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01/07/2009

Thales radars porte-avions britanniques

Thales : Notification des radars pour les futurs porte-avions britanniques


Vue du futur CVF
crédits : ROYAL NAVY


12/02/2009


Thales Nederland, filiale du groupe français d'électronique, a annoncé hier la finalisation du contrat d'acquisition de deux radars S1850M par la Grande-Bretagne. Ces équipements constitueront le principal moyen de détection des deux futurs porte-avions de la Royal Navy, les HMS Queen Elizabeth et HMS Prince of Wales. Porté par l'« Aircraft Carrier Alliance » (ministère britannique de la Défense, BVT Surface Fleet, Babcock Marine, BAE Systems et Thales), le programme Carrier Vessel Future (CVF) verra la livraison des deux bâtiments en 2015/2016 et 2017/2018. Les radars devront, quant à eux, être fournis en 2011 et 2013.


Le radar S1850M (© : THALES)

Le S1850M est un radar de veille à longue portée (400 kilomètres) qui équipe également les nouveaux destroyers britanniques du type 45, ainsi que les frégates franco-italiennes du type Horizon. Thales souligne que le modèle retenu pour les CVF comprendra certaines améliorations par rapport à celui des T45, évolutions prenant en compte la mise en oeuvre du radar à partir d'un porte-avions.
Longs de 284 mètres pour un déplacement de 65.000 tonnes en charge, les Queen Elizabeth et Prince of Wales pourront embarquer 40 aéronefs, dont une trentaine d'avions à décollage court et appontage vertical F-35 B. Initialement, les navires devaient être livrés en 2014 et 2016 mais, cet hiver, le gouvernement britannique a annoncé un décalage de la construction d'un à deux ans. Or, ce délai supplémentaire tombe finalement bien, le programme F-35 ayant pris beaucoup de retard. De plus, la complexité du montage industriel retenu pour les CVF (construction en méga-blocs dans plusieurs chantiers puis assemblage final en Ecosse) laissait craindre d'éventuels retards par rapport au calendrier initial.


Le S1850M surplombera l'îlot avant (© : THALES)

 

Thales, ainsi que BAE Systems, VT Group, Babcock International, ses partenaires dans le consortium chargé la construction de 2 porte-avions britanniques, ont démenti hier des rumeurs selon lesquelles le projet était menacé par des surcoûts.

A en croire la BBC, le coût des travaux atteindrait désormais 5 milliards de livres sterling (8 milliards de dollars) contre 3,9 milliards auparavant.

Si le coût du projet est effectivement en cours de réévaluation, le secrétaire d'Etat britannique à la Défense, Quentin Davies, a assuré que le projet serait mené à bien. « Il n'y a aucun doute là-dessus. Nous allons fournir ce programme », a-t-il dit sur BBC News.

 

Publié le 30/06/2009 à 13:46 Le Point.fr

PLOMB DANS L'AILE

Dépassement de devis record pour les futurs porte-avions britanniques

par Jean Guisnel


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La BBC nous apprend que le projet de construction de deux porte-avions pour la Royal Navy est affecté par un dépassement de devis de 1 milliard de livres (1,17 milliard d'euros), soit près de 25 pour cent. Le programme serait passé de 3,9 milliards de livres (4,5 milliards d'euros) à 5 milliards (5,8 milliards d'euros). Les deux navires doivent respectivement entrer en service en 2014 ( HMS Queen Elizabeth ) et en 2016 (HMS Prince of Wales ). La construction en tronçons des deux sisterships est prévue aux chantiers écossais de la Clyde, mais les industriels y participant (BAE System, VT Group, Babcock et Thales), dont la BBC cite un rapport confidentiel, estiment qu'ils vont devoir s'engager dans un "vrai combat pour la survie du programme". Alors que 4.000 emplois dépendent du projet, 500 d'entre eux pourraient être supprimés pour garantir sa poursuite. Les dérives de coûts demeurent un grand classique des programmes militaires, tous pays confondus.

 

 

Thales à bord des deux porte-avions britanniques

Le 04 juillet 2008 par Rédaction L'Usine Nouvelle

* Mots clés : Thales

 

Les contrats portant sur la construction des deux porte-avions destinés à la Royal Navy ont été conclus hier entre le Ministère de la Défense britannique (MoD) et les industriels. Parmi eux, Thales UK, qui aura en charge la conception et l'ingénierie pour un montant de 425 millions de livres, soit plus de 535 millions d'euros. « Au sein de l'Alliance conclue entre le MoD et l'industrie, Thales UK a pour responsabilité de diriger les équipes chargées de la conception de la plate-forme, des systèmes d'alimentation et de propulsion, et de l'aviation », a commenté Alex Dorrian, P-DG de Thales UK.

L'ensemble des contrats attribués par le MoD représente un montant  d'environ 3,8 milliards d'euros. Le plus gros contrat revient à BVT surface street, une coentreprise de VT Group et BAE Systems, pour près de 1,67 milliard d'euros. Les deux porte-avions, le Queen Elizabeth et le Prince of Wales, devraient respectivement entrer en service en 2014 et 2016. Le projet avait été annoncé par le gouvernement britannique il y a un an.

Adèle Bouet

 

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10:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/06/2009

EADS, Clearstream, les frères Lahoud, Airbus A330, Airbus A310

Marwan Lahoud, directeur de la stratégie et du marketing d'EADS

 

Marwan Lahoud n'est pas impliqué dans l'affaire Clearstream. Mais son frère Imad Lahoud en est un des principaux protagonistes.

source wiki:

Imad Lahoud est le fils de Victor Lahoud, et frère de Marwan Lahoud, ancien CEO de MBDA, la branche missile d'EADS issue de la fusion de l'Aérospatiale et des missiles Matra et nouveau Directeur Général d'EADS, nommé en juin 2007.

 

 

Bien vu EL GRINGO:

 

el gringo

26 fév 2007 23:57:06

 

Le PDG de MBDA Marwan Lahoud (frère d'Iman Lahoud) pourrait devenir le co-numéro deux d'EADS
Le PDG de MBDA Marwan Lahoud pourrait succéder au directeur général délégué Jean-Paul Gut si ce dernier venait à partir du groupe européen. Selon La Lettre de l'Expansion, le co-président exécutif d'EADS Louis Gallois a proposé à Marwan Lahoud de devenir le numéro deux du groupe européen.
Si le départ du directeur général délégué Jean-Paul Gut d'EADS se confirmait, le PDG du missilier européen MBDA Marwan Lahoud pourrait le remplacer. Selon La Lettre de l'Expansion, le co-président exécutif d'EADS et PDG d'Airbus Louis Gallois a proposé à Marwan Lahoud dont le groupe est détenu à 37,5% par BAE Systems, 37,5% par EADS et à 25% par Finmeccanica, de devenir le numéro deux du groupe européen.

Toute la question pour les prétendants à la succession de Jean-Paul Gut dont Marwan Lahoud, est de savoir si le poste sera configuré dans son périmètre actuel, qui est très étendu. Jean-Paul Gut est effectivement en charge du commerce international, de la stratégie et des fusions-acquisitions. Il pilote aussi les projets industriels transversaux pour les business units et est en charge du développement industriel mondial du groupe.

Apprécié par Louis Gallois, le patron de MBDA est aussi évoqué pour succéder à Jean-Paul Béchat à la tête de la présidence du directoire. Il fait partie d'une short-list de trois noms, qui ont été sélectionnés par le président du conseil de surveillance Francis Mer (La Tribune du 14 février). Selon nos informations, le profil de Marwan Lahoud colle très bien aux souhaits de la Délégation générale pour l'armement (DGA), qui table sur un dirigeant plutôt jeune et surtout connaissant le monde de la Défense.
http://www.latribune.fr/info/Le-PDG-de-MBDA-Marwan-Lahoud-pourrait-devenir-le-co-numero-deux-d-EADS-~-ID3E61FCEC16F13276C125728E005A0601-$Db=Tribune/Articles.nsf


Marwan Lahoud était Chief Executive Officer (CEO, l'équivalent de PDG) du leader européen dans le secteur des missiles MBDA (MBDA Missile Systems). Les actionnaires de MBDA, créée en 2002, sont EADS (37.5%), BAE Systems (37.5%) et Finmeccanica (25%).
Il est le frère d'Imad Lahoud, le trader-informaticien au cœur de l'affaire Clearstream 2, directeur scientifique chez EADS. Leur père était un officier supérieur de renseignement libanais proche du général Pierre Rondot, le père du général de division Philippe Rondot (Selon Le Monde du 2 mai 2006). Marwan Lahoud est né le 6 mars 1966.
Ancien élève de l’École polytechnique et de l’École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace (ENSAE) (Sup-Aéro).
Marwan Lahoud a débuté sa carrière à la Délégation générale pour l'armement (DGA) en 1989.
Chargé de mission au service technique des systèmes de missiles tactiques en 1994, il est nommé peu de temps après adjoint au directeur des missiles et de l’espace.
Fin 1995 il est conseiller pour les affaires industrielles, la recherche et l’Armement dans le cabinet de Charles Millon, ministre de la Défense.
Chargé de mission à la DRH de la Délégation générale pour l'armement, Marwan Lahoud rejoint Aérospatiale en 1998 comme directeur du développement. Il y négocie en 1998 la fusion de l'Aérospatiale avec Matra, première étape de la création du consortium EADS.
En juin 1999, Marwan Lahoud est nommé directeur adjoint au directeur délégué en charge de la coordination stratégique de la société Aérospatiale-Matra et au directeur délégué aux Affaires militaires.
À la création d’EADS en juillet 2000, il est nommé Senior vice-président Mergers and Acquisitions, et, à ce titre, est en charge des opérations de fusions et acquisitions d’EADS, comme la création de la société Airbus, de MBDA, d’Astrium et d’EDSN.
Depuis le 1er janvier 2003, il est le PDG (CEO, Chief Executive Officer) de MBDA.
Il est membre du Conseil de Surveillance de l'Institut Aspen France.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marwan_Lahoud

Imad Lahoud est le fils de Victor Lahoud, militaire de carrière libanais, officier de cavalerie et ancien de l'École d'application de cavalerie de Saumur. Il quitte Beyrouth avec sa famille en 1982 et décède en 1990.
Victor Lahoud a été longtemps présenté dans la presse comme un officier de renseignement ayant participé avec Pierre Rondot, lui-même père de Philippe Rondot, à la création des services de renseignement syriens et libanais sous mandat français. En réalité, le père d'Imad Lahoud a passé quinze mois au 2e bureau libanais en 1971-1972, lors d'une étape normale de carrière. Le créateur des services secrets libanais est le colonel Saad, dont l'adjoint, qui lui a succédé, fut Gaby Lahoud, sans lien de parenté avec Imad. (Le Monde, 30 mai 2006)
Imad Lahoud est le frère de Marwan Lahoud, PDG de MBDA, la branche missile d'EADS issue de la fusion de l'Aérospatiale et des missiles Matra.
La parenté supposée d'Imad et Marwan avec le général Émile Lahoud, président de la République du Liban a été longtemps entretenue par Imad lui-même. Du fait de l'ampleur prise par l'affaire Clearstream 2 en France en avril 2006, la présidence de la République libanaise a dû affirmer dans un communiqué que Imad n'a aucun lien de parenté avec le chef de l'État Émile Lahoud, même si ce dernier a bien un neveu prénommé Imad. (Ironiquement, Imad en arabe signifie aussi général d'armée, la garde du président Lahoud. Émile Lahoud est donc surnommé l'Imad Lahoud, qui veut dire le général Lahoud.)
Imad Lahoud épouse Anne-Gabrielle Heilbronner le 9 juillet 1991. Celle-ci est conseillère chargée du budget et des questions économiques internationales auprès du ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy. Elle était auparavant directrice de cabinet d'Eric Woerth, secrétaire d'État à la réforme de l'État.
Imad Lahoud est ainsi le gendre de François Heilbronner, ancien directeur adjoint et directeur du cabinet du Premier ministre Jacques Chirac (de 1975 à 1976 et 1986) avant d'être nommé PDG du groupe d'assurances GAN.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Imad_Lahoud

Victor Lahoud fut un officier supérieur libanais qui participa avec Pierre Rondot à la création des services de renseignement syriens et libanais sous mandat français.
Victor Lahoud est le père de Marwan Lahoud, PDG de MBDA, la branche missilière d'EADS, et de Imad Lahoud, placé au cœur de l'affaire Clearstream 2 (Affaire du corbeau des frégates de Taiwan).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Lahoud

 

Effectivement :

Marwan Lahoud, directeur de la stratégie et du marketing d'EADS

"La croissance organique est aujourd'hui prioritaire"

 

En attendant que la reprise se confirme, le numéro 2 d'EADS souhaite protéger la trésorerie du groupe.
Marwan Lahoud EADS

Quel bilan tirez-vous de ce Salon du Bourget ?

On s'attendait à un salon de crise. Il s'est révélé surprenant par le niveau des prises de commandes et l'intensité des contacts même s'il ne faut pas se griser. Pour Airbus, 127 commandes pour un montant total de 12,9 milliards de dollars au prix catalogue, ATR a confirmé avec 14 commandes, Eurocopter a vendu des hélicoptères et Astrium des satellites. Ce n'est absolument pas comparable à ce que nous avons connu ces quatre dernières années. Mais quelle est la norme et quelle est l'exception ? Je note que les commandes proviennent à la fois de nouveaux et d'anciens clients.

De nouvelles compagnies aériennes ?

Non ce sont de nouveaux clients pour nous. Ces clients viennent essentiellement d'Asie du Sud-Est et du Moyen-Orient, deux zones où l'on sent une activité économique plus soutenue. Nous sommes également aidés par les déboires de Boeing qui ne cesse de retarder le premier vol du 787 Dreamliner et qui a connu en 2008 la plus grave grève de son histoire.

Air France juge que la surcapacité des compagnies du Moyen Orient constitue une bulle. Cela ne vous inquiète pas ?

Tous nos clients sont en compétition. Je suis donc prudent quant aux propos exprimés par les uns sur les autres. On évoque le risque de bulles pour les compagnies du Golfe depuis des années. Elles sont établies, performantes et indiscutables. Je les considère pour ma part comme de très bons clients, très fiables.

Le bilan du salon du Bourget dépasse-t-il vos attentes ?

Oui d'une certaine manière. Mais restons prudents, on ne peut pas dire que c'est le début du rebond, l'histoire le dira. Nous attendons toujours les effets de ce ralentissement des commandes; nous les verrons dès 2010. N'oubliez pas que les commandes d'aujourd'hui sont les livraisons de 2013-2014 pas avant, la crise sera terminée j'espère à cet horizon. L'impression est que les compagnies aériennes commencent déjà à penser à l'après crise.

A cette échéance, pensez-vous à de nouvelles restructurations dans l'industrie aéronautique européenne civile et militaire ?

En Europe, la création d'EADS et de la société Airbus a largement achevé la consolidation européenne en matière aéronautique. Maintenant notre défi est ailleurs: l'industrie aéronautique européenne doit montrer son aptitude à se globaliser en préservant ses racines. Il ne faut jamais oublier que les clients européens financent une partie de la R&D de nos activités militaires et que pour l'aviation civile, ils ont prêté de l'argent à travers les avances remboursables, dont ils ont été dûment remboursés.

A posteriori, quelle leçon tirez-vous du dossier Thales ?

Nous avons toujours estimé que rapprocher EADS et Thales avait beaucoup de sens. Le choix des actionnaires de Thales a été différent. La vie ne s'arrête pas pour EADS même si nous le regrettons.

EADS détient une participation de 46 % dans Dassault Aviation. Allez-vous céder cette participation ?

Il n'y a aucune raison que la substitution de Dassault à Alcatel au sein de l'actionnariat de Thales change la nature de notre participation dans Dassault Aviation. Ce sont deux sujets séparés. Il n'y a pas de projet de cession de nos 46 % dans Dassault. Ni totale, ni partielle.

Cette participation est-elle considérée comme stratégique ou financière ?

Notre participation est suffisamment importante pour qu'elle ait une valeur, qui ne soit pas uniquement financière. A la fin des fins, toute participation se retrouve au bilan et cela se mesure financièrement. Honnêtement, je ne sais pas faire la différence entre participation financière et participation stratégique.

Avez- vous le projet de cession de Composites Aquitaine ? Pour renforcer Aerolia ?

Notre stratégie consiste à nous séparer d'un certain nombre d'activités d'aérostructures car si nous voulons développer la prochaine génération d'avions, nous devons constituer des entités autonomes investissant à nos côtés. Nous ne voulons plus être seuls ou quasiment seuls à financer le développement des prochains avions. Notre approche est celle du partage des risques dans les aétrostructures. Nous avons créé Premium Aerotec et Aerolia, détenues à 100 % par EADS, et nous ne cachons pas notre volonté de trouver des investisseurs prêts à entrer dans leur capital. Nous avons déjà cédé Laupheim, Socata et Filton. Composite Aquitaine relève de la même stratégie même si la crise actuelle ne rend pas les cessions faciles. La décision à ce sujet interviendra dans les prochaines semaines.

Quand sera-t-il possible d'ouvrir le capital d'Aerolia et Aerotec ?

Nous allons les faire vivre suffisamment longtemps pour qu'elles aient une histoire, qu'elles existent en tant qu'entités séparées. Quand la crise sera passée et l'intérêt du marché se manifestera, nous ouvrirons le capital. A quel horizon ? C'est comme si vous me demandiez « quand voyez-vous la sortie de crise ? ». Nous cherchons quelqu'un prêt à investir à nos côtés durablement, un investisseur patient.

Pas comme un fonds....

...Il y a des fonds patients. N'oubliez pas une chose: la notion de fonds n'est plus la même aujourd'hui avec la crise que ce qu'elle était à l'époque dorée du profit rapide. La crise a eu ce mérite de remettre l'industrie au centre de l'économie et l'industrie aéronautique est une industrie d'avenir. On ne désinventera pas l'avion car c'est le moyen de transport le plus rapide et le plus sûr. Pour l'activité économique mondiale comme pour le loisir, l'aviation commerciale continuera de croître dans les décennies à venir.

Quelles sont les zones de croissance futures d'EADS ? Préparez-vous cette croissance ?

Nous croyons à la croissance de l'aviation commerciale sur le long terme même si aujourd'hui, une inflexion se fait sentir. De toute façon, nous tablons sur un rééquilibrage de nos activités civiles et de défense. Nous voulons croître dans la défense, la sécurité et les services, des activités en croissance plus rapide que celle de l'aviation commerciale. En 2020, nous aurons un groupe équilibré. Cet objectif demeure. Ce qui change, ce sont les moyens d'y parvenir durant la crise

C'est-à-dire ?

La croissance organique est aujourd'hui prioritaire par rapport aux acquisitions car nous voulons protéger notre trésorerie garante de la solidité de l'entreprise en temps de crise.

Pourquoi voulez-vous prendre du temps ? N'est-ce pas souvent en période de crise qu'on peut faire de bonnes affaires...

Les valorisations sont basses mais vous n'achetez pas parce que ce n'est pas cher, vous achetez parce qu'il y a un potentiel de création de valeur important. N'ayant pas de signes avant-coureurs de la sortie de crise, nous ne pouvons pas avoir de certitudes suffisantes que la création de valeur va être au rendez-vous. C'est une des raisons pour lesquelles nous temporisons.

Aux Etats-Unis les valorisations sont basses et le dollar faible...

...Alors qu'il nous pénalise en exploitation, nous avons toujours pensé qu'en termes d'acquisition, l'euro fort était un avantage. Mais nous avons connu un euro plus fort. Je ne fais pas de rhétorique. Tout est dans cette nuance, dans l'équilibre et le bon timing, là est le secret de la réussite.

Mais des groupes, comme Safran, investissent quand même...

Aujourd'hui Safran est peut-être l'exception qui confirme la règle. On voit peu d'acquisitions. Parlez aux banquiers d'affaires : la chasse au mandat est ouverte. Aujourd'hui, les banques pensent que leur activité va repartir mais à ce stade, elles font essentiellement du marketing.

N'avez-vous pas l'impression d'être freinés par des actionnaires qui ne veulent pas prendre de risques parce qu'ils veulent sortir ?

Je ne m'aventurerai pas sur ce terrain là. Quand le sujet des acquisitions est débattu en conseil d'administration, administrateurs et management disent la même chose: "soyons prudents".

N'ont-ils pas refusé une augmentation de capital pour financer les développements ?

Certains de nos actionnaires ont indiqué leur opposition à une augmentation de capital. C'est leur droit. De toutes façons il n'y a pas aujourd'hui de besoin. Mais je ne suis pas convaincu que, si nous avions une bonne opportunité, cela les gênerait. Dans le passé, nous avons fait des choses astucieuses, au premier rang desquelles la création du groupe EADS. A nous d'être inventif à nouveau.

Comment allez-vous financer le lancement de l'A350 sachant qu'EADS devrait obtenir 3,3 milliards d'euros d'avances remboursables ?

Dans toutes les hypothèses que nous faisons sur le financement de l'A350 (11 milliards d'euros, ndr), nous n'avons pas besoin d'augmenter notre capital. Et dans nos plans, il n'est absolument pas prévu de faire appel au marché. Nous souhaitons obtenir des avances remboursables compatibles avec les règles du commerce international.

Pourquoi l'Espagne a-t-elle refusé de participer à la réunion des ministres Airbus au salon du Bourget pour concrétiser ces avances remboursables ?

C'est plus un épisode qu'autre chose dans la longue négociation que nous avons avec le gouvernement espagnol. Louis Gallois a changé l'organisation dans le souci d'aller vers plus d'efficacité. Il a notamment décidé d'intégrer la division avions militaires basée en Espagne au sein d'Airbus. Cette opération procède à une rationalisation industrielle naturelle. Nos discussions avec le gouvernement espagnol portent sur un certain nombre de garanties d'interaction entre l'entreprise et l'Espagne.

L'A400M est un programme mort-né ?

Non, c'est un avion militaire qui va voler pendant cinquante ans. Il va être à la pointe de ce qui se fait en matière de transport. Son potentiel commercial est important: 400 appareils à l'export en plus de ceux destinés au marché domestique. Nous sommes en passe de surmonter les difficultés qui ont entraîné un dérapage dans le calendrier initial. Jusqu'à ce jour, il n'est pas de problème que nous n'ayons surmonté. Une négociation est en cours avec les Etats.

Vous avez intégré le High Level Group franco-allemand destiné à élargir la coopération militaire. De quoi s'agit-il ?

Ce groupe a été monté à l'initiative des directeurs nationaux de l'armement français et allemand, qui ont décidé de créer un groupe de quatre personnes - eux-mêmes et deux industriels à savoir Friedrich Lursen en Allemagne et moi-même. Nous devons proposer des initiatives nouvelles en matière de coopération entre la France et l'Allemagne en matière d'armement et de défense. Ce groupe s'est réuni une fois et nous avons décidé d'explorer un certain nombre de pistes sur les activités de R&D que nous pourrions mener en commun, sur tous les aménagements réglementaires qu'on pourrait faire de part et d'autre du Rhin pour faciliter la coopération d'armement.

On n'y parlera pas fusion-acquisition ?...

Commençons par le commencement. Dans certains domaines, les industriels ne travaillent même pas encore ensemble. La coopération en matière d'armement entre la France et l'Allemagne a beaucoup diminué, tant en nombre qu'en qualité, au cours de ces dix dernières années. Nous devons juste faire en sorte que les deux industries et les deux institutions d'armement travaillent ensemble à nouveau.

L'irruption de l'aéronautique chinoise dans la production d'avion de plus de 150 places remet-elle en cause la chaîne d'Airbus à Tianjin ?

Non, la chaîne à Tianjin a sorti son premier avion. C'est un programme fondamental pour nous. S'agissant du projet chinois, il faut accepter la concurrence. Pour le moment, on ne sait pas grand-chose. Quelles sont les qualités, les capacités de cet avion ? Va-t-il être en compétition avec nous sur le marché chinois? En dehors du marché chinois? Tout cela est assez prématuré.

Ce que l'on sait de l'accident de l'A330 d'Air France laisse à penser que l'avion s'est disloqué en vol... Comment cela peut-il arriver sur un Airbus moderne ?

Ancien ingénieur d'essais, je connais un tout petit peu la façon dont on mène ce type d'enquêtes. L'erreur que vous commettez dans votre question réside dans ce "laisse à penser". Il faut vraiment attendre d'avoir des certitudes avant d'en arriver aux conclusions. Or, ces certitudes se construisent patiemment, avec l'ensemble des informations recueillies et notamment celles contenues dans les boîtes noires. Cette approche rationnelle n'occulte pas la douleur que nous ressentons tous face au terrible drame humain d'un tel accident.

Pourquoi est-on encore obligé de retrouver les boîtes noires pour comprendre. La technologie ne permettait-elle pas aujourd'hui de transférer à distance toutes les informations contenues ?

Technologiquement c'est effectivement possible, mais ce n'est pas le cas avec les boites noires qu'il y avait à bord.

Et si on ne les retrouve pas ?

L'expérience montre que, ces trente dernières années, à force de patience, on a toujours compris ce qui s'est passé après un accident d'avion.

Au sein d'EADS, il existe des divergences sur l'opportunité de créer une société européenne chère à Louis Gallois alors que les Allemands préféreraient l'introduction de filiales en bourse... Quel scénario est le plus probable ?

Je récuse cette vision des choses. Personne ne remet en cause la cohérence du groupe EADS. Aujourd'hui, la crise, nous permet d'apprécier le caractère contre-cyclique de nos activités. Transformer EADS en société européenne apporterait-il un plus par rapport à ce que nous avons aujourd'hui? Cette question est à l'étude mais n'est pas tranchée. Nous en reparlerons fin 2009, début 2010. Nous travaillons collectivement, de façon harmonieuse. Je ne dis pas que nous sommes d'accord tout le temps. Personne n'est d'accord tout le temps. Mais on peut parler d'effet Gallois, car il sait faire travailler une équipe.

EADS est-elle une société suffisamment intégrée ?

Il y a toujours des marges de progrès. Mais n'oublions pas qu'en période d'expansion, quand tout monte, on peut se permettre une certaine compétition interne, car les pertes qui en découlent sont largement compensées par les parts de marché gagnées. En revanche, en période de crise, il faut resserrer les rangs. C'est là le sens de l'action lancée par Louis Gallois avec "Future EADS".

Mais ne fallait-il pas aller plus loin en donnant à EADS un siège social à Toulouse ?

Cette question a été soulevée mais aujourd'hui elle n'est pas politiquement acceptable. Notre groupe a encore besoin d'avoir deux sièges (Paris et Munich) et les conséquences négatives sont compensées par le soutien des deux gouvernements. A mon avis, à long terme, tout cela évoluera.

Vous vous êtes montré très discret, ces derniers mois, pourquoi ?

Etre ou ne pas être discret ? Ce n'est pas une question que je me pose. Pour la stratégie, mon job relève de la préparation. J'aide Louis Gallois vis-à-vis du conseil d'administration. Pour ce qui est des ventes à l'export, ma mission est de préparer et d'accompagner les prises de commandes des divisions, de proposer et conduire une stratégie par pays. L'objectif est que les affaires se fassent, que les contrats soient signés. Je ne suis pas dans un rôle de leadership. Cela me convient très bien d'autant plus que la coopération avec les divisions se passe parfaitement, mieux que cela même.

Avec Louis Gallois, ça fonctionne ?

Oui. C'est lui qui m'a fait venir ici. Alors que j'envisageais de quitter le groupe, il m'a retenu. C'est avec lui que je travaille depuis 2007 et tout va bien.

Propos recueillis par H. Alich (Handelsblatt), Michel Cabirol et Pierre Kupferman

 

 

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crash airbus A310 Yemena Ailines Comores

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anciennes infos sur Yemena Airlines:

 

LES DROITS DE TRAFIC AERIEN DE L'ETAT COMORIEN BRADES A YEMENIA

Les représentants de l'état comorien ont signé un incroyable document (voir dans les pages DOCUMENTS, en cliquant l'onglet DOCUMENTS de la page d'accueil) où l'état abdique littéralement ses droits de trafic aériens à la société Yemenia.

Selon le document Yemenia est nommé compagnie nationale et jouit donc non seulement des privilèges d'un transporteur battant pavillon national, mais devient LE transport national.

Plus troublant, il est stipulé que Yemenia sera consulté pour toute demande de compagnie aérienne demandant à desservir Moroni ou tout autre point des Iles Comores. En fait dans le document en anglais qui sert de référence, cette consultation donne un droit de veto à Yemenia :" Request from any new carrier intending to operate to Moroni/ Comoro Islands will be consulted with Yemenia"

Mêmedans les rares pays qui ont une compagnie nationale détenant un monopole, l'octroi de permission de vols et des droits de trafic esst du seul ressort de l'état, c'est à dire de l'aviation civile.

Là, par exemple, où Emirates bénéficiait seulement d'une tolérance de 5ème liberté, entre Johannesburg et Moroni, Yemenia va agir en transporteur national.

Le document ne mentionne aucune contrepartie, si ce n'est la formation de 30 jeunes Comoriens à la réservation et à l'émission des billets, sans aucune promesse d'emploi. Une compagnie comme Yemenia a besoin d'un maximum de 5 agents de vente. Il y a environ une centaine de jeunes comoriens ayant obtenu cette formation en France et en Egypte principalement, sans compter les anciens d'Air France / Air Comores et ceux d'Emirates si le départ de cette compagnie se confirme. Leur formation est au moins équivalente à celle que peut donner une compagnie moyenne comme Yemenia.

Cet accord a été signé par les plus hautes autorités en la matière en présence du Commissaire au transport Said Dhoifir Bounou. La présidence, le ministère des transports, les affaires étrangères étaient représentés.

L'incohérence de la politique aérienne des commissaires est flagrante. Chaque faction du pouvoir a son plan en matière de désenclavement aérien. Les luttes d'influences sont âpres. On murmure le limogeage imminent de certains responsables. Il y a à peine quelques mois, le commissaire au transport Mahamoud Soilih Lamartine était congédié. On lui reprochait d'avoir accordé des droits exorbitants à Air Austral, avec son remplaçant, on fait pire. Sauf que cette fois, le colonel était représenté.

Dans le point "divers" ( Miscellaneous item) du contrat, il est stipulé que le directeur de Yemenia aux Comores a décide souverainement de l'application des tarifs. C'est la première qu'une telle cause figure dans ce genre de document. En clair cela veut dire que les autorités n'ont pas besoin de s'adresser au siège de Yemenia , mais peuvent discuter avec le directeur local de toutes les combines possibles.

Le 30 octobre 1990, une délégation comorienne , dirigée par M. Said Dhoifir Bounou, Commissaire ( ministre dans le document) aux Transports, Tourisme, Poste et Télécoms, et composée de MM. MOHAMED AHMED CHAHIR, Directeur Général de l'Aviation Civile et de la Météorologie, HODHOAER INZOUDDINE, Directeur Général des Affaires Politiques et Juridiques au ministère des Affaires Etrangères, M. Mohamed Saandi Anzi,, pilote de la présidence et conseiller du Colonel Azali, a signé un procès-verbal avec le Président Directeur Général et le Directeur Commercial de la compagnie Yemenia. Ce procès verbal d'une réunion consécutive au Protocole d'Accord signé entre le Yemen et la RFIC le 27 octobre consigne les points d'accord entre la RFIC et la compagnie. PRC-ACTUALITE a pu se procurer la copie en anglais qui constitue la version de référence. Le document est signé par MM. CHAHIR et HODHOAER du côté comorien, de MM ABDULKHALEK ALKADI et ABDULWAHAB SADAKA, respectivement PDG et Directeur Commercial de Yemenia du côté yemenite.

PRC-ACTUALITES reviendra sur cette affaire.

 

 

 

 

DUBAI - mardi 13 novembre 2007 à 10h03
Yemenia Airways confirme la commande de 10 Airbus A350; Oman Air commande 5 Airbus A330


Yemenia, la compagnie aérienne nationale yéménite, a confirmé mardi une commande de 10 A350-XWB à l'avionneur européen Airbus.

Yemenia n'a pas communiqué le montant du contrat, mais son président, Abdulkalek Saleh Al Kadi, avait déclaré la semaine dernière à l'agence Zawya Dow Jones que la valeur de la commande s'élevait à 2 milliards de dollars.

Yemenia avait pris en 2006 des options sur l'A350, a indiqué le dirigeant. Cette commande, qui porte également sur trois moteurs, transforme ainsi cet accord préliminaire en commande ferme.

De son côté, la compagnie aérienne Oman Air a annoncé qu'elle allait acquérir cinq avions Airbus A330 pour un montant d'environ 920 millions de dollars au prix catalogue. Cette commande porte sur trois A330-300 et deux A330-200, a précisé Oman Air dans un communiqué. Aucun choix de moteur n'a encore été fait, a en outre indiqué la compagnie. AP

ma/sll

 

 

Toutou à écrit le 22/10/2008 à 23:22:59

C'est affirmatif, la compagnie yemenia air ways a décidé de supprimer ses vols en partance de marseille depuis le 24 octobre 2008. ce qui veut dire que dorénavant aucun vol ne partirait de marseille car le dernier a déjà eu lieu en partance de moroni ce lundi. cet arrêt de la deserve de marseille amenera tout voyage à prendre le vol à paris jusqu'au 31 décembre 2008 date à laquelle la compagnie compte mettre fin ses voyages aux comores. selon hachim said bacar agent de voyages chez falhi voyage, cet arrêt est la faute des francocomoriens notamment en ce qui concerne leurs revendications sur les prix et les conditions de voyages. selon ce même voyagiste, l'etat comorien a aussi joué un rôle important et les perdants sont les comoriens eux-mêmes.
cela veut dire ceta arrêt de la deserve comorienne laisse un espace vide car jusqu'à présent il n'y a aucune compagnie en contrat d'exploitation bien que kenya air ways assure un minimum de services. puisque celui-ci ne va pas tarder de ne pas aller aux comores. car il y a environ deux mois cette compagnie a averti qu'elle va bientôt suspendre, et dans un delai indéterminé ses vols vers l'afrique de l'est parmi les comores. là la danse sera difficle car sans melodie ni rythme.

Moza à écrit le 11/11/2008 à 23:35:35

On va rigoler ou plutôt je vais rigoler, je ne comprend pas pourquoi nous comoriens, faisons toujour les choses à l'envers
vos revendications sur les prix et les conditions de voyages.
d'accord c'est cher,mais c'est cher par raport à quelle compagnie?je veux bien voir air france à la place de yemenia,
oui je veux bien voir air france avec des tickets de 500 à1300euros avec 40kg/passager.moi je me pose une question,
pourquoi il n'y a jamais eu une compagnie venir concurencée yemenia sur le marché paris-moroni que nous croyons tous juteux, moi je vous dis yemenia n'a rien avoir dans ces histoires, nos gouvernements respectifs sont des hypocrites, ils nous ont jamais aidés au contraire ils nous assomme, t'es obligé de te cacher au fret si t'as un paquet pour peur qu'on te taxe jusqu'au dernier centime.






Les voyageurs ne sont pas des marchandises

12-08-2008


Plus de 300 Comoriennes et Comoriens ont manifesté dans l’aéroport de Marseille pour que Yemenia Airways les respecte au cours de leur voyage au pays (Photo Stéphane Clad)
Plus de 300 Comoriennes et Comoriens ont manifesté dans l’aéroport de Marseille pour que Yemenia Airways les respecte au cours de leur voyage au pays (Photo Stéphane Clad)
Transport aérien. Des Comoriens ont manifesté, hier, dans l’aéroport pour de meilleures conditions de voyages.

« Stop aux avions poubelles », « Voyages gâchés, ça suffit », « Agences : respectez les voyageurs ». Tenant à bout de bras leurs banderoles, plus de 300 Comoriens et Comoriennes ont manifesté, hier matin, à l’aéroport de Marseille-Provence pour des conditions de transport dignes de ce nom.
A l’appel de « SOS Voyages aux Comores », les manifestants étaient présents, dès 7 heures, pour informer des raisons de la manifestation leurs compatriotes qui voyagent avec la compagnie aérienne Yemenia Airways vers l’archipel des Comores via Sanaa, la capitale du Yémen.
Longues attentes dans les escales, prix du voyage non indiqué sur les billets, passages à tabac réguliers des passagers, agences peu scrupuleuses…, les griefs de la communauté comorienne, forte de 80 000 âmes à Marseille (250 000 en France), contre les compagnies aériennes indélicates ne manquent pas.
D’après Farid Soilihi, les conditions de voyage ont commencé à se dégrader, dans les années 90 lorsque Air France a cessé ses vols vers les Comores. Ce sont des compagnies aériennes comme Emirates Airways puis, Kenya Airways et enfin Yemenia Airways qui ont pris le relais. « A la fin des années 90, la compagnie yéménite est arrivée et les conditions ont empiré avec des prix exorbitants. » Les chantres de la libéralisation ont fait croire à l’opinion publique que la libre concurrence allait faire chuter les tarifs, on voit ce qu’il en est aujourd’hui.
Cette jeune femme a voyagé avec Yemenia Airways. « J’ai été bloquée, l’année dernière, à Sa’ada [Yémen-NDLR] pendant 10 heures, témoigne Mounira Karani. On devait rentrer à 11 heures du matin à Marseille et on est arrivé à 21 heures, sans excuses, sans nourriture, rien de rien. Des enfants pleuraient parce qu’ils avaient faim. »


Les Comoriens économisent toute l’année pour partir


Sa sœur Amina, très en colère, enchaîne : « Les femmes comoriennes travaillent dur toute l’année. Tous les matins, elles se lèvent à 4 heures pour pouvoir financer leur voyage. On ne nous a même pas proposé de téléphoner pour avertir nos familles du retard. On a porté plainte auprès d’un avocat, l’affaire est toujours en cours. » Elle poursuit : « En 2007, le billet coûtait 1 350 euros, cette année il est passé à 1 400 euros, l’année prochaine ce sera 50 euros de plus, un enfant de 2 ans va payer 1 030 euros, ça ne peut plus durer ! Les Sénégalais avaient le même problème que nous au niveau des tarifs. Aujourd’hui, leur billet est à 700 euros, pourquoi pas nous ? »
L’ambiance est à son comble. L’atmosphère devient de plus en plus chaleureuse. Une clameur monte, les femmes scandent le « Tous ensemble » des manifestations à caractère social et entonnent des chants populaires de leur île natale. L’hymne national est également à l’honneur.
« L’année dernière, l’agence de voyages a pris mes sous pour l’aller et le retour. Mais, j’ai dû racheter un billet aux Comores pour revenir en France, car il n’y avait plus de place pour moi sur Yemenia », raconte Oumouri Gnora, mère de trois enfants, qui ne peut pas partir chaque année en vacances à cause du coût des billets.
Ils sont prêts à boycotter Yemenia Airways en 2009
Devant une manifestation pacifique, un CRS n’aurait pas hésité à donner deux coups de matraque à deux manifestants qui ont eu le souffle coupé pendant plusieurs minutes.
« C’est un mouvement national qui va de Marseille jusqu’à Dunkerque, en passant par Paris », tient à préciser Farid Soilihi. « Et qui va perdurer jusqu’à obtenir gain de cause », souligne Elisabeth Saïd, conseillère municipale (2e et 3e), déléguée aux relations avec les communautés.
Une manifestation nationale est prévue dans les semaines qui viennent, ainsi qu’une délégation auprès des autorités comoriennes et si d’ici janvier aucune solution n’est trouvée, un boycott contre Yemenia Airways est programmé.
Tous les signataires de la pétition pour de meilleures conditions de voyages sont prêts à ne pas partir aux Comores en 2009. « La diaspora comorienne est le premier bailleur de fonds des Comores, signale Farid Soilihi. Environ 70% des Comoriens partent au pays, si tous annulent leur voyage, c’est un coup porté à l’économie nationale. »


PIEDAD BELMONTE

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29/06/2009

Les faux résistants...Vraie conne ou fausse brune ?

SISSONNE (02) Liane Foly, une recrue de charme

Liane Foly au Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine de Sissonne dans l'Aisne.

Liane Foly au Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine de Sissonne dans l'Aisne.

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La chanteuse Liane Foly a échangé strass et paillettes contre treillis pour le tournage de l'émission « Au cœur de l'armée de terre » qui sera diffusée sur France 2, mi-juillet.

Les militaires du camp de Sissonne ont suivi un entraînement un peu particulier jeudi dernier. Les caméras braquées sur eux tout l'après-midi et sur leur nouvelle recrue : Liane Foly. La chanteuse, également imitatrice, a troqué le micro contre la tenue kaki.

Le capitaine Grégoire Hubsch lui a fait découvrir le quotidien du camp. « On m'a demandé de l'accueillir et de lui faire vivre ce que nous vivons. Je lui ai présenté le métier. Elle s'est insérée dans le groupe d'entraînement avec naturel, avec beaucoup d'aisance », confie le capitaine.

Après deux heures de tournage, Liane Foly est exténuée. « Si j'avais fait trois concerts de suite, je serais moins fatiguée », sourit la VIP du camp militaire. Avant de rentrer chez elle à Paris et de se mettre dans un bain, elle raconte : « J'ai suivi, j'ai regardé leur entraînement. Je suis impressionnée par la précision des armes, par le véhicule blindé. Avec ce tournage, j'ai eu une vraie prise de conscience. On oublie chaque jour qu'il y a la guerre, des combats. Quand je les vois en exercice, je suis touchée. On se dit que le reste, à côté, a peu d'importance. Pour moi, les militaires, le corps médical, les pompiers, ce sont des personnes très importantes. Il faut un courage immense pour s'engager dans l'armée. »

Appel à Franck Dubosc

Même si Liane Foly n'est pas prête à quitter la chanson pour l'armée, elle ne risque pas d'oublier de sitôt son expérience au camp militaire axonais, selon ses confidences.

Quant aux militaires du camp de Sissonne, ceux du 35e Régiment d'Infanterie de Belfort et du R.I de Marche du Tchad de Noyon, c'est pareil : l'expérience avec Liane Foly restera gravée dans leur mémoire. Avant que la célébrité quitte le CENZUB, les militaires ne se sont pas privés de séances photos.

Le sergent Harzi, le caporal Noulin et le caporal Nacimento attendent tous trois un autographe. « Le tournage s'est très bien passé. Liane Foly s'en est bien sortie. On n'a pas eu de souci particulier. »

Les trois militaires lancent un appel à d'autres stars qui aimeraient s'immiscer dans leur centre d'entraînement. « J'imaginerais bien Franck Dubosc ». Allez, l'appel est lancé.

CAROLINE SUEUR

 

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LE casque rivé sur la tête, l'équipement de combat sur le dos et… Un sourire dont elle ne se sera jamais départie de toute la journée : Liane Foly était à Sissonne, hier après-midi, pour le tournage d'une émission de France-Télévision qui aura pour titre « Au cœur de l'armée de terre ».
« L'idée est relativement simple », commente le réalisateur de ce divertissement, Laurent Perrigault, « nous avons souhaité braquer nos projecteurs sur les différents aspects de ce corps armé en demandant à des artistes de s'immerger dans différentes unités afin de mieux comprendre leur quotidien ».
Et pour le centre entraînement en zone urbaine de Sissonne (CENZUB), c'est donc Liane Foly qui s'y est collée avec un plaisir évident mais aussi avec… émotion.
« On arrive là comme dans un jeu et puis, très vite, lorsqu'on nous met dans le bain, on comprend les risques que courent ces hommes et ces femmes. Ils mettent leur vie en péril pour protéger celle des autres et la noblesse de leur mission ne peut laisser personne indifférent », nous a-t-elle confiés à l'issue de deux bonnes heures passées à « crapahuter » aux côtés des militaires du camp mais aussi ceux du 35 RI de Belfort ainsi que du Régiment de Marche du Tchad de Noyon.
Une structure unique

« Nous lui avons fait découvrir le matériel dont le véhicule blindé de combat de l'infanterie (VBCI) », indiquait le capitaine Grégoire Hubsch, chargé de « piloter » l'artiste durant cet entraînement, « de même, elle a été équipée du félin, un matériel individuel bardé d'électronique. Deux merveilles de la technologie que nos hommes apprennent à maîtriser sur le CENZUB et plus particulièrement dans la ville entièrement reconstituée de Geoffrecourt ».
Car c'est bien là que résident les raisons de la venue de Liane Foly à Sissonne : mettre en exergue le modernisme de l'armée de Terre et montrer que le département de l'Aisne s'apprête à devenir une référence européenne en matière militaire, ce CENZUB demeurant une structure unique en son genre.
« C'est un département que je connais bien et que j'aime », devait encore ajouter la chanteuse avant de raccrocher les armes, « je suis d'ailleurs tombée amoureuse de la cathédrale de Laon et s'il me reste un peu de temps ce soir j'irais y faire un saut. Ce sera l'occasion de redécouvrir les lieux, mais aussi de prier pour toutes les personnes que j'ai côtoyées aujourd'hui… ».
Quant à la diffusion de l'émission, animée par Michel Drucker, elle devrait avoir lieu dans le cadre de la fête nationale, en juillet. Mais nous y reviendrons plus en détail.
Nicolas

FOSTIER

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20:56 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/06/2009

Les faux résistants...Faux con ou vraie buse ?

Promo pour la chair à canon sur F2, ancienne chaîne publique...

Premier faux cul = Lizarazu ! Les autres vont suivre...

Dans la série "je fais croire que l'armée c'est bien" surtout quand on y est pas...avec Gillie Suit,Saco TRG et tout le toutim...


Lizarazu, Rapace d’un jour

Bonjour à tous,
c’est bon, je suis à jour concernant les photos. J’ai eu un petit soucis informatique en effet.
Soyez gentil, ne vous moquez pas de moi avec mon casque orange.
C’est de là qu’est née l’expression “Tete d’oeuf”!
Mis à part ce détail esthétique, j’ai passée une journée extraordinaire avec les forces spéciales du 1er RPIMa basé à Bayonne.
J’ai testé pour vous leur savoir faire…
Prise d’otage, saut en parachute à 4000M d’altitude avec un immense frisson de 45 secondes de chute libre, tir et close combat.
J’ai reçu un accueil musclé (c’était pas pour me déplaire) mais sympa et chaleureux. J’ai vraiment du donner de ma personne…pour suivre cette élite de l’armée dans leurs entrainements.
D’autant plus que l’AIR, c’est pas du tout mon domaine et c’était une première.
C’est à voir le 14 juillet sur France 2 et c’est présenté par Michel Drucker
A trés vite
Bixente
..
N.B1: vous commencez à etre faignant sur vos messages sur le blog.
Une précision pour ceux qui en doutent: je lis tous vos messages et j’écris mes articles!!!
Alors bougez vous les fesses maintenant.
..
N.B2: Ci dessous articles et photos parus dans Sud Ouest
..
..
..
1ER RPIMA. Le champion du monde de foot s’est entraîné avec les commandos au coeur de la Citadelle

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Lizarazu, Rapace d’un jour

 Lizarazu, Rapace dun jour
« Il y a plein de similitudes avec le sport de haut niveau : l’entraînement, l’esprit d’équipe, le capitaine, le don de soi. » (Photo P. Bernière)

Le 14 juillet à 20 h 35 sur France 2, Michel Drucker, star des animateurs télé, présentera un exceptionnel numéro d’« Au coeur de l’armée de terre ». Deux heures trente de reportage dans l’univers des militaires d’élite. Dix minutes seront consacrées au 1er RPIMa de Bayonne qui aura défilé à bord de 22 véhicules le matin sur les Champs-Élysées.

Suivi par la caméra, Bixente Lizarazu a joué les reporters toute la journée hier. A son menu, l’entraînement ordinaire des « Rapaces » surnom des commandos : saut en parachute à 4 000 mètres, séance de tir, sport de combat, extraction en grappe suspendu au bout d’un filin fixé au ventre d’un hélicoptère. Pas de quoi effrayer le champion du monde 98, fondu de surf et de pirogue hawaïenne. Quoi que…

Avant un match

« Ca fait exactement comme avant un match, j’ai la bouche sèche, j’ai envie de boire un coup ». Caterpillar aux pieds, combinaison camouflage serrée au corps, seyant casque orange fluo vissé sur le crâne, lunette de cosmonaute, Bixente sourit et lève le pouce : tout baigne ! L’hélicoptère de transport s’arrache du sol dans un souffle d’ouragan. Quelques minutes plus tard : Bixente et son coéquipier de tandem sont largués au-dessus d’Hasparren pour un nouveau bol d’adrénaline. « Franchement, ça décoiffe », s’esclaffe l’intéressé.

Sous la conduite du capitaine de Monicault et du chef de corps, le colonel Éric Vidaud, l’athlète s’est dépensé sans compter physiquement en posant mille questions pour comprendre. Des séquences fortes en émotions entrecoupées par d’inévitables séances autographes. Interrogé sur l’image d’homme défenseur de la nature qu’il dégage comparée à la rigueur de la tenue militaire, il coupe court : « J’ai une espèce de fascination pour ces métiers. Ces mecs ont une vie atypique, ils sont là partout dans le monde, souvent pour sauver des gens. »

Auteur : Dominique Bayle-Siot
d.baylesiot@sudouest.com

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Too drunk to Fight

Depuis quelques temps, mais surtout depuis mai 2007, une énorme promotion se fait via le petit écran pronant les joies de l'engagement dans l'armée, gign,police etc...

 

La dernière du ministère de la guerre= des images qui nous emmènent de Gérgovie aux plaines Afghanes...

 

gergovie.jpg

 

personne ne fait le rapprochement...

 

Il faut donc "motiver" les troupes...surtout que même celles de la "vaillante" Bundeswehr rechignent à partir pour le Sud...fini le temps du heia safari...

 

Wolfgang Schneiderhan,inspecteur général de la Bundeswehr ne s’est pas gêné pour le dire. La raison de sa colère? L’attitude peu militaire de ses soldats.

En effet, le général Schneiderhan leur reproche de passer leur temps à “se lamenter avec force”, de manifester peu d’entrain pour partir en opération en Afghanistan, parce que ce serait “trop dangereux”, “trop loin” ou encore “trop inconfortable” et de prendre quelques distances avec la discipline. Et de fait, alors que l’Allemagne a prévu d’augmenter son contingent de 3.800 hommes dans le pays en vue de la prochaine élection présidentielle, les volontaires se font rares et auraient tendance à se faire porter pâles.

L’inspecteur général de la Bundeswehr trouve “déplorable” que la seule motivation des soldats allemands pour accepter une mission en Afghanistan soit une prime financière. Et la récente attaque commise, le 23 juin, à Kunduz, qui a fait 3 tués dans les rangs de l’armée allemande ne sera vraisemblablement pas faite pour réchauffer les plus tièdes. Sur sa lancée, le général Schneiderhan trouve aussi anormal que des parlementaires aient été saisis par des militaires déployés en République démocratique du Congo dans le cadre de la Monuc pour une question de sacs de couchage inconfortables.

Par ailleurs, les soldats allemands n’ont pas toujours une conduite irréprochable à l’extérieur de leurs frontières. Ainsi, en 2007, le contingent de la Bundeswehr, déployé en Afghanistan, dans une zone qui n’est pas considérée comme étant des plus risquée - même si il a perdu 35 hommes depuis 2002 - s’était fait remarquer par sa consommation excessive d’alcool : près d’un million de litres de bière et 70.000 litres de vin avaient ainsi été “éclusés”.

Et tout cela n’est pas fait pour calmer le général Schneiderhan qui a appelé ses soldats à avoir “un meilleur sentiment de la discipline et de montrer une plus grande volonté de servir l’Etat”. “Personne ne viendra vous cajoler. Soldat, c’est un métier” a-t-il encore lancé.

Seulemement, la mission en Afghanistan ne rencontre pas l’adhésion de l’opinion publique. Ce que le commissaire pour les forces armées du Bundestag, Reinhold Robbe, a parfaitement compris en appelant la population allemande à soutenir ses soldats, qui, selon lui, “ont besoin de plus de soutien moral et humain”.

 

Pourtant, en 2004, les fiers guerriers s'en donnaient encore à coeur joie :

 

deutsch soldaten mit kräne.jpg

 

Les clichés ont été publiés par Bild, premier quotidien allemand en termes de distribution, qui affirme qu'ils montrent des soldats de la paix allemands près de la capitale afghane Kaboul début 2003.

Bild titre «Des soldats allemands ont profané un cadavre» et publie les photos sur lesquelles des hommes en uniforme tiennent un crâne humain et posent sur une Jeep. L'un d'entre eux se tient dans une position indécente avec le crâne.

 

3.jpg

 

 

Les mêmes soldats allemands qui se sont ensuite plongés dans la déprime et...l'alcool...

If Germany's defence ministry's figures are anything to go by, being a soldier in Afghanistan is clearly thirsty work.

According to military sources, around 1m litres of beer were shipped to German troops stationed in Afghanistan last year, as well as almost 70,000 litres of wine and sekt (German sparkling wine).

The revelation has shocked a country that has never had much time for the Afghan mission. Newspaper reports under headlines such as "Drink for the Fatherland" and "Bundeswehr Boozers" have suggested that alcohol is the only way of keeping soldiers onside at a time when it is becoming ever harder to recruit them.

The figures suggest that the 3,600 German soldiers based in Afghanistan as part of Nato reconstruction mission, are each consuming around 278 litres (612 pints) of beer a year, as well as 128 standard measures of wine. The figures are set to rise by around 10% this year as troop numbers also increase.

A German soldier at a checkpoint in Kabul

Is that water in that bottle? A German soldier at a checkpoint in Kabul. Photograph: Syed Jan Sabawoon/EPA

 

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27/06/2009

Frégates Clearstream DCN THALES AMARIS

Wednesday, September 27, 2006

Mercredi, 27 juillet 2005


Dernier Tango à Taipei: la vérité sur la mort mystérieuse du Juge Jean-Pierre.

« DERNIER TANGO A TAIPEI. »

Plus fort que le scandale du Crédit lyonnais et la tentaculaire affaire « ELF », le dossier qui a fait reculer la Juge Eva JOLY : le contrat « Bravo », l’affaire « Lafayette », les Frégates de Taïwan, les frégates qui tuent ….

Sexe, mensonges et commissions.

France 3, 23 : 30. Dans Pièces à conviction, l’affaire des frégates de Taïwan est disséquée. Sous le titre accrocheur « Sexe, mensonges et commissions », Patrice Le Nen, allèche le chaland.
« Préparez vos calepins, et deux ou trois stylos neufs. Ce soir dans Pièces à conviction, la rédaction revient sur l’affaire des frégates de Taïwan, scandale politico-militaro-industriel qui a secoué l’Hexagone dans les années 90. Un scandale qui fait tourner les têtes tant les sommes évoquées sont astronomiques ».

Un devis de 11 milliards de francs. Une note de 16 milliards !

« Une affaire tentaculaire, aux ramifications profondes et dignes des plus grands films hollywoodiens….L’affaire des frégates est un puzzle de 30.000 pièces ».

[Fin de citation de France – Soir]

Dernier Tango à Taïpei.

Acte I. – Les frégates qui tuent/Cadavres exquis…

Livrées désarmées à Taïwan, les Frégates françaises ont pourtant tué. Dans cette affaire « Lafayette / Bravo », les protagonistes tombent de haut.

17 : 15, le 18 mai 2001, Neuilly (Haut-de-Seine). Les policiers appelés en urgence au 12, rue Montrosier buttent sur le corps d’un homme de soixante-six ans vraisemblablement tombé d’une fenêtre du cinquième étage : Jacques Morisson.

Ancien officier de marine, le militaire, spécialiste des systèmes de détection, quitte la grande muette pour pantoufler chez Thomson qui l’affecte à Formose où le technicien s’occupe de l’assemblage des frégates du contrat « Bravo ». A ce titre, il est de toutes les négociations. Depuis son retour en France, le négociateur est terrorisé : Morrison est, dit-il, le dernier témoin de l’affaire et il craint d’être assassiné. Il veut déménager et même changer d’identité.

Jacques Morisson meurt ce 18 mai sur le pavé d’une cour intérieure de son immeuble dans une banlieue BCBG de Paris. Faute d’indice, la police conclura au suicide. L’ex-militaire n’est pas la seule victime.

Plus d’une demi-douzaine de personnes vont ainsi, les unes après les autres, trouver la mort pour frayer un chemin aux meurtrières frégates de guerre. La route du dossier Bravo se jonche de cadavres et de disparitions, sans pour le moment s’en trouver détournée.

Cadavres exquis (suite... sans fin…)

1er novembre 1996, midi, Montréal (Canada). La police criminelle est appelée en urgence au domicile de Yang Yi-li, un jeune étudiant formosan de vingt ans. Son corps sans vie gît dans la baignoire, la tête à moitié immergée. Dans l’eau du bain, un sèche-cheveux encore branché à une prise de 110 volts. Mort par électrocution. L’affaire est classée malgré les protestations de la famille.

La victime est le neveu du commandant Yin Ching-feng de la Navy formosane. Son père, le frère cadet du commandant, est persuadé que son fils a été assassiné. Yang Yi-li a été le confident de son oncle - qui le premier dénonce la combine du contrat « Bravo » à ses chefs - lors de la visite de celui-ci à Paris. Yang est-il le dépositaire de documents concernant l’affaire « Lafayette » ? La justice canadienne conclut à un accident.

Fin décembre 1996, Taïpei. La police est appelée par une femme épouvantée qui bafouille dans une cabine téléphonique. La police découvre un cadavre écrasé sur le sol : James Kuo, l’employé de Joël Bucher, le banquier français de l’affaire « Lafayette » et du contrat « Bravo », un as de la Société générale. Cet employé formosan est celui-là même qui avait proposé à son patron une rencontre avec le « Gang des Bambous »... Un gang chinois? Quel gang ? Un gang à prendre avec des baguettes ….

Chargé du suivi du dossier de la China Shipbuilding Corporation, les chantiers navals taïwanais, James Kuo est « tombé » d’une fenêtre de son bureau quelques étages plus haut. La police formosane conclut à un suicide ou à un accident.

10 octobre 2000, un locataire d’une résidence du VIIIè arrondissement de Paris, trouve le corps écrasé d’un quidam dans la cour intérieure de l’immeuble : Thierry Imbot, agent secret de la DGSE française chargé de suivre tous les contrats d’armement négociés avec les Formosans. En clair, Thomson, Dassault, Matra…

Le père de ce nouveau cadavre exquis n’est autre que le général Imbot nommé à la tête de la DGSE en septembre 1985. Thierry Imbot a quitté ce même service de renseignement en 1993. L’ancien agent spécial français a très certainement chuté en fermant les volets de sa chambre. Banal accident.

Pourquoi, néanmoins, vouloir à tout prix fermer les volets d’un appartement que l’on n’habite pas ? Sans prendre la précaution d’allumer la lumière ? Car la lumière fut retrouvée éteinte après le drame…

Peut-être a-t-« on » eu peur que le futur écrasé ne fasse la lumière sur les frégates ? Car « ce que savait Thierry Imbot sur les dossiers d’armement franco-taïwanais et son rendez-vous du lendemain avec un journaliste pouvaient motiver un assassinat ».

Les services soupçonnaient-ils le fils du général Imbot d’être lié à Arcady Gaydamak, le vendeur d’armes recherché dans l’affaire « Pierre Falcone », affaire où le trafic d’armes bat son plein avec l’Afrique en proie à de multiples guérillas locales parmi les vastes champs pétroliers et sous les reflets de diamants étincelants ?

Quoi qu’il en soit, Thierry Imbot appartenait à la Grande Loge nationale française, la GLNF.

Dans cette affaire, « il y a trop de morts dans ce dossier. Beaucoup trop ».

Un roman noir connexe à l’affaire « ELF » et à l’affaire « Pierre Falcone »…

Voici un puzzle tentaculaire où s’affrontent les géants de l’armement dans une guerre fratricide : Thomson et Matra, Alain Gomez et Jean-Luc Lagardère (décédé) y règlent leurs comptes par le biais d’officines privées liées parfois au renseignement : Le dirigeant de l’une d’elle – Silver Sabre pour Thomson- meurt assassiné en Thaïlande.

C’est que les grands groupes industriels dans le secteur militaire s’arment de services « Action » comparables aux services de renseignements étatiques. Ces officines sont à l’origine de la plupart des coups tordus assénés aux concurrents.

En 1997, l’énorme scandale « ELF » se profile à l’horizon. De même ses liens avec l’affaire « Lafayette ». En janvier, Alain Gomez, patron de Thomson est entendu par la juge Eva Joly. En juillet, Le Floch-Prigent, patron d’ELF, est emprisonné. Le nom de Roland Dumas est prononcé en cours d’instruction. L’énorme scandale implique un homme d’Etat, ancien ministre et alors président du Conseil constitutionnel. On connaît la suite ….

Paradis tropicaux, paradis fiscaux…

Parallèlement aux gros contrats industriels se développe donc une véritable industrie du recyclage de l’argent sale. Iles Vierges, Grand Caïman, Seychelles, Jersey, Guernesey, Dublin, « partout à travers le monde fleurissent des officines chargées de monter des sociétés écrans dans les paradis fiscaux »

C’est la valse des comptes : un virement de huit millions deux cent cinquante mille dollars par ici, un autre égal au premier par là – commission du contrat « Bravo » (les Frégates) effectué par Rivunion une banque d’affaires liée à ELF. Les protagonistes Gilbert Miara, Alfred Sirven, Christine Deviers - Joncour bénéficient de juteux crédits occultes. « Plusieurs millions de francs sont apportés par des passeurs professionnels en France et remis en espèces à Deviers – Joncour ». Plus de quatre millions de dollars dorment quelque part aux Bahamas et appartiennent en propre à cette femme de l’ombre et courtisane qui se décrit elle-même comme « La Putain de la République ».

Formose « La Belle » et les Frégates qui tuent …

Le 12 mai 2000. Formose (La belle, en portugais…) constitue une commission d’enquête sur la vente des frégates, suite à l’écroulement du parti politique dominant, le Kuo Min Tang, miné par la corruption. La commission procède à cent dix-huit auditions en un peu plus d’une année et analyse une documentation qui compte quelques dizaines de milliers de pages.

Y a-t-il eu dissipation de fonds publics ? Perception de pots-de-vin à l’occasion de surfacturation ? Lourde tâche que celle de démontrer les surévaluations artificielles du prix payé par Taïwan à Thomson.

La commission constate la volonté délibérée des responsables de faire disparaître toutes traces des dernières conversations du commandant Yin Ching-feng, le dénonciateur initial, retrouvé « suicidé » par noyade le 9 décembre 1993 : démagnétisation des cassettes, disparition des vêtements, fuite de témoins avant même leur audition, fausses pistes forgées de toutes pièces, évaporation de vingt-huit bordereaux de virements que Thomson, destruction de pièces comptables…

L’affaire « Lafayette » une combinazzione de 5 milliards FF avec l’aval des Chefs !
Quant au fond, la surévaluation, tous les officiers généraux ou supérieurs chargés du dossier reconnaissent qu’il n’a pas été traité selon la procédure normale. Pourtant, le président de la République formosane à l’époque donne son aval à cette opération aussi mal engagée : par quel concours de circonstances ?

La commission vérifie laborieusement les comptes de longs mois durant. Tous les calculs parviennent à la même conclusion : le prix des frégates a doublé ! Cinq milliards de francs ont bel et bien disparu.

Mais, de la corruption, Chen Ding-nan, le nouveau ministre de la justice, ne s’en lave pas les mains.

Surnommé M. Propre (Mr Clean), le nouveau ministre de la Justice croise le fer avec les corrompus. En quelques mois, 1200 suspects finissent cloués au pilori d’accusations pour malversations diverses. M. Propre veut élucider le crime du 9 décembre 1993 : L’assassinat du Commandant Yin Ching-feng, sous couvert de « suicide »....

Obstacle majeur, les autorités françaises refusent obstinément toute coopération avec la justice formosane : Fin de non-recevoir aux commissions rogatoires, refus d’entrée sur le territoire opposé à M. Propre lui-même. En octobre 2001, le gouvernement de Lionel Jospin ferme la porte au nez du nouveau président formosan, Chen Shui-bian, invité à se rendre au Parlement européen en même temps que le XIVè Dalaï-Lama du Tibet.

Secret Défense et Circuits d’argent sale.

Selon l’auteur de « Taïwan Connection », à Formose, comme dans la plupart des démocraties modernes, le secret défense est destiné à protéger des procédés de fabrication militaire, pas des circuits de blanchiment d’argent sale. Il n’en est pas de même en France. Dont acte.

Le président de la Commission de contrôle formosane déclare ainsi sa conviction à Thierry Jean-Pierre : « Nous sommes très attachés au secret défense sauf, évidemment, lorsqu’il sert à protéger des corrompus. »


Six officiers de la Navy sont en ligne de mire. L’enquête révèle encore l’existence en France au sein de la Direction générale de l’armement d’une énigmatique cellule « Tango -Bravo ». « Bravo » pour les frégates et « Tango » pour les Mirage.

Car il y a aussi des « Mirage »…Entre autres armements ….

Grâce à ses proches, Andrew Wang, l’homme de main d’Alain Gomez, le patron de Thomson à l’époque, ouvre des comptes en Europe, à Singapour et aux Etats-Unis où s’entassent plusieurs centaines de millions d’euros.

Le 14 décembre 2000, la cellule financière de la commission de contrôle décide de lancer un mandat d’arrêt international contre l’homme d’affaires pour l’assassinat du commandant Yin Ching-feng et pour l’organisation des circuits de corruption au sein de la Navy formosane.

Le 20 juin 2001, à Berne, Suisse, le juge Perraudin saisit les douze comptes helvétiques d’Andrew Wang et informe le juge français Renaud Van Ruymbeke.

Le 21 juin 2001, à Paris, contrainte et forcée, la section financière du parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour abus de biens sociaux et recel dans l’affaire Lafayette. Dix longues années auront été nécessaires pour cette ouverture d’information.

Un « arrosage » généralisé : 500 millions US $ pour les chefs à Taïpei et …Pékin !

Le 25 juin 2001, Palais de Justice, Pôle financier. Roland Dumas révèle au juge Van Ruymbeke que le gouvernement français avait autorisé le versement de commissions à hauteur de cinq cents millions de dollars américains : une partie pour les Taïwanais, nationalistes, une partie pour le Comité central du Parti communiste chinois.

Il n’y a qu’une seule Chine, qu’un seul système : la corruption !

Mais en France aussi, « Droite » et « gauche » palpent les précieux talbins…

Le 28 juin 2001, Christine Devier-Joncour se met à table : « Roland Dumas m’a confié que de gigantesques commissions avaient été versées à des hommes et des femmes politiques français et à des dirigeants d’entreprises ».

Par la suite, Joël Bucher – le banquier de la combinazzione - dévoile les projets des artisans du contrat « Bravo » et la vente aux Taïwanais de matériels militaires conséquents: torpilles, et leurs systèmes de lancement, radars de tir et autre électronique, missiles Cortale-Naval, hélicoptères Gazelle, Dauphin, Ecureuil et Super-Puma, quatre chasseurs de mines, dix corvettes de deux mille tonnes.

2 août 2001, Paris. Denis Ranque, le nouveau président de Thomson rebaptisée Thalès se constitue partie civile dans l’affaire des frégates.

Y aurait-il une Justice ?

La Justice française découvre l’existence d’une association des Amitiés franco-taïwanaises créée en 1991 et coquille refuge pour bon nombre de lobbyistes du commerce français à Taïpei : Jacques Cresson, Jean-Marie Le Guen, Olivier Spithakis, François Missoffe, entre autres, s’y retrouvent. Début 1993, l’association est transférée de l’avenue Marceau au 69, rue de l’Université, adresse du siège social de la MNEF que préside Olivier Spithakis.
La « MNEF », un autre scandale de la République bananière française …

Est-il utile de vous faire un dessein !

Oui, mais il y a aussi un secret défense !

Le 16 octobre 2001, Paris, pôle financier. Le juge van Ruymbeke apprend que la direction générale des douanes est en possession d’un dossier Thomson mais il est classifié secret-défense.
Le juge saisit le Ministre des Finances, Laurent Fabius, d’une demande de levée du secret défense relative à la vente par la Sté Thomson CSF le 31 août 1991 de six frégates à la marine taïwanaise. La commission chargée de donner son avis sur cette requête conclut que la déclassification serait de nature à nuire de la façon la plus grave aux intérêts fondamentaux de la nation ainsi qu’au respect des engagements extérieurs du pays.

Non seulement les 139 documents déjà classifiés du contrat « Bravo » ne pourront jamais être consultés par la justice pénale française mais toutes les pièces connexes subiront le même sort, y compris celles qui ne sont pas encore classifiées.

Le 21 novembre 2001, le juge van Ruymbeke diligente une commission rogatoire internationale vers Formose pour obtenir des Formosans les informations que les Français lui refusent. Le 15 janvier 2002, la Chancellerie décline la transmission de la demande d’entraide judiciaire qui ne peut se voir confirmée par la voie diplomatique en l’absence de relations officielles entre Paris et Taïpei.

Le 14 mai 2002, Lee Mei-quei, veuve du commandant Yin Ching-feng, arrive à Paris. Le commandant Yin Ching-feng était le responsable des achats de la Navy : « Je suis venue pour que vous trouviez les assassins de mon mari » déclare la veuve éplorée. « J’ai très peur. Mon mari n’avait aucune raison de se suicider », ajoute-t-elle en précisant que son conjoint allait bénéficier d’une promotion au grade de général une étoile.

Le 10 juin 2002, le général Imbot confirme au juge van Ruymbeke que son fils, Thierry, était officier de la DGSE de 1979 à 1993. D’abord en poste à Pékin, le fils Imbot est muté à Washington puis Taipei. Sa mission était de suivre tous les contrats d’armement entre la France et Taïwan. L’homme écrasé de douleur relate avoir entendu de la bouche de son fils qu’un certain nombre de personnes à Taïwan et en France avaient fait fortune grâce aux commissions versées dans le cadre du contrat « Bravo ». Devenu consultant dans une entreprise franco-américaine, l’ancien du renseignement extérieur français entretenait toujours des rapports avec un officier traitant, un magistrat détaché à la DGSE.

Un secret défense jalousement gardé au profit de politiciens véreux…
Le 16 juillet 2002, Francis Meyer écrit aux deux magistrats instructeur en leur signifiant un troisième refus de levée du secret - défense dans le dossier « Bravo ».
D’autant plus que dans le rapport annuel sur les exportations d’armes françaises à travers le monde nul ne saurait trouver aucune trace de Taïwan.

Taïwan, Formose, la Belle, qui se partage pourtant, avec l’Arabie saoudite, le duo de tête des plus gros acheteurs d’armes de la planète et dont le deuxième fournisseur d’armement est … la France.

L’instruction de l’affaire Lafayette est chaotique, difficile, épuisante. Le secret – défense, utilisé dans une acception très large, ne sert plus ici qu’à protéger les destinataires de commissions et de rétrocommissions.

La vielle France, écrit l’ex juge Jean-Pierre, laisse tomber une chape de plomb sur ce qui, en révélant des vérités scandaleuses, pourrait compromettre la carrière de quelques hommes et femmes politiques.

Quant au ministère de la Justice français, ses gesticulations procédurières pour empêcher toute collaboration avec les autorités judiciaires formosanes visent au même objectif : museler les témoins, soustraire à la curiosité des juges les pièces à conviction, verrouiller l’enquête. C’est Thierry Jean-Pierre qui parle…

… mais au préjudice des contribuables français !

22 août 2001, Paris, la Navy formosane dépose une requête officielle contre Thomson devant la Chambre de commerce internationale et exige le remboursement de 500 millions US $ augmentés des intérêts légaux plus une indemnisation de leur préjudice chiffré à 99 millions US $.

Or, il y a de fortes chances que le contribuable français non seulement soit sollicité pour payer le sinistre de la Direction des Chantiers navals français (DCN) – quelque six cents millions d’euros – mais assiste, impuissant, à la restitution de centaines de millions d’euros à Andrew Wang, l’homme lige de Thomson, qui pourra, enfin, payer le solde des commissions et rétrocommissions dues aux uns et aux autres.

Et notamment au personnel politique français concerné.

A Formose, le nouveau ministre de la Défense a promis une récompense de cent millions de dollars locaux à toute personne qui apporterait une information déterminante pour la poursuite de l’enquête.

Mais en France : Secret défense ! Face aux réseaux de corruption mis en place par les Français et les Taïwanais, les juges ont peu de chances de parvenir à leurs fins. L’affaire des frégates est bien le plus grand scandale politico - financier français des dix dernières années.
Un appel de Thierry Jean-Pierre à l’Opinion.

Mais la véritable bagarre est ailleurs.

Encore une fois, les enquêtes ne pourront aboutir sans l’aide de l’opinion publique et des médias dont l’adhésion est plus que jamais nécessaire pour surmonter les obstacles dressés par le pouvoir politique, de droite comme de gauche. C’est aussi l’objet de ce livre « Taïwan Connection/Scandales et meurtres au cœur de la République » (Robert Laffont) Il reste à trouver ceux, qui, dans la classe politique française, pourraient porter ce combat.

Dit Thierry Jean-Pierre : « Je ne me fais pas d’illusion, le débat politique est devenu difficile ».
Et le Député européen de poursuivre : « Il serait pourtant envisageable, comme nous l’avions fait pour les fonds secrets, de placer le problème du secret-défense sur la place publique et de mener une vraie campagne d’opinion, quitte à la déplacer de la scène politique, franco-française au plan européen. Je tâcherai de m’y employer. »

Une autre piste est purement judiciaire.

Le contrat des Mirage, le contrat « Tango », a-t-il donné lieu au versement de commissions ? Et la vente de 960 missiles Mica par Matra ? La justice formosane enquête désormais.
Les Frégates qui tuent en série ! Chutes fatales par la fenêtre, noyades, électrocutions, disparitions…

Dans l’affaire des frégates que voyons-nous ? Des morts. Sur une décennie, plus d’une dizaine. Des morts violentes, inexpliquées, injustifiables. Des protagonistes, formosans ou hexagonaux, et pas des moindres, « tombent » par la fenêtre, à Formose, en France. Des disparitions aussi. A Formose, surtout, mais en France aussi des hommes se sont volatilisés.

Cinq milliards de francs ont bel et bien disparu dans la signature d’un contrat national. La somme est énorme. La France et les Français vont payer l’enrichissement personnel d’un petit nombre de corrompus.

La scène du drame est dressée : Intérêt déchaîné, double jeu, héroïsme et meurtre en série, l’épopée de l’affaire « Lafayette », ou contrat « Bravo », présente donc tous les ingrédients d’un grand roman noir.

Dans cet univers impitoyable, capitaines d’industrie prêts dénués de scrupule, espionnes aux charmes vénéneux, intermédiaires insaisissables, hommes et femmes politiques corrompus, s’y acoquinent puis s’y déchirent sous les yeux médusés d’une poignée de juges incorruptibles, qui, en France, en Suisse et à Formose, traquent les circuits de blanchiment d’argent sale que la grande corruption internationale a mis en place d’un côté à l’autre de la planète.

Aucune des enquêtes sur les morts et les disparus des frégates n’a abouti. Plus de douze ans après l’assassinat du commandant Yin Ching-feng, son corps flottait à la dérive au large des côtes (un suicide bien entendu..), il est fort peu probable qu’un élément nouveau puisse un jour les relancer.

Le Gang des Bambous, une organisation bien balancée…

Ah ! Oui… Le Gang des Bambous …

Septembre 1987, Taïpei, locaux de la Société générale. James Kuo (mauvaise chute par la fenêtre) s’adresse à Joël Bucher le nouveau patron débarqué de fraîche date.

« - Bon ! Et bien voilà ! Lorsque nous avons, en Chine, un problème de ce genre [mauvais payeurs], nous faisons appels à une organisation spécialisée : le gang des Bambous», avance l’employé formosan.

D’ajouter : « Le principe est simple : s’ils arrivent à se faire payer, ils rétrocèdent à la banque 50% des sommes qu’ils perçoivent et ils nous accordent en outre des avantages plus…personnels ».
« Des pots-de-vin ! », s’écrie Joël Bucher, qui, de conclure :

« - Et je suppose que votre gang des Bambous utilise des méthodes plutôt percutantes ? Le débiteur se retrouve au fond d’un port, le corps lesté par un bloc de ciment ? »

James Kuo :
« - Oh, non ! Monsie
ur. Ici, ils le défenestrent. C’est en quelque sorte leur signature.

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Et le sexe dans tout ça, me direz vous ?

Patience, c’est dans le deuxième Acte du « Dernier Tango à Taïpei », qui s’intitule :
« Taïwan Connection : Innocence en danger ! »

D’incroyables révélations sur les informations que le juge Thierry Jean-Pierre passe sous silence (faute de place, bien évidemment !)posted by Clearstream & Frégates: The French Corruption. |

Sunday, September 24, 2006

Mercredi, 26 avril 2006

Comptes secrets : Le complot contre le Tsar Nicolas Ier de la France d'Après démasqué ?

Nicolas Sarkozy a-t-il des comptes cachés au Luxembourg ? DSK et sa crémière aussi ?

C'est clair l'affaire du clair ruisseau c'est clairement de la boue. Et pas n'importe quelle boue. De la boue bien boueuse où l'on croise le nec plus ultra de la politique, des affaires et des services, autrement dit le parfait panel du crime organisé. Sébastien Crépel y revient le 24 avril dans L'Humanité : "Du dossier des frégates de Taïwan a surgi l’affaire Clearstream, elle-même secrétant celle du « corbeau » qui défraie la chronique en mêlant désormais enjeux industriels, bataille judiciaire, menées des services d’espionnage français et rivalités politiques. Un canevas complexe à rebondissements multiples dignes d’un roman policier."

L'affaire des Frégates Lafatte, alias les Frégates de Taiwan, gît au coeur du scandale "Clearstream" où a été mouillé un aréopage impressionnant de personnalités politiques françaises suite à une manipulation de fort bas étage destinée à destabiliser l'Etat français.

Le 5 septembre 2006, les Taiwanais faisait parvenir aux autorités de la Confédération helvétique une commission rogatoire internationale aux fins de récupérer 520 millions de précieux dollars gelés sur un compte suisse depuis plusieurs années. Cette somme rondelette ferait partie d'un (gros) lot de rétro-commissions, alias kickbacks, généreusement distribuées à des intermédiaires pour faciliter la conclusion d'un juteux marché de vente de six vedettes armées dernier cri à l'île de Formose, province chinoise apparemment soucieuse de son indépendance.

Une partie des 18% de commissions sur cette vente, considérablement surfacturée pour permettre l'opération de corruption, a-t-elle été reversée sur les comptes de partis ou d'hommes politiques français, alors que le montage de toute l'opération de corruption reposait sur la complicité de hauts responsables de l'Administration des affaires militaires, économiques et commerciales de la République française ainsi que sur la participation active de figures de proue de milieux d'affaires entretenant des rapports logistiques et structurels avec les plus hautes sphères étatiques, c'est là toute la question ?

Et le secrêt d'Etat à fort longtemps et fort souvent été opposé aux magistrats désireux de faire la lumière sur cette affaire.

Or, un ancien juge, Thierry Jean-Pierre, passé à la politique puis à l'exercice de plume, révélait dans un ouvrage à sensation, "Taiwan Connection", publié en 2003, que, dans ce vaste scandale de corruption, la mort avait été plus d'une fois au rendez-vous dans des circonstances décrites comme suspectes.

Ici, sont repris les billets d'humeur publiés depuis l'Hexagone sur trois ou quatres blogues mis en ligne au Canada dans le courant de l'année 2005 à 2006, à partir d'une lecture de presse qui se veut satirique, polémiste et scandaleusement scandalisée par le scandale !

Le ton est là radicalement batailleur à l'affût du moindre moulin à vent à enfourcher pour que souffle l'ouragan de la diatribe. Néanmoins, les analyses et commentaires jetés là comme de l'huile bouillante sur le feu reposent sur un travail de fond effectué courant 2003 sur cette affaire des frégates suite à la parution de l'ouvrage du juge Thierry Jean-Pierre.

On peut penser que l'ancien "petit juge rouge" oeuvrait sur les suites de l'affaire en vue d'une nouvelle publication quand, bien malencontreusement, la maladie l'a tout à trac emportée comme elle emporta tout autant subitement Jean-Luc Lagardère l'un des héros malheureux de ce scandale des scandales.

A Taiwan, depuis le 9 septembre 2006, la campagne contre la corruption et pour la démission de l'actuel président fait rage, autre raison de saisir l'opprtunité au vol pour se repencher sur la question avec toute l'attention qu'elle mérite.

Bonne lecture.

Libre Opinion alias Libr'Op.

posted by Clearstream & Frégates: The French Corruption.

 

Armaris vend 6 sous-marins à l'Inde

12/09/2005
Comme prévu, le français Armaris (filiale export de DCN et Thales) a été choisi par le gouvernement indien pour assurer la constructon de 6 sous-marins conventionnels du type Scorpène. Le contrat a été officiellement annoncé ce midi par Jacques Chirac et le Premier ministre indien, en visite officielle à Paris. D'un montant de 2 milliards, d'euros, ce programme comporte 1,2 à 1,3 milliards pour les navires et le reste pour la livraison par MBDA de 36 missiles Exocet SM 39. Le contrat porte sur la licence de construction, le tranfert de technologie et la livraison par les industriels français d'éléments de coque et du système de combat réalisé par UDS International (avec des composants Thales et DCN). Armaris assurera la maîtrise d'oeuvre du programme alors que les sous-marins seront assemblés aux chantiers indiens Mazagon Dock Limited. La mise au point détaillée du cahier des charges devrait être achevée d'ici 10 à 12 mois. Dans ce laps de temps, les industriels français négocieront des équipements "en option", tels que le système de propulsion en circuit fermé AIP (qui permet au submersible de rester en plongée durant 15 jours). L'accord signé avec l'Inde prévoit que la livraison du premier bateau sera effective 84 mois après l'adoption du cahier des charges. L'objectif est ensuite que les chantiers indiens produisent un sous-marin par an.
Si ce programme comporte un important transfert de technologie, tous les matériels clé seront réalisés en France et en Espagne (le Scorpène est une co-réalisation de Navantia et DCN). Les établissements de Cherbourg, Ruelle et Indret devraient donc être particulièrement sollicités. Une importante équipe de DCN sera en tous cas présente en Inde pour le montage du premier bâtiment.
Grâce à cette vente attendue depuis deux ans, le Scorpène devient un sous-marin de référence sur le marché international. Ce modèle a pour le moment été adopté par le Chili et à la Malaisie. Le découpage industriel du marché comporte 2/3 pour Armaris et 1/3 pour Navantia.

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herisson attack 2

2 ème PC explosé en un an de PROBE
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L'information est une composante stratégique essentielle dans la stratégie militaire. Il n'y a donc rien de surprenant à ce que l'armée cherche à surveiller Internet et l'ensemble des communications sensibles qui pourraient avoir un impact sur la sécurité nationale. Mais avec le système HERISSON, détaillé par notre confrère PC Inpact, la France veut se doter d'un outil de surveillance de grande envergure qui alimente le risque d'un Big Brother à la française.

Le Système HERISSON ("Habile Extraction du Renseignement d'Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées") vise à surveiller et à référencer dans une base de données toutes les communications et les contenus véhiculés par tous les médias, en particulier Internet. La Direction Générale des Armées (DGA), en charge des renseignements pour le ministère de la Défense, aurait la paternité du projet dont le cahier des charges a été rendu public dans un document Google Docs.

Le projet a été évoqué dans un appel d'offres lancé en avril 2007, portant sur les "conception réalisation et évaluation d'un plate-forme dédiée au traitement des sources ouvertes pour le renseignement militaire d'intérêt stratégique". Une fois le marché notifié, le prestataire bénéficie de 36 mois pour réaliser ce qui semble tentaculaire.

Herisson doit être capable de surveiller et de collecter des données issues des médias traditionnels (télévisions, radios libres, presse papier, livres, ...) , et des nouveaux médias (presse en ligne, sites web institutionnels, bases de données en ligne, réseaux sociaux, blogs et sites personnels, moteurs de recherche, annuaires, portail, agrégateurs d'actualités, flux RSS...). Les services de chat IRC, mailing-list, forums, newsgroups, ou Peer-to-Peer sont également visés. Herisson doit ainsi pouvoir télécharger sur les réseaux FTP ou les réseaux P2P.

Le système doit être capable de reconnaître tout type de contenus (texte, image, son et vidéo), en ayant "la capacité de collecter des données via les protocoles : MMS (flux vidéo type Windows Media Player) RSTP (flux vidéo type Real Player) POP3 (messagerie)". Il doit aussi pouvoir "gérer un éventail large, non restreint et évolutif de formats de documents de type : Vidéo (AVI, MPG, MOV, MP4, Real, FLV, OGM ...) ; Audio (WAV, MP3, OGG...) ; Image (BMP, JPG, TIFF...) ; Texte (HTML, MHTML, Open Document, Open XML/Microsoft Office, Adobe PS/PDF, Flash)".

Parmi les caractéristiques techniques souhaitées par le ministère de la Défense figure la capacité d'Herisson à effectuer les "détection et classification d'objets contenus dans une image (personne, véhicule, meuble...)" et permettre "la détection et l'identification de personne dans une vidéo". Le tout classé grâce à un système complexe de métadonnées, qui permettront de retrouver les contenus en fonction de leur source, de leur contexte, des textes qui les accompagne, etc., etc.

 

07:43 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/06/2009

Dimanche 28 juin l'Otan fête sa Victoire à Strasbourg


Comme le 28 Juin 1940 à Strasbourg, les magasins seront ouverts dimanche 28 juin 2009 !

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Le tribunal administratif a tranché: les magasins seront bien ouverts dimanche 28 juin dans la capitale alsacienne.

Les commerces seront bien ouverts dimanche à Strasbourg. Le tribunal a confirmé cet après-midi cette initiative. Il a rejeté le recours de la CFDT et de la CFTC contre l'arrêté préfectoral autorisant l'ouverture en compensation du préjudice subi par les habitants lors du sommet de l'OTAN.

Dans sa décision, le juge des référés estime "qu'aucun des moyens invoqués par les syndicats n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision de la préfecture".

La CFDT dénonce la banalisation du travail le dimanche. La prochaine étape, selon elle, sera peut-être sa généralisation.

 

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La situation de l’Alsace, après l’effondrement de 1940, est pire que celle du reste de la France, car, bien que non mentionnée dans les clauses de l’Armistice, elle subit immédiatement, non seulement une occupation, mais une annexion au IIIe Reich national-socialiste. Ville fantôme depuis septembre 1939, Strasbourg reçoit le 28 juin la visite d’Adolphe Hitler en personne ; après un long moment à la cathédrale, il déclare qu’il ne peut être question de rendre à la France ce joyau gothique germanique.
Le processus « d’intégration » commence sur le champ par un déchaînement de la propagande, la création plus efficace et la mieux organisée du nazisme. Le Gauleiter Wagner, chef du nouveau Gau «oberrhein» (Bade-Alsace) élimine tout souvenir du passé français : martelage des inscriptions, déboulonnage des statues de Kléber, de Lezay-Marnésia, de Pasteur, etc. La place Kléber prend le nom de Karl Roos, un nazi camouflé en autonomiste, que les Français avaient arrété, jugé et fusillé avant 1939. Les autorités ferment la cathédrale destinée à être transformée en mémorial au soldat et à la grandeur allemande ! Le parti National-Socialiste déploie ses pompes et ses fastes avec l’aide d’une poignée d’Alsaciens ou de demi-Alsaciens « ralliés » à la grande cause ; on les utilise, on les manipule sans trop leur faire confiance. Ainsi Hermann Bickler devient Kreisleiter de Strasbourg, plus tard ce sera le tour de Robert Schall d’abord Kreisleiter de Molsheim. Au Dr. Ernst est confié le poste de Haut Commissaire de Strasbourg (en quelque sorte le maire) avec autorité sur la ville qui fusionne avec huit communes des environs, y compris Kehl, pour former le Grand-Strasbourg.
Plus grave encore est l’introduction des lois, du système économique et de l’enseignement nazi. Dans la nouvelle Reichsüniversität les cours d’histoire régionale ne sont pas prévus : le particularisme alsacien doit disparaître. Toutes ces mesures, en dépit d’une résistance passive (ou active selon les cas) croissant ne découragent pas les nazis dans leur volonté de germaniser la ville et la province. Afin de donner l’exemple, ils multiplient les discours, les défilés militaires ou politiques. Les congrès locaux du parti, comme le «Kreistag» d’avril 1941, donnent lieu à des rassemblements gigantesques durant lesquels de hauts dignitaires du régime viennent porter la bonne parole. Strasbourg reçoit Frick, ministre de l’Intérieur (un des artisans de la victoire de 1933), Alfred Rosemberg, «l’idéologue» du Parti, Victor Lutze, le chef de la S.A., successeur de Röhm après la nuit des «longs couteaux» etc. Si l’incorporation de force des Alsaciens dans la Wehrmacht (1942) couronne cette sinistre mise en scène, elle clarifie en quelque sorte la situation aux yeux des Alsaciens face aux occupants.

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BOYCOTTONS cette mascarade !

 

09:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/06/2009

Parents,adultes et élus sont les fournisseurs officiels de Chair à canon

 


09:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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