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15/06/2010

Eurosatory : les marchands de canons vont la jouer comme Beckham...

Les industriels de l'armement terrestre redoutent les plans de rigueur européens

 

L'ambiance est morose au Salon de l'armement terrestre Eurosatory, qui a ouvert ses portes, lundi 14 juin, et jusqu'au dimanche 18, à Villepinte, près de Paris : la contraction des budgets de défense en Europe, dans le cadre des plans de rigueur, est en toile de fond de la plus importante manifestation mondiale consacrée, tous les deux ans, à l'armement (terrestre, aéroterrestre, sécurité).

Des mesures drastiques sont en cours, de l'Espagne au Royaume-Uni en passant par l'Allemagne. En France, le gouvernement cherche 5 milliards d'euros d'économie sur trois ans et les industriels redoutent que les coupes importantes affectent les achats d'équipements plutôt que le budget de fonctionnement des armées.

"Il ne faut pas recommencer les erreurs des années 1990, prévient Hervé Guillou, président d'EADS défense & sécurité. A l'époque, on a sacrifié les budgets de recherche et développement pour maintenir les capacités de production. On s'est réveillé au début des années 2000 en se rendant compte que nous n'avions rien fait en matière de drones", souligne-t-il. Pendant ce temps, Américains et Israéliens confortaient leur avance. Il ne faut pas non plus que les réductions "entament le socle, c'est-à-dire le niveau d'activité en dessous duquel une entreprise perd de manière irréversible ses compétences industrielles et techniques", prévient Antoine Bouvier, PDG du fabricant de missiles MBDA.

Le troisième danger concerne l'avenir de la coopération européenne. Poussé par un repli nationaliste, un pays risque de supprimer un programme dans lequel il est peu impliqué sans regarder les conséquences sur le long terme. "La situation est paradoxale, affirme M. Bouvier. La tentation est grande, en cas de crise, de trancher dans les programmes de coopération. Or c'est l'inverse qu'il faut faire. Car plus les temps sont difficiles, plus ces programmes sont nécessaires. Ils permettent de partager les risques et d'avoir des séries plus longues à produire à des coûts unitaires plus bas."

La priorité est "d'éviter les effets domino qui remettraient en question des programmes internationaux de défense", prévient Louis Gallois. Le président exécutif d'EADS se dit "prêt au dialogue" avec les gouvernements européens afin de se coordonner pour "limiter les dégâts".

Si le ciel européen s'assombrit, les marchés à l'exportation restent porteurs. "Nous observons une croissance à l'exportation de 10 % à 20 % hors de la zone euro, dans des pays comme l'Arabie saoudite, le Qatar et le Brésil", constate M. Guillou (EADS).

Cette activité est principalement soutenue par la vente de matériels de sécurité ou d'équipements destinés à la surveillance des frontières. M. Bouvier s'inquiète de "l'écart qui se creuse entre l'Europe et le reste du monde".

Illustration des indécisions liées à cette période d'ajustement budgétaire : le report de l'annonce de l'attribution de la première phase du contrat Scorpion (modernisation des équipements de l'armée de terre), qui était attendue à l'ouverture d'Eurosatory. Les vainqueurs de la compétition sont pourtant connus : Thales, Nexter (ex-GIAT) et Sagem, qui ont été préférés à EADS pour bâtir l'architecture de ce programme.

Si le montant du premier contrat est peu élevé (autour de 20 millions d'euros sur trois ans), il devrait être suivi par des appels d'offres portant sur l'achat de blindés et l'installation de systèmes électroniques et de télécommunications d'un montant de 10 milliards d'euros sur quinze ans. Vu l'ampleur des investissements, Scorpion risque de connaître des décalages de calendrier.

Le ministère de la défense devrait profiter de cette période pour inciter les industriels à se regrouper en France mais aussi à nouer des alliances en Europe. Premier dossier à rouvrir : le rapprochement Thales-Safran dans l'optronique, pour constituer le numéro deux mondial. Les discussions ont échoué voici un mois malgré les pressions du ministre de la défense, Hervé Morin. En guise de sanction, le ministère a décidé de proroger le gel des financements des projets de recherche et de technologie destinés aux deux groupes.

Dominique Gallois

Piqué au tas sur Le Monde - 15-06-2010

 


Eurosatory, la grande braderie

L’armement terrestre et aéroterrestre ne connaît pas la crise. Ou pas trop – pour le moment – si l’on en juge par le nombre record d’exposants (1300) au salon Eurosatory, qui se tient à Paris-Villepinte du 14 au 18 juin. Le nouvel hélicoptère de combat EC645 d’Eurocopter doit y être dévoilé, de même que des nouveaux drones tactiques… Thalès, appuyé par Nexter et Safran, doit être désigné (de préférence à EADS) comme architecte de « Scorpion », le vaste plan de modernisation de l’armée de terre française (qui consommerait 20 milliards d’Euros sur vingt ans)… La présence israélienne à ce salon (58 exposants) est toujours aussi fournie, même si le déplacement à Paris du ministre de la Défense Ehud Barak a été annulé au dernier moment.

Dans le classement des exposants, la France – pays-hôte – figure naturellement en tête (400), devant les Américains (123), les Allemands (118), les Britanniques (88) et donc les Israéliens (58). Au total, plus de cinquante pays sont représentés, y compris la Chine qui dispose d’un pavillon national, tout comme le Brésil et l’Afrique du Sud, ainsi que des pays d’Europe de l’Est, traditionnellement très actifs dans l’armement terrestre (Russie, Ukraine, Bulgarie, Roumanie).

Mais sont présents également des Australiens, des Bosniaques, un groupe saoudien qui produit des blindés, une demi-douzaine d’exposants des Emirats arabes unis – le plus grand importateur d’armes (et d’avions civils) sur ces cinq dernières années… Une cinquantaine de milliers de professionnels sont attendus à Villepinte, transformé l’espace de quelques jours en un vaste centre d’affaires pour la discussion et parfois la signature de contrats d’armement.

En dépit de la crise, les dépenses militaires mondiales – toutes spécialités – ont atteint un nouveau record pour 2009, selon le rapport de l’Institut de recherche pour la Paix de Stockholm (SIPRI) publié le 2 juin dernier : 1531 milliards de dollars ont été consacrés au secteur militaire (+ 6 % par rapport à 2008, et + 49 % par rapport à l’année 2000), avec comme champions les Etats-Unis (661 milliards), la Chine populaire (une centaine de milliards), la France (63,9), etc. Les dépenses militaires ont été en hausse en 2009 dans les deux tiers des pays recensés par le SIPRI, la zone Asie-Océanie ayant été la plus active (+ 8,9 %).

Stocks dangereux Retour à la table des matières

Déjà, en mars 2010, l’institut suédois s’était ému de la constitution de stocks d’armes – avions, navires, missiles, etc – jugés « dangereux », notamment dans certaines zones de l’ex-tiers-monde. Il a calculé que le total des transactions sur l’armement a atteint 116 milliards de dollars de 2005 à 2009 (contre 96 milliards sur les cinq ans précédents), donc une augmentation de 22 %. Avec toujours les mêmes grands vendeurs : Etats-Unis (35 milliards, + 17 %), Allemagne (12 milliards, + 100 %), France (9,2 milliards, + 30 %), à l’exception d’un recul sévère du Royaume-Uni (5milliards, - 11 %).

Et du côté des acheteurs, des surenchères régionales ruineuses : la Grèce, sous prétexte de tenir tête à la Turquie, s’équipe au rythme d’un milliard de dollars par an ; la Malaisie a multiplié par huit ses achats, et Singapour est devenu le septième importateur du monde, derrière la Chine, l’Inde, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, la Grèce et Israël. L’Algérie s’est hissée à la 9ème place mondiale, après avoir consacré 3,4 milliards à des achats d’équipements militaires. Sur des volumes plus modestes, le Qatar, la Syrie, Oman enregistrent des progressions plus fortes.

La France, qui a signé 7,95 milliards d’euros de commandes en 2009 pour des équipements de défense à l’export – grâce notamment au contrat sur la vente de sous-marins de type « Scorpene » au Brésil –, espère atteindre les 10 à 12 milliards de commandes en 2010, à condition qu’un au moins des contrats envisagés sur la vente de chasseurs Rafale aboutisse, de même que le projet de vente des Bâtiments de projection et de commandement (BPC) à la Russie. « Nous renouons avec les chiffres des années 2000 malgré la crise », s’était félicité en février dernier Laurent Collet-Billon, le délégué général de l’armement, qui espérait pouvoir devenir le troisième exportateur mondial du genre, derrière les USA, le Royaume-Uni, mais devant la Russie, la Chine ou Israël.

La « war room » de l’Elysée Retour à la table des matières

Mais, en dépit de la mise en place d’une soit-disant « war room » à l’Elysée, pour booster les grands contrats d’armement ou assimilés (comme le nucléaire), et éviter les déconvenues (comme le choix des Marocains en 2007 en faveur du chasseur F16 américain au détriment du Rafale), on a assisté à une suite d’échecs ou de reports retentissants : les réacteurs EPR rejetés par la Corée du Sud ; les atermoiements de la Libye, de la Grèce, de l’Inde et du Brésil à propos du Rafale ; les complexités politiques de l’éventuel accord qui serait passé avec la Russie sur la vente des BPC… tout cela malgré des déclarations arrogantes, des signatures enthousiastes, etc.

Dans l’armement terrestre – la spécialité d’Eurosatory – les Français sont cependant optimistes, après plusieurs années de vaches maigres : croissance de 20 % du chiffre d’affaires en 2009 (5,26 milliards d’euros) par rapport à 2008 ; 2 milliards à l’export ; une forte progression dans les hélicoptères et les véhicules blindés. Le groupement des industries de défense terrestre (GICAT) – qui organise Eurosatory – s’inquiète cependant des conditions d’exécution de la Loi de programmation militaire (LPM) « dans un contexte de restriction budgétaire ».

Il a sans doute raison de s’inquiéter. Ce lundi, dans son discours inaugural du salon Eurosatory, le ministre français de la défense, Hervé Morin, a déclaré : « Nous devons encourager les industriels à nouer des partenariats, des regroupements, des coentreprises et il nous faut réfléchir aux complémentarités européennes, la contraction considérable des budgets nous impose d’être déterminés et d’avancer dans ce sens.

Nous devons, pour chaque pays européen, définir quelles sont les compétences et les technologies que nous voulons conserver au niveau national, celles sur lesquelles nous sommes prêts à nous mettre en commun, et enfin celles sur lesquelles nous sommes prêts à nous mettre en situation d’interdépendance. »

Nouvel Angolagate ? Retour à la table des matières

L’ONG Oxfam considère que, pour atteindre ses taux de croissance actuels, « la France brade ses engagements européens sur le contrôle du commerce des armes », continuant d’exporter en direction de pays comme le Tchad, la Colombie ou Israël, notoirement impliqués dans de graves violations des droits humains ou dans des crimes de guerre.

Car, si les ventes augmentent, le contrôle effectif, lui, ne progresse pas. Oxfam estime que, « sans régulation, le commerce des armes n’est rien d’autre qu’un business de la mort ». Le régime d’attribution des autorisations d’exporter du matériel de guerre a été plutôt allégé ces dernières années. L’association considère qu’en l’absence d’une loi sur le contrôle des intermédiaires, passée au Sénat en 2007 mais jamais présentée à l’Assemblée nationale, un « nouvel Angolagate est toujours possible » en France.

Piqué au tas chez le blog du Diplo - Philippe Leymarie - 14/06/2010

 

 



Eurosatory : deux semaines avant les soldes, la France brade ses engagements européens sur le contrôle du commerce des armes

Alors que s’ouvre à Paris lundi 14 juin, sous l’égide du Ministère de la Défense, le salon Eurosatory, Oxfam France rappelle que sans régulation, le commerce des armes n’est rien d’autre qu’un business de la mort : 2 000 personnes meurent chaque jour en raison de la violence armée, soit plus d’un mort par minute.

En 2009, la France a maintenu son rang de 4e exportateur d’armes au monde avec des prises de commande s’élevant à près de 8 milliards d’euros, soit un chiffre supérieur de 21% à celui de 2008. Un chiffre plus élevé serait attendu en 2010.

Mais Oxfam France relève qu’au regard des informations disponibles, notamment dans le rapport annuel du Ministère de la Défense au Parlement sur les exportations d’armement de la France, ni les citoyens ni les parlementaires ne sont en mesure de vérifier la compatibilité de telles exportations avec les engagements internationaux de la France [1].

"Les ventes d’armes françaises sont en augmentation constante mais, contrairement à ce qu’affirme Hervé Morin [2], le contrôle effectif lui ne progresse pas. Le rapport annuel au Parlement demeure opaque, et systématiquement publié avec des mois de retard, sans aucun débat parlementaire sur le sujet. Surtout, la loi française demeure insuffisante et deçà de nos engagements internationaux", souligne Nicolas Vercken d’Oxfam France.

Chaque année, la France continue d’exporter des armes vers des pays en conflits ou suspectés d’être responsables de graves violations des droits de l’Homme ou de crimes de guerres, comme la Colombie, Israël ou le Tchad [3].

"Avant de promouvoir son arsenal militaire et doper ses ventes d’armes en organisant cette grande foire, ’premier salon mondial de la défense terrestre, aéroterrestre et de la sécurité’ qui se définit comme ’un accélérateur de business’ selon ses propres termes, la France devrait d’abord assumer sa responsabilité juridique, morale et politique de promouvoir un contrôle du commerce des armes qui soit davantage soucieux des droits humains, du Droit international humanitaire et du développement économique et social. C’est totalement irresponsable de promouvoir aussi activement nos exportations sans dans le même temps renforcer nos mécanismes de contrôle !", ajoute Nicolas Vercken.

A ce titre, l’association souligne qu’en France, contrairement à 21 Etats-membres de l’Union européenne, les dispositions législatives qui permettraient de prévenir un nouvel Angolagate n’ont toujours pas été prises. "Un projet de loi sur le contrôle des intermédiaires est dans les cartons de l’Assemblée nationale depuis huit ans. Tant qu’une loi de ce type ne sera pas adoptée en s’assurant qu’elle intègre les activités des Français résidant à l’étranger, un nouvel Angolagate sera toujours possible."

Oxfam France rappelle également que la France est tenue de faire respecter les embargos décidés par les Nations unies ou l’Union européenne mais n’a toujours pas transposé cette obligation en droit interne : un projet de loi relatif à la violation des embargos et autres mesures restrictives [4] a été adopté au Sénat à la fin 2007 mais attend toujours de passer devant l’Assemblée nationale.

Le salon Eurosatory se tient tous les deux ans. L’édition 2010, organisée du 14 au 18 juin, rassemble plus de 1 300 exposants et attend plus de 50 000 visiteurs.

Oxfam France a publié un rapport en 2009 intitulé "Armes et guerres : des choses pas assez sérieuses pour les parlementaires ?" dans lequel sont détaillées toute une série de recommandations en faveur de l’amélioration du contrôle français des exportations.

Contact médias

Notes

[1] Tous les critères de la Position commune sur les exportations d’armement de l’UE devenue juridiquement contraignante depuis décembre 2008.

[2] Dans le dernier rapport annuel au Parlement, Hervé Morin déclarait : "la dynamisation de notre dispositif de soutien s’accompagne d’une amélioration de notre dispositif de contrôle. Soucieux de la stabilité internationale, attentif à la sécurité de nos forces et à celles de nos alliés, notre pays veille scrupuleusement au respect de ses engagements".

[3] Dans les cas d’Israël et du Tchad, les livraisons d’armes françaises ont même cru respectivement de + 97% et + 57%2 en 2008, dernière année en date pour laquelle des chiffres ont été publiés à ce jour.

[4] Projet de loi relatif au régime d’autorisation des opérations d’intermédiation et d’achat pour revente portant sur des matériels de guerre ou assimilés (décret n° 2002-23 du 3 janvier 2002).

Piqué sans demander chez Oxfam France - 11/06/2010

 

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06/06/2010

Les florissants commerces entre la Turquie et Israël

Quel avenir pour le couple Turquie-Israël ?

 

Dès la fin de la guerre froide, la Turquie et Israël ont établi un partenariat stratégique. L’arrivée au pouvoir de l’AKP en Turquie et d’un gouvernement peu enclin au compromis en Israël, combinée à la nouvelle donne géopolitique du Proche-Orient, ont vidé ce partenariat de sa substance. Il est désormais plus une contrainte qu’un atout pour la nouvelle politique étrangère turque. Les deux pays ont pourtant intérêt à préserver les apparences et à maintenir ce partenariat a minima.

Pierre Razoux est responsable de recherches au Collège de défense de l’OTAN à Rome, en charge du dossier du Proche-Orient. Il a récemment publié Histoire de la Géorgie. La clé du Caucase (Paris, Perrin, 2009) et Tsahal, nouvelle histoire de l’armée israélienne (Paris, Perrin, 2008).


article de Cairn.info en PDF

 

 

Israel et la Turquie unis par les programmes de recherche européens.

La Turquie est membre de l’initiative européenne Eureka. Tout comme Israël qui en est d’ailleurs l’une des locomotives.


Eureka catalyse les innovations technologiques en organisant le financement public de projets de R & D menés par des entreprises et des instituts de recherches.

Depuis 1985, 3000 projets ont été labellisés par Eureka, représentant 22 milliards d’euros (public + privé). Les entreprises et les centres de recherches des 37 pays associés à  l’initiative Eureka en ont  bénéficié.


Au sein d’Eureka,  certains axes de rapprochements se sont esquissés. Par exemple, entre la France et Israël qui ont réalisé un nombre record de projets dans tous les secteurs. Israël et la Turquie ont également  très vite vu l’intérêt de coopérer au sein de ce programme. Notamment sur les NTIC, les biotechnologies, les technologies agricoles et l’automobile.

Le 17 mai 2010 dernier (il ya une quinzaine de jours) Israël et la Turquie – via leurs agences respectives Matimop et Tübitak- ont lancé leur 4ème appel à projets dans le cadre d’Eureka. “En raison du succès exceptionnel des appels d’offres précédents” est-il précisé. L’objectif est de développer des produits et des solutions présentant un fort potentiel pour les marchés israéliens et turcs.

La dotation de ce 4ème «call» est de 6 millions d’Euros. Les projets devant être soumis avant le 15 juillet 2010. Cependant les entreprises turques et israéliennes peuvent également soumissionner pour un deuxième programme européen appelé Eurostars, plus contraignant en terme de règlement, mais qui présente l’avantage d’offrir aux entreprises retenues un financement sous forme de subventions.


Le Tübitak turc est rattaché aux services du premier ministre.  Cette agence gouvernementale est désignée comme «Conseil pour la recherche scientifique et technologique». Elle est le bras opérationnel du Conseil suprême pour la science et la technologie (BYTK) qui est la plus haute instance turque en matière de science et technologie. Plus de 1000 chercheurs travaillent dans 15 instituts de recherche sous  sa supervision.

Le Tübitak est également le coordinateur national du 7ème PCRDT, le programme stratégique de recherche européen (doté de 50 milliards d’Euros pour l’édition en cours) dont Israël est membre à part entière. Israël et la Turquie sont par exemple tous les deux associés à la plus importante initiative de recherche dans le domaine des semi-conducteurs : le programme “CATRENE”.

Ce cluster regroupe plus d’une centaine de partenaires européens ; PMEs technologiques et grands groupes.. Les enjeux de ces recherches sont éminemment stratégiques puisqu’il s’agit entre autre de booster la nano-électronique européenne. Les percées en nano-électronique constituant la clé du développement des technologies de l’information.

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

 

 

 

Coopération de défense franco-israélienne: Le non-scoop.

 

Rappel des faits en 8 points.

1) La coopération de défense franco-israélienne est ancienne, officielle et transcende les clivages politiques. Les accords bilatéraux ont été réaffirmés par les gouvernements successifs. Par exemple : signature en Mars 1994 (sous mandat de François Mitterrand) de l’Accord franco-israélien relatif à la recherche de défense.  Autre exemple en Avril 2000 (sous gouvernement Jospin) signature du Memorandum Of Understanding sur la coopération technologique et industrielle en matière de défense.

2) Le Canard Echaîné révèle dans son édition du 2 juin 2010 une discrète coopération militaire franco-israélienne (sic).  Portant notamment sur des échanges techniques en matière de guerre électronique, de lutte de contre-guérilla et de lutte contre les attentats à l’explosif, appliqués à l’Afghanistan.

3) Pour mémoire, la France a engagé plusieurs milliers d’hommes en Afghanistan. La principale menace sur le terrain, comme le rappelle le site Secret défense de Libération sont les engins explosifs improvisés (IED) de plus en plus puissants. L’un moyen de prévention contre ce danger est l’échange de retex (retour d’expérience) inter-armées.

4) La coopération franco-israélienne a  donc été annoncée publiquement à de nombreuses reprises depuis un an dans divers media y compris le site officiel de l’ambassade de France à Tel-Aviv. Voir la revue de presse de l’ambassade de France datée du 18 février 2010. Autre exemple, le site spécialisé TTU a publié en mars dernier une information détaillée sur la question.

5) Parallèlement, la France a lancé une consultation pour l’acquisition d’un nouveau missile destiné à équiper ses troupes en Afghanistan. L’an dernier la solution israélienne a été short-listé en raison de ses capacités techniques supérieures. Ce matériel équipe déjà la plupart des armées européennes en co-production. La communication sur cet épisode non-confidentiel est abondante dans la presse spécialisée et générale.

6) Le site Israelvalley dans son édition d’hier s’interroge sur les raisons de la publication cette semaine de l’information par le Canard. Citation : La raison est assez simple : des acteurs Français tentent de faire dérailler la fructueuse et assez récente (?) coopération militaire France -Israël. Par ailleurs Israelvalley précise qu’en Israël la censure militaire n’autorise pas la presse à traiter des détails de cette coopération.

7) La rencontre l’an dernier à Paris entre le chef d’état-major israélien et ses homologues américain et français, respectivement l’amiral Michael Mullen et le général Jean-Louis Georgelin, a été largement couverte par les médias. La rencontre portait sur la préparation de l’exercice “Juniper Cobra” du 21 octobre 2009 et la lutte anti-terroriste internationale.  Le projet d’exercices conjoints a été annoncé dans la presse à cette époque. Une deuxième rencontre au sommet, confirmant la première, s’est déroulée fin janvier à Bruxelles dans le cadre  de la session des chefs d’état-major de la défense (CEMD).

8) En octobre dernier toujours sur la base de sources supposées sûres, le Canard annonçait des opérations militaires en Iran après décembre 2009. Nous sommes en juin.

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

 

Israël-Turquie: le choc des mots, le poids du militaire.

 

Survol des relations économiques israelo-turques en 10 points.

1) Israel et la Turquie ont signé un accord de libre-échange en 2000.

2) Les échanges entre Israel et la Turquie ont plus que triplé en 10 ans.

3) Volume des échanges commerciaux entre Israel et la Turquie  = volume des échanges franco-israéliens.

4) Toutefois les exportations turques vers Israel ne représentent que 1.5 % des exportations globales de la Turquie (Montant total des exportations turques en 2009 =102 milliards de $).

5) Israel n’est que le 17 ème client de la Turquie (Bureau des statistiques turc).

6) Même si la Turquie est l’une des principales destinations des touristes israéliens – à fort pouvoir d’achat- ceux-ci ne représentent que 1 % des 27 millions de visiteurs annuels en Turquie (ministère du tourisme turc). Pour un touriste israélien, la Turquie accueille 16 touristes allemands (Bloomberg/ Business Week).

7) L’une des menaces les plus sérieuses porte sur l’annulation de projets civils stratégiques estimés à $20 milliards de dollars dans plusieurs secteurs clés pour les deux pays : l’énergie (Projet de pipe-line Blue Stream 2. Ou encore le projet de centrale israélienne à 1 milliard de dollars co-développé par la société turque Zorlu Energy Group dans le sud d’Israel); secteur de l’eau (projet Manavgat ), des communications (câble fibre optique) ou encore les grands projets d’agri-technologies. (Source : le quotidien turc Vatan cité par Bloomberg).

8 ) Mais le véritable problème pour la Turquie serait la disparition du  marché des équipements militaires avec Israel (JP Morgan cité par Business Week).

9) Les deux tiers du commerce turc avec Israel repose en effet sur des commandes militaires sensibles. Exemples de contrats : Modernisation de chars M-60 pour plus de 600 millions de dollars; Modernisation de 300 hélicoptères pour 57 millions de dollars;  Contrat pour la modernisation d’avions de chasse: 850 millions de dollars; Commande de 10 avions sans pilote (uav) Heron  à IAI pour un montant de 180 millions de dollars. (source turque : http://www.hurriyet.com)

10) Les échanges ne s’arrêtent pas à de simples opérations d’import-export militaires mais s’étendent à des alliances pour la pénétration de marchés tiers. Comme la vente de chars à la Colombie. Defense News présente ainsi la stratégie développée par la joint-venture militaire entre Israel Military Industries (IMI ) et la société de défense turque Aselsan avec quelques apports technologiques allemands. Le consortium israélo-turc est engagé dans la vente à Bogota de chars M 60A1 améliorés. IMI a produit l’électronique et Aselsan l’assemblage. Résultat : un tank à la pointe de la technologie mondiale et deux fois moins cher que les MIA2 Abrams américains, les  Leopards allemands ou même le Merkava Mk4.

 

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

 

 

IMI Delivers the last of 170 Upgraded M-60A1 to the Turkish Army

 

Israel Military Industries (IMI) has delivered the last of 170 upgraded M-60A1 tanks to the Turkish Army. April 7, 2010, at an official ceremony held at the 2nd Turkish Army Depot at Kayseri, Turkey - the location in which the tanks underwent upgrading work in recent years. IMI is the prime contractor for the $687.5 million project, considered to be one of the world's largest tank upgrade programs, bringing the M60A1 tank to level of the world's leading main battle tanks. (more... )

http://defense-update.com/features/2010/april/turkish_tank_15042010.html

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03/06/2010

Banlieues, drones, hélicoptères et le fantasme sécuritaire...


Drones, dirigeables et camions 4 X 4 dans les banlieues
Comment intervenir en toute sécurité dans les banlieues chaudes ? La question est au cœur des préoccupations policières, mais aussi des pompiers, qui ont imaginé, avec plus ou moins de succès, une série de parades.

Discrets drones.
A l’instar des forces spéciales en Afghanistan, la police dispose depuis trois ans de drones. Baptisés Elsa (engin léger de surveillance aérienne), ces engins quasiment invisibles et silencieux, pèsent 1 kg, se déplacent à 70 km/h et sont équipés de caméras fonctionnant tant de jour que de nuit, avec des images transmises en direct au sol. Elsa n’aurait pas été testée en banlieue parisienne, les survols des drones étant interdit en zone urbaine par crainte d’accident. En revanche, deux avions de petite taille, avec pilote, ont bien fait des essais en Seine-Saint-Denis, munis de caméras embarquées. Un autre appareil a été testé à Strasbourg lors d’une nuit de Saint-Sylvestre, habituellement chaude dans la ville alsacienne.

Vidéosurveillance aérienne.
Long de 75 m et dotés d’une batterie de caméras sophistiquées, ce Zeppelin a fait son apparition au-dessus de Paris en juin 2005. Officiellement, il s’agissait, selon la Préfecture de Police, de surveiller la circulation routière ou les manifestations. Mais les caméras sont surtout capables de lire des plaques d’immatriculation à plus de 300 mètres d’altitude. C’est d’ailleurs l’utilisation qui en est faite par l’armée israélienne au-dessus de Gaza. Problème, l’engin n’est ni discret ni bon marché. Son exploitation coûte même particulièrement cher : 3.500 € de l’heure. L’expérience n’a pas été poursuivie.

Camions spéciaux feux de forêt.
Fatiguée des embuscades et des camions dégradés à répétition, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris y réfléchissait depuis les émeutes de 2005. Elle a franchi le pas. Depuis l’hiver, trois casernes du 93 sont équipées de camions 4 X 4 jusque-là réservés aux feux de forêt ou aux terrains particulièrement accidentés. Un test qui pourrait se généraliser à toutes les casernes intervenant en zone sensible. Ces impressionnants engins avec pare-buffle peuvent s’extraire facilement des situations délicates en franchissant trottoirs et pareterres. Ils peuvent aussi actionner un puissant canon à eau sans que les pompiers aient à quitter l’habitacle.

 

 

Banlieues - Des hélicos pour traquer les bandes
Démanteler les points hauts, prendre plus vite à revers les fauteurs de troubles, tel est le but de nouvelles tactiques d’intervention actuellement mises en place dans les CRS.

A la fin du mois de mai, dans l’ensemble des 61 CRS, les hommes des SPI (sections de protection et d’intervention) auront été entraînés aux interventions héliportées. Certes, comme le confie Hubert Weigel, le directeur central des CRS au ministère de l’Intérieur, « ces nouvelles tactiques ont aussi été imaginées par rapport aux importants services d’ordre qui seront mis en place dans certains points du territoire français, à l’occasion de manifestations telles que les réunions du G8 et du G20, en 2011… ». Mais, un officier de CRS confie qu’il ne faut pas « se cacher derrière son petit doigt : cette formation est surtout destinée à contrer les éruptions de violences urbaines, comme celles par lesquelles nous nous sommes laissés surprendre, voire déborder, à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), par exemple… ». M. Weigel le confirme volontiers : « C’est dans un souci tactique que nous avons imaginé ces nouvelles formes d’intervention. »

D’autres mesures seront d’ailleurs mises en place, parallèlement, dans 6 des 7 zones de défense du pays (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Metz et Rennes), telle la mise à disposition des forces de maintien de l’ordre de canons lanceurs d’eau et de systèmes de grilles autoportées. Paris dispose de ces matériels depuis longtemps.

Guérilla urbaine

Dans le cas précis des émeutes qui secouent parfois les cités sensibles, l’expérience a permis de comprendre que, non seulement les émeutiers bombardaient les policiers depuis les toits des tours ou des immeubles les plus hauts, mais que c’est là qu’ils amassaient leurs réserves de projectiles : boules de pétanque, parpaings, pierres, cocktails Molotov, barres de fer, pièces de mobilier. « Tout ce qui peut aider les forces de maintien de l’ordre civiles à s’adapter aux nouvelles formes de guérilla urbaine est, de notre point de vue, bon à prendre, constate Eric Mildenberger du syndicat de police Alliance. Reste que quelques points doivent être analysés au plus près, dont le coût de telles opérations et la sécurité des personnels. »

Hubert Weigel souligne que c’est aussi dans le cadre de la réduction des moyens, imposée à l’ensemble des directions de la police nationale que ces nouvelles méthodes ont été mises en place. « Mais, avec des heures de vol qui coûtent chacune de 2.500 à 35.00 euros, on peut s’interroger sur les économies réalisées », se demande un brigadier – major de l’est de la France. Mais, c’est surtout la sécurité des personnels qui pose question aux différents intervenants, dont les pilotes de la sécurité civile. « Se poser au milieu d’une avenue, pour lâcher une douzaine de nos collègues d’une SPI qui doivent effectuer une tenaille, ne nous pose pas problème. Survoler la terrasse d’une tour, à quelques mètres de hauteur, pour débarquer des gars bardés de matériel, comme leurs boucliers, est plus pointu. Il suffit qu’un de ces boucliers s’envole dans les pales d’un appareil pour que celui-ci ne soit plus contrôlable. Il faut savoir que, lorsque nous transportons des CRS – montagnards qui doivent former une colonne de secours – tout leur matériel est attaché. Les skis sont fixés les uns aux autres, pour justement éviter que l’un d’entre eux soit projeté dans les pales. A contrario, compte tenu du déplacement d’air, un policier qui débarquera sur un toit avec son bouclier, en le tenant fermement pour ne pas qu’il endommage l’aéronef, peut être lui-même entraîné dans le vide. »

C’est justement pour imaginer toutes les situations, même les plus périlleuses, que les entraînements ont commencées voici plusieurs semaines. Reste l’impact psychologique de telles opérations. « Hormis pour du simple transport de personnels, la dernière fois que des hélicoptères ont été mis tactiquement à la disposition des CRS, c’était en Algérie », se souvient un policier retraité. Et même s’il s’agissait officiellement d’opérations de maintien de l’ordre, c’est bien d’une guerre qu’il s’agissait…

 

Piqué au tas sur fRance-Soir - édition en ligne du 14/05/2010

 

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Pneu vélo Michelin, le meilleur, le moins cher !

22:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/05/2010

Gaza - attaque de la flotille de l'aide humanitaire: blocus de l'information - censure militaire israélienne

Photo d'un commando israélien "gravement blessé" au lance-pierres ...

 

 


Meurtre des humanitaires internationaux : Israël, c'est vous les terroristes !

 

Dans la nuit du 30 au 31 mai, cinq bateaux chargés d’aide humanitaire ont tenté de briser le blocus imposé à la bande de Gaza par lÉtat israélien. Partis de Chypre, ils devaient apporter à la population des matériaux de construction, des maisons préfabriquées, de laide médicale, des fournitures scolaires…
La suite sur le Jura Libertaire

18:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/05/2010

L'armée écrase les luttes à Bangkok ...

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...Les "rouges" défendent ardemment leur camp retranché, menant des opérations de guérilla urbaine avec cocktails Molotov, pierres, engins incendiaires et parfois armes à feu, tandis que l'armée tire à balles réelles...

Le regain de violence des derniers jours inquiète de plus en plus les pays étrangers. Les Etats-Unis ont été les premiers à ordonner samedi l'évacuation du personnel non essentiel de leur ambassade, et à déconseiller aux Américains de se rendre dans le royaume...

Extrait d'un article de L'Express.fr - 16/05/2010

21:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/05/2010

Crash de Mirage dans les Landes ... blessés dans VAB Lemir et Black Hawk Down en Afghanistan ... OTAN de raisons pour arrêter de gaspiller l'argent public à Lisbonne les 19-20 novembre 2010

Otan: prochain sommet les 19-20 novembre 2010 à Lisbonne !

Et oui, amiE de lutte, il n'y a pas de plan de rigueur pour l'OTAN au "service de la défense" en ces temps de guerre ... pour preuve encore ces derniers jours où nos armées se distinguent, heureusement sans "dommages collatéraux" cette fois-ci :

surlignage PROBE

 


Crash du Mirage 2000 dans les Landes papa_tango_charlie.jpg

Le Mirage 2000 qui s'est crashé en milieu d'après-midi rentrait d'une mission d'entraînement. Il n'était pas armé. Son pilote, un commandant chevronné âgé de 34 ans, l'a dirigé vers une zone inhabitée avant de s'éjecter.

C'est lui, qui accroché à arbre et légèrement blessé, a prévenu la base aérienne 118 avec son téléphone mobile. Le centre de coordination et de secours de la base s'est aussitôt mobilisé immédiatement renforcé par gendarmes et pompiers.

Extrait d'un article de Sud Ouest - 11/05/2010 -

 

(C'est la crise, le journal Sud Ouest ne prend pas le temps de relire ses articles et l'armée de l'air n'a pas les moyens de garder contact avec ses avions de chasse) PROBE

 

 

 

Quatre sapeurs blessés par un EEI en Afghanistan

Quatre sapeurs français, servant un engin VAB Lemir, ont été blessés, hier dans le sud de la Kapissa, à la suite de l'explosion d'un engin explosif improvisé (EEI). Il s'agit d'engagés du 13ème et du 1er régiment du génie. L'un d'entre eux, un caporal, est en cours de rapatriement sanitaire vers la France.

Article du blog Secret défense - JM Merchet - 10/05/2010

 

Le pluche de PROBE :

Qu'est ce que le VAB Lemir ?

VAB_Lemir.jpg"Le LEMIR est un moyen de lutte contre les mines ou EEI (Engins Explosifs Improvisés) à pression, à déclenchement filaire ou à source de chaleur. Particulièrement modulable, il est livré sous la forme de kits réglables en longueur comme en largeur pour s’adapter à tous les types de véhicules, de conception française ou étrangère. Il se place à l’avant afin de déclencher à distance ou à pression les EEI, sans conséquence néfaste sur le véhicule et le personnel qu’il protège."

 

Mais ça c'est théorique ...

 

 

 

natchopperdown.jpgNATO chopper downed in Afghanistan

 

A NATO helicopter has crashed after being hit by the Taliban's fire in southern Afghanistan.

A NATO helicopter supporting Afghan and international troops in southern Afghanistan has been forced to make an emergency landing after being hit by the Taliban.

According to a NATO statement released on Monday, the crew of the MH-60 military helicopter was immediately picked up by additional aircrafts but the helicopter, itself, could not be recovered.

NATO said in the statement that the international forces destroyed the chopper where it lay after the crash in the Sangin district of Helmand province, a Taliban stronghold where British forces have suffered heavy casualties in the past.

Extrait article de Press TV -11/05/2010

 

 

Alliance de l'OTAN, de l'eau dans le gaz ?morin caque.jpg

 

"Dans un courrier, en date du 24 fevrier, adressé au secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, dont l'AFP a obtenu copie, Hervé Morin évoque les structures de l'Otan "trop marquées par le passé", le fonctionnement de son secrétariat international "pas optimal", la structure de commandement "trop territoriale et trop statique", les "redondances entre états-majors" ou encore "l'activité des multiples agences de l'Otan mal évaluée". Dans ce même courrier, le ministre de la Défense appelle à "une présentation sincère et actualisée de l'ensemble des budgets de l'Otan", alors que les membres de l'Alliance avaient dû combler dans l'urgence en février un trou budgétaire de quelque 640 millions de dollars. Ceux-ci doivent "s'assurer qu'une telle situation ne se reproduira pas à l'avenir", ajoute-t-il.

"Il faut que le secrétaire général de l'Otan présente des options pour une réforme en profondeur", exige le ministre, fixant une date butoir : la réunion des ministres de la Défense de l'Alliance, prévue les 10 et 11 juin à Bruxelles, l'ensemble devant être bouclé avant le prochain sommet de l'Otan, en novembre à Lisbonne.
Extrait d'un article du blog Secret Défense - JM Merchet - 12/05/2010





Lisbonne

08:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/05/2010

La France face à la crise : Non aux aides aux ménages modestes ... OUI à l'envoi de VBCI en Afghanistan


Sarkozy siffle la fin du soutien au pouvoir d'achat


Nicolas Sarkozy 's'est prononcé lundi 10 mai contre la reconduction des mesures exceptionnelles de soutien au pouvoir d'achat des ménages décidées en 2009. "Ces mesures exceptionnelles ont parfaitement rempli leur office puisque la consommation française a progressé malgré la crise" et "la demande des ménages continue aujourd'hui à bien résister", a observé le chef de l'Etat devant les partenaires sociaux.


Extrait d'un article de L'Expansion.com - 10/05/2010



Toulon : Des VBCI embarquent pour l'Afghanistan sur le MN Eider


Affrété par l'Etat-major des Armées, le roulier MN Eider, de la Compagnie Maritime Nantaise, a embarqué hier, à Toulon, 10 véhicules blindés de combat de l'infanterie. Les nouveaux VBCI de l'armée de Terre, armés par deux sections du 35ème Régiment d'Infanterie de Belfort, vont rejoindre l'Afghanistan, où ils seront à pied d'oeuvre cet été.
Extrait d'un article de Mer et Marine - 11/05/2010


Nexter est en négociation avec la DGA pour une réévaluation du prix unitaire. Le programme est actuellement évalué à 2,9 milliards d'euros pour 630 véhicules, soit 4,6 millions d'euros par engin...
Le choix français d'un engin national, après l'échec en 1999 d'une coopération tripartite avec l'Allemagne et le Royaume-Uni, a été essentiellement motivé par la volonté gouvernementale de soutenir Nexter.
Extrait d'un article de Le Point - Jean Guisnel - 11/12/2008


08:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/05/2010

Assassinat de Benazir Bhutto - L’avenir s’assombrit pour Musharraf ... grâce aussi au nouvel épouventail Faisal Shahzad, l'Américain "d'origine" pakistanaise

 

Mis en cause dans l’assassinat de Benazir Bhutto par un rapport de l’ONU, l’ancien président n’est plus à l’abri de la justice. Celle-ci semble décidée à mettre un terme à l’impunité dont il a bénéficié jusque-là.

 

Les nuages s’accumulent au-dessus de la tête de Pervez Musharraf. Selon de nouvelles accusations formulées contre l’ancien dictateur [à la tête du pays du 12 octobre 1999 au 18 août 2008], le bâtiment de la chancellerie ainsi que la résidence de l’ambassadeur du Pakistan à Jakarta – qui avaient été offerts au Pakistan par l’Indonésie – ont été, sur instructions de Musharraf, vendues en 2002 pour une bouchée de pain d’une façon totalement opaque et irresponsable.

Cette affaire est loin d’être la seule à venir entacher le bilan du général Musharraf. Le rapport de l’ONU sur l’assassinat de Benazir Bhutto en décembre 2007, publié le 15 avril, accuse l’administration Musharraf d’être impliquée dans le meurtre, pour avoir refusé d’assurer la sécurité de la dirigeante politique, et d’avoir ensuite tenté d’étouffer l’affaire. Une pétition exigeant l’ouverture d’une enquête contre Musharraf a été jugée recevable par la Haute Cour de Lahore concernant un attentat à la bombe perpétré le 17 juillet 2007. L’attaque avait pris pour cible un rassemblement de soutien au juge Iftikhar Muhammad Chaudhry, suspendu de son poste de président de la Cour suprême pakistanaise [une première fois du 9 mars au 20 juillet 2007, puis du 3 décembre 2007 au 24 mars 2009].

Le gouvernement britannique aurait par ailleurs décidé l’annulation d’une partie du dispositif de sécurité entourant Musharraf, qui vit confortablement à Londres [voir CI n° 986, du 24 septembre 2009]. Scotland Yard ne semble guère apprécier de devoir protéger un individu soupçonné par l’ONU d’avoir du sang sur les mains.

L’avenir semble également s’assombrir pour les amis de Pervez Musharraf : le général Nadeem Ejaz, ancien chef des renseignements militaires, a comparu devant une commission, le 28 avril, pour avoir joué un rôle central dans le nettoyage de l’endroit où fut assassinée Benazir Bhutto [alors qu’il aurait fallu le maintenir en l’état pour l’enquête]. La culture politique pakistanaise semble connaître un profond bouleversement. Les comptes que l’on demande à un ancien dictateur pour laver son nom largement souillé sont une première dans ce pays. Une telle exigence indique que la crainte que l’on pouvait éprouver jusqu’ici d’oser mettre en cause un ancien chef militaire devant des institutions qui l’avaient auparavant accueilli semble s’être évaporée. La regrettable culture pakistanaise de l’impunité pourrait bien avoir déjà un pied dans la tombe.

Un tel bouleversement politique, qui permet de prendre des mesures énergiques pour obtenir des coupables, quels qu’ils soient, qu’ils rendent des comptes, pourrait être le signe de l’arrivée au Pakistan d’une nouvelle gouvernance plus éclairée.

Article de Courrier International.com - 06.05.2010

 

Londres ne veut plus assurer la sécurité de Musharraf

D'après le quotidien pakistanais The News, les autorités britanniques auraient décidé d'annuler le dispositif de sécurité accordé à l'ancien dirigeant du Pakistan Pervez Musharraf, qui vit à Londres depuis avril 2009. Pas moins de quatre officiers de police britannique, ainsi qu'une voiture blindée, lui seront donc retirés et les visas de ses gardes du corps ne seront pas renouvelés. Cette décision semble avoir été prise après la publication du rapport de l'ONU sur l'assassinat de Benazir Bhutto qui accuse Musharraf d'avoir refusé de protéger la dirigeante politique alors qu'elle était menacée de mort par des groupes extrémistes. Le conseiller de Musharraf, Fawad Chaudhary, a pourtant indiqué que les mesures de sécurité offertes par la Grande-Bretagne étaient toujours en place.

Article de Courrier International.com - 27.04.2010

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La "filière pakistanaise"

 

 

New Delhi Correspondant en Asie du Sud

Encore une fois, la piste mène au Pakistan. Faisal Shahzad, l'Américain d'origine pakistanaise arrêté après l'attentat manqué à Times Square, n'est que le dernier d'une longue liste de djihadistes, ou d'apprentis djihadistes, ressortissants de pays occidentaux ayant sacrifié au pèlerinage idéologique et militant dans certains sanctuaires du Pakistan. La police pakistanaise a d'ailleurs procédé à des arrestations.

Faisal Shahzad s'était rendu à Peshawar, le chef-lieu de la province de la frontière du Nord-Ouest (récemment rebaptisée Khyber-Pakhtunwha), sas d'entrée vers la zone tribale du Waziristan, où Al-Qaida et d'autres groupes extrémistes alliés ont établi leurs bases arrière, à partir desquelles ils se projettent vers l'Afghanistan voisin ou des cibles en Occident. Cette région de peuplement pachtoune, échappant largement à la tutelle du gouvernement d'Islamabad, s'est imposée depuis 2001 comme la principale pépinière de terroristes islamistes.

Selon une récente étude réalisée par Paul Cruickshank pour la New America Fondation, un centre de réflexion américain (The Militant Pipeline, New America Foundation, février 2010), huit des vingt et un complots terroristes ayant visé des pays occidentaux entre 2004 et 2009 sont partis du Pakistan. Autre indication fournie par Paul Cruickshank, onze de ces projets d'attentats ont mobilisé des ressortissants de pays occidentaux ayant suivi une formation terroriste au Pakistan. Les attentats de Madrid en mars 2004 (191 morts), de Londres en juillet 2005 (52 morts) ou les plans avortés d'explosion d'avions sur des vols transatlantiques (août 2006), d'attentats en Allemagne (septembre 2007), à Copenhague (septembre 2007) ou dans le métro de New York (septembre 2009) s'inscrivent tous, à des degrés divers, dans cette filière pakistanaise.

Pour les djihadistes occidentaux, les zones tribales pakistanaises sont avant tout le point d'accès à l'Afghanistan, qui a pris le relais de l'Irak comme cause sacrée. Des dizaines d'entre eux - surtout Britanniques - ont ainsi passé des mois dans des camps au Sud comme au Nord-Waziristan, en attendant de pouvoir traverser la frontière afghane et de frapper les forces de l'OTAN. Mais leurs plans ont pu changer en cours de route.

Sur instruction d'Al-Qaida ou de certains groupes alliés de plus en plus aspirés par le djihad global, certains de ces militants ont été réorientés vers la préparation d'attentats dans leur propre pays afin de "punir" les Etats de l'OTAN pour leur participation à la guerre en Afghanistan. La multiplication des frappes de drones américains a quelque peu déstabilisé ces réseaux, qui, selon Paul Cruickshank, ont toutefois su "s'adapter".

LEMONDE | 05.05.10 | 14h47  •  Mis à jour le 05.05.10 | 14h48  Frédéric Bobin

 

jack-ruby-shooting-lee-harvey-oswald.jpg
Jack Ruby shooting Lee Poux Ventail retourné

10:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/05/2010

Le Spectacle de la psychose sécuritaire : simulation d'attentat - Omega 2010

 

épouventail_terrorisé.jpeg

En ce moment dans le monde, un vrai terroriste est un faux épouvantail renversé - Probe -  (photo AFP)

 

 


PARIS - Vingt cinq morts dont un terroriste, 105 blessés dont 37 graves, 67 personnes indemnes mais choquées et qui sont autant de témoins, l'exercice "Oméga 2010" a mis en scène mardi matin trois attentats fictifs à Paris, Saint-Denis et Melun, et mobilisé 1.700 personnes.

 

Le vrai est un moment du faux.jpg

 

"La menace terroriste est réelle", a souligné le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux à Saint-Denis et à Paris, justifiant cet exercice qui poursuit "un triple objectif".

D'abord, "confirmer (notre) préparation à toute éventualité" face à des terroristes qui "opèrent davantage aujourd'hui avec une pluralité de lieux", ensuite "perfectionner encore notre capacité de réactivité". Enfin, affûter la candidature de la France "à l'accueil de l'Euro (de foot) 2016", sachant que "la sécurité sera un des critères déterminants" à l'attribution de cette compétition, le 28 mai.

Justement, c'est au Stade de France, lors d'une rencontre du "Top 14" de rugby, qu'à 10H00 une explosion se produit dans la tribune Est où un sac contenant l'engin avait été abandonné par un terroriste, tué dans l'affaire.

Très vite, la sécurité en place pour la rencontre est débordée. Des renforts de police, de pompiers, de personnel médical sont appelés.

"Non pré-positionnés", insiste Martine Monteil, préfet de la zone de défense de Paris, responsable de l'exercice ; ils se rendent sur place à partir de leur lieu habituel d'activité.

Si les moyens ne manquent pas, "l'essentiel est la coordination", explique un colonel de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, qui en est chargé.

La priorité va aux victimes. Les morts (10), figurés par des mannequins, sont laissés sur place; les lieux sont une "scène de crime".

Les blessés (40), qui ont reçu chacun un bracelet avec un code barre pour un meilleur suivi, sont triés selon la gravité de leurs blessures. "Les plus touchés, les +urgences absolues+ (12) sont hospitalisés au plus près, les moins atteints au plus loin", explique le colonel.

Pour leur part, les "impliqués (37) reçoivent un soutien psychologique et sont pris en charge par la police judiciaire, car ce sont des témoins", relève Martine Monteil.

C'est elle qui, quelques minutes plus tard, prévient le ministre qu'un "autre attentat vient d'être commis près de la Tour Eiffel", où M. Hortefeux se rend aussitôt.

Là, près de l'accès d'embarquement des Batobus, un kamikaze s'est fait sauter avec cinq kilos d'explosifs : la scène est proche de celle du Stade de France avec 10 morts et 40 blessés, dont 15 "urgences absolues" et 10 "impliqués".

Les responsables des secours s'attachent à la "coordination des effectifs des différents services sur le terrain" et "entre le terrain et l'autorité zonale (pour) plus de fluidité, de rapidité, une meilleure exploitation possible des ressources", commente le professeur Pierre Carli, directeur du service mobile d'urgence et de réanimation de l'hôpital Necker.

Pendant ce temps, un autre engin, actionné à distance par téléphone portable, explose au niveau "espace enfants" du centre commercial Carré Sénart, près de Melun : cinq morts, 25 blessés, dont 10 "urgences absolues" et 20 "impliqués".

"Nous devons être particulièrement attentifs, réactifs et participatifs", a affirmé Brice Hortefeux, au terme de cet exercice "prévu depuis janvier".

Il a rappelé qu'en 2009 "il y a eu 36 interpellations de présumés terroristes et depuis le 1er janvier 19 (autres), dont quatre islamistes radicaux, déférés et mis en examen pour apologie du djihad sur leurs sites" internet.

Article de L'Express - 04/05/2010

 

Trois attentats virtuels: 1.700 personnes mobilisées pour l'exercice "Oméga 2010"

PARIS — Vingt cinq morts dont un terroriste, 105 blessés dont 37 graves, 67 personnes indemnes mais choquées et qui sont autant de témoins, l'exercice "Oméga 2010" a mis en scène mardi matin trois attentats fictifs à Paris, Saint-Denis et Melun, et mobilisé 1.700 personnes.

"La menace terroriste est réelle", a souligné le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux à Saint-Denis et à Paris, justifiant cet exercice qui poursuit "un triple objectif".

D'abord, "confirmer (notre) préparation à toute éventualité" face à des terroristes qui "opèrent davantage aujourd'hui avec une pluralité de lieux", ensuite "perfectionner encore notre capacité de réactivité". Enfin, affûter la candidature de la France "à l'accueil de l'Euro (de foot) 2016", sachant que "la sécurité sera un des critères déterminants" à l'attribution de cette compétition, le 28 mai.

Justement, c'est au Stade de France, lors d'une rencontre du "Top 14" de rugby, qu'à 10H00 une explosion se produit dans la tribune Est où un sac contenant l'engin avait été abandonné par un terroriste, tué dans l'affaire.

Très vite, la sécurité en place pour la rencontre est débordée. Des renforts de police, de pompiers, de personnel médical sont appelés.

"Non pré-positionnés", insiste Martine Monteil, préfet de la zone de défense de Paris, responsable de l'exercice ; ils se rendent sur place à partir de leur lieu habituel d'activité.

Si les moyens ne manquent pas, "l'essentiel est la coordination", explique un colonel de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, qui en est chargé.

La priorité va aux victimes. Les morts (10), figurés par des mannequins, sont laissés sur place; les lieux sont une "scène de crime".

Les blessés (40), qui ont reçu chacun un bracelet avec un code barre pour un meilleur suivi, sont triés selon la gravité de leurs blessures. "Les plus touchés, les +urgences absolues+ (12) sont hospitalisés au plus près, les moins atteints au plus loin", explique le colonel.

Pour leur part, les "impliqués (37) reçoivent un soutien psychologique et sont pris en charge par la police judiciaire, car ce sont des témoins", relève Martine Monteil.

C'est elle qui, quelques minutes plus tard, prévient le ministre qu'un "autre attentat vient d'être commis près de la Tour Eiffel", où M. Hortefeux se rend aussitôt.

Là, près de l?accès d?embarquement des Batobus, un kamikaze s'est fait sauter avec cinq kilos d'explosifs : la scène est proche de celle du Stade de France avec 10 morts et 40 blessés, dont 15 "urgences absolues" et 10 "impliqués".

Les responsables des secours s'attachent à la "coordination des effectifs des différents services sur le terrain" et "entre le terrain et l'autorité zonale (pour) plus de fluidité, de rapidité, une meilleure exploitation possible des ressources", commente le professeur Pierre Carli, directeur du service mobile d'urgence et de réanimation de l'hôpital Necker.

Pendant ce temps, un autre engin, actionné à distance par téléphone portable, explose au niveau "espace enfants" du centre commercial Carré Sénart, près de Melun : cinq morts, 25 blessés, dont 10 "urgences absolues" et 20 "impliqués".

"Nous devons être particulièrement attentifs, réactifs et participatifs", a affirmé Brice Hortefeux, au terme de cet exercice "prévu depuis janvier".

Il a rappelé qu'en 2009 "il y a eu 36 interpellations de présumés terroristes et depuis le 1er janvier 19 (autres), dont quatre islamistes radicaux, déférés et mis en examen pour apologie du djihad sur leurs sites" internet.Copyright © 2010 AFP


Article AFP -Charles SICURANI (AFP) - 04/05/2010

 

L’enfant qui criait au loup

A trop crier au loup, on en voit le museau.

Un enfant bâillait comme un pou tout en gardant sont troupeau. Il décide de s’amuser.

"Au loup ! hurle-t-il. Au loup ! Vos troupeaux sont en grand danger ! "

Et il crie si fort qu’il s’enroue. Pour chasser l’animal maudit, les villageois courent, ventre à terre, trouvent les moutons bien en vie, le loup, ma foi, imaginaire…


Le lendemain, même refrain.  Les villageois y croient encore.


Troisième jour, un vrai loup vint et c’était un fin carnivore.


"Au loup ! cria l’enfant. Un loup attaque vos troupeaux ! "


"Ah! Le petit impertinent ! Mais il nous prend pour des nigauds! " s’écrièrent les villageois.


Le loup fit un festin de roi.


Ésope, Αἴσωπος / Aísôpos, esclave phrygien affranchit, probablement VIème siècle av.J.-C


http://www.crowded.fr/wp-content/uploads/2008/12/bush_tarte_chaussure.gif

08:43 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/05/2010

Trafic d'armes: tous les vendeurs de kalachnikov acquittés

Un policier a infiltré une bande qui se livrait à un trafic d'armes lourdes à Anderlecht, dans le quartier de la place Lemmens. Cela avait permis d'inculper huit personnes, mais le tribunal a acquitté tout le monde car il a estimé qu'il y avait provocation policière.

L'enquête a débuté en 2008 lorsqu'un agent de police a infiltré une bande qui sévissait dans le quartier de la place Lemmens à Anderlecht. Les individus vendaient des kalachnikov, des explosifs et même un lance-roquettes, d'après les journaux du groupe Sud Presse. Sous le pseudonyme Jacky, l'agent de la police fédérale avait réussi à se procurer un fusil-mitrailleur et des explosifs pour plusieurs milliers d'euros. Il avait ainsi tenté d'approcher Beyayo, qui vient d'ailleurs d'être acquitté dans le dossier de terrorisme islamiste dans la mouvance de Malika El Aroud. Beyayo en prison à ce moment, c'est son petit frère Ridouan qui lui a fourni les armes.

 

Huit arrestations

Une fois les preuves réunies, la police fédérale a pu, sous la houlette d'un juge d'instruction, arrêter huit membres de cette bande. Et, au tribunal, le parquet a dénoncé "ce commerce d'armes de guerre qui est parfois proposé à des gamins et par lequel on distribue la mort en accentuant le sentiment d'insécurité en ville", comme il est écrit dans le quotidien.

 

Tous libres

Mais après la plaidoirie de l'avocate des accusés, qui risquaient entre 4 et 9 ans de prison, le tribunal a décidé d'acquitter tout le monde. Il a suivi l'argumentation de l'avocate qui a dénoncé la provocation policière à la base du dossier et a donc jugé que les poursuites étaient irrecevables. Les huit accusés sont libres...

Article de RTL Info -

Mais où est Jacky ?

21:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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