer que les projets sont réalisés dans des budgets raisonnables, car les dispositifs les plus chers ne sont pas toujours les plus performants et ne sont pas toujours nécessaires ». A ce titre, le Responsable de la mission annonce que chaque département est à présent pourvu de référents sûreté, ceux-ci étant dorénavant tous formés et prêts à « jouer leur rôle au moment de l’instruction du dossier ». Toujours dans cet axe, Jean-Louis Blanchou affirme sa volonté d’encourager le déport d’images « pour que les commissariats ou la gendarmerie puissent bénéficier des images qui sont prises sur la voie publique via les collectivités qui s’équipent. » Cette action serait prise en charge à 100% par les crédits du FIPD.

Le 24 juin dernier, lors du grand débat organisé par Pierre Cohen sur le bien-fondé de l’évolution du dispositif de caméras de vidéosurveillance urbaine, Jean-Louis Blanchou déclarait que le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, avait demandé aux inspections générales un rapport sur les modalités permettant d’accroître l’efficacité de la vidéosurveillance.

Donner aux différents services de l’état une doctrine pour utiliser les images
Concernant ce troisième axe, le Préfet annonce l’élaboration d’une ‘doctrine d’emploi’ : « il faut que nous puissions fournir aux services de police et de gendarmerie ainsi qu’aux collectivités, des règles pour une utilisation des images exploitées la plus efficace possible, tant pour la prévention que l’élucidation des faits. » Or, constate ce Haut Fonctionnaire, « la sécurité publique, les services de renseignement et les services chargés de l’ordre public n’ont pas forcément tout à fait les mêmes besoins et les mêmes façons d’utiliser les images. » C’est la raison pour laquelle une codification lui paraît nécessaire. Une réflexion va donc être engagée, à ce sujet, dans les prochaines semaines, pour aboutir à la rédaction de cette doctrine très prochainement...

Enfin, Jean-Louis Blanchou a évoqué les actions qui devront être engagées pour limiter le coût de fonctionnement des dispositifs de vidéo protection "afin de ne pas rendre la charge trop lourde à supporter pour les budgets des communes " (mutualisation des achats, emploi de la vidéosurveillance intelligente permettant de limiter le nombre d'opérateurs...)




Jean-Louis Blanchou
Né en 1948, Jean-Louis Blanchou a étudié à l'École Nationale d'Administration (ENA), après être passé par l'Etablissement National Supérieur des Sciences Agronomiques de Dijon et l'Ecole nationale supérieure agronomique de Montpellier (ENSAM).
Il a donc tout naturellement commencé sa carrière comme ingénieur au Ministère de l'Agriculture avant d’embrasser la carrière préfectorale en 1982. Puis, il passe par le Ministère du Commerce, le Ministère de la Justice et le Ministère de l'Economie et des Finances, est nommé Secrétaire général pour l’administration de la police à Versailles, puis obtient le grade de Préfet, cette fois, à la préfecture de police, avant de devenir directeur de la sûreté et du management des risques chez Aéroports de Paris en 2002.
Virginie CADIEU

www.videosurveillance-infos.com - 04/07/2010

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17:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/07/2010

Thales : la coentreprise avec Raytheon décroche un contrat avec l'OTAN

ThalesRaytheonSystems (TRS), coentreprise entre Thales et Raytheon, a reçu du bureau de l'OTAN spécialisé dans la défense contre les missiles balistiques (ALTBMD, défense active multicouche contre les missiles balistiques de théâtre) un contrat portant sur des capacités de défense anti-missile pour les forces déployées d'ici la fin de l'année. Les équipements seront testés durant les manoeuvres de l'OTAN en juillet et déployées opérationnellement en fin d'année.


(C)  Finance  Plus

bourse.challenges.fr - 07/07/2010

 

Défense antimissile balistique : Un contrat pour ThalesRaytheonSystems

Le bureau en charge du programme Active Layered Theater Ballistic Missile Defence (ALTBMD) de l'OTAN a octroyé à ThalesRaytheonSystems, société commune des groupes d'électronique français et américain, un contrat visant à fournir aux commandements de l'Alliance, d'ici la fin 2010, des capacités intérimaires de défense anti-missiles balistiques temps réel pour les forces déployées. Les premiers essais de ce système, qui doit être opérationnel d'ici la fin de l'année, sont prévus cet été, à l'occasion d'un exercice de l'OTAN. ThalesRaytheonSystems fournira la composante ACCS TMD ((Système de commandement et de conduite des opérations aériennes / défense anti-missiles de théâtre) de la phase initiale (Interim Capability Step 2 Real Time) du programme ALTBMD. Ce programme permettra d'améliorer les capacités de commandement et de conduite des opérations aériennes de l'Alliance grâce à l'intégration des contributions des états membres (moyens satellitaires et navals destinés à l'alerte avancée, systèmes d'armes...). ThalesRaytheonSystems, sous l'égide du bureau chargé du programme ALTBMD, travaillera en proche collaboration avec l'Agence des C3 de l'OTAN pour déployer la capacité InCa 2. Ce déploiement correspondra à la première utilisation opérationnelle du logiciel ACCS LOC1 de l'OTAN, dont le développement est actuellement en cours sous maîtrise d'oeuvre de ThalesRaytheonSystems. « Nous nous engageons à tirer parti de notre expérience en matière d'études OTAN et nationales, systèmes C4I de défense aérienne, exercices et programmes pour développer des solutions de défense aérienne et anti-missiles intégrées et efficaces » directeur général de ThalesRaytheonSystems.
En avril et mai, deux prototypes ACCS TMD ont été achevés et ont passé avec succès leurs essais usine et site.
Concernant les systèmes d'armes pouvant être mis en oeuvre dans le cadre d'une défense contre missiles balistiques, deux produits sont actuellement disponibles au sein de l'OTAN. Le missile américain SM-3, (exo-atmosphérique) conçu pour contrer des engins intercontinentaux et embarqué sur croiseurs et destroyers (et que les Etats-Unis envisagent de déployer à terre) ; et le missile européen Aster Block1 (endo-atmosphérique), que MBDA propose pour la défense de théâtre contre des engins d'une portée inférieure à 1000 kilomètres. Pour l'heure, le Block1 n'existe qu'en version terrestre mais une application navale peut être facilement adaptée. Elle pourrait, par exemple, être embarquée sur les frégates Horizon, permettant à ces bâtiments d'offrir, depuis la mer, une couverture antimissile balistique aux forces déployées à terre.

www.meretmarine.com - 06/07/2010


La défense anti-missile devrait être une mission pour l'OTAN

La défense anti-missile devrait être une mission de l'alliance et le coût serait « très gérable », a annoncé mercredi le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen.

M. Fogh Rasmussen a déclaré lors de sa conférence de presse mensuelle au siège de l'OTAN que les Etats-membres devraient considérer la défense territoriale anti-missile comme une mission de l'alliance, « car la menace est croissante. Car l'Europe doit continuer de contribuer à sa propre défense. Et car cela a un sens politique et militaire de parler avec la Russie de coopération en matière de défense anti-missile aussi, une fois que la décision de l'OTAN est en place ».

Il a déclaré aux journalistes que le coût de la défense anti- missile pour l'OTAN sera « très gérable », et ne représentera pas « une grosse facture » comme le pensent beaucoup de personnes.

« L'OTAN construit actuellement un système de défense anti- missile pour protéger nos forces armées, quand elles partent en mission. Le coût pour étendre ce système pour couvrir non seulement nos soldats, mais aussi nos populations - les citoyens normaux [sic] dans nos villes – est inférieur à 200 millions d'euros. Sur dix ans. Répartis parmi les 28 pays de l'OTAN », a-t-il expliqué.

Il a également appelé les Etats-membres à discuter de la question et à trouver un accord sur le sommet de Lisbonne en novembre. Concernant le nouveau concept stratégique de l'OTAN, M. Fogh Rasmussen a déclaré que le groupe d'experts présentera au siège de l'OTAN son rapport le 17 mai. Le rapport, basé sur des consultations extensives avec les alliés de l'OTAN, sera rendu public, a-t-il informé, ajoutant qu'il rédigera la première ébauche du concept stratégique cet été. « A la mi-octobre, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense se réuniront à Bruxelles pour discuter de cette première ébauche. Comme vous le savez, le Concept stratégique sera approuvé au Sommet de Lisbonne les 19 et 20 novembre », a-t-il ajouté.

Source: Xinhua

french.beijingreview.com.cn - 07/05/2010

 

23:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

PROBE "Les mots sont impuissants à décrire clairement ce qui est nécessaire..."


podcast

music - gidouille - bidouille - arrangement by PROBE (no©) - 1997 - 2005

sample from Rave Ejay

paroles version française - Apocalypse Now 1979

peut être librement reproduit, même sans indication d'origine

09 Piste 09 1.mp3

Koïnsky_&_Cush.jpg

"Par ce qu'il n'est rien que je déteste plus que... que la puanteur du mensonge... si vous me comprenez...vous...vous me rendrez ce service..."

 

18:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Concert de soutien aux inculpés de Tarnac, demain High Tone en concert

 

Ils sont libres mais l'instruction n'est pas close.

Demain soir, "High Tone" donne un concert à Eymoutiers en soutien à Julien Coupat et ses camarades de Tarnac.

 

Le concert est organisé par leur comité de soutien, appuyé par la mairie d'Eymoutiers qui prête la salle et les groupes qui se produisent.

 

"High Tone" et "Filastine", deux pointures de la scène dub et trip-hop mondiale, apportent gracieusement leur soutien aux mis en examen sur leurs terres.

 

« Le but est de récolter de l'argent pour les aider à payer les frais de justice, explique Émilie, une des organisatrices. C'est aussi l'occasion de reparler de leur affaire en attendant que la date du procès soit fixée. Depuis un an, on est sûrs qu'ils sont toujours surveillés, sur écoute. On dirait que le gouvernement attend que le public oublie cette affaire... ».

piqué au tas chez lepopulaire.freuh - Limoges - 07/07/2010

 

 

...alors faisons tout pour que personne n'oublie...

Ce n'est pas tel ou tel incarcéré qu'il importe de soutenir mais la cause de la liberté.

 


12:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Cognin - Tarnac ou comment justifier la pérennité de la section antiterroriste ?


JUSTICE/SAVOIE
L'explosion mortelle de Cognin n'était pas une affaire de terrorisme

chambéry

L'explosion mortelle de Cognin n'est pas le résultat d'une erreur de manipulation d'apprentis terroristes.
Ce sont des experts qui le disent. Quatorze mois après avoir été saisi de l'enquête, le juge d'instruction du pôle antiterroriste de Paris vient, avec un avis favorable du parquet, de renvoyer l'affaire à Chambéry, en se déclarant "incompétent" par ordonnance, il y a quelques jours.
Il appartient maintenant au procureur général, ici, de désigner un nouveau juge d'instruction. Pour rechercher dans le registre du droit commun, entre la manipulation de produits explosifs et les causes de l'accident, si des infractions peuvent être reprochées aux jeunes mis en cause.

Dès le lendemain de l'explosion, la piste terroriste est ouverte

La piste terroriste est ouverte dès le lendemain de l'explosion dans l'usine désaffectée de Cognin. La jeune femme décédée, Z......., 23 ans, et son copain, gravement blessé, M......., 25 ans à l'époque, gravitent alors dans le monde parallèle des squatters, des "alternatifs", beaucoup fréquenté par des militants de l'ultra-gauche et des anarchistes.
L'enquête sur le drame prend rapidement une tournure très spectaculaire. C'est avec un déploiement considérable de gendarmes mobiles et de policiers locaux, dont les Chambériens se souviennent encore, que les hommes de la sous-direction nationale antiterroriste de la police judiciaire investissent le squat de l'ancienne usine Pilotaz puis les différents "points de chute" similaires du couple. Dans les jours et les semaines qui suivent, R......., J........., M........... sont mis en examen pour participation à une entreprise terroriste, destruction de preuves. Ils sont détenus puis progressivement libérés avec un contrôle judiciaire qui s'est allégé avec le temps. M... a récupéré de ses blessures. Une perte partielle de sa vue est la principale séquelle à laquelle il est encore confronté. Tous les trois ont repris leurs études ou ils travaillent.
Le dernier à avoir été arrêté est T... qui vivait ici sous une autre identité, longtemps recherché, retrouvé en Europe centrale et extradé de Hongrie où il s'était réfugié il y a quelques mois. Lui aussi est sous contrôle judiciaire.
« C'est une montagne qui accouche d'une souris » résume Me Laurent Pascal, avocat de trois des jeunes gens. « On savait depuis le départ que cette enquête ne mènerait à rien, pas besoin de sortir de Saint-Cyr ! L'entreprise terroriste n'existe pas ». L'avocat de M....., Me Bernard Ripert, poursuit. « C'est un regrettable accident que l'on a voulu monter en épingle, à Chambéry. C'est dans la ligne de ce qui se passe en France où l'on voit des terroristes partout. J'espère que le juge d'instruction à Chambéry saura tenir compte des conclusions de la justice à Paris pour prononcer un non-lieu ».
Car, comme il ne s'agissait pas d'une affaire de terrorisme, la justice va devoir définir ce que c'était sur le plan juridique. Au-delà d'un drame, terrible, de l'inconscience.

 

REPÈRES
les faits
Dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2009, une explosion ébranle une usine désaffectée située entre l'Hyères et la RD 1006 à Cognin. Z......, une jeune Ardéchoise de 23 ans, est tuée par les débris de la bombe artisanale qu'elle confectionnait avec son compagnon, M...., 25 ans. Plus en retrait, le garçon, originaire de Genève, est sérieusement brûlé et sa vue est gravement atteinte. Ils manipulaient du chlorate de soude et du sucre et un petit extincteur pour servir de récipient aux produits. D'autres jeunes gens qui les ont fréquentés sont ensuite inquiétés. Trois sont plus particulièrement visés. Ils subiront des gardes à vue double durée, des interrogatoires à Paris, réservés aux personnes soupçonnées d'activités terroristes. Deux seront incarcérés ainsi que M...... Puis, tous libérés.

Frédéric CHIOLA
Paru dans l'édition E73 du 02/07/2010 (2.2970519963

piqué sur Le Daubé - 02/07/2010

 

 

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"Cette affaire na rien à voir avec le terrorisme, elle na été confiée à cette juridiction daffaires politiques que pour lui assurer une activité. Cest pour justifier la pérennité de la section antiterroriste quon la saisit quand quelquun fait péter un pétard mouillé !" dénonce Me Ripert, l’avocat de Mickaël D, blessé par l’explosion d’un extincteur dans un squat de Cognin, il y a deux semaines.


Mickaël D, 25 ans, a été mis en examen à Lyon, sur son lit d’hôpital, dans un pavillon d’Edouard Herriot réservé aux grands brûlés. Trois magistrats du pôle antiterroriste de Paris s’étaient spécialement déplacés, pour un premier interrogatoire et une audience du juge des libertés et de la détention, dans le cadre d’uns instruction ouverte pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».

Le jeune homme reste gravement blessé à la suite de l’explosion qu’il a provoquée dans la nuit du jeudi au vendredi 1er mai à Cognin, près de Chambéry (Savoie). Il manipulait du chlorate de sodium et du sucre, composants instables, fréquemment utilisés dans la confection de bombes artisanales. Sa compagne, Zoé A., 24 ans, a trouvé la mort. Apprentis chimistes ? Pas si simple. Selon nos informations, les produits étaient transvasés dans une bouteille d’extincteur. A proximité de l’usine désaffectée où a éclaté le drame, les policiers ont aussi trouvé du fil, deux retardateurs, deux autres extincteurs... Il reste à déterminer si les jeunes gens se contentaient d’essayer une recette accessible sur Internet ou s’ils s’inscrivaient dans un activisme plus poussé. L’explosion de Cognin renferme une énigme, en lien direct avec une génération mouvante, selon Richard Schittly du Dauphiné Libéré.

Me Ripert reste "scandalisé par la mise en examen et la poursuite,car ces juges oublient lintensité du drame vécu par mon client. Sa copine a été tuée par lexpérience et lui a été défiguré".

« Mon client a déclaré quil était seul, sur place dans lusine, avec sa copine » confie, hier, son avocat, Me Bernard Ripert. Le couple fabriquait une bombe « pour faire une expérience, sans projet, sans mobile, sans intention. Exactement comme des tas de gens possèdent une arme chez eux sans pour autant vouloir tuer qui que ce soit. Comme dautres encore lisent Lénine ou Bakounine sans penser faire la révolution. »
Me Ripert parle de Mickaël : « Cest un rebelle, oui. Mais, son rêve na pas de lien avec lexplosion. Cest quelquun qui déteste la société de consommation, injuste et inégalitaire. Et qui a fait le choix de vivre en marge, de manière différente, en attendant quelle change delle-même. Ce nest pas un révolté qui décide, avec dautres, dexprimer cette révolte de manière collective ou structurée. Cette extrême gauche organisée nexiste plus. Il ny a pas de terroriste à Chambéry. »
« Ils se connaissaient et cest tout. On a inventé laffaire. On a mis des gens en détention pour conjurer la gravité des conséquences corporelles de lexplosion. » Les éléments suspects ? « Un extincteur comme il y en avait dans dautres squats, un condensateur électrique, de l’adhésif. Rien. C’est bidon ! » conclut Me Pascal.
La Sdat recherche plusieurs personnes :Tous ceux qui ont le tort d’habiter une maison où a été trouvé un extincteur vide, d’un condensateur électrique et un rouleau de scotch métallique. Raphaël et "Lucas"sont mis en examen et placés en détention provisoire à la Santé et à Fresnes, respectivement depuis le 8 et le 15 mai.
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Acharnement judiciaire et sécuritaire sous couvert de lutte anti-terroriste ?
Bien loin de la balieue de Chambéry, l’enquête de Tarnac reprend.
Selon Le Monde, Tessa Polak a "la rage". Interpellée le 28 avril par la police antiterroriste (SDAT), placée en garde à vue 72 heures puis relâchée sans aucune charge, cette femme de 36 ans, photographe de profession, dénonce aujourd’hui une "manœuvre d’intimidation".

Dans le coffre de la voiture de Tessa Polak, la SDAT en découvre 400 autres exemplaires. "Ils ont fait ’Bingo !’, comme s’ils avaient découvert une cache d’armes, ironise-t-elle. Sauf que quand ils m’ont demandé d’où ça venait, je leur ai dit que j’étais passée chez l’éditeur et que je comptais les distribuer dans le cadre du comité de soutien, ce qu’ils savaient déjà."

Tout au long de sa garde à vue, et des "8 à 10 interrogatoires", la jeune femme comprend qu’elle a fait l’objet d’une surveillance. Aux policiers qui lui demandent pourquoi elle a prêté son véhicule, en novembre 2008, à trois des mis en examen, dont Benjamin Rosoux, elle répond : "Ma voiture je l’ai prêtée comme ma maison est ouverte, mon frigo est ouvert..." "Ce qui m’a étonnée, poursuit Tessa Polak, c’est que leurs investigations portaient beaucoup sur le livre. Le type de questions qu’ils m’ont posé, la manière avec laquelle ils le faisaient, c’était pour valider leurs fantasmes. Le mot ’cellule’ revenait sans cesse..."

Après 48 heures, elle est brièvement présentée au juge d’instruction Thierry Fragnoli pour une prolongation de sa garde à vue. Tessa Polak jure alors l’avoir entendu dire : "Ce n’est pas ma faute mais vous allez payer pour les autres." "J’étais sonnée", dit-elle.

Avec le recul, la jeune femme analyse son interpellation comme une "manœuvre d’intimidation, une façon de briser les solidarités actives, d’envoyer des signaux, et de banaliser les garde à vue". "Sinon, ajoute-t-elle, pourquoi m’ont-ils convoquée de cette façon ? Quand je leur ai demandé, ils ne m’ont pas répondu."

Alors que le juge des libertés et de la détention doit une nouvelle fois statuer sur la demande de remise en liberté de Julien Coupat, ce dernier lassé des fouilles et de cette "farce", a demandé à ne pas être extrait de sa cellule pour l’occasion. Pour les mêmes raisons, le comité de soutien ne se rassemblera pas non plus ce jour-là. Mais plusieurs initiatives en mai, des concerts notamment, sont à l’ordre du jour.

Usant de son droit de réponse, Thierry Fragnoli, vice-président chargé de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris, nous a adressé le courrier suivant. M. Fragnoli est le juge d’instruction du pôle antiterroriste de Paris, chargé de l’enquête sur les sabotages à la SNCF. Sans pouvoir évoquer ici mes échanges avec elle en présence de mon greffier, ceux-ci étant couverts par le secret de l’instruction, je démens catégoriquement avoir tenu ces propos, lesquels ne correspondent d’ailleurs ni au rôle du magistrat à ce stade procédural, ni à mes pratiques professionnelles, ni au respect que j’accorde à chacune des personnes qui me sont présentées.

L’enquête se poursuit, bien loin des rails de TGV :

Sept personnes, dont trois présentées comme des proches de Julien Coupat et les quatre autres comme membres d’un de ses comités de soutien, ont été interpellés en Seine-Maritime et dans les Alpes-de-Haute-Provence, lundi 18 mai. Les deux opérations ont été menées dans la matinée.

POUR AVOIR DONNÉ L’ADRESSE DE BERNARD SQUARCINI

L’autre opération, qui s’est déroulée à Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence), a abouti à l’arrestation de quatre personnes, dont l’éditeur François Bouchardeau et sa femme. Ces derniers feraient partie du Comité de sabotage de l’antiterrorisme (CSA), un groupe de soutien aux personnes interpellées à Tarnac à l’automne 2008 pour le sabotage présumé de lignes TGV.

Selon des sources concordantes citées par l’AFP, ils sont accusés d’avoir diffusé un tract sur lequel apparaissait l’adresse d’une résidence secondaire de Bernard Squarcini, patron de la la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Le document aurait été diffusé par mail et lors de différentes manifestations, jusqu’à atterir dans la boîte aux lettres de M. Squarcini.

Contrairement à de premières informations, ladresse de la villa ne figurait pas sur le tract, il s’agit en fait d’une simple photographie.

Toutes ces personnes ont été libérées.

Vers une nouvelle affaire Dasquié ?
Est-ce pour ne pas contrarier MAM, sa ministre de tutelle ? Possible… La ministre n’apprécie guère le sarkozysme galopant de « Squarce ». Ni son zèle à fusionner les RG et la DST, projet qui n’a jamais eu ses faveurs. Squarcini a-t-il cherché, dans l’affaire Dasquié, à se concilier les faveurs de MAM ? C’est elle qui, à l’époque ministre de la Défense, avait porté plainte contre la diffusion de ces supposés secrets d’État. Les hommes de Squarcini auraient pu faire comme d’habitude dans ce genre de dossier, enquêter gentiment pour enterrer les dossiers. Bien au contraire, chargés par leurs patron de ramener la tête du ou des coupables de la fuite sur un plateau d’argent, les agents de la DST ont usé de toutes les pressions possibles. Y compris, à en croire notre confrère et ami Dasquié, le spectre de la détention pour faire « avouer » le journaliste.

Dans les profondeurs des eaux-troubles ?
Les affirmations de Marty-Vrayance visent un autre ponte des RG. Le 12 mai 2002, peu après son éviction du SGDN, le commissaire Marty adresse à Yves Bertrand une lettre au ton parfois comminatoire. Il y rappelle les tuyaux qu’il a estimé avoir livrés dans la recherche de Colonna, et surtout met en cause le directeur adjoint des RG, Bernard Squarcini. Marty-Vrayance parle notamment d’un homme qui aurait tenu « un rôle central » dans l’assassinat du préfet Erignac et qui aurait des relations régulières avec le numéro deux des RG. « Je réfute ces accusations et j’envisage de donner des suites judiciaires aux affirmations du commissaire Marty-Vrayance », explique Squarcini. Il a par ailleurs remis le courrier accusateur à Claude Guéant, le directeur de cabinet de Sarkozy, qui envisage des sanctions disciplinaires contre Hubert Marty-Vrayance.

L’efficacité du renseignement ?
Audition de M. Bernard LEMAIRE, Préfet de la Haute-Corse :

« M. le Rapporteur : Que pensez-vous de l’action des renseignements généraux en Corse ? Dans l’enquête sur l’assassinat du préfet Erignac, leur investissement nous a été présenté comme important. Il semble que M. Squarcini, directeur central adjoint, ait réalisé un travail de qualité.

M. Bernard LEMAIRE : Je ne partage pas cette appréciation. Je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu M. Squarcini m’annoncer par avance une conférence de presse ou un attentat du FLNC. Il a obtenu, du moins est-ce apparu comme tel, des informations dans le déroulement de l’enquête sur l’assassinat de Claude Erignac. D’abord, tout cela était très tardif. Je pense qu’il a tout de même des réseaux qui lui permettent d’obtenir des informations, sinon ce serait à désespérer de tout. En tout cas, localement, au niveau du préfet de département, les services de renseignements généraux sont totalement inefficaces. C’est clair. J’apprends davantage de choses par la presse ou par des relations personnelles. »

Extrait du procès-verbal de la séance du mardi 31 août 1999 à Bastia)
Présidence de M. Raymond FORNI, Président de l’Assemblée nationale

Documents joints à cet article

A la poursuite de la génération mouvante...




E-fred - 22/05/2009

 

 

 

 

09:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/07/2010

Pour contacter le Ministère du Civisme et de la délation

 

Aidez-nous à remettre la France "sur les rails" en signalant tout comportement suspect grâce à ce formulaire*.

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A des habits noirs
Ne paye pas les transports en commun
A au moins une compagne ou un compagnon
Ne regarde pas la télé
A un chien, ou un chat, ou un rat...
N'achète pas de musique
Ne lit pas Christophe B. et Alain B.
N'a pas vu les policiers se faire tirer dessus à Villiers le Bel en novembre 2007
Est "différent"
Lit des livres qui ne s'achètent pas à la Fnac
A des amis en Grèce
Roule avec des pots non homologués ou en voiture volée
Fait des remarques désobligeantes
Ne rit pas aux blagues de Brice Hortefeux
N'est pas pacifiste
Ne croit pas au travail
Croit au bonheur
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Liberté pour Adrien ! Relaxe pour tous les inculpé-e-s de la Fête de la musique !

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Contrairement à ce qui a été relaté dans la presse, c’est un véritable tabassage policier de militants connus pour leur engagement politique qui a eu lieu lors de la Fête de la musique à Poitiers. En effet, les journaux locaux, caisse de résonance de la propagande policière, parlent de « rixe » ou de « bagarre » avec la police. Or, ce 21 juin, cela ne s’est pas du tout passé de cette façon. Comme l’ont expliqué des témoignages concordants, les policiers en uniforme et la brigade anticriminalité (BAC) n’ont en fait pas lâché une quinzaine de jeunes militants connus d’eux depuis les derniers mouvements lycéens et étudiants. M. Papineau, le directeur départemental de la sécurité publique qui s’est rendu célèbre par sa capacité à attirer vers lui des petits objets tels que pile, briquet ou caillou… sans en tirer jamais la moindre égratignure mais plutôt l’obtention d’amendes, était également à la parade, en uniforme. Les forces de l’« ordre » étaient donc prêtes à en découdre. Et c’est effectivement ce qui est arrivé. Prenant pour prétextes – ou alors, plus probable, inventant – une menace proférée contre lui, ainsi qu’une bouteille ayant atterri à ses pieds, et ayant aperçu un – en fait, une – de ces jeunes militants, M. Papineau le désigne à ses troupes, déterminé à créer l’incident. A moins que ce ne soit l’inverse : apercevant cette militante, il invente, nous dirions comme à son habitude, cette histoire, et se sert du prétexte de l’insulte et de la bouteille pour la désigner à ses troupes.

Précisons que M. Papineau a expliqué lors de l’« enquête » qu’il avait tourné la tête dans la direction d’où la voix était venue : il n’a pas vu la bouteille arriver vers lui (ce qui tendrait à prouver que celle-ci n’a pas été lancée de ce côté-là) ; en revanche, ô merveille ! il a aperçu cette jeune militante qu’il a immédiatement désignée à ses troupes. L’occasion fait le larron, on le sait : cette militante avait été condamnée en correctionnelle pour « bris de “sucette” Decaux ». Mais elle a été relaxée depuis. Evidemment, la décision n’a guère plu dans les rangs de la police ; et donc sa présence sur les lieux – comme celle de ses camarades « anarcho-autonomes » que la BAC a particulièrement dans le collimateur depuis plus d’un an – était une bonne occasion de provocation pour remettre les pendules à l’heure de la répression.

 

La jeune militante est arrivée en courant place de la Liberté et s’est adossée à un mur. Aussitôt la police l’a encerclée et a cherché à disperser, y compris à coups de tonfa, les gens qui venaient voir ou demander des explications. Plusieurs, ceux qui sont harcelés par la police depuis des mois, ont été roués de coups et arrêtés sans ménagement. Les tabassages ont continué jusque dans le commissariat. Pour couvrir leurs forfaits – ou leur manque de professionnalisme, c’est selon –, là encore les policiers ont inventé une fable. Ce seraient eux qui se seraient fait attaquer par « un groupe de jeunes qui veulent s’opposer à l’interpellation de leur copine », comme il est si bien écrit dans la presse. Ils ajoutent à cela des « blessures » si peu évidentes que les policiers auront toutes les peines du monde à obtenir des ITT de la part des médecins du CHU ; et enfin ils se sont tous portés partie civile, et le tour a été joué. Mais quand même, comment expliquer que cinq de ces policiers surentraînés soient blessés par quatre jeunes garçons et deux jeunes filles, sinon en postulant qu’ils ont simulé – comme simulait le policier qui se déplaçait avec une attelle, et qui peinait surtout à faire semblant de boiter, lors de la demande de comparution immédiate ?

Il a suffi de voir l’état de nos camarades (yeux pochés, contusions, fatigue…) lors de cette dernière, ainsi que les sourires des nombreux policiers présents dans la salle et autour, pour comprendre que ces derniers se sont fait plaisir tout en gérant bien leur affaire afin de les envoyer en prison.

 

Pour le Comité contre la répression des mouvements sociaux, les événements qui viennent de se dérouler sont une illustration supplémentaire des méthodes de répression policières mises en œuvre contre les mouvements sociaux – des méthodes expérimentées dans les quartiers puis généralisées : harcèlement suivi de tabassages, d’arrestations, de gardes à vue prolongées et de procès. Que les forces de l’« ordre » se sentent aussi libres dans leurs façons d’agir traduit un rapport de forces en leur faveur. Grévistes, jeunes militants, sans-papiers, « radicaux » en font les frais depuis trop longtemps. Il faut que la peur change de camp.

 

Rassemblement devant le palais de justice de Poitiers le 7 juillet à 18 h et soutien le jour du procès le 8 juillet à 16 h

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux antirep86@free.fr http://antirep86.free.fr

courriel du 5/07/2010

14:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/07/2010

David Pujadas dans le moule - Le Plan B

Communiqué : David Pujadas reçoit sa laisse d'or

samedi 3 juillet 2010

Le 30 juin 2010 vers 21 h 30, alors que le présentateur du journal télévisé de France 2 David Pujadas quittait les bureaux de France Télévisions, une délégation l’attend sur le trottoir pour lui remettre le trophée le plus convoité du Parti de la presse et de l’argent (PPA) : la Laisse d’or.

L’objet, composé d’un collier en métal robuste et d’une lanière en cuir véritable, avait été acheté le jour même dans une quincaillerie parisienne et enduit d’une fine mais alléchante couche de peinture dorée. Une boîte de cirage, une brosse et un plumeau multicolore doté, selon son fabricant, du pouvoir d’« attirer la poussière » complétaient la panoplie.

En décernant ce kit au présentateur du « 20 heures » de France 2, les organisateurs entendaient récompenser le « journaliste le plus servile », comme ils l’ont expliqué au Plan B, qui passait par là. Selon eux, Pujadas mérite la Laisse d’or pour son amour des euros (12 000 euros de salaire mensuel), sa haine des syndicalistes [1] et son dévouement pour les puissants, réaffirmé récemment dans le film culte de Denis Jeambar, Huit journalistes en colère (Arte, 9.2.10), qui le montrait fustigeant la surmédiatisation des humbles : « Le journalisme des bons sentiments, c’est aussi une bien-pensance. C’est l’idée que, par définition, le faible a toujours raison contre le fort, le salarié contre l’entreprise, l’administré contre l’État, le pays pauvre contre le pays riche, la liberté individuelle contre la morale collective. En fait, c’est une sorte de dérive mal digérée de la défense de la veuve et de l’orphelin. »

La cérémonie fut brève mais solennelle. Au moment où le journaliste « en colère » s’apprête à enfourcher son scooter, le comité des fêtes surgit d’un arrêt de bus pour l’acclamer, le couvrir de confettis et lui enrouler sa laisse autour du cou (qu’il a fort bas). Le récipiendaire ne cache pas son émotion, laquelle redouble lorsque ses hôtes entreprennent de dorer intégralement son scooter en le vaporisant de peinture aérosol. « Vive le laquais du Siècle ! Vive le roi des laquais ! », exulte la foule en liesse, cependant que la monture du présentateur se métamorphose en carrosse royal (voir photo).

Sans doute intimidé par cette profusion d’hommages, et soucieux manifestement d’y convier les vigiles, David Pujadas prend alors ses jambes à son cou pour s’engouffrer dans l’immeuble de France Télévisions, où le sas de sécurité le retient une bonne trentaine de secondes, le temps pour l’assistance de se disperser dans la bonne humeur. On le verra ensuite donner l’ordre aux vigiles de recouvrir la selle plaquée or de son carrosse d’une bâche en plastique. Après quoi il grimpera dessus et quittera fièrement les lieux dans une explosion de dorures et de vrombissements.

David Pujadas n’a pas souhaité donner plus de retentissement à son embouffonnage. Mais que le public se rassure : les images de la scène figureront dans le prochain film de Pierre Carles…

Notes

[1] Exprimée notamment lors de son interview en direct de Xavier Mathieu, le porte-parole CGT des grévistes de l’usine Continental de Clairoix, le 21 avril 2009. Lire à ce propos « Des journaux télévisés face aux “violences” des salariés » sur le site d’Acrimed, http://www.acrimed.org/article3132.html.

piqué avec camaraderie sur Le Plan B

 

vidéo sur une idée du Jura Libertaire

 

18:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10 juillet 2002 - merci M. Sarkozy...

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

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17:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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