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05/07/2010

5 juillet 2003 - Une excellente nouvelle pour le gouvernement...

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

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17:45 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/07/2010

Les diseurs de figues ou sycophantes

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La chancellerie donne des instructions sur "la mouvance anarcho-autonome"

Dans une note adressée le 13 juin à l'ensemble des parquets, le ministère de la justice met l'accent sur une "multiplication d'actions violentes (...) attribuées à la mouvance anarcho-autonome", en demandant aux tribunaux, pour chaque affaire de ce genre, de se dessaisir au profit de la section antiterroriste de Paris. Ces consignes, inspirées des notes des renseignements généraux qui insistent depuis plusieurs mois sur le sujet, ont provoqué, jeudi 26 juin, la colère du Syndicat de la magistrature (SM). L'application de ce courrier, accuse-t-il, permettrait "une extension quasi illimitée d'une législation d'exception".

Dans un communiqué intitulé "La direction des affaires criminelles voit des terroristes partout", le syndicat dénonce le zèle du ministère de Rachida Dati : "Cette manière de procéder devrait ainsi permettre - au prétexte bien commode et très consensuel de lutter contre le terrorisme - de renforcer la répression à l'encontre des différents acteurs du mouvement social."

Dans sa note, le ministère justifie sa démarche en expliquant que cette mouvance "se caractérise notamment par des liens entretenus avec des ressortissants de pays tels que l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Belgique, la Grèce et la Grande-Bretagne et peut afficher un soutien à d'autres mouvances terroristes". Il poursuit : "Outre des inscriptions réalisées sur des bâtiments publics, cette mouvance s'est caractérisée par la commission d'actions violentes en différents points du territoire national au préjudice de l'Etat et de ses institutions (préfecture, douane, administration pénitentiaire)." Le ministère cite "des destructions de véhicule", "des jets d'engins incendiaires contre des bâtiments publics" ou des "manifestations de soutien à des prisonniers ou d'étrangers en situation irrégulière (...), parfois avec violence". "Nous y voilà !", réagit le SM.

Faisant état de "réunions régulières d'évaluation de la menace", Guillaume Didier, porte-parole de la chancellerie, estime que "le SM commet une grave confusion". "Les manifestations, même lorsqu'elles donnent lieu à des violences, relèvent du droit commun et le resteront", affirme-t-il.

POIGNÉE D'INDIVIDUS

Jusqu'à présent, dans la catégorie très imprécise de "mouvance anarcho-autonome", la police a interpellé une poignée d'individus, notamment trois jeunes à Toulouse qui transportaient un explosif en novembre 2007. Quelques mois plus tôt, un livre, L'insurrection qui vient, rédigé par un "Comité invisible" anonyme (éditions La Fabrique), avait suscité l'émoi. Sur la foi des notes des RG, la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, a donc agité à plusieurs reprises la menace de groupuscules d'extrême gauche favorisée par l'effondrement du PCF.

Par rapport aux années 1970, marquées par une idéologie très anticapitaliste, cette résurgence se manifesterait, selon un spécialiste, par une "myriade de contestations institutionnelles" qui craint que leur intensité ne finisse par atteindre "ce qui se passe en Italie et en Grèce". Ces derniers mois, rien n'est venu le confirmer. "Il n'y a rien de nouveau", indique un haut responsable policier. Les alertes à la bombe sur des TGV de Savoie, début juin, assorties d'une lettre de revendication en italien qui faisait référence aux Brigades rouges et à l'ex-activiste italien Cesare Battisti, provenaient d'un individu isolé, pas d'un activiste.

Isabelle Mandraud

piqué sur Le Monde - 28/06/2008

 

Dati vise l'ukra-gauche [sic]

Le ministère de la Justice demande au magistrat de l'antiterrorisme de se saisir des agissements d'une «mouvance anarcho-autonome» aux contours bien flous

Ils étaient militants d'extrême gauche. Ils sont désormais classés «terroristes». Le 19 janvier, journée nationale de manifestations contre les centres de rétention, Yvan et Bruno sont interpellés alors qu'ils se rendent à Vincennes. Ils transportent des pétards, des crève-pneus et un fumigène fabriqué avec du chlorate, du sucre et de la farine. Quatre jours plus tard, à Vierzon, deux personnes sont arrêtées par les Douanes. Elles ont sur elles du chlorate de soude, des plans de la prison pour mineurs de Porcheville. Et l'une d'elles a le même ADN que celui retrouvé sur des engins incendiaires sous une voiture de police en mai 2007. En prison, elle est DPS (détenu particulièrement surveillé). Les autres ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire en juin. Leurs dossiers sont joints, et tous sont mis en examen pour «association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste». Ce qui signifie qu'ils ne relèvent pas du droit commun, qu'ils sont sous le coup d'une législation d'exception, celle de l'antiterrorisme. «Ca fait froid dans le dos», comme l'ont écrit Bruno et Ivan sur le Net : «L'Etat criminalise la révolte; et, face à cette colère qu'il ne parvient ni à gérer ni à récupérer, il isole et désigne l'ennemi intérieur.»

La garde des Sceaux, Rachida Dati, a d'ailleurs adressé le 13 juin une petite note à tous les procureurs de France pour attirer l'attention sur «la multiplication d'actions violentes [...] susceptibles d'être attribuées à la mouvance anarcho-autonome». La direction des affaires criminelles demande ainsi aux magistrats saisis de telles affaires d'«informer dans les plus brefs délais la section antiterroriste du parquet de Paris» en vue d'un «dessaisissement à son profit». Soit «une extension quasi illimitée d'une législation d'exception» qui scandalise le Syndicat de la Magistrature. D'autant que la dépêche, pour mieux définir les contours de la pseudomouvance, ajoute : «C'est aussi à l'occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d'étrangers en situation irrégulière que ses membres s'expriment, parfois avec violence.» Comme ces «faiseurs de provocations», ces «semeurs de désordre» dont le porte-parole de l'UMP a parlé après l'incendie du centre de rétention de Vincennes ? Pourquoi pas RESF (Réseau Education sans Frontières) aussi ? La note du ministère de la Justice inquiète pour ça : «Au motif de lutter contre le terrorisme, elle permet de renforcer la répression à l'encontre des différents acteurs du mouvement social», explique Hélène Franco. Mais le porte-parole de la chancellerie, Guillaume Didier, ne veut surtout pas de «cette confusion», assure qu'on «ne cherche pas à poursuivre les auteurs de mouvements sociaux». C'est Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur et ancien directeur de «Valeurs actuelles», qui donne une définition du nouveau danger : «Les anarcho-autonomes font partie de la mouvance d'ultra-gauche la plus radicale. Es n'appartiennent à aucun mouvement politique ou syndical et ne se reconnaissent dans aucun d'entre eux. Es sont contre le système et prônent l'action violente pour le déstabiliser.» Finalement, le problème, comme le dit Guillaume Didier, «c'est qu'il s'agit d'une «mouvance»... Et c'est comme Al-Qaida, c'est flou.»

piqué sur hebdo.nouvelobs.com - sem du 31/07/2008

 

Sommet de l'intégration à Vichy : des manifestants interpellés

Ils ont été arrêtés après une rassemblement qui avait réuni près de 2.000 personnes contre la politique européenne d'immigration, débattue dans cette ville à l'occasion d'une conférence controversée. Trois policiers ont également été blessés, plusieurs voitures brûlées et des vitrines de commerces brisées.

La préfecture de l'Allier a annoncé qu'une trentaine de personnes ont été interpellées et trois policiers blessés après une manifestation, lundi 3 novembre dans la soirée, à Vichy, contre la politique européenne d'immigration, discutée dans la ville lors d'une conférence européenne controversée.

"Un groupe de plus de 200 manifestants s'est livré durant et après la manifestation à des exactions contre les forces de l'ordre, notamment attaquées à l'aide de projectiles", a expliqué la préfecture dans un communiqué.
"Trois policiers ont été blessés, dont un par un engin incendiaire. Les sapeurs-pompiers appelés à intervenir ont fait l'objet de jets de pierres", a-t-elle ajouté.

"Casseurs"

Lors de ces incidents, dus à des "casseurs" sans lien avec la manifestation, ont souligné ses organisateurs, cinq voitures ont été incendiées, les vitrines de plusieurs commerces brisées, des véhicules et des mobiliers urbains endommagés à Vichy et à Cusset (banlieue de Vichy), a poursuivi la préfecture.
"Les forces de l'ordre sont rapidement intervenues pour mettre un terme à ces violences. Elles ont procédé à une trentaine d'interpellations", a-t-elle conclu.
La manifestation, qui a débuté vers 18h00, a rassemblé au total deux milliers de personnes. Les incidents ont entraîné des tirs de gaz lacrymogène par des CRS en faction. Dans une certaine confusion, le cortège s'est dispersé vers 19h30.

"C'est Hortefeux qu'il faut virer"

Certains des manifestants scandaient: "C'est pas les immigrés, c'est pas les sans-papiers, c'est (Brice) Hortefeux [le ministre français de l'Immigration, organisateur de la conférence, ndlr] qu'il faut virer" ou "Français, immigrés, égalité des droits", d'autres portaient symboliquement des masques blancs désignant par un mot une minorité ethnique ou sociale.
Tout aussi symbolique, la présence d'enfants de déportés rassemblés sous la banderole de l'Union des Juifs Français pour la Paix (UJFP), indiquant "Non à l'Europe forteresse, non à la criminalisation des sans-papiers...oui, cette politique nous rappelle Vichy".
Un peu avant le début du cortège, une poignée de manifestants déguisés en prisonniers de camps de la Seconde Guerre mondiale avaient été interpellés. Le but affiché de ce groupuscule altermondialiste: "faire l'amalgame" entre la période vichyste et l'époque actuelle.

Les prémices des politiques des années 30

"Nous dénonçons l'évolution inquiétante des politiques migratoires au niveau européen, qui nous rappellent les prémices des politiques qui ont mené à la déportation à la fin des années 30", a expliqué Xavier Renou, à la tête du groupuscule, avant d'être interpellé.
Ces manifestants ont été relâchés, a annoncé la police lundi soir. Deux autres ont en revanche été interpellés, pour "désordre à la loi" lors de la manifestation unitaire.
La troisième conférence ministérielle européenne sur l'intégration, qui intervient après l'adoption du Pacte européen sur l'immigration et l'asile lors du sommet de Bruxelles du 16 octobre, a débuté lundi à Vichy.
A Paris, une trentaine de personnes se sont également rassemblées pour protester contre la conférence de Vichy.
La troisième conférence ministérielle européenne sur l'intégration, qui intervient après l'adoption du Pacte européen sur l'immigration et l'asile lors du sommet de Bruxelles du 16 octobre, a débuté lundi à Vichy.

piqué sur tempsreel.nouvelobs.com - 04/11/2008

 

Le terrorisme sociétal: «Une vraie menace pour l'avenir»

Un employé de la SNCF inspecte la caténaire d'une voie ferrée, le 11 Septembre 2008 à Strasbourg

Un employé de la SNCF inspecte la caténaire d'une voie ferrée, le 11 Septembre 2008 à Strasbourg Patrick Hertzog AFP/Archives

PROTESTATION VIOLENTE - Le sociologue Jean-François Daguzan revient sur l'interpellation des dix militants «d'ultra gauche» impliqués dans l'affaire des catenaires SNCF...

Militants «d'ultra gauche mouvance anarcho-autonome» qui s'en prennent aux caténaires SNCF et ont été interpellés ce mardi matin, Front national anti radars, groupuscule AZF: les groupes aux revendications floues mais aux actions violentes inquiètent le ministère de l'Intérieur. Jean-François Daguzan, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique et auteur de «Terrorisme(s). Abrégé d'une violence qui dure» (éd. du CNRS), revient sur ce mode protestataire qui vise les symboles de l'Etat français ou du capitalisme et semble en pleine expansion.

Que vous inspire les derniers développements de l'enquête?
Si l'action de ce groupuscule d'ultra-gauche est confirmée, il semble qu'on soit dans le modèle du terrorisme sociétal. On a vu avec la Fnar que la protestation se traduit par des moyens violents envers des éléments symboliques. Le radar est un objet extrêmement symbolique, la SNCF est aussi un symbole très clair de l'Etat français, à moins que l'on ne vise plus spécifiquement le TGV. En attaquant ce fleuron, les activistes peuvent s'en prendre à la technologie triomphante, ou au grand capitalisme. Une logique de chantage n'est pas à exclure non plus: on avertit les autorités qu'on peut provoquer un accident de TGV.

Que pensez-vous de cette mouvance d'ultra gauche?
Il est encore trop tôt pour parler en détail de ce groupuscule. Mais il faut souligner que la crise financière, qui est partie pour durer, favorise ce type de comportement anticapitaliste. On s'attaque aux instruments de la déshumanisation.

C'est nouveau?
Non, cette tendance, que j'appelle le «terrorisme sociétal», est latente depuis plusieurs années. Et croissante. Ce genre d'action violente est apparu aux Etats-Unis dans les années 80 avec les mouvements anti-IVG qui n'avaient pas hésité à tuer des médecins pratiquant l'avortement. Et puis on a eu les terroristes écologistes, les militants radicaux de la cause animale. En Europe, le «terrorisme sociétal» est apparu en 2003 en Italie avec «Aquabomber», un mystérieux personnage qui contaminait les bouteilles d'eau dans les supermarchés au nom de vagues revendications alter-mondialistes. Tous ces gens ont des objectifs très différents, mais il y a une forme de regroupement dans la détestation de la société actuelle.

On a quitté l'ère de la désobéissance civile...
Pour celle de la protestation violente. Un des exemples les plus marquants, ce sont les émeutes qui entourent les réunions du G8, comme à Gênes en 2001, avec le «Black Front». C'est un terrorisme qui prendra de plus en plus d'importance.

Comment en est on arrivé là?
A cause du durcissement de la vie dans nos sociétés, d'un chômage endémique... Ce qui est frappant, c'est aussi l'absence de raisons politiques. La «victoire» de la démocratie libérale a éteint tous les espoirs de changement politique radical. Jusqu'en 1981 en France, on pouvait croire au grand soir, dans les rues et même dans les urnes. Cette hypothèse n'existe plus.

Ces groupes sont donc différents de ceux des années de plomb?
Oui, ils sont plus spontanés, plus hétérogènes, moins structurés pour la prise de pouvoir par rapport à l'ancienne école. Ces groupes agrègent des post soixante-huitards avec beaucoup de gens en marge ou en conflit avec la société. Dans le cas de la Fnar, on avait un anarchiste individualiste, en guerre contre la société et ultra réactionnaire. Mais le spectre est large. On retrouve cette protestation violente dans des occupations d'usine avec des employés prêts à tout pour défendre leur entreprise menacée de fermer: explosions, rejet de substances toxiques dans la nature, séquestration de responsables du personnel…

C'est un problème sérieux...
A force, ce ne sont plus des cas isolés. Plutôt les prémices de mouvements qui resteront erratiques, spécifiques, mais qui vont former une véritable catégorie. Et une vraie menace pour l'avenir.
Recueilli par Mathieu Grégoire

piqué au tas sur 20minutes.fr - 11/11/2008


L'arrestation éclair du commando anti-TGV

Soupçonnées de plusieurs actes de sabotage contre la SNCF, notamment ceux commis samedi, dix personnes ont été placées hier en garde à vue. Il s'agit de cinq hommes et de cinq jeunes femmes de la mouvance ultragauche.

ILS NE SONT pas nombreux, mais ils ont réussi à mettre une belle pagaille. Les responsables présumés du sabotage de plusieurs lignes TGV samedi, action qui a entraîné le retard de 160 trains, ont été interpellés hier. Sur les vingt personnes appréhendées, dix ont été placées en garde à vue. Elles sont jeunes, de 23 à 34 ans, il y a autant de garçons que de filles, et elles appartiennent toutes à la mouvance anarcho-autonome. En marge des partis , ces activistes de l'ultragauche préfèrent l'action radicale au combat par les urnes ou les assemblées générales. « Une résurgence d'un terrorisme d'extrémistes » Pour les pouvoirs publics, ces arrestations éclairs sont une immense satisfaction. Le de la République, , et la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, ont souligné hier la qualité du travail des enquêteurs et son efficacité. Du côté de la SNCF, président comme syndicats, c'est surtout le soulagement qui prédomine : aucun cheminot ne figure parmi les personnes arrêtées. Pour Didier Le Reste (CGT cheminots), il était ainsi « impossible d'imaginer que des cheminots en activité ou en retraite puissent casser leur outil de travail ». Evoquant des « actes odieux », Bernard Aubin (CFTC transports) estime, lui, que ces arrestations contribueront à « lever le climat de suspicion ». Satisfaits, les syndicats rappellent néanmoins que les auteurs des actes de malveillance commis en novembre 2007 courent toujours. Le milieu anarcho-autonome dans lequel les interpellations d'hier ont eu lieu était depuis plusieurs mois dans le collimateur des services de renseignements. La récente multiplication d'actions attribuées à cette mouvance avait renforcé la surveillance des différents acteurs de cette frange ultraminoritaire. Plusieurs notes des renseignements généraux (RG, disparus depuis au profit de la Direction centrale du renseignement intérieur) affirmaient « redouter une résurgence d'un terrorisme d'extrémistes de droite ou de gauche ». En juin, le Syndicat de la magistrature (SM) s'était ému d'une note du ministère de la Justice alertant les parquets sur « une résurgence de faits en lien avec la mouvance anarcho-autonome ». En date du 13 juin, cette note attribue à ces activistes, pêle-mêle, des « inscriptions », des « actions violentes (…) au préjudice de l'Etat et de ses institutions (préfectures, douanes, administration pénitentiaire…) », la saisie « d'explosifs » ou bien encore des « jets d'engins incendiaires ». Aussi minoritaires qu'ils sont radicaux, les acteurs de la mouvance anarcho-autonome sont à distinguer des militants d'extrême gauche traditionnels. C'est ce qu'a souhaité rappeler Olivier Besancenot hier, affirmant que les méthodes de sabotage « n'ont jamais été, ne sont pas et ne seront jamais » celles de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Selon plusieurs spécialistes, l'élection de Nicolas Sarkozy serait l'un des facteurs qui auraient ravivé l'activisme de ces groupuscules.

piqué au tas sur Le Parisien.freuh - 12/11/2008

 

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Brice Hortefeux : " Vichy Über Alles ! "

« Je ne ferai pas de politiquement correct. Je revendique à mort le choix de Vichy » - La Montagne du 21 septembre 2008

 

Bien entendu les habitants de Vichy ne sont pas responsables de l’installation du gouvernement de Pétain, mais il est difficile de ne pas voir une nouvelle provocation de Brice Hortefeux dans le fait de réunir les ministres européens de l’Immigration sur le lieu même d’un régime qui s’est illustré par sa politique discriminatoire à l’égard des étrangers.

Le choix de Vichy n’aurait sans doute pas été contesté si le thème retenu — “ l’intégration ” — n’avait pas évoqué un des aspects les plus condamnables de ce régime.

On comprend le souhait des Vichyssois de dissocier l’image de leur ville du souvenir du régime de Pétain. Mais il y a deux manières bien différentes de “ réhabiliter la ville ” : montrer qu’il n’y avait pas que des notables pétainistes, mais également des résistants courageux dont il faut retracer et honorer le combat, ou bien demander que l’on cesse de parler des crimes du régime de l’Etat français. Les termes qu’il utilise pour dire son « ras-le-bol » laisse penser que Brice Hortefeux a choisi la seconde option et qu’il considère le régime de Vichy comme un “ détail ” dont on n’aurait que trop parlé.


Brice Hortefeux, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement durable, a prononcé un discours à Bruxelles le 10 septembre 2008 [1] consacré à « la gestion des flux migratoires et la mise en place d’un Pacte européen sur l’immigration et l’asile ».

« Conscient de l’importance du sujet de l’intégration, il a déclaré qu’il organisera, les 3 et 4 novembre prochains à Vichy, la troisième conférence ministérielle sur ce sujet, après celles de Gröningue en 2004 et de Postdam en 2007. »

« On va mettre fin à l’opprobre sur cette ville, a-t-il déclaré au Figaro. Ce sera la première réunion internationale depuis soixante ans à Vichy, l’ancienne capitale de la France de Pétain. »

Le 19 septembre 2008, à Vichy, en clôture du congrès des cadres de l’ANAEM [2], Brice Hortefeux est revenu sur le sujet, dénonçant « le crétinisme » de certaines associations qui voient là une provocation au passé. « Il faut arrêter avec ces bêtises, arrêter de faire payer à Vichy tous les péchés du monde. » Et il concluait : « Je ne ferai pas de politiquement correct. Je revendique à mort le choix de Vichy » [3].

A propos du sommet de l’Intégration prévu à Vichy les 3-4 novembre prochain

par le CVUH, le 18 septembre 2008

« Honnêtement, on en a ras le bol de cette histoire du passé », par ces mots, Brice Hortefeux expliquait le 28 juin dernier lors d’un meeting sur l’Europe sa décision d’organiser un sommet de l’Intégration à Vichy les 3-4 novembre prochain. Il s’agirait d’en finir avec l’opprobre qui pèse sur la ville depuis un demi-siècle. Le débat déjà ancien sur l’amalgame entre le nom d’une ville et la désignation de l’Etat français dirigé par le Maréchal Pétain rebat alors son plein. Une proposition de loi avait d’ailleurs déjà été déposée par le député Gérard Charasse le 26 mars 2003 visant à « substituer, dans les communications publiques invoquant la période de l’État français, aux références à la ville de Vichy, l’appellation “ dictature de Pétain ” » [4].

L’idée est donc claire : la ville souffrant de son involontaire fusion terminologique avec l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de France, rebaptiser la période vichyste permettrait de s’alléger de ce lourd fardeau. C’est oublier un peu vite qu’on ne joue pas innocemment avec les mots qui qualifient le passé et que leur réécriture touche immanquablement à la réalité même de ce passé et de sa perception historique. Même si l’on ne peut que comprendre l’irritation ou le malaise des habitants de la ville de Vichy, il faut rappeler que l’on parle couramment, dès l’été 40, dans les journaux de l’époque de « gouvernants » ou « gouvernement » de Vichy tant chez les opposants que chez les Vichystes. La BBC évoque les "hommes de Vichy" dès juin 1940, et ce, jusqu’en 1944. L’expression d’usage, devient donc très vite courante. La formule utilisée par les acteurs de l’époque condense le caractère collectif de ce gouvernement, et, par là même, sa nature officielle. Elle le constitue symboliquement en tant qu’Etat français. En insistant au contraire sur « la dictature de Pétain », on vient substituer une dimension personnalisée à une réalité plurielle : Laval n’était pas Pétain, Darlan n’était pas Laval etc… Ce faisant, on retrouve entre les lignes le discours des tenants de la version gaullienne du régime de Vichy qui partage la France entre traîtres et patriotes et vise à déconnecter ce moment historique de la continuité de l’Etat français. Rappelons au passage que, dans son discours de 1995, Le président Chirac affirmait la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des Juifs de France, et qu’aucune lecture sérieuse de cette histoire ne peut prétendre revenir sur ce point. Pourtant, en mai dernier à Ouistreham, Nicolas Sarkozy, dans son discours, réitérait cette vision éculée en affirmant que « la vraie France n’était pas à Vichy », et que «  La vraie France, la France éternelle, elle avait la voix du général de Gaulle, elle avait le visage des résistants ».

Dans ce contexte, la décision de Brice Hortefeux ne peut que nous alerter. Que ce ministre, élu de la région Auvergne, se targue d’en attendre un retournement symbolique de l’image de Vichy ne doit pas masquer le cynisme qui consiste à proposer un sommet européen de l’« Intégration » sur le lieu même d’un régime qui s’est illustré par sa politique discriminatoire et criminelle à l’égard des étrangers. Les lois antisémites d’Octobre 1940 restent, en outre, une marque indélébile, non de la ville, mais de la prise en charge de l’antisémitisme par l’Etat français replié à Vichy. Mais l’enjeu politique est aussi ailleurs et plane autour de son cri du cœur : « Ras le bol de cette histoire du passé » largement applaudi par l’assistance le jour de sa prononciation. Plus largement, on y retrouve la tendance actuelle du gouvernement à dessiner les contours de l’« âme de la France » (version lyrique) ou de l’« identité nationale » (version politique) en tentant d’estomper les périodes les plus noires de l’histoire. L’anti-repentance agit encore ici comme un opérateur politique qui empêche l’intelligibilité du passé en détournant les regards vers un présent dépourvu des composantes historiques les plus embarrassantes. Notre travail d’historiens consiste cependant à rappeler que seule la compréhension des enjeux propres à un moment historique - aussi sombres soient-ils - permet la projection d’un avenir collectif qui repose sur un passé pleinement assumé.

Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire

« Ras le bol de l’histoire du passé de Vichy ! »

Voici une vidéo qui circule déjà depuis quelques temps. On y voit Brice Hortefeux, l’inénarrable « ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement » défendre l’idée d’un sommet européen de l’intégration à Vichy.

Si la rhétorique laisse rêveur (« ras-le-bol de cette histoire du passé »), l’argument lui n’est pas nouveau : il s’agit de lever l’opprobre qui pèse symboliquement sur la ville et de refermer les plaies du passé.

Sous couvert d’anti-repentance, c’est une nouvelle relecture « positive » de l’histoire qui est encore proposée. S’il s’agissait seulement d’associer plus largement la ville de Vichy à l’heure européenne (en préférant au passage le thème de l’intégration à celui du droit d’asile initialement prévu…), passe encore. Plus inquiétant : dans cette volonté de neutraliser l’image négative de la ville, un projet de loi a même été déposé en 2003 pour rectifier l’appellation « régime de Vichy » en « dictature de Pétain ».

Samuel Kuhn [5]

Notes

[1] A l’occasion d’une réunion conjointe du Parlement européen et des Parlements nationaux des Etats membres et des États candidats à l’UE.

[2] ANAEM : Agence Nationale d’Accueil des Etrangers et des Migrations.

[3] La Montagne du 21 septembre 2008.

[4] Référence : http://www.assemblee-nationale.fr/1....

« Les signataires du projet, initié par Gérard Charasse, ne mesurent sans doute pas la portée (notamment juridique) de leur texte qui individualise un régime autoritaire complexe (en le réduisant à une dictature personnelle), tout en déresponsabilisant l’Etat, les élites et l’administration.
« L’enfer est pavé de bonnes intentions… » [Samuel Kuhn]

[5] Les commentaires de Samuel Kuhn ont été publiés sur le site Mediapart.


piqué chez www.ldh-toulon.net - 30/09/2008

15:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Nice accueillera le prochain sommet du G8/G20 - 2011

Le récent sommet Afrique-France aura donc été décisif. Depuis Huntsville (Canada) Nicolas Sarkozy a confirmé ce week-end que Nice accueillerait le prochain sommet du G8/G20 probablement "autour du printemps prochain".

2011 sera l'année de la présidence française du groupe des 8 pays les plus industrialisés. La France devrait également prendre les rênes du G20 pour un an à l'issue du sommet de Séoul en novembre prochain.

POURQUOI NICE ?

On connaît les relations de confiance et d'amitié qui unissent le chef de l'Etat et son ministre délégué à l'Industrie. C'est sans oublier que Nice et plus largement les Alpes-Maritimes sont clairement les premiers bastions de l'électorat UMP. Offrir un sommet de cette envergure en 2011, en pleine pré-campagne électorale, quelques mois avant l'échéance du mandat présidentiel ce n'est pas anodin. Tant mieux pour la ville de Nice et pour la côte d'azur qui bénéficient dores et déjà d'un supplément de publicité plutôt bienvenu par les temps qui courent.

Le budget consacré à l'organisation du forum pourrait coûter à la France une centaine de millions d'euros. C'est l'engagement pris par Nicolas Sarkozy hier indiquant que le montant global serait dix fois inférieur à ce qu'il en a couté au Canada. Une débauche de dollars qui provoque outre atlantique une vague d'indignation sans précédent.

En positionnant Nice comme ville hôte des plus grands rendez-vous diplomatiques et politiques qui soient, peut-être alors que la cité pourra faire fructifier son image sur le long terme. L'objectif est bien de faire de Nice une destination beaucoup plus attractive dans le monde des affaires. Organiser davantage de congrès et autres réunions "incentive" complèterait idéalement le marché qui génère le plus de recettes : le secteur du tourisme individuel. Aujourd'hui, Nice se classe dans le top 60 des villes les mieux placées au monde. C'est déjà pas mal mais la marge de progression est encore grande.

Encore faut-il disposer d'un centre d'affaires et de congrès à la hauteur des ambitions. Le Palais Acropolis semble sur ce point un peu en deçà des critères exigés par les clients. D'içi à ce que cela devienne le prochain grand chantier du maire de Nice, on ne sait jamais. Ce ne serait pas superflu pour une fois. Jean-Christophe DIMINO

piqué au tas chez www.hyperlocalnews.fr - 27/06/2010

 

Le prochain G8/G20 se tiendra à Nice

Deauville était sur les rangs. Ce sera Nice. Le prochain sommet du G8 «se tiendra à Nice vraisemblablement à une date autour du printemps que nous sommes en train de rechercher en consensus avec nos partenaires», a déclaré M. Sarkozy lors d'une conférence de presse.

Interrogé sur la polémique provoquée au Canada par le prix de l'organisation des sommets des G8 et G20, estimé à près d'un milliard de dollars, Nicolas Sarkozy a assuré que les sommets des deux instances qui seront organisés en France l'an prochain coûteraient «dix fois» moins.

«S'agissant du G8-G20 français, même si je ne peux pas confirmer les chiffres que vous indiquez sur le coût du G20 au Canada, ils seront dix fois inférieurs, exactement», a-t-il promis.

En plus de la présidence du G8 à partir du 1er janvier 2011, la France prendra pour un an les commandes du G20 après son sommet de Séoul prévu les 12 et 13 novembre prochains.

piqué au tas chez Ouest-fRance - 26/06/2010

01:03 | Lien permanent | Commentaires (1) |

02/07/2010

Moruroa e tatou: Décret de la loi Morin, l’Etat recule devant ses responsabilités

Dans un communiqué de presse, l'association Moruroa e tatou annonce que le décret d’application de la loi Morin vient de paraître au Journal officiel du dimanche 13 juin 2010. Selon l'association si l’on se réfère à la version précédente de ce décret datée du 21 janvier 2010, morin caque.jpgaucune des dispositions contestées par les associations Moruroa e tatou et Aven, par le Gouvernement de la Polynésie française, par l’Assemblée de la Polynésie française, par le Coscen et par les conseils juridiques des associations n’ont été prises en compte par la version définitive de ce décret.

"Moruroa e tatou constate que la liste des 18 cancers retenus est réduite, pour la quasi majorité des personnels civils et militaires employés sur les sites d’essais, à 14 cas de cancers. Sur la « liste Morin », trois autres cancers sont des cancers féminins (sein, ovaire et utérus) et le cancer de la thyroïde est limité aux personnes qui étaient enfants au moment de leur exposition. Moruroa e tatou s’insurge de ces limitations, alors que la demande unanime avait été de rajouter les autres cancers du système sanguin (myélome et lymphomes), le cancer de la thyroïde sans restriction d’âge, le cancer du sein masculin, toutes maladies reconnues comme radio-induites par les Nations-Unies (UNSCEAR) et indemnisées par la législation américaine depuis 1988 qui, de plus, admettent que des maladies cardiovasculaires et du système génétique sont également radio-induites.

Les zones géographiques inchangées

Moruroa e tatou constate que les « zones géographiques » retenues par le décret du 11 juin 2010 sont inchangées malgré les protestations argumentées qui avaient été transmises au ministre de la Défense le 18 décembre 2009. Encore une fois, Moruroa e tatou s’insurge que les zones retenues pour la Polynésie s’apparentent au mensonge officiel à propos du nuage de Tchernobyl. Alors que toute la Polynésie a été copieusement contaminée par 41 essais aériens entre 1966 et 1974, le décret Morin affirme que les nuages radioactifs sont retombés sélectivement sur quatre îles ou atolls et sur quelques communes de Tahiti… curieusement les moins peuplées. Le caractère ridicule de la « sélection géographique » du décret Morin atteint un sommet en ne retenant, pour l’atoll de Hao que trois installations où se manipulaient des matières nucléaires solides, liquides ou gazeuses simplement délimitées par des grillages ou des barbelés.

Moruroa e tatou constate que le Comité d’indemnisation désigné par le décret est composé de 8 membres, dont 5 doivent recevoir l’aval du ministère de la défense. La décision d’indemnisation est prise en finale par le ministre de la défense, mais le décret prévoit que l’absence de décision du ministre de la défense six mois après l’enregistrement de la demande d’indemnisation équivaut à un rejet. Les associations avaient pourtant noté une contradiction avec la loi Morin (article 4, III) déclarant que le rejet doit être « motivé ».

Publier en catimini

Moruroa e tatou s’étonne que la publication de ce décret soit faite en catimini au journal officiel du dimanche 13 juin, sans présentation préalable à la presse comme Monsieur Morin l’avait annoncé puis décommandé début mai. Moruroa e tatou dénonce le manque de courage politique de ce ministre qui se refuse à assumer publiquement cette loi d’indemnisation des victimes des essais nucléaires a minima. Moruroa e tatou affirme une nouvelle fois que l’Etat doit reconnaître clairement sa responsabilité et celle des organismes chargés de la conduite des essais – Armées et CEA – pour le préjudice sanitaire, environnemental, social, économique, culturel causé aux Polynésiens, aux Algériens et à tous les personnels civils et militaires du fait de ses 210 essais nucléaires.

piqué chez Tahitipresse - 13/06/2010

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Lettre ouverte à M. Squarcini

Mercredi 30 juin 2010

Lettre ouverte à Bernard Squarcini

Cher Bernard Squarcini,

Nous postons cette lettre sur les sites d'information alternatifs Indymedia, étant ainsi assurés qu'elle vous parviendra dans les meilleurs délais.
Nous prenons connaissance ce jour de votre dernière entretien de complaisance, dans Le Figaro. Voyez-vous, cela fait trois ans que nous vous avons sur le dos, et nous commençons à connaître vos manières. En juin 2007 déjà, vous aviez choisi le même journal pour entamer votre campagne de « sensibilisation » à la menace ultra-gauchiste, avec l'assurance que vos balivernes seraient bientôt reprises par les paresseux plumitifs de tant d'autres feuilles, que vous nourrissez des mêmes mensonges de première main. A l'époque déjà, nous en avions tiré la conclusion que des rafles ne sauraient tarder, auxquelles vous prépariez ainsi le terrain. La suite est connue : prison préventive pour des fumigènes, circulaire Dati imposant la saisie du parquet antiterroriste pour de simples tags, affaire de Tarnac, section antiterroriste traquant ceux qui luttent au côté des inculpés de Vincennes ou rouvrant des enquêtes closes remontant au CPE, etc. En bonne logique, nous en déduisons que vous préparez de nouvelles opérations d'ampleur pour une date proche. Faites attention, monsieur Squarcini, vous devenez prévisible.

Naturellement, on n'arrive pas à une telle conclusion sur la simple foi de vos bonnes paroles. C'est le salut de ceux que vous servez qui l'impose. Comme on sait, le roquet qui vous tient lieu de maître ne s'agite que les yeux rivés sur sa réélection en 2012. La présidence du G20 est tout ce qu'il a trouvé pour s'acheter une stature d'homme d'Etat. C'est évidemment vain, étant ce qu'il est. Il faut toute la touchante naïveté du parvenu pour croire que l'on se mettra à le respecter en France sur la rumeur qu'il en imposerait à l'étranger. Or, qui peut ruiner cette apothéose en carton du G20, sinon ceux qui régulièrement, et encore récemment à Toronto, viennent saboter les festivités militarisées des « maîtres du monde »? Qui ? La réponse est simple : ceux que l'on s'apprête à rafler sous quelque prétexte que ce soit. Telle est la « feuille de route » que l'on vous a transmise, et qui se lit aisément entre les lignes de votre dernier interview. Un grand coup de pied s'impose dans la fourmilière « gauchiste » afin de désarçonner préventivement toute velléité de s'attaquer au prochain G20. Les mois qui viennent présentent la configuration idéale : assez éloignés du sommet pour que l'on ne fasse pas trop bruyamment le rapport, et assez proches pour que l'effet de dissuasion fonctionne à plein.

Cela fait trois ans que vous collectionnez des rumeurs, de l'ADN, des textes, des écoutes, que vous infiltrez, fichez, filez, photographiez, interceptez, notez, perquisitionnez; tôt ou tard, il faut bien utiliser l'information recueillie, car l'information aussi se périme; et il faut tout recommencer. Le moment est venu de faire en grand l'usage de tout ce que vous croyez savoir. Nous ne vous croyons pas assez stupide pour rééditer le fiasco de Tarnac; aussi cette fois-ci vous munirez-vous d'éléments plus « probants » et qui sait concerterez-vous cette opération avec quelque police étrangère : les Belges ne ruminent-ils pas depuis de longs mois contre les « vandalo-violents »? la Grèce, l'Italie et l'Allemagne depuis des décennies contre les « anarchistes », « insurrectionnalistes » et autres « autonomes » ? Seulement voilà : votre stratégie est éventée. Vos ficelles sont trop grosses, vos motivations trop transparentes. Une fois de plus, vous allez rafler des gens non pour ce qu'ils auraient fait, mais pour ce qu'ils pourraient faire. Vous allez prétexter on ne sait quel acte passé (dix vitrines cassées à Poitiers, par exemple) pour les empêcher de nuire aux plans de votre infantile monarque. Vous dites que la « détection de la menace » est le « must de votre activité », nous disons que la fusion du judiciaire et du renseignement dans la DCRI fait d'elle un organe de terreur maligne. Pour tout vous dire, nous sommes assez curieux de voir comment vous allez réussir à travestir cette pure opération de police politique en mesure salvatrice pour la démocratie.

A force de vivre sous vos yeux, nous avons fini par pénétrer vos raisons, et nous les avons trouvées bornées. Naturellement, nous comprenons que vos dirigeants soient hantés par le spectre de la Grèce. Nous comprenons aussi leur inquiétude d'être tenus par à peu près tout le monde pour les pourritures qu'ils sont. Comme le reconnaissait récemment Mathieu Kassovitz, le mystère n'est pas qu'une poignée d'« extrémistes » se révoltent, s'émeutent, pillent et cassent, mais que la masse des gens, témoins chaque jour de l'aberration, de la manigance, de l'obscénité qui les gouvernent comme des formidables crimes du régime n'entreprennent rien pour s'en débarrasser. Il devient chaque jour plus difficile de ne pas comprendre pourquoi fracasser des banques ou des sièges de multinationales pétrolières, pourquoi attaquer des commissariats, pourquoi haïr la justice, la politique et le capitalisme. En Grèce, ce ne sont pas des anarchistes qui ont tenté de prendre d'assaut le parlement, mais des grévistes conséquents. Vous semblez croire qu'en nous soumettant à un harcèlement judiciaire et policier, qu'en exaspérant un nombre circonscrit de militants inscrits dans vos fichiers vous arriverez à pousser l'un ou l'autre à quelqu'acte délirant ou indéfendable, à faire naître chez quelqu'un le raisonnement que, quitte à finir en prison, autant que ce soit pour quelque chose de sérieux, et non pour un autocollant sur un distributeur de billet. Malheureusement pour vous, nous sommes assez lucides sur la situation, et aucun d'entre nous n'aspire au rôle héroïque d'avant-garde sacrificielle. L'existentialisme armé des années 70 ne nous tente pas plus que cela, et nous savons être patients. Notre existence témoigne simplement de la profonde maladie qui frappe votre ordre social; vous pouvez bien tenter de nous anéantir, la maladie restera, intacte et toujours aussi mortelle.

Monsieur Squarcini, depuis deux ans qu'existe la DCRI, le flambant « FBI à la française » que vous promettiez n'a réussi à s'illustrer que par deux chefs d'oeuvre : l'affaire de Tarnac et l'enquête sur les rumeurs de vaudeville présidentiel, si l'on excepte sa production cinématographique, tel que le grotesque reportage d'autopromotion diffusé récemment sur France 2. Arrêtez les frais, monsieur Squarcini! Et dissolvez la DCRI avant qu'elle ne soit noyée par le ridicule; le ridicule qu'il y a, par exemple, à se vanter de déjouer des attentats contre vous-mêmes.

En vous souhaitant une prompte retraite, à Gap ou ailleurs.

Comité Central de l'Ultra-Gauche Ultra-Organisée (CCUG-UO).

Indymédia Nantes

09:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/07/2010

iCasualties.org: Operation Enduring Freedom - Afghanistan: 100 soldats "étrangers" ont été tués en juin.

Fatalities by Year and Month


Year Jan Feb Mar Apr May Jun Jul Aug Sep Oct Nov Dec Total
2001 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3 5 4 12
2002 10 12 14 10 1 3 0 3 1 6 1 8 69
2003 4 7 12 2 2 7 2 4 2 6 8 1 57
2004 11 2 3 3 9 5 2 4 4 8 7 2 60
2005 2 3 6 19 4 29 2 33 12 10 7 4 131
2006 1 17 13 5 17 22 19 29 38 17 9 4 191
2007 2 18 10 20 25 24 29 34 24 15 22 9 232
2008 14 7 20 14 23 46 30 46 37 19 12 27 295
2009 25 25 28 14 27 38 76 77 70 74 32 35 521
2010 43 53 39 34 51 102 1 0 0 0 0 0 323


Afghanistan: 100 soldats étrangers ont été tués en juin, ce qui en fait le mois le plus meurtrier

29 juin 2010 07:45

piqué chez tsr.ch - info -29/06/2010

 

Afghanistan: Un général français critique

Le général Vincent Desportes, directeur du Collège interarmées de défense (CID), a émis dans une interview au Monde daté de vendredi des doutes sur la stratégie américaine en Afghanistan qui, selon lui, "ne semble pas fonctionner". "Factuellement, la situation n'a jamais été pire", déclare ce général d'active, à la tête de l'organisme qui forme l'élite des officiers supérieurs, rappelant que le mois de juin a été le plus meurtrier pour la coalition internationale depuis son engagement en Afghanistan, fin 2001. Selon lui, "la doctrine de contre-insurrection traditionnelle, telle que l'a engagée Stanley McChrystal (le commandant des forces américaines et alliées limogé par le président américain) depuis un an, avec un usage restreint de l'ouverture du feu, des moyens aériens et de l'artillerie pour réduire les dommages collatéraux, ne semble pas fonctionner".

piqué chez Europe 1.fr - 01/07/2010

 

La guerre probable, penser autrement , Général Vincent Delporte, Economica, 2007

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Hitler aurait dit à ses généraux qu’il ferait tomber la guerre des mains des démocraties. Il le fit le temps de la campagne de France, avant que les So Few de la RAF ne la lui arrachent à leur tour.

Un demi-siècle plus tard, les nouveaux barbares nous contraignent à venir sur leur terrain [ tu vois, ce n'est absolument pas à cause du pétrole ], alors que l’accumulation de sciences, de savoir, de technique et de réflexion qui sont les nôtres devrait conduire à l’inverse. Ce que le Führer n’avait pas réussi à faire, Ben Laden et Al-Qaïda y sont parvenus en quelques années [ oui, on se lâche bien sur betapolitique ].

Comment en est-on arrivé là ? Comment, plus de deux millénaires après Thucydide, l’Europe |entendre les démocraties chrétiennes blanches], enfin en paix avec elle-même, se retrouve-t-elle piégée par des guerres qui ne sont plus les siennes ? Dans ce contexte, à quoi servent les armées européennes ? Voilà la question à laquelle tente de répondre le général Vincent Desportes. Elle est celle qui devrait occuper la Commission Mallet et tous les décideurs politiques auquel l’ouvrage est destiné. Mais comprennent-ils seulement ce qu’est la guerre ?

Certes celle-ci peut être vue comme un phénomène historique ; mais les Européens démontrent depuis 1945 que la fatalité de la guerre n’en est pas une, qu’elle ne relève pas d’un déterminisme universel. L’idée de guerre probable ne serait-elle pas la vision étatsunienne d’un monde hobbésien, comme les neocons aiment à l’écrire ? Les politiques ne cherchent-ils pas à sauver la guerre en nous faisant croire qu’elle a changé de nature, et que les attentats du 11 septembre 2001 sont le nouveau déterminant de l’histoire ? 

On peut trouver que le général Desportes sacrifie un peu sur ce point au discours ambiant, mais c’est assurément pour tenter de sensibiliser ceux qu’il cherche à convaincre et mieux leur démontrer leur erreur. Droit d’ingérence ou nation building ne veulent plus rien dire lorsqu’il s’agit de gérer des populations au milieu desquelles nos soldats n’ont historiquement [et juridiquement ] rien à faire depuis la décolonisation [ et pas plus que du temps des colonies ], et où nos adversaires évoluent — comment en serait-il autrement et pourquoi s’en étonner, ils sont chez eux et nous y sommes également ? — comme des poissons dans l’eau. Car ce fervent lecteur de Foch et de De Gaulle qu’est l’actuel patron du CDEF sait bien que par-delà les concepts, les modes et les époques, la guerre reste la guerre. En tous les cas, c’est bien ainsi que la comprennent nos adversaires, et c’est pour cela qu’ils nous ont piégés avec leur Blitzkrieg terroriste.

Nos armées et nos gouvernements otanisés se sont précipités dans la nasse, comme Gamelin en Belgique. On sait le général Desportes depuis longtemps critique lorsqu’il aborde le délire technolâtre américain : il le redit longuement dans son dernier opus. Les généraux américains sont, comme les nôtres en 1940, « vaincus par leur doctrine » (Charles de Gaulle). Cette faillite n’est-elle pas celle de leur pensée managériale, celle d’un monde modélisable et maîtrisable dans laquelle ils ont intégré leur guerre technologique ? [L'esprit fantassin se perd, c'est un tort !] Aussi le barbare [entendre barbus ] ne se place pas simplement hors de portée de nos armes, il sort surtout de nos modèles théoriques [ c'est un fourbe ] et de ce déterminisme étroit et verrouillé qui, par définition, ne conçoit pas d’alternative à sa vision du monde. Les politiques, qui ont abdiqué devant la « globalisation », sont bien incapables de le [ barbare alternatif ] comprendre. Le résultat, qui trouble le général Desportes et nous déconcerte, c’est la défaite militaire de l’Occident, prélude à une autre débâcle, de civilisation cette fois [ les mauvais jours finiront ].

Comment en sortir ? Comment faire en sorte que demain nous choisissions le terrain et y attirions l’adversaire pour l’y battre, comme nous savions le faire autrefois [ oui, enfin, il y a très très longtemps ...] ? En ces temps d’adoration béate de l’Amérique, et alors que les petits marquis atlantistes au pouvoir cherchent à nous vassaliser à un modèle qui échoue lamentablement, le général Desportes ne prêche-t-il pas dans le désert lorsqu’il exhorte à sortir d’un mode de pensée aberrant ? Penser autrement, oui ! Mais avec qui aujourd’hui, en France ? [L'armée des 400 000 ?]

Jean-Philippe IMMARIGEON

piqué sur www.betapolitique.fr- 06/01/2008

 

 

 

 

23:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Nostalgies nauséabondes sur Nokia... Adolf vibre toujours trois fois...

Heil's bells ?


German faces jail for Adolf Hitler mobile phone ring tone

A German man is facing up to six months in prison for having a speech by Adolf Hitler as mobile phone ring tone.

The 54-year-old had the speech - in which the Nazi leader pledged the "destruction of world Jewry" if Germany was "dragged" into war - programmed into his Nokia phone.

Passengers aboard a train in Hamburg heard the ring tone several times during a journey and reported him to police who seized him at the end of his journey.

When he was taken into custody, police also found swastika stickers and photos of Hitler on the telephone with the words "The greatest commander of all time".

He was charged with violating the German constitution, which expressly forbids public displays of the Nazis and all their works.

piqué au tas chez www.telegraph.co.uk - 30/06/2010

LE FUN-FASCISME

piqué avec camaraderie sans demander chez Consanguin

Conneries pour Portable

Télécharge les conneries les plus cool sur ton portable

 

20:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Récit et analyses de cette première semaine de procès des inculpés de Villiers-le-Bel

par Sons en Luttes

Procès des inculpés de Villiers-le-Bel : Parole à la défense

Trois des avocats de la défense s’expriment à la sortie de la salle d’audience ainsi que Mathieu Rigouste auteur du livre "L’ennemi intérieur". Réalisé le 30.06.10

IMG/mp3/VLB30JuinParoleDefense10mn21sc.mp3

radio :
FPP

caractéristiques techniques :
Durée : 10 minutes 21 secondes
mp3 - 192 kbps - 14,2 Mo

Télécharger :

MP3 - 14.2 Mo




1ere semaine du procès des inculpés de Villiers-le-Bel


Récit et analyses de cette première semaine de procès avec des intervenants présents dans la salle d’audience directement témoins de cette farce... Réalisé le 29.06.10

radio :
FPP

caractéristiques techniques :
Durée : 1heure 30 minutes
mp3 - 192 kbps - 123 Mo

 

 

Télécharger :

MP3 - 123.3 Mo

18:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Académie du renseignement 2010

Vers un renforcement des moyens de renseignement

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (Odile Jacob, La Documentation française, juin 2008) souligne la nécessité « d'un renforcement systématique de nos moyens de renseignement dans le cadre d’une planification d’ensemble, mise en œuvre selon quatre axes :

1. L'amélioration des ressources humaines se traduira par une attention renforcée au recrutement, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, au développement de filières spécialisées, au déroulement des carrières et à la formation, avec notamment la création d’une académie du renseignement. Parallèlement, un effort sera porté sur le renseignement de source humaine, qui devra être mis en adéquation avec la hiérarchisation de nos priorités géographiques.

2. La mise à niveau et le développement de nos moyens techniques sont indispensables. Ils impliqueront un effort important, dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication, dans le domaine de l'imagerie (satellites, capteurs embarqués sur avions, drones, etc.) et de l'écoute (satellites, stations terrestres, bâtiment de la Marine, capteurs embarqués sur avions, drones, etc.). L'espace fera l’objet d’un effort spécifique, avec un doublement de ses crédits annuels sur la période du Livre blanc (ces crédits s’élèvent à 380 millions d’euros en 2008).

3. La rénovation du pilotage et de la coordination des services de renseignement se traduira par la mise en place du Conseil national du renseignement. Présidé par le Président de la République, ce conseil fixera les orientations aux services de renseignement, répartira les objectifs et rendra les arbitrages nécessaires. Parallèlement, le coordonnateur national du renseignement sera le point d’entrée des services de renseignement auprès du Chef de l’Etat.

4. Un nouveau cadre juridique définira l’exercice des missions des services de renseignement et les modalités de la protection du secret de la défense nationale ».

dossier de presse sur le Livre blanc, juin 2008.

picole_academy2.jpg

 

Une grande école pour espions

Le principe a été repris dans la loi de programmation militaire adoptée le 29 juillet pour les années 2009-2014. "La gestion sera harmonisée et davantage croisée entre services et entre ministères, notamment dans les domaines du recrutement et de la formation, indiquait le texte. Les parcours de carrière offriront plus de possibilités de mobilité entre les services. Des filières de formation commune seront créées ; la future académie du renseignement y contribuera."

Plusieurs rapports ont parachevé l'édifice. Le premier, confié à Bernard Pêcheur, membre du Conseil d'Etat, était consacré aux ressources humaines dans le domaine du renseignement. Remis au mois de juillet, le document écartait la création d'un statut unique, qui aurait mêlé les agents, mais préconisait la mobilité inter-services. Il insistait, dans ses conclusions, sur la multiplication de passerelles afin de "favoriser l'esprit de communauté". Et sur la nécessité de recruter des contractuels de haut niveau. Ces derniers, tout autant concernés par l'académie, sont de plus en plus présents, qu'il s'agisse de linguistes ou d'ingénieurs en informatique. Et de plus en plus "mutualisés" entre les différentes directions du renseignement, autant par souci d'économie que par esprit de rationalité.

Un second rapport, rendu à la même date par Florian Blazy, maître des requêtes au Conseil d'État, s'attachait, lui, à définir les contours d'une formation commune. Dans le tronc commun, seraient ainsi créés des "modules" de culture générale sur le renseignement, le panorama des menaces, les "règles" du secret, l'encadrement juridique, l'éthique, l'organisation du renseignement et son insertion dans le fonctionnement de l'État. La formation s'étendrait sur quelques semaines, à l'issue desquelles les agents des services spécialisés auraient appris à mieux se connaître. L'école du renseignement pourrait devenir un point de passage nécessaire pour évoluer dans sa carrière et obtenir un grade supérieur.

Le projet se heurte cependant au problème financier, particulièrement sensible avec la révision générale des politiques publiques (RGPP). Le budget de l'académie sera d'ailleurs l'un des points essentiels que va devoir étudier la mission de préfiguration. Pour cette raison également, mais pas seulement, des choix ont été opérés.

A ce stade en effet, la communauté du renseignement exclut les 1 300 policiers de la sous-direction de l'information générale (SDIG), rattachée à la sécurité publique. Créée en septembre 2008 lors de la réforme du renseignement policier, la SDIG est composée d'une bonne partie des effectifs des anciens renseignements généraux, brutalement séparés de leurs collègues qui ont opté pour la DCRI. Les gendarmes, qui tentent de développer leurs missions de renseignement, parfois non sans frictions avec les policiers, et qui possèdent un bureau de liaison antiterroriste, sont également écartés du dispositif.

La mission de préfiguration de l'académie du renseignement ne devrait pas achever ses travaux avant six mois.

Isabelle Mandraud

piqué au tas dans Le Monde - 09/01/2010

 

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L'Académie du renseignement mise en place par Lucile Dromer-North

Lucile Dromer-North devrait piloter la mise en place de la prochaine académie du renseignement, prévue par le livre blanc sur la défense pour renforcer le recrutement des agents. Étrangère au monde du renseignement, la fille de l’ancien banquier Jean Dromer est, en revanche, une spécialiste de la formation, notamment à l’ENA, où elle chapeaute actuellement le secteur de la formation permanente. C’est Bernard Bajolet, le coordonnateur du renseignement à l’Élysée, qui porte ce projet d’académie du renseignement, dont l’ouverture est prévue en septembre.

piqué au tas chez Le Figaro - 08/02/2010

 

 

à_l'insu_de_ce_qui_vient.jpg

 

Lassard : Alors comment ça s’passe ? Je veux que vous me fassiez un résumé de la situation.


Mahoney : C’est peut être inutile.

18:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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