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25/11/2012

Conférence CIVITAS le 28 novembre 2012 à Strasbourg...le catho a les foies...

civitas,strasbourg,alain escada,manifestation

Un avertissement contre la manif "gauchiste et probablement LBGT" [c'est LGBT] émis par un certain "Dante" suite à l'appel à vigilance... l'enfer est pavé des bonnes intentions ?

15:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le (rap)porte-monnaie de Marine Le Pen - micro parti Jeanne

Créé en janvier 2011, "Jeanne", le microparti de Marine Le Pen a déjà servi à financer quelques opérations politiques de la candidate durant les élections cantonales. Cette discrète coquille devrait jouer un rôle pour la campagne présidentielle du FN.

En route pour 2012, Marine Le Pen a créé il y a bientôt un an son propre microparti. Il s’appelle “Jeanne”. Ses fondateurs l’ont déclaré à la préfecture de police de Paris le 18 janvier dernier. Ses statuts ont été reconnus dans la foulée par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, ouvrant la voie à des prêts et dons de personnes physiques.

Au gouvernail de cette formation, un équipage de proches de Marine Le Pen : aux postes de président et trésorier, deux amis d’étude d’Assas de la candidate, Florence Lagarde et Olivier Duguet, tandis que le mandataire financier est Steeve Briois, secrétaire général du FN et candidat à Hénin-Beaumont avec la chef du parti. Contacté par OWNI, il nous a expliqué la raison de la création du microparti :

Jeanne a réuni des fonds, notamment des prêts bancaires, à l’époque où le Front national ne pouvait pas le faire à cause des conflits financiers avec Fernand Le Rachinel.

En grandes difficultés financières et loin d’être encore renfloué par la vente de son ancien siège (le fameux Paquebot de Saint-Cloud), le Front national croulait alors sous les emprunts contractés auprès de l’affichiste historique de Jean-Marie Le Pen. Conséquence de quoi, les fonds levés ponctuellement auprès des banques s’évaporaient la plupart du temps sur les dettes électorales encore chaudes.

Aide financière aux candidats

Le père de Marine Le Pen lui-même avait eu recours au même mécanisme : malgré son nom un peu défraîchi de “Cotelec”, le microparti du président d’honneur du FN affichait en 2008 235 481 euros de “dons de personnes physiques” et un excédent budgétaire de plus de 175 000 euros (malgré plus de deux millions d’emprunt courant).

Extrait de la publication générale des comptes des partis et groupements politiques au titre de l’exercice 2008.

En dehors d’offrir un autre nom aux banques pour contracter des emprunts (là où le FN était empêché du fait de ses dettes), les micropartis offrent l’avantage de contourner la limitation de dons aux formations politiques. Plafonnés à 7 500 euros par personne, par parti et par an, les “dons de personnes physiques” peuvent se multiplier avec les formations périphériques et “clubs”. Une fois abondés, ces derniers prennent en charge une partie des dépenses de campagne du candidat ou reversent l’argent au titre de “l’aide financière à d’autres formations politiques”, augmentant ainsi les sources de financement. Steeve Briois nous a confirmé avoir reçu des dons de personnes physiques sans en préciser le montant, indiquant seulement avoir pour l’instant principalement levé de l’argent par emprunt. Sur l’avenir de “Jeanne”, il ajoute :

Jeanne est une structure politique qui a vocation à participer au débat public, puisqu’elle est reconnue comme parti. Nous verrons si elle joue ou non un rôle dans la campagne, nous en discuterons dans les semaines à venir.

Pour l’instant, le microparti de Marine Le Pen a dépensé ses premiers deniers à l’occasion des élections cantonales de 2011, une aide qu’avait déjà évoqué un confrère de l’Express dans un livre consacré à la nouvelle présidente du FN. Le mandataire financier confirme avoir soutenu les candidats estampillés FN par des prêts, “comme le fait le parti à chaque élection”. Selon Patrick Bassot, élu conseiller général du Vaucluse sous cette étiquette dans le canton Carpentras Nord, “Jeanne” a également fourni du matériel de campagne clef en main :

Pour la campagne des élections cantonales, des tracts reprenant l’argumentaire national de Marine Le Pen, que j’ai validé, nous ont été fournis par l’équipe de M. Briois. J’ai fait une campagne sur mes propres fonds a minima, quelque chose comme 5 000 euros. Je n’ai pas reçu de prêt mais le Front national m’a apporté son aide par le biais de ce matériel reprenant les thèmes de campagne de la candidate.

Interrogé à ce sujet, Steeve Briois confirme avoir réalisé des “tracts personnalisés de quatre pages, cartes postales, etc.” mais en aucun cas à titre gracieux, uniquement à l’occasion de prêts aux candidats.


Illustration : Marion Boucharlat pour OWNI.fr.

piqué au tas sur oxni.com - 25/11/2011

Jeanne, l’autre parti de Marine Le Pen

Fondée fin 2010, cette structure affiche déjà des recettes de 2 millions d’euros.

Elle a créé ce parti en toute discrétion. Alors que le Front national connaissait de graves problèmes financiers, les amis de Marine Le Pen déposaient le 9 novembre 2010 les statuts d’une structure baptisée « Jeanne », référence à Jeanne d’Arc. Installé sur la très chic avenue Victor-Hugo dans le XVIe arrondissement de Paris, ce microparti, où le nom de Marine Le Pen n’apparaît pas, a enregistré pour sa première année d’existence 1,98 million d’euros de recettes. Une jolie somme récoltée en grande partie grâce à l’argent versé par... les candidats du FN aux élections cantonales. Le système est simple : Jeanne centralise les dépenses de campagne des candidats auprès de différents prestataires (site Internet, logo, frais d’imprimerie).

Marine Le Pen espère marcher sur les pas de son père, qui possède également son propre parti, Cotelec

Et les facture ensuite à ces mêmes candidats. Avoir son propre parti offre aussi à Marine Le Pen la possibilité de faire appel aux dons de particuliers en dehors du FN. Si elle n’a récupéré que 11 500 euros en 2011, elle espère marcher sur les pas de son père, qui possède également son propre parti, Cotelec (abréviation de « cotisations électorales »). Celui-ci a drainé 2,3 millions d’euros de dons entre 2003 et 2010 et encore 240 000 euros en 2011. Grâce à cet argent, Cotelec a longtemps aidé le FN à se maintenir à flots financièrement, au point d’en devenir l’un des principaux créanciers. Courant 2011, la vente du Paquebot, le siège du FN, a permis à Cotelec de récupérer les 2,6 millions d’euros que lui devait le parti d’extrême droite. L’opération a aussi désendetté le FN – de 9,5 à 2,7 millions – et lui a fait réaliser un bénéfice de 6 millions en 2011.

piqué au tas sur parismatch.com - 25/11/2012

Frédéric Chatillon, l’imprimeur radical du Front national

 

Figure de l’extrême droite radicale, défenseur de la Syrie d’Assad et proche de Dieudonné, Frédéric Chatillon a joué un rôle majeur dans la campagne historique du Front national.

Les toutes petites lignes des tracts sont parfois aussi intéressantes que les slogans. Sur les dépliants du Front national distribués en cette période d’élection présidentielle, un numéro, en bas à droite. Ce numéro RCS (Paris B 400 363 198), qui identifie officiellement une entreprise, renvoie à une agence de communication. Pour tous les autres partis, ce numéro de société est celui d’une imprimerie (l’Imprimerie de Compiègne pour l’UMP par exemple).

Le Front national est le seul parti à faire appel à un intermédiaire officiel entre lui et les entreprises chargées de son matériel de campagne. Ces tracts, dépliants et affiches du Front national mènent tout droit à l’agence de communication Riwal. Parmi les clients de l’entreprise, la fondation Brigitte Bardot, des grosses entreprises de l’agro-alimentaire, des événements culturels, et le Front national. La société est fondée en 1995 par Frédéric Chatillon, ancien dirigeant du GUD, le syndicat étudiant d’extrême droite identifiable au rat noir qui lui sert d’emblème.

Le FN le décrit comme “un simple prestataire de services”, Marine Le Pen comme “un ami” connu à la faculté. Un camarade de beuverie, invité aux fêtes de famille. Mais l’ami de la famille joue dans les faits le rôle de conseiller en communication : c’est lui qui a organisé le voyage en Italie de la candidate à la rencontre des nostalgiques de Mussolini, comme le montre le documentaire “La Face cachée du Front national” (Canal +).

Cette proximité avec Frédéric Chatillon peut expliquer l’embarras de Marine Le Pen, lorsqu’il s’agit de s’exprimer sur la Syrie sur les ondes de France Inter il y a deux mois. En effet, le quarantenaire est surtout connu pour défendre ouvertement le régime syrien de Bachar al-Assad. Son agence prend en charge la communication du ministère syrien de Tourisme, il a contribué à lancer Infosyrie.fr, un site de “réinformation” sur le conflit syrien, domicilié à la même adresse et enregistré au nom de Riwal.

(Capture d’écran d’un article du site pixellibre.net)

Il est aussi de toutes les manifestations pro-Assad organisées à Paris.

Marié à une amie d’enfance de la candidate frontiste, Marie d’Herbais, la présentatrice du blog vidéo de Jean-Marie Le Pen, Frédéric Chatillon se rend régulièrement en Syrie et au Liban. Une photo immortalise sa rencontre avec Dieudonné et les Tlass, père et fils, fidèles du régime Assad occupant des postes importants dans l’armée syrienne. On l’aperçoit encore au procès de Dieudonné en 2009 lorsque l’humoriste avait remis le prix de l’infréquentabilité à Robert Faurisson, négationniste notoire. Proche d’Alain Soral selon Droites-extrêmes, il est également un soutien convaincu du régime iranien.

Idéologie et business

Dans le parcours de Frédéric Chatillon, l’idéologie côtoie le business : l’homme d’affaires profite largement du juteux marché du matériel de campagne du Front national. Pour les cantonales 2011, chaque candidat frontiste a reçu un courrier du micro-parti Jeanne fondé fin 2010. Une structure destinée à recueillir des fonds pour le nouveau FN de Marine Le Pen, parallèlement au micro-parti Cotelec, déjà existant mais traditionnellement attaché au nom de son père. Dans les statuts de l’association, le trésorier est Olivier Duguet, un ancien du GUD proche de Frédéric Chatillon. Cette lettre propose aux candidats un kit de campagne pour un montant d’au moins 2500 euros selon les options choisies (tracts sur l’islamisation et/ou l’insécurité par exemple) et une aide au financement par le biais d’un prêt à 6,5%. 500 candidats ont fait appel à ce prêt, pour un kit de campagne fabriqué par la fameuse agence Riwal, puisqu’on retrouve le même numéro RCS.

la suite sur lesinrocks.fr article de Laure Siegel

13:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/11/2012

Zone à défendre - site miroir

Si Jamais le site nous lâche comme l’autre jour, allez voir là-bas : http://lazad.noblogs.org/

Photos de hier et aujourd’hui ICI

Pique nique à la Chataigneraie : Les traveaux continuent à la Chataigneraie ! On vous invite tou-te-s à un pique-nique dimanche à 13h. Amenez vos outils pour continuer la reconstruction ensemble !

Point d’info permanent sur le campement établi le long de la d81 entre le lieu dit les domaines (la vache-rit) et la Rolandière.

Si vous nous rejoignez sur la zone, soyez le plus autonomes possible pour le couchage et la bouffe. Aussi venez avec une carte, des bottes voire une boussole. Il ya des barrages pour des voitures, les sacs sont fouillés et les masques à gaz quelquefois confisqués. MAIS ce possible d’y avancer à pied !!

Les trucs utiles à prendre en partant d’ici :
- Legal team : 06 75 30 95 45 : à contacter si vous êtes témoins d’arrestation, si vous êtes arrêté-e-s après votre libération
- Medix Team : 06 43 28 15 97

POINT INFO CE SOIR 20 H A LA VACHE RIT !

” HÉ VALLS, KYSTE MY ASS ! “

18:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Une étude indépendante remet en cause le projet NDDL

L’étude indépendante demandée par le collectif des élus contre l’aéroport (CeDpa) montre une nouvelle fois l’étendue de ce grand projet inutile. Quels sont les points intéressants qui soulignent les fautes dans la Déclaration d’Utilité Publique de 2008 ?

À la demande du collectif d’élus opposés au projet de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, un cabinet d’études européen indépendant nommé CE-Delft a analysé la solidité économique de l’étude menée lors de la Déclaration d’Utilité Publique ; puis comparé les deux projets,  le réaménagement de l’aéroport Nantes Atlantique et la construction du nouvel aéroport.

Des procédures administratives incohérentes

Une Déclaration d’Utilité Publique (DUP) a été décrétée en février 2008 suite à une enquête publique qui présente de nombreuses zones floues. Lors de l’enquête publique, 80 % des contributions faites aux sept enquêteurs étaient opposées au projet. Cependant, l’enquête s’est quand même avérée positive pour déclarer une DUP. Sur les sept enquêteurs qui ont fait le travail, deux ont abandonné leur position avant la fin de la commission d’enquête. L’enquête amenant à la DUP n’a donc été signée que par cinq enquêteurs. En 2010, les enquêtes parcellaires ont continué et en 2011 la concession de ce futur aéroport a été donné à Vinci. En juin 2012, les enquêtes sur la gestion des eaux et les zones humides seront lancées et avant 2014 les études environnementales, foncières et archéologiques.
Lors de la DUP, l’ACIPA a déposé cinq recours au Conseil d’Etat pour annuler la procédure. Ils ont été rejetés sans motivation. Afin de poursuivre les recours juridiques, la Cour européenne des droits de l’Homme a été saisie par l’ACIPA en 2010. La Cour européenne a pour traiter la demande et faire en sorte que l’État français motive ses rejets. Parallèlement, trois recours sont en cours depuis la publication du cahier des charges au Tribunal Administratif de Nantes. Tous les recours ne sont pas suspensifs.
Par ailleurs, le projet était condamné par le Grenelle de l’environnement en 2007 qui dans ses lois ne prévoyait  pas d’augmentation de capacité aéroportuaire. Le projet Notre Dame Des Landes est multiplié par trois. Jean Marc Ayrault et François Fillon ont fait pression disant que cet aéroport serait le premier aéroport HQE et qu’il n’était ici que question de transfert, donc le projet de NDDL ne rentre pas dans le cadre des lois du Grenelle.

Entre pressions et soutiens politiques, les choses bougent

Le projet est aujourd’hui compris partout en France mais également en Europe. En 2009, le CeDpa a été créé. il regroupe 1000 élus opposés au projet, 500 élus des Pays de Loire et 500 élus de la France entière. En 2011, ils se sont constitués en association pour financer l’étude indépendante publiée depuis le mois d’octobre dernier. Il entend bien faire pression pour faire bouger les politiques. L’ACIPA quant à elle regroupe 42 associations, partis et syndicats qui se réunissent tous les mois. Des comités de soutiens se développent partout en France et un collectif de pilotes de Nantes Atlantique a rejoint le mouvement. Tous travaillent avec des géographes à dénoncer le projet et mettre en avant une « métropolisation » à outrance. De plus en plus d’actions sont organisées, des installations de jeunes en maraîchage entendent bien rester sur la commune et une opération « citoyens vigilants » est mise en place depuis trois ans. Il s’agit de deux personnes par jour qui stationnent devant les bâtiments importants de Nantes : la préfecture, le siège du Parti Socialiste, de l’UMP, le CG…

L’argument de la saturation de Nantes Atlantique ne tient pas

Michel Tarin explique qu’« au niveau des passagers il y a bien une augmentation du trafic. Depuis 2004, notamment l’arrivée des compagnies low-cost, on est à 3,3 millions de passagers par an ». Néanmoins ce qui sature un aéroport ce n’est pas le nombre de passagers mais le nombre de mouvements c’est dire de décollages et d’atterrissages. Nantes Atlantique stagne à ce sujet depuis dix ans. « Ce sont les avions qui aujourd’hui sont plus remplis qu’avant puisqu’en 10 ans on est passé de 40 à 80 passagers par avion » ajoute-t-il. La particularité de Nantes Atlantique a été qu’il y a eu une augmentation très importante des vols charters vacances, c’est une des principales plateformes qui accueillent le plus d’évolution dans ce sens-là.
À ce propos, l’étude du cabinet CE-Delft propose un comparatif des aéroports. En surface, l’aéroport de Nantes avec ses 320 ha est dans la moyenne internationale, sa piste de 2 900 m de long est la même que celle de l’aéroport de San Diego aux États unis. Sur ces pistes qui font la même taille, on traite à San Diego 223 000 mouvements annuels alors qu’à Nantes on traite à ce jour  42 000 mouvements. San Diego traite 17 millions de passagers par an quand Nantes Atlantique peine à traiter 3,3 millions de passagers. Michel Tarin explique « La longueur de piste par ailleurs ne veut pas dire grand-chose. À Gatwick, le deuxième aéroport de Londres, la piste fait 3 200 m, et bien un A380 ne peut pas décoller sur une piste a pleine charge. On y traite pourtant 280 000 mouvements avec 35 millions de passagers par an sur 270 ha ». Nantes Atlantique peut accueillir encore jusqu’à 200 000 mouvements, même si ce n’est pas souhaitable, sans problème technique majeur. Il ajoute que le projet de Vinci à Notre-Dame-des-Landes, aujourd’hui modifié par rapport au projet initial, compte deux pistes de 2 900 m qui ne pourront pas accueillir d’A380. Souhaitons nous refaire un aéroport à l’identique qui ne sera de toute façon jamais un grand hub intercontinental ? NDDL nécessite 940 ha pour la plateforme aéroportuaire, mais la DUP compte 1 650 ha. Ce sont plus de 2 000 ha de terres agricoles qui sont menacés !

la suite ici

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23/11/2012

Élément de langage à NDDL - VALLS l’hygiéniste en guerre totale...

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piqué au tas sur lemonde.fr - 23/11/2012

15:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/11/2012

La domination policière - Introduction : Enquête sur un champ de bataille

mathieu rigouste,David Harvey,Patrick Bruneteaux,Peter Manning,Howard Zinn,éditions Agone,édition La Fabrique,Rafik Chekkat,Fabien Jobard,Richard Ericson,Jerome Skolnick,Richard Kania, Wade McKey,


Depuis la fin du xxe siècle, les grandes puissances impérialistes sont entrées dans une nouvelle phase de conquêtes à l’extérieur mais aussi à l’intérieur de leurs frontières[1]. Les différentes formes de misère, les inégalités socio-économiques et les révoltes populaires s’étendent et se multiplient. Dans le même temps, le contrôle, la surveillance et la répression sont devenus des marchés très profitables. Il existe des liens structurels entre ces phénomènes et les transformations des violences policières.

 

La police est un appareil d’État chargé de maintenir « l’ordre public » par la contrainte. Elle est organisée rationnellement pour produire de la violence. Les études focalisées sur ce que l’on appelle des « violences illégitimes » ou « illégales », des « bavures » et des « accidents » n’observent qu’une partie du phénomène. Elles insistent sur le fait que la police tente de réduire le risque de tuer dans les sociétés qu’elles appellent « démocratiques[2] », que les agents de la force publique travaillent à contenir leur violence et que la brutalisation physique ne représente qu’une exception. Ces observations ne permettent pas de comprendre l’impact et les effets sociaux de comportements peut-être minoritaires dans la vie d’un policier, mais qui structurent profondément la vie de ceux qui les subissent quotidiennement et de plein fouet. Elles masquent aussi le système général des violences symboliques et physiques provoquées par l’activité policière. Les rondes et la simple présence, l’occupation virile et militarisée des quartiers, les contrôles d’identité et les fouilles au corps, les chasses et les rafles, les humiliations et les insultes racistes et sexistes, les intimidations et les menaces, les coups et les blessures, les perquisitions et les passages à tabac, les techniques d’immobilisation et les brutalisations, les mutilations et les pratiques mortelles ne sont pas des dysfonctionnements ; il ne s’agit ni d’erreurs, ni de défauts de fabrication, ni de dégâts collatéraux. Tous ces éléments sont au contraire les conséquences de mécaniques instituées, de procédures légales, de méthodes et de doctrines enseignées et encadrées par des écoles et des administrations. Même les meurtres policiers sont pour une grande partie des applications d’idées et de pratiques portées par les différents niveaux de la hiérarchie policière et politique. Le mot « police » à lui seul contraint chaque fois qu’il est prononcé et par sa seule existence. Toute la police est violence jusque dans ses regards et ses silences.

Personne n’écrit de nulle part. Une enquête est déterminée par la position de l’enquêteur dans la société, par la perspective depuis laquelle il regarde et s’exprime. Lorsqu’il se présente comme « neutre » ou « extérieur » au monde qu’il étudie, il masque cette situation, les privilèges qu’il retire de l’ordre existant, les connivences qu’il peut entretenir avec lui et l’intérêt qu’il peut avoir à ne pas le changer[3]. Il faut savoir d’où parlent les enquêteurs et ce qui motive leurs recherches.

J’ai vu évoluer la domination policière dans les quartiers populaires en habitant vingt-six ans à Gennevilliers, une banlieue ouvrière de Paris classée par l’État au répertoire des « zones urbaines sensibles ». J’ai pu observer d’autres transformations dans les divers mouvements de luttes sociales auxquels j’ai participé depuis la fin des années 1990. Je suis le fils unique d’une institutrice de maternelle qui m’a élevé seule en HLM. Mes grands-parents étaient ouvriers mais je n’ai jamais manqué de ce qui nous semblait être le minimum nécessaire pour
vivre dignement. Il y avait des livres et de quoi dessiner dans notre appartement et l’enchevêtrement de toutes les misères et de toutes les solidarités en bas des bâtiments. J’ai ainsi été confronté de près aux formes les plus grossières et les plus subtiles, les plus tragiques et les plus iniques de l’exploitation économique et des inégalités socioracistes en France. J’ai vu fonctionner chaque jour les stigmatisations et les discriminations institutionnelles, les manières de trier et de gérer les habitants des quartiers selon leurs corps. J’ai ressenti les différents types d’impacts de la police et de l’argent sur les formes de vie populaires.

la suite sur etatdexeption.net

19:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

soutien au rappeur Saïdou et au sociologue Saïd Bouamama

Le rappeur Saïdou du groupe Z.E.P (Zone d’expression populaire) et le sociologue et militant Saïd Bouamama ont été mis en examen pour « injure publique » et « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » sur une plainte de l’Agrif, un groupe d’extrême droite nostalgique de l’Algérie française. En cause, un ouvrage et une chanson du même nom, Nique la France, qui assènent en refrain :

« Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes / Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes. »

Comme des millions de gens à travers le globe ces dernières années, les deux auteurs ont attaqué le colonialisme et le système capitaliste et impérialiste. Comme beaucoup d’entre nous, ils dénoncent une idéologie toujours très en vogue : le racisme, sous ses formes les plus courantes mais aussi les plus décomplexées. Comme de nombreux habitants des quartiers populaires, ils ont crié leur colère contre les inégalités, les discriminations et la justice à double vitesse.

la suite ici

16:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

BERNHARD SCHMID: Der Prozess gegen die französische Tarnac-Gruppe

Eine peinliche Affäre

Der Prozess gegen eine Gruppe angeblich »anarchistisch-autonomer Terroristen« in Frankreich droht nach vier Jahren zu platzen. Nicht zuletzt, weil der britische Spitzel Mark Kennedy auch in diese sogenannte Tarnac-Affäre verwickelt ist.

VON BERNHARD SCHMID


Bei James Bond sieht das alles viel besser aus: Selbst 20 französische Polizisten von der für »terroristische« Straftaten zuständigen Geheimabteilung waren offenbar nicht in der Lage, einem Auto auf nächtlicher Fahrt zu folgen, unter dem sie wohl eine GPS-Sonde angebracht hatten. Und dann kommt noch heraus, dass sie einem britischen Spitzel auf den Leim gegangen sind. Es geht bei der bereits vier Jahre andauernden sogenannten Tarnac-Affäre um eine Gruppe angeblich »anarchistisch-autonomer Terroristen«. Die Anwälte der Verteidigung stellten am 6. November neue Beweisanträge und forderten, ihnen möge endlich »die vollständige Akte der polizeilichen Nachrichtendienste«, statt wie bisher nur ausgewählte Auszüge, auf den Tisch gelegt werden. Am 12. November sprach sich der als »Rädelsführer« präsentierte Angeklagte Julien Coupat in Paris vor etwa zehn ausgewählten Journalisten aus, wo er – wie Le Monde formulierte – »auftauchte, um sich besser zurückzuziehen« und seinen Rückzug aus dem um ihn veranstalteten Medienrummel anzukündigen. Am 14. November folgte eine Pressekonferenz der Anwälte mit prominenter Besetzung in den Räumen des französischen Parlaments.

Die Tarnac-Affäre, die inzwischen in mehreren französischen Medien als »Staatsaffäre« gilt, nahm offiziell am 11. November 2008 ihren Anfang. An jenem Tag, der in Frankreich wegen des Gedenkens an das Ende des Ersten Weltkriegs ein gesetzlicher Feiertag ist, verhafteten 250 Polizisten frühmorgens in dem im französischen Zentralmassiv gelegenen Dorf Tarnac mehrere Mitglieder einer Landkommune, die dort einen Lebensmittelladen unter dem Namen »Magasin Général« betrieben. Bereits um 8.32 Uhr veröffentlichte das Pariser Innenministerium siegessicher ein Kommuniqué dazu. Gleichzeitig gab es polizeiliche Zugriffe in Rouen und Paris. Insgesamt 20 Personen wurden festgenommen, von denen neun in Haft behalten wurden. Einige kamen nach drei Wochen wieder frei, ihr angeblicher »Rädelsführer«, Julien Coupat, blieb hingegen weitere sechs Monate in Untersuchungshaft. Vorgeworfen wurde den Festgenommenen, vier Tage zuvor Sachschäden an Bahnlinien angerichtet zu haben, sie sollen Oberleitungen mit Hakenkrallen heruntergerissen haben. Auf den Schnellzugstrecken im Einzugsbereich Paris kam es damals deswegen zu ein- bis zweistündigen Verspätungen.

Später stellte sich heraus, dass die vermeintlich oder tatsächlich »anarchistisch-autonom« orientierten Personen, die festgenommen worden waren, offenbar nichts mit den Sabotageakten zu tun gehabt hatten. Denn im November 2008 traf bei der taz ein Bekennerschreiben von Atomkraftgegnern ein, die sich zu den Hakenkrallenanschlägen bekannten. Sollte dies stimmen, dann standen die Anschläge im Zusammenhang mit einem geplanten Castor-Transport vom französischen La Hague nach Deutschland sowie mit dem vierten Todestag von Sébastien Briat. Der junge Atomkraftgegner war am 7. November 2004 von einem Zug überrollt worden, nachdem er sich – ebenfalls aus Protest gegen einen Atommülltransport – an eine Schiene gekettet hatte
.

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21/11/2012

Affaires Tarnac, Merah et Karachi : les Verts demandent une commission d'enquête

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Qu'est ce que c'est que ce foutoir mon p'tit Bernard ? ... Quelqu'un m'a accroché une casserole aux fesses c'est très vilain !

 

Le groupe Ecologiste a annoncé mardi qu’il utiliserait son droit de tirage, pour obtenir la mise en place une commission sur les dysfonctionnements des services de renseignement dans les affaires Merah, Karachi et Tarnac.

 

Cette commission d’enquête, constituée de 30 députés représentants tous les groupes à l’Assemblée nationale, devrait être mise en place fin janvier pour entamer ses travaux début février, a précisé le député EE-LV Noël Mamère, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.

«Il ne s’agit pas d’une commission parlementaire ciblée sur une seule affaire», a indiqué Noël Mamère. Elle «va s’intéresser à l’action des services de renseignements» sur la surveillance de «mouvements radicaux armés», a-t-il poursuivi en citant les affaires Merah, Karachi et Tarnac. Il a en outre espéré que les députés PS et radicaux de gauche s’associeraient à la demande de commission des Verts. Jusqu'à présent un seul député socialiste, Gérard Bapt, s’est associé à cette initiative.

Selon la proposition déposée sur le bureau de l’Assemblée, la commission d’enquête vise à examiner «le fonctionnement des services de renseignement français dans le suivi et la surveillance des mouvements radicaux armés, et notamment des filières jihadistes existant sur le territoire français».

La mise en place d’une commission a été demandée par les avocats des familles des victimes de Mohamed Merah qui s’interrogent notamment sur les failles de la DCRI dans la surveillance du tueur au scooter de Toulouse et Montauban. La demande est actuellement examinée par la chancellerie qui doit vérifier si une instruction est en cours, une commission d’enquête ne pouvant être mise en place sur des faits qui font l’objet d’une enquête judiciaire en cours.

En cas d’utilisation du «droit de tirage», qui permet à chaque groupe de demander une commission d’enquête par session ordinaire, l’inscription à l’ordre du jour de la demande est de droit. Mais, la demande de création de la commission peut cependant être rejetée par un vote négatif des trois cinquièmes des membres de l’Assemblée lorsqu’elle est examinée en séance publique.

Une mission d’information sur les services de renseignement, qui se déroule à huis clos sous la houlette du président de la commission des Lois Jean-Jacques Urvoas (PS), est actuellement en cours. Elle doit remettre ses travaux en mars 2013.

(AFP)

piqué au tas sur libe.fr - 21/11/2012

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20:11 | Lien permanent | Commentaires (3) |

Tarnac - le Nouvel Obs enfume... ou quand Toscer se prend pour Glenn Beck...

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La presse papier est à bout de souffle... c'est peut-être ce qui pousse le Nouvel Obs, via O. Toscer, a gonfler ses ventes avec les anarcho-totonômes, le décompléxé Christophe Barbier ayant déja misé sur l'anti-islamisme de masse via l'Express...

15:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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