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18/08/2011

Vidéo-surveillance : vers la création d’un troisième fichier de reconnaissance faciale

On croyait la vidéo-surveillance devenue vidéo-protection par la grâce d’un simple décret. Mais il n’en est rien, et le directeur général de la Police nationale l’a avoué : « on se dirige vers la création d’un troisième fichier de reconnaissance faciale, qui pourrait servir à l’exploitation des données de vidéo-surveillance »

Ce fichier permettra d’identifier les suspects, grâce à l’utilisation des images de vidéo-surveillance. Ce nouveau fichier policier – un “fichier des empreintes faciales” en quelque sorte – s’ajoutera à ceux des empreintes digitales et génétiques. D’ailleurs, lors des émeutes de ces derniers jours, les forces de l’ordre britanniques ne se sont pas privées d’utiliser les images enregistrées par les caméras de vidéo-surveillance pour tenter d’identifier les casseurs [1].

[Mis en ligne le 16 août 2011, mis à jour le 17]

La reconnaissance faciale

Le principe est le suivant : repérer quelques points caractéristiques du visage sur une grille, puis comparer le résultat avec ceux d’une base de données, en ne gardant que le/les résultats les plus proches.

De la reconnaissance faciale aux données personnelles

Un intervenant à la conférence sur la sécurité Black Hat (du 3 au 4 août à Las Vegas), le professeur Alessandro Acquisti de l’Université Carnegie Mellon, devait expliquer comment il est possible d’obtenir en quelques minutes des informations personnelles d’un individu – son numéro de sécurité sociale, ses centres d’intérêts, sa préférence sexuelle, son niveau d’endettement ... – à partir d’une photo prise avec un smartphone [2]. La méthode consiste à la comparer à des photos contenues dans des bases de données recélant d’autres informations concernant des personnes photographiées. Le recours à des logiciels de reconnaissance faciale permet de réaliser rapidement les comparaisons de visages et la technique ira en s’améliorant avec l’évolution des technologies, et à mesure que le recours à de tels outils de surveillance se généralisera [3].

Certes la méthode est loin d’être infaillible, mais ce sont surtout les atteintes à la vie privée que l’on peut redouter. Fin 2010, Facebook a lancé aux États-Unis une technologie de reconnaissance faciale afin de permettre de marquer rapidement les photos et donc d’identifier les personnes (via des suggestions). Cette fonctionnalité a été discrètement étendue à d’autres pays (dont la France) en Juin 2011. Si vous pensez que cette fonction ne respecte pas le droit à l’anonymat des citoyens, elle peut être désactivée depuis les paramètres de confidentialité, mais c’est à vous de faire le travail ... En revanche, le responsable de l’agence de protection de la vie privée du land de Hambourg a déclaré que « Facebook n’a pas le droit de collecter des données biométriques sur ses utilisateurs sans avoir recueilli au préalable leur consentement explicite » [4].

Un nouveau fichier national centralisé

Dans un article de l’édition du 11 août 2011 du Figaro [5], Jean-Marc Leclerc nous informe de l’audition de Frédéric Péchenard, directeur général de la Police nationale, et du général Jacques Mignaux, directeur général de la Gendarmerie nationale, par la commission des Finances de l’Assemblée nationale le 22 juin 2011 [6].

En répondant à la question d’un membre de la commission, Frédéric Péchenard, ami d’enfance de Nicolas Sarkozy, n’a fait qu‘évoquer au détour d’une phrase la création d’un fichier de reconnaissance faciale :

« Je suis pleinement d’accord avec M. Diefenbacher sur l’intérêt de la police technique et scientifique – PTS. Un audit complet a été diligenté dans le cadre d’une mission qui continue ses activités. L’amélioration des deux fichiers de PTS, le fichier automatisé des empreintes digitales – FAED – et le fichier national d’analyse des empreintes génétiques – FNAEG –, ne suffit pas. [...] Il faut améliorer la PTS et l’on se dirige vers la création d’un troisième fichier de reconnaissance faciale, qui pourrait servir à l’exploitation des données de vidéo-surveillance. »

Voila donc une utilisation de la vidéo-surveillance qui permettrait de justifier les sommes généreusement affectées à l’utilisation contestée de cette technologie. Et Frédéric Péchenard de poursuivre en évoquant de façon toute aussi évasive les croisements de fichiers :

« Par ailleurs, on développe la mise en œuvre de logiciels de rapprochements judiciaires, comme, à partir de janvier 2012, un instrument permettant de mettre en commun les fichiers d’antécédents de la police et de la gendarmerie. On ne peut que se féliciter de la très forte diminution des homicides volontaires en France, qui est l’un des résultats obtenus par le développement de la PTS : 1 500 homicides en 1990 et 670 en 2010. Entre ces deux dates, le taux d’élucidation a progressé de 70 % à 90 % environ. »

Il faut sans doute être de la “maison” pour comprendre comment une progression de leur taux d’élucidation peut entraîner une diminution du nombre d’homicides volontaires.

Néanmoins, la multiplication des liaisons inter-fichiers, des “interconnexions” de fichiers, est indiscutable : on les retrouve à la base de la nouvelle carte d’identité biométrique et de la prochaine carte Vitale biométrique – sans oublier les utilisations à la Hongroise !

La réalisation

Mais il ne faut pas rêver, cette méthode n’est pas la solution miracle :

« L’ordinateur ne livrera pas sur un plateau un suspect et un seul. Comme pour l’exploitation des empreintes digitales, il procédera par comparaison de points caractéristiques du visage (distance entre le nez, les yeux, les oreilles…), proposant in fine une liste de possibles suspects classés selon un ordre de pertinence [5] ».

Toujours d’après Le Figaro, trois sociétés auraient proposé des solutions au ministère de l’Intérieur : Morpho, spécialiste des traitements d’images de masse ; Cognitec, passée maître dans les outils visant à détecter les fraudes documentaires ; et la petite entreprise Facing it, dont les logiciels se font fort de reconnaître un intrus “blacklisté” qui se présenterait à un accès ou dans un couloir ».

Le ministère de l’Intérieur n’aurait pas encore arrêté ses choix, mais il vient de saisir la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) de ce dossier [7].

Selon Alain Bauer, les services de police n’avaient pas fait usage de ces outils lors des émeutes dans les banlieues françaises, il y a six ans. Plus précisément : « Ils les avaient utilisés en interne mais pas auprès de la population, notamment parce qu’ils ne disposaient pas d’images de suffisamment bonne qualité pour identifier les gens », croit savoir le criminologue français [8].

Notes

[1] Ceux du moins qui ne s’étaient pas muni de lunettes teintées “anti-paparazzi”.

[2] Le Monde informatique, le 3 août 2011 : http://www.lemondeinformatique.fr/a....

[3] Voir Face Recognition Study par Alessandro Acquisti, Ralph Gross et Fred Stutzman.

[4] L’Allemagne critique la reconnaissance faciale de facebook, Le Monde.fr, le 4 août 2011 : http://www.lemonde.fr/technologies/....

[5] Référence : http://www.lefigaro.fr/actualite-fr....
Voir également http://www.planete.lautre.net/artic....

[6] Référence : http://www.assemblee-nationale.fr/1....

[7] Le ministère est tenu de saisir la Cnil, mais il ne sera pas obligé de se plier à son avis.

[8] Le Monde du 9 août 2011 : http://www.lemonde.fr/europe/articl....

 

via ldh-toulon

Vers un fichier de reconnaissance faciale pour identifier les suspects

Julien L. - publié le Vendredi 12 Août 2011 à 15h27 - 
 
 
 

Le ministère de l'intérieur travaille à l'élaboration d'un nouveau fichier policier, cette fois axé sur la reconnaissance faciale. L'outil complète deux autres fichiers biométriques, le FAED (empreintes digitales) et le FNAEG (empreintes génétiques). La CNIL a été saisie du dossier par la Place Beauvau.

Le délicat équilibre entre la sécurité pour tous et la liberté de chacun va une nouvelle fois être mis à rude épreuve. Alors que le nombre de fichiers policiers a d'ores et déjà augmenté de 169 % depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur, en 2002, la Place Beauvau a un nouveau projet dans les cartons. Il s'agira d'un fichier de reconnaissance faciale relié aux caméras de police.

Le programme est, selon Le Figaro, "déjà en préparation" et "devrait émerger dans quelques mois". Prévue pour fonctionner avec les caméras de vidéosurveillance, cette base de données vient compléter un dispositif biométrique composé de deux fichiers de prélèvement : le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), créé en 1987, et le fichier national d'analyse des empreintes génétiques (FNAEG), mis en place en 1998.

Ce troisième fichier constituera un stock national de photographies qui sera exploité lors des enquêtes menées par la police judiciaire. Les visages des auteurs présumés d'un crime ou d'un délit capturés au moyen d'une caméra de vidéosurveillance seront ainsi comparés avec les informations présentes dans cette énième base de données policière. Selon les promoteurs de ce dispositif, c'est l'efficacité des enquêtes qui est en jeu.

La DGPN a toutefois nuancé le dispositif, en précisant qu'il s'agissait en réalité d'un outil de comparaison physionomique et non pas à proprement parler d'un système de reconnaissance faciale. "L'ordinateur ne livrera pas sur un plateau un suspect et un seul. Comme pour l'exploitation des empreintes digitales, il procédera par comparaison de points caractéristiques du visage (distance entre le nez, les yeux, les oreilles…), proposant in fine une liste de possibles suspects classés selon un ordre de pertinence" a-t-il été expliqué au quotidien.

Un fichier soumis aux recommandations de la CNIL

La création de ce fichier devra toutefois se conformer aux dispositions de la Commission nationale de l'informatique et des libertés et donc de la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés du 6 janvier 1978. D'après le ministère de l'intérieur, la CNIL vient d'être saisie du dossier et attend son avis pour déterminer le cadre précis de ce dispositif et ses conditions d'emploi.

Rappelons que la CNIL est compétente en matière de vidéosurveillance. Ainsi, la loi d'orientation et de programmation relative à la sécurité expose que "les enregistrements visuels de vidéoprotection (sic) [...] utilisés dans des traitements automatisés ou contenus dans des fichiers structurés selon des critères permettant d'identifier, directement ou indirectement, des personnes physiques, qui sont soumis" à la loi du 6 janvier 1978.

Signalons également que la CNIL souhaite justement disposer de pouvoirs nationaux de contrôle étendus en matière de vidéosurveillance. La Commission demande en particulier que des études fiables soient menées afin d'établir avec précision l'efficacité des caméras dans la lutte contre la délinquance. "Un mécanisme d'évaluation de l'efficacité des systèmes de vidéosurveillance dans les lieux publics est plus que jamais nécessaire".

 

via numerama.com

09:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/08/2011

La recette du "pot-au-feu", par Alain Bauer, conseiller ès criminologie

Émeutes : «Une forme moderne de jacquerie»

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INTERVIEW - Alain Bauer, professeur en criminologie, décrypte la vague de violences et de pillages qui touche le Royaume-Uni.

LE FIGARO. - Comment décrire le mécanisme qui entraîne cette bouffée de violences au Royaume-Uni ?

Alain BAUER. - Le schéma de ces émeutes est classique. Il se fonde, depuis trente ans, sur d'intangibles ressorts.bauer, alain, terrorisme, criminologue Au départ, souvent, une intervention de la police qui tourne mal après un coup de feu, puis le coma ou la mort d'un jeune des cités. Ensuite, une suspicion de bavure qui engendre un sentiment d'injustice. Ce dernier nourrit alors une réaction de vengeance et de révolte. D'expérience, les violences urbaines durent en moyenne quatre ou cinq jours. C'est le quantum habituel. Dans le cas présent, la nouveauté est qu'il ne s'agit pas d'un affrontement entre communautés, à la différence des rixes précédentes opposant Jamaïcains et Pakistanais, notamment dans les années 1980…

Peut-on y voir des traits communs avec les émeutes françaises de 2005 ?

Tout à fait. Plutôt que de se battre avec les bandes des quartiers voisins, les casseurs de toutes les origines se liguent et font corps pour lutter contre un ennemi commun et bien identifié en la personne des représentants de l'État. bauer, alain, criminologue, terrorismeLe pays est en proie à une forme moderne de jacquerie. En Angleterre, l'État offre moins d'emplois, moins de perspectives et moins d'assistance aux plus défavorisés. À Tottenham, présentée à l'origine comme un modèle d'aménagement urbain avant de s'enfoncer dans un processus de ghettoïsation, la marmite est sur le point d'exploser. Ghettoïsation et paupérisation sont les deux mamelles des émeutes urbaines. On retrouve les caractéristiques des violences qui ont touché l'Hexagone à l'automne 2005.

En France, la crise avait duré plusieurs semaines…

Ces émeutes sont comme un «pot-au-feu» dans lequel il est possible d'ajouter un certain nombre d'ingrédients qui influent sur la durée et l'ampleur des événements. bauer, alainEn France, la raréfaction du marché des «stups», entraînant une flambée des prix, avait eu un impact sur les bandes de banlieue. Énervés, les caïds étaient montés au créneau avant de siffler la fin du match car la présence policière au pied des immeubles était mauvaise pour le business.

Comment les violences ont-elles fait tache d'huile en Grande-Bretagne ?

Les réseaux sociaux et le téléphone mobile servent d'accélérateurs à la révolte. Ces «outils tactiques» lui donnent un nouveau visage en permettant aux émeutiers d'organiser les déplacements bauer, alaindes petits groupes mobiles, de mener des attaques sporadiques et des replis en temps réel. Aujourd'hui, les batailles rangées opposant 400 policiers à 400 voyous appartiennent au passé. Les forces de l'ordre doivent s'adapter.


Par Christophe Cornevin- GRAND REPORTER, LE FIGARO

 

piqué au tas sur lefigaro.fr - 09/08/2011

les photos piquées au tas ne font pas partie de l'article

09:50 | Lien permanent | Commentaires (1) |

09/08/2011

Escouade GAMMA - Des étudiants se disent persécutés par la police...

 

Vincent Larouche
La Presse

Alors qu'ils s'apprêtent à lancer une campagne contre la hausse des frais de scolarité, des représentants d'associations étudiantes collégiales et universitaires se disent victimes d'une vague d'arrestations «sans précédent» menées par les enquêteurs du nouveau projet GAMMA de la police de Montréal.

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), qui regroupe 45 000 étudiants, affirme que quatre de ses militants ont été arrêtés à leur domicile récemment par ces policiers affectés à la surveillance des mouvements «anarchistes» et «marginaux». Trois des arrêtés sont des élus nationaux de l'association.

Les infractions qui leur sont reprochées auraient été commises lors de deux occupations houleuses de bureaux en mars dernier, l'une à la Conférence des recteurs et des principaux d'universités, l'autre au bureau du ministre Raymond Bachand. Une employée du bureau du ministre avait alors été blessée légèrement.

«Il faudrait être très naïf pour ne pas voir le lien clair entre cette vague d'arrestations en été et le début dans quelques semaines d'une mobilisation que nous souhaitons historique contre la hausse des frais de scolarité», a déclaré lundi le secrétaire aux communications de l'ASSÉ, Gabriel Nadeau-Dubois.

Selon le porte-parole, la police pourrait vouloir «casser les reins» du mouvement étudiant avant la rentrée.

«L'ASSÉ n'est certainement pas anarchiste et malheureusement pour le SPVM, elle n'est pas marginale», dit-il.

Deux des arrêtés ont déjà comparu à la Cour municipale et sont accusés d'introduction par effraction, complot, méfait et prise de possession d'un lieu par la force. S'ils sont trouvés coupables, ils risquent six mois de prison et 5000 $ d'amende.

Ces deux accusés sont Guillaume Vézina, étudiant en science politique à l'UQAM et secrétaire à l'information de l'ASSÉ, ainsi que Vanessa Clavelle, une élue de l'Association des étudiants en sciences humaines de l'UQAM. Deux autres arrêtés doivent comparaitre en cour le 26 juillet.

La preuve contre les étudiants repose sur des vidéos et sur les propos d'un «agent source» civil qui a fourni de l'information sur les manifestants.

L'ASSÉ répliquera en portant plainte à la Commission des droits de la personne contre le projet GAMMA, qu'elle accuse de cibler ses membres en raison de leurs opinions politiques.

L'Association a aussi retenu les services d'une avocate d'expérience, Véronique Robert, une ancienne procureure de la couronne qui a participé aux méga-procès contre les Hells Angels après l'Opération Printemps 2001.

Celle-ci s'inquiète de voir les policiers cibler les mouvements contestataires. «Il peut y avoir des actes ponctuels dans des manifestations, mais je ne vois pas ce qui justifie de surveiller constamment des jeunes parce qu'ils sont militants. Ils ne sont pas soupçonnés de commettre des crimes dans leur quotidien!» s'insurge-t-elle.

Au SPVM, le sergent Ian Lafrenière répond que GAMMA n'est pas une escouade permanente, mais un projet ponctuel visant à épingler les manifestants qui enfreignent la loi. Il rappelle que des policiers avaient été rudoyés lors des occupations étudiantes et que sept agents ont été blessés lors d'une manifestation soulignant la Fête des travailleurs le 1er mai.

«Les gens que nous avons arrêtés, c'est parce qu'ils ont commis des actes criminels, pas parce qu'ils ont tenu une réunion. Et oui, il va y avoir d'autres arrestations. Ceux qui font des crimes, nous allons les arrêter», martèle-t-il.

 

piqué au tas sur www.cyberpresse.ca

Une escouade surveillera les mouvements anarchistes

 

La police de Montréal a confirmé hier la création d'une équipe d'enquête destinée à surveiller les mouvements «marginaux et anarchistes», à la suite d'incidents violents survenus au cours de plusieurs manifestations.

Le premier coup de filet de l'escouade GAMMA (Guet des activités des mouvements marginaux et anarchistes) a mené, hier, à la comparution d'un homme et de deux femmes accusés de voies de fait contre des policiers lors d'une manifestation anticapitaliste, le 1er mai dernier.

Selon la preuve, Patrice Legendre, 42 ans, Liliane Dupont, 50 ans, et Tania Dubeau-Gaudreault, 19 ans, faisaient partie d'un groupe de manifestants qui a attaqué des policiers avec des bâtons et des manches de drapeaux lors d'une marche visant à souligner la Journée internationale des travailleurs. Un autre suspect, Charles-André Therrien, 31 ans, a également été arrêté pour entrave au travail des policiers.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) soutient que, alors que des agents arrêtaient un «agent provocateur» (un manifestant qui tente d'attiser la foule et de provoquer les policiers), des protestataires cagoulés et masqués s'en sont pris à eux.

Sept policiers ont été blessés dans l'échauffourée. Au moins trois d'entre eux ont souffert d'une commotion cérébrale. Certains sont toujours en arrêt de travail.

Hier, la Couronne a fait savoir qu'elle souhaitait resserrer les conditions de mise en liberté des accusés. L'avocat qui les représente, Me Étienne Poitras, a demandé une remise à lundi afin d'avoir le temps d'analyser la volumineuse preuve, produite hier matin.

Nouvelle escouade

Les actes de violence sont de plus en plus fréquents dans les manifestations à Montréal, fait valoir Jacques Robinette, chef du service des enquêtes spécialisées du SPVM. C'est ce qui a poussé la police de Montréal à créer l'escouade GAMMA en janvier dernier. Le groupe relève de la division du crime organisé.

«Toutes les manifestations sont devenues sujettes à des débordements, à du soulèvement populaire, à de la provocation et, éventuellement, à des voies de fait et à des méfaits à l'égard des policiers, a-t-il expliqué lors d'une entrevue avec La Presse. Maintenant, peu importe la manifestation, peu importe le rassemblement, il faut être présents et avoir le radar bien ouvert pour déceler la présence de mouvements anarchistes.»

L'officier nie que l'escouade GAMMA vise à empêcher les rassemblements et les manifestations politiques ou idéologiques.

Interrogé dans les couloirs du palais de justice de Montréal, Patrice Legendre a donné peu de détails sur la mêlée qui a mené à son arrestation. Il a critiqué la mise en place de l'escouade GAMMA. «Juste l'appellation de l'escouade est surréaliste», a-t-il dit, quelques minutes avant sa comparution. «Je suis un militant contre le système capitaliste, pour les droits des travailleurs, des pauvres et de l'ensemble des personnes exploitées. C'est certain que ce n'est pas apprécié par les pouvoirs publics, en particulier en période de crise économique. Il y a constamment des tentatives des autorités policières, comme on l'a vu récemment au sommet du G20, d'empêcher l'expression des militants.»

Hier, des dizaines de militants ont assisté à la comparution des quatre accusés, dont Mathieu Francoeur, porte-parole de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), qui avait organisé la manifestation du 1er mai. «Depuis plusieurs années, il y a des militants qui sont sous surveillance et des policiers infiltrés dans les manifs, a-t-il affirmé. Qu'ils regroupent ça sous une escouade spéciale pour justifier leurs budgets, ce n'est pas vraiment surprenant. Ce qui nous inquiète plus, c'est le lien avec le crime organisé. On ne voit pas le rapport entre le monde interlope et des gens arrêtés dans la manifestation des travailleurs du 1er mai.»

 

piqué au tas sur www.cyberpresse.ca - 14/07/2011

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Mark Kennedy - Mark Stone la suite

Mark Kennedy's secret tapes: CPS launches wide-ranging inquiry

Judge to look into arrests of Ratcliffe-on-Soar environmental campaigners and undercover policeman's surveillance tapes

Mark Kennedy
Secret policeman Mark Kennedy. Sir Christopher Rose's inquiry will look into claims that surveillance tapes he recorded were suppressed. Photograph: Philipp Ebeling for the Guardian

A retired high court judge has been appointed to lead an expanded inquiry into claims that prosecutors suppressed secret surveillance tapes recorded by the undercover police officer Mark Kennedy in the trial of six environmental activists.

Sir Christopher Rose, who sat in the court of appeal until 2006, will head the independent inquiry set up by the director of public prosecutions, Keir Starmer QC, who acknowledged "growing concerns" over the claims.

Rose, as Chief Surveillance Commissioner, has been responsible for scrutinising the surveillance activities of the police and other official bodies for five years.

He will examine allegations that the Crown Prosecution Service (CPS), the agency headed by Starmer, misled the courts when it decided to abandon the prosecution of six activists accused of conspiring to invade one of Britain's biggest power stations.

The CPS had told a court in January that it was dropping the prosecution because "previously unavailable information" – the tapes recorded by Kennedy – which undermined its case had come to light.

However, documents obtained by the Guardian indicated the tapes had been with the CPS for more than a year.

When Starmer announced Rose's appointment on Wednesday, it became clear that the DPP had widened the inquiry since he first said last month that he was going to commission it.

Now it will also delve into why only 26 of the 114 activists who were initially arrested over the alleged plot to break into the power station were charged.

The activists have raised suspicions that the small number charged were picked out unfairly or for political reasons. Two years ago, the activists had been arrested in a school by Nottinghamshire police to prevent the occupation of the Ratcliffe-on-Soar power station a few hours later.

Kennedy, who infiltrated environmental groups for seven years, recorded the activists' meetings on a Casio watch. The former spy, who offered to help the activists in their defence, has said the tapes would have cleared them.The expansion of Rose's inquiry comes after Kennedy offered to pass on information about the "important" question of why only some of the activists were charged.

Rose's inquiry will run in tandem with another investigation. The Independent Police Complaints Commission has been examining the "alleged failure of Nottinghamshire police" to disclose evidence to the CPS in the same case.

In all, eight official inquiries have been established this year in the wake of revelations about the infiltration of protest groups by Kennedy and other undercover police officers.

Starmer said: "Sir Christopher will have full access to all the available evidence and will examine the issues with the utmost thoroughness. Inevitably this will take time but will be completed as soon as is practicable." His report will be made public.

ENDS

 

Undercover police officer unlawfully spied on climate activists, judges rule

Mark Kennedy was arguably an agent provocateur, says appeal verdict quashing Ratcliffe-on-Soar conspiracy convictions

Mark kennedy
Undercover police officer Mark Kennedy was 'involved in activities that went much further than the authorisation he was given', the appeal court judges ruled

Three senior judges have ruled that the undercover police officer Mark Kennedy unlawfully spied on environmentalists and arguably acted as an "agent provocateur".

In a damning ruling explaining why they quashed the convictions of 20 climate change activists, the appeal court judges said they shared the "great deal of justifiable public disquiet" about the case.

The judges, who included the lord chief justice, said "elementary principles" of the fair trial process were ignored when prosecutors did not disclose evidence about Kennedy's work to activists' lawyers.

The court announced on Tuesday that it would quash the convictions of the activists, who were wrongly accused of conspiring to break into Ratcliffe-on-Soar power station in 2009.

The judgment also made several criticisms of Kennedy, including that his deployment could have been construed as "entrapment". It revealed Kennedy was part of a long-term programme "to infiltrate extreme leftwing groups" in the UK. Other court documents say the spy programme was called Operation Pegasus.

Kennedy, who has expressed remorse for the seven years he lived deep undercover in the environmental movement, responded by saying in a statement issued by his publicist, Max Clifford: "I refute the claim that I acted as an agent provocateur. At no time have I or did I actively encourage a group or person to engage in an activity that they were not already engaged in."

But it will now be for senior police officers to explain why Kennedy, one of a network of police spies planted in protest groups, may have incited protesters to commit criminal acts they were later prosecuted for.

Among those who will be asked questions is Sir Hugh Orde, president of the Association of Chief Police Officers (Acpo), which was responsible for the shadowy unit to which Kennedy was seconded.

The national public order intelligence unit was later transferred to the Metropolitan police, under the command of the assistant commissioner John Yates, who resigned this week.

Orde is being tipped as a replacement Met commissioner. So too is Bernard Hogan-Howe, the top-ranking officer conducting an official inquiry into the Kennedy affair for Her Majesty's Inspectorate of Constabulary.

ACPO said in a statement: "The law is quite clear that undercover officers are absolutely prohibited from inducing people to commit offences they wouldn't otherwise commit. We are hopeful that the reviews into these events will make recommendations that will perhaps bring further robust governance, accountability and intrusive management into undercover policing, while preserving the value of the tactic to keeping communities safe."

All senior officers involved in the controversy will be alarmed at the mounting evidence that Kennedy went "rogue", developing genuine sympathies for the cause advocated by the suspected extremists he had been asked to monitor.

Known as Mark Stone to the activists he was sent to monitor – and UCO 133 to his police handlers – Kennedy put his concerns about his deployment on record.

"The middle class youths who are getting involved with protest linked to climate change are not politicised, they are concerned about the future of the planet not political issues," he wrote in one report to his handler.

Activists might be amused that he saw their cause as apolitical, but his interpretation of their motives would nonetheless have assisted them in court.

So too would the recordings he secretly made of activists when they gathered at a meeting before the planned protest.

A raid of that meeting by Nottinghamshire police ensured the protest at the power station never took place, and 113 people were arrested.

Of those, 26 were charged for conspiring to break into the facility, but Kennedy's evidence, which also included a signed police statement in which he offered a measure of "support for the defence", was withheld from their lawyers.

As a result, the trial of six activists was abandoned in January. The convictions of the other 20 campaigners, found guilty in December, were quashed on Tuesday for the same reason.

The judges made clear that Kennedy's surveillance tapes would have supported the defendants' argument at trial that they intended to avert greater harm from carbon emissions from the power station.

"It is a case which has given rise to a great deal of justifiable public disquiet, which we share. Something went seriously wrong with the trial," the judgment said. "The prosecution's duties in relation to disclosure were not fulfilled. The result was that the appellants were convicted following a trial in which elementary principles which underpin the fairness of our trial procedures were ignored. The jury were ignorant of evidence, helpful to the defence, which was in the possession of the prosecution but which was never revealed. As a result justice miscarried."

The Crown Prosecution Service's alleged failure to disclose Kennedy's evidence is now the subject of an independent inquiry by Sir Christopher Rose, a retired court of appeal judge.

But the judgment raises more questions about the operation to plant Kennedy and other undercover police officers in the protest movement.

The files of undisclosed evidence, the judges said, reveal Kennedy "was involved in activities which went much further than the authorisation he was given, and appeared to show him as an enthusiastic supporter of the proposed occupation of the power station and, arguably, an agent provocateur".

There remain questions over his legal authority to spy on activists. Kennedy was not authorised to take part in the occupation of the power station until 9 April, just three days before the planned protest.

His surveillance of the activists also exceeded his powers, according to the judgment.

"When the protesters started to congregate together just before the proposed occupation it appears that Kennedy went much further than his authorisation.

"That included undertaking reconnaissance, participating in briefings, checking the surrounding area for police activity and agreeing to take part in a team of climbers."

The judges agreed that Kennedy was arguably seen by younger activists as an "eminence grise" – influential decision-maker – in the group.

The judgment added that Kennedy played a "significant role in assisting, advising and supporting ... the very activity for which the appellants were prosecuted".

That finding could prove damaging for senior police responsible for the surveillance operation.

Vera Baird, the former solicitor-general, said: "It was an ill-thought-out campaign to undermine people who turned out to be honest campaigners, not criminals, during which they wasted an enormous amount of money on this man who inevitably went native living with decent people for all those years.

"They were then left with him having let them down and with evidence showing that there was no crime in the first place."

Which police officer will take responsibility for the crisis in undercover policing?

Sir Hugh Orde. Bernad Hogan-Howe. Some of the top candidates for the most senior job in British policing could still be tainted by the controversy over Mark Kennedy and undercover policing.

Sir Hugh Orde
Sir Hugh Orde President of ACPO. Photograph: David Levene for the Guardian

Who will ultimately be made to carry the can over the Mark Kennedy and undercover policing fiasco? With a vacancy at the top of the Metropolitan Police this could turn out to be an intriguing question.

We know that Kennedy and the other police spies were seconded to the National Public Order Intelligence Unit. This was the responsibility of the Association of Chief Police Officers (ACPO) which, as has been said a thousand times before, has massive accountability problem.

When the controversy broke in January, ACPO's president, Sir Hugh Orde, was quick to stand-up and call for reform. He has been doing that for a while now.

Orde was also instrumental in seeking to deflect attention from police, using a speech to point to the (considerable) amount of unregulated surveillance that goes on in the private sector.

But as the anarchist Tweeter @piombo pointed out today, Orde had not taken the ACPO job when the operation to spy on Ratcliffe protesters went so badly wrong — he was in charge of policing in Northern Ireland. Note who retweeted that message.

We're entering interesting waters in the world of senior cops, and a handful will by vying for the top job vacated by Met commissioner Sir Paul Stephenson.

When the damning Court of Appeal judgment into the Ratcliffe case was revealed on Wednesdat, those close to Orde were quick to argue privately that this has little to do with him — or ACPO.

True, the NPOIU was moved over to the Met earlier this year in a bid to make this murky surveillance project more accountable. Ironic, then, that it was put under the command of none other than Yates of the Yard.

But the intrigue gets deeper. Another contender for Met commissioner is Bernard Hogan-Howe, who has been drafted in to bolster the Met in its moment of crisis.

As it turns out, Hogan-Howe, formerly a chief constable of Merseyside Police, is also conducting the major review into ACPO's surveillance operation, which we expect to be published over the summer.

Orde and Hogan-Howe would have to see off Sara Thornton, who has nothing to do with spying on protesters, and actually did a very good job ripping to shreds an attempt by West Midlands Police to monitor Muslim areas of Birmingham.

It is often the case that senior officers adeptly use the "bad apple" excuse whenever anything goes wrong — cutting loose expendable rank and file officers rather than admit to systemmatic failings. Kennedy is surely expecting that treatment.

Another senior officer, Jon Murphy, the ACPO lead for serious and organised crime, implied Kennedy's actions would never have been sanctioned.

If any of his bosses could arguably be fingered for responsibility for his deployment it is assistant chief constable Anton Setchell, formerly ACPO's national coordinator for "domestic extremism".

It's unlikely he will face the music either. Setchell retired at the end of last year, just a few months after Kennedy was outed on Inydmedia.

It is Setchell's unfortunate successor, the (comparatively) lowly detective chief superintendent Adrian Tudway, who had to manage with the fallout from the scandal in undercover policing. He may be called on to explain the controversy in the future.

Op-Ed: Court of Appeal quashes 'Mark Kennedy' convictions

 
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The tide could be turning for the police and other organs of state security who incite crimes in order to discredit political ideologies and their activists, in Britain at least.
The world and especially the Internet is awash with lunatic so-called conspiracy theories, which are in reality for the most part simply scurrilous and unsubstantiated gossip about how the CIA rather than Oswald assassinated the President, how the White House rather than eighteen angry young men with boxcutters perpetrated 9/11, and how Dr David Kelly was murdered by MI5 rather than driven to suicide by a media frenzy, public humiliation and disgrace. Occasionally though, a real life story of subversion and intrigue does come to light when someone lifts up a rock and something nasty crawls out from underneath. Undercover police officer Mark Kennedy was one of these nasty creatures; for seven years he posed as an eco-activist creating a new identity complete with fake official documents and a fake – or should that be genuine-fake? – passport. If you or I had a fake passport in our possession we’d be off to clink in an instant. When one of the state’s organs has one though, it is issued by the Royal Prerogative, and none of your business, pal. This is of course not a new development, and to some extent the police and more importantly the shadowy intelligence agencies have to cross the line on occasion. The men convicted of organising the Heathrow bomb plot which was said to have been bigger than 9/11 had to be given enough rope; they were kept under close surveillance, and the authorities did not make their move until they felt they had sufficient evidence to obtain convictions. It would though have been a different matter for an undercover agent to join a conspiracy of this nature and edge others on. And it would be an entirely different matter yet again for an agent provocateur to recruit fanatics or people of poor character and low intelligence for the express purpose of inciting them to commit acts of terror so that they could be exposed, and sent to gaol for decades, as happened in the United States recently. There is no suggestion that Mark Kennedy came anywhere near doing anything of that nature, but he did participate in peaceful though unlawful activity directed against private property, and we have only his word for it that he was not responsible for initiating or attempting to initiate anything more serious. To his credit though, he appears to have either seen the light or been converted to some degree to the cause he had been sent to monitor or even subvert. There can be no doubt that the vast majority of the eco-warriors with whom he rubbed shoulders for years have their hearts in the right place, and the fact that he may have in some sense acted as an agent provocateur is undoubtedly one of the reasons why earlier this week, the Court of Appeal quashed the convictions of a number of activists for conspiring to break into the Ratcliffe-on-Soar power station two years ago. The fact that the Director of Public Prosecutions himself had urged them to appeal may also have had something to do with it. In spite of scathing criticism directed at the police, no one has really been brought to book; the only way to put a stop to this sort of nonsense is to hold people personally accountable; that means police officers who act illegally must be prosecuted in the criminal courts, not simply found liable in tort and their fines paid by their employer – ie the taxpayer – as happens inevitably in cases of police brutality, unlawful arrest and seizures etc, in the rare cases where the victim can obtain Legal Aid to bring a prosecution or has sufficient means to mount one himself. It is probably too much to ask that this will happen at any time in the near future, but there is another consideration here. Earlier this week it was announced that in this new age of austerity, Essex Police are to lose up to four hundred frontline officers over the next three years. Similar cuts are being imposed on all Britain’s local police forces. The police have more important things to do than play games subverting bona fide if feisty pressure groups, like patrolling the streets, and tracking down serial killers, as in the current Stockport hospital investigation.


09:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/08/2011

Strasbourg : vraie fausse alerte à la bombe dans la dernière région de droite

Extrait :

L'adjoint au directeur de la sûreté publique du Bas-Rhin, Thierry Hartmann, a indiqué à l'AFP que la police a reçu à 19H21 deux appels affirmant: "il y a une bombe à la cathédrale".

"En accord avec le chanoine, nous avons alors fait évacuer les visiteurs de la cathédrale et une équipe avec des chiens a entrepris de fouiller l'édifice", a-t-il précisé.

Une demi-heure après les appels anonymes la police a interpellé un homme qui a reconnu avoir lancé les appels "pour embêter la police", selon M. Hartmann.

via french.cri.cn, www.20minutes.fr, www.7sur7.be, www.lepoint.fr, www.liberation.fr, www.la-croix.com, tf1, france 24, le parisien.fr, corsematin, ... 441 000 résultats...

La dernière menace concernant le périmètre de la cathédrale de Strasbourg remonte à il y a cinq ans lors de la période du marché de Noël quand avait été découvert une vidéo de repérage auprès d'un groupe islamique allemand laissant craindre un attentat.

complément d'info via www.lalsace.fr (journalistes zélés)

21:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/07/2011

Bruxelles veut s'immiscer dans la lutte contre les mouvances radicales

Les attentats survenus en Norvège relancent l'opportunité d'une action européenne visant à lutter contre les groupuscules extrémistes.

La Norvège n’est pas dans l’UE mais les attentats dont elle a fait l’objet trouvent une résonance à Bruxelles. La surveillance des mouvances et des individus menaçant la sécurité publique nationale incombe bien sûr aux Etats membres, mais l’Europe peut intervenir en tant que coordinatrice des missions de contrôle.

A cette fin, Bruxelles souhaiterait créer un réseau d’échange d’information, afin de “surveiller la croissance de la radicalisation des discours sur Internet”, rappelle Michele Cercone, porte-parole de la Commission. Avant de commettre son acte funeste, l’auteur présumé Anders Behring Breivik avait mis en ligne son manifeste de 1500 pages, où il décrivait minutieusement le protocole meurtrier auquel il s’est livré.

Reste que la Commission peine à intervenir sur ces sujets. En septembre dernier, elle avait proposé la mise en place de contrôles plus stricts des sites internet mettant en vente des produits potentiellement utilisables dans la fabrication de bombes artisanales, à l’instar des engrais agricoles, dont le suspect norvégien aurait fait usage pour concocter ses bombes.

Ces propositions s'étaient à l'époque heurtées aux réticences des Etats, qui refusaient de livrer les données personnelles de leurs internautes.

"Les événements en Norvège vont sans doute relancer les négociations," a affirmé le porte-parole, "le contexte n'est plus le même", a t-il ajouté.

Signe d'une inflexion, le 25 juillet, le premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, a déclaré "attendre une réponse politique de l'UE", après le drame d'Oslo. La commissaire aux Affaires intérieures Cécilia Malmström est en contact avec le ministre de la justice norvégien, mais le fruit de ces échanges reste à ce stade inconnu.
Sophie Forcioli

piqué au tas sur EurActiv France - 26/07/2011

14:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/07/2011

Europol : "L'Europe est toujours menacée par des groupes terroristes"

http://www.webdorado.fr/wp-content/uploads/2011/05/europol.gif

L'Europe est toujours menacée par des groupes terroristes qui utilisent de plus en plus l'internet pour attaquer le continent, a affirmé vendredi [1er juillet] le chef d'Europol, Rob Wainwright.

Le directeur de cet organisme européen de la police, qui s'exprimait à l'occasion de l'inauguration des nouveaux locaux d'Europol à La Haye, a souligné que l'absence d'attentats en Europe depuis ceux commis à Madrid en 2004 (191 morts) et à Londres en 2005 (52 morts), imputés à Al-Qaïda, ne signifie pas que des attaques ne continuent pas à être planifiées.

"Nous savons que ces groupes restent actifs. Nous savons qu'ils poursuivent leurs projets de préparer des attaques majeures en Europe", a déclaré M. Wainwright à la presse à l'issue d'une rencontre de trois jours avec 40 chefs de la police des pays membres et environ
300 agents de la sécurité.

"La menace est toujours là et il est très important que nous en restions conscients. C'est notre devoir de maintenir cet état d'alerte en tant que responsables de la sécurité", a-t-il poursuivi.

Europol est inquiet des liens croissants constatés par ses services entre des groupes terroristes et le crime organisé, en Afrique par exemple, et la cybercriminalité est un autre de ses soucis, a expliqué M. Wainwright. (belga/chds)

piqué au tas sur www.7sur7.be - 02/07/11

 

19:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/07/2011

Drones : il n'y a pas de petits profits pour Serge Dassault (vendeur de matériel pour clients qui s'en servent)

 

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2009-06/2009-06-08/article_DASSAULT.jpg

Serge, représentant en matériaux divers et variés (la photo ne fait pas partie de l'article)

 

Le ministère de la Défense a annoncé être entré en « négociations » avec le groupe Dassault, constructeur de l´avion de combat Rafale, pour acquérir de nouveaux drones de surveillance moyenne altitude-longue endurance (MALE).

Dassault Aviation propose une version francisée [mais qu'est ce que celà veux bien pouvoir dire ?] de l´appareil sans pilote israélien Heron TP, en coopération avec la société Israël Aerospace Industries (IAI). Le contrat n´ayant pas encore été signé, aucun détail n´a été fourni à ce stade sur le nombre d´appareils envisagé ou le prix.

L´annonce du gouvernement constitue une victoire pour le groupe français, qui l´emporte ainsi face au drone américain Reaper, de General Atomics, et au groupe européen EADS, qui proposait une version modernisée de son Harfang actuellement utilisé par l´armée française.

L´armée de l´air ne dispose pour l´heure que de quatre exemplaires de l´Harfang, déjà construit sur la base d´une plateforme israélienne et utilisé par exemple en Afghanistan pour la surveillance de villages ou l´escorte de convois.

La délicate décision sur un nouveau contrat pour leur succéder était attendue depuis des mois. Elle avait tardé à être finalisée, du fait notamment des changements successifs de ministres de la Défense.

Elle ouvre aussi la voie au développement de la prochaine génération d´appareils à la fin de la décennie, qui devront cette fois s´affranchir du savoir-faire israélien. « Cette acquisition remplacera le système de drones actuellement utilisé par les armées, en attendant l´entrée en service, à l´horizon 2020, d´une nouvelle génération d´appareils, développée dans le cadre d´un accord de coopération franco-britannique signé en novembre 2010 », a expliqué hier le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

En attendant, le développement d´un drone d´ici trois ans par Dassault impliquera « plusieurs entreprises françaises, au travers d´activités de haute valeur ajoutée, générant emplois et transferts de savoir-faire sur le territoire national », a ajouté M. Longuet. Le fabricant du Rafale devrait ainsi notamment travailler avec le groupe d´électronique Thales, dont il détient près de 26 % du capital.

piqué au tas sur l'alsace.fr - 22/07/2011

 

Pour Serge, il n'y a qu'un seul et vrai problème : les socialistes !

"Les riches c'est fait pour être très riche et les pauvres, très pauvre"

11:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/07/2011

De la chance de vivre en démocratie, ou comment faciliter l'utilisation des réserves militaires et civiles en cas de "crise majeure"...


Utilisation des réserves militaires et civiles par patrickbeaudouin

............."au profit de la défense de leurs concitoyens et des intérêts supérieurs de la Nation"............

 

 

 

 

 

 

12:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/07/2011

SMP - Sociétés militaires privées... Si c'est une oeuvre alors là, là c'est autre chose. ...

Sociétés militaires privées à la française : faut-il modifier la loi ?

Le 12 mai dernier, Pierre Marziali, ancien sous-officier parachutiste et fondateur de la société Secopex, était mortellement blessé sur un check point à Bengazi, dans des circonstances encore imprécises. On apprendra rapidement qu'il était présent en Libye en vue d'y consolider l'installation d'une succursale de son entreprise destinée à fournir des prestations de sécurité et de protection aux journalistes présents sur le théâtre.

Ce fait divers a ainsi brutalement replacé sur le devant de la scène médiatique un débat déjà plusieurs fois mené en France : celui relatif au développement des sociétés militaires privées (SMP).

UN DÉBAT RELATIVEMENT RÉCENT

Dans ces termes actuels, le débat a pris corps essentiellement avec les conflits irakien et afghan. Engagements d'un type nouveau pour les armées occidentales, ces conflits sont marqués également par une multiplication de SMP présentes sur les théâtres, essentiellement anglo-saxonnes, pour accompagner et prolonger l'action des forces. Ces sociétés, qui agissent prioritairement dans le domaine de la sécurité, de la protection ou dans celui de la formation, apparaissent aux yeux de beaucoup, non seulement comme un des éléments de la stratégie de sortie de crise mais aussi et surtout, comme un appui particulièrement efficace à la mise en œuvre d'une politique d'influence destinée à soutenir les entreprises engagées dans la conquête des juteux marchés des contrats de reconstruction.

Dans notre pays, ce débat est surtout marqué par une problématique centrale : la France a-t-elle ou non intérêt à favoriser le développement de SMP à caractère national ?

Pour les tenants d'un développement des SMP à la française, il s'agit d'être à notre tour présent sur ce segment en mettant un terme au quasi-monopole dont disposent les anglo-saxons en la matière avec, dans la ligne de mire, l'objectif de mieux accompagner nos entreprises nationales pour qu'elles soient plus performantes dans l'obtention des marchés financés par la communauté internationale dans ces zones de crises.

Et d'expliquer que le différentiel entre nous et les anglo-saxons tiendrait essentiellement à notre législation, en particulier la loi n° 2003-340 du 14 avril 2003 relative à la répression de l'activité de mercenaire jugée beaucoup plus restrictive ; la solution consistant donc à déréglementer pour permettre l'épanouissement de SMP à la française.

L'ÉTAT DU DROIT EXISTANT

Mais en fait, de quoi parle-t-on ? Que dit la loi de 2003 relative à la répression de l'activité de mercenaire ?

Elle vise explicitement la participation directe à deux situations dans le but d'obtenir un avantage personnel ou une rémunération importante : d'une part "la participation directe aux hostilités dans le cadre des conflits armés" et, d'autre part, "les actes concertés de violence visant à renverser les institutions ou porter atteinte à l'intégrité territoriale d'un Etat", en clair la participation à ce que l'on nomme communément un "coup d'Etat".

Sont punissables de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende pour avoir commis de tels actes "les personnes qui ne sont ni ressortissantes des Etats au conflit, ni membres des forces armées de ces Etats, ni envoyés en mission par un Etat autre que ceux au conflit en qualité de membre des forces armées de cet Etat ".

Est enfin puni plus lourdement, de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende, "le fait de diriger ou d'organiser un groupement ayant pour objet le recrutement, l'emploi, la rémunération, l'équipement ou l'instruction militaire" des personnes visées au paragraphe précédent.

Ces deux articles du code pénal (les articles 436-1 et 436-2) répriment donc bien des activités de mercenariat au sens strict du terme, telles qu'ont pu les mener un certain nombre de militaires français dans la période de la décolonisation, essentiellement sur le continent africain.

VERS UN RENFORCEMENT DU DISPOSITIF RÉGLEMENTAIRE ?

On voit donc mal quels aménagements ou, plus exactement, quelles atténuations pourraient être apportés à ces incriminations.

Comment pourrait-on imaginer d'abord que le législateur puisse revenir sur l'interdiction de participer à des "coups d'Etat" !

S'agissant ensuite de la seconde incrimination, la participation directe à un conflit armé c'est-à-dire à tout le moins la participation directe à des combats, plusieurs obstacles, juridique et d'opportunité, semblent s'opposer à la suppression de ce texte.

Juridiquement d'abord, il apparaît difficile de concevoir que le juge constitutionnel puisse admettre l'hypothèse d'une délégation à des personnes privées du droit de mener en lieu et place de l'Etat des actions de combat alors qu'il s'agit du cœur des activités régaliennes de l'Etat. A titre d'exemple, il suffit de se souvenir que le Conseil constitutionnel a récemment, sur le même motif, rejeté une disposition du projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure qui visait à transférer aux policiers municipaux des compétences exercées jusque-là par la gendarmerie et la police nationales.

En opportunité ensuite, on envisage difficilement que le gouvernement puisse afficher, en particulier vis-à-vis de nos partenaires internationaux, que la France "tolère" ou "autorise" des personnes privées à participer directement à des actes de combat. On imagine assez facilement le retentissement qu'aurait une telle annonce sur la scène internationale.

Enfin et surtout, on a du mal à comprendre en quoi ces incriminations pénales interdiraient le développement de SMP à la française tant que ces sociétés restent dans les domaines de la sécurité et de la protection, de l'ingénierie et de la formation et à condition, bien sûr, que la présence de ces SMP soit totalement compatible avec les engagements de notre pays.

En fait, le développement des SMP à la française doit à l'évidence s'accompagner d'un renforcement de la réglementation qui doit viser, pour mieux accompagner ce développement, à encadrer et contrôler strictement cette activité avec en particulier les problématiques liées au recrutement ou à la formation de leurs personnels ou encore des conditions et modalités de leur engagement.

Philippe Coué, lieutenant-colonel (gendarmerie), stagiaire à l'Ecole de guerre

piqué au ats sur lemonde.fr - 01/07/2011

 

Carcassonne. Témoignage de l'épouse de Pierre Marziali, tué à Benghazi

En fin de matinée, hier, Dominique Marziali, l'épouse de Pierre Marziali, dirigeant de la Secopex, tué à Benghazi dans la nuit du 12 au 13 mai, a rendu visite à la rédaction de La Dépêche du Midi. Son témoignage est exclusif.

Est-il exact que le corps de votre mari a été rapatrié de Libye en fin de semaine dernière ? On parle de ce samedi 14 mai.

« Le rapatriement de la dépouille de Pierre est tenu au secret. J'ignore si nous pourrons procéder à une crémation. Je ne suis toujours pas en possession de son acte de décès. Dans tous les cas, la cérémonie se déroulera dans la plus stricte intimité ».

Avez-vous obtenu des informations complémentaires sur les circonstances de sa mort ?

Pas plus tard que ce matin (hier mercredi), l'assistante de Pierre, à la Secopex, a de nouveau contacté le quai d'Orsay, à Paris, mais personne ne veut rien nous dire. Nous avons été informés uniquement du fait que les services français du renseignement mènent actuellement deux enquêtes sur le sol libyen dont une concerne l'assassinat de mon mari ».

Et au sujet de ses collaborateurs qui étaient avec lui et qui ont été arrêtés ?

« À ma connaissance ils sont toujours détenus par les autorités qui relèvent du Conseil national de transition à Benghazi. Nous avons pu savoir qu'ils ont fait l'objet de deux interrogatoires serrés, mais depuis dimanche nous n'avons pas de leurs nouvelles ».

De nombreuses interrogations ont été formulées dans la presse sur la personnalité de votre mari, sur les véritables activités de sa société, et sur les raisons de sa présence en Libye. Une première question : saviez-vous pourquoi Pierre Marziali avait entrepris ce voyage ?

Je sais, en effet, beaucoup de choses. D'abord je tiens s à dire que la présence de Pierre à Benghazi n'était pas illégale. Il était parti de Carcassonne mardi 10 mai et il avait prévu son retour pour ce dimanche 15 mai. Il avait projeté d'ouvrir une antenne de sa société à Benghazi. Le ministère des Affaires Étrangères était parfaitement informé de son projet, il était parti son passeport en poche, à visage découvert avec « un feu orange » des autorités françaises. Ce n'était un secret pour personne et ce n'était pas la première fois qu'il se rendait en Libye.

Vous contestez, donc, le fait qu'il ait pu se livrer à une mission pour le compte de Khadafi ainsi qu'il a été supposé et que la Secopex soit, en fait, une société écran faisant appel à des mercenaires ?

Avant de se reconvertir dans la sécurité privée, Pierre a passé un peu plus de vingt-cinq ans dans l'Armée française. Il a été engagé sur plusieurs théâtres opérationnels étrangers avec son régiment, le 3e RPIma de Carcassonne. Il a participé à des missions en Bosnie, au Rwanda, au Liban où il a été blessé par un éclat d'obus en 1983. Je suis outrée de lire et d'entendre les commentaires formulés depuis sa mort. Pierre était un patriote. Il était connu pour cela. C'est quelqu'un qui a toujours utilisé la voie diplomatique dans le cadre de ses activités privées. Lorsqu'il a créé la Secopex, il s'était rendu à l'Assemblée Nationale pour expliquer quel était son objectif. Les messages que je reçois depuis l'annonce de sa mort, notamment de la part de parlementaires et d'élus locaux qui le connaissaient, démontrent qu'il n'y avait aucun doute sur sa personnalité ni sur ses missions. Il m'avait effectivement raconté avoir été contacté pour des trafics illégaux en Europe et en Russie. Il a toujours refusé les contrats qui ne respectaient pas son éthique. Pierre n'était pas à Benghazi pour casser du Libyen. Il n'était pas un barbouze.

Comment expliquez-vous qu'il ait été tué et qu'on n'en sache pas davantage sur les raisons qui ont conduit à sa mort ?

Je ne me l'explique pas. Pierre n'était pas armé, ses collaborateurs non plus. La presse a rapporté qu'il s'était interposé lors d'un contrôle de police. C'est une attitude qui ne lui ressemble pas. Mon mari était connu pour son sang-froid, pour la distance qu'il s'efforçait d'avoir toujours dans les situations conflictuelles. Je ne le vois pas s'interposer au beau milieu des policiers et des rebelles libyens armés jusqu'aux dents.

Revenons à la Secopex. Quelles étaient les raisons de son implantation en Libye ?

Les mêmes que celles qui ont conduit à l'ouverture d'antennes en Nouvelle-Calédonie, en Somalie. Mon mari s'est spécialisé dans une protection militarisée des biens et des personnes. Ainsi qu'il est mentionné sur le site internet, la Secopex est une société d'appui stratégique et opérationnel. L'antenne que voulait ouvrir Pierre à Benghazi était destinée à former sur place des gens qui auraient assuré ensuite la protection rapprochée des diplomates, des journalistes, des ressortissants français, notamment des chefs d'entreprises, qui continuent de vivre en Libye. Il n'avait pas d'autre intention que de créer un blocus sécuritaire dans un pays en guerre.

Pierre Marziali avait déclaré à plusieurs reprises sa capacité à lever 2 000 personnes dans le monde entier.

C'est exact. Pierre avait des correspondants quasiment partout qu'il activait à la demande. Parmi eux il y a d'anciens officiers supérieurs qui lui proposaient régulièrement leurs services.

Et à Carcassonne, outre la fonction de siège administratif de la société, de quelle façon intervient la Secopex ?

La société organise des stages de formation à la demande de ses clients, selon une fourchette de prix qui varie entre 2 000 et 6 000 € par personne. Cette semaine, quatorze personnes sont inscrites. Deux autres stages sont programmés dans les prochaines semaines. L'enseignement théorique se déroule dans les locaux rue Chartran. La pratique dans les conditions réelles d'une métropole comme Toulouse, Montpellier. Je sais que Pierre avait obtenu les autorisations pour mener ces entraînements dans les départements de l'Aude et de l'Hérault. Il était en contact avec plusieurs maires qui mettaient à sa disposition des friches communales pour des exercices comme la conduite d'autorités sous protection. L'activité de la Secopex est tout ce qu'il y a de plus officiel. La société possède un agrément d'exploitation et le brevet qu'elle délivre aux stagiaires sera reconnu diplôme d'État.

Que va-t-il advenir à présent de la Secopex ?

Jusqu'au décès de Pierre, j'étais assistante de direction dans une entreprise carcassonnaise. J'ai l'intention de prendre la suite de mon mari. C'est également le souhait de mon fils, Nicolas, qui est actuellement étudiant et qui veut suivre les traces de son père.


Tué à un contrôle policier à Benghazi

C'est au cours d'un contrôle de police, un des deux cents check-points recencés à Benghazi, que Pierre Marziali a été tué dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 mai par des rebelles libyens. Selon Mustafa Gheriani, un porte-parole du Conseil national de transition (CNT), l'instance dirigeante de la rébellion « la victime aurait refusé de coopérer ». On ne connaît toujours pas les circonstances exactes qui ont provoqué la mort de Pierre Marziali. Il a d'abord été indiqué que cet ancien sous-officier du 3e RPIma avait été touché par balle à l'abdomen et qu'il serait mort des suites de ses blessures à l'hôpital de Jalaa. Dernièrement, une nouvelle dépêche relatait que Pierre Marziali aurait été victime d'une balle dans le dos.

Pierre Marziali avait fait parler de lui, une première fois, lors de la création de sa société en 2003. Les médias s'étaient à nouveau intéressés à lui et à la Secopex, en 2008, à la suite des actes de piraterie commis dans les eaux au large de la Somalie. Pierre Marziali avait confirmé peu après la signature d'un contrat entre sa société et le gouvernement somalien. La Secopex était chargée de former les futurs gardes côtes. Son épouse confirme que ce contrat n'a finalement pas été réalisé. Dans l'interview qu'il nous avait consacré en juillet 2008, Pierre Marziali estimait le marché mondial de la sécurité à 100 milliards de dollars par an.

piqué au tas sur ladepeche.fr

http://45.img.v4.skyrock.net/45d/oo-desperado-oo/pics/2831141892_1.jpg

01:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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