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21/11/2010

Le nouveau concept stratégique de l'Otan : Adieu taliban, Bonjour bouclier antimissile

EADS, MBDA et Thales veulent profiter de la nouvelle doctrine de l'Otan

 

Les 28 Etats membres de l'Otan se retrouvent demain à Lisbonne. Ils vont faire de la défense antimissile une nouvelle mission collective de l'Alliance. EADS, MBDA et Thales espèrent en tirer profit. Mais Paris n'a pas les moyens de les soutenir face aux Américains.

La période de rodage aura été de courte durée pour Alain Juppé. A peine nommé, le nouveau ministre de la Défense a rendez-vous demain à Lisbonne pour l'un des plus importants sommets de l'Otan de ces dernières années. Outre une restructuration de ses effectifs, l'Alliance atlantique doit entériner une nouvelle doctrine, la dernière datant de 1999, pour faire face aux nouvelles menaces.

A ce titre, le maire de Bordeaux a dû se plonger en accéléré dans l'un des dossiers les plus complexes du moment, celui du bouclier antimissile. Avec, en filigrane, la question des intérêts industriels français dans un domaine où les Américains ont pris une énorme longueur d'avance.

Fruit d'une réflexion de plusieurs mois menée sour l'égide de Madeleine Albright, l'ancienne secrétaire d'Etat américaine, la nouvelle feuille de route de l'Otan va faire de la défense antimissile une de ses nouvelles missions collectives. Les 28 Etats membres sont d'accord pour se doter d'un système de protection contre des missiles qui viseraient le territoire de n'importe lequel d'entre eux, d'où qu'ils viennent.

Sur ce chapitre, trois industriels européens comptent bien apporter leur pierre à l'édifice : EADS, au travers de sa filiale spatiale Astrium, le missilier MBDA et, au milieu, Thales, partenaire des deux premiers avec ses radars et ses systèmes de communication.

A défaut d'être parfaitement alignés, les trois industriels sont au moins d'accord sur un point : faute d'arriver à imposer sa technologie, l'Europe n'aura d'autre choix que de passer par les fourches Caudines américaines. « Si les pays européens ne participent pas a minima au futur bouclier antimissile, alors les Américains apporteront tout, nous le feront payer, et nous n'aurons aucun contrôle sur la facture, sans aucune retombée industrielle » , affirment-ils en substance. L'enjeu est d'autant plus important que MBDA et Thales comptent bien profiter de la nouvelle doctrine de l'Otan pour combler un trou dans leurs offres à l'export.

Pour simplifier, il existe deux types de menaces. La première englobe les missiles qui, une fois tirés, ne montent pas à plus de 20 kilomètres d'altitude, pour une portée de 3.000 kilomètres maximum. Cette menace, l'Otan la traite déjà au travers de la première phase du programme « active layered theater balistic missile defense » (ALTBMD), destiné à protéger les troupes en opération. La France y contribue à deux niveaux : le système de commandement des opérations aériennes confié à TRS, une coentreprise Thales-Raytheon, et les missiles d'interception, au travers des Aster de MBDA.

Deux solutions concurrentes

Ce qui se décidera ce week-end à Lisbonne doit logiquement enclencher la seconde phase du programme ALTBMD, celle devant traiter des missiles de plus longue portée et qui flirtent avec les hautes couches de l'atmosphère, voire qui font un saut dans l'espace avant de frapper leur cible. Pour Paris, la meilleure réponse à cette menace balistique (que très peu de pays maîtrisent à ce jour) reste la dissuasion nucléaire.

Les industriels, eux, veulent aller plus loin, et proposent deux solutions concurrentes. La première, poussée par MBDA consiste en une évolution de l'Aster pour qu'il puisse monter jusqu'à 80 kilomètres d'altitude. Le problème, c'est qu'il en coûterait entre 2,5 et 3 milliards d'euros. Hors de portée de la loi de programmation militaire actuelle. Le missilier devra se contenter de 10 à 15 millions par an d'études amont financées par la DGA. Mais qui dit évolution de l'Aster dit aussi nouveau radar d'alerte, sans lequel le futur Aster reste aveugle. Selon Thales, il y en a pour 200 millions, une somme que Paris n'a pas prévu d'avancer pour l'instant.

La seconde solution pour contrer la menace balistique consiste à développer un intercepteur exo-atmosphérique capable de détruire un missile dans l'espace. Astrium, qui fabrique les fusées Ariane et les missiles nucléaires, s'estime compétent pour le faire. Il faudrait consacrer 50 millions d'euros par an pendant cinq ans pour en faire la preuve, assure la filiale d'EADS. Le problème, là encore, est que la loi de programmation militaire actuelle n'a rien prévu de tel, conformément d'ailleurs au Livre blanc de la défense.

ALAIN RUELLO


Ce que dit le livre blanc de la défense
Nicolas Sarkozy a beau affirmer que la France participera au bouclier antimissile poussé par les Américains, reste à confirmer avec quelles ambitions. A ce jour, la seule référence officielle est le Livre blanc de la défense de 2008. Celui-ci reprend à son compte le risque de prolifération balistique. Mais il estime que la prévention et la dissuasion nucléaire demeurent les premières protections. Viennent ensuite des capacités de détection et d'alerte avancée au travers de satellites ou de radars à très longue portée. Un milliard d'euros a été prévu d'ici à 2020 pour cela. Rien, en revanche, pour un système de défense actif

piqué sur les echos.fr - 21/11/2010

http://3.bp.blogspot.com/_V2GF7zO6_M8/TMmcW_Hs4JI/AAAAAAAACzM/BmD07wNKF50/s1600/alien-hand-5.jpg

13:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Lisbonne - L'Otan signe pour le bouclier antimissile

09:14 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/11/2010

Le concept de « guerre au milieu des populations » - Sir Rupert Smith

Extrait :

La victoire militaire n’est donc pas l’issue souhaitée ?

 

Les guerres ne sont plus livrées aux mêmes fins que dans le passé. Les objectifs concrets, « matériels », simples et destructeurs des guerres industrielles sont remplacés par des objectifs plus « immatériels » et plus malléables. Le but est désormais de modifier les intentions, d’exercer un effet dissuasif, ou de mettre en place un environnement sûr et sécurisé. Dans la guerre industrielle, les adversaires cherchent à résoudre directement, par la force militaire, la confrontation politique qui l’a provoquée. Dans la guerre au sein de la population, la force militaire ne résout pas la confrontation de cette manière. L’utilisation de la force contribue seulement – de manière positive ou négative – aux efforts déployés par l’un ou l’autre camp pour prévaloir dans le choc des volontés et, ainsi, déterminer l’issue de la confrontation.

 

la suite ici PDF

21:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/11/2010

La contre-insurrection qui vient ...

Quelques écrits de penseurs-théoriciens tendance "françois qui se touche" de l'autre théâtre de l'invisible :

 

La contre-insurrection, dans l’incapacité de se fixer sur un point fixe, un horizon politique préalablement défini, un effet final recherché, est alors condamnée à bégayer ad nauseam ses succès tactiques, aussi payants sur le court-terme qu’ils mèneront à l’échec sur le long terme, tandis que la roue des théories, animée par une folle dynamique d’autoréplication, continuerait de tourner à vide.

C’est le travail de Sisyphe du micromanagement du champ de bataille, l’enfermement dans une « stratégique de tactiques » et son appareil dantesque de metrics, d’indicateurs de performance qui visent à évaluer l’évolution de la situation district par district, habitant par habitant, jusqu’à l’épuisement, jusqu’à ce que les statistiques viennent saturer le réel, sans permettre d’anticiper les coups de l’ennemi.

 

[PDF] Faut-il brûler la contre-insurrection

http://www.doctormacro.com/Images/Posters/A/Poster%20-%20Apocalypse%20Now_27.jpg


 

11:59 | Lien permanent | Commentaires (3) |

09/11/2010

Le livre blanc, le "continuum" sécurité - défense et la disparition des "frontières" entre les menaces...

 

Finie la frontière entre sécurité et défense. Dorénavant pour capter les marchés, les industriels de l’armement comptent vendre les mêmes équipements aux militaires et aux civils. Le journal de l’Intelligence économique explique comment les anglo-saxons font des affaires avec le concept de Continuum Sécurité défense.

Une foule mixte de civils et de militaires…A Eursatory, le premier salon de l’armement terrestre qui s’est tenu du 14 au 17 juin dernier près de Paris, les visiteurs civils étaient bien plus nombreux que les militaires. Pour cause : les budgets de l’armée stagnent, pour ne pas dire diminuent. L’industrie de la défense a alors du trouver d’autres sources de financement. Cette année, Eurosatory a misé sur un nouveau concept : le Continuum sécurité défense, c'est-à-dire, des équipements pouvant servir à la fois aux civils et aux militaires.

Christian Mons, le PDG de la marque Panhard présente, par exemple, des modèles de PVP (« petit véhicule protégé ») en beige-kaki pour la version armée et en bleue pour la version gendarmerie : « Dans certains cas, les gendarmes sont confrontés à des situations comparables à celles de l'armée, donc ce PVP leur permet d’être protégé au même titre que s'ils employaient des véhicules militaires stricto sensu », explique-t-il.

Pour les tenues de protection des forces de l’ordre, même combat : seuls les couleurs changent. Le PDG de la société Protecop, Jérome Le Carpentier, explique comment il a gagné le marché de la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud : « C'est la qualité. On n’a pas la réputation d’être bon marché, ces matériels-là sont chers. Il y a des brevets dessus. Toute cette recherche et développement, ça se finance.», affirme-t-il.

Une stratégie qui marche, les Français ont pu battre les anglo-saxons sur ce marché. « Les Américains, en matière de contrôle de foule et de maintien de l’ordre, ne savent pas faire du tout. Et leurs équipements sont à la mesure de leur non savoir-faire en la matière », ajoute Jérôme Le Carpentier. Pourtant, les Américains parviennent à capter les meilleurs marchés dans ce fameux Continuum défense sécurité. Les Etats-Unis sont le plus gros fournisseur de l’ONU. En 2008, ils ont vendus pour plus de 744 millions de dollars de prestations essentiellement de sécurité à l’ONU, sur un total d’environ 3 milliards. En comparaison, la Grande Bretagne et la France font sept fois moins bien que Washington…

Comme le demande Claude-France Arnould, Directrice de la planification civilo-militaire, au Conseil de l’Union Européenne, les concurrents européens sont fortement incités à travailler ensemble et à développer des passerelles entre les programmes civiles et les programmes militaires, à l’instar des Etats-Unis. (Hermine MAUZÉ)

piqué au tas chez www.france24.com

en pluche :

Article 431-3
En vigueur depuis le 7 Août 2009
Modifié par LOI n°2009-971 du 3 août 2009 - art. 5.

Constitue un attroupement tout rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de troubler l'ordre public.
Un attroupement peut être dissipé par la force publique après deux sommations de se disperser demeurées sans effet, adressées par le préfet, le sous-préfet, le maire ou l'un de ses adjoints, tout officier de police judiciaire responsable de la sécurité publique, ou tout autre officier de police judiciaire, porteurs des insignes de leur fonction.

[PDF]

La protection du territoire national par l'armée de Terre


 

20:37 | Lien permanent | Commentaires (1) |

07/11/2010

Quand AREVA et le lobby du nucléaire décide de faire passer les trains Castor dans les villes...

Les déchets nucléaires sont passés en ville

 

Le convoi transportant des déchets nucléaires vitrifiés à l'usine Areva de la Hague vers l'Allemagne, attendu hier à Hoenheim et Lauterbourg, a vu son itinéraire modifié en dernière minute. Le train est finalement passé en pleine ville de Strasbourg et a passé la frontière à Kehl.

Les manifestants antinucléaires n'auront jamais vu les « Castor » (*). Alors qu'une soixantaine de personnes attendaient hier matin à Hoenheim le passage des onze conteneurs de déchets nucléaires à destination de l'Allemagne (DNA d'hier), le train parti la veille de Valognes (Manche) est finalement passé par Strasbourg pour franchir la frontière sur le pont de Kehl peu avant 14 h. « Incroyable qu'un convoi d'une telle dangerosité passe en pleine ville »  Après avoir été bloqué plusieurs heures ...

Aurélien Poivret (avec S.G.)

piqué sur dernouf.fr -07/11/2010

 

Le train de l’enfer détourné par Kehl-am-Rhein: photos et vidéos Feuille de Choux


Train de l'enfer à Kehl-am-Rhein
envoyé par f-de_c.

La suite sur Feuille de Choux

 

Le train nucléaire n'a pas sifflé à son passage

 

 

Le train nucléaire n'a pas sifflé à son passage

Publié le dimanche 07 novembre 2010 à 07H21

REIMS (Marne). Dévié au dernier moment, le train de déchets radioactifs a traversé incognito, hier en fin  de nuit, les agglomérations de Reims et Châlons- en-Champagne.   Aucun manifestant  pour l'accueillir.

LE coup d'intox d'Areva a parfaitement fonctionné. En décidant de changer au dernier moment l'itinéraire de son convoi de déchets radioactifs, le groupe nucléaire s'est offert un passage tranquille dans la Marne. Aucun manifestant pour l'accueillir. « Combien de Rémois étaient au courant qu'un train radioactif passait cette nuit près de chez eux ? » s'interroge Ken*. « Pratiquement aucun ! »
Ken faisait partie des initiés. C'est l'un des rares témoins du passage à Reims du convoi de déchets radioactifs parti de Normandie pour l'Allemagne (lire aussi en page Monde). Il a filmé la scène et posté sa vidéo de 59 secondes sur le site YouTube.
Le club des cinq
Le jeune homme se décrit comme un « simple citoyen » sensibilisé au sujet du nucléaire. Il n'a même pas veillé spécialement dans l'attente du train.
« Je suis quelqu'un qui a du mal à dormir. J'étais encore debout, à 2 heures, quand j'ai appris sur le réseau Twitter que le trajet avait été modifié et que le convoi passerait par Reims. J'ai prévenu quelques amis avec lesquels j'ai des affinités sur les questions d'écologie. Grâce à Twitter, on a pu suivre la progression du convoi en temps quasi-réel. C'est comme ça que nous avons su vers quelle heure il arriverait à Reims. »
Accompagné de quatre camarades, Ken s'est posté vers 4 h 30 le long du boulevard des Tondeurs, près du pont de Bétheny. « On s'est mis dans un recoin pour rester discrets. On avait repéré des policiers et on avait peur d'être importunés s'ils nous voyaient. C'étaient des agents de la brigade anticriminalité. Ils faisaient des allers et retours pour vérifier si personne n'allait sur les voies. Ce n'était pas notre intention. »
Un wagon rempli de CRS
Autrefois, lors du passage de précédents convois, Ken a participé à des envahissements de voies ferrées mais depuis la mort de Sébastien Briat, militant antinucléaire mortellement percuté en 2004 lors d'une action de blocage en Moselle, « il est pour moi hors de question d'approcher les trains ».
« C'est trop dangereux. De toute façon, nous savons bien qu'il y aurait eu un service d'ordre pour nous empêcher l'accès. Le but de notre présence était d'avoir quelques images d'un convoi hautement dangereux qui passe à quelques centaines de mètres de milliers de personnes, pour alerter l'opinion et la sensibiliser aux risques de tels convois. »
Postés dans leur recoin, Ken et ses camarades n'ont patienté qu'une vingtaine de minutes. « Le convoi est arrivé à 4 h 48. Il n'était pas précédé d'un hélicoptère, comme ailleurs sur le trajet. Nous avons vu défiler les conteneurs blancs. Le train n'allait pas vite. A la fin, il y avait un wagon éclairé rempli de CRS. Dommage que nous n'étions pas sur le pont. J'aurais mieux filmé. J'ai couru pour me rapprocher mais il était trop tard. » Le convoi avait déjà disparu dans la nuit, direction Châlons-en-Champagne. Arrivé à 5 h 50, il a observé un arrêt dans la gare préfecture, avant de quitter la Marne pour la suite de ses aventures.
F.C
* Anonymat demandé sous ce pseudonyme.

piqué sur www.lunion.presse.fr - 07/11/2010

11:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/11/2010

Programme 144 « Environnement et prospective de la politique de défense »

Commission de la défense nationale et des forces armées
Mercredi 13 octobre 2010
Séance de 17 heures
Compte rendu n° 9


Extraits :

M. Michel Voisin, président.

Nous nous retrouvons pour entendre M. Michel Miraillet, directeur chargé des affaires stratégiques au ministère de la défense.

Je vous prie d’excuser l’absence du Président Guy Teissier, qui est en ce moment reçu par le Premier ministre sur l’affaire des otages.

Vous allez, monsieur le directeur, nous exposer les grandes lignes du programme 144 « Environnement et prospective de la politique de défense », dont vous êtes responsable.

Vous aviez, l’année dernière, présenté de façon tout à fait précise et complète l’action de la délégation aux affaires stratégiques. Je voudrais, s’agissant des actions du programme 144, que vous mettiez surtout l’accent sur celle qui concerne la recherche et l’exploitation du renseignement intéressant la sécurité de la France, car les événements récents au Sahel, comme les inquiétudes actuelles sur une résurgence des attentats terroristes, nous montrent l’importance de ce volet.
pour info :[Le PMG8  "volet bilatéral" - Lancé sous l'impulsion des États-Unis par le G8 au Sommet de Kananaskis des 26 et 27 juin 2002, le "Partenariat mondial de lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes", également appelé partenariat mondial du G8 contre la prolifération (PMG8) rassemble un ensemble de programmes et de projets multilatéraux et/ou bilatéraux de réduction de la menace nucléaire, biologique, radiologique et chimique. Le partenariat, qui concernait initialement la Russie, a été élargi à l'Ukraine. source : performance-publique.gouv.fr]

...

Le programme 144 assure également le financement des programmes « personnalités d’avenir défense », mais aussi le rayonnement « post-doctorats » pour un montant de 0,15 million d’euros.

Le programme « personnalités d’avenir » permet de sensibiliser de futures élites étrangères aux positions françaises en matière de sécurité et de défense et de créer des contacts entre ces jeunes cadres et les correspondants français partageant les mêmes centres d’intérêt dans une vraie dynamique d’influence. Ces personnalités d’avenir sont accueillies en petites délégations (quatre personnes maximum) ou individuellement pour un séjour d’étude d’une durée d’une semaine. Le programme prend en charge toutes les dépenses afférentes au séjour.

...

Le programme 144 est partie prenante de tous les travaux actuellement menés sur le renforcement de la fonction financière, qui constituent une des recommandations du Livre blanc.

Ces travaux et ces réflexions serviront à la refonte de la charte du programme, rendue nécessaire par la mise en œuvre du système d’information Chorus et le développement du contrôle interne budgétaire et comptable.

...

M. Yves Fromion

...
Pourrions-nous avoir des éléments sur l’agrégat relatif aux développements, qui n’est pas renseigné, du fait, nous dit-on, de la mise en place du système Chorus ?
...

M. Michel Miraillet.


Sur Chorus, il ne faut pas nier que sa mise en place pose des difficultés importantes au ministère de la défense et à la DAS en particulier... Mais il est clair que l’affaire Chorus est une croix lourde à porter pour tous les gestionnaires de crédits.

...

M. Christophe Guilloteau.

Nos capacités d’anticipation semblent avoir été prises en défaut au Sahel. Je n’exclus pas l’erreur possible de certains. Une zone aussi vaste présente des difficultés, en particulier si Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) étendait ses activités au sud du Sahara. Une mutualisation de nos actions n’est-elle pas envisageable ? Qu’en est-il de la coopération avec l’Algérie ?

M. Michel Miraillet.

Cette question est très délicate. En traçant l’axe Dakar-Kandahar, le Livre blanc pointait un élément qui va influer notre politique étrangère et de défense pour les années à venir. Il imposera une inflexion de l’évolution des crédits de la coopération de défense. Il est toujours nécessaire d’aider certains pays africains comme la Mauritanie, le Mali ou le Niger. Dans le même temps, il nous faut accompagner nos ventes d’armes et poursuivre nos actions de prospection dans d’autres régions du monde. AQMI, c’est le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), groupe qui a montré sa capacité à porter des coups importants. En matière de terrorisme ou d’action, la présence géographique des États n’est pas un rempart suffisant.

S’agissant des crédits dédiés aux études amont, le Livre blanc fixait un objectif d’un milliard d’euros. La contrainte financière a conduit à ramener cet objectif à 700 millions d’euros. Des efforts considérables sont nécessaires, en particulier de la part de la DGA, pour garantir ce plancher de dépense.

Le programme concernant les personnalités d’avenir consiste à faire venir tous frais payés pour une durée de huit à quinze jours des personnes d’une quarantaine d’années identifiées par les ambassades. Un cycle d’entretiens avec des personnalités de très haut niveau leur est organisé. Le budget consacré à la réception d’une vingtaine d’invités par an est limité : la moyenne de la dépense par candidat s’établit à environ 10 000 euros. Ces investissements permettent la création d’un réseau de liens qu’il convient d’entretenir. Les ambassades proposent les personnalités et justifient leur sélection ; la DAS choisit les invités parmi ces candidatures. Initié il y a deux ans, le projet, peu onéreux, fonctionne bien, mais il s’inscrit sur le long terme. Il a bénéficié, par exemple, à des collaborateurs de sénateurs américains ou des parlementaires néerlandais, dont un est devenu vice-président de la commission de la défense de son assemblée.

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cdef/10-11/c1011009.asp#P6_283

Comptes rendus des réunions de la commission de la défense nationale et des forces armées

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cdef/10-11/index.asp

http://img23.imageshack.us/img23/9813/capturedecran20091027a1k.jpg

 

pour aller plus loin :

http://www.lenouveleconomiste.fr/vu-den-haut-avec-lamiral-laborde-nous-formons-a-la-prise-de-decisions-stategiques-1122/

IHEDN_Laborde3.png

09:58 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30M d'€ consacrés à la vidéoprotection en 2011

Trente millions d'euros seront consacrés" à la vidéoprotection [exit le terme vidéosurveillance] en  2011, a indiqué aujourd'hui [27/10/2010] le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux  en présentant les crédits 2011 de la mission sécurité aux commissions  des Lois, des Finances et de la Défense de l'Assemblée nationale.

"Le gouvernement avance sur ce sujet sans idéologie, mais avec  pragmatisme: c'est parce que la vidéoprotection démontre chaque jour son  utilité que nous en avons fait une politique", a assuré le ministre.

Le nombre de caméras subventionnées par l'Etat passera de "28.000 à  37.000" entre le début et la fin de 2010, a-t-il précisé, ajoutant que  "pour 2011, nous envisageons de maintenir cet effort et de financer  environ 9.000 caméras supplémentaires", hors Paris.

Pour la capitale, "le montage du projet est spécifique car la  répartition des responsabilités entre l'Etat et les communes est  différente des autres communes de France", a noté le ministre.Là, le financement est "principalement supporté par le budget du  ministère de l'intérieur (0,6 MEUR en 2011, 15 MEUR par an à terme), et  la ville de Paris contribue à hauteur de 5 millions d'euros par une  subvention d'investissement", a-t-il indiqué.

Par ailleurs, il a souligné que 139 millions d'euros seront consacrés  aux équipements technologiques et à la police technique et scientifique"  en 2011.

piqué au tas sur lefigaro.fr - 27/10/2010

 

09:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/10/2010

Alain, expert de New-York à Beijing... le salaire de la peur...

 

Info.expoprotection.com : Quelles sont les principales mutations de la criminalité ces dernières années ? S’adapte-t-elle à la mondialisation ?

Alain Bauer : « Des atteintes aux biens en baisse importante mais marquées par une poussée de la cybercriminalité et une progression constante des atteintes aux personnes, notamment les agressions non crapuleuses. Des entreprises qui sont des cibles, non seulement pour leur production mais aussi pour leur image, leur valeur, leur recherche… Le crime, structurellement et culturellement, est organisé selon les règles de l'économie de marché. L'entreprise criminelle est une entreprise comme les autres, pratiquant l'intégration verticale et horizontale, intéressée aux nouveaux concepts de management, développant l'incentive pour ses personnels, investissant dans la recherche/développement, recyclant et refinançant sa trésorerie. Tout au plus pourrait-on lui reprocher une gestion de la concurrence quelque peu expéditive. Longtemps le crime fut spécialisé. Chaque organisation criminelle s’occupait d’un secteur particulier et laissait à ses homologues le soin d’investir d’autres domaines. Seuls les territoires étaient affaire de monopole par secteur. Puis, par capillarité, appât du gain ou agacement devant une cohabitation géographique imposée, proxénètes et trafiquants d’alcools se sont rapprochés, contrebandiers et faussaires ont commencé à dialoguer. Les opérateurs de stupéfiants se sont imposés au rythme des prohibitions nationales faisant suite à autant de laxisme étatique sur la question de l’opium que sur celle de la cocaïne. Il fut même un temps où les États occidentaux étaient les principaux dealers du monde, allant jusqu’à organiser une guerre contre un État souverain qui avait osé, le premier, interdire les stupéfiants : la Chine de Tseu Hi. »


Info.expoprotection.com : Peut-on dater l’apparition de cette « globalisation du crime » ?

Alain Bauer : « La globalisation du crime est un mouvement entamé parallèlement à l’ouverture des frontières géographiques et au développement des flux migratoires et financiers permettant l'interconnexion entre criminalité locale et d'origine italienne, irlandaise, polonaise, mais aussi basque, israélienne, albanaise, vietnamienne, chinoise, japonaise, etc. Les populations migrantes, dans leur plus grande partie (Afrique, Chine, Irak, Afghanistan…), sont les premières victimes des organisations criminelles mais masquent aussi l’implantation de groupes se dissimulant derrière de légitimes opérations humanitaires. Chacune choisit des points d'ancrage dans les nouveaux mondes – États Unis, Canada, Australie –, puis se développe et s'enracine dans un complexe mouvement d'accords locaux, d'expansion plus ou moins violente, de consolidation territoriale, d'intégration avec les organisations criminelles autochtones. À cet égard, « l’ennemi intérieur criminel » s’appuie naturellement, après une phase de confrontation, sur des groupes locaux, qu’ils soient dominés ou bien ravis de cette opportunité d’expansion. Il en fut ainsi des Irlandais à New York, des Chinois dans l’Ouest américain, des Italiens ou des Russes sur la façade atlantique des États-Unis.

L'ouverture des frontières physiques, la dérégulation des économies et des investissements, la multiplication de bases off-shore pour l'optimisation fiscale (joli nom donné à la fraude), l'hypocrisie des États face à des confettis politiques (Bahamas, Chypre, Monaco, Luxembourg, Îles anglo-normandes, etc.) qui permettent de gérer corruption, rétrocommissions et fraudes en tout genre, ont permis au crime organisé de se connecter sur le même tuyau. Ainsi, rien de plus facile aujourd’hui que d’écouler le produit issus des opérations de trafic d'êtres humains ou de morceaux humains, de stupéfiants, d'œuvres d'art, de faux de toute nature (surtout médicaments, mais également pièces détachées, disques, groupes électrogènes, etc.). Faute de frontières et de gardes-frontières, physiques ou immatériels, la globalisation a renforcé les organisations criminelles, leur a permis de trouver des alliés, de créer de nouvelles filiales, d’investir de nouveaux marchés et de conquérir de nouvelles cibles. Elle a aussi permis à ces structures de s'enraciner dans des États « échoués », ou en voie de l'être (comme la Somalie), incapables d’assurer leurs missions vitales et donc livrés à l’anarchie, à la corruption et aux luttes intestines. États incestueux, où crime et administration cohabitent au prix d'une dramatique saignée sur l'économie nationale (Japon, Thaïlande, Argentine) ; états gangrénés (Pakistan, Italie, Albanie, Chine...), où les politiques de lutte contre la criminalité sont encore embryonnaires ou peu lisibles, peuplent nos univers médiatiques sans vraiment éveiller ni notre curiosité, ni nos inquiétudes. Partout opérateurs anciens et nouveaux évoluent, s’affirment, se combattent sous l’œil tantôt désabusé, tantôt interloqué des pouvoirs d’État. »


« La globalisation du crime est un mouvement entamé parallèlement à l’ouverture des frontières géographiques et au développement des flux migratoires et financiers »

la suite dans :

« une concurrence entre deux ordres »

 


Alain Bauer

 

« L'entreprise criminelle est une entreprise comme les autres, pratiquant l'intégration verticale et horizontale, intéressée aux nouveaux concepts de management, développant l'incentive pour ses personnels, investissant dans la recherche et le développement, recyclant et refinançant sa trésorerie. » Alain Bauer

13:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/10/2010

Confusionnisme en Alsace - Le Conseil régional d’Alsace affiche le portrait du soldat israélien Gilad Shalit

Ainsi, malgré les nombreux courriers reçus par le président Philippe Richert afin qu’il ne confonde pas les journalistes de France 3, des otages, avec un prisonnier de guerre,  la façade du Conseil affiche depuis ce vendredi, au dessus de la porte d’entrée, le portrait du soldat israélien Gilad Shalit!
C’est affaiblir la juste cause des journalistes et de leurs accompagnateurs que de pratiquer cette confusion.

 

la suite sur La feuiile de choux

 

19:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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