Avertir le modérateur

18/04/2012

Etats-Unis: la machine de la lutte antiterroriste ne cesse de grossir

Tandis que la France s'apprête à adopter de nouvelles mesures antiterroristes, les Américains découvrent le poids toujours croissant de leurs propres services spécialisés. Ce gigantesque réseau de surveillance ignore la crise, mais son efficacité a été plus d'une fois prise en défaut. 

 

L'un a tué, l'autre pas. Le premier, Mohamed Merah, pourtant fiché par la police et le contre-terrorisme français, a assassiné sept personnes et grièvement blessé deux autres, à Toulouse et à Montauban. Le second, le 25 décembre 2009, aurait entraîné dans la mort les quelque 200 passagers du vol 253 de Northwest Airlines s'il n'avait raté l'amorçage de sa bombe à l'approche de l'aéroport de Detroit, avant d'être maîtrisé par un voyageur. Alors que le gouvernement français prépare de nouvelles mesures antiterroristes, qui seront présentées le 11 avril au Conseil des ministres, Paris gagnerait sans doute à méditer sur les avanies, outre-Atlantique, des plus puissants services antiterroristes de la planète. 

piqué au tas sur l'express.fr - 18/04/2012

 

Lire la suite

16:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Tous les soldats seront rapatriés d'Afghanistan fin 2013, assure Sarkozy

 retrait des troupe française vers Sigmaringen lors d'un précédant partenariat de collaboration initialement convenu 

 

Nicolas Sarkozy a déclaré, mercredi 18 avril sur RMC, que s'il était réélu, la totalité des soldats français déployés en Afghanistan serait rapatriée d'ici fin 2013, avec un an d'avance sur le calendrier convenu initialement avec les partenaires de la France.

"Nous avons rapatrié 400 à 600 soldats d'Afghanistan et nous allons continuer", a dit le président français, candidat à un second mandat. "Le rapatriement sera complet, disons à la fin de 2013, parce que nous allons commencer une nouvelle collaboration avec les Afghans", a-t-il ajouté.

piqué au tas sur lemonde.fr -18/04/2012

 

11:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/03/2012

La bande à Bauer obtient sa section "criminologie"...

bauer,raufer,Laurent Wauquiez,Michel Rocard,Nicolas Sarkozy,Observatoire national de la délinquance,Yves Roucaute,Occident,club de l'horloge,Christian Vallar,


La criminologie : Nouvelle discipline universitaire en France

Jeudi (15/03/2012], le ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche a officiellement crée une section de « criminologie » au sein du Conseil National des Universités (CNU). La décision, publiée au Journal Officiel, fait suite à l'arrêté du 13 février 2012 qui « consacre l'aboutissement d'un long processus en plusieurs étapes, processus qui a débuté en 2008 ».

La criminologie constitue une discipline scientifique qui aborde le phénomène criminel, ainsi que les réponses que la société lui apporte ou pourrait lui apporter. Elle fait appel à des connaissances et des compétences spécifiques dans des domaines complémentaires tels que les sciences de la société, la philosophie, la médecine ou encore le droit. L'objectif de cette section universitaire consacrée à la criminologie serait donc de permettre la fédération des formations, des recherches et des enseignants-chercheurs.

Cette nouvelle discipline universitaire s'inscrit dans un processus de longue date. Après la remise d'un rapport au ministère en 2010 et suite à une consultation publique sur le site internet du ministère, il est apparu qu'il existe une demande de formation ad hoc en ce domaine, non seulement de la part des étudiants en formation initiale, obligés de s'expatrier s'ils veulent suivre un cursus complet, mais aussi des professionnels des champs concernés desquels sont exigées des connaissances plus pointues.

Les critiques du monde universitaire

La majorité des enseignants en science et en droit (la criminologie était jusqu'à présent une spécialisation) refusent de voir en cette matière une science à part entière. Dans un communiqué publié par le Snesup-FSU, le principal syndicat de l'enseignement supérieur parle d'un « oukase gouvernemental (...) pris en dépit d’une très large opposition des communautés scientifiques concernées en s'appuyant sur une pseudo-consultation publique dont les résultats n'ont cependant jamais été publiés. Cette décision impacte la composition et le fonctionnement de quinze sections du CNU sans que cette instance n'ait été consultée de quelque façon ». Le Snesup s'élève par ailleurs « avec force contre le coup de force du ministère » et demande « que soient abrogés ces deux arrêtés ».

Une dimension politique

La politique en effet eu un rôle à jouer dans cette décision. A l'origine du projet, Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient de 2000 à 2003 qui s'est depuis rapproché de Nicolas Sarkozy. Devenu son conseiller sur les questions de sécurité et président de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), Alain Bauer a pesé de tout son poids pour la création de cette filière. La communauté universitaire redoute que, sous son influence, le comportement criminel ne soit analysé sous un angle trop statistique et sécuritaire. Elle lui reproche également son manque de crédibilité dans le domaine.

Par Damien Helene

piqué au tas sur francesoir.fr - 16/03/2012

bauer,raufer,Laurent Wauquiez,Michel Rocard,Nicolas Sarkozy,Observatoire national de la délinquance,Yves Roucaute,Occident,club de l'horloge,Christian Vallar,

Les partenaires en crime de l’influent Alain Bauer

Le conseiller de Nicolas Sarkozy a fait plier le monde universitaire en imposant la « criminologie » comme nouvelle filière autonome, avec le soutien de réseaux très à droite.

Il faut reconnaître à Alain Bauer une réelle dextérité politique. Il est passé de gauche à droite dans les années 1990, a surfé sur la vague sarkozyste dans les années 2000. D’un coup de pouce du président, il s’est fait catapulter à la tête de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), puis professeur de « criminologie appliquée » au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam). À cinquante ans, le CV de ce franc-maçon multicartes, conseiller officieux du président, est complètement délirant. Il serait même consultant auprès de la police de New York.

Aujourd’hui, Alain Bauer fait plier l’université française en imposant la « criminologie » comme nouvelle discipline universitaire autonome. Autour de lui, une fine équipe. Avec, en tête, Xavier Raufer et Yves Roucaute. Le premier est un de ces ex de l’extrême droite, passé d’Ordre nouveau au commerce de la peur et à « l’analyse des nouvelles menaces ». Le second, ferme partisan de l’intervention en Irak, était le porte-plume de Claude Guéant, pour son fameux discours sur les « civilisations qui ne se valent pas ».

Au second cercle des soutiens d’Alain Bauer, on trouve aussi deux universitaires qui servent de caution. Car, tout de même, c’est de recherche que l’on parle. Christian Vallar, professeur de droit à l’université de Nice et pilier de la droite dure, façon Club de l’horloge, a été chargé d’une « consultation de la communauté scientifique ». Et Loïc Villerbu, professeur de psychopathologie à la retraite, d’une étude de faisabilité. L’ensemble du monde universitaire s’est soulevé contre cette manœuvre. « C’est une OPA sur le monde de la recherche ! » s’indigne Laurent Mucchielli, sociologue au CNRS. Pour ce spécialiste de la délinquance, l’opération relève d’une vaste imposture intellectuelle : « Alain Bauer n’a pas fait de thèse, n’a pas de doctorat. On est dans le charlatanisme et l’escroquerie. »

Le Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (Cesdip) est l’équivalent français des instituts de criminologie anglo-saxons. « C’est nous les criminologues. Aucun d’entre eux n’a jamais publié dans les revues internationales, comme Criminology ou The European Journal of Criminology », rappelle Fabien Jobard, chercheur au Cesdip.

Un « Risque social »

Selon la communauté universitaire, la criminologie est un champ d’étude interdisciplinaire. « On ne peut pas fondre dans la même discipline des sciences qui relèvent à la fois du psychisme et du social, qui vont de la psychopathologie aux relations internationales », estime Fabien Jobard, chercheur au Cesdip. Selon lui, un « risque social » existera lorsque 
ces nouveaux criminologues seront chargés par des juges d’expertiser des criminels.

Mehdi FIkri

piqué au tas sur humanite.fr - 15/03/2012

bauer,raufer,Laurent Wauquiez,Michel Rocard,Nicolas Sarkozy,Observatoire national de la délinquance,Yves Roucaute,Occident,club de l'horloge,Christian Vallar,

« Alain Bauer n’a pas fait de thèse, n’a pas de doctorat. On est dans le charlatanisme et l’escroquerie. »

08:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/11/2011

Les liens belges de «Réfléchir & Agir »

Connue pour son positionnement pur et dur, « Réfléchir & Agir », une publication française confidentielle, bénéficie du soutien de divers leaders d’extrême droite, mais aussi de personnalités moins marquées politiquement.
En Belgique, « Réfléchir & Agir » est liée à plusieurs activistes néofascistes, dont un député fédéral du Front national de Daniel Féret.
Récemment, une interview de Jacques Martin, le père d’Alix, fut publiée dans les colonnes de ce « canard noir ».
Portrait.

C’est en octobre 1993 que sort le premier numéro de « Réfléchir & Agir » . Son style, sa qualité rédactionnelle et sa mise en page sont alors amateurs. Apparue au sein de la mouvance skinhead nationaliste, cette publication française est totalement marginale à l’époque.

Localisés d’abord dans la région parisienne (aujourd’hui sa rédaction est située à Toulouse), ses premiers initiateurs sont idéologiquement proches du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE, la structure phare de la « Nouvelle Droite » intellectuelle). « Réfléchir & Agir » veut armer intellectuellement les jeunes activistes de l’extrême droite. Elle ambitionne même de former une nouvelle « élite nationaliste » et se revendique comme étant une « revue autonome de désintoxication idéologique ». Sa ligne politique est « ouvertement européenne, païenne, identitaire, socialiste et anti-capitaliste ». Tout un programme !

Opérations d’« entrisme »
Comme le GRECE dans les années 1970, elle préconise des opérations d’« entrisme » au sein des grosses structures d’ultradroite afin de les influencer de l’intérieur. C’est dans ce cadre que « Réfléchir & Agir » va apporter un soutien stratégique [maintenant on dirait soutien critique] au Front national de Jean-Marie Le Pen. Un des membres de sa rédaction va même faire partie de la direction d’une section régionale des jeunesses du FN et être élu sur les listes de ce dernier en 1998, aux élections régionales.

Malgré son souhait d’être une revue au service de la cause nationaliste, « Réfléchir & Agir » reste isolée au sein même de l’extrême droite. Elle n’est jamais arrivée à se hisser au sommet de la direction du « mouvement national » et son influence y est nulle. En 1998, seule une cinquantaine de militants apportait un soutien à ce journal qui tirait alors entre 300 et 1000 exemplaires, selon les sources. Son développement a notamment été freiné par les dissensions successives survenues au sein de son noyau dirigeant. La composition de son comité de rédaction se modifie constamment, suite à des départs pour cause de conflits idéologiques.

Concurrencée par d’autres structures, rédactionnelles ou organisationnelles notamment, elle a multiplié les adversaires au cœur même de la galaxie néofasciste. Les portes de grands rassemblements de « sa famille politique » lui ont souvent été fermées. La revue est par exemple totalement ignorée par le FN lepéniste et les ‘’Identitaires’’, le principal mouvement radical en France.

Cependant, elle bénéficie de relations fraternelles avec l’association racialiste « Terre & Peuple » de Pierre Vial (un ancien des directions du GRECE et du FN). Il faut aussi constater que malgré son impact confidentiel, « Réfléchir & Agir » arrive à attirer des plumes réputées de l’extrême droite. La publication est également capable, quelquefois, de bénéficier d’interviews de la part de personnalités venant d’autres bords, voire carrément étrangers à l’extrême droite radicale pure et dure. Mais ces cas restent rares.

Au service de l’ultradroite plurielle
La plupart des noms de personnalités apparaissant dans « Réfléchir & Agir » ont un lien direct avec la droite extrémiste, même si, de prime abord, il est parfois difficile pour le néophyte de le déterminer.

C’est le cas de Jean Parvulesco, un intellectuel d’origine roumaine proche de l’Organisation armée secrète (OAS, extrême droite terroriste pro-Algérie française) dans les années 1960 et éminence grise de la « Nouvelle Droite ». Un entretien de Parvulesco fut publié en été dernier dans « Réfléchir & Agir ». Dans le même numéro, on pouvait lire une interview d’un des experts les plus connus en matière de terrorisme, Xavier Raufer, par ailleur activiste dans les années 1970 de diverses organisations d’extrême droite (1). Michel Mohrt, de l’Académie française fut longuement interviewé dans le numéro daté de l’automne 2004, ainsi que l’écrivain et ancien officier de renseignements Vladimir Volkoff (1933-2005), dans le numéro de l’hiver 2002.

A part ces quelques alibis semblant être « pluralistes », mais toujours situés à droite de l’échiquier idéologique, la revue « Réfléchir & Agir » publie des articles et des entretiens d’intellectuels ou de dirigeants clairement labélisés à l’extrême droite. Quelques cas : l’avocat Eric Delcroix (un partisan de la liberté pour les négateurs du génocide des Juifs), l’écrivain Jean Mabire (spécialiste de la SS et conférencier habituel de Terre & Peuple), Emmanuel Ratier (l’héritier idéologico-méthodologique de l’antisémite Henry Coston), Konk (un dessinateur néofasciste, notamment en Belgique pour le Vlaams Belang), Jean Haudry (un universitaire racialiste fanatique des Indo-européens), Michel Lajoy (un activiste néonazi emprisonné suite à un attentat avorté contre des étrangers), feu « ADG » (un membre de la direction de l’hebdomadaire « Rivarol »), Robert Dun (un ancien de la SS française devenu ensuite une référence pour les jeunes générations néonazies), Alain de Benoist (le patron indéboulonable du GRECE), Guillaume Faye (un dissident du GRECE et l’actuel théoricien de la « guerre raciale »), Pierre Vial (le chef de l’association Terre & Peuple »)…

Le retour d’Olivier Mathieu
Au printemps dernier, « Réfléchir & Agir » avait encore proposé à son maigre lectorat un entretien avec un certain Gaston-Armand Amaudruz, meneur en Suisse du mouvement néonazi local, que la justice de son pays condamna en 2000 pour négationnisme et antisémitisme. Auparavant, Gaston-Armand Amaudruz avait dirigé le Nouvel ordre européen (NOE), un réseau néonazi actif sur l’ensemble du continent et soutenu par feu Léon Degrelle, le « big boss » de Rex, le parti fasciste belge des années 1930.

L’un des responsables actuels de « Réfléchir & Agir », Pierre Gillieth, est quant à lui un ancien collaborateur de diverses redactions d’extrême droite : de « Rivarol », de son supplément « Ecrits de Paris », de « Terre & Peuple – Le magazine » (édité par l’association du même nom), de « Montségur »... Pierre Gillieth est par ailleurs le dirigeant de « Auda Isarn ». Editions toulonaises directement liées à « Réfléchir & Agir », elles ont publié, cette année, un roman d’Olivier Mathieu.

Ce sinistre personnage n’est pas un inconnu, ni en France ni en Belgique. Olivier Mathieu, néonazi français spécialisé dans la négation des crimes de la dictature nazie, s’était exilé, suite à diverses provocations commises outre-Quiévrain, au début des années 1990 en Belgique.


Sur cette photographie exclusive de RésistanceS : stand néonazi tenu à la Foire internationale du livre de Bruxelles, en mars 1989, notamment par Olivier Mathieu (au centre) et Patrick Cocriamont (à droite), actuel député du FN belge (voir plus bas) © Photo : Manuel ABRAMOWICZ – RésistanceS.

Sympathisants belges
En Belgique, « Réfléchir & Agir » fut diffusée dans certaines librairies de la capitale, au milieu des années 1990, par Robert Steuckers, le principal animateur de la « Nouvelle Droite belge » et ancien dirigeant du GRECE dans notre pays jusqu’à son conflit avec la direction parisienne de ce groupement.

Aujourd’hui, ils ne sont qu’une poignée de Belges à soutenir « Réfléchir & Agir ». Parmi eux, se trouve Patrick Cocriamont. Sur le site Internet de ce député fédéral du Front national belge et membre de la bannière wallonne de Terre & Peuple, un lien hypertexte renvoie directement au site de « Réfléchir & Agir » (2).

Dans les années 1980-90, Patrick Cocriamont a fait partie de la direction du Parti des forces nouvelles (PFN), un groupuscule néonazi. C’est le PFN qui accueillit alors dans son exil bruxellois le négationniste Olivier Mathieu, aujourd’hui édité par un des « cadre » de « Réfléchir & Agir » (revoir plus haut dans notre article). Ce monde-là est décidément très petit. Il prouve en tout les cas les liens persistants du Front national belge avec la tendance la plus extrémiste du mouvement dit « national ».

Le père d’Alix interviewé par « Réfléchir & Agir »
Sur le site Internet de « Réfléchir & Agir », figure une page intitulée « Notre clan ». Sur celle-ci est listé l’ensemble des contacts ou des structures pour lesquels le magazine néofasciste exprime sa sympathie. Deux « contacts belges » s’y retrouvent : « Le Bulletin célinien » (mensuel consacré à la mémoire et à l’actualité de l’écrivain antisémite Céline) et l’association « Europa » (la branche belge du réseau Synergies européennes, co-dirigé par Robert Steuckers).

Récemment, c’est une brillante référence de notre monde culturel qui démontra ses liens avec « Réfléchir & Agir ». La revue néofasciste publia dans son n° 21, daté de l’automne 2005, un entretien avec Jacques Martin, le créateur d’Alix, un de nos héros de bandes dessinés. Comme quoi, le cordon sanitaire isolant l’extrême droite sur le plan politique n’est pas respecté par tout le monde…

Alexandre VICK

Notes :
(1) Pour un portrait détaillé du CV militant à l’extrême droite de Xavier Raufer, voir : « Enquêtes sur l’extrême droite » de René Monzat (Le Monde-Editions, Paris, 1992) pages 281 et 282.
(2) Les autres liens français figurant sur le site Internet du député fédéral du Front national Patrick Cocriamont sont ceux de l’association Terre & Peuple, de celui du « docteur Merlin » (un chanteur d’extrême droite païen lié déjà dans les années 80 au Parti des forces nouvelles, dont est issu Cocriamont), de l’hebdomdaire pro-négationniste « Rivarol », de la lettre d’information de délation « Faits & Documents », de radio Courtoisie et du dessinateur Konk.


© RésistanceS – www.resistances.be - Bruxelles – Belgique –15 décembre 2005.

 

01:09 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/11/2011

Le Mouvement des Indignés se radicalise à Strasbourg et ailleurs...

Venues d'on ne sais où, une centaine de personnes ont convergé au centre de Strasbourg pour se retrouver ce 11 novembre 2011 à 11h00 place Kléber.

Une manifestation semblait prendre forme, et ô surprise, sans avoir été déclarée, grâce à l'appel du Mouvement des Indignés de Strasbourg, lancé principalement sur la toile et via les réseaux clandestins dématérialisés.[Tu noteras que l'appel est publié le 10.11.11 sur le site strasbourgdemocratiereelle.wordpress et depuis le 3.11.11 sur le site occuponstrasbourg.wordpress]

piqué au tas sur activeast.free.fr

CertainEs sont venus en curieux, d'autres, manifestement plus déterminéEs, avaient préparé leur coup et confectionné des écritaux : « stop thinking £ $ €, start thinking human », « Terrorisme économique ». Les plus radicaux scandaient des incantations destinées à faire trembler le pouvoir en place.

 

indignés,strasbourg,place kléber,manifestation

Exemple de slogan et incantation brandit par quelques participants (photo G.D-A.)


La démocratie issue des urnes a promptement réagit en envoyant illico presto un grand nombre de force de l'ordre citoyenne, mixte et hétéroclite : police municipale, CRS, flics en civil ...

flic,police,CRS,strasbourg,manifestation

Positionnement tactique dit "de la tenaille" par la CRS des groupes 2A - 2B ainsi que des policiers attendant les consignes (photo G.D-A.)

 

Les fonctionnaires chargés du maintien de l'ordre républicain, dans la clairvoyance qu'on leur connaît, ont compris qu'un tel alignement de personne en ce 11/11/11 ne pouvait signifier que la survenue d'un évènement extra-ordinaire risquant de faire vaciller la nation dans le chaos.

Conscient d'assurer la mission qui leur incombe, afin d'assurer la sécurité des personnes, des biens et des institutions, ils ont promptement réagit en interpellant les personnes potentiellement les plus dangereuses : celles qui avaient choisi de dissimuler leur visage derrière un masque.

masque,prophétie,indignés,strasbourg

Il a fallut toute la perspicacité des observateurs pour distinguer les élements perturbateurs, fauteur de trouble (troubelmakers), etc... (photo G.D-A.)

 

Ces interpellations ont permis, grâce à ce contrôle d'identité exerçé dans le respect de la loi, de faire d'une pierre deux coups :

  • renseigner les mise à jour des fichiers
  • maîtriser les flux migratoires et lutter contre l'immigration illégale


Une journaliste de l'Alsace, G.D.A., qui par hasard se trouvait aussi place Kléber, n'a pas hésité à plonger dans cette marée humaine pour rencontrer ces fameux Indignés. C'est grâce à elle qu'on apprend comment un jeune père, employé du tertiaire, est venu soutenir cette action :

« J’ai eu connaissance de cette manifestation par mail, explique-t-il. Je me reconnais tout à fait dans ce mouvement de protestation qui n’arrive pas par hasard maintenant. » Interrogé sur la difficulté qu’a le mouvement à s’imposer en France contrairement à l’Espagne ou aux États-Unis, il avance : « la France a sa propre dynamique de la protestation et il y a aussi les échéances électorales. A mon humble avis, si ça ne prend pas en France, c’est un peu culturel. Mais peut-être aussi qu’on sera à la remorque de ce mouvement au lieu d’être à l’avant-garde. »
En regardant ses enfants, il estime que « lorsqu’ils seront grands ce sera la guerre. C’est quelque chose qui est pressenti depuis plusieurs décennies. » Quant à la surenchère actuelle dans la politique de rigueur, il y voit « le caractère dogmatique de la théorie ultralibérale qui s’obstine dans son erreur » Toutefois, il s’interroge sur les moyens d’action. « L’action violente ne mène nulle part. Il faut imaginer d’autre moyens ». Il est rejoint en cela par Nicolas, 31 ans, qui a un master de droit international. « La mobilisation des jeunes est difficile en France car ils sont très peu politisés. Et ceux qui le sont, comme l’a montré une étude récente du Credoc, vote à droite ou à l’extrême droite. Il faut repolitiser les jeunes, leur réapprendre la politique à travers des débat comme ceux autour du vote blanc par exemple. »

 Photos piquées au tas dans l'artilce de Genevieve DAUNE-ANGLARD


http://soirmag.lesoir.be/sites/default/files/1847373563_ID2918720_9_teissier_124757_01M1QT_0.JPG

“Une année géniale pour DSK en 2011”

Alexis, Indigné du 11.11.11, se reconnaît tout à fait dans ce mouvement qui n'arrive pas par hasard maintenant. Il observe que la difficulté de mobilisation des citoyens en France, concernant le mouvement des Indignés, semblerait être d'ordre culturelle. Il est pour l'abandon de l'action violente, avis que valide également Nicolas, prennant appui sur les études d'un institut de sondage. Nicolas propose une repolitisation des jeunes autour d'une mobilisation du vote blanc pour éviter les apports de voies vers les partis politiques de droites...

Difficulté peut-être aussi à mobiliser en ce 11.11.11 car beaucoup d'appels étaient lançés sur internet:

...des illuminés appellent d’ailleurs à la prière ou la méditation et sur Facebook, plusieurs pages ont été créées. Il y a l’alarmiste, baptisée « le 11/11/11 le temps s’arrêtera définitivement », la communautaire « Mettez tous votre réveil de téléphone à 11 h 11 et puis l’ésotérique « Faites un vœu le 11/11/11 à 11 h 11 »...

Dans ce confusionnisme politique ambiant, on pourrait faire remarquer aux Indignés d'avoir choisit cette date du 11 novembre, brouillant encore un peu plus les pistes et empếchant ainsi une réelle ambition de positionnement politique. Ou alors un choix délibéré pour leur permettre de garder une neutralité apolitique...

C'est un peu le même constat que fait Eva JOLY, candidate Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, alors qu'elle venait fleurir la tombe des mutins de 1917 devant le Mur de la Paix à Paris: 

"Ils font leur mouvement d'indignés, qui est très sympathique et qui est très important, comme on le voit aux États-Unis, mais là il me semble qu'ils n'ont pas compris les enjeux, sans doute par culture politique"

Contrairement à Paris, les Indignés Stéphanois n’ont pas voulu perturber la commémoration. Ils ont précisé qu’ils n’étaient pas :

"contre cette commémoration mais contre les violences policières"

Ce qui n'a pas empéché les forces de police de continuer à lutter contre la criminalité organisée, la grande délinquance et la drogue et de protéger le pays contre la menace extérieure et le terrorisme en encadrant fermement la "flash-mob" :

 

flash-mob,indignés,saint-etienne

Les fonctionnaires informent que, la manifestation n'ayant pas été déclarée en préfecture de la Loire, les contrevenants sont passible, selon l'article 431-9 du code pénal, à 6 MOIS D'EMPRISONNEMENT ET 7 500 EUROS D'AMENDE pour :
- Participation à l'organisation d'une manifestation non déclarée ou interdite.
- Organisation d'une manifestation non déclarée.

 

Où en êtes-vous politiquement ?

Encore et toujours à se poser la question Que faire ?

"...La lutte intérieure donne au parti la force et la vitalité : la preuve la plus grande de la faiblesse du parti, c'est son amorphisme et l'absence de frontières nettement délimitées; le parti se renforce en s'épurant..."
(Extrait d'une lettre de Lassalle à Marx, 24 juin 1852.)

Allez-vous discuter d' ENGELS et L'IMPORTANCE DE LA LUTTE THEORIQUE ?

12:32 | Lien permanent | Commentaires (1) |

09/11/2011

MILIPOL : Les dessous du Continuum sécurité défense... ou la répression durable

Le continuum sécurité défense, concept marketing de la lutte des classes dans ce bas monde marchand.

caméra,épicerie tapie dans l'ombre

"La caméra était tapie dans l'ombre"

 

"Défense et sécurité : un même business !" 

"Finie la frontière entre sécurité et défense. Dorénavant pour capter les marchés, les industriels de l’armement comptent vendre les mêmes équipements aux militaires et aux civils. Le journal de l’Intelligence économique explique comment les anglo-saxons font des affaires avec le concept de Continuum Sécurité défense." voir la vidéo (1)

En octobre 2011, selon le préfet "hors cadre" Alain Rondepierre (2), président de Milipol et également PDG de Civipol Conseil, « la profession n'est pas complètement sortie de la crise », la menace terroriste reste une constante trouble sur la-quelle certains "experts es-sécurité auto-proclamé" font leur beurre (3).

Et ceci grâce à qui ? Je te le donne en mille : Ben Laden... Ben la menace ... Ben qui, tout seul comme un grand, via la spectaculaire médiatisation du 11 septembre, a chamboulé le classique plon-plon du contrôle de la violence en réussissant ce tour de passe-passe qui nous amenait droit vers le "Global War on Terror"...

Milipol a lieu tous les deux ans à Paris, en alternance avec Doha au Qatar, est l'enfant du 11 Septembre et des attentats terroristes aux États-Unis. «Certes, il est né en 1984 mais c'est en 2003 que le concept de marché de la sécurité intérieure a émergé en se distinguant du marché de la défense proprement dit» dixit le préfet/homme d'affaire Alain Rondepierre.(Le Figaro)

Je ne sais pas si tu te souviens de son rôle dans l'affaire Miksa (4)?

... ". A peine entré en fonctions [Nicolas Sarkozy], il écrit dès le 8 juillet 2002 au prince Naïef, inamovible ministre de l'Intérieur saoudien, qu'il « propose à Votre Altesse royale de signer avec Elle dès qu'Elle le souhaitera l'accord de coopération préparé par nos services ». En fait de «nos services»,le côté français est représenté par Thales,chef de file désigné dès le départ par Charles Pasqua et par une société anonyme proche du ministère de l'Intérieur présidée par Alain Rondepierre.Mais, dès la reprise en main de ce dossier par Nicolas Sarkozy, deux hommes vont en fait le traiter directement: Claude Guéant,le directeur de cabinet,et Brice Hortefeux,l'ami et conseiller politique du ministre. Alors que leurs fonctions ne les y prédis-posent pas, ces deux hommes vont effectuer des voyages en Arabie saoudite. Le début des soupçons"...(Le Point)

http://markpowerblog.com/wp-content/uploads/2008/10/anarchist_ammunition.gif

artisanat local


Avant c'était mieux

..."Pour Patrick Haas, directeur d'En Toute Sécurité, c'était relativement simple : des groupes terroristes ou des mouvements de guérilla s'attaquaient à des cibles (représentations d'une entreprise à l'étranger ou personnalités politiques) bien identifiées. Avec Ben Laden, changement d'échelle, puisqu'il s'agit désormais de frapper le plus de monde possible.

Même si certains experts estiment qu'elle a été surestimée, la menace terroriste reste une constante, beaucoup plus diffuse et invisible désormais. Au lieu de ne protéger que quelques bâtiments, les Etats sont obligés depuis dix ans de penser globalement, pour sécuriser gares, aéroports, monuments historiques... Conséquence, « les méthodes et les systèmes ont complètement changé, faisant la part belle aux télécommunications, à l'informatique et à l'ingénierie », poursuit Patrick Haas."...

Et ce qui vaut pour la lutte contre le terrorisme vaut pour quasiment tous les autres segments du marché. Police scientifique, lutte contre tous les types de trafic, prévention des risques majeurs : la sécurité est devenue un métier où l'on manipule des technologies toujours plus sophistiquées. Une aubaine pour les PME innovantes. Certains logiciels de vidéosurveillance, par exemple, permettent de détecter automatiquement dans une foule une personne recherchée, même grimée ! (Les Echos)

 milipol,défense,sécurité,entreprise

"Bernard, au temps bonnes vieilles écoutes"

Salon mondial
de la conspiration sécurité intérieure des États

En observant la structure complète de MILIPOL , nous pouvons définitivement en déduire que les budgets de l’armée stagnant, pour ne pas dire diminuant. L’industrie de la défense a alors du trouver d’autres sources de financement par la mise en œuvre du Continuum sécurité défense, c’est-à-dire, des équipements pouvant servir à la fois aux civils et aux militaires.

Christian Mons, le PDG de la marque Panhard présente, par exemple, des modèles de PVP (« petit véhicule protégé ») en beige-kaki pour la version armée et en bleue pour la version gendarmerie : « Dans certains cas, les gendarmes sont confrontés à des situations comparables à celles de l’armée, donc ce PVP leur permet d’être protégé au même titre que s’ils employaient des véhicules militaires stricto sensu », explique-t-il …

C’est à une véritable révolution de la sécurité que nous sommes conviés. Demain elle touchera tous les secteurs de l’organisation des états.

Comme le dit Nicolas Tenzer dans son rapport : L’expertise internationale au cœur de la diplomatie et de la coopération du XXIe siècle « Une réflexion stratégique et prospective doit être engagée dans les ministères « sectoriels » (Défense, Intérieur, Agriculture, Développement durable, Énergie et Équipement, Affaires sociales, Santé, Enseignement supérieur et Recherche, Éducation nationale) qui ont une mission d’expertise. Cette réflexion opérationnelle devrait notamment dégager les dimensions suivantes : objectifs visés, zones et pays prioritaires, priorités par sous-secteurs, organisations internationales cibles, identification des relais d’influence (ONG, media, personnalités étrangères, think tanks, etc.), réseau de personnes mobilisables (fonctionnaires, experts dans les organisations internationales, y compris fonctionnaires internationaux , et assistants techniques, centres de recherche dans les nations et centres à l’étranger, secteur privé, ONG, etc.), informations pertinentes attendues, partenaires publics et privés sur lesquels nous pouvons nous appuyer, têtes de réseau et référents sectoriels possibles du côté de l’administration et de l’opérateur de référence, etc. Cette cartographie générale et la constitution de réseaux en temps réel seront la base du développement d’une politique d’expertise de sécurité internationale orientée par des objectifs clairs et cohérents »

Pour s’en convaincre il suffit de rappeler que le prochain MILIPOL aura lieu au Qatar du 26 au 28 novembre 2012. Il se tient les années impaires à Paris et les années paires au Qatar.

Depuis la guerre du Golfe, la coopération militaire fanco-qatarienne est au beau fixe. La France est l’un des principaux alliés de l’Émirat avec lequel elle a signé en 1994 un accord de défense. La relation militaire entre les deux pays est essentiellement commerciale et industrielle. Le Qatar a en effet passé pour plus de 80 millions d’euros de commandes au cours de la dernière décennie. Ainsi, 80% de l’équipement militaire du Qatar est de fabrication française. La France s’implique désormais aussi dans un projet de système complet de défense aérienne.

La coopération bilatérale passe aussi par des opérations d’entrainement commun. Les manœuvres Gulf Falcon qui ont lieu tous les deux ans entre les forces militaires française et qatariennes permettent au Qatar de maîtriser l’utilisation de matériels comparables à ceux de l’OTAN. C’est principalement plus de 300 militaires français, principalement issus des Forces françaises stationnées à Djibouti ( Blindés ERC 90 et infanterie, détachement de commandos marines, Mirage 2000-5 Mk2 ) qui viennent travailler conjointement avec les forces qatariennes…

Simon Licha est consultant pour noetics.ch

 

http://www.leparisien.fr/images/2011/10/20/1675820_ed46390c-fa9a-11e0-bc79-00151780182c_640x280.jpg

Marine au salon du jouet pour adulte

Il est tout à fait propice de se montrer en ce temps de campagne électorale... Mais peu de personnalité politique viennent dans ce genre de salon qui matérialise la réalité du marché de la répression démocratique (5) et laïque du "citoyen-électeur".

D'autres ne peuvent pas rater l'occasion. Leurs propositions ne jurant pas avec la martialité des tenues et la finalité d'usage répressif des materiels exposés. C'est évidement la Marine qui attire les journalistes, au vue des nombreux articles qui sont référencés sur le net.

Il en va même de son "bon mot" que nous rapporte "Le Parisien" du 20/10/2011 :

On y apprend que : « Moi je tire… Et très juste », qu'elle est une habituée des stands de tir, « pour se vider la tête »... et à l'occasion quelques chargeurs, j'imagine... Mais ce n'est pas pour faire son coming-out à la Fédération française de tir qu'elle est là... en plus de son bon mot, la Marine en profite pour présenter un de ses thèmes de campagne, à savoir la défense des PME françaises, une loi « achetons français » pour « donner un accès prioritaire aux PME pour les marchés publics ».

Populisme et défense de "la petite propiété bourgeoise"

Son cheval de bataille ? La rangers, ou BMJA, pour Brodequin de Marche à Jambière Attenante...

"Je me suis laissée dire qu'on faisait fabriquer les chaussures de l'armée en Tunisie. Est-ce qu'il n'y a pas là une trahison éthique et, en tout cas, patriotique ?" feint de s'étonner la présidente du FN.

http://i62.servimg.com/u/f62/14/62/33/34/ranger14.jpg

Symbole de l'éthique patriotique frontiste

Et oui, tu ne le sais pas encore, mais nos vaillants trouffions qu'on a envoyé là-bas, fort fort lointain, boutter les terroristes barbus coupeurs de main d'enfant hors d'Afghanistan ne sont pas chaussé français, môssieur... ben du coup, ils vont essayer de revenir avec sans faire trop de bruit, vu qu'ils se sont fait botter les fesses par les montagnards hirsutes en sandales, maintenant que l'Otan a sifflé la fin des hostilitées...

Donc, cette soit-disante trahison à la fabrication patriotique des rangers, le journal Sud-Ouest en parlait en février 2009 :

"Le tribunal administratif a rejeté le recours déposé par l'entreprise neuvicoise qui, du coup, devra serrer les vis dès la fin du mois
C'est un coup dur pour Marbot-Bata. Mardi, le recours précontractuel déposé en janvier par l'entreprise auprès du tribunal administratif de Versailles a en effet été rejeté. La société de Neuvic, spécialisée dans la fabrication de brodequins militaires, perd donc définitivement l'appel d'offres pour la réalisation annuelle de 100 000 paires de rangers devant équiper l'armée de terre française.
Le ministère de la Défense lui a en effet préféré les sociétés allemande Meindl et française Argueyrolles (filiale du groupe Noël), cette dernière faisant réaliser une partie de sa production en Tunisie. "

Tu te rends comptes ? Le Ministère de la Défense, un des ministères qui bouffe le plus de budjet... Préférer des grolles allemandes et une usine qui délocalise... tout ça pour aller essayer de déloger le moudjahidine hors de ses montagnes... et pour finalement devoir se rabattre sur le manifestant social-démocrate indigné ou à "mortellement blesser", en tirant de nuit dans le dos d'un autre Joseph Guerdner menoté (6).

Et que donc, comme on peut le lire ici (7) :

"M. Pascal Deguilhem attire l'attention de M. le ministre chargé de l'industrie sur le devenir de l'usine de chaussures Marbot-Bata à Neuvic-sur-l'Isle (Dordogne) et de ses salariés. En 2010, les salariés continuent d'être sacrifiés sur l'autel de la désindustrialisation programmée des territoires. Dans son département, l'usine de chaussures Marbot-Bata, dernière de ce type en vallée de l'Isle, dernière du groupe Bata en France, et qui a compté jusqu'à 2 000 salariés, arrête son activité définitivement. Malgré tous les sacrifices consentis par des salariés très qualifiés pour conserver l'unité de production, la décision prise l'an passé par le Gouvernement d'attribuer à une entreprise allemande, fabriquant en Tunisie, le marché des chaussures de l'armée française, a porté le coup fatal à cette usine, supprimant de fait 70 % de la charge de travail. Pendant toute l'année 2009, les salariés ont alterné des périodes de fabrication avec le chômage partiel. Si aujourd'hui les salariés se sont résignés à l'idée de voir fermer leur outil de production, ils ne sont pas prêts à brader leur dignité pour un plan social qui ne mérite pas ce nom : pas d'indemnité de préjudice, pas de cellule de reclassement, pas de préretraite. Ce plan, totalement vide, a été présenté en novembre dernier (refusé par les 73 salariés) et annulé par le tribunal de grande instance car il se contentait de leur offrir le minimum légal après, pour nombre d'entre eux, toute une vie de travail. À ce jour, aucune proposition de la part du groupe BATA n'est venue en remplacement de ce premier plan. Des commandes, qui auraient pu prolonger de quelques mois l'activité de l'entreprise, ont été refusées par la direction, malgré la présence des salariés sur le site, et l'objectif pour le groupe semble être de s'en débarrasser au plus vite et à moindre frais. Alors que les salariés attendent, sans travail, un peu de justice sociale, la direction du groupe envisage un dépôt de bilan qui lui permettrait de faire payer les licenciements par de l'argent public. Le contribuable paiera donc pour une délocalisation de plus pendant que les ouvriers devront se contenter d'une conclusion indigne à leur lutte. Ceci est inacceptable. Si l'État ne peut pas tout faire, il lui demande quelles réponses le Gouvernement peut-il apporter pour faire respecter le droit des salariés."

Tu vois donc que Continuum sécurité défense correspond parallèlement à Continuum délocalisation, chômage, sacrifice sur l'autel de la désindustialisation. Ce qui va immanquablement déboucher sur des conflits sociaux, des grèves, et de la répression... la boucle est bouclée. 

http://www.conflitssansviolence.fr/images/2010/violence-police.jpg

Continuum répression durable

lien vers un PDF de Thales "SecuritydefenseBuiseness" dans lequel, à l'avant dernière page, un tableau sur les marchés financiers des leaders du secteur et qui ensuite pointe le phénomènes du piratage informatique (c'est d'actualité !!!)


COMSCORE

 

Pour les finir en beauté, ils seront doxés
Tous ces cor­rom­pus, mina­bles et vendus,
En hom­mage à CopwatchIDF, cen­suré,
A tous les gardés-à-vue,
Aux ban­lieues kar­che­ri­sées,
Aux mani­fes­tants battus,
Aux jour­na­lis­tes espion­nés,
Aux deman­deurs d’asile igno­rés et matra­qués,
Aux Roms sti­ma­ti­sés, tra­qués et explu­sés,
A toutes les vic­ti­mes de l’UMP :

Nous vous livrons leurs coor­don­nées.

.Oeil pour oeil, dent pour dent.

…UMP Doxed…

 

..Expect Us..

pastebin  |  #1 paste tool since 2002

 

  1. France 24 article d'Hermine MAUZÉ.

  2. Alain Rondepierre est PDG de http://www.civipol.fr . C'est la société de conseil et de service du ministère de l'Intérieur français.

  3. Les Marchands de peur (Mathieu Rigouste) // Les éditions Libertalia

  4.  EADS vs THALES Le projet MIKSA, guerre franco-française depuis 1986

  5. http://www.article11.info/spip/Flash-ball-et-maintien-de-...  (vive A.11 !)
  6. http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/accuse-d%...
  7. http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-932QOSD.htm


17:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/09/2011

François Duprat, une histoire de l’extrême droite

Propos de Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg recueillis par Abel Mestre et Caroline Monnot

Vendredi 8 avril à 18 heures, est mis en ligne sur le site du Monde.fr, un webdocumentaire “François Duprat, une histoire de l’extrême droite”.

Produit par Le Monde.fr, l’INA et 1+1 Production, ce documentaire écrit par Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg s’attache à expliquer le parcours politique de François Duprat et le rôle essentiel qu’il a joué au sein de l’extrême droite française. C’est surtout le portrait d’une époque.

Comment présenteriez vous François Duprat ?

Nicolas Lebourg : Né en 1940, assassiné par un attentat à la voiture piégée en 1978, c’est un personnage central de la reconstruction des extrêmes droites européennes après la débâcle des fascismes. Il se reconnaît lui-même comme néo-fasciste. C’est à la fois un réactionnaire obsédé par l’anticommunisme, et un révolutionnaire qui veut changer le monde. Il réinvente l’extrême droite à qui il impose des thèmes novateurs alors, comme l’antisionisme, le négationnisme, le rejet de l’immigration sur une base sociale. Cadre fondateur et dirigeant d’Occident, d’Ordre Nouveau, du Front National, entre autres, il a pourtant été exclu de chacun de ces mouvements à un moment de sa trajectoire. Son trajet personnel ne manque pourtant ni de logique ni de sens quant à ses contemporains, car la duplicité et la dualité que certains pointent chez lui sont aussi les nôtres. En effet, ces allers-retours entre subversion et contre-subversion, sa volonté de balayer l’Etat tout en travaillant volontiers avec l’essentiel de ses secteurs répressifs sont très révélateurs des rapports de la société française à sa démocratie et des jeux de la Guerre froide.

Joseph Beauregard : Cet homme est un jeu de poupées gigognes. C’est un intellectuel néofasciste et un enseignant plutôt de la pédagogie fustigée aujourd’hui comme soixante-huitarde, un commis voyageur des circuits internationaux de l’anticommunisme qui danse bien le rock’n'roll, un numéro deux du Front National qui offre un disque de Maxime Leforestier à sa nièce. Au travers de ses méandres, Duprat raconte quelque chose de vertigineux sur son époque. Il cherche à capitaliser sur toutes les formes de transgression. Nous avons interrogé plus de 130 témoins : les termes les plus récurrents chez eux, quelle que soit leur empathie pour lui, sont la « fascination » qu’il exerce, et la « perversité » qu’ils ressentent. Ils ne font pourtant pas montre d’un jugement moraliste, car l’homme échappe aux schémas ordinaires.

Qu’est-ce que le parcours de François Duprat révèle de son époque ?

Joseph Beauregard : Avec François Duprat on comprend la résurrection idéologique et organisationnelle des extrêmes droites. Comment durant les Trente glorieuses, de l’Épuration à l’élection de François Mitterrand, a couvé la résurrection d’une tendance politique qui paraissait avoir été balayée par l’Histoire. Et on voit bien que c’est une coproduction nationale. Duprat se faufile partout. Il prône la révolution et est accueilli discrètement à l’Hôtel Matignon. Il dit pis que pendre de la gauche, mais a un pied dans les milieux du financement occulte de la gauche non communiste.

Nicolas Lebourg : Il est quelqu’un de très adapté aux jeux à triple tiroirs avec double fond très typiques de la Guerre froide, mais en même temps c’est un homme qui rêve d’un héroïsme fantasmé à partir de la Seconde guerre mondiale au milieu de cette société des années 1960-1970 toujours plus matérialiste. Il se revendique d’une idéologie, le fascisme, qui correspond à « l’âge des masses », à l’ère industrielle et de l’Etat-Nation, alors que lui-même est dans « l’âge des marges », l’internationalisation du politique, les hybridations idéologiques. Il s’engage pour l’Algérie française mais devient très vite un admirateur du régime ba’thiste syrien et de l’essentiel des nationalismes arabes. Il montre bien à quel point le réel est structuré par ses contradictions internes. C’est d’ailleurs peut-être l’une des raisons pour lesquelles il agaçait tant de monde : avec lui il ne reste rien d’une catégorisation simpliste, malgré son discours ultra-radical, totalement clivant, le monde qui se dessine quand on le regarde apparaît en zones de gris.


En quoi ce personnage est-il actuel ?

Nicolas Lebourg : Duprat a été à l’avant-garde de propositions politiques d’une importance cruciale aujourd’hui. La fusion de l’antisémitisme, de l’antisionisme, du négationnisme et du conspirationnisme est une offre idéologique à l’échelle mondiale désormais. Sa stratégie consistant à faire exploser les droites après leur avoir fait avaliser des thèmes de discrimination nationale, et ainsi relégitimer l’extrême droite, est-celle qui a permis le 21 avril 2002 et explique une bonne part de notre actualité politique.

Joseph Beauregard : C’est d’ailleurs lui l’inventeur de cette formule si souvent reprise par Jean-Marie Le Pen « l’électeur préfère toujours l’original à la copie ». Moins que théoricien, comme on le présente toujours, il est avant tout un tacticien très conscient que sa première force c’est la faiblesse morale de ses adversaires, leur enfermement dans un temps électoral court alors que les révolutionnaires tablent sur un temps long.

Il s’est passé trente-trois ans depuis l’attentat à la voiture piégé qui le visait. Les conditions de cette mort n’ont pas été éclaircies. Que faut-il en penser ?

Joseph Beauregard : D’emblée, évacuons une rumeur coriace : en aucun cas, comme il a souvent été dit, il n’y a pas eu d’enquête. La police, le juge d’instruction, ont fait leur devoir. Ils l’ont fait, c’est vrai, sans le soutien des services de renseignement qui auraient pu leur être utiles. Aujourd’hui, je regrette humblement que madame Alliot-Marie, lorsqu’elle était ministre de l’Intérieur, ait apposé son veto à la dérogation que nous avions obtenu d’accès aux archives sur l’assassinat. C’est conforme avec son refus en tant que ministre de la Justice de donner suite à la demande de la fille de Robert Boulin, ministre assassiné à la même période, de faire rouvrir cette autre enquête. Mais je crois que c’est regrettable pour notre démocratie. Pour notre part, nous avons repris toutes les hypothèses qui avaient été soulevées, publiquement ou non, et les avons étudiées sereinement. L’essentiel d’entre elles sont balayées par la démonstration logique et des aspects factuels.

Nicolas Lebourg : D’abord, malgré tous les fantasmes liés à cet assassinat, totalement hors norme par son mode opératoire dans la vie politique française, nous nous sommes refusés à tout sensationnalisme autour de cela. Pour une raison très simple : l’éthique. La veuve de François Duprat était une militante engagée, sur des idées qui ne sont pas les nôtres, mais elle mérite le respect. Nous ne nous imaginions pas faire montre de légèreté là-dessus, n’en déplaise au voyeurisme de notre époque. Ensuite, nous ne sommes pas investis d’une charge de police ou de justice, or pour qu’une démocratie fonctionne il faut qu’elle soit structurée… Néanmoins, pour que cette démocratie existe, qu’elle ne soit pas dans une dérive bureaucratique ou qu’elle ne devienne pas le théâtre d’ombres de dominants, il faut exercer une pression sur elle, il faut qu’il y ait une tension permanente. C’est pourquoi nous poursuivons toujours cette décision du ministre de l’Intérieur devant le Tribunal Administratif. C’est ce qui explique l’importance de travailler sur la vie et la mort de Duprat. Sans toutefois donc confondre les fonctions d’histoire du temps présent et d’enquête judiciaire. N’ayant ni les moyens ni la légitimité à refaire cette enquête, il était plus pertinent d’essayer de comprendre ce que cette mort occultée pouvait dire sur notre société et nos institutions. Notre pays était alors très tolérant avec les manques de tempérance et de transparence. Le manque d’émoi face à l’assassinat de Duprat et à l’échec de l’enquête sur son assassinat témoignent que le goût pour l’arbitraire et l’autoritaire dépasse amplement la zone de l’extrême droite radicale.

Votre webdocumentaire va être diffusé à parti du 8 avril, en même temps que devait sortir en librairie votre biographie de François Duprat

Joseph Beauregard : Ce « webdoc » n’est pas une adaptation du livre mais plus une histoire de l’extrême droite dont la figure de François Duprat est le fil rouge. Les deux objets sont complémentaires, l’un situant l’homme dans sa profondeur, l’autre correspondant à une critique politique de son action menée. Chaque élément correspond ainsi à sa propre logique et cela évite les « parasitages » entre ces deux démarches. Nous étions particulièrement soucieux de proposer un élément analysant un homme en mouvements dans son temps, sans jugement, et, d’une autre manière, d’assumer notre libre choix de la critique de son action et ses pensées.

Nicolas Lebourg : Au bout de cette longue enquête, le manuscrit et le webdocumentaire ont été validés à la réception par l’éditeur et les producteurs. Cependant le premier mars 2011, l’éditeur nous a fait savoir qu’il réorganisait son planning de parution. L’ouvrage serait renvoyé à janvier 2012. Lemonde.fr n’a pas souhaité surseoir à la diffusion du webdoc et l’a programmé à compter du 8 avril 18 heures.

Première parution : « François Duprat, une histoire d’allers-retours entre subversion et contre-subversion« , Droite(s) extrême(s) lemonde.fr, 7 avril 2011.

 

sur le site du "Monde.fr", un webdocumentaire "François Duprat, une histoire de l'extrême droite". (Il est visible ici).

via tempspresents et droites-extremes

09:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/09/2011

Fichiers croisés, flics infiltrés: les eurogauchistes dans le viseur

Les « fauteurs de trouble » qui sévissent lors des principaux sommets internationaux font l’objet d’une attention toute particulière de la part des vénérables institutions de l’Union européenne. Il y a quelques mois, avant le sommet du G8 de Deauville, j’avais eu l’occasion de raconter comment les pays membres, via le Conseil des ministres et ses différents groupes d’experts policiers, entendaient créer une base de données croisée pour cibler les troublemakers habitués aux rassemblements anticapitalistes.

Statewatch, ONG britannique en pointe sur ce dossier, révèle aujourd’hui un autre volet de cette coopération policière. La dernière analyse de Statewatch (document PDF en anglais) évoque trois de ces projets européens en cours d’élaboration :

  • ECRIS (European Criminal Records Information System), sorte de super casier judiciaire européen, qui concernerait des personnes déjà condamnées à des crimes et délits, mais pas seulement d’après Statewatch : ECRIS pourrait être élargi à des « condamnations civiles ou même administratives »;
  • EPRIS (European Police Records Index System) : pour simplifier, ce serait un super fichier STIC européen. Développé au sein de l’agence de coopération Europol — qui détient déjà ses propres « fichiers de travail à des fins d’analyse » (Analysis Work Files) visant de simples « suspects » (ceux qui «pourraient commettre des infractions pénales», à l’image des successeurs du fichier EDVIGE en France) —, EPRIS sera une passerelle commune pour que chaque organe policier national puisse piocher dans les bases des autres États membres.
  • IXP (Information Exchange Platform for Law Enforcement Authorities) : cet outil jouerait aussi le rôle de passerelle unique, mais pour accéder à tous les fichiers gérés par les organes supranationaux de l’UE. Ceux d’Europol, d’Eurojust (coopération judiciaire), des douanes (SID), de Frontex (sorte de super agence de l’immigration et ses « vols groupés »), mais aussi SIS (fichier Schengen), et les deux fichiers biométriques Eurodac (demandeurs d’asile) et VIS (demandeurs de visas)…

Évidemment, souligne Statewatch, cette coopération active ne s’accompagne pas, en parallèle, d’une plus grande protection des données face aux risques d’arbitraire d’État.

Les deux premiers systèmes figurent déjà dans une liste (presque) exhaustive des bases de données policières de l’UE qui a été publiée en juillet 2010 par la Commission européenne.

L’attitude de l’UE à l’égard des « fauteurs de trouble » est symptomatique. La stratégie sous-jacente est de créer l’amalgame entre des menaces d’ordre « terroriste » et les traditionnels « ennemis intérieurs » que représentent, aux yeux des institutions de l’UE, les groupes anticapitalistes.

On parle ici de manifestants qui deviennent la cible d’une surveillance « préventive », c’est à dire avant qu’ils ne commettent la moindre infraction. Une autre tactique consiste à mettre dans le même sac les hooligans présents sur les grands événements sportifs et les groupes radicaux qui luttent contre les dérives de l’ordre ultralibéral (conflits sociaux, soutien aux migrants, écolos radicaux…). Exemple en Italie, lors des manifs étudiantes de décembre 2010. Le ministre de l’intérieur Roberto Maroni (Ligue du Nord), n’a pas hésité à proposer une « carte du manifestant » à l’image de ce qui existe dans les stades de foot avec la « carte du tifoso »: un fichier central qui exclut tout supporter dès le moindre débordement. Bonne idée : même Bachar el-Assad n’y avait pas pensé!

Pour l’instant, seuls Europol et SIS (fichier Schengen) permettent de ficher de simples suspects accusés de pouvoir un jour troubler l’ordre public. Mais l’idée de créer un outil centralisé fait son chemin. Comme en témoigne un document récent émanant du Conseil de l’union (PDF en anglais). Cette fois, il est question, novlangue oblige, de « travelling violent offenders » (contrevenants violents transfrontaliers), et indique qu’en 2012 la Commission devra proposer des moyens concrets pour améliorer « l’échange d’information » entre États membres sur cette question cruciale.

Un écureuil dans les cages de l’UE

Pourtant, l’ »échange » fonctionne déjà pas si mal. L’histoire de Cécile Lecomte, une militante française installée en Allemagne depuis quelques années, est éloquente. Cette ancienne pro d’escalade milite au sein d’un groupe pacifiste connu pour bloquer les convois de déchets radioactifs en s’accrochant aux arbres ou aux ponts surplombant les voies ferrées… Dans un entretien paru récemment sur Article 11, elle raconte comment elle s’est retrouvée fichée dans une dizaine de bases de données de la police criminelle et anti-terroriste allemande. Et fait aussi l’objet de mentions dans les fichiers d’Europol et du système Schengen (SIS), que les Allemands ont été les premiers à enrichir pour y inclure des « listes noires » de militants indésirables, via le fichier « IgaSt » (International agierende gewaltbereite Störer), qui classe les « fauteurs de troubles violents au niveau international ».

En 2008, juste avant une action contre l’un de ces convois, celle que l’on surnomme « l’Écureuil » est restée jusqu’à quatre jours en « garde à vue préventive ». Depuis, elle a attaqué l’Etat allemand devant la Cour constitutionnelle. Sans grand espoir que celle-ci aboutisse avant un bon bout de temps… Extrait de son témoignage:

Mon nom est aussi dans les fichiers « INPOL » (accessible à toutes les forces de police allemandes) et « LIMO » (fauteurs de trouble « de gauche »). De manière générale, les militants antinucléaires sont ciblés dans deux bases de données, ISAS et SAFIR, qui comportent des sections spéciales « Castor ». Elles servent non seulement de base statistique mais aussi de justification des mesures d’interdictions préventives.

Il y a aussi la liste « GESA », visant des personnes mises en garde à vue lors d’évènements de grande envergure. Ça concerne donc les arrestations groupées. Et la base « APS », qui fiche les « délits à motivation politique ». Là aussi c’est « préventif » : il suffit de simples suspicions. Une rébellion lors d’une manif suffit à être dans APS. Tout comme dans LIMO, d’ailleurs.

Et il y a enfin les fichiers de type « militaires ». En février 2008, on a bloqué pendant 5 heures un train de l’armée transportant du matériel militaire. Une personne s’est enchaînée aux rails. Elle a été condamnée, mais le dossier est encore devant la Cour constitutionnelle, après avoir été rejeté par la Cour de cassation. Moi, je n’ai pas encore été jugée. Pour cette action pacifique, nous sommes, d’après le dossier pénal, tombés dans les listes du « MAD » (Militärischer Abschirmdiesnt), les services secrets militaires, et dans ceux de la section antiterroriste de la BKA (police fédérale). Tout ça pour des gens qui, justement, refusent la violence. Et encore, nous avons appris ça par erreur : un document classé « confidentiel » a atterri dans notre dossier. [...]

Action à Hambourg contre un projet de centrale à charbon

L’amalgame apparent entre menaces terroristes « extérieures » et « ennemis de l’intérieur » est détaillé dans une autre synthèse de Statewatch qui date de mai 2010 (document PDF en anglais). Le Conseil de l’UE envisage en effet de créer un « instrument multidimentionnel » pour «collecter des données sur les processus de radicalisation». Or, la notion d’ « idéologie supportant directement la violence » est élargie à une liste disparate mettant dans le même sac « extrémisme de droite ou de gauche, islamisme, nationalisme, anti-globalisation, etc. »

Les rares contre-pouvoirs à la machine policière européenne ne font pas le poids. Peter Hustinx, le Contrôleur européen à la protection des données (CEPD), tout comme Martin Scheinin, ex-rapporteur spécial du Conseil des Droits de l’homme de l’ONU chargé de la « promotion des droits de l’homme dans la lutte contre le terrorisme », n’ont pas manqué de soulever les multiples entraves aux libertés de ces systèmes croisés toujours plus intrusifs. Mais ce n’est pas ces droitsdel’hommistes qui vont faire la loi dans la Forteresse Europe.

via reflets.info

 

18:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/08/2011

Article sur votre blog : A propos d'Histoires secrètes d'Action Directe, documentaire de Romain Icard

courriel reçu hier :

Bonjour,

 

Je vous contacte après un email reçu suite à l’article suivant :http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2009/11/02/pour-l...

 

On nous a averti de la possibilité d’un dépôt de plainte si cet article datant de 2009 n’était pas retiré de votre site.

20 Minutes n’est pas responsable du contenu des blogs des internautes, ce sont les auteurs qui le sont. (« L’internaute inscrit reconnaît et accepte que 20 Minutes n'assume et ne supporte aucune responsabilité du fait des Contenus et s'engage à garantir 20 Minutes dans les conditions détaillées à l'article "Droits et obligations des Inscrits" des présentes conditions générales d'utilisation » (http://www.20minutes.fr/cgu.php) nous souhaitions, simplement, et en toute transparence, vous informer à propos de cette information et ce risque.

Pouvez-vous nous dire rapidement si vous souhaitez supprimer l’article du site ou le conserver?

 

Souhaitez-vous que nous communiquions votre adresse email pour que vous puissiez communiquer ensemble là-dessus ?

 

Voici le message reçu : « Ce texte est, selon mes défenseurs, diffamatoire en plusieurs points. Qui plus est au niveau professionnel. Vous n'êtes pas sans savoir que la législation me serait favorable en cas de procédure. Aussi, je vous demande instamment de bien vouloir faire disparaître ce texte de ce blog le plus rapidement possible. »

 

Je vous en remercie,

 

Cordialement,

Cédric #######

Responsable de Communauté

Lien vers l'article : http://endehors.net/news/a-propos-d-histoires-secretes-d-action-directe-documentaire-de-romain-icard

Icare rit ?

07:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/08/2011

Mark Kennedy, alias Mark Stone : nom de code UCO 133

article du guardian - 11/08/2011

Mark Kennedy's codename revealed

Judges overturn protesters' convictions and disclose code-name of police spy. What does it mean?

traduction d'une partie de l'article via google trad + Probe :

Le nom de code de Mark Kennedy a révélé

Les juges bouleversent les convictions des manifestants et divulguent le nom de code de l'infiltré. Qu'est-ce que cela signifie?

Dans ce blog, nous visons à afficher les documents originaux dès que possible. Nous sommes sous le coup d'envoi de l'arrêt dans l'annulation de la condamnation des militants de Ratcliffe, le mois dernier.

Il peut être lu ici

Pour récapituler brièvement, trois juges de la Cour d'appel ont annulé les condamnations des 20 manifestants mis en examen pour avoir tenté d'occuper la centrale de Ratcliffe et que des preuves cruciales enregistrés par la police espionne Kennedy Mark avait été retenues.

Le jugement mérite d'être lu car il montre comment les trois juges de haut rang avaient peu de doute que les condamnations soient annulées, et comment ils ont été critiques à l'égard de Kennedy pour avoir outrepassé ses pouvoirs légaux.

Il révèle également une intéressante "pépite", le nom de code de Kennedy, alors qu'il était infiltré dans le mouvement environnemental.

Le paragraphe 11 de l'arrêt nous dit que Kennedy était connu sous le code UCO 133. Les trois premières lettres sont apparemment facile à déchiffrer - UCO signifient agent d'infiltration, mais les chiffres sont plus intrigant.

133 peut être simplement un nombre aléatoire et ne veut certainement pas dire n'importe quoi, et si quelqu'un a de plus ample information, s'il vous plaît laissez-nous savoir si elles sont significatives.

Le jugement a également divulgue d'ailleurs le nom de son supérieur - David Hutcheson, qui doit être un membre de l'Unité nationale de l'Ordre Public Intelligence.

Dans un post précédent, nous avons écrit sur la façon dont les papiers Ratcliffe tribunal avait fait la lumière sur une autre pépite intrigante - que Kennedy a été déployé dans le cadre de l'Opération Pégasus, dont le but est «d'infiltrer des groupes d'extrême gauche au Royaume-Uni".

Un rapide merci à tous ceux qui ont transmis des informations sur l'Opération Pegasus.

09:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu