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27/06/2011

ROTN (réserve opérationnelle sur le territoire national)

http://tempspresents.files.wordpress.com/2010/05/le-service-dordre-dordre-nouveau.jpg

L'armée de terre achève actuellement la finalisation d'une nouvelle structure de 800 réservistes appartenant à la réserve opérationnelle. Cette capacité d'intervention d'un type nouveau est prévue pour fonctionner sur tout le territoire national, avec une disponibilité permanente assurée par des réservistes sous astreinte. Elle entend ainsi faire face à une crise survenant sur le territoire national, dans le cadre de ses missions de sécurité générale ou de sécurité civile.

Ce dispositif ROTN (réserve opérationnelle sur le territoire national) est en cours au sein de onze brigades (1re brigade logistique, 1re et 3e brigades mécanisées, 2e et 7e brigades blindées, 6e brigade légère blindée, 7e brigade blindée, 9e brigade légère blindée de marine, 11e brigade parachutiste, 27e brigade d'infanterie de montagne, brigade de renseignement, brigade de transmissions et d'appui au commandement). La mise en place doit être terminée au 30 juin, la "prise d'alerte" commençant le 1er juillet.

Alors que les effectifs professionnels de l'armée de terre sont quelque peu tendus par les contraintes opérationnelles, notamment les entraînements, Vigipirate et les opérations extérieures, l'armée de terre sait que le gouvernement fera de nouveau appel à ses ressources humaines et logistiques pour faire face à des crises imprévues, qu'ils s'agisse de catastrophes climatiques ou de toute autre perturbation. C'est ainsi que le président de la FNSEA, Xavier Beulin, réclame actuellement que les transporteurs de chars soient mis à la disposition des agriculteurs pour véhiculer de la paille vers les régions touchées par la sécheresse.

Une initiative qui pose plusieurs problèmes

Le dispositif tel qu'il est actuellement prévu dans des documents internes à l'armée de terre, que Le Point.fr a pu consulter, prévoit pour chaque brigade la mise en place d'une "unité de marche" composée de réservistes exclusivement volontaires, logés, si possible, près de la caserne de regroupement. Les premières troupes doivent pouvoir quitter les enceintes militaires 48 heures après l'alerte pour se rendre sur le lieu de leur mission avec tout leur équipement (véhicules, armement, optique, transmissions, outillage). Précision utile : les unités mettant sur pied ces équipes de réservistes ne recevront aucun budget particulier. D'ailleurs, les exercices d'entraînement de ces réservistes n'auront lieu "que durant les fins de semaine, afin de ne pas indisposer les employeurs civils par de fausses alertes". Précision supplémentaire : "En cas de déclenchement d'une alerte réelle, les prévisions budgétaires annuelles devront impérativement être revues afin de faire face à la consommation inopinée." Notre avis : ce n'est pas gagné !

Cette initiative pose plusieurs problèmes. En premier lieu, l'armée de terre est-elle la seule structure française capable d'assumer cette mission permanente ? Des pompiers, des unités de la sécurité civile, voire des entreprises spécialisées civiles faisant intervenir ponctuellement des demandeurs d'emploi ne seraient-ils pas à même de l'organiser et de la conduire ? Comme nous l'a précisé un officier : "Les réservistes sont des volontaires et signent pour un emploi militaire, pas pour déblayer des routes ou apporter du foin." D'autre part, les armées en général et l'armée de terre en particulier ont du mal à recruter des réservistes opérationnels qui acceptent des contraintes assez lourdes. Cette sujétion supplémentaire amènera-t-elle un afflux de volontaires ou épuisera-t-elle la ressource ?

piqué au tas sur lepoint.fr

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19/06/2011

Procès Thomas DRAKE - SAIC - NSA - Trailblazer - ThinThread - General Michael V. Hayden -

Procès Drake : la NSA a les oreilles qui sifflent

16 juin 2011
Par Jet Lambda

/ Tiré du ZELIUM n°5 /

L’affaire Drake, c’est un peu le premier procès du 11 septembre, presque 10 ans après…

Le 13 juin 2011, la cour de district de Baltimore, dans l’Est des États-Unis, a ouvert une audience un peu spéciale. Thomas Drake, 54 ans, est accusé de trahison. Cet « ennemi de l’État » est inculpé pour « divulgation non autorisée », « obstruction à la justice » et « mensonge à agents fédéraux ». Il risque 35 ans de taule.

Cet ancien analyste de la NSA (National Security Agency — No Such Agency, « elle n’existe pas », disent ses détracteurs — l’énorme centrale d’écoute mondiale étasunienne, pilier du renseignement électronique) est tout simplement accusé d’avoir parlé à la presse. Une journaliste du Baltimore Sun.

Ironie de l’histoire : Drake, auparavant intervenant extérieur, a été embauché à la NSA à temps plein un beau matin de septembre 2001. Le 11, exactement. Véridique, affirmait l’hebdo The New Yorker, dans une longue et passionnante enquête parue le 16 mai dernier.

Drake n’a pas supporté de découvrir que la NSA avait détourné un logiciel ultra-sophistiqué, développé en interne à la NSA, pour surveiller en masse tous les citoyens américains. Car la NSA a vocation à écouter le monde entier, mais pas les Américains. Dès qu’un citoyen US est pris dans les mailles du filet, le contenu de l’interception doit être détruite… Écouter le monde, ça va. Mais un bouseux du Wisconsin en vacances au Mexique, c’est contraire à la Constitution… C’est ça, la démocratie yankee.

 

Un échelon au-dessus

Si Drake est dans la tourmente, c’est qu’il se dresse contre les mêmes faucons fouineurs que ceux du réseau Echelon mais en pire. Echelon est un réseau secret d’interception des communications mondiales par voie hertzienne, que les USA ont construit pendant la guerre froide avec leurs alliés anglo-saxons (UK, Australie, Nouvelle-Zélande, Canada).

Quelques mois avant le fatidique 11 septembre, un vieux routier de l’écoute sauvage, Bill Binney, matheux à la tête du département informatique de la NSA à l’époque, présente à ses chefs un petit bijou de la captation « intelligente » des messages électroniques qui crépitent sur internet. Nom de code : ThinThread (fil du razoir). Ce logiciel  sait évincer l’énorme « bruit » qui brouille les pistes pour conserver la « moelle » du trafic internet, des éléments exploitables. Binney et sa fine équipe — Thomas Drake en fait partie — ont un problème : ce logiciel renifleur capte aussi des données internes aux USA. Ils décident alors de fabriquer des « rustines » qui vont effacer toute référence à une écoute illégale. Pourtant, le merveilleux mouchard ne sera jamais déployé : trop complexe, jurent les chefs de la NSA.

Manque de bol, le 11 septembre s’abat sur l’Amérique. La veille, le 10, plusieurs messages en provenance d’Afghanistan sont pourtant interceptés: « Le match commence demain », « Demain : Heure Zéro »…


Bye bye rustines

Humiliés, les pontes de l’agence décident de récupérer le logiciel, et de le « détourner » pour pouvoir écouter tout le monde, sans distinction. Bush signe un décret en ce sens en octobre 2001. Pire, la NSA confie le bébé à un contractant extérieur, la funeste société SAIC (multinationale de la sécurité informatique, cliente favorite du Pentagone), pour en faire un clone tout terrain, TrailBlaizer, mais qui sera abandonné en 2006. Facture : 1,6 milliards de dollars d’argent public. C’en est trop pour Drake, qui balance à la presse, et Binney, qui démissionne. Ce sont pourtant de pieux conservateurs, ces deux analystes de la NSA. Mais respectueux de la loi, eux…

Ce procès, c’est surtout un désaveu pour le président Obama. Le président avait promis, pour se démarquer du clan Bush, d’en finir avec la criminalisation des serviteurs de l’État qui jouent aux « lanceurs d’alerte » (whistleblowers en VO). C’est raté : Drake est attaqué en vertu de l’Espionnage Act, une loi poussiéreuse de 1917. Ce texte a servi à enfermer les présumés communistes de l’ère McCarthy, et à coffrer le fameux agent double Aldrich Aimes, qui fournit pendant les années 80 et 90 de précieux secrets au KGB.

En comptant Bradley Manning, la présumée taupe de WikiLeaks au sein de l’armée, incarcéré lui aussi, ça fait too much, Barack. Really too much.

NB : les deux images gag sur la NSA sont des pièces de musée: elles ont été diffusée dans les années 90 par la société RSA Security, aujourd’hui RSA et filiale du groupe EMC, rattrapé tout récemment par une sale affaire de clés de sécurité compromises

ZELIUM n° 5 est en kiosque à partir du samedi 18 juin

via reflets.info

Government Case Against Whistleblower Thomas Drake Collapses

The Obama Administration’s aggressive war on whistleblowers suffered a humiliating setback on June 9 when former NSA official Thomas Drake accepted a misdemeanor plea agreement for exceeding his authorized use of a government computer.

Marcy Wheeler
Marcy Wheeler blogs about civil liberties and national security at Emptywheel.

The Department of Justice had been pursuing Drake for alleged violations of the Espionage Act that might have sent him to prison for up to 35 years. But the government withdrew the evidence supporting several of the central charges after a judge ruled Drake would not be able to defend himself unless the government revealed details about one of the National Security Agency’s telecommunications collection programs. On two other counts, documents the government had claimed were classified have either been shown to be labeled unclassified when Drake accessed them or have since been declassified. Faced with the prospect of trying to convict a man for leaking unclassified information, the government frantically crafted a plea deal in the last days before the case was due to go to trial.

The collapse of the case against Drake may have repercussions beyond just this one case.

This is the third time the government’s attempt to use the Espionage Act to criminalize ordinary leaking has failed in spectacular fashion. The first such example—against Pentagon Papers leaker Daniel Ellsberg—got dismissed when the government’s own spying on Ellsberg was exposed.

More recently, the Bush Administration tried to punish two AIPAC employees for sharing classified information on Iran. But when the AIPAC employees moved to subpoena top officials like Condoleezza Rice to testify about leaking the same information, the government dropped the case.

And now there’s the Drake case. Aside from the problems the government had with classified evidence, it faced a real challenge proving Drake believed the information would cause the US harm, as the Espionage Act requires. He gathered several of the charged documents in support of an Inspector General complaint for which he argued the NSA spent $1 billion outsourcing a program it could have done better in-house for $3 million. Long before the case crumbled, the government tried to prevent Drake from explaining his Inspector General complaint to the jury, but the judge ruled against the government.

The government will face some of the same challenges when it next tries to use the Espionage Act to punish a leaker in a case against former CIA officer Jeffrey Sterling. DOJ alleges Sterling served as a source for the chapter of James Risen’s book, State of War, that describes a CIA operation to deal faulty nuclear blueprints to Iran. Like Drake, Sterling had warned Congressional staffers about the operation before he went to the press. The government claims that Sterling’s alleged efforts to expose the program by going to the press was “more pernicious than the typical espionage case.”

Sterling’s case bears another important similarity with Drake’s: both have been prosecuted by DOJ lawyer William Welch. Welch is best known for heading the DOJ team whose corruption case against Ted Stevens got thrown out for prosecutorial misconduct. Since 2009, he has been the Obama Administration’s point person on pursuing whistleblowers. Welch seems to be exercising the same poor judgment he did on the Stevens case, as when he withheld evidence for ten months that one of the purportedly classified documents Drake was accused of keeping had been marked as unclassified. Perhaps the embarrassing outcome in the Drake case will lead DOJ to rethink Welch’s role in these controversial cases.

So, too, this embarrassment should convince DOJ to rethink its use of the Espionage Act to prosecute things that aren’t really spying. In addition to the Sterling case, DOJ is controversially treating its expanding investigation of WikiLeaks as an espionage investigation. Bradley Manning allegedly leaked information to WikiLeaks in response to being asked to help Iraq crack down on legal dissidents; the WikiLeaks cables exposed US complicity in torture and other crimes. But now, DOJ is considering prosecuting not the leaker (Manning is being court martialed by the military), but the media outlet that published classified information itself.

All of these whistleblowers at least claim to have been exposing corruption, waste, and abuse. After DOJ has spent over four years investigating Thomas Drake and over a year trying to prosecute him, in part, for possession of two unclassified documents, DOJ should probably worry more about people reporting on its own waste and abuse than using the Espionage Act to criminalize whistleblowing.

via www.thenation.com

Un ex-employé de la NSA, qui aurait fourni des informations à un journaliste, plaide coupable

WASHINGTON — Un ancien employé du renseignement américain, accusé d'avoir fourni des informations confidentielles à un journaliste, va plaider coupable, ce qui devrait entraîner l'annulation de son procès prévu lundi à Baltimore (nord-est), selon des documents judiciaires consultés par l'AFP.

Thomas Drake, 54 ans, était poursuivi jusqu'ici par l'administration Obama pour avoir "délibérément conservé des documents concernant la sécurité nationale", ce qui pouvait lui valoir jusqu'à 35 ans de prison.

Thomas Drake était employé par la National Security Agency (NSA), l'agence chargée de l'interception des communications téléphoniques et électroniques. Il était accusé d'avoir divulgué à un journaliste du Baltimore Sun en 2005 et 2006 des détails sur le choix de la NSA d'externaliser un programme, qui aurait pu coûter beaucoup moins en restant au sein de l'agence.

A quelques jours de son procès, il a donc passé un accord avec l'accusation, selon des documents judiciaires.

Le Washington Post précise qu'il devrait plaider coupable vendredi, ce qui aura pour conséquence immédiate l'annulation de son procès.

Selon l'acte d'accusation, M. Drake était poursuivi pour 10 chefs d'accusation pour des crimes d'espionnage. A la suite des négociations avec le ministère public, il ne reconnaît sa culpabilité que pour un délit.

M. Drake reconnaît ainsi avoir utilisé un ordinateur de l'administration pour transmettre des données confidentielles à une personne qui n'y était pas autorisé, ce qui lui permet d'être relaxé sur les charges d'espionnage.

L'accord prévoit que toutes les autres charges qui pesaient contre lui seront abandonnées, précise le Washington Post.

Selon la presse, M. Drake avait refusé avant cela au moins deux propositions d'accord avec le ministère public, en vertu duquel il aurait plaidé coupable et évité la prison.

L'administration Obama --qui détient tous les records de poursuites judiciaires contre ceux qui donnent des informations aux journalistes-- avait renoncé à l'accuser d'espionnage en 2010.

piqué au tas sur www.lexpress.fr

Tu noteras, ami de lutte, que l'article de l'Express ne nomme à aucun moment le programme Trailblazer - la SAIC - Michael Hayden etc...

09:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/06/2011

SAIC [Les potes à Bauer] - military-industrial-counterterrorism complex

 

20:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/06/2011

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : déploiement de l'armada policier pour sécuriser les forages

 

 

"Dégage, on aménage"

Déploiement policier sans précédent à Notre-Dame-des-Landes

Sur l’historique de l’appel et de la lutte, voir Mille Bâbords 17263

et surtout :

Site des occupant⋅e⋅s de la ZAD, territoire prévu pour la construction du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
http://zad.nadir.org/

Site de l’ACIPA Association luttant contre la création d’un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique)
Sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières
http://acipa.free.fr/

 

 

11:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

09/06/2011

Tués par le SPVM

article à lire sur Le Jura Libertaire


http://flicsassassins.files.wordpress.com/2009/04/img_0343.jpg?w=450&h=600
http://flicsassassins.files.wordpress.com/2009/04/dscn0332.jpg?w=450&h=337
http://fragmentdetags.files.wordpress.com/2010/09/killed-by-the-montreal-police-4.jpg

Fusillade à Montréal: Les policiers étaient en légitime défense

Un sansabris fouillant dans les poubelles est abattu par la police. Trois balles sont tirées. La police touche un cycliste qui passait par là à la tête. Deux morts. Les policiers, traumatisés mais victorieux dans leur lutte à la pauvreté, seront traités aux petits oignons par les meilleurs psychologues. Après tout, ce sont eux les vraies victimes. Mario Hamel était armé d'un couteau. Il était violent.

17:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/06/2011

Dialogue social à Corbeille-Essonnes : une fillette victime d'un flash-ball

La fillette dans le coma victime d'un flash-ball, dit son avocat

PARIS (Reuters) - Une fillette de neuf ans plongée dans le coma à la suite de heurts entre jeunes et policiers à Corbeil-Essonnes (Essonne) a été victime d'un tir de flash-ball, arme utilisée par les forces de l'ordre, a affirmé mardi l'avocat de sa famille.

La police dit attendre les résultats des analyses pour savoir si la fillette a été victime d'un jet de pierre de la part des jeunes ou d'un tir de la police lors des incidents survenus dimanche soir dans le quartier des Tarterêts.

Le parquet d'Evry a co-saisi l'IGPN, la police des polices, et la Sûreté départementale de l'Essonne pour déterminer les circonstances du drame.

"Je suis tout à fait dans l'incapacité de vous dire ce qui a occasionné sa blessure. Il y a une enquête judiciaire", avait dit lundi à des journalistes le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

Mais selon Me Joseph Cohen Sabban, les constatations médicales déjà effectuées montrent que la blessure provient "nécessairement d'un tir policier".

"Il y a un impact rond régulier de 5 cm de diamètre: c'est un tir de flash-ball, ça ne peut rien être d'autre", a-t-il dit sur RTL et BFM TV.

L'avocat a souligné que les parents entendaient porter plainte contre X.

VALLS MET EN CAUSE LA MUNICIPALITÉ

L'enfant se trouvait au pied de son immeuble lorsque des affrontements ont éclaté entre jeunes et policiers.

Les policiers étaient intervenus aux Tarterêts pour appuyer des pompiers venus éteindre l'incendie de trois véhicules. Ils ont été pris à partie violemment par une trentaine de jeunes au visage dissimulé qui leur ont jeté des projectiles, notamment des pierres et des bouteilles de verre.

Les policiers, qui assurent avoir alors demandé aux riverains de "rentrer" les enfants jouant à proximité, ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et de flash-ball.

Le député-maire d'Evry (Essonne), Manuel Valls, a demandé lundi au ministre de l'Intérieur une réunion de crise sur la situation des Tarterêts, qu'il dit aux mains d'un "système mafieux".

Invité mardi matin d'Europe 1, il a accusé la municipalité d'entretenir "une forme de complicité avec des individus connus des services de police".

"Quand vous employez des gens qui ensuite s'en prennent aux forces de l'ordre, c'est bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas", a-t-il déclaré.

Il a persisté dans ses accusations au journal de 20 heures de TF1 en insistant sur la nécessité d'"élus exemplaires".

"On ne peut pas acheter la paix sociale, on ne peut être complaisant à l'égard d'individus qui mettent à sac des quartiers et qui font vivre un véritable enfer", a-t-il dit.

Le maire UMP de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, a annoncé sur BFM TV son intention de porter plainte contre l'élu socialiste, candidat déclaré à la primaire du PS, pour des propos "diffamatoires".

"Il ne sait plus quoi faire pour faire parler de lui", a-t-il déclaré.

Gérard Bon et Sophie Louet

piqué au tas sur www.lepoint.fr - 07/06/2011

 

 

19:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/06/2011

La violence en banlieue appelle des solutions "nouvelles" ...

piqué au tas sur site : la-Croix.com

 

La violence en banlieue appelle des solutions nouvelles

http://www.geekologie.com/2008/07/03/segway-military.jpg

la photo n'illustre pas l'article original

 

Dimanche 5 juin, à Corbeil-Essonnes (Essonne), une fillette de 9 ans a été placée grièvement blessée par un projectile, tandis que le maire de Sevran (Seine-Saint Denis) a demandé la protection de l'armée suite à des échanges de tirs à proximité d'une école.


Patrouille de police dans la cité des Tarterêts. Dans ce quartier de Corbeil-Essonnes, les forces...

Patrouille de police dans la cité des Tarterêts. Dans ce quartier de Corbeil-Essonnes, les forces de l’ordre sont régulièrement défiées par une partie de la population.

(Celia Pernot/BABEL)

(Celia Pernot/BABEL)

Patrouille de police dans la cité des Tarterêts. Dans ce quartier de Corbeil-Essonnes, les forces de l’ordre sont régulièrement défiées par une partie de la population.

Pour élus et experts [ tu devines bien lequels ! ] des violences urbaines, de [prétendues] nouvelles solutions s’imposent pour ramener le calme dans les quartiers.

Les violences urbaines ont changé. Il y a peu encore, les règlements de comptes au grand jour, au cœur de la ville, exposant les habitants, étaient la marque du grand banditisme. Ils deviennent à présent le mode opératoire de la délinquance et des petits trafiquants. À Sevran, en Seine-Saint-Denis, le contrôle du trafic de cannabis se règle à coups d’armes à feu. Deux hommes ont été touchés le 17 mai. La semaine dernière, des coups de feu ont retenti à deux pas d’une école primaire. Pour les protéger, on a confiné les élèves dans les salles de classe pendant les récréations. C’en était trop pour le maire écologiste Stéphane Gatignon, qui a demandé l’intervention de l’armée.

À Corbeil-Essonnes (Essonne), dimanche, c’est Daranca, une fillette de 9 ans, qui a été la victime d’affrontements entre des adolescents et des policiers dans la cité des Tarterêts. Une bande d’une trentaine de jeunes, qui avait volontairement mis le feu à des véhicules, s’est heurtée à une unité de police venue sécuriser l’intervention des pompiers. Touchée par un projectile à la tempe – l’objet n’a pas encore été clairement identifié et sa famille a mis en cause un tir de balle en caoutchouc par la police –, l’enfant a été placée hier dans un coma artificiel. La police des polices a été saisie.

Un climat de terreur permanent

Ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre sont victimes de violentes attaques aux Tarterêts. « Défier la police, c’est devenu le sport favori de certains jeunes dans le quartier », explique David Jaouen, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP police dans l’Essonne, qui regrette les 200 à 300 postes manquants selon lui dans le département pour assurer un service satisfaisant. « Ce genre de scène est de plus en plus fréquent, et de plus en plus violent, poursuit-il. Sur ce type d’intervention, les délinquants savent que nous ne pouvons pas envoyer plus de deux ou trois fonctionnaires, alors ils prennent confiance. »

Quelques quartiers de France sont ainsi tombés dans une surenchère de violence. Les armes à feu se multiplient entre les mains des trafiquants qui s’équipent dans une logique de représailles contre des réseaux concurrents. Le nombre d’infractions au port et à la détention d’armes non autorisées est passé de 29 932 à 32 410 entre fin 2008 et fin 2009, selon les données de l’Observatoire de la délinquance (OND). Soit une augmentation de 8,3 %. Résultat : la multiplication des victimes de règlements de comptes dans certains quartiers sensibles ces derniers mois (La Courneuve, Marseille, Grenoble, etc.).

Faut-il, pour éviter le développement de ces zones de non-droit, jouer la carte de la répression ? Oui, mais avec des « peines réellement dissuasives », réagit Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil (Seine-Saint-Denis). « Tout est question de volonté, pas de moyens, insiste-t-il. Les trafiquants de drogue, les jeunes qui posent les problèmes, ceux qui ont des armes, on les connaît, nous, les élus, et la police les connaît. J’en ai assez de voir 10 fois, 20 fois, 50 fois les mêmes se faire arrêter. Il faut sévir dès la première incartade, avec de vraies sanctions financières, en s’attaquant très tôt au porte-monnaie et au train de vie de ces délinquants. Il faut aussi responsabiliser les parents. »

Gilbert Roger, maire PS de Bondy (Seine-Saint-Denis), estime de son côté qu’il faut réconcilier l’État républicain avec les citoyens. « La défiance s’est installée, rappelle-t-il. Les policiers doivent être présents sur le terrain en toutes circonstances, et pas seulement pour des actions coup-de-poing dans le cadre d’opérations de sécurisation. »

Lamine Thiam, directeur général de Promévil, société spécialisée dans la médiation urbaine, met aussi l’accent sur la nécessité d’un travail sur le long terme : « Il faut remettre de l’humain dans un espace public, pour créer du lien… C’est ce qui manque le plus dans nos quartiers. Mais ni l’État, ni les collectivités locales n’en ont les moyens. Et les caméras de vidéosurveillance ne remplacent pas l’œil humain. Cela dit, quand on en arrive à des situations comme à Sevran ou à Corbeil-Essonnes, où on a laissé pourrir les choses, il est difficile pour nous d’intervenir. Il faut passer à la répression. »

http://www.militarypolicevietnam.com/images/MPnewTet.jpg

la photo n'illustre pas l'article original

Task force, justice team : vers un retour au calme ?

Pour le Forum français de la sécurité urbaine (FFSU),  la violence en banlieue appelle des solutions nouvelles dans l’Hexagone qui pourraient toutefois être mises en place. Comme les task force ou les justice team implantées en Grande-Bretagne, qui ont obtenu des résultats et ont été reprises en Allemagne et aux Pays-Bas. But de l’opération : concentrer les moyens d’intervention sur les 50 dossiers de jeunes les plus problématiques dans un quartier donné.

Régulièrement, les cas sont discutés autour d’une table ronde où sont réunis à la fois éducateurs, travailleurs sociaux, police et membres du parquet. Ils peuvent ainsi établir un programme de prise en charge de ces jeunes 24 heures sur 24, dès l’âge de 13 ans.

Avec ce système, les informations circulent mieux et les mesures sont adaptées en fonction de chacun. « Ce dispositif a fait ses preuves, explique Michel Marcus, délégué général de la FFSU. On constate une réduction de 10 à 13 % de la délinquance, surtout parmi les plus violents. Toutefois, ce fonctionnement pose un vrai problème d’équité, puisqu’il met le paquet sur les jeunes les plus problématiques, au détriment des 200 à 300 qui dérangent moins. »

PASCAL CHARRIER et JEAN-BAPTISTE FRANÇOIS

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05/06/2011

Stratégie de la peur : "l'expert" Alain CHARRET nous sert la bactérie tueuse 0104:H4 à la sauce Al Qaïda

patrimoine+informationnel.jpg


BACTÉRIE TUEUSE : DOIT-ON CRAINDRE UNE ACTION DE TERRORISME BACTÉRIOLOGIQUE ?

Alain Charret
03-06-2011

Habituellement responsable de la plupart des épidémies de gastroentérites qui frappent chaque hiver la France, la bactérie Escherichia coli (E. coli) est généralement inoffensive. Certaines de ses souches qualifiées de entérohémorragiques (ECEH) peuvent être beaucoup plus dangereuses. L'une d'elles est particulièrement résistante. Il s'agit de celle connue sous l'appellation 0104:H4. Alors que l'E. coli s'attaque habituellement aux sujets les plus faibles, et notamment les jeunes enfants et les personnes âgées, 0104:H4 frappe sans distinction jeunes et vieux, forts et faibles. Plus résistante, elle provoque notamment des crampes abdominales et des diarrhées susceptibles d'évoluer vers des diarrhées sanglantes (colite hémorragique). La fièvre et les vomissements peuvent également s'observer. On estime que l'infection à ECEH peut évoluer en syndrome hémolytique-urémique chez 10% des patients atteints, avec un taux de létalité de 3 à 5%[1].

C'est en Allemagne que cette épidémie semble avoir débuté. Les spécialistes ont tout d'abord pensé que le foyer d'infection provenait de concombres importés d'Espagne. Une hypothèse maintenant infirmée ; les scientifiques allemands, comme leurs confrères européens, tentent toujours d'identifier l'origine de l'épidémie, ainsi que son ou ses vecteurs. Plusieurs pays européens sont touchés, mais jusqu'à présent les personnes contaminées ont toutes effectué un séjour en Allemagne.

Il semble important de noter que cette bactérie a été découverte pour la première fois dans la péninsule coréenne en 2005.

Cette dernière information ne peut que retenir l'attention de certains spécialistes proches des services de renseignement et au fait des ambitions de certains groupes terroristes à visées internationales comme Al-Qaïda.

La Corée du Nord qui, l'année dernière, a envoyé par le fond un destroyer sud-coréen et a, quelques temps plus tard, bombardé une île sud-coréenne faisant de nombreuses victimes, est connue pour disposer de plus d'une dizaine de virus et bactéries pouvant être utilisés comme armes biologiques[2]. Isolée par l'ensemble de la communauté internationale, l'un des seuls moyens dont elle dispose pour obtenir des devises consiste à vendre son armement ainsi que son savoir-faire en matière d'armes de destruction massive.

Sans sombrer dans la théorie du complot, il est difficile de ne pas évoquer la possibilité que cette bactérie provienne d'un laboratoire nord-coréen.

En poussant encore un peu plus loin ce raisonnement, il est possible d'envisager que P'yongyang ait vendu la bactérie à Al-Qaïda qui a juré de venger la mort d'Oussama Ben Laden tué par des commandos américains début mai.

Le 30 mai 2011, Abu Sulaiman Al-Nasser, un leader d'Al-Qaïda bien connu, annonçait qu'il voulait mettre l'Europe à feu et à sang cet été[3].

Si cette subite et encore inexplicable épidémie était effectivement le fruit d'une action terroriste, pourquoi n'a-t-elle pas encore été revendiquée ? Une des explications possibles : il pourrait tout simplement s'agir d'un test qui précèderait une opération de plus grande envergure.

Parmi les éléments surprenants, on pourra noter que, bien que l'épidémie ne touche que des pays européens, le 1er juin 2011 la Chine a annoncé se mettre en état d'alerte contre la bactérie[4]. N'oublions pas que Pékin est le seul allié de la Corée du Nord. Or, Kim Jong-il, a effectué la semaine précédant l'épidémie, une visite officielle de plusieurs jours en Chine. Les autorités chinoises auraient-elles été informées de quelque chose par leur voisin ?

Ajoutons à cela la récente annonce de P'yongyang menaçant à nouveau son voisin du sud de réponses qualifiées de « physiques » à ses actions de propagande, et interrompant une ligne téléphonique de communication militaire reliant les deux frères ennemis de la péninsule.

Autant d'éléments qui provoquent bon nombre d'interrogations, à défaut d'y voir un complot. Cette hypothèse n'est peut-être pas aussi invraisemblable qu'on pourrait le croire. En effet, certaines sources indiquent que le service de renseignement allemand, le BND[5], aurait un « vague soupçon » selon lequel la bactérie aurait été volontairement placée dans des lieux de distribution européens de primeurs. Toujours selon la même source, le BND aurait participé, près de Paris, à une réunion dans un centre d'opérations conjoint américano-européen sur le sujet de ce qu'il conviendrait maintenant d'appeler pandémie ECEH.

Il ne reste plus qu'à espérer qu'il ne s'agisse là que d'élucubrations d'un romancier en mal de scenario et que l'été ne sera pas aussi chaud que le prédit Abu Sulaiman...



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04/06/2011

Les idéologues sécuritaires et la voie du décèlement précoce de la sûreté aérienne

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Christine de Veyrac se prononce pour les Scanners corporels dans les aéroports

Le rapport adopté en début de semaine, à une très large majorité, par la commission des transports du Parlement européen, propose d’autoriser les scanners corporels pour l’inspection des passagers dans les aéroports. Il en encadre aussi strictement les conditions d’utilisation.

« Il est certain que ces scanners représentent un progrès réel en matière de sûreté aérienne. Ils permettront en effet de détecter les objets non métalliques cachés par de potentiels terroristes, comme des pains d’explosifs plastiques ou des couteaux en céramique » a commenté la députée européenne UMP Christine de Veyrac, membre de la commission des transports du Parlement européen.

Parallèlement, « il est heureux que le vote d’hier exclue l’utilisation de technologies émettant des radiations ionisantes, et interdise que toute image du corps des personnes ne puisse être visualisée ou conservée. Nous protégeons ainsi la santé et la vie privée des passagers, ainsi que des employés des aéroports et des compagnies aériennes », a souligné la députée européenne de Toulouse.

Le Parlement européen arrêtera définitivement sa position lors de sa session plénière en juin prochain.

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Bientôt des scanners corporels dans les aéroports français

Par TF1 News (D'après agence), le 07 janvier 2010 à 11h16, mis à jour le 07 janvier 2010 à 11:20

La DGAC a annoncé mercredi qu'ils seront bientôt expérimentés "dans les meilleurs délais". Ils permettent de repérer les objets interdits dissimulés sous les vêtements sans palpation des passagers.

La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a annoncé mercredi dans un communiqué que des scanners corporels seraient expérimentés "dans les meilleurs délais (...) dans certains aéroports français". Des scanners corporels "devraient être installés prochainement pour expérimentation à ADP" (Aéroport de Paris), précise le communiqué qui ajoute que cette décision a été prise "selon les directives d'un groupe de travail interministériel".

Mercredi, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait annoncé qu'un groupe de travail sur les scanners corporels dans les aéroports français avait été mis en place et devait "faire des propositions" rapidement.

Les scanners corporels sont des portails qui permettent de repérer les objets interdits dissimulés sous les vêtements sans palpation des passagers et "l'absence d'impact sur la santé des passagers a été évaluée et confirmée par un organisme indépendant", selon la DGAC.

Parallèlement à l'installation de scanners corporels, "d'autres voies d'amélioration doivent être approfondies ou complétées", comme le "profilage des passagers", "l'amélioration de la détection des traces d'explosifs" ou "l'analyse et l'exploitation des informations connues sur les personnes déjà signalées comme suspectes". "Par ailleurs, la formation de personnel chargé de la sûrete sera renforcée", conclut le communiqué.

Piqué au tas sur TF1 News (D'après agence) le 07 janvier 2010

penser ces menaces dans l’esprit de les révéler (au sens radiographique).jpg

Scanners corporels : la sécurité renforcée dans les aéroports

Le secrétaire d'État aux Transports Dominique Bussereau a confirmé l'usage, à l'aéroport Roissy Charles de Gaulle, des premiers scanners corporels en France, permettant une fouille au corps virtuelle.

Publié le 15/01/2010





Qu'est ce que le scanner corporel ?

Le scanner corporel est une imagerie du corps. Il en existe deux types : le premier, qui sera pratiqué dans les aéroports de France, utilise des ondes millimétriques se limitant à la surface de la peau. Le second type, pratiqué aux Etats-Unis, utilise le système X-Ray qui pénètre sous la peau.

Comment ça marche ?

Le passager rentre dans un portique. Des antennes-récepteurs lui tournent autour et émettent des ondes radio qui traversent les vêtements. Les ondes réfléchies sont enregistrées sur un écran de contrôle qui fait alors apparaître une scan en 3D du passager.

A quoi ça sert ?

Le scanner corporel permet de renforcer la sûreté des aéroports, notamment depuis la tentative d'attentat du 25 décembre sur le vol Amsterdam-Detroit. Cette fouille virtuelle des passagers permet de détecter toute matière (objet ou liquide) dissimulée à la surface du corps, que ce soit de la poudre à explosif ou même des couteaux en céramique. Il permet ainsi un contrôle de sécurité des aéroports plus rapide, plus sûr et moins génant par rapport aux palpations corporelles.

Est-il dangereux pour la santé ?

Le premier type de scanner par ondes millimétriques, le seul qui sera utilisé en France, ne présente aucun danger pour la santé. D'après la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), ses ondes sont 500 fois moins puissantes que celles d'un téléphone portable. Quant au second type de scanner, pratiqué uniquement aux Etats-Unis, une exposition marquée ou régulière à ces ondes est nuisible à la santé.

Porte-t-il atteinte à la vie privée et à l'intimité ?

L'imagerie qui apparait sur l'écran de contrôle ne laisse apparaître qu'un androïde reconstitué en 3D. L'agent en charge de surveiller l'écran ne voit pas la personne scannée et ne connaît pas son identité. Le visage et les parties génitales sont floutées à l'écran. Les hommes contrôleront les hommes, les femmes contrôleront les femmes.

Sera-t-il obligatoire ?

La France étant pour le moment en phase d'expérimentation, le scanner corporel n'est pas obligatoire. Les passagers pourront choisir entre le scanner corporel et la fouille manuelle habituelle.

Combien ça coûte ?

Chaque scanner coûte entre 100 000 et 150 000 euros.

piqué au tas sur www.linternaute.com

Armes dans les aéroports: «Il faudrait exiger que les agents de sûreté sachent lire, écrire compter...»

INTERVIEW - Le criminologue Christophe Naudin est chercheur à l'université Paris 2 et auteur du livre «Sûreté aérienne, la grande illusion»…

La sûreté dans les aéroports et les avions est-elle suffisante? Le débat est relancé après que des journalistes ont réussi à déjouer les systèmes de sécurité à deux reprises, dans les aéroports de Roissy et de Marseille. Dans le cadre d’un reportage pour «Envoyé spécial», diffusé ce jeudi soir sur France 2, les reporters sont entrés dans deux avions, en possession d’un pistolet semi automatique 9mm. Rien de surprenant pour le criminologue Christophe Naudin, qui estime que les agents chargés de la sûreté ne sont pas assez qualifiés pour faire face aux risques.

Les mesures de sûreté sont elles efficaces dans les aéroports?
Non, il y a un problème d’efficacité, c’est certain. Que les journalistes aient réussi à embarquer avec une arme n’est pas du tout surprenant. Il s’agit avant tout d’un souci de recrutement: il faudrait exiger que les agents de sûreté dans les aéroports sachent lire, écrire, compter. Et c’est vraiment loin d’être le cas.
Il ne faut pas croire que ces agents sont juste des personnes qui regardent un écran pour voir si un objet est caché dans vos bagages. L’imagerie de sûreté est une science, qui nécessite une analyse. Une meilleure sélection des agents - et un meilleur salaire – permettrait d’améliorer de 30% l’efficacité de la sûreté dans les aéroports.

Pourtant des mesures de contrôle ont été prises ces dernières années. Elles ne servent à rien?
On en rajoute toujours une couche en fonction de l’actualité mais ce sont des mesures cosmétiques, qui sont toutes centrées sur la recherche de l’objet. Or ce n’est pas lui, en soi, qui est dangereux mais l’usage que certaines personnes peuvent en faire. La mesure qui consiste à empêcher les voyageurs de monter dans un avion avec une bouteille de liquide est la plus stupide que j’ai jamais rencontré. Il faudrait se concentrer davantage sur les personnes, cibler celles qui présentent plus de risque, et arrêter d’emmerder 100% des voyageurs.

Ces mesures ne diminuent donc pas le risque que des personnes mal intentionnées montent dans un avion?
Les contrôles sont accrus sur les destinations sensibles comme les Etats-Unis ou Israël. Mais le risque est alors diminué non parce que les mesures sont efficaces mais parce que la possibilité est plus grande qu’un agent repère ce que son collègue n’a précédemment pas vu.

La technologie peut elle être améliorée pour que les risques diminuent ?
Non, niveau matériel, on est au top. Ce n’est pas un problème de technologie mais bien de personnes qui se servent de cette technologie.

Propos recueillis par Enora Ollivier
piqué au tas sur www.20minutes.fr - 06/01/2011

« Les contrôles sont d'une nullité totale »

CHARLES DE COURSON, député de la Marne

28.12.2009
Rapporteur de la commission des Finances de l'Assemblée pour le transport aérien, le député Charles de Courson (Nouveau Centre) dresse un bilan sans concession du système actuel de contrôles dans les aéroports. Le renforcement des mesures de sécurité est-il adapté ? Charles de Courson. Achaque nouvel attentat ou tentative, la stratégie adoptée est celle de la fuite en avant. On nous parle alors de nouveaux appareils, comme ces scanners corporels. Leur seule utilité est d'enrichir les industriels, notamment américains, qui les commercialisent. Pour le reste, ils contribuent surtout à ralentir le transport aérien. Les contrôles actuels sont-ils si mauvais ? Ils sont d'une nullité totale. Tout a été pensé après le 11 septembre 2001 par l'administration Bush avec un unique objectif : restaurer la confiance des passagers. Ces mesures ont ensuite été imposées aux autres nations. Mais cette conception de la lutte antiterroriste est totalement erronée et inefficace face à des gens déterminés. Pourquoi ? J'appelle ça la théorie de la ligne Maginot. On veut faire croire que tous les objets peuvent être détectés. C'est illusoire. Prenez le sac à main de votre femme et fouillez-le pour y trouver des explosifs. Cela vous prendra un quart d'heure. Imaginez, si vous appliquez ça aux 90 millions de passagers qui prennent chaque année l'avion en France ! Vous aviez vous-même mis en lumière ces lacunes… En 2003, dans le cadre d'un rapport confidentiel pour le ministre des Transports, nous avions travaillé avec le criminologue Christophe Naudin. Sur onze tentatives pour introduire des armes ou des explosifs dans un appareil, dix ont fonctionné. Les mêmes tests aux Etats-Unis, réalisés dans sept aéroports, enregistraient 35 % à 65 % de réussite. Quelle est la solution ? Il faut arrêter ce naufrage économique. Chaque année, 500 millions d'euros sont dépensés en France pour ces contrôles de sécurité, 7 milliards aux Etats-Unis. Dans le même temps, seulement 50 millions d'euros sont alloués chez nous à l'infiltration des réseaux terroristes. Il faut faire l'inverse et pratiquer la lutte antiterroriste en amont, grâce au renseignement. La logique actuelle n'a aucun sens. Pourquoi ne pas faire des contrôles aux entrées du métro ou des gares, pendant qu'on y est ?
Cet article a été publié dans la rubrique A la une

Sûreté aérienne : le reportage qui fait peur

« Pièces à conviction »

Julien Dumond | 22.12.2006
C'EST UN MODE d'enquête journalistique plus fréquent dans les pays anglo-saxons qu'en France. Depuis plusieurs semaines, des journalistes de « Pièces à conviction », diffusée aujourd'hui en deuxième partie de soirée sur France 3, s'attachent à tester l'efficacité des mesures prises cet été pour améliorer la sûreté aérienne. Le résultat est édifiant. A l'image, Christophe Naudin, expert en sécurité, déjoue absolument tous les contrôles. Le 30 novembre, avec le journaliste de France 3 Laurent Richard, ils s'envolent de l'aéroport d'Orly pour celui de Nice. Dans son bagage cabine, Christophe Naudin a emporté la réplique exacte d'un pain de Semtex, un puissant explosif utilisé dans de nombreux attentats terroristes, un détonateur et une pile. Aucun agent au sol n'a repéré l'ensemble qui pourrait pourtant être transformé en bombe s'il s'agissait de réel Semtex. Au retour, l'expert passera les mêmes objets dans son bagage de soute cette fois. Le 4 décembre, c'est à bord d'un avion à destination de New York que l'équipe embarque deux cutters. Au moment du contrôle du bagage cabine aux rayons X, on voit que les agents discutent sans même regarder leur écran. Christophe Naudin est également parvenu à s'envoler pour Marseille avec un faux passeport lituanien après avoir acheté son billet le matin même en liquide... Enfin, l'auteur du reportage a pu approcher, seulement muni de son permis de conduire, la zone de fret numéro 4 de Roissy, pourtant ultra-sécurisée, en se faisant passer pour le chauffeur livreur du sous-traitant d'un sous-traitant. On le voit donc à l'image, la nuit du 13 décembre, au plus près des avions en partance sur le tarmac. « Les mesures sont mal appliquées mais surtout mal pensées » Interrogé sur ces investigations, le directeur des affaires stratégiques de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) bafouille. Et lorsque les journalistes lui font visionner les images, il reste carrément sans voix, répliquant seulement : « Les contrôles sont bons dans leur ensemble, vous voulez faire peur aux gens, c'est cela ? » « Les mesures sont mal appliquées mais surtout mal pensées », dit Christophe Naudin, qui avait par ailleurs réalisé 12 tests de ce type pour le député Charles de Courson : onze avaient réussi ! Un commandant de bord ne semble pas étonné par ces révélations. « La formation des agents de sûreté n'est que de quatre-vingt-onze heures », glisse-t-il. A voir ce « Pièces à conviction », il en faudrait en effet beaucoup plus.

Cet article a été publié dans la rubrique Spectacles
les deux articles piqué au tas sur Le Parisien.fr

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17:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/05/2011

Afghanistan : nouvelle "bavure" de l'OTAN

 

Des responsables afghans tiennent l'OTAN responsable de la mort de 14 civils. Selon les autorités de la province du Helmand, la tragédie serait survenue dans la nuit de vendredi à samedi dans le district de Nawzad.

Douze enfants et deux femmes auraient été tués lors d'une frappe aérienne, réclamée par des marines américains assiégés dans leur base par des insurgés.

Deux habitations auraient alors été atteintes, par erreur, par des tirs d'hélicoptères.

Six personnes ont aussi été blessées.

Un correspondant de la BBC affirme que des villageois ont transporté jusque dans la capitale de la province les corps de huit enfants, pour preuve de la tragédie.

Un porte-parole de l'OTAN a affirmé que l'Alliance atlantique était encore à vérifier ces informations. Une enquête est en cours sur les lieux du drame.

La province du Helmand, bastion taliban, est une des plus dangereuses pour les forces de la coalition internationale.

Le gouverneur du Nouristan, province orientale du pays, soutient pour sa part que 18 civils et 20 policiers ont été tués le 25 mai dernier lors d'une frappe aérienne. De forts combats se déroulaient alors, opposant les talibans aux forces afghanes, appuyées par l'OTAN. La rébellion est bien implantée dans cette région. Des enquêteurs de l'OTAN sont aussi sur place.

La mort de civils, vérifiée ou alléguée, par les bombardements de l'OTAN est une des principales sources de tension entre le gouvernement afghan et ses alliés de la coalition, mais aussi entre les troupes de l'OTAN au sol et la population locale.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press, Reuters et BB

piqué au tas sur www.radio-canada.ca - 29/05/2011


15:57 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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