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20/05/2011

G 8 à Deauville : Les CRS bouleversent le calme du quartier

Violaine Béasse, devant sa maison au Coteau. Sur la route, les voitures flirtent avec les barrières.
Violaine Béasse, devant sa maison au Coteau. Sur la route, les voitures flirtent avec les barrières.
Croiser des policiers au centre de Deauville ne surprend plus. Mais quand ils s'installent au Coteau, leur présence suscite l'étonnement et l'incompréhension.
Reportage

 

Violaine et Sandrine habitent dans les hauteurs de Deauville. Depuis deux jours, les CRS s'installent dans leur quartier. « Quand je les ai vus arriver, je me suis sentie oppressée », confie Violaine, aide-soignante à l'hôpital de Cricqueboeuf. Elle considère que leur présence porte « atteinte à leur liberté ».

Les CRS se sont installés dans l'école maternelle Gustave-Flaubert. Sur place, le pôle logistique du G8. « Nous gérons l'organisation du matériel, de l'armement, et des moyens radios », explique le brigadier-chef, responsable du matériel. En plus d'avoir investi l'école, les membres des forces de l'ordre ont installé des barrières autour de plusieurs parkings et autour d'une aire de jeu. « Les enfants ne peuvent plus jouer alors qu'ils sont nombreux dans le quartier », commente Sandrine, vendeuse dans un magasin de vêtements.

« Si seulement on nous avait prévenus »

« Nous avons été très surpris par l'arrivée des CRS. Si seulement on nous avait prévenus », constate Violaine. Au fond de son salon, de grandes portes fenêtres donnent sur un jardin. « Voyez, ils sont tout le temps là. Ils passent et regardent chez nous. Pas moyen de faire un barbecue », montre le mari de Violaine, restaurateur.

Le maire de Deauville, Philippe Augier, a informé les policiers sur les zones où ils pouvaient s'installer. « Ce n'est pas à nous de prévenir les riverains. C'est au maire de gérer ses administrés », rappelle le brigadier-chef. Afin de comprendre pourquoi le quartier n'a pas été mis au courant, Violaine et son mari ont téléphoné à la mairie. Ils ont été redirigés vers le numéro vert du G8 sans obtenir d'explication.

Le paradoxe du G8

« La présence permanente des policiers fait un drôle d'effet aux enfants », racontent Violaine et Sandrine. Lors de l'installation des barrières autour de l'aire de jeux, Margot, bientôt 3 ans, a dit : « C'est fermé et on n'a pas les clefs ! »

Sa maman explique que l'enfant est perturbée : « Elle a un peu peur de sortir. » Paradoxalement, Violaine se sent rassurée par la présence des policiers quand les plus grands sortent. Les CRS, eux, comprennent mal les plaintes des riverains : « Nous faisons le moins de bruit possible. On limite les déplacements au maximum. Notamment la nuit. Si les Français ne veulent plus de police, on a qu'à faire un referendum pour voir. »

Quoi qu'il en soit, Violaine et ses voisines se sentent moins libres depuis l'arrivée des CRS autour de leur pavillon. « Le G8 va nous gâcher une semaine », explique le père de famille. La maman regrette une chose : « Rien n'est organisé pour que les enfants rencontrent les chefs d'États. Les Deauvillais ne retirent rien de cet événement. »

Armelle CAMELIN.

piqué au tas sur OuestfRance

09:42 | Lien permanent | Commentaires (1) |

19/05/2011

Libye - Terrain de jeux pour les marchands de canons...

Ici les marchands de canons déclarent :

Le ministre de la Défense Gérard Longuet l'a indiqué récemment aux députés : "l’opération Harmattan représente un surcoût de 53 millions d’euros, dont 31,7 millions en munitions". Ces propos ont été tenus le 3 mai alors que l'opération a débutée le 19 mars, soit 44 jours auparavant. Le surcoût de la guerre peut donc être évalué à 1,2 millions d'euros par jour. 

C'est une somme légèrement inférieure à celle de l'opération française en Afghanistan. Comme nous l'indiquions alors sur ce blog, le ministère de la Défense prévoyait lors de l'élaboration du budget de consacrer 470 millions d'euros en 2011 au théâtre afghan, soit 1,3 millions par jour. Nous sommes donc dans les mêmes ordres de grandeur, la seule différence provenant de la durée des opérations en question.

Ce constat permet de faire fi des accusations selon laquelle la guerre aérienne serait, par nature, très couteuse. Certes, le coût des munitions air-sol - souvent très sophistiquées - représente 60% de la dépense. Mais ce poste est composé par la relative faiblesse de celui des RCS (remunérations et charges sociales) qui représentent le principal de la dépense en Afghanistan - où plus de 4000 hommes sont déployés.

piqué au tas sur sercret-défense

 

Et encore un pti' coup de pub pour les marchands de canon :

Libye : un Rafale a détruit un blindé à plus de 55 km

Un Rafale de l'armée de l'air est parvenu à détruire un blindé en larguant une munition A2SM (image ci-contre) à plus de cinquante-cinq kilomètres de sa cible, au premier jour des opérations.

Une première dans l'histoire de l'aviation française, rendue possible grâce à l'Armement air-sol modulaire, une munition stand-off, capable d'être tirée à longue distance et avec une précision remarquable. Elle permet à l'avion de rester hors de portée des défenses aériennes de l'ennemi. Jusqu'à présent, l'A2SM était qualifiée jusqu'à une distance de 50 kilomètres. 

Cette arme est fabriquée par le français Sagem. Certes, son prix est élevé, de l'ordre de 115.000 euros pièce, mais elle permet de détruire d'un coup des matériels beaucoup plus couteux. Un Rafale peut en tirer jusqu'à six.

Lundi 4 Avril 2011 - Jean-Dominique Merchet

[A titre de comparaison, les concurrents américains Paveway 2 et Enhanced Paveway de Raytheon, coûtent "seulement" à 18 000 et 35 000 euros.]

Mais il n'y en a pas que pour SAGEM :

L'arme air-sol de précision tirée par le Rafale, fabriquée par l'industriel Sagem, est l'armement air-sol modulaire (AASM). Elle a été commandée à 744 exemplaires en 2000, et les dernières livraisons de ce premier marché sont prévues en 2011. Le député François Cornut-Gentille précise dans un rapport en date du 14 octobre 2010 : "En 2009, la cible de dotation en AASM est passée de 3 000 à 2 348 unités, dont 1 200 avec le kit laser." La France en achètera donc moins que prévu, mais ses stocks lui permettent de poursuivre ses opérations en Libye sans difficulté. Selon le rapport, le coût de ce programme est de 846 millions d'euros, ce qui mettrait le kit AASM à plus de 350 000 euros. Cela fait cher pour détruire un pick-up kadhafiste qui en vaut 15 fois moins...

Les Français ont aussi tiré des missiles de croisière SCALP-EG, en nombre limité (une douzaine). Selon des informations de source parlementaire, ils disposent actuellement de 500 de ces engins, dont 400 doivent être rénovés. Là encore, aucun problème de stocks pour ces armes de précision.

Enfin, la France a acquis aux États-Unis, pour ces Super-Étendard et ses Mirage 2000, plusieurs dizaines de kits Paveway, de différents modèles. Montés sur des bombes lisses à gravité, ils permettent de les transformer en armes de précision, et la France dispose, depuis plusieurs années, de cet équipement. Le Point.fr a précisé que les avions français avaient tiré des bombes à guidage laser GBU-12 de 250 kilos, des bombes GBU-24 de 500 kilos, et que les Mirage 2000-D de l'armée de l'air avaient tiré des GBU-49. Ce modèle le plus récent est équipé du kit de guidage Enhanced Paveway II et la France en a acheté 200 exemplaires en février 2008 pour son Mirage 2000D.

piqué au tas sur lepoint.fr

Encore un pti' contrat :

Safran : Sagem emporte un contrat pour 1.175 jumelles infrarouges auprès de la DGA

(Boursier.com) -- A la suite d'un appel d'offres international, la Direction Générale de l'Armement (DGA) a notifié à Sagem un contrat portant sur 1175 Jumelles Infrarouges Multifonctions longue portée JIM LR 2 destinées aux armées françaises, dans le cadre du programme JIR - TTA - NG (Jumelle Infrarouge Toutes Armes de Nouvelle Génération).

JIM LR 2 permettra la détection des menaces, la désignation précise des cibles et le renseignement au profit du commandement et des unités au contact. Elément de la numérisation de l'espace de bataille (NEB), JIM LR 2 sera interopérable avec les moyens de commandement et de coordination de FELIN.

Le contrat inclut également 500 terminaux tactiques de télé-opération, optimisés en termes d'ergonomie et de compacité, avec une nouvelle tablette au format A4.

Le déploiement des JIM LR 2 bénéficiera de la chaîne de soutien (niveau 1 et 2) des JIM LR déjà en service, Sagem assurant également la formation des personnels utilisateurs et ceux en charge de la maintenance.

Ce contrat porte à 4 500 le nombre de JIM LR en commande ou en service dans des forces armées et de sécurité, dont plus de 2 000 pour les armées françaises.

piqué au tas sur www.boursier.com

10:56 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/05/2011

La fin de Ben Laden ou la rencontre de Leon Panetta et David Petraus : vers la pleine coopération civilo-militaire...

Leon Panetta a « aidé » à transformer l’agence d’espionnage en organisation paramilitaire, notamment en augmentant l’utilisation de drones au Pakistan, tandis que le Général Petraeus (actuel chef des opérations en Afghanistan, et promis à la direction de la CIA) a joué aux espions en s’appuyant sur des unités spécialisées et des entreprises privées spécialisées dans la sécurité pour mener à bien des missions secrètes pour « l’armée ».

piqué au tas sur blog.mondediplo.net - 02/05/2011

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Militaires et agents secrets, même combat

Les nominations, le 28 avril, du directeur de la CIA Leon Panetta à la tête du Pentagone et du général David Petraeus à la tête de la CIA viennent confirmer un changement majeur dans l'appareil de guerre américain. La frontière entre l'armée et le renseignement n'a jamais été aussi mince.

La décision de Barack Obama d'envoyer le patron du renseignement au Pentagone et un général quatre étoiles à la CIA participe au changement entrepris au cours des dix dernières années dans la façon qu'ont les Etats-Unis de mener la guerre : dans les missions secrètes menées par les Etats-Unis à l'étranger, en effet, la frontière entre soldats et agents secrets est sans cesse plus floue.

Le 28 avril, Obama a annoncé que Leon Panetta, l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus, actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Depuis son arrivée à la tête de la CIA [en février 2009], Leon Panetta a accéléré la transformation de l'agence de renseignements en une véritable organisation paramilitaire, supervisant une montée en puissance spectaculaire de la campagne de bombardements de la CIA au Pakistan grâce à des drones armés, ainsi qu'une augmentation du nombre de bases secrètes et d'opérations clandestines dans certaines régions reculées d'Afghanistan.

De son côté, le général Petraeus a énergiquement poussé l'armée à empiéter sur les terres de la CIA en confiant des missions de renseignement à des forces d'opérations spéciales et des compagnies de sécurité privées. En septembre 2009, alors à la tête du commandement central de l'armée américaine, il a par ailleurs signé un ordre classé top secret autorisant des soldats des opérations spéciales à procéder à des collectes de renseignements en Arabie saoudite, en Jordanie, en Iran et dans d'autres pays situés hors des zones de guerre officielles.

Résultat : il est parfois impossible de faire le distinguo entre militaires et agents de renseignement américains lorsqu'ils mènent des opérations secrètes au Moyen-Orient et en Asie centrale.

Pour certains membres du Congrès, cette nouvelle façon de faire la guerre limite  le débat sur l'objet et l'envergure des opérations militaires. De fait, les agences militaires et de renseignement américaines agissent aujourd'hui dans un secret tel qu'il est souvent difficile d'obtenir des informations précises sur le rôle des Etats-Unis dans d'importantes missions en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et désormais en Libye et au Yémen.

Le fait que la CIA ressemble de plus en plus au Pentagone, et inversement, ne plaît pas à tout le monde au sein des deux organisations. Dans les services de renseignement humain de la CIA, certains estiment que la campagne de bombardements au Pakistan, devenue un pilier de la stratégie antiterroriste d'Obama, dévoie la mission historique de la CIA comme agence d'espionnage civile, pour en faire une branche du ministère de la Défense.

Henry A. Crumpton, un officier de carrière à la CIA et ancien membre haut placé des services antiterroristes au département d'Etat, fait l'éloge du général Petraeus comme "l'un des consommateurs de renseignement les plus avisés qui soient". Parallèlement, le même Henry Crumpton met aussi en garde, plus largement, contre la "militarisation du renseignement" qu'incarnent un nombre croissant d'officiers militaires, en poste ou à la retraite, occupant des postes élevés dans un appareil de renseignement américain de plus en plus tentaculaire.

C'est le cas de James R. Clapper Junior, ancien général de l'armée de l'air, devenu directeur du renseignement national, autrement dit le premier conseiller d'Obama sur le renseignement. Mais aussi du général Michael Flynn, ancien haut responsable dans le renseignement en Afghanistan, qui doit prochainement devenir l'un des premiers adjoints de James R. Clapper.

Au Pentagone, ces nouveaux rôles soulèvent également des inquiétudes juridiques : plus l'on envoie des soldats en mission de renseignement à l'étranger, plus ils risquent de se voir emprisonnés et refuser les garanties offertes par les conventions de Genève en cas de capture par des Etats hostiles.

Cependant, rares sont ceux qui croient encore à un possible renversement de tendance. Toute une série de conflits a mis le Pentagone comme la CIA à rude épreuve, et les Etats-Unis en sont venus à penser qu'une stratégie de renseignement bien pensée est plus efficace contre nombre de leurs adversaires actuels qu'une puissance de feu écrasante.

piqué au tas sur www.courrierinternational.com - 27/04/2011

Leon Panetta, nouveau patron de la CIA

L'ancien secrétaire général de la Maison Blanche sous Bill Clinton est âgé de 70 ans.

 

Leon Panetta (ici en 2006).

Leon Panetta (ici en 2006). (MIKE THEILER / AFP)

Le président élu américain Barack Obama a désigné l’ancien secrétaire général de la Maison Blanche du temps du président Bill Clinton, Leon Panetta, au poste de directeur de la CIA (Central Intelligence Agency), les services de renseignement américains, ont annoncé lundi des responsables démocrates.

Leon Edward Panetta, 70 ans, est un ancien représentant de la Californie au Congrès de 1976 à 1992.

Par ailleurs, M. Obama a nommé Dennis Blair à la tête du Renseignement national américain (DNI, qui a autorité sur une quinzaine d’organismes), selon des sources démocrates.

Panetta enseigne les politiques publiques à l’Université de Santa Clara (Californie) et dirige la fondation qu’il a créée, la Panetta Institute for public policy dont le siège est à l’université d’Etat de Californie à Monterey Bay, un centre de réflexion sur les politiques publiques.

La CIA, créée en 1947, a son siège à Langley, en Virginie près de la capitale Washington. Après avoir lutté contre le communisme, au besoin en favorisant des coups d’Etat, elle s’est reconvertie tous azimuts depuis la fin de la guerre froide (1989), notamment dans l’espionnage économique, pour collecter, corroborer et interpréter des renseignements pouvant affecter la sécurité des Etats-Unis.

Elle compte une division Opérations et une division Science et Technologie. L’agence s’est retrouvée sous le feu des critiques du Congrès pour n’avoir pas réussi notamment à prévoir et empêcher les attentats du 11 septembre 2001.

(Source AFP)

piqué au tas sur liberation.fr - 27/04/2011

 

Pour aller plus loin :

 

 

20:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Bernard S. "connaisseur" : Mort de Ben Laden , ça risque d'être pire qu'avant ...

http://www.manga-sanctuary.com/couvertures/big/un-de-perdu-dix-de-retrouves-livreillustre-volume-1-simple-46200.jpg

Directeur central du renseignement intérieur depuis le 2 juillet 2008, Bernard Squarcini, après avoir été préfet de police à Marseille, est aussi l'un des meilleurs connaisseurs du terrorisme multiforme en France. Il a accepté de répondre aux questions de La Provence.

- Comment la situation va désormais évoluer après la mort de Ben Laden selon vous ?
Bernard Squarcini : Ça risque d'être pire qu'avant. Ben Laden était un symbole des attentats du 11 septembre 2001, mais il n'intéresse plus personne. Il était considéré comme un vieux papi. Mais il a laissé derrière lui des lieutenants, des sous-directeurs, des gens qu'il a formés. Au Caucase, en Indonésie, en Chine et ailleurs. La suite continue. Cela peut contribuer à radicaliser certaines individualités. La mort de Ben Laden est assurément un beau coup pour les Américains, mais cela va rehausser la menace d'un cran. Il faut rester très attentifs. Ce n'est pas bon en termes de sécurité. Il a laissé des petits...

-… Vous étiez au courant de l'opération commando menée par les Américains ?
B.S. : Non, c'était une opération américaine et exclusivement américaine. Nous n'étions pas au courant.

- La mort de Ben Laden risque-t-elle, selon vous, d'aggraver la situation des otages français enlevés au Niger et actuellement détenus au Mali ?
B.S. : Si la France quitte l'Afghanistan, ils sont libérés tout de suite. C'est clair et net.

- Et celle des journalistes français otages en Afghanistan, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ?
B.S. : Pour eux, la situation est différente. C'est une autre planète. Ce sont des gens du cru qui les détiennent. Il faut arriver à trouver ceux qui siègent dans les conseils tribaux. C'est presque comme mener des négociations dans des assemblées de copropriété...
…
- Comment analysez-vous le risque pour la France et dans une ville comme Marseille ?
B.S. : La menace se relève de plus en plus. Il faut être vigilant et inquiet.
Il faut désormais surveiller tous les intérêts français au Sahel. Ce n'est pas bon pour nos ambassades, ce n'est pas bon pour les vols d'Air France. C'est ce que je disais dès le mois de septembre et d'octobre. Il faut faire du renseignement accru. On est sur des filières, on est sur des réseaux. On va accroître l'acquisition du renseignement opérationnel. On est d'ailleurs actuellement en mission au Maroc. Il faut surveiller le consulat américain à Marseille. Marseille est une ville portuaire. C'est important. Il faut faire preuve d'une vigilance importante.

piqué au tas sur laprovence;fr - 03/05/2011

20:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/05/2011

Hitler s'affiche à l'infirmerie de la CRS 58 de Perpignan

 

La CGT a porté plainte après avoir découvert cette affiche du Führer faisant le salut nazi.

 

La CGT vient de porter plainte après la découverte d'une affiche montrant Hitler faisant le salut nazi dans des locaux de la CRS de Perpignan, a-t-on appris lundi auprès du syndicat.

 

La personne qui a placardé cette affiche «a pris un simple petit blâme, pratiquement la même chose que prend un officier de police en tenue qui fume dans la rue», a dit le secrétaire départemental de la CGT, Pierre Place, sans préciser qui avait pris l'initiative d'un tel affichage.

 

la suite sur le JL

12:23 | Lien permanent | Commentaires (2) |

30/04/2011

Serbian Mercenaries Fighting on Behalf of Gaddafi

Serbian Mercenaries fighting in Libya.JPG

 

A Serbian newspaper claims it has received information from the military that indicates Serbian mercenaries are fighting to protect Muammar Gaddafi. The source in the Serbian military claims the so called " dogs of war" were the first to arrive in Tripoli and are now helping patrol the city and presumably killing civilians as reported by other agencies. It goes on to say that Gaddafi trusts Serb mercenaries because they are "good"(at killing?) and because Libya has had a long relationship working with Serbs over the past 20 years. Apparently Serbs have done this before in 1990's when Gaddafi hired them to fight the Islamists.

This information is now being collaborated by first hand eyewitness reports from Tripoli. A newspaper in India received the following information from one of its sources: "Serbian mercenary pilots are helping the air force in Mirage bombing runs in cities, including the capital Tripoli". Various other individuals report via twitter and other website the same story.

la suite ici

 

10:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/04/2011

Angolagate et levée du "secret défense" : Pasqua relaxé en appel ...

« Angolagate », suite... et fin ? Vendredi matin, la cour d'appel de Paris a en effet relaxé , tout en diminuant fortement les peines de Pierre Falcone et d'Arcadi Gaydamak. Elle a également écarté les faits de trafic d'armes.

Charles Pasqua avait été condamné à trois ans de prison dont un ferme en 2009 en première instance.
L'ancien ministre de l'Intérieur, 84 ans, était poursuivi pour trafic d'influence passif et recel d'abus de biens sociaux dans un volet connexe de cette affaire.

Le ministère public avait requis à son encontre 3 ans de prison avec sursis et 150 000 euros d'amende. La cour d'appel l'a finalement relaxé vendredi matin.

Dans cette affaire, la cour n'a pas suivi les arguments de l'accusation selon lesquels Charles Pasqua avait monnayé son intervention en faveur de l'attribution de la médaille du Mérite à l'homme d'affaires Arcadi Gaydamak. Tout au long des sept semaines d'audience, du 19 janvier au 3 mars, Charles Pasqua avait clamé son innocence, affirmant que cette décoration avait récompensé Gaydamak pour son intervention dans la libération en 1995 de deux pilotes français otages en Bosnie. Vendredi, ce franco-israélien d'origine russe, aujourd'hui en fuite, a vu sa peine réduite de moitié par la cour d'Appel, à trois ans de prison ferme contre six en première instance.

Les faits de « trafic » d'armes non retenus

La peine de Pierre Falcone a également été fortement revue à la baisse. Initialement condamné à six ans de prison ferme, l'homme d'affaires a finalement écopé de deux ans et demi. La cour n'a pas retenu le « trafic » d'armes, considérant que la vente d'armes au centre de toute l'affaire avait été effectuée sur mandat de l'Etat angolais. Elle n'a retenu, en partie, que le délit d'abus de biens sociaux à l'encontre de Falcone. Gaydamak et Falcone avaient été initialement condamnés pour avoir organiser la vente à l'Angola, alors en pleine guerre civile, d'armes provenant de l'ancien bloc soviétique, sans avoir reçu d'autorisation de l'Etat français. Ce marché avait fonctionné de 1993 à 1998.

Au moment de sa condamnation, en 2009, Charles Pasqua avait mis en cause plusieurs dirigeants politiques de l'époque, en tête,  à qui il reprochait notamment de l'avoir impliqué pour nuire à sa carrière politique.

LeParisien.fr

http://survie.org/IMG/jpg/Shema_simplifie_de_l_Angolagate.jpg

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12:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/04/2011

Sommet de l'OTAN: facture de 50 M€

La Cour des Comptes a dénoncé le coût du 60ème sommet de l'OTAN à Strasbourg en 2009, dont le montant s'est élevé à 36 millions d'euros pour le contribuable français, écrit mercredi le magazine économique Challenges sur son site internet.

Un rapport en ce sens a été transmis fin décembre au Parlement, a ajouté le magazine. Interrogée, la Cour des Comptes a renvoyé sur le Parlement qui n'avait pas immédiatement réagi.

Selon Challenges, qui a pu consulter ce rapport, ce sommet, co-organisé par la France et l'Allemagne en avril 2009, "a coûté 50 millions d'euros hors dépenses de sécurité allemandes, dont la bagatelle de 36 millions d'euros à la charge du contribuable français".

La Cour dénonce également le manque de rigueur exercée par le ministère des Affaires étrangères dans son rôle de maître d'oeuvre. "Les appels d'offre ont été engagés sans que les besoins aient été correctement définis et chiffrés au départ", ajoute le journal.

La Cour, poursuit-on de même source, critique notamment les modalités de sélection des sociétés privées d'évènementiel et le contrôle de leurs prestations.
Ainsi, les seules dépenses d'aménagement sur les 8 sites où était organisé ce sommet à Strasbourg se sont élevées à 13 millions d'euros "un record historique".

Les dépenses de sécurité, pour couvrir les frais liés à la mobilisation de de 12.000 policiers et gendarmes, se sont élevées à 12,7 millions d'euros, et n'ont pas permis "de contenir les débordements violents de certains groupes de manifestants, qui ont saccagé des commerces".

Pour indemniser les commerçants victimes de ces débordements, le ministère de l'Intérieur a dû provisionner 5 millions d'euros, indique encore le journal.
La France accueillera en mai prochain le sommet du G8 à Deauville, puis celui du G20 à Cannes en novembre.

piqué au tas sur le figaro.fr - 06/04/2011

La Cour des comptes dénonce le coût des sommets internationaux

Le sommet célébrant le 60ème anniversaire de l'OTAN, à Strasbourg en 2009, a coûté 36 millions d'euros aux contribuables français.

ALORS que la France accueillera en mai le sommet du G8 à Deauville, puis celui du G20 à Cannes en novembre, Didier Migaud, le président de la Cour des comptes, rappelle à l'ordre le Quai d'Orsay sur le coût des grands sommets. "Au motif qu'il s'agit de conférences internationales au plus haut niveau, les impératifs de maîtrise de la dépense publique ne sont pas prioritaires pour la maîtrise d'ouvrage et les coûts d'organisation de ces conférences sont en constante augmentation", écrit-il dans un référé confidentiel transmis fin 2010 au Parlement, que Challenges a pu consulter.

La Cour, qui a déjà épinglé le gouvernement au sujet du sommet de l'Union pour la Méditerranée à Paris en 2008, s'attarde cette fois sur le 60ème anniversaire de l'OTAN, coorganisé par la France et l'Allemagne en avril 2009, à Baden-Baden et surtout à Strasbourg. Ce sommet, qui a rassemblé pas moins de 1.000 délégués et 3.000 journalistes, a couté 50 millions d'euros hors dépenses de sécurité allemandes, dont la bagatelle de 36 millions à la charge du contribuable français! Le cofinancement de l'Allemagne n'ayant été obtenu qu'à la veille du sommet, la France a dû avancer 80 % des frais d'organisation en puisant provisoirement dans des crédits censés financer nos contributions obligatoires aux organismes internationaux.

Surtout, "les coûts ont été d'autant plus difficiles à maîtriser que la maîtrise d'ouvrage exercée par le ministère des affaires étrangères a été peu rigoureuse", écrivent les magistrats. Les appels d'offres ont ainsi été engagés sans que les besoins aient été correctement définis et chiffrés au préalable. La Cour critique notamment les modalités de sélection des sociétés privés d'évènementiel Jaulin et Decoral, et le contrôle de leurs prestations. Au final, les dépenses d'aménagement, notamment des huit sites strasbourgeois mobilisés, se sont élevées à 13 millions d'euros, un record historique. L'aménagement controversé du Grand Palais, lors du sommet de l'Union pour la Méditerranée de 2008, n'avait couté "que" 11,7 millions.

Enfin, plus de 12 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour assurer la sécurité du sommet de l'OTAN. Cet effort sans précédent, qui a coûté à l'Etat 12,7 millions d'euros, n'a pourtant pas permis de contenir les débordements violents de certains groupes de manifestants qui ont saccagé des commerces. Résultat: le ministère de l'intérieur a du provisionner cinq millions pour indemniser particuliers et entreprises.

Par David Bensoussan, journaliste à Challenges, mercredi 6 avril 2011.

piqué au tas sur challlenges.fr - 06/04/2011

07:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/04/2011

Des experts militarisés déguisés en civils : le cas de Pierre Servent

Mars était le nom du dieu de la guerre des romains, c’est aussi, en cette année 2011, le mois de l’offensive médiatique de l’« expert » en questions militaires et (surtout) du colonel de réserve Pierre Servent.

Il est normal que l’armée française et le ministère de la défense exposent et défendent leurs points de vue dans les médias, et que des services officiels comme le Service d’information et de relations publiques des armées (Sirpa) se consacrent à cette activité.

Toutefois, il est plus troublant de voir et d’entendre toujours les mêmes points de vue partisans de la politique militaire française exposés par des « experts » dont les médias ne nous donnent pas les liens passés et présents avec les institutions militaires et diplomatiques.

Suivons l’offensive médiatique de l’un de ces « experts » : Pierre Servent.

Les états de service de Pierre Servent

À lire ses notices sur le site de son éditeur Buchet-Chastel et sur le site de Glam Speak, une « agence conseil en conférenciers et animateurs », Pierre Servent a un curriculum vitae pouvant impressionner des médias en mal d’experts :

- « Diplômé de l’IEP et DEA d’Histoire contemporaine »
- « journaliste, chroniqueur et essayiste », « journaliste indépendant »
- « ancien du Monde », « écrit régulièrement des chroniques dans le quotidien La Croix »
- « auteur de plusieurs ouvrages politiques et historiques »
- « Directeur de la communication du groupe Caisse d’Épargne de 2002 à 2005, il exerçait les mêmes fonctions au groupe Vivendi Waters (Veolia) de 1997 à 2002 »
- « excellent animateur [tarifé] de conventions »
- « spécialiste des conflits et de l’armée », « consultant « Défense et Stratégie » pour un grand nombre de médias audiovisuels français et étrangers »

Une lecture plus approfondie de ces notices [1] nous amène à rajouter quelques brillants galons à ce CV :

- « a servi comme officier dans les Balkans, en Afghanistan et en Afrique (notamment au sein de l’état-major de la Force Licorne/Côte d’Ivoire, au côté du général Poncet) »
- « a été conseiller du ministre de la Défense de 1995 à 1997 et porte-parole de ce ministère avec en point d’orgue la création du point presse hebdomadaire en 1996 »
- « Colonel de réserve »
- « Président de la Réunion des ORSEM (association regroupant plus de 1200 officiers de réserve français et européens spécialistes d’état-major) »
- « Directeur de séminaire au Collège interarmées de défense (CID) »
- « Conseiller du Commandement des opérations spéciales (COS) »

On le voit, les liens passés et présents de Pierre Servent avec les institutions militaires sont si forts que les passer sous silence ne permettrait pas de comprendre ses prestations médiatiques qui ne contredisent jamais le point de vue des autorités françaises sur les interventions militaires… de l’armée française.

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23/03/2011

L’idiotie sur le sentier de la guerre

Là où certains voient une « victoire » ou encore un « coup de maître » de la diplomatie française sous l’impulsion de l’ « omni-président » Sarkozy, je n’y voit personnellement que honte et exaspération.

Tout d’abord, il y a une étrange relation entre le sommet à Paris des « bons démocrates » du samedi 19 mars et les premiers tours des élections cantonales ayant lieu le 20, soit le lendemain. A posteriori, on peut affirmer que l’effet escompté n’a pas eu lieu, les voix n’ont en effet pas bénéficier à la machine de guerre (c’est maintenant officiel) UMP, mais bien pire : les vautours du FN planent aux second tours dans environ 400 cantons ! On aurait pu imaginer que les porte-parole du gouvernement appellent à un front républicain pour barrer la route au FN, mais c’était sans compter sur le clivage pseudo-idéologique (PS/UMP), ou plutôt sur la réactivation volontaire du clivage politique traditionnel (gauche/droite). Mais le pire n’est pas là : à force de s’exprimer comme le FN, l’UMP est vidé de sa substance et dé-légitimé lorsque les électeurs racistes (de l’UMP ou du FN) font fausse route à l’UMP et reviennent se faire materner dans le camp nauséabond de Marine Le Pen.

De plus, des écrans de fumées planent sur la France en même temps que le spectre du fascisme, depuis 2007. Cette déclaration de guerre de Sarkozy réveille de vieux démons et augmente l’exaspération de sa politique opportuniste. « Une bonne guerre, voilà ce qui leur faut à ces jeunes glandeurs sur-diplômés. Une propre qui fasse peur mais tu sais, de ces zéro mort là comme aux États-Unis... ». D’accord mais contre quoi au juste ? Ah oui , c’est plus contre le « terrorisme » maintenant puisque Kadhafi s’est repenti (sic) mais contre la terreur répressive qu’il impose à son peuple. Autrement dit, la France rompt avec sa tradition bien chauvine (ya qu’à demander à Michèle Alliot-Marie) des escadrons de la mort, testés et appliqués en Indochine, en Algérie, puis exportés en Amérique latine, aux États-Unis... etc. L’action de la France s’apparente donc comme étant pro-révolutionnaire, démocratique et finalement juste. Nul besoin de se justifier, encore moins de creuser ou de demander l’avis du peuple (« il s’en fout »), il faut agir ! Vous avez pas vu les infos ? BFM TV et Euronews en boucle clamant : « Vive la guerre et vive Sarkozy !! ». Sarkozy est un héros, allez les bleus, cocorico ! Affligeant. Les massacres perpétrés par Kadhafi sont-ils plus émouvants que ceux ayant lieu actuellement en Côte d’Ivoire ? L’intervention militaire n’est-elle pas intéressée ?

Rappelons quelques souvenirs enfouis : alors qu’en 2007, ce dernier « ne voyait pas pourquoi » recevoir Kadhafi pouvait choquer, que de cette rencontre il n’était question que d’enjeux économiques (pétrole, gaz, deux énergies dont la France ne dispose pas) et politiques (freiner les flux des migrants africains) qu’il semblerait qu’il ait financé l’UMP d’après un fils du colonel... etc. La construction de la figure du mal est bien ficelée, avec comme modèle médiatico-historique Saddam Hussein et Ben Laden. En France, cela correspond à la figure de l’arabe, « menaçant » depuis le début des années 80, sur une échelle beaucoup plus large, diffuse et pernicieuse car engendrant un racisme devenu quasi ordinaire. Dans le cas actuel, le terme « génocide » était abusivement employé par les médias de masse pour désigner la répression.

Cette guerre, qu’on se le dise, est de même nature que celles menées en Irak ou en Afghanistan par exemples, c’est-à-dire une guerre de conquête et de pillages. Que veulent Sarkozy au fond ? Consolider les réseaux françafricains ? Veut-il trouver le moyen de faire diminuer le chômage et de relancer la machine, comme au casino, même si c’est moins marrant ? Vient-il d’officialiser de manière fracassante sa candidature aux élections présidentielles de 2012, au moment où personne n’ose s’afficher UMP par honte, par peur ou les deux ?

Aussi, cette guerre est l’occasion de voir les ténors de l’oligarchie française au premier plan : les fabricants d’armes comme Dassault ou Lagardère fournissant les moyens à Kadhafi d’un jour ou l’autre s’en servir contre son peuple, fomentant du même coup un « auto-génocide », étant lui-même très isolé... Absurde ! Ou contre un autre peuple ! L’hypocrisie occidentale s’indignera ! Et l’attaquera au nom d’une politique agressive et rompant les accords internationaux ! Cela ne vous rappelle rien ? L’affaire étant tellement bien ficelée que Sarkozy s’appuie sur la crème de l’économie « made in France » : Dassault et Lagardère (ou d’autres peu importe) arment la Libye, celle-ci s’embrase, ils arment la France, et impose leur consensus va-t’en-guerre via leurs médias (à eux seuls, les deux hommes possèdent plus de 70 pour 100 de la presse française ! ) contre Kadhafi, après s’être fait des choux gras sur les révoltes tunisiennes, égyptiennes...etc. La figure du traître n’est plus d’ordre politique actuellement, le libéralisme a imposé l’ordre strictement économique, et à tout prix : Kadhafi un jour allié économique de l’Élysée se faisant bombardé par cette même alliance quatre ans après.

Ainsi, le consensus interventionniste établit, les peuples émus et troublés par les déclarations délirantes du colonel aux RAYBAN et contents que le plus américain des présidents français mène le bal, sortent frileusement de leurs apathies, et intrigués par les bouleversements arabes ils commencent à s’indigner. « Aux armes de destruction massive » s’est substitué le « génocide » et le tour est joué. Alain Juppé jubile ! Lui qui est probablement le mieux placé pour parler de financements de partis politiques et donc donner des leçons démocratiques ! (mais c’est une autre histoire, hum.) Car ce qui est à l’œuvre actuellement en Libye est tout sauf une guerre révolutionnaire : Sarkozy n’a pas troqué son béret de CRS contre un béret du Che ; ce qui motive cette intervention est la crainte d’une ré-appropriation des moyens de production du gaz et du pétrole par la population, doublé d’une peur paranoïaque de manipulation des forces islamistes. Ce qui apparaît clairement est donc : l’Union européenne n’existe pas, d’ailleurs Sarkozy n’a pas demandé l’accord populaire (ce qui est dérangeant quand on va exporter la démocratie), elle se découvre des pouvoirs d’intervention à l’américaine, hors de ses terres. La dernière intervention de ce type ( d’« humanisme militaire » ou d’ »impérialisme humanitaire » ) remonte à la guerre du Kosovo et l’Europe porte encore en son sein les traces de cette guerre atroce. Ce qui existe en Europe, ce sont des intérêts des multi-nationales avides de tirer profit de cette barbarie, et de s’approprier l’énergie nécessaire aux démocraties dévorantes. Il s’agit, ainsi, d’accroître le fossé existant entre les démocraties « civilisées » du nucléaire et les dictatures « barbares » car arabes...

Pourtant cette « consensusalisation » de la France et d’une petite minorité d’Etats européens (Espagne, Italie, Royaume-Unis et Allemagne) a été un véritable rouleau compresseur d’information, le trop-plein favorisant une amnésie collective énorme. Les guerres « préventives » d’Irak et d’Afghanistan ne sont toujours pas finies, et « la guerre comme politique étrangère des États-Unis » est en passe de devenir le futur modèle politique de l’Europe forteresse, dans les limites que lui poseront les États-Unis, sous l’impulsion d’un ou deux coqs comme Sarkozy ou encore BHL. Ce dernier ayant bénéficier d’une médiatisation d’exception dans le système propagandiste machiavellement réformé, pour plus de « transparence »...

L’Europe veut consolider son mur invisible en contrôlant les migrations de populations sub-sahariennes. Elle payait jusqu’alors le colonel pour « juguler » les migrants. Inutile de décrire les conditions dans lesquelles sont sous-traitées ces populations (puisque monnayées), la France, la Belgique, et d’autre États européens ne veulent déjà pas voir comment ils traitent eux-mêmes les « sans-papiers ». C’est une des limites de la démocratie exportable, mais elle est fondamentale dans un moment où les exilés climatiques vont affluer. C’est aussi une question dont on entend jamais parler BHL ou d’autres intellectuels de gouvernement, ou encore du mur de la haine en Palestine.

Quoi de plus naturel en politique, que lorsqu’un événement embarrasse, on veuille tourner la page médiatique coûte-que-coûte ? Quant aux révoltes arabes résonnent les casseroles Islandaises, les insurrections anglaises, françaises, italiennes, américaines, et j’en passe, passées sous silence, il requiert de la « responsabilité » d’un bon patriote d’écrire, très vite, une nouvelle histoire dépoussiérant les souvenirs de la précédente, pour qu’elle devienne « de l’histoire ancienne ». On redonne alors un coup de pouce aux amis milliardaires des médias. L’événement embarrassant dont je veux parler, ce n’est pas la bonne vielle peur de « contamination » communiste (« voyons, c’est la fin de l’histoire », haha les cons), non non, là c’est tout chaud ! C’est la contamination radioactive de Fukushima due au séisme de Tokyo. Il est clair qu’en ce moment où les politiques les plus « responsables » de la planète font l’autruche quant à la dévastation de la planète (qui leur appartiens, c’est bien connu, et pis comme dirais l’autre « l’écologie ça commence à bien faire » haha) en capitalisant sur le « développement durable », sans rien changer aux problèmes qui viennent, c’est une question de vie ou de mort de l’industrie nucléaire française (1ère productrice mondiale) et donc du pouvoir politique, de faire changer les « Unes ». Here comes Story-telling ! On remarque que les intérêts publiques et économiques ont tendance à se substituer : les gens importent moins dans l’action des « démocrates » que les actions dans les cours de bourses !

En conclusion, il est utile de rappeler que l’intervention militaire européenne est sous commandement américain, les États-Unis ne pouvant « se battre sur tous les fronts » ! Tiens, tiens, non seulement l’Europe prouve qu’elle n’est pas capable (ou n’a pas le courage) de se gouverner elle-même, mais en plus la tutelle américaine par son « excuse » légitimerait les autres guerres préventives ? C’est étrange et désespérant de voir comment l’ « exportation » de la démocratie, s’accompagnant toujours de massacres atroces de civils, de dévastations écologiques... etc, n’a pour seul moteur que la haine de la démocratie, c’est-à-dire du et du pouvoir et du droit du peuple Libyen à disposer de lui-même. Il semblerait que le libéralisme économique a ses raisons que la raison ignore ; et qu’il rendre fortement aveugle et sourd par la même occasion !

post de Jbb - piqué chez A.11

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