Avertir le modérateur

05/07/2012

Gilbert Collard ou l'élégance de la veste réversible

 

Extrême gauche, gauche, droite, puis «Rassemblement Bleu Mariner» du Front national... Le parcours de Gilbert Collard donne le tournis. Après maintes pirouettes, le voici élu député d'extrême droite.

PAR JEAN-BAPTISTE MALET





Le nouveau député du Front national sur les antennes de i-Télé - Image i-Télé.


Si vous cherchez le sens du vent, il vous l'indiquera. Après trente années de militantisme politique, le 17 juin dernier Gilbert Collard savourait enfin sa  victoire  : il était élu député de la deuxième circonscription du Gard sous les couleurs du «Rassemblement Bleu Marine» soutenu par le Front national. L'avocat médiatique, élève dès l'âge de 8 ans chez les pères maristes de l'Institution Sainte-Marie à La Seyne-sur-Mer (Var), se souvient «en être sorti avec un très mauvais souvenir. Mais maintenant, un très bon. Quand on avait un contentieux avec un camarade, on devait le régler sur un ring de boxe, pendant une fête de division. Cela nous apprenait la confrontation, c'était une manière loyale de régler les conflits. Cela codifiait la violence».

Enfant d'une famille bourgeoise, il grandit au château de la Madone à Marseille. Son père, maurassien, était membre des Camelots du Roi et aurait été l'ami de Léon Daudet. «Mon père m'a fait lire Maurras, Marx, j'ai lu Bainville, Jaurès, Proudhon...» étale-t-il volontiers. Après la faculté de droit à Aix-en-Provence, il devient avocat et installe son cabinet à Marseille, un cabinet  devenu depuis une puissante machine bien rodée, éminemment lucrative, dont la vitrine est la forte teneur médiatique de «Maître Collard», toujours animateur de l'émission «Les Grandes Gueules» sur RMC, et qui, malgré son mandat de député, ne compte pas abandonner sa profession d'avocat.


Socialiste, trotskiste...

Le parcours politique sinueux de Gilbert Collard commence au Parti socialiste où, dès 1981, il entre au comité de soutien de François Mitterrand. Mais pour la présidentielle de 1988, son appui va plutôt à l'extrême gauche trotskiste, puisqu'il soutient Pierre Boussel, le candidat du Mouvement pour un parti des travailleurs (MPPT).

Filmé dans le clip de campagne de Pierre Boussel, Collard condamne à l'époque les centres de rétention pour étrangers. Sur un ton solennel, dans une archive disponible à l'INA (Institut national de l'audio-visuel), il proclame  : «Je suis ici en tant que témoin. Je crois qu'à l'heure actuelle, sans que les gens s'en rendent bien compte, les droits de l'homme sont en danger. Comme partout on cherche, sur les mécanismes de la peur et de l'inquiétude, à gagner des voix. On peut se demander si ces hommes, ces femmes, ces enfants entassés dans ces cimetières de béton, que sont les centres de rétention, et qui subissent l'expulsion comme on subit l'humiliation, ce n'est pas plus la raison d'Etat racoleuse que la justice».

Deux ans plus tard, membre du secrétariat national du MRAP (Mouvement contre le racisme), au moment où il défend un négationniste, il est exclu en même temps qu'il démissionne du mouvement. Ce qui ne l'empêche pas de soutenir les «Premières Assises en défense de l’immigration» du Comité national pour la défense des travailleurs immigrés. Fustigeant alors le «vocabulaire microbien» de Jean-Marie Le Pen, il n'est pas encore le champion de la préférence nationale frontiste. Pour autant «j'étais pro-Algérie française durant ma jeunesse» affirme-t-il, expliquant sa position par la rencontre de pieds-noirs hébergés par sa famille durant l'été 1962.


Radical et chiraquien
Cultivant une vieille rancœur contre Bernard Tapie, Collard quitte d'abord le PS en 1992 lorsque l'ancien dirigeant de l'Olympique de Marseille entre au gouvernement. Puis il soutient le RPR Hervé Fabre-Aubrespy, adversaire de Tapie aux législatives dans les Bouches-du-Rhône. En 2001, après un passage à gauche et à l'extrême gauche, Collard s'affiche clairement à droite, en étant candidat à l'élection municipale de Vichy. Battu, il ne siègera jamais au conseil municipal. En 2005, dans une interview à France Soir, il s'affirme cette fois «radical et chiraquien». Puis en 2008, de nouveau candidat à Vichy sous l'investiture Nouveau Centre, il prend une déculottée électorale et arrive troisième, en appelant à voter pour le Parti Radical de Gauche.

Trois ans plus tard, en mai 2011, il déclare sa flamme aux thèses frontistes et préside peu après le comité de soutien de la candidature d'extrême droite de Marine Le Pen. Cette fois, même s'il ne s'encarte pas, il jure être «mariniste».

 

Anarchiste de droite chez les lefebvristes
Extrême gauche, gauche, droite, extrême droite : Gilbert Collard, qui changera même de tablier en passant de  la Grande Loge de France à la Grande Loge nationale française, aura goûté à toutes les cuisines électorales. Depuis son arrivée dans le giron du FN, Collard se définit désormais volontiers comme «anarchiste de droite», une posture d'aristocrate des temps modernes, à peine voilée par la fumée bleue des cigares qu'il aime fumer.

Son premier coup d'éclat au sein du FN, ce fut à Nice, lors des journées d'été du parti, en septembre 2011. Lors de son discours, il multiplia les effets de manche et emperla petites phrases et calembours pour le bonheur des journalistes et des militants. Vingt ans après son attaque de Jean-Marie Le Pen, Collard réalisait en virtuose un acrobatique tête-à-queue rhétorique, pour balayer la poussière du passé, et rendre hommage au fondateur du FN, Jean-Marie Le Pen, qui «en pleine guerre, a quitté le Parlement où l’on parle pour aller se battre où l’on meurt». Il fut longuement ovationné.

Aujourd'hui, Gilbert Collard n'a pas non plus grand scrupule à prendre position en faveur des lefebvristes . Dans une interview donnée en décembre 2011 à la revue nationale-catholique Nouvelles de France, il affirmait : «Moi, je suis allé pour la première fois à une messe à Saint-Nicolas-du-Chardonnet : en voilà, des curés ! Ils ne doivent pas tricoter dans leur séminaire. Parce que le sermon que j’ai entendu, c’était un vrai sermon. Eux, au moins, ils savent parler aux gens. Ils ont le fond et la forme».

Concernant Gilbert Collard, on retiendra surtout la forme, élégante, que lui confère sa veste réversible. Ils sont désormais trois députés d'extrême droite (*) à siéger au Palais Bourbon, dont deux du «Rassemblement Bleu marine».

Jean-Baptiste Malet

[Article publié dans le journal français GOLIAS HEBDO, n° 243, du 28 juin au 4 juillet 2012. Republié sur RésistanceS.be avec l'aimable autorisation de son auteur et de cette publication, l'un de nos partenaires en France].

(*) Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen, pour le Front national, et Jacques Bompard, ex-dirigeant-fondateur du FN français, maire de la ville d'Orange, élu sous les couleurs de la Ligue du Sud, une formation électoraliste regroupant plusieurs tendances différentes d'extrême droite, souvent en opposition avec le parti de Marine Le Pen. 
 

Soutenez-vous aussi RésistanceS.be !

Web-journal gratuit proposé par l'Observatoire belge de l'extrême droite, RésistanceS se réalise uniquement grâce à l'apport financier de son équipe et de certains lecteurs qui lui font des dons.

Vous lisez gratuitement les articles de RésistanceS.be ! Soutenez financièrement ce service exceptionnel en versant un don sur son compte bancaire :


n° 310-1618732-82
IBAN : BE25 3101 6187 3282
Avec en communication : « Don 2012 »

D'avance un grand merci de la part de toute l'équipe de RésistanceS.be


Note de la rédaction 
Nous acceptons volontiers que nos informations soient reproduites. Nous souhaitons cependant que vous en citiez la source, en indiquant clairement qu'elles proviennent de ResistanceS.be, l'Observatoire belge de l'extrême droite.

© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 4 juillet 2012.

 

via resistance.be - 04/07/2012

15:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/07/2012

Normandie : un été sous haute tension

Préfet survolté, gendarmes nerveux, agriculteurs en colère et déboulonneurs à l’ouvrage, l’installation de la ligne à très haute tension fait des étincelles.

Alors que le chantier de l’EPR de Flamanville accumule les retards, les travaux de la ligne à très haute tension (THT) chargée d’acheminer l’électricité qu’il fournira (normalement) en 2017 ont commencé à marche forcée au début de l’année. Plus de 160 km ! Un pylône tous les 400 mètres environ ! Dans une région qui compte déjà trois lignes de 400000 volts ! Visite au pays des pylônes flambant neufs.

Pylônes 102-105 , poste de transformation de Taute. Le chantier de la ligne démarre ici, à 60 km de Flamanville. Au pied d’un pylône, une équipe d’ouvriers fait une pause. A peine l’envoyé du « Canard » leur a-t-il posé une question que surgissent les gendarmes : « Vos papiers ! » Après un contrôle d’une demi-heure, le voilà invité à déguerpir…

Pylône 108. A la suite d’un « déboulonnage » symbolique de pylône à Saint-Martin-d’Aubigny, Michel Houssin, président de l’association Marais sous tension, a été jugé le 19 juin. RTE, filiale d’EDF chargée du transport de l’électricité, demande 5000 euros de dédommagement : les 14 boulons devaient être de qualité. Tout au long de la ligne, élus et associatifs ont déposé des recours en justice par dizaines (dont six devant le Conseil d’Etat), pour des raisons sanitaires et environnementales. Les blocages s’étant multipliés, depuis fin mars le tribunal de Coutances, sur requête de RTE punit tout rassemblement sur le chantier d’une astreinte de 2000 euros par heure et par personne. Du coup, les sabotages nocturnes ont pris le relais : pylônes sciés, sacs de ciment crevés, sables dans les réservoirs des engins… Sur le chantier, RTE met les bouchées doubles pour avoir fini à la fin de l’année.

Pylône 205. Au Guislain, village de 117 habitants, c’est plus calme. « On ne peut pas s’opposer à l’Etat. L’argent est là, il faut le prendre », explique le maire. Sa commune qui reçoit cinq pylônes, touchera pas moins de 177000 euros. Rappel : la construction de la ligne coûte 200 millions ; les « mesures compensatoires » s’élèvent à 100 millions. D’où son surnom : la « ligne t’es acheté ».

Pylône 207. Une ferme de Maupertuis. « Ce qui m’intéresse, ce n’est pas l’argent, c’est la santé et le paysage ! » témoigne un éleveur qui écopera bientôt d’un pylône dans son paturage. Voilà quatre ans, les associations du coin ont fait réaliser une étude sur les rayonnements électromagnétiques qui montre, chez les riverains vivant à moins de 300 mètres d’une THT, une nette augmentation des états dépressifs, vertiges et insomnies ; le bétail, lui, souffre d’agressivité, de troubles de la croissance et d’infections mammaires. L’électricien reconnaît tacitement ces nuissances : il rachète les maisons (plus d’une centaine) se trouvant dans la bande des 100 mètres de part et d’autre de la ligne. Et, quand les éleveurs se plaignent que leurs bêtes sont malades, il leur fait signer des protocoles de recherche confidentiels. Si ça ne s’arrange toujours pas, l’électricien signe de gros chèques : en 2007, Dominique Vauprès, éleveur de bovin particulièrement remonté, a reçu plus de 74000 euros d’indemnités. «  Le plus souvent, quand un éleveur se plaint, explique Dominique Fourmont, éleveur et membre de l’association Monderbréal, RTE dépêche un véto, qui examine l’élevage et accuse d’abord le paysan de mal s’occuper de ses bêtes. » Oh, les vaches !

Pylônes 220-223. Colline de Montabot. Deux hélicoptères se relaient sur le chantier : l’un sert à monter les pylônes hauts de 50 mètres, l’autre à surveiller les regroupements d’opposants. Dimanche 24 juin, quelques 500 manifestants antinucléaires ont été dispersés par autant de CRS à coups de Flash-Ball, lacrymo et grenades. Bilan : 25 blessés.

Pylône 226. Début juin, brandissant un arrêté municipal interdisant les travaux sur sa commune, Jean-Claude Bossard, maire du Chefresne, tente de s’opposer au chantier de terrassement. Il est placé en garde à vue. Il démissionne pour protester, suivi par le conseil municipal. Ils devront être réquisitionnés pour tenir le bureau de vote lors des législatives. Cerise sur le pylône : l’association pour les espaces verts bio créée par Bossard a été privée de subventions.

Pylône 227. Vision ubuesque : des gendarmes munis de longues-vues montent la garde au somment du château d’eau du Chefresne. Loué par la municipalité aux opposants, ce bâtiment désafffecté leur servait de QG jusqu’à ce que , le 20 juin, Adolphe Colrat, préfet de la Manche, prenne un arrêté d’expulsion prétextant des « raisons de sécurité ». A 5 heures du matin, les gendarmes défoncent la porte à coup de bélier et chassent les occupants. Subtilité : l’arrêté devant être affiché en mairie avant l’expulsion, les gendarmes avaient pris soin d’aller casser la vitrine municipale au milieu de la nuit pour y glisser le document… Deux plaintes ont été déposées par le maire, l’une contre l’Etat, pour « excès de pouvoir », l’autre contre le préfet et le commandant de gendarmerie, pour destruction de biens, effraction et atteinte à la liberté de réunion.

Pylônes 547-552. Forêt du Pertre, Ille-et-Vilaine. Pas de chance, ces pylônes vont être construits sur le périmètre du captage d’eau de Vitré, 16000 habitants. Le 20 mars, l’Agence régionale de santé (ARS), décelant « un risque pour la ressource en eau », s’oppose à la construction du pylône 547, à cheval sur un drain. Une semaine plus tard, arrière toute ! L’ARS rend un avis favorable. La fée électricité fait de ces miracles… La mairie de Vitré qui a déposé un recours pour excès de pouvoir, a été débouté au nom de l’ « intérêt public ». Le plus simple serait en effet que les Vitréens déplacent leur ville.

Base d’aménagement, Saint-Martin-des-Champs. Rendez-vous téléphonique est pris avec le cerveau de la ligne THT, Jean-Michel Ehlinger. Mais l’envoyé spécial du « Canard » étant dans le coin, il décide de faire un saut au quartier général de RTE, dont une brochure vante la façon dont elle « s’inscrit dans la continuité de la concertation de terrain ». Le hic, c’est qu’il n’existe aucune adresse, juste une boite postale. Nous entrons au Grand Chien, modeste bar-pizzeria au bord de la route. Incroyable mais vrai : le QG de RTE se trouve ici même, au premier étage du bar, auquel on accède par une porte dérobée. La chargée de com’ commence par essayer de nous enfumer : « La ligne servira à l’éolien offshore… » Voyant notre scepticisme, Ehlinger met fin à l’entrevue : « RTE ne communique plus. » Décidément, le courant a du mal à passer…

Professeur Canardeau

 Le Canard enchaîné 4 juillet 2012

courriel du 04/07/2012

13:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/07/2012

Alain Bauer : « La sécurité privée a toute sa place »

alain bauer,rauffer,AB production,sécurité,SMP,privé,

Quel est la vocation de la délégation territoriale Grand Est du Conseil national des activités privées de sécurité que vous installez ce matin à Metz ?

Alain BAUER : « C’est une instance interrégionale [sur le territoire de la zone de défense, NDLR] qui a une triple vocation pédagogique, déontologique et de sanction pour les acteurs de la sécurité privée dans le Grand Est. C’est la deuxième à être installée après Rennes. Agents de surveillance, vigiles, détectives, agents de télésurveillance doivent respecter des règles dans un cadre précis, avec des agréments pour les personnels et les chefs de ces entreprises. Elle a donc aussi vocation à réprimer tous les manquements à ces règles ».

La France compte deux agents de sécurité publique (policiers, gendarmes…) pour un agent privé. Pensez-vous que l’avenir de la sécurité soit dans le secteur privé ?

« Je pense que l’avenir, c’est l’économie mixte. Comme Michel Rocard, j’ai toujours pensé que l’État n’était pas fait pour produire mais pour contrôler. Les opérateurs privés ont toute leur place dans le dispositif mais ils doivent être durablement et sérieusement contrôlés […] C’est l’exception française : contrairement à l’Europe et notamment les pays anglo-saxons, où il y a deux agents privés pour un agent public, en France, c’est bien l’inverse qui perdure ».

Gendarmes et policiers ont-ils encore toute leur place ?

« Oui, mais la question se pose pour certaines activités : faut-il un agent d’État pour surveiller la sortie des écoles, la gestion des marchés, des permanences funéraires ? La France reste un des rares pays avec une police d’État centralisée. La question, c’est : qui fait quoi sur quel territoire ? Tant qu’on ne traite pas cet enjeu, qui passe par l’intercommunalité, les services publics ne survivront pas ».

Vous êtes un expert enseignant en criminologie au Cnam, à New York et Pékin. Ensuite, vous êtes amis avec Nicolas Sarkozy mais également avec Manuel Valls, l’actuel ministre de l’Intérieur ? Comment peut-on être les deux à la fois ?

« Vous choisissez vos amis en fonction de leurs idées politiques, de leur appartenance à une secte particulière ? Moi pas ».

Que conseillez-vous à Manuel Valls pour résoudre les problèmes de sécurité en France : répression ou prévention ?

« Je n’ai pas de conseil à lui donner. Il est le gardien de la paix publique ; il doit donc tout couvrir : dissuasion, prévention, sanction. Après, chacun a sa patte personnelle. Il a, à mon sens placé, dans ses dernières déclarations, son action sous le signe de l’équilibre ».

La récente création de la section de criminologie du Conseil national des universités a provoqué des résistances fortes. Légitimes ou illégitimes ?

« La reconnaissance de la criminologie en tant que discipline a eu lieu lorsqu’une chaire [au Conseil national des arts et métiers] a été créée et à laquelle j’ai été élu. Pour le reste, il faut savoir qu’une centaine de profs de criminologie enseigne de façon clandestine ou presque. Mes collègues ont besoin d’une gestion de carrière comme les autres, voilà tout. Cette section a été créée et nous en sommes là. Bon, ensuite, tout ceci ne dérange que certaines personnes accrochées à leur pré carré ».

Propos recueillis par Alain MORVAN. 

piqué au tas sur republicain-lorrain.fr - 03/07/2012

10:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/07/2012

LA GAUCHE, LE COMMUNAUTARISME ET LE DIFFÉRENTIALISME

Par Stéphane François

La question des rapports entre la gauche et le communautarisme n’est pas une affaire récente, comme beaucoup de personnes le croit aujourd’hui. Bien au contraire. Nous distinguerons dans ce texte deux grands moments : la fin du XIXe siècle et les années post Mai 68. Ce type de discours est en fait symptomatique des thèses développées par une frange de la gauche, voire de la gauche de la gauche, qui souhaite copier les évolutions idéologiques théorisées par la Nouvelle Gauche américaine. Cette dernière en effet incarnait l’aile la plus radicale du progressisme américain. Toutefois, aux cours des années, le progressisme fut abandonné au profit d’un éloge du communautarisme et de la différence, voire d’une condamnation de l’idéologie du « Même », entrant ainsi en résonance avec une droite radicale européenne.

à lire sur FTP

11:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu