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23/09/2011

week-end : CASTOR warm-up FESTIVAL à Lüneburg - 23 et 24 septembre 2011

http://www.lagatom.de/?p=1630


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« Brigades de La Dissidence » ou camouflage socio-démocrate pour fascistes en herbe

Retour sur le groupe La Dissidence, que nous évoquions il y a quelques jours, avec la parution sur Indymedia Nantes d’un article d’analyse du programme et des pratiques de ce groupe, article que nous reproduisons ci-dessous. Rappelons que ce groupuscule, très actif en ce moment, a pour ambition de fagociter les mouvements sociaux pour y promouvoir ses idées réactionnaires et la personne de son leader. Comme expliqué dans l’article ci-dessous, un petit tour sur les forums du groupe suffit à le définir comme d’extrême droite et conspirationniste. Un seul exemple : la liste des invités présumés à d’hypothétiques « Assises de la Dissidence », où hormis quelques personnalités insoupçonnables d’accointances douteuses (pour donner le change), c’est l’ensemble de la fachosphère et de la conspisphère qui est visé [1].

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Petite critique libertaire de ce nouveau mouvement pseudo-révolutionnaire et de leur idéal national-républicain merdique. Il serait facile de faire beaucoup plus court, tellement la nature de ce mouvement saute aux yeux et tellement le faussé entre la liberté et leur réalité nous apparaît bien avant la lecture de fond. Nous décidons pourtant d’en faire la critique de A à Z, sur le fond, sur la forme et sur les méthodes, pour faire en sorte de tuer dans l’œuf ce sursaut fascisant. Quelques considérations générales pour commencer :

- De tout temps les démocrates de tout bord ont fait en sorte d’apporter une définition extrême et réductrice du fascisme. Pour la même raison qu’on montre la gamelle du chien à un malheureux pour lui prouver qu’il a de la chance, l’intérêt même de la social-démocratie (d’autant plus quand elle se veut nationaliste) est de réduire le fascisme aux seuls SS et chemises noires. Nous affirmons qu’il n’y a aucune différence entre l’oppression d’un seul individu sur la société entière, et l’oppression de la société entière sur elle-même, puisqu’il s’agit dans tous les cas de normes, d’oppression, et de chemin tout droit tracé. Parler de liberté dans ce contexte est un non-sens. Nous ne voulons pas aménager l’Etat, nous voulons le détruire, à cause de sa nature même. Nous ne voulons pas de « vraie démocratie républicaine », nous voulons supprimer le pouvoir, y compris celui du peuple.

- Il apparaît évident à la lecture de leurs débats qu’une bonne moitié des « volontaires de la Dissidence » n’a même pas conscience de s’être fait endoctriné, et surtout de la raison de cet endoctrinement, tellement les positions sont hétéroclites sur les sujets, voire même s’opposent. Cette position est claire : « On veut la liberté, on est prêts à manger de la merde pour ça et en faire manger aux autres, on verra après. » Pour cette raison cette critique ne touche pas les personnes mais plutôt le mouvement en lui-même, à part peut-être son autoproclamée tête pensante qui, soit par avidité de pouvoir soit par besoin de reconnaissance a ce besoin compulsif de fourrer son nom au bas de chaque texte.

- Il est assez inutile de se revendiquer apolitique, tout du moins de catégoriser le mouvement comme tel, lorsque la quasi-totalité des liens, des contacts, des affluences se revendiquent eux-mêmes d’extrême-droite ou peuvent y être affiliés très facilement. C’est d’autant plus ridicule lorsque l’on peut lire des choses comme « c’est de la faute des franc-maçons et des gauchistes » (et pourquoi pas des juifs et des extra-terrestres ?) ou des éloges à n’en plus finir sur Egalité & Réconciliation. Le nationalisme est par nature d’extrême-droite, c’est un fait. De même, l’argument qui voudrait mettre fin au clivage gauche/droite (argument politicard si il en est), et qui tente de limiter les clivages de la société aux seules positions bureaucrates gauche et droite tient difficilement la route quand la critique du mouvement est énoncée par des militants anti-parlementaristes, donc par définition ni de gauche ni de droite. Ce mouvement passe très largement à côté du seul vrai clivage de notre société, oppresseur/opprimé, au point de révéler leur manque de connaissance du terrain et du quotidien de la classe dirigée. La République est clairement un oppresseur. Nous sommes clairement dans la défense des opprimés.

La première chose qui frappe c’est le vocabulaire employé. On aura beau nous opposer que « Rejoignez les Brigades de la Dissidence !» est un terme tout a fait neutre et démocratique, nous y reniflons comme un soupçon d’air fascisant. Parce qu’on ferait difficilement mieux comme nom de police politique. Parce que ça sonne comme une campagne de propagande façon « We need you ! » (quelle ironie quand les Etats-Unis sont vus comme la bête noire à abattre). Sans parler de cette autoproclamée Dissidence qui se veut être l’avant-garde du renouveau républicain. Il y a également ce fameux « 50 propositions pour relever la France », sous-entendu actuellement à genoux, qui doit retrouver sa grandeur d’antan (amen). La plupart ne se sont pas rendus compte en en discutant qu’il ne s’agissait plus de propositions, mais d’un idéal à imposer à la totalité de la population (mais seulement française, faut pas abuser non plus). La plupart n’ont pas cherché à comprendre ce que « relever » signifie. La plupart n’ont même pas réfléchit sur la nature même de « la France », sur ce que ça signifie, sur ce que ça implique. Pour notre part nous n’y voyons que frontières fictives créées par le pouvoir et les guerres, qu’obligations, que devoir, que catégorisation de gens qui peut-être ne veulent pas être catégorisés. Que nausée en somme. Il est tellement illusoire de parler de « Dissidence Française » quand le chaos capitaliste touche la totalité de l’Humanité. Illusoire ou fascisant.

On sert les dents et on lit le texte, enfin plutôt leur Bible. Celle qu’ils veulent voir devenir la Sainte Parole de tout un peuple. Nous passerons rapidement sur nos accords d’analyse tant nos solutions divergent. De la même manière qu’un raciste écolo représente une idéologie à abattre, l’anticapitalisme apparent ne nous empêchera pas d’affronter le flot de vomit qui suit. Les ennemis de nos ennemis ne sont pas nos amis.

Le mirage anticapitaliste

Il est vain et trompeur de considérer le capitalisme uniquement financier. Allez savoir, après tout, ce sont sûrement les franc-maçons qui manipulent l’économie (sic). Pire que ça, cela dénote une méconnaissance totale de la manière dont fonctionne notre système bien au-delà d’éventuelles confréries relevant sans doute d’avantage du fantasme que de la réalité. Petit cours d’économie. Tout individu sur cette planète possède actuellement le droit universellement reconnu de s’approprier des ressources et des espaces, qui pourtant n’appartiennent à personne. Une fois ces modes de productions répartis entre quelques mains, reste à ceux qui ne possèdent rien leur unique force de travail. Cependant, comme il serait trop simple de travailler uniquement pour les besoins essentiels, on créé l’envie et la société de consommation. Partout où il n’y pas d’envie encore créée il y a un marché potentiel. Si vous n’avez envie de rien, ils créeront l’envie. On créé alors des métiers spécialisés dans le développement de l’envie, d’autres dans les études de l’envie. Tous ces gens n’ont évidemment, eux aussi que leur force de travail à vendre puisqu’ils ne possèdent pas de ressources. Ils deviennent cependant acteurs de ce cercle vicieux soit pas nécessité soit par appât du gain, gain qui permettra d’obtenir divers biens inutiles dans cette sacro-sainte société de consommation. Evidemment, tout le monde n’a pas accès à tout cela. Il nous tient à cœur de préciser que quand bien même ce serait le cas, nous aurions autant la nausée au vu de l’exploitation réciproque généralisée. Le monde financier se greffe sur ce joyeux bordel ambiant et commence à spéculer avec l’argent qu’il ne possède pas. C’est la partie visible de l’iceberg. Si le monde financier a son rôle dans la crise économique actuelle, les exploités l’étaient déjà bien avant que nos activistes en herbes ne décident que le capital était mal géré.

Notre avant-garde éclairée nous propose donc de taxer ce monde financier et de réaliser moult bidouille qui ne font que renforcer la monnaie alors que le vrai souci se situe au niveau des rapports marchands. Pas de la façon dont ils sont réalisés, du simple fait qu’ils existent. La critique et les solutions sont partielles, superficielles. Du simple rafistolage à des années lumières de toute critique des rapports infligés à l’être humain (du moins à ceux qui n’en veulent pas). A aucun moment la nature même du salariat n’est remit en cause. A aucun moment la marchandisation de nos vies et de notre force de travail n’est critiquée. Notons tout de même l’initiative proposant aux travailleurs de devenir propriétaire de leur entreprise et ainsi participer à leur propre exploitation. La Dissidence n’a sur ce sujet pas grand-chose à envier aux mouvements alter-mondialistes pseudo-anticapitalistes qui n’ont qu’un mot à la bouche (taxe), ce qui permet de réguler les conséquences visibles du capitalisme pour mieux le pérenniser. Le capitalisme est malade, qu’il crève, et le monde de merde qui va avec. Un monde basé sur l’exploitation, la domination et le pouvoir.

 

la suite sur conspishorsdenosvies

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22/09/2011

Les OLIVENSTEINS : Pétain Darlan c'était le bon temps (Démo)

18:20 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/09/2011

Sous couvert de défense de l'identité de l’Alsace : plasticage de la Croix du Staufen à Thann par les Loups Noirs le 20 septembre 1981

mcl SWthann

Croix de Lorraine du Stauffen à Thann, dynamitée à deux reprises par les Loups Noirs en 1981.

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Incendie du musée du Struthof en 1976, revendiqué par les "Loups Noirs"

via jboehler.canalblog.com

A leur tête, Pierre Rieffel, distillateur dans le Val de Villé mais notoirement connu pour être un collabo !

Pour la fête de rentrée 2009, Alsace d’Abord nous explique, qu’ils ont « eu le plaisir de recevoir Pierre Rieffel, ardent défenseur de l’Alsace et bien connu des milieux autonomistes. »

Les ramifications entre les négationnistes néo-nazis et Alsace d’abord et Jeune Alsace sont là. Comme le disaient nos camarades de l’Action Antifasciste de Bordeaux dans l’article « Dies irae montre son vrai visage » du 21 avril 2010 (à lire ici http://aabdx.lescigales.org/index.html#21042010) :

« Les fascistes ont toujours procédé par étapes: ils commencent avec une image soft de gentils défenseurs du patrimoine culinaire (« anti mac do », « pour une nourriture saine »…), font un coup de pub en disant aider un « artisan ruiné par la crise », organisent des « services pour les mamans », des braderies de solidarité pour les blancs puis passe au sport, une fois que le groupe se sent suffisamment fort, après avoir répété des arguments anti-musulmans qu’il partage avec la petite bourgeoisie colonialiste, raciste et laïciste, il passe à l’attaque et finit par montrer son vrai visage génocidaire. »

Vidéo Ina :  http://www.ina.fr/art-et-culture/musees-et-expositions/vi...

via antifalsace.wordpress.com

Ci-dessous, interview du principal intéressé trouvée sur le site identitaire breton (ar vro), pour te faire une idée de l'état d'esprit du bonohmme qui cherche à se faire passer pour une victime de l'épuration et "explique" ses actions sous couvert de défense de la langue alsacienne :

Interview avec Pierre Rieffel pour Magyar Jelen

Pierre Rieffel était le leader de l’unique groupe terroriste alsacien de l’Histoire, les Schwarze Wölfe (Loups Noirs). Ce groupe a agi entre 1976 et 1981, pour défendre l’autonomie de l’Alsace. Pierre Rieffel a aujourd’hui 81 ans. Nous l’avons rencontré, et il a accepté de revenir sur son passé.


Pierre Rieffel, pouvez-vous nous raconter votre enfance et la guerre comme vous l’avez vécu ?

Je suis né en 1928 à Breitenbach, où je vis toujours. Mes parents étaient exploitants agricoles.

Mon père avait des sympathies pour les autonomistes alsaciens, sans toutefois être un militant actif. Il avait combattu durant la première guerre mondiale dans l’armée allemande – comme tous les Alsaciens – et avait passé l’essentiel de la guerre en Transylvanie et en Roumanie.

Mon père est devenu Maire du village en 1938. Les Allemands sont arrivés en mai 1940, et mon père a considéré qu’il était de son devoir de rester Maire du village pendant cette période.

Pour ma part, j’ai fait partie de la Hiterjugend (HJ) quand j’étais jeune, comme tous les enfants de mon âge. Même si l’aspect fanatique et idéologique de cette organisation ne me plaisait pas particulièrement, la HJ était quand même quelque chose de formidable pour la jeunesse : nous faisions des activités diverses, des camps, nous vivions une jeunesse épanouie, nettement préférable à la jeunesse actuelle désœuvrée.

En 1943, mon père a démissionné de son poste de Maire du village, car il était en désaccord avec le caractère trop fanatique du régime nazi.

A la fin de l’année 1944, l’Alsace est « libérée » par les Alliés. C’est à ce moment que mon père a été envoyé en camp de concentration pour « collaboration ».


Pourquoi votre père a-t-il été déporté ?

Il a été dénoncé par le prêtre de notre village. Il ne cessait de faire des prêches anti-allemandes lors de la Messe du dimanche, et les Allemands voulaient le déporter à Dachau.

Mon père, qui était Maire du village, a été convoqué par les autorités allemandes en 1942 qui lui ont signifié leur intention de déporter le prêtre. Mon père a tout fait pour empêcher cela, et finalement il a simplement été changé de paroisse. Lorsque les Allemands sont partis, le curé est revenu et a porté plainte contre mon père car celui-ci était « responsable » de son déplacement : il avait évité la mort de ce minable, et il était maintenant déporté pour cela…

Il faut savoir que de très nombreuses déportations après la guerre ont été faites sur la base de ce type de « dénonciations », de gens qui dénonçaient leurs voisins par jalousie, etc…

Des milliers d’Alsaciens ont été déportés vers le camp du Struthof qui avait été utilisé par les Allemands pendant la guerre. Mais l’Histoire officielle « oublie » de parler des déportations de familles entières et d’enfants dans ce camp après 1945…

Tous ces pauvres gens ont été déportés en janvier 1945 en plein hiver, sans vêtements, et ils recevaient une nourriture nettement insuffisante. Un garçon de 15 ans – déporté avec toute sa famille – a réussi à s’échapper et est venu me prévenir que mon père mourrait de faim dans le camp.


Vous avez essayé de venir en aide à votre père ?

Le 2 février 1945, j’ai chaussé mes skis et je suis parti au camp apporter de la nourriture à mon père. Après 6 heures de route, je suis arrivé au Struthof.

J’ai vu mon père, et je lui ai lancé la nourriture par-dessus au dessus des barbelés. Mais le chef du camp m’a vu : il a piétiné toute la nourriture, et m’a tabassé. J’ai été laissé pour mort dans la neige. Je n’ai dû mon salut qu’à des soldats américains qui sont passés par là et m’ont ramené chez moi.

Nous n’avions pas d’argent pour me soigner : je suis resté chez moi plusieurs semaines et j’ai été soigné par ma mère. Je garde encore de cela une fracture du crâne.

J’ai juré de me venger lorsque je serai assez fort pour le faire…


Comment s’est passé l’après-guerre pour votre famille ?

Le 8 mai 1945, la guerre s’est terminée. Sur toutes les maisons flottait le drapeau français bleu blanc rouge. Sur notre maison, nous avons préféré mettre le drapeau alsacien rouge et blanc.

Mon père a été condamné à 6 ans de prison. Notre famille, qui n’avait pas de ressources et dont le chef de famille manquait pour l’exploitation agricole, a connu des heures extrêmement difficiles. Nous étions considérés comme la peste, notre maison était régulièrement taguée de swastikas, ma mère n’avait plus de quoi nourrir ses enfants.

Pour ma part, personne ne voulait m’embaucher pour travailler, tandis que mes « amis » ne me parlaient plus et crevaient les pneus de mon vélo avec lequel j’allais visiter mon père en prison.

Au bout de 2 ans, j’ai enfin pu trouver un travail et nous avons progressivement pu reprendre une vie normale…


Qu’est-ce qui vous a alors incité à passer aux actes 30 ans plus tard ?

J’étais – et je le suis toujours – révolté par l’assimilation forcée de l’Alsace par la France, et par la disparition de notre langue alsacienne.

Les enfants qui parlaient alsacien à l’école étaient sévèrement punis. Mon fils revenait souvent de l’école en pleurs après avoir reçu des punitions ou subi des humiliations de son professeur.

Je suis bilingue et je connais donc l’avantage et la richesse de parler plusieurs langues. Au Luxembourg par exemple le bilinguisme français-allemand est un grand avantage. Et en aucun cas je ne puis accepter que l’on efface la langue de notre peuple.

En 1978, le Maire de Breitenbach a décidé de « moderniser » les noms des rues du village. En fait, c’était un changement total et une francisation radicale des rues de notre village. Une partie importante des habitants du village s’y opposait fortement. Moi non plus je ne pouvais pas admettre que l’on change tout.

Nous avons vainement protesté. J’ai alors décidé de passer à l’action, en utilisant cette fois l’humour. Une nuit, j’ai changé les pancartes à l’entrée du village indiquant le nom du village : Breitenbach signifie « Large Rivière » en français, j’ai donc changé le nom du village que j’ai francisé. J’ai également distribué un tract dans toutes les boîtes aux lettres du village, pour féliciter le maire de notre village de son initiative de dégermanisation de notre village, et l’encourager à aller plus loin en changeant aussi le nom de notre village.

Vous avez aussi entrepris des actions plus radicales ?

Je connaissais bien la situation du Tyrol du Sud, qui a des similitudes avec celle de l’Alsace. Nous savions aussi que les Tyroliens n’avaient obtenu leur autonomie et la défense de leurs droits qu’en entreprenant des actions radicales contre l’Etat italien. Nous avons pensé qu’il fallait faire pareil.

En 1976, j’ai visité le Musée du camp de concentration du Struthof où mon père avait été déporté. J’ai découvert avec dégoût que le musée n’était là que pour alimenter la haine anti-allemande, et n’évoquait jamais les souffrances des Alsaciens déportés là-bas après la guerre.

Avec mon ami René Woerly – qui avait comme moi été dans la Hitlerjugend et avait été tabassé par des « résistants » après la guerre – nous avons incendié le musée du Struthof dans la nuit du 12 au 13 mai 1976. J’avais peint sur le mur d’entrée la date du 27.01.45, date à laquelle 1200 Alsaciens ont été déportés au camp, dont mon père.
Dans une lettre anonyme que nous avons envoyé au Ministre des Anciens Combattants, nous exigions que ce musée soit dédié à la mémoire de toutes les victimes de la guerre.

Le 9 décembre 1980, nous avons dynamité le monument à la gloire du Maréchal français Turenne qui se trouve dans la ville de Turckheim. Nous avions déjà, en 1976, dégradé ce monument en le recouvrant de peinture rouge et blanche (les couleurs de l’Alsace).
Ce monument était une honte et une glorification d’un criminel de guerre : lorsque les armées françaises de Turenne ont conquis Turckheim le 5 janvier 1675, plus de tiers de la population de la ville a été massacrée, afin de faire savoir que toutes les autres villes qui résisteraient subiraient le même sort. Ce monument a été construit en 1933 – lorsque l’Alsace était redevenue française – puis enlevé par les Allemands en 1940, et enfin réinstallé en 1958.
Nous avons détruit ce monument qui n’a été reconstruit qu’en 1998.

A Turckheim, un troisième membre était avec nous : Ewald Jaschek. Il était l’artificier du groupe.
Ewald est un Allemand de Silésie : cette région, annexée par la Pologne en 1919 mais où vivaient beaucoup d’Allemands, a été récupérée par l’Allemagne en 1939. Tous les Allemands ont été enrôlés dans l’armée, Ewald aussi. A la fin de l’année 1944, Ewald s’est retrouvé en Alsace : il en avait assez de la guerre, et s’est tiré une balle dans la cuisse pour être blessé. Il a été hospitalisé et c’est à l’hôpital qu’il a rencontré sa future épouse, Augustine.
Après la guerre, Augustine a été accusée de collaboration car elle avait été infirmière dans l’armée allemande : on lui a rasé la tête. Ewald a été tabassé par des « résistants », et plus tard on a rendu la vie difficile à leurs enfants à l’école, qui étaient traités de « sales boches ».

Notre action à Turckheim est la première que nous avons faite en tant que groupe revendiqué : Elsässische Kampfgruppe die Schwarzen Wölfe (Groupe de combat alsacien Les Loups Noirs). J’ai choisi de nom car après la guerre les Français disaient des Alsaciens qu’ils étaient des « moutons noirs », c'est-à-dire de « mauvais Français ». Les moutons étaient devenus des lions !

Nous avions envoyé une lettre de revendication de l’attentat à la presse, dans laquelle nous prévenions que cette action était la première d’une série contre la « puissance coloniale française de Paris ». Nous exigions l’enseignement de la langue allemande dans toutes les écoles alsaciennes, et notre lettre se concluait par cette phrase : « Wir wollen sein, ein freies Volk im eigenem Land » (Nous voulons être un peuple libre dans son propre pays).

Après l’attentat de Turckheim, quelles ont été les cibles suivantes ?

Le plus grand attentat des Loups Noirs est la double destruction de la Croix de Lorraine, à Thann.

Cette croix de Lorraine avait été construite sur la colline de Thann afin d’être visible depuis l’Allemagne, et de montrer que l’Alsace resterait toujours une possession française.
Au pied de cette gigantesque croix de 12 mètres de haut et 5,50 mètres de largeur se trouvait une plaque en bronze qui rappelait « trois siècles de lutte » contre « l’envahisseur allemand », de 1648 à 1948.

Nous avons dynamité une première fois la croix le 16 mars 1981. Comme d’habitude, dans notre lettre de revendication, nous demandions le démantèlement des monuments « coloniaux » et l’enseignement de l’allemand dans les écoles alsaciennes.

Le scandale a été immense en Alsace. Les hommes politiques se sont tous indignés de cette destruction, et très rapidement de l’argent a été collecté pour construire une nouvelle croix. Nous ne comprenions pas pourquoi ils voulaient reconstruire la croix aussi rapidement.
Nous avons-nous aussi envoyé le papier pour collecter de l’argent. A l’endroit où il fallait écrire la somme d’argent donnée, nous avons écrit : « 30 kilos de dynamite » !

La deuxième croix a été inaugurée le 18 juin 1981. Le 18 juin est une date symbolique : le 18 juin 1940, le Général de Gaulle a lancé son appel à la Résistance pour continuer le combat contre l’Allemagne. Il faut savoir que la Croix de Lorraine est le symbole du gaullisme.

Puisque le pouvoir français ne voulait pas comprendre, nous avons recommencé : le 20 septembre 1981, nous avons de nouveau dynamité la Croix de Lorraine. Les autorités étaient d’autant plus mécontentes qu’un système d’alarme allait bientôt fonctionner ! La reconstruction a été immédiatement annoncée, et l’inauguration a été annoncée pour le 18 juin 1982.

Nous pensions mener de nouvelles actions, mais notre arrestation nous en a empêché…

Comment s’est passée votre arrestation ?

Nous avons été arrêtés le 14 octobre 1981. Après l’attentat de Turckheim, René Woerly avait jeté dans la rivière le carton qui avait contenu les explosifs : c’est avec ce carton que les enquêteurs ont réussi à nous retrouver.

D’octobre à décembre 1981, j’ai été mis à l’isolement absolu : dans ma cellule, il n’y avait pas de chauffage, je n’avais aucune lecture, et je n’avais droit qu’à 20 minutes de promenade par jour. Cela a été une épreuve extrêmement difficile pour moi.

Notre procès a permis de faire naître un véritable débat sur la question alsacienne : beaucoup d’hommes politiques ou de journalistes ne voulaient voir dans notre action que des actes « néo-nazis ». Malgré cela, le procès a permis de faire comprendre à beaucoup de personnes que nos motivations étaient la défense de la langue et de l’identité de l’Alsace.

J’ai été condamné à 2 ans de prison. Les autres Loups Noirs ont reçu des condamnations plus légères. Nous avons également reçu de très lourdes amendes pour payer les réparations de nos dégâts. De nombreuses personnes nous ont aidé à cette occasion.
Mon séjour en prison a d’abord été difficile, les gardiens me considéraient comme un monstre néo-nazi. Puis ils ont compris que je n’étais pas la personne qu’avaient décri les médias : j’ai passé le reste de mon séjour en tant que responsable de la bibliothèque de la prison !

Que s’est-il passé après votre sortie de prison ?

Nous n’avons évidemment jamais repris nos activités des Loups Noirs : à la première affaire, nous serions les premiers soupçonnés !
Pour payer mes amendes, j’ai repris mon activité de distillateur, et je vends encore aujourd’hui ma liqueur aux œufs. En la vendant sur les marchés, il m’est même arrivé de croiser les policiers qui avaient mené l’enquête sur les Loups Noirs !

René Woerly s’est présenté en 1985 aux élections cantonales dans sa ville. Cela avait fait scandale à l’époque ! Il avait obtenu 2% des voix, ce qui montre que nous n’avions pas que des ennemis…

Comment voyez-vous l’Alsace aujourd’hui et dans l’avenir ?

Je me sens aujourd’hui étranger dans mon propre pays : les enfants ne parlent plus l’alsacien ou l’allemand.

Je rencontre souvent des Alsaciens âgés – qui parlent parfaitement le dialecte alsacien – et qui ne me parlent qu’en français par « fierté ».

Il y a toutefois quelques initiatives timides qui voient parfois le jour en Alsace : dans mon village à Breitenbach, la Mairie a comme projet de faire des plaques de signalisation bilingues pour les rues.
Plus de 20 ans après mon action ! Cette initiative est évidement sympathique, mais elle arrive tardivement puisque les jeunes générations ne parlent plus l’alsacien ou l’allemand.

Il faudra que des événements exceptionnels viennent à nous – comme cette crise économique qui menace le monde moderne d’effondrement – pour que les gens se demandent comme l’Alsace et le monde ont
pu en arriver là. Peut-être alors qu’ils comprendront le sens de rester attaché à ses racines.

Regrettez-vous ce que vous avez fait avec les Loups Noirs ?

Regretter ? Pourquoi regretter ? Nous avons accompli notre devoir pour l’Alsace, notre Patrie, même si beaucoup de gens n’ont pas compris le sens de notre action.

Cela nous a beaucoup coûté, mais nous avons accompli notre devoir, et cette satisfaction n’a pas de prix.

 

Les suites des collusions identitiares-ump-extrêmes droites en Centre-Alsace:

Quand Chaton danse avec les loups

christian_chaton

Christian Chaton est certes un conseiller général d'extrême-droite, mais comme les élus de tous bords il doit penser à sa réélection et pas seulement le matin en se rasant. Or, l'extrême-droite est en chute libre, alors il chercherait un autre créneau. D'aucuns le voient déjà rejoindre l'UMP. D'ailleurs, le député UMP Christ a même accepté de poser en photo avec lui devant l'Assemblée Nationale, photo largement diffusée par Chaton sur son blog ! De la part du député, ou c'est de la naïveté, ou vraiment une ouverture de l'UMP sarkozyenne vers l'extrême-droite ! 432186974On peut aussi se demander si la distance est énorme entre l'idéologie de notre président et celle de cette extrême, lorsque ce dernier parle de "karchériser la banlieue" et de la débarrasser de "la racaille". Par ailleurs, au mois de septembre, Chaton termine une interview en concluant : "Localisme, Identité, Régionalisme, Europe… Le temps de faire de la politique est enfin venu !" Alors, qu'a-t-il fait jusqu'à maintenant ? Notamment, en cette fin du mois d'août, où il a organisé la journée d'été d' "Alsace-D'Abord" à l'étang de pêche de Rombach-le-Franc en y invitant l'ancien responsable des Loups Noirs, terroristes alsaciens nostalgiques du nazisme dans les années 70/80 ! Lire leurs "exploits" sur Wikipedia : Loups_Noirs et la très intéressante video concernant l'incendie du musée du Struthof en 1976.

 

via jboehler.canalblog.com

Lien vers la page wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Loups_Noirs

 

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17/09/2011

Rapport de résistance des centrales nucléaires : « Ces tests, c’est du flan », selon Jean-Marie Brom

« Ces tests, c’est du flan », a réagi Jean-Marie Brom, radiophysicien au CNRS de Strasbourg et figure de proue du Réseau Sortir du nucléaire. Il a souligné qu’il n’y avait eu « aucune nouvelle étude. […] Ces rapports ne sont qu’un recopiage des évaluations de sûreté et des procédures contre les agressions extérieures faites par l’exploitant lui-même. »

Concernant Fessenheim, il a regretté le manque d’informations concernant les risques d’inondations. « Le Grand canal d’Alsace a un débit de 1 000 m 3 par seconde et la centrale est située juste à côté, à 13 mètres en dessous du niveau de l’eau. Mais l’exploitant estime une rupture de digue impossible et donc, aujourd’hui, on n’a aucune nouvelle étude sur ce point », a-t-il avancé. Et de conclure : « Si on avait demandé l’an dernier à Tepco de faire un rapport sur la centrale de Fukushima, elle aurait été jugée parfaitement sûre. »

De son côté, l’Observatoire du nucléaire a jugé « indécente »« l’autosatisfaction d’EDF », estimant qu’ « aucune crédibilité ne peut être accordée à l’auto-évaluation de ses activités par une entreprise commerciale qui n’a donc aucune envie de voir ses installations mises à l’arrêt », souligne l’ONG dans un communiqué. « La seule façon d’assurer la sûreté nucléaire, ajoute-t-elle, c’est d’arrêter les installations, sachant qu’il restera encore les problèmes quasi insolubles de leur démantèlement et de l’impossible gestion des déchets radioactifs. »

 

piqué au tas sur l'alsace.fr

http://castor.divergences.be/IMG/jpg/18.jpg

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Bernard Squarcini, le chasseur devenu proie

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De l’avis unanime, Bernard Squarcini est un bon flic. Même son vieil ennemi, l’ancien patron des Renseignements généraux, Yves Bertrand, le concède. Pourtant, depuis quelques mois, la personnalité du puissant patron de la DCRI suscite pas mal d’interrogations. Le sens de l’amitié de ce Corse de 55 ans, né à Rabat, au Maroc, ne le pousse-t-il pas parfois à franchir la ligne jaune ? Plusieurs affaires qui viennent se télescoper permettent de se poser la question. L’une d’entre elles pourrait même lui coûter sa place. En espionnant les factures détaillées d’un reporter du « Monde » qui travaillait sur l’affaire Bettencourt, Bernard Squarcini voulait protéger son grand patron et ami, Nicolas Sarkozy.

Du coup, il a probablement enfreint la loi sur la protection des sources des journalistes. « Dans cette affaire, on va droit vers une ou des mises en ­examen », pronostique Yves Baudelot, l’avocat du quotidien du soir. Bernard Squarcini pourra-t-il y échapper ? En tout cas, ce scénario est pris très au ­sérieux à l’Elysée. Si, officiellement, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, soutient qu’il n’y aura pas de démission, même en cas de mise en examen, la pression politique, à huit mois de l’élection présidentielle, pourrait sceller le sort de Squarcini. Son avocat, Patrick Maisonneuve, se veut fataliste : « On verra. Qu’il soit entendu par la juge (NDLR : Sylvie Zimmermann), c’est certain. Après, sera-t-il convoqué comme témoin assisté ou pour être mis en examen, on ne sait pas. Quoi qu’il en soit, il est prêt à s’expliquer et à prendre ses responsabilités. »

Squarcini, surnommé le «squale»,  impliqué dans plusieurs affaires embarrassantes

Deux autres affaires embarrassent aujourd’hui le patron de la DCRI, aussi surnommé « le Squale ». Tout d’abord, le scandale Guérini. Des écoutes sur des conversations entre les frères Guérini montrent que Jean-Noël était au courant de l’ouverture d’une enquête contre son frère Alexandre, alors que rien n’avait encore fuité dans la presse. Qui était son informateur, se sont demandé les gendarmes et le juge Duchaine, en charge de l’enquête. Les soupçons se sont portés sur Bernard Squarcini, qui s’était lié d’amitié avec Jean-Noël Guérini lors de son passage à Marseille comme préfet délégué à la sécurité de 2004 à 2007. Le Squale a plusieurs fois démenti. Pourtant, quelques mois plus tard, lors de sa garde à vue, Olivier Grimaldi, l’avocat d’Alexandre Guérini, reconnaîtra, selon « Le Canard enchaîné » : « Alexandre était très inquiet. […] Je pense qu’il a essayé de se renseigner auprès des services de M. Squarcini de l’évolution de cette affaire. »

Dernier dossier dans lequel la présence de Bernard Squarcini soulève des questions : sa proximité avec l’homme d’affaires Alexandre Djouhri, dont le parcours sinueux est relaté dans le livre de Pierre Péan « La République des mallettes », qui sort cette semaine. En décembre 2005, Bernard Squarcini avait rédigé une attestation de moralité au bénéfice d’Alexandre Djouhri, affirmant notamment : « Rien de défavorable n’a pu être démontré concernant l’intéressé. » Un acte rarissime de la part d’un grand flic. Et étonnant : Djouhri avait en effet été cité dans plusieurs rapports de police dans les années 80. Une note du SRPJ de Versailles, révélée par Péan, le présentait même comme « une figure montante du milieu parisien ». Interrogé en avril par Paris Match sur les raisons de sa bienveillance, Bernard Squarcini n’avait pas souhaité répondre. Le Squale est réputé pour aimer aller en dehors des sentiers battus. Certains magistrats trouvent aujourd’hui qu’il s’y perd un peu trop souvent.Point final

piqué au tas sur paris-match.com

 

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Théories du complot : quand médias et politiques jouent avec le feu...

article de Paul Krugman du 15.06.2009

La droite attise les tentations extrémistes

En l’espace de dix jours, des militants d’extrême droite ont commis deux attentats. Ils s’inscrivent dans un climat de haine de plus en plus prégnant.

En avril 2009, un rapport du ministère de la Sécurité intérieure a fait grand bruit. On pouvait y lire que la situation actuelle rappelle celle du début des années 1990 qui avait été marquée par la résurgence de l’extrême droite et l’attentat d’Oklahoma City en 1995. Lors de la publication du rapport, les conservateurs sont sortis de leurs gonds. Le président du Comité national républicain (RNC) a dénoncé le document comme une tentative de “diaboliser les conservateurs de ce pays qui ont une philosophie ou une opinion différente de cette administration” et d’en faire des terroristes.

Mais au regard du meurtre, le 31 mai, du médecin George Tiller [qui dirigeait une clinique dans le Kansas où étaient pratiquées des interruptions de grossesse], tué par un fanatique antiavortement, et de la fusillade perpétrée, le 10 juin, par un partisan de la suprématie blanche au musée du Mémorial de l’Holocauste de Washington, ce texte apparaît aujourd’hui visionnaire. Il a pourtant omis de préciser que, tout comme au début de l’administration Clinton mais dans une proportion encore plus importante, l’extrémisme est systématiquement nourri par les médias et la classe politique des conservateurs. Cela ne signifie pas que la chaîne de télévision Fox News et le Parti républicain font l’apologie de la violence. Il n’empêche que Bill O’Reilly, présentateur vedette de la chaîne câblée, n’a pas hésité à dire à l’antenne que “certains” avaient surnommé George Tiller “Tiller the Baby Killer” [Tiller le tueur d’enfants], qu’il avait “du sang sur les mains” et qu’il travaillait pour une “usine mortifère”. Leur véritable problème, c’est qu’ils vont trop loin, offrant une plate-forme à toutes ces théories du complot et autres discours apocalyptiques, comme ce fut déjà le cas la dernière fois qu’un démocrate est entré à la Maison-Blanche. Et la frontière qui sépare les conservateurs et les obsédés du complot est de plus en plus floue.

Preuve numéro un de la banalisation de l’extrême droite : l’animateur Glenn Beck, la toute nouvelle star de la chaîne Fox News. Nous avons là une chaîne de télévision sur laquelle des millions d’Américains viennent chercher leurs informations, que cela nous plaise ou non – et cette chaîne cède quotidiennement l’antenne à un commentateur qui, entre autres, a déclaré que l’agence fédérale de Gestion des situations d’urgence était en train de construire des camps de concentration pour satisfaire les visées “totalitaires” de l’administration Obama.

Et ne négligeons pas la presse. Durant les années Bush, The Washington Times est devenu un acteur important de la scène médiatique parce qu’il était considéré comme la voix de l’administration républicaine. Début juin, ce quotidien a jugé bon de publier une opinion selon laquelle le président Obama est “non seulement proche des musulmans, mais pourrait bien en être un” et que dans tous les cas il s’était “aligné” sur les Frères musulmans. Et puis il y a l’animateur ultraconservateur Rush Limbaugh [voir CI n° 959, du 19 mars 2009]. Ses délires n’ont certes pas beaucoup changé depuis 1993. Mais son statut, lui, a évolué. Pendant l’ère Bush, Rush Limbaugh est progressivement devenu une personnalité politique à part entière. Selon un récent sondage Gallup, 10 % des républicains le considèrent désormais comme “une personnalité parfaitement habilitée à s’exprimer pour le compte du Parti républicain”, au même titre que l’ancien vice-président Dick Cheney et l’ex-président républicain de la Chambre des représentants Newt Gingrich. Dès lors, quand Rush Limbaugh colporte des théories du complot – en suggérant, par exemple, que la grippe A (H1N1) a été médiatisée afin de “pousser les gens à obéir au gouvernement” –, les médias conservateurs marchent main dans la main avec les allumés extrémistes.

Et il n’est malheureusement pas surprenant que les hommes politiques leur emboîtent le pas. D’après le RNC, “le Parti démocrate cherche à restructurer la société américaine selon un idéal socialiste”. Et quand l’acteur Jon Voight a lancé, lors d’une récente collecte de fonds en faveur du Parti républicain, que Barack Obama était un “faux prophète” et que “nous et nous seuls disposons de l’état d’esprit adéquat pour libérer le pays de l’oppression de Barack Obama”, Mitch McConnell, le leader de la minorité républicaine au Sénat, l’a remercié en disant qu’il avait “beaucoup apprécié” ses remarques.

Il faut cependant rendre justice à certains. Plusieurs personnalités des médias conservateurs ont refusé de participer à cette campagne haineuse.

Des journalistes de Fox News comme Shepard Smith et Catherine Herridge ont ainsi récusé les accusations portées contre le rapport du ministère de la Sécurité intérieure. Mais le tableau d’ensemble reste le même. Des personnalités du monde des médias et de la politique jouent avec le feu. Quelles en seront les conséquences ? Nul ne le sait, évidemment, même si, selon les analyses du rapport publié au mois d’avril, la situation pourrait dégénérer davantage que dans les années 1990, et ce en partie à cause de l’élection du premier président africain-américain à la Maison-Blanche. “La menace posée par les tueurs solitaires et les petites cellules terroristes est plus précise que ces dernières années”, soulignait le rapport. Il s’agit là d’une menace à prendre au sérieux. Le pire attentat de notre histoire a beau avoir été perpétré par une organisation terroriste étrangère, celui d’Oklahoma City a été le fruit du cerveau dérangé d’un Américain pure souche. En contribuant à exciter ce type d’individus, la classe politique et médiatique nous met tous en danger.

piqué au tas sur courrierinternational.com 

12:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/09/2011

La Cour Européenne des droits de l'homme de Strasbourg va statuer sur la technique policière du "kettling" des manifestations.

Le "kettling" est une technique d'encerclement et d'immobilisation des manifestations.

http://dontai.com/wp/wp-content/uploads/2010/08/g20circle.jpg

Audience de Grande Chambre concernant la pratique
dite de l'"encerclement" (kettling)
La Cour européenne des droits de l’homme tient ce mercredi 14 septembre 2011 à
9 h 15 une audience de Grande Chambre1 dans l’affaire Austin et autres c.
Royaume-Uni (Requêtes no 39692/09, 40713/09 and 41008/09).
L’affaire concerne le blocage pendant près de 7 heures par un cordon de
policiers d’une manifestante et de passants pendant une manifestation tenue à
Londres contre la mondialisation.
À l’issue de l’audience, la Cour se retirera pour délibérer mais elle ne se prononcera qu’à
un stade ultérieur. Une retransmission de l’audience sera disponible à partir de 14 h 30
sur le site Internet de la Cour (www.echr.coe.int).

La Cour a tenu une audience de Grande Chambre dans l'affaire Austin c. Royaume-Uni. L’affaire concerne le blocage pendant près de 7 heures par un cordon de policiers d’une manifestante et de passants pendant une manifestation tenue à Londres contre la mondialisation.

icône presse Communiqué de presse

webcam icon Retransmission de l'audience

PR - Chamber Judgment

Strasbourg hears kettling challenge

Police "kettling" tactics deployed during protests in central London have been likened by a lawyer to a fishing trawler indiscriminately catching everything in its path.

Ben Emmerson QC told judges in Strasbourg the technique was clearly a breach of the European Convention of Human Rights, which outlaws the deprivation of liberty.

The controversial "kettling" method was used during mass demonstrations on May Day 2001, when police blocked off an area of Oxford Circus and held everyone inside it for about seven hours.

Last week, the High Court rejected claims by three teenagers that the police unlawfully "kettled" them in central London during the tuition fee demonstrations.

The judges ruled that the Metropolitan Police Commissioner had acted within his powers and did not breach any of his public law duties. The containment action taken by the police was "necessary, proportionate and lawful".

On Wednesday, representing the Government in the European Court of Human Rights, David Pannick QC urged the Strasbourg judges to reject claims that the tactic violated the human rights code.

Human rights campaign group Liberty argues that police breached the rights to liberty of people caught up without warning when the kettling tactic was ordered 10 years ago.

Mr Pannick said the human rights code guaranteeing liberty - except for individuals lawfully held in criminal matters - was not meant to concern "mere restrictions of movement".

He said the duration of the kettling tactic on May Day 2001, although a relevant factor, was not decisive in determining whether there was a "deprivation of liberty" within the meaning of the human rights code. He said the purpose of the kettling measure had been solely to protect the public from "imminent violence which would risk serious injury or death".

The Human Rights judges will rule later on whether to reject the case at this stage or declare it "admissible".

piqué au tas sur The Press Association - 15/09/2011

18:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Manif identitaire à Lille : tant qu'il n'y a pas de "trouble de l'ordre public"

Martine Aubry et les "autoritées" ne combattent pas les idées véhiculées mais se cachent derrière le faux-nez de " craintes de débordements éventuels"...

La manifestation identitaire nationale à Lille inquiète les autorités

Une "association culturelle"

Ouverte en 2010 à Lambersart, la Maison flamande se présente comme une “association culturelle". Celle-ci organise tout de même des stages de sport de combat, de paint-ball ou encore des soirées et rassemblements controversées. Fin octobre 2010, une soixantaine de militants de l'association de jeunes identitaires Opstaan s'étaient rassemblés devant le tribunal de Lille, avec à la clé un face-à-face très tendu avec 80 militants antifascistes.

En juin 2010, un concert de groupes néonazis dans la Maison flamande avait également entraîné une contre-manifestation de l’extrême gauche à Lille. En octobre 2010, une “grande soirée non halal” avait aussi créé la polémique.

Un activisme qui démontre l'activité florissante du mouvement nationaliste dans la région. Pour preuve, la Maison flamande a fait un petit en mai dernier. C'est à Auchel, au cœur du bassin minier, que le réseau identitaire a décidé d'ouvrir un deuxième pied-à-terre, baptisé la "Maison de l'Artois". Avec à la clé déjà quelques bagarres avec des membres de l'extrême-gauche locale...

extrait article www.metrofrance.com - 15/09/2011

Ci-dessus, exposition de toiles par l'association culturelle "Vert de Gris"

07:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/09/2011

Justice de classe : Brice Hortefeux relaxé en appel...

La cour d’appel de Paris a relaxé jeudi du délit d’injure raciale, après des propos adressés en septembre 2009 à un jeune militant UMP d’origine arabe, l’ex-ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux qui avait été condamné en première instance.

La cour d’appel a jugé irrecevable la constitution de partie civile du MRAP, à l’origine des poursuites, entraînant de facto la relaxe de M. Hortefeux qui avait écopé en juin 2010 d’une peine de 750 euros d’amende devant le tribunal correctionnel pour des propos jugés outrageants envers un jeune militant, né de père algérien, à l’université d’été de l’UMP en 2009.

L’avocat du Mrap, Pierre Mairat, a annoncé jeudi que l’association allait se pourvoir en cassation après la relaxe en appel.

«La cour dit que l’injure raciste est constituée, mais prive une association antiraciste de poursuites, ce que nous allons contester en cassation», a déclaré à l’AFP Me Mairat après consultation de l’arrêt.

 

piqué au tas sur www.dna.fr - 15/09/2011

 

La gendarmerie de Trilport est en émois à l'annonce de la relaxe !

horteufeux,brice,relaxe,justice

 

19:48 | Lien permanent | Commentaires (4) |

 
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