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20/11/2011

Les liens belges de «Réfléchir & Agir »

Connue pour son positionnement pur et dur, « Réfléchir & Agir », une publication française confidentielle, bénéficie du soutien de divers leaders d’extrême droite, mais aussi de personnalités moins marquées politiquement.
En Belgique, « Réfléchir & Agir » est liée à plusieurs activistes néofascistes, dont un député fédéral du Front national de Daniel Féret.
Récemment, une interview de Jacques Martin, le père d’Alix, fut publiée dans les colonnes de ce « canard noir ».
Portrait.

C’est en octobre 1993 que sort le premier numéro de « Réfléchir & Agir » . Son style, sa qualité rédactionnelle et sa mise en page sont alors amateurs. Apparue au sein de la mouvance skinhead nationaliste, cette publication française est totalement marginale à l’époque.

Localisés d’abord dans la région parisienne (aujourd’hui sa rédaction est située à Toulouse), ses premiers initiateurs sont idéologiquement proches du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE, la structure phare de la « Nouvelle Droite » intellectuelle). « Réfléchir & Agir » veut armer intellectuellement les jeunes activistes de l’extrême droite. Elle ambitionne même de former une nouvelle « élite nationaliste » et se revendique comme étant une « revue autonome de désintoxication idéologique ». Sa ligne politique est « ouvertement européenne, païenne, identitaire, socialiste et anti-capitaliste ». Tout un programme !

Opérations d’« entrisme »
Comme le GRECE dans les années 1970, elle préconise des opérations d’« entrisme » au sein des grosses structures d’ultradroite afin de les influencer de l’intérieur. C’est dans ce cadre que « Réfléchir & Agir » va apporter un soutien stratégique [maintenant on dirait soutien critique] au Front national de Jean-Marie Le Pen. Un des membres de sa rédaction va même faire partie de la direction d’une section régionale des jeunesses du FN et être élu sur les listes de ce dernier en 1998, aux élections régionales.

Malgré son souhait d’être une revue au service de la cause nationaliste, « Réfléchir & Agir » reste isolée au sein même de l’extrême droite. Elle n’est jamais arrivée à se hisser au sommet de la direction du « mouvement national » et son influence y est nulle. En 1998, seule une cinquantaine de militants apportait un soutien à ce journal qui tirait alors entre 300 et 1000 exemplaires, selon les sources. Son développement a notamment été freiné par les dissensions successives survenues au sein de son noyau dirigeant. La composition de son comité de rédaction se modifie constamment, suite à des départs pour cause de conflits idéologiques.

Concurrencée par d’autres structures, rédactionnelles ou organisationnelles notamment, elle a multiplié les adversaires au cœur même de la galaxie néofasciste. Les portes de grands rassemblements de « sa famille politique » lui ont souvent été fermées. La revue est par exemple totalement ignorée par le FN lepéniste et les ‘’Identitaires’’, le principal mouvement radical en France.

Cependant, elle bénéficie de relations fraternelles avec l’association racialiste « Terre & Peuple » de Pierre Vial (un ancien des directions du GRECE et du FN). Il faut aussi constater que malgré son impact confidentiel, « Réfléchir & Agir » arrive à attirer des plumes réputées de l’extrême droite. La publication est également capable, quelquefois, de bénéficier d’interviews de la part de personnalités venant d’autres bords, voire carrément étrangers à l’extrême droite radicale pure et dure. Mais ces cas restent rares.

Au service de l’ultradroite plurielle
La plupart des noms de personnalités apparaissant dans « Réfléchir & Agir » ont un lien direct avec la droite extrémiste, même si, de prime abord, il est parfois difficile pour le néophyte de le déterminer.

C’est le cas de Jean Parvulesco, un intellectuel d’origine roumaine proche de l’Organisation armée secrète (OAS, extrême droite terroriste pro-Algérie française) dans les années 1960 et éminence grise de la « Nouvelle Droite ». Un entretien de Parvulesco fut publié en été dernier dans « Réfléchir & Agir ». Dans le même numéro, on pouvait lire une interview d’un des experts les plus connus en matière de terrorisme, Xavier Raufer, par ailleur activiste dans les années 1970 de diverses organisations d’extrême droite (1). Michel Mohrt, de l’Académie française fut longuement interviewé dans le numéro daté de l’automne 2004, ainsi que l’écrivain et ancien officier de renseignements Vladimir Volkoff (1933-2005), dans le numéro de l’hiver 2002.

A part ces quelques alibis semblant être « pluralistes », mais toujours situés à droite de l’échiquier idéologique, la revue « Réfléchir & Agir » publie des articles et des entretiens d’intellectuels ou de dirigeants clairement labélisés à l’extrême droite. Quelques cas : l’avocat Eric Delcroix (un partisan de la liberté pour les négateurs du génocide des Juifs), l’écrivain Jean Mabire (spécialiste de la SS et conférencier habituel de Terre & Peuple), Emmanuel Ratier (l’héritier idéologico-méthodologique de l’antisémite Henry Coston), Konk (un dessinateur néofasciste, notamment en Belgique pour le Vlaams Belang), Jean Haudry (un universitaire racialiste fanatique des Indo-européens), Michel Lajoy (un activiste néonazi emprisonné suite à un attentat avorté contre des étrangers), feu « ADG » (un membre de la direction de l’hebdomadaire « Rivarol »), Robert Dun (un ancien de la SS française devenu ensuite une référence pour les jeunes générations néonazies), Alain de Benoist (le patron indéboulonable du GRECE), Guillaume Faye (un dissident du GRECE et l’actuel théoricien de la « guerre raciale »), Pierre Vial (le chef de l’association Terre & Peuple »)…

Le retour d’Olivier Mathieu
Au printemps dernier, « Réfléchir & Agir » avait encore proposé à son maigre lectorat un entretien avec un certain Gaston-Armand Amaudruz, meneur en Suisse du mouvement néonazi local, que la justice de son pays condamna en 2000 pour négationnisme et antisémitisme. Auparavant, Gaston-Armand Amaudruz avait dirigé le Nouvel ordre européen (NOE), un réseau néonazi actif sur l’ensemble du continent et soutenu par feu Léon Degrelle, le « big boss » de Rex, le parti fasciste belge des années 1930.

L’un des responsables actuels de « Réfléchir & Agir », Pierre Gillieth, est quant à lui un ancien collaborateur de diverses redactions d’extrême droite : de « Rivarol », de son supplément « Ecrits de Paris », de « Terre & Peuple – Le magazine » (édité par l’association du même nom), de « Montségur »... Pierre Gillieth est par ailleurs le dirigeant de « Auda Isarn ». Editions toulonaises directement liées à « Réfléchir & Agir », elles ont publié, cette année, un roman d’Olivier Mathieu.

Ce sinistre personnage n’est pas un inconnu, ni en France ni en Belgique. Olivier Mathieu, néonazi français spécialisé dans la négation des crimes de la dictature nazie, s’était exilé, suite à diverses provocations commises outre-Quiévrain, au début des années 1990 en Belgique.


Sur cette photographie exclusive de RésistanceS : stand néonazi tenu à la Foire internationale du livre de Bruxelles, en mars 1989, notamment par Olivier Mathieu (au centre) et Patrick Cocriamont (à droite), actuel député du FN belge (voir plus bas) © Photo : Manuel ABRAMOWICZ – RésistanceS.

Sympathisants belges
En Belgique, « Réfléchir & Agir » fut diffusée dans certaines librairies de la capitale, au milieu des années 1990, par Robert Steuckers, le principal animateur de la « Nouvelle Droite belge » et ancien dirigeant du GRECE dans notre pays jusqu’à son conflit avec la direction parisienne de ce groupement.

Aujourd’hui, ils ne sont qu’une poignée de Belges à soutenir « Réfléchir & Agir ». Parmi eux, se trouve Patrick Cocriamont. Sur le site Internet de ce député fédéral du Front national belge et membre de la bannière wallonne de Terre & Peuple, un lien hypertexte renvoie directement au site de « Réfléchir & Agir » (2).

Dans les années 1980-90, Patrick Cocriamont a fait partie de la direction du Parti des forces nouvelles (PFN), un groupuscule néonazi. C’est le PFN qui accueillit alors dans son exil bruxellois le négationniste Olivier Mathieu, aujourd’hui édité par un des « cadre » de « Réfléchir & Agir » (revoir plus haut dans notre article). Ce monde-là est décidément très petit. Il prouve en tout les cas les liens persistants du Front national belge avec la tendance la plus extrémiste du mouvement dit « national ».

Le père d’Alix interviewé par « Réfléchir & Agir »
Sur le site Internet de « Réfléchir & Agir », figure une page intitulée « Notre clan ». Sur celle-ci est listé l’ensemble des contacts ou des structures pour lesquels le magazine néofasciste exprime sa sympathie. Deux « contacts belges » s’y retrouvent : « Le Bulletin célinien » (mensuel consacré à la mémoire et à l’actualité de l’écrivain antisémite Céline) et l’association « Europa » (la branche belge du réseau Synergies européennes, co-dirigé par Robert Steuckers).

Récemment, c’est une brillante référence de notre monde culturel qui démontra ses liens avec « Réfléchir & Agir ». La revue néofasciste publia dans son n° 21, daté de l’automne 2005, un entretien avec Jacques Martin, le créateur d’Alix, un de nos héros de bandes dessinés. Comme quoi, le cordon sanitaire isolant l’extrême droite sur le plan politique n’est pas respecté par tout le monde…

Alexandre VICK

Notes :
(1) Pour un portrait détaillé du CV militant à l’extrême droite de Xavier Raufer, voir : « Enquêtes sur l’extrême droite » de René Monzat (Le Monde-Editions, Paris, 1992) pages 281 et 282.
(2) Les autres liens français figurant sur le site Internet du député fédéral du Front national Patrick Cocriamont sont ceux de l’association Terre & Peuple, de celui du « docteur Merlin » (un chanteur d’extrême droite païen lié déjà dans les années 80 au Parti des forces nouvelles, dont est issu Cocriamont), de l’hebdomdaire pro-négationniste « Rivarol », de la lettre d’information de délation « Faits & Documents », de radio Courtoisie et du dessinateur Konk.


© RésistanceS – www.resistances.be - Bruxelles – Belgique –15 décembre 2005.

 

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19/11/2011

Avis de parution : Section américaine de l’Internationale situationniste

 

Section américaine de l’Internationale situationniste 

Internationale situationniste  

Numéro un et unique   Précéde de  

Adresse aux élèves des écoles publiques de New-York   Post Mortem Ante Facto


La revue de la section américaine de l’Internationale situationniste, le groupe qui a le mieux exprimé le contenu authentique de la révolution de mai 68, est le premier ouvrage publié par le CMDE dans la collection Les Réveilleurs de la nuit. La section américaine de l’Internationale situationniste, composée de Robert Chasse, Bruce Elwell, Jonathan Horelick et Tony Verlaan, a vu le jour à la fin de l’année 1968. Les écrits que nous publions ici sont tous inédits en français, et épuisés de longue date en langue anglaise. Le premier de ces documents,Adresse aux élèves des écoles publiques de New-Yorkest un comics détourné, dans la veine inaugurée par les situationnistes. Le second,Post Mortem Ante Facto, une affiche conçue à l’occasion de l’investiture de Nixon, est une critique, aux accents swiftiens, du spectacle de la politique électorale. Le troisième, le numéro unique de la revue de la section américaine est divisé en cinq sections.Visages de la récupérationdémontre qu’une bonne appréciation des ouvrages des Grandes Têtes Molles de l’intelligentsia américaine, de Marcuse, le docteur en spéculation, à l’escroc McLuhan, est supérieure à ces ouvrages eux-mêmes.Quelques considérations extraordinaires sur la dégénérescence du capitalisme et la bureaucratisation de l’existence, signé Robert Chasse, expose sous forme de thèses une critique prolétarienne de la bureaucratie et de son projet de pacification de l’existence.L’Aménagement du territoire(traduction du septième chapitre deLa Société du spectaclede Guy Debord) etLe contrôle de la populationillustrent comment le capitalisme moderne, la société bureaucratique de la consommation, tend à modeler tous les aspects de la vie par les méthodes de l’urbanisme comme de la génétique. La Pratique de la théorieexpose l’activité de la section américaine (la diffusion des textes situationnistes aux États-Unis, l’accueil réservé à La Société du spectacle de Guy Debord et auTraité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générationsde Raoul Vaneigem, le jeu des situationnistes en mai 68), brosse un portrait de « Cohn-Bendit comme représentation » et formule quelques critiques ad hominemà l’encontre de figures du gauchisme américain dans toutes ses variantes. Une préface, écrite par le traducteur, retrace l’histoire de la section américaine, en s’appuyant parfois sur des informations inédites, et rappelle les conditions historiques troublées dans lesquelles ses membres déployèrent leur activité séditieuse. En ce temps de jongleries relatives et de contorsions contingentes, voici des auteurs qu’on ne pourra pas se permettre de supporter, dans la pâte molle du faux intérêt éclectique, comme des Badiou, des Negri, des Zizek. La section américaine de l’Internationale situationniste a su montrer comment l’opposition à l’ordre existant est falsifiée mais aussi redécouverte. À l’heure où apparaît aux États-Unis un vaste mouvement des occupations, dont certains participants s’inspirent ouvertement des situationnistes, on lira attentivement ces écrits. Ils témoignent de ce que fut l’aventure situationniste en Amérique.

Souscription : PDF
courriel du 18/11/2011

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Apostrophes de Bernard Pivot du 28 septembre 1979 sur la Nouvelle Droite

Cette vidéo est à l'origine sur INA mais sont uniquement consultable les 12 premières minutes de l'émission :

http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/CPB790...

je poste ci-dessous cette vidéo qui propose l'intégrale de l'émission prise via un compte youtube de la réacosphère pompeusement intitulée : "Quelle nouvelle droite? Alain De Benoist à Apostrophes". 

"A ma gauche mais à droite pour les téléspectateurs, Alain de Benoît, idéologue de la nouvelle droite" ici affublé d'un faux-nez par Youtube


Ci-dessous, le texte proposé en encart sur le site de l'INA.

L'émission est consacré à " la Nouvelle droite", avec Jean Pierre APPARU, auteur de "la droite aujourd'hui": des contributions de gens de droite et de gauche pour donner un portrait véritable de la droite actuelle ; la nécessité de prolonger la notion de droite vers un éclatement, impliquant une rupture avec le militantisme, Alain de BENOIST auteur de :"les idées à l'endroit": tout d'abord définir la nouvelle droite par rapport a l'ancienne, sans refuser cette dernière. La naissance de la nouvelle droite, à la suite de mai 68. Les spécificités de la nouvelle droite : un changement de problématique, une rupture avec les idées de gauche ; une évolution constante et essentiellement pragmatique. Le privilège de la culture sur la politique : arracher la culture au totalitarisme marxiste. L'importance des idées de Gramsci. Les révolutions politiques : elles ne créent rien, elles ne font que sanctionner un changement de société. Georges HOURDIN, auteur de :"Réponses à la nouvelle droite":surtout une défense du christianisme face aux accusations de la nouvelle droite ; en fait ce livre est un malentendu, il s'attaquait au G.R.E.C.E., groupe qui ne fait pas partie de la nouvelle droite . Alain TOURAINE, auteur de "mort d'une gauche": une discussion des idées de la nouvelle droite ; le biologisme, la fin des absolus, la notion d'ordre ;la gauche est-elle universaliste ou non? Cultures régionales et massification. Henry de LESQUEN, auteur de :"la politique du vivant" (et dirigeant du Club de l'Horloge) : l'humanité est en péril de mort pour avoir oublié les leçons du vivant ; refuser l'uniformité. Tenir compte des découvertes des sciences de l'homme et de la biologie. Le débat s'engage sur : la question du"quotient intellectuel", bible et monothéisme juif, le racisme, l'élitisme, la séparation du culturel et du politique, biologie et démocratie.

texte via INA

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Un ex-inspecteur de la DST prend du galon au Bloc identitaire

Une nouvelle figure a fait son apparition au Bloc identitaire (BI). Récemment promu coordonateur régional du BI en Normandie, Jean Lucat est mis en avant à l'occasion de la nouvelle campagne anti-halal de la formation d'extrême droite.

Le profil de ce cadre attire l'attention à plusieurs titres. D'abord, l'âge. A 64 ans, Jean Lucat ne correspond pas au profil-type du militant du BI, en général plutôt jeune. La direction des identitaires compte ainsi très peu de sexagénaires, à l'exception de Philippe Millau, Jacques Cordonnier et Richard Roudier.

Surtout, le CV de Jean Lucat est peu commun. Il a fait carrière à la DST (Direction de surveillance du territoire), où il était inspecteur. Il a "traité" plusieurs figures d'extrême droite, dans les années 1970 et  1980, époque propice aux opérations barbouzardes.

Son nom est plus récemment apparu dans l'affaire de la cavale de Dominique Erulin. Ancien légionnaire, ancien du Service action du SDECE, agitateur d'extrême droite, Erulin a été soupçonné par la célèbre cellule de l'Elysée du commandant Prouteau, d'avoir voulu attenter à la vie de François Mitterrand. Dominique Erulin s'était par la suite enfui à l'étranger, dans des conditions rocambolesques, en bénéficiant d'un passeport remis par un inspecteur de la DST (Le Monde du 10 décembre 2004).

"Mon engagement au Bloc identitaire est dans la continuité de ce que je pense depuis ma jeunesse. A la DST, j'avais le devoir de ne pas afficher mes opinions politiques, j'ai quitté la DST à 44 ans, j'en ai 64, cela fait vingt ans que je suis dans le privé, dans l'intelligence économique", nous a raconté Jean Lucat.

Le GRECE, Alain Madelin, Xavier Raufer

"Au Bloc, j'ai retrouvé des gens que je connaissais, des Grécistes, continue M. Lucas. Philippe Millau par exemple [coordonateur Grand Ouest du BI]. On s'était côtoyé au GRECE, j'étais au GRECE aussi, je suis un fidèle lecteur de la revue Eléments."

Avant le Bloc identitaire, Jean Lucat dit avoir fait un bout de chemin à Idées Actions - le mouvement d'Alain Madelin- puis à Démocratie libérale  et enfin un peu à l'UMP. "J'ai eu l'occasion de connaître Alain Madelin. Quand j'étais à la DST je fréquentais beaucoup la bibliothèque de l'Institut supérieur du travail". L'IST est l'une des structures mises en place par Georges Albertini, dans le cadre de la lutte anticommuniste.

Alain Madelin a aussi émargé à la "centrale Albertini" qui lui a notamment servi de sas vers la droite libérale après ses engagements à l'extrême droite activiste. Dans cet univers,  Jean Lucat a aussi connu Xavier Raufer, "un vieux copain" - ex-militant d'Occident, tout comme Alain Madelin, Raufer est devenu aujourd'hui criminologue.

"Le libéralisme à la Madelin, j'en suis sorti, pour moi ce n'est pas une solution pour l'Europe, poursuit Jean Lucat. J'ai découvert le Bloc identitaire par des copains. Je suis allé à leur Convention en 2009, je me suis rendu compte que c'était des gens sérieux".

Du côté des Identitaires, on assume la promotion de M. Lucat. "Chacun a le droit d'avoir un métier, il n'y a rien de choquant. Je ne vois pas où est le problème. C'est un cadre de valeur. Je n'ai pas le sentiment que son parcours est trouble", réagit Fabrice Robert, président du mouvement.

Philippe Vardon, autre dirigeant du Bloc, répond par une pirouette: "On est comme Marine [Le Pen], on montre que l'on a, nous aussi, des hauts fonctionnaires. Il a les compétences et les qualifications".

NB: La DST a été fusionnée en 2008 avec la Direction centrale des Renseignements généraux pour créer la DCRI.

Sur "la centrale Albertini", lire la partie "Sortir du Ghetto", dans l'ouvrage Génération Occident, Frédéric Charpier, Seuil.

 

via http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/category/bloc-identitaire/

 

11:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/11/2011

Appel à la résistance et de protestation contre Petersberg II - BONN 3 et 4 décembre 2011


Week-end international de protestation, d'actions et conférence

Du 3 au 5 décembre à Bonn (Allemagne)

Appel à la résistance et de protestation contre Petersberg II

Give Peace a Chance - Troupes hors d'Afghanistan!

Pour marquer le 10ème anniversaire de la guerre de l'OTAN contre l'Afghanistan et le 10ème anniversaire de la Conférence de Bonn (ou conférence de Petersberg) au cours de laquelle Karzaï a été désigné comme futur président d'Afghanistan, en 2001, et pour protester contre la seconde édition de cette conférence, le mouvement anti-guerre international appelle à des activités communes et diverses, à Bonn, du 3 au 5 décembre 2011.

Le samedi 3 une grande manifestation sera organisé à Bonn, le dimanche 4 aura lieu une conférence internationale co-organisées avec No to War - No to NATO ; et le lundi 5 des actions de désobéïssance civiles décentralisées auront lieu à travers toute la ville, et près du lieu de la réunion officielle des ministres des affaires étrangères.

 

via csotan


 

 

11:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/11/2011

schotter ... gleisunterlage

 

11:10 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Pour une compilation de réflexions sur les mouvements des Indignés, Occupy, 15M

Depuis le printemps, un mouvement plus ou moins large se développe dans les pays occidentaux, que les médias désignent de manière complètement artificielle sous le nom de Mouvement des Indignés. Cet article a pour but de compiler les textes de réflexion au sujet de ce mouvement qu’on pourrait plutôt désigner sous le terme d’occupationnistes (de places, de rues).

En France, ce mou­ve­ment reste par­ti­cu­liè­re­ment mino­ri­taire et sou­vent confus. Dans d’autres pays, des anar­chis­tes ont par­ti­cipé à ces mou­ve­ments locaux. Il serait inté­res­sant de com­pi­ler les dif­fé­rents textes de réflexion pour ne pas encou­ra­ger un mou­ve­ment à l’inverse de nos idées (col­la­bo­ra­tion avec la police, croyance dans la repré­sen­ta­tion démo­cra­ti­que, apo­lo­gie du paci­fisme - qui n’a rien à voir avec la non-vio­lence) sans passer à côté d’un mou­ve­ment poten­tiel­le­ment inté­res­sant (par sa cri­ti­que de la démo­cra­tie telle qu’elle s’exerce ou sa légère cri­ti­que du capi­ta­lisme).

Beaucoup de gens, ici à Lyon ou ailleurs dans le monde, se posent pas mal de ques­tions sur le sou­tien qu’il faut ou non appor­ter à ce mou­ve­ment ou au contraire for­mu­lent des cri­ti­ques sévè­res à son encontre.

Cet arti­cle a pour but de ras­sem­bler les liens vers des textes per­ti­nents, et éventuellement d’en encou­ra­ger la tra­duc­tion pour les plus inté­res­sants, pour confron­ter les argu­ments et y voir un peu plus clair.

via http://rebellyon.info

Lire la suite

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14/11/2011

transport nucléaire CASTOR La hague - Gorleben

Informations sur ce trajet

 

Le 24 novembre prochain, un train de déchets nucléaires vitrifiés allemands, quittera le terminal ferroviaire de Valognes dans la Manche à 14h20 pour rejoindre le centre de stockage temporaire de Gorleben.

En France, il traversera notamment la Manche, le Calvados, l’Eure, la Seine-Maritime et la Somme. Ensuite de trois trajets sont prévus. A Amiens deux directions sont envisagées par AREVA et la SNCF. Le train pourrait se diriger vers le nord de la France ou descendre vers Reims pour ensuite rejoindre l’est de la France, où il passera la frontière franco-allemande. Là aussi différentes issues sont envisagées pour passer la frontière, afin d’éviter les militants. Aussi, nous publions les horaires de passage potentiel sur ces différents trajets.

Vous trouverez également sur cette page toutes les informations techniques relatives à ce transport.

à voir chez sortirdunucléaire


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13/11/2011

Le Mouvement des Indignés se radicalise à Strasbourg et ailleurs...

Venues d'on ne sais où, une centaine de personnes ont convergé au centre de Strasbourg pour se retrouver ce 11 novembre 2011 à 11h00 place Kléber.

Une manifestation semblait prendre forme, et ô surprise, sans avoir été déclarée, grâce à l'appel du Mouvement des Indignés de Strasbourg, lancé principalement sur la toile et via les réseaux clandestins dématérialisés.[Tu noteras que l'appel est publié le 10.11.11 sur le site strasbourgdemocratiereelle.wordpress et depuis le 3.11.11 sur le site occuponstrasbourg.wordpress]

piqué au tas sur activeast.free.fr

CertainEs sont venus en curieux, d'autres, manifestement plus déterminéEs, avaient préparé leur coup et confectionné des écritaux : « stop thinking £ $ €, start thinking human », « Terrorisme économique ». Les plus radicaux scandaient des incantations destinées à faire trembler le pouvoir en place.

 

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Exemple de slogan et incantation brandit par quelques participants (photo G.D-A.)


La démocratie issue des urnes a promptement réagit en envoyant illico presto un grand nombre de force de l'ordre citoyenne, mixte et hétéroclite : police municipale, CRS, flics en civil ...

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Positionnement tactique dit "de la tenaille" par la CRS des groupes 2A - 2B ainsi que des policiers attendant les consignes (photo G.D-A.)

 

Les fonctionnaires chargés du maintien de l'ordre républicain, dans la clairvoyance qu'on leur connaît, ont compris qu'un tel alignement de personne en ce 11/11/11 ne pouvait signifier que la survenue d'un évènement extra-ordinaire risquant de faire vaciller la nation dans le chaos.

Conscient d'assurer la mission qui leur incombe, afin d'assurer la sécurité des personnes, des biens et des institutions, ils ont promptement réagit en interpellant les personnes potentiellement les plus dangereuses : celles qui avaient choisi de dissimuler leur visage derrière un masque.

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Il a fallut toute la perspicacité des observateurs pour distinguer les élements perturbateurs, fauteur de trouble (troubelmakers), etc... (photo G.D-A.)

 

Ces interpellations ont permis, grâce à ce contrôle d'identité exerçé dans le respect de la loi, de faire d'une pierre deux coups :

  • renseigner les mise à jour des fichiers
  • maîtriser les flux migratoires et lutter contre l'immigration illégale


Une journaliste de l'Alsace, G.D.A., qui par hasard se trouvait aussi place Kléber, n'a pas hésité à plonger dans cette marée humaine pour rencontrer ces fameux Indignés. C'est grâce à elle qu'on apprend comment un jeune père, employé du tertiaire, est venu soutenir cette action :

« J’ai eu connaissance de cette manifestation par mail, explique-t-il. Je me reconnais tout à fait dans ce mouvement de protestation qui n’arrive pas par hasard maintenant. » Interrogé sur la difficulté qu’a le mouvement à s’imposer en France contrairement à l’Espagne ou aux États-Unis, il avance : « la France a sa propre dynamique de la protestation et il y a aussi les échéances électorales. A mon humble avis, si ça ne prend pas en France, c’est un peu culturel. Mais peut-être aussi qu’on sera à la remorque de ce mouvement au lieu d’être à l’avant-garde. »
En regardant ses enfants, il estime que « lorsqu’ils seront grands ce sera la guerre. C’est quelque chose qui est pressenti depuis plusieurs décennies. » Quant à la surenchère actuelle dans la politique de rigueur, il y voit « le caractère dogmatique de la théorie ultralibérale qui s’obstine dans son erreur » Toutefois, il s’interroge sur les moyens d’action. « L’action violente ne mène nulle part. Il faut imaginer d’autre moyens ». Il est rejoint en cela par Nicolas, 31 ans, qui a un master de droit international. « La mobilisation des jeunes est difficile en France car ils sont très peu politisés. Et ceux qui le sont, comme l’a montré une étude récente du Credoc, vote à droite ou à l’extrême droite. Il faut repolitiser les jeunes, leur réapprendre la politique à travers des débat comme ceux autour du vote blanc par exemple. »

 Photos piquées au tas dans l'artilce de Genevieve DAUNE-ANGLARD


http://soirmag.lesoir.be/sites/default/files/1847373563_ID2918720_9_teissier_124757_01M1QT_0.JPG

“Une année géniale pour DSK en 2011”

Alexis, Indigné du 11.11.11, se reconnaît tout à fait dans ce mouvement qui n'arrive pas par hasard maintenant. Il observe que la difficulté de mobilisation des citoyens en France, concernant le mouvement des Indignés, semblerait être d'ordre culturelle. Il est pour l'abandon de l'action violente, avis que valide également Nicolas, prennant appui sur les études d'un institut de sondage. Nicolas propose une repolitisation des jeunes autour d'une mobilisation du vote blanc pour éviter les apports de voies vers les partis politiques de droites...

Difficulté peut-être aussi à mobiliser en ce 11.11.11 car beaucoup d'appels étaient lançés sur internet:

...des illuminés appellent d’ailleurs à la prière ou la méditation et sur Facebook, plusieurs pages ont été créées. Il y a l’alarmiste, baptisée « le 11/11/11 le temps s’arrêtera définitivement », la communautaire « Mettez tous votre réveil de téléphone à 11 h 11 et puis l’ésotérique « Faites un vœu le 11/11/11 à 11 h 11 »...

Dans ce confusionnisme politique ambiant, on pourrait faire remarquer aux Indignés d'avoir choisit cette date du 11 novembre, brouillant encore un peu plus les pistes et empếchant ainsi une réelle ambition de positionnement politique. Ou alors un choix délibéré pour leur permettre de garder une neutralité apolitique...

C'est un peu le même constat que fait Eva JOLY, candidate Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, alors qu'elle venait fleurir la tombe des mutins de 1917 devant le Mur de la Paix à Paris: 

"Ils font leur mouvement d'indignés, qui est très sympathique et qui est très important, comme on le voit aux États-Unis, mais là il me semble qu'ils n'ont pas compris les enjeux, sans doute par culture politique"

Contrairement à Paris, les Indignés Stéphanois n’ont pas voulu perturber la commémoration. Ils ont précisé qu’ils n’étaient pas :

"contre cette commémoration mais contre les violences policières"

Ce qui n'a pas empéché les forces de police de continuer à lutter contre la criminalité organisée, la grande délinquance et la drogue et de protéger le pays contre la menace extérieure et le terrorisme en encadrant fermement la "flash-mob" :

 

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Les fonctionnaires informent que, la manifestation n'ayant pas été déclarée en préfecture de la Loire, les contrevenants sont passible, selon l'article 431-9 du code pénal, à 6 MOIS D'EMPRISONNEMENT ET 7 500 EUROS D'AMENDE pour :
- Participation à l'organisation d'une manifestation non déclarée ou interdite.
- Organisation d'une manifestation non déclarée.

 

Où en êtes-vous politiquement ?

Encore et toujours à se poser la question Que faire ?

"...La lutte intérieure donne au parti la force et la vitalité : la preuve la plus grande de la faiblesse du parti, c'est son amorphisme et l'absence de frontières nettement délimitées; le parti se renforce en s'épurant..."
(Extrait d'une lettre de Lassalle à Marx, 24 juin 1852.)

Allez-vous discuter d' ENGELS et L'IMPORTANCE DE LA LUTTE THEORIQUE ?

12:32 | Lien permanent | Commentaires (1) |

11/11/2011

Tarnac : une enquête sur les enquêteurs

Selon l'un des avocats de la défense du groupe de Tarnac, une instruction criminelle a été ouverte pour faux et usage de faux. Elle concerne un PV rédigé par les enquêteurs.

L'un des avocats de la défense du groupe de Tarnac a annoncé qu'une instruction criminelle avait été ouverte mercredi pour faux et usages de faux en écriture publique.

Cette instruction ouverte auprès du TGI de Nanterre s'intéresse à un PV rédigé par les enquêteurs en novembre 2008. Un juge d'instruction est chargé d'éclairer les zones d'ombres autour de ce PV, le D104.

Incohérences dans un PV

Les avocats de la défense avaient relevé des incohérences dans ce procès verbal. Celui-ci détaille la filature de Julien Coupat et Yldune Lévy, que des policiers disent avoir menée dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008. C'est cette nuit-là que le sabotage d'un caténaire sur une ligne SNCF aurait été réalisé.

Or, le PV présentait des incohérences, notamment sur la question des horaires et des distances parcourues cette nuit-là par les enquêteurs en suivant Julian Coupat et sa compagne, principaux accusés. Par exemple, la voiture des suspects aurait dû, à un moment donné, accomplir un trajet de 27 km sur des routes de campagne à la moyenne fulgurante de 160 km/h !

Une plainte avait été déposée en 2010 par les avocats.

Rappel des faits :
le 11 novembre 2008, plusieurs membres d'une communauté basée à Tarnac (Corrèze) avaient été arrêtés dans le cadre d'une enquête sur des sabotages commis sur le réseau ferré français. Plusieurs personnes - dont Julien Coupat - ont été mis en examen pour association de malfaiteurs, destructions et dégradations en relation avec une entreprise terroriste.

 

piqué au tas sur Ma Montagne.fr - 11/11/2011

13:43 | Lien permanent | Commentaires (1) |

 
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