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21/02/2012

DE QUELQUES TECHNIQUES « MODERNES » POUR EMBASTILLER…

à lire sur le site de l'OCL

Extrait :

Un antiterrorisme en plein… boom !

La politique sécuritaire actuelle qui sévit en France comme ailleurs dans le monde, en particulier parce que la « crise » économique entraîne une contestation grandissante, traduit la volonté pour les tenants du système de criminaliser toujours davantage les personnes qui se mobilisent contre l’ordre établi – jusqu’aux classes moyennes en voie de précarisation, ciblées dès lors qu’elles « s’indignent » contre le sort qui leur est fait. Après avoir peaufiné les méthodes coercitives dans les cités populaires, le champ répressif s’est ainsi élargi à la jeunesse lycéenne et estudiantine. De là l’adoption d’une panoplie de lois sécuritaires, soutenue par une intense propagande médiatique – et le rapide glissement du sécuritaire à l’antiterrorisme, grâce à l’étiquetage « ultra-gauche » par lequel le pouvoir forge comme bon lui semble l’image d’un ennemi invisible et diffus, donc d’autant plus dangereux (6). En juin 2008, le rapport de la Direction centrale des renseignements généraux intitulé Du conflit anti-CPE à la constitution d’un réseau préterroriste international : regards sur l’ultragauche française et européenne énumérait toutes les actions attribuées à la « mouvance anarcho-autonome » en assurant : « Les faits et comportements observés sur notre territoire sont similaires à ceux recensés à la fin des années 1970 qui avaient été précurseurs de la constitution du groupe Action directe. » De là les montages policiers et l’instrumentalisation politique de certaines affaires, comme Tarnac, sous les chefs d’« association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » ou de « dégradations en réunion en relation avec une entreprise terroriste » (Julien Coupat est ainsi resté en préventive plus de six mois, en dépit d’une mobilisation militante et du soutien de personnalités politiques et médiatiques). Le pas franchi entre le sécuritaire et l’antiterrorisme n’a rien d’anodin pour les personnes qui en subissent les effets, étant donné les moyens exorbitants que détiennent les juges antiterroristes (7). Les six inculpé-e-s qui vont passer en procès ensemble à la mi-mars, à Paris, pour quatre affaires regroupées par le juge Brunaud autour d’une dépanneuse de police ont été les premières à en faire la pénible expérience (on y reviendra dans un prochain CA). Elles ont effectué entre cinq et treize mois de détention provisoire, et sont restées ensuite sous contrôle judiciaire (avec interdiction d’entrer en contact entre elles pour la plupart et de sortir du territoire français sans autorisation, pointage une fois par mois au commissariat ou au tribunal, ainsi que suivi par un contrôleur judiciaire tous les mois ou tous les trois mois pour justifier de leurs activités professionnelles). Aujourd’hui, l’antiterrorisme a sa police, sa section spéciale au parquet… et ses dispositions réglementaires. La circulaire (parue le 13 juin 2088) de Rachida Dati, alors ministre de la Justice, a en effet élargi le champ des poursuites en matière de terrorisme, au prétexte d’« une résurgence de faits en lien avec la mouvance anarcho-autonome » et de violences commises « à l’occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou des étrangers en situation irrégulière ». Cette circulaire, qui demande aux parquets locaux confrontés à de tels faits et violences d’« informer dans les plus brefs délais la section antiterroriste du parquet de Paris […] pour apprécier de manière concertée l’opportunité d’un dessaisissement à son profit », a donné à la police (en particulier la brigade anticriminalité) un sentiment de toute-puissance dont elle use et abuse depuis : interventions brutales en de multiples occasions avec flashballs, tasers, etc. ; fouilles non autorisées ; provocations afin d’inciter à l’outrage et de pouvoir inculper pour rébellion… Il s’agit d’instaurer un climat de peur et de pousser à la faute (voir, pour un bref historique,http://www. lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/57636/date/2011-01-19/article/lultragauche-nouvelle-menace-pour-la-police-antiterroriste/ ; mais aussi, pour ce qui tend à devenir du quotidien basique, par exemple http://www.fsl-nancy.fr/qui-nous-pr...). Désormais, des enquêteurs de la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle travaillent sur les dégradations de distributeurs bancaires, les collages d’affiches ou les occupations d’agences commerciales par des « anarcho-autonomes ». Ils appuient leurs recherches sur des photos de militant-e-s – identifié-e-s par la Direction centrale du renseignement intérieur et la Direction du renseignement de la préfecture de police en région parisienne – qui proviennent pour beaucoup des manifs organisées en soutien aux affaires de Tarnac et de la dépanneuse de police à Paris. Les personnes suspectées, souvent interpellées au hasard et mises en garde à vue sans suite, se voient demander leur ADN ; et leur fréquent refus de ce prélèvement entraîne une perquisition à leur domicile (visant à le collecter contre leur gré sur leurs affaires)… et un procès.

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18/02/2012

« On vous laisse entre vous » : retour sur le procès des meurtriers d’Hakim Ajimi

Le verdict n’est pas encore rendu, mais il est déjà acquis que le procès des policiers responsables de la mort d’Hakim Ajimi – mort étouffé le 9 mai 2008 à Grasse – a tourné au simulacre de justice. D’accusés, les policiers sont rapidement passés au statut de victimes ; tandis que la vraie victime, celle qui y laissa sa vie, était rabaissée au rang de délinquant psychotique. Retour sur le procès.

Quatre ans après la mort d’Hakim Ajimi, étranglé par la police le 9 mai 2008 à Grasse, le procès des responsables de sa mort s’ouvrait enfin. Quatre ans qui n’auront pas suffi à « apaiser les esprits ». Mais qui permettront au président de minorer le poids de témoignages accablants pour la police, au nom de la mémoire tour à tour « vague  » ou « défaillante  » de ceux qui accusent les policiers. Un délai suffisant, aussi, pour que le tribunal mette les témoignages au second plan et se concentre sur le procès du bon usage des techniques d’immobilisation de la police. Quatre ans de luttes, de procédures coûteuses, au cours desquels la famille et les proches d’Abdelhakim Ajimi n’auront pas pu faire leur deuil. Quatre ans pour aboutir à une nouvelle hoggra, cette fois à travers les réquisitions d’un procureur qui le 19 janvier, au terme de quatre jours de procès, requiert des peines de prison avec sursis n’excédant pas 18 mois pour les 7 policiers impliqués.

la suite sur Article 11, 16 février 2012.

09:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/02/2012

Proces Noborder: "la justice c'est moi"

Rechtszaaltje-medium

Un an et demi plus tard le temps est venu de débuter un premier procès contre les militants du camp. Un responsable doit être trouvé, un délit a du être commis pour justifier toutes ces arrestations administratives arbitraires et les hospitalisations. Où sont ces dangereux terroristes qui rôdent au sein de Bruxelles? Bon, nous avons ces deux anglais qui se trouvaient à proximité de la cavalerie policière lors de la manifestation du 26 septembre aux alentours du centre fermé 127 bis au moment où un policier est tombé et a reçu un coup de son cheval. Le policier en question a même eu une incapacité de travail de plusieurs jours semble-t-'il. Nous ignorons si le cheval a été également traumatisé. A ce moment la, les deux anglais ont été tirés dans la boue par la police et l'un d'eux est tombé inconscient sous les coups. Mais ont ils utilisé des pouvoirs diaboliques pour inciter cette rébellion chevaline?

C'est ce que la glorieuse Justice a eu comme mission de découvrir dans la salle d'audience ce matin. D'abord la mise en scène. Pour s'assurer que la Justice puisse faire sa magie, il faut tout d'abord sécuriser la pièce, une vingtaine de policiers montent la garde. La salle d'audience est bien trop petite pour accueillir tous les soutiens qui sont venus en solidarité aux inculpés No Border. Certains soutiens sont restés à l'extérieur du palais de justice avec des tambours et des banderoles, offrant un divertissement aux usagers du palais de justice et l'opportunité d'une session photo pour une troupe d'élèves en visite. D'autres attendent devant la salle d'audience. Quatre sont arrêtés en possession de tambours dans l'enceinte du bâtiment. Quiconque voulant rentrer et voir la magie de la Justice sera fouillé, scanné, identifié, leurs noms notés.

A l'intérieur de la salle fermée hermétiquement, deux clowns jouent leurs rôles de protagonistes sur l'estrade. D'abord nous vous présentons le procureur du roi, du nom de Monsieur Lempereur. Monsieur l'Empereur a une belle coiffe ondulée et une barbe désinvolte. Assis au grand prêchoir de la Justice, s'incline majestueusement, sourcille, rêvasse avec un regard lointain. Quand les arguments de la défense le perturbent, il sursaute et frémit légèrement dans une petite rage d'indignation vertueuse. Ou il s'incline à nouveau et feint le sommeil. Quand il prend la parole, il se lève et bombe la poitrine, puis se lance dans une performance oratrice. Il fait la morale non seulement aux accusés et ses avocats mais aussi à toute l'audience, en longueur et à répétition, sur nos droits et nos devoirs, le respect de l'ordre, et la sainte nécessité de la hiérarchie. Monsieur l'Empereur est un petit coq dans sa basse-cour.

Ensuite, nous avons notre juge, Monsieur le Président. Bien que techniquement le maître suprème de la salle d'audience, Monsieur le Président a malgré tout moins de grandeur que Monsieur l'Empereur. Il est petit, rond, chauve, à lunettes, et fondamentalement grincheux. Son rôle revient à écouter sagement, ne croisant aucun regard pendant que Monsieur l'Empereur continue son discours sur les devoirs, élaborant de grandes analogies sur le maintien de l'ordre et l'enseignement (un des inculpé étant professeur), donnant son opinion sur la situation en Syrie, ou brandissant une citation de Churchill. Il interrompt par la suite la défense à chaque fois qu'elle tente de parler de l'agressivité des méthodes policières ou tout ce qui pourrait "dévier des faits immédiats".

Venons-en aux faits. Le bureau du procureur fournit deux longues vidéos montrant la manifestation filmée par les hélicoptères et sur le terrain. Les deux accusés sont visibles durant toute la séquence. A aucun instant dans la vidéo ils s'attaquent à la police, à la cavalerie, ou participent à d'autres formes d'agressions. Monsieur l'Empereur l'admet. "Mais la vidéo ne prouve rien", explique- t-il (ce qui pose la question de la pertinence de l'utilisation des vidéos comme preuve), "ils ont peut-être été violents hors caméras." Effectivement, il y aurait des témoignages de policiers qui révèlent d'une certaine violence. Ou plus précisément il y a un flic qui témoigne que les inculpés se sont comportés de manière agressive. Ceci contredit directement sa précédente déclaration.

"En fait," continue Monsieur l'Empereur, "la question n'est pas si les accusés ont frappé quelqu'un ou non ou s'ils se sont comportés de manière agressive. Il est évident qu'une personne a été frappée (par un sabot de cheval), c'est également évident que les accusés étaient dans les environs au même moment, que les manifestants autour d'eux, que se soient les accusés ou d'autres, qui aient troublé le cheval, menant ainsi au traumatisme. Donc, les accusés présents dans les parages auraient pu faire peur à la cavalerie qui aurait pu entraîner le coup reçu par le policier. Dans tous les cas, précise Monsieur l'Empereur, pourquoi étaient-t-ils là? Et pourquoi n'ont ils pas simplement bougé plus rapidement lorsque qu'ils ont été repoussés par la cavalerie? Le simple fait d'être présents, de ne pas avoir décamper plus vite, est en lui même un acte de rébellion. Les droits viennent avec des obligations. Quand un flic à cheval te pousse, tu as le devoir de déguerpir. On nomme cela le maintien de l'ordre. Lorsqu'un policier te commande de quitter une manifestation, tu obéis immédiatement. Sinon c'est le chaos général.

Tout est chaos. Les accusés ont été hospitalisés suite à des coups de la police. Mais ceci n'a rien à voir avec l'affaire. Les coups, les arrestations arbitraires, les fouilles au corps ou les menaces de viols de cette semaine de septembre sont hors sujets. Monsieur l'Empereur est outré par cette impertinence de la défense. La raison de la manifestation, le souvenir de l'assassinat de Semira Adamou, est bien sûr aussi hors propos. Cette impertinence va jusqu'à endormir Monsieur l'Empereur. La réalité quotidienne des agressions policières dans les quartiers d'immigrés autour du camp No Border........ la défense ne va pas tenter de montrer le rapport avec cela. Il y a des violences qui pèsent, qui ont de l'importance, et d'autres qui n'ont aucun lieu d'être cités dans le monde des droits et des devoirs de cette petite salle d'audience. "Alors envoyez un communiqué de presse" réplique Monsieur le Président, "car cela n'a rien a voir avec moi." Ici c'est ma salle d'audience, dit-il. Ce qui veut dire que ce sont mes 20 policiers dehors avec leurs pistolets. Ces policiers avec ces pistolets donnent à Monsieur l'Empereur et à moi-même le droit d'être deux petits coqs, et vous avez le devoir de la fermer et d'obéir. Maintenant sortez.

La peine demandée est un an de prison avec sursis. La décision sera prononcée le 7 Mars.

via http://bxl.indymedia.org/articles/3760

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05/02/2012

dimanche 12/02/2012 - Manifestation contre la venue de Marine Le Pen à Strasbourg

Le Front National et Marine Le Pen au service de la casse sociale. 

Danger pour les libertés 


Désindustrialisation, délocalisations, flambées des prix, dégradation des services publics, mais les profits versés aux actionnaires s’envolent ! Les défis concernant l’environnement ne sont pas pris en compte.
Nous sommes victimes de la politique néolibérale qui profite aux plus riches.

Pour capter une partie de l’électorat appauvri, déclassé et en colère, le FN, tient un discours social. C’est une imposture. Le 22 octobre 2010, en pleine lutte contre la casse des retraites, Marine Le Pen déclarait : «Voilà deux semaines que la France s’installe dans le chaos, entre grèves, manifestations et blocus… La tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers». Elle projette de supprimer syndicats et acquis sociaux. Quelles sont les références de l’extrême-droite ?
En France la collaboration avec le nazisme, la tentative de coup d’Etat de l’OAS... Et ailleurs la dictature de Pinochet ou des colonels grecs …

Marine Le Pen utilise comme son père la peur, prône une France xénophobe refermée sur elle-même et désigne de faux responsables aux problèmes : les étrangers, les musulmans…
Prétendre, comme l’a claironné son père durant des dizaines d’années, que nous sommes face à une invasion massive d’immigrés est une des contre vérités du FN : il n’y a en France qu’un immigré de plus par an pour 650 habitants. Marine Le Pen parle du « coût de l’immigration », mais, la différence entre ce que les immigrés versent à l’Etat et ce qu’ils en reçoivent représente un gain pour l’Etat de 12,4 milliards d’euros. Il y a en France 2,9 millions d’étrangers; par ailleurs vivent et travaillent à l’étranger 2,5 millions de Français.
Le FN met en avant la «priorité nationale» qui comme «la préférence nationale» établirait un apartheid. Le national-socialisme avant 1933 avait mis en avant le social en faveur des Allemands pour se muer rapidement en dictature sanguinaire.

Le FN est aussi contre le remboursement de l’IVG, il veut mettre le Planning Familial au pas, il est pour le renvoi de la femme au foyer.
Il est pour la restriction des libertés notamment des jeunes, pour une sélection accrue des étudiants, pour une éducation rétrograde.
Il pratique l’intolérance au niveau culturel et de la presse, bien visible déjà où le FN a dirigé une mairie.
Son entourage est révélateur avec le GUD (violent groupuscule d’extrême-droite dont l’ancien leader Frédéric Chatillon est à présent directeur de campagne de Marine Le Pen), avec les intégristes catholiques.
Il soutient des dictatures, veut réintroduire la peine de mort.

La perspective d’une alliance à droite entre un FN « relooké » par Marine Le Pen et l’UMP est en chantier.
Le «projet pour la France» de Marine Le Pen, n’est pas la solution pour sortir de la crise.
Ce projet prépare le terrain à la poursuite et à l’aggravation des méfaits de cinq ans de sarkozysme.

Le 12 février à 15h Marine Le Pen tient un meeting au PMC à Strasbourg.


Pour dire non aux idées d’extrême-droite, 
pour les libertés, la justice, l’égalité et la fraternité, 

manifestons ensemble le dimanche 12 février ! 

Départ place Kléber à 14h30. 



"Collectif Justice et Libertés" et "Collectif D'ailleurs, nous sommes d'ici" 

Initiative soutenue par :

Amis du peuple kurde, ATMF 67, ATTAC-Strasbourg, Cercle Menachem Taffel, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix, FSU 67, Jeunes Communistes 67, MRAP-Strasbourg, Mouvement de la Paix 67, NPA 67, PCF 67, PCOF 67, Parti de Gauche 67, Planning Familial 67, Ras l'front, Sud - Etudiants, Union Juive Française pour la Paix 67, UNSA - Education, UD CGT du Bas-Rhin, Calima, Jeunes Ecologistes d'Alsace...

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04/02/2012

MERCREDI 8 FEVRIER 2012 - RASSEMBLEMENT de soutien à deux activistes du camp No Border à Bruxelles

Audience de deux inculpés militants solidaires en correctionnelle

 
Au cours de la semaine du 26 septembre au 1 octobre 2010 s'était tenu un camp No Border à Bruxelles.  Ce camp s'inscrivait dans la tradition des camps No Border organisés à travers le monde depuis les années 90. Ni cadre normatif, ni organisation il s'agissait avant tout d'une rencontre, d'une convergence de luttes visant à obtenir la fin du système des frontières qui divise tous et toutes.
 
Les revendications de base étaient les suivantes
·                 Personne n’est illégal !
·                 Ni frontières ni nations !
·                 Les mêmes droits pour toutes et tous !
·                 La liberté de circulation et d’installation !
·                 Contre les systèmes capitalistes et autoritaires qui entraînent exil forcé, guerres et misères
 
Mais c'était sans compter sur la répression massive et violente qu'allaient subir les personnes qui souhaitaient y participer d'une quelconque manière.  Pas moins de 400 arrestations dites préventives et des violences policières inouïes ont perturbé l'expression libre de ces idées.
 
Voici que maintenant l'Etat se met à poursuivre devant la justice deux participants de ce camp en les accusant du chef de "rébellion".
Coquilles vides que ces dossiers de plaintes qui permettent de les traîner devant le tribunal correctionnel et ce malgré de nombreux propos contradictoires qu'ils contiennent !
 
SOYONS SOLIDAIRES ET EN NOMBRE 
 
RENDEZ-VOUS à 8.30 heures devant le Palais de Justice de Bruxelles (Place Poelaert)
 
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 PROTESTBIJEENKOMST ter ondersteuning van 2 activisten van het Noborderkamp in Brussel
WOENSDAG 8 FEBRUARI 2012
Twee solidaire activsten zijn beschuldigd en komen voor de correctionele rechtbank
woensdag 8 februari 2012
In de week van 26 september tot 1 oktober 2010 ging in Brussel een NoBorderkamp door. Dit kamp kaderde in een traditie van NoBorderkampen die sinds de jaren '90 over de hele wereld doorgaan. Zonder normenkader of organisatie, is het vooral een ontmoeting, een convergentie van de strijd voor de afschaffing van het systeem van de grenzen die ons allen verdelen.
De basiseisen waren de volgende
 
·Niemand is illegaal !
 
·Geen grenzen geen naties !
 
·Dezelfde rechten voor iedereen !
 
·Vrijheid van verkeer en vestiging !
 
·Tegen de kapitalistische en autoritaire systemen die gedwongen verbanning, oorlog en ellende veroorzaken !
 
Maar de mensen die op een of andere wilden deelnemen kregen te maken met een massale en gewelddadige repressie. Niet minder dan 400 zogezegd « preventieve » aanhoudingen en ongehoord politiegeweld hebben de vrije meningsuiting onmogelijk gemaakt.
Vandaag heeft de Staat zich voorgenomen om twee deelnemers aan het kamp te vervolgen wegens « weerspannigheid ».
De klachtendossiers die blijkbaar volstaan om hen voor de correctionele rechtbank te dagen zijn een lege doos en staan vol tegenstrijdigheden !
WEES SOLIDAIR EN KOM TALRIJK
AFSPRAAK om 8u30 voor het Brusselse Justitiepaleis, Place Poelaert Plaats
woensdag 8 februari 2012
 
Ci dessous déclaration FR et EN
 
Rassemblement de solidarité pour les camarades du camp
No Border en procès
 
 
Le 8 février 2012 de l'Etat belge tient son premier procès politique contre des personnes accusées de «crimes» pendant le camp No Border de Bruxelles en 2010.
 
Deux camarades sont poursuivis pour des faits qualifiés de «rébellion armée» et de «rébellion» liés aux manifestations et arrestations de masse durant la semaine du camp No Border.
 
Le 26 septembre 2010 environ 150 personnes se sont rendues pour manifester devant la prison des migrants, le centre fermé 127bis à Steenokkerzeel, témoignant ainsi leur solidarité avec les migrants enfermés uniquement parce qu'ils sont dépourvus des documents nécessaires pour un séjour parmi nous.
La police a devant le centre, attaqué la foule avec des chevaux et des matraques, certains manifestants ont été frappés sont tombés inconscients et/ou ont été hospitalisés. Mais alors que la police agit avec impunité, deux manifestants, dont l'unE a même fait un séjour à l'hôpital avec un traumatisme crânien, sont actuellement menacés de peines de prison pour «rébellion», accuséEs d'être responsables d'une manière ou d'une autre de blessure à un agent de police qui a été botté par un cheval de police.
 
Le 29 septembre à Bruxelles on se rappelle que la police a arrêté préventivement plus de 300 personnes en route vers une manifestation syndicale. Les personnes ont été arrêtées, traînées dans la rue, le métro et les bus, et ensuite enfermées pendant 8 heures sans inculpation.  Elles ont été ensuite photographiées de force avant d'être libérées. Certaines ont été battues, agressées sexuellement, enchaînées à des radiateurs, et menacées de viol. Un de nos camarades est également accusé d'un second fait de «rébellion» pour avoir prétendument résisté lorsqu'il a été poussé contre un mur par six policiers, photographié de force, puis battu et envoyé à l'hôpital.
 
La vérité concernant la «violence» au camp No Border, c'est que ce sont les forces de l'ordre qui ont brutalement attaqué les gens pour avoir osé s'exprimer. Bien sûr, pas un de ces policiers ou supérieurs ne sont confrontés à un procès!
 
L'Etat essaye de dissimuler ses agissements en trouvant des boucs émissaires qu'il tente de dépeindre comme de dangereux "rebelles".  Ils ont été épinglés comme de supposés "organisateurs" du camp No Border ; en fait, cela aurait pu être n'importe lequel d'entre nous qui aurait pu se retrouver accusé de ces charges fabriquées.  En réalité, c'est la police et les autorités qui doivent répondre de leurs actes perpétrés au cours de la semaine à Bruxelles. Tout comme elles doivent répondre de leurs attaques quotidiennes contre des sans-papiers.
Nous n'accepterons pas la criminalisation de la protestation en Belgique. La répression ne fait que nous renforcer.  Nous n'accepterons pas la brutalité des politiques d'immigration racistes et meurtrières.  Nous resterons solidaires avec nos camarades pendant leur procès, comme avec tous les migrants, les prisonniers et autres personnes confrontées à la violence d'Etat.  La solidarité est notre arme. La liberté est notre cri.
 
Rejoignez-nous au Palais de Justice de Bruxelles, Place Poelaert à 8h30 le 8 février 2012 pour montrer notre solidarité et exigeons des comptes au forces de "l'ordre".
No Borders
 
 
 
 
Statement
 
Solidarity gathering for the No Border Camp comrades on trial
 
On 8 February 2012 the Belgian State holds its first political trials of those accused of "crimes" during the 2010 Brussels No Border Camp.
 
Two comrades are in court facing charges of "Armed Rebellion" and "Rebellion" relating to the demonstrations and mass arrests during the week of the No Border Camp.
 
On 26 September 2010 around 150 demonstrated at the migration prison 127bis in Steenokkerzeel (close to Brussels airport), showing solidarity with migrants locked up just for not having the right identity documents. The police attacked the crowd with horses and batons, demonstrators were beaten unconscious and hospitalised.  But while the police act with impunity, two demonstrators, one of whom was in hospital with head injuries, are now threatened with prison for "rebellion", accused of somehow being responsible for injuries to a police officer who was kicked by a police horse.
On 29 September Brussels Police preventively arrested over 300 people on their way to a trade union march. Demonstrators were dragged off the streets and buses, held for 8 hours without charge, and then forcibly photographed before being released. Some were beaten, sexually assaulted, chained to radiators, and threatened with rape. One of our comrades is also charged with a second count of "rebellion" for supposedly resisting being pushed against a wall by six police, photographed by force, then beaten and sent to hospital.
 
The truth about "violence" at the No Border Camp is that it was the forces of law and order who brutally attacked people for daring to speak up. Of course, not one of these police thugs or their commanders is facing trial.
 Now the State tries to cover up its actions by finding scapegoats it can paint as dangerous "rebels". They have been singled out as supposed No Borders "organisers": in fact it could be any of us facing these made-up charges.  The truth is that it is the police and authorities who need to answer for their actions that week in Brussels. Just as they need to answer for
 their attacks every day against sans-papiers.
 We will not accept the criminalisation of protest in Belgium. Their repression only makes us stronger. We will not accept the brutality of the racist and murderous immigration regime. We will stand by our comrades on trial, as we stand by all migrants, prisoners, and others facing state violence. Solidarity is our weapon. Freedom is our cry.
 
Come to the Palais de Justice of Brussels, Place Poelaert at 8h30 on 8 February 2012
to stand in solidarity with our comrades, and hold the forces of "order" to account.
No Borders.

mail du 3/02/2012

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30/01/2012

Appel à une Convergence NoBorders, Londres, du 13 au 18 février 2012

Le groupe NoBorders de Londres — en commun avec les étudiant-e-s de Goldsmiths et d'autres groupes — organisent une semaine de « convergence » à Londres, entre le 13 et le 18 février 2012. Le but est de se rassembler, pour partager connaissances et expériences au sujet de la liberté de circulation et des restrictions qui l'entravent, pour diffuser nos savoirs, pour se connecter, pour élaborer des stratégies et pour agir. Nous entendons ainsi créer un espace temporaire favorisant la production de discours et de pratiques dirigées contre l'idée même de gestion des mouvements des individus via les contrôles aux frontières.

Pourquoi une convergence

Alors que la crise économique mondiale devient de plus en plus profonde, qu'un chaos climatique incontrôlable ainsi que des crises énergétique et alimentaire se font de plus en plus menaçants, les frontières de l'Europe sont fortifiées encore davantage, pour protéger les intérêts des quelques privilégié-es aux dépends du reste de la population. Toute une série de développements inquiétants sont observables : système discriminatoire de visa « à points » pour les étudiant-e-s étrangèr-e-s et les personnes qui migrent pour travailler, utilisation accrue des détentions et expulsions, qui plus est dans des conditions inhumaines, opérations de type militaire dans la mer Méditerranée pour intercepter les bateaux de migrant-e-s, conduisant souvent à des tragédies mortelles, surveillance high-tech et collecte de renseignements, externalisation des frontières de l'Europe par la corruption des pays voisins afin de les amener à se comporter comme une police des frontières pour l'Union Européenne, etc. Pour la plupart des migrant-e-s de l'hémisphère sud, l'Europe ressemble de plus en plus à une forteresse et à un camp de travail.

Au même moment, une vague de mouvements populaires dans le monde entier exige des changements radicaux dans le système économique et politique actuel, responsable de la souffrance de la majeure partie des populations du monde. Des soulèvements arabes, en passant par les manifestations contestataires et les émeutes des étudiant-e-s et travaileurs/travailleuses, jusqu'aux occupations anticapitalistes dans les « démocraties » occidentales, de plus en plus de personnes réalisent que ce mode de fonctionnement n'est plus tenable, et sont en train de prendre les choses en main. Les luttes des migrant-e-s font aussi partie de cet éveil, et l'idée même de l'Europe est en train d'être redéfinie en conséquence des luttes et du développement des nouvelles politiques mentionnées précédemment.

Tout comme le capital, les ressortissant-e-s nationaux/nationales de l'Union Européenne et des autres pays du « premier monde » sont libres de voyager où ils et elles le souhaitent. Cependant, les personnes qui sont situées du mauvais côté de frontières artificiellement érigées, dont les pays sont souvent déchirés par les conquêtes capitalistes et impérialistes, sont rendues illégales, criminalisées et empêchées de réaliser ce que l'espèce humaine fait depuis des milliers d'années : se déplacer, pour espérer trouver une vie meilleure, pour échapper à la pauvreté, aux abus, discriminations, persécutions, oppressions de genre, guerres etc. Le droit de chacun-e à voyager et vivre où il/elle le souhaite est refusé à ceux et celles qui ont la « mauvaise » couleur de peau, le « mauvais » passeport ou le « mauvais » compte en banque.

Ce système fondamentalement raciste de contrôle des frontières ne se contente pas de créer des hiérarchies de « bon-nes » ou « mauvais-es » migrant-e-s, utiles ou indésiré-e-s. Il soumet aussi les personnes rendues « illégales » à la répression et à l'exploitation, légitimées par une rhétorique politique et une couverture médiatique de plus en plus racistes et droitières.

Quoi, où, quand

La convergence No Borders, qui se tiendra à Londres du 13 au 18 février 2012, comprendra des séminaires et des ateliers sur un grand nombre de sujets : de la détention des migrant-e-s aux expulsions forcées, des politiques migratoires de l'Union Européenne et de son agence sur les frontières (Frontex), en passant par le racisme institutionnel et la prestation des services publics, l'exploitation des migrant-e-s travaillant et étudiant, juqu'aux camps No Borders, à la solidarité radicale, à l'action directe et à bien d'autres choses encore.

Cependant, nous ne voulons pas juste parler ; nous espérons que durant cette semaine, des personnes se rassembleront pour s'organiser et agir contre différents aspects du régime des frontières, à Londres et dans les environs.

Cette convergence sera ce que les participant-e-s en feront, mais nous aimerions qu'elle soit un laboratoire d'idées, de discussions et d'actions radicales ; une convergence de nombreuses personnes différentes mais rassemblées par une lutte commune contre les frontières, intérieures et extérieures.

Rejoignez-nous à Londres du 13 au 18 février 2012. Nous nous efforcerons de mettre en place un lien vidéo pour que les personnes qui ne peuvent pas venir puissent quand même suivre et participer aux discussions. Plus d'informations et de détails ici.

Liberté de circulation et égalité des droits pour tou-tes!

 

via noborders.org.uk

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28/01/2012

"Les marchands de peur" en débat - Mardi 31 janvier, à 20 h 45, au théâtre Na Loba

Mardi 31 janvier, à 20 h 45, au théâtre Na Loba, Les amis du Monde diplomatique, en partenariat avec la mairie, présentent : "Les marchands de peur", avec Mathieu Rigouste, chercheur en sciences sociales rattaché à Paris VIII.

Après une première venue dans la commune, en 2009, pour alerter sur l'utilisation du concept d'"ennemi intérieur" dans le fonctionnement de la police, le jeune sociologue est de retour pour dévoiler les manoeuvres de ceux qui théorisent et contribuent à la mise en place d'un système répressif critiquable...

«Du haut de la chaire qui lui a été créée sur mesure au conservatoire national des Arts et métiers par Nicolas Sarkozy, expliquent Les amis du Monde diplomatique, Alain Bauer entend promouvoir la ' criminologie' en France. La conquête d'une position académique apparaît comme la dernière victoire de cet ancien consultant en sécurité urbaine, conseiller écouté d'élites politiques, de droite comme de gauche, et chéri des médias. L'ouvrage de Mathieu Rigouste permet de comprendre cette ascension apparemment irrésistible. Elle repose sur un système d'échanges, de dons et de contre-dons, avec une série d'autres personnages que l'auteur regroupe sous le label de ' bande à Bauer'. Si l'on peut émettre quelques réserves sur le cadre général d'explication, ce livre n'en reste pas moins un passionnant voyage dans l'univers des ' marchands de peur', pour qui ' la sécurité globale' sert de substitut à l'anticommunisme de naguère".

 

piqué au tas sur lindependant.fr - 28/01/2012

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Quand Nestlé faisait espionner Attac

Entre 2003 et 2008, dans le canton de Vaud, en Suisse, deux employées de l’entreprise de sécurité privée Securitas ont infiltré et espionné, pour le compte de Nestlé, la section locale de l’association altermondialiste Attac, qui préparait un livre consacré à la multinationale. Après le procès au pénal, en 2009, qui s’était conclu par un non-lieu, l’affaire était jugée au civil cette semaine. Compte-rendu d’audience.

par Arnaud Crevoisier et Yanik Sansonnens, vendredi 27 janvier 2012

Le procès au civil de l’affaire du « Nestlégate » s’est ouvert mardi 24 janvier à Lausanne. Neuf plaignants, membres de l’organisation altermondialiste Attac, réclament à la multinationale et à l’entreprise de sécurité privée Securitas une indemnité de 27 000 francs suisses (22 000 euros environ) et la publication du jugement dans la presse.

Ecrivain et membre fondatrice d’Attac, Susan George est l’une des parties au procès. Pour l’intellectuelle franco-américaine, il faut que justice soit rendue : « La Suisse, un pays garant des libertés individuelles et chantre de la démocratie, ne doit pas permettre à Nestlé d’utiliser des méthodes moralement et légalement répréhensibles. Dans cette affaire, nos libertés d’opinion et d’expression ont été bafouées. Si Nestlé peut agir comme bon lui semble en Suisse, nous ne sommes plus en démocratie. »

Les faits remontent à l’automne 2003. Sous le pseudonyme de Sara Meylan, une employée de Securitas rejoint la section d’Attac Vaud, alors en pleine préparation du livre Attac contre l’empire Nestlé. Ayant gagné la confiance du groupe, elle participe à plusieurs réunions, où elle a accès à des documents confidentiels. Elle livre à Nestlé des comptes-rendus détaillés des discussions. Ses rapports mentionnent également des détails sur la vie privée des auteurs. Elle rédigera même un chapitre du livre en préparation. Peu après la révélation des faits, en 2008, une deuxième « taupe » de l’entreprise de sécurité sera confondue. Barbara Rimml, l’une des auteurs d’Attac contre l’empire Nestlé, rappelle qu’« une plainte a été déposée il y a trois ans. Tout a pris beaucoup de temps et j’espère que la justice fera son travail ».

Après les révélations de la Télévision suisse romande (TSR), à l’été 2008, une plainte avait été déposée au pénal. En juillet 2009, la procédure s’est conclue par un non-lieu. Le juge a en effet estimé que la seule infraction susceptible d’être poursuivie, à savoir une contravention à la loi fédérale sur la protection des données, était prescrite au bout de trois ans. Il n’a tenu compte que de la première espionne, qui a agi entre l’automne 2003 et l’été 2004, et n’a pas pris en considération la seconde « taupe », débusquée par Attac en septembre 2008.

Cette affaire représente-t-elle un cas isolé ou d’autres scandales couvent-ils ? Après le « Nestlégate », une autre infiltration d’un agent de Securitas avait déjà été révélée : à Lausanne, une jeune femme avait espionné durant plusieurs années le Groupe Anti-Répression (GAR), toujours pour le compte de Nestlé.

« Je serais très surpris si cette affaire était une exception. L’intelligence économique est si grande et les procédés utilisés par les multinationales sont tels qu’il y a aucune raison que Nestlé soit la seule. Des méthodes d’espionnage sont aussi utilisées dans des domaines plus sensibles comme le nucléaire ou les industries polluantes », affirme Jamil Soussi, avocat à Genève. En Suisse, le « Nestlégate » a été fermement condamné par bon nombre d’élus, sans pour autant qu’une réforme législative soit envisagée. Selon Me Soussi, « l’arsenal législatif est assez fort en Suisse. Le problème réside dans les moyens mis en œuvre pour traquer les espions, ainsi que dans la faiblesse des délais de prescription en général ».

Mardi, le procès civil s’est ouvert sur un petit coup de théâtre. Citée à comparaître comme témoin, S. J., l’une des trois employées de Securitas impliquées dans l’espionnage d’Attac Vaud, a refusé de se présenter à l’audience. Dans une lettre lue par le président du tribunal, elle invoque le « droit de garder le silence », craignant un « lynchage médiatique ». Elle estime avoir tout dit lors de son audition dans le cadre de l’instruction pénale. La supérieure des deux « taupes » s’est également désistée : invoquant à son tour le « droit au silence » dans une lettre lue à l’audience, elle dit se sentir menacée.

Les plaignants ont évoqué les séquelles psychologiques de l’affaire : méfiance, angoisse, sentiment paranoïaque d’être constamment surveillé. « Cette invasion de mon espace personnel et professionnel m’a profondément choquée », résume Susan George, auteure de la préface d’Attac contre l’empire Nestlé. « On éprouve une vraie terreur lorsqu’on réalise que des personnes en qui on a confiance nous trahissent », dit une autre plaignante. L’audition des témoins cités par Attac confirme le malaise durable suscité chez les personnes espionnées comme au sein de l’organisation. 

M. R., un ancien adjoint au responsable de la communication de Nestlé, prétend qu’il ignorait qu’un agent de Securitas avait infiltré Attac. De « Sara Meylan », qu’il a rencontrée, mais dont il dit ne pas avoir su le rôle exact, il affirme aussi n’avoir jamais lu les rapports : « Les seuls documents que j’ai vus étaient des parties de l’ouvrage en préparation. » Une assertion mise en doute par les déclarations de l’ancien secrétaire général de la multinationale, qui avait lui-même vent des comptes-rendus de Securitas : « Le service de communication recevait copie de ces rapports. Je ne sais pas si M. R. les a lus. »

La « taupe » a mis fin à sa mission
car elle n’avait « plus de vie privée »

Puis « Sara Meylan » elle-même fait son entrée. Me Rodolphe Petit, l’un des deux avocats des plaignants, s’étonne du foisonnement de détails dans certains de ses rapports, alors que la jeune femme ne prenait presque aucune note lors des réunions. Elle assure n’avoir « jamais enregistré quiconque » et avoir tout rédigé de mémoire. Elle reconnaît avoir établi un profil physique détaillé des rédacteurs du livre, mais se défend d’avoir ausculté leurs penchants idéologiques. « Je n’ai jamais cherché à établir des profils politiques. J’ai rapporté ce que les participants disaient. » Elle explique avoir mis fin à sa mission car sa double vie commençait à lui peser : « Je n’avais plus de vie privée. »

L’ancien directeur de Securitas avait donné son feu vert à l’infiltration d’Attac, menée par la section « Investigation Service », spécialisée notamment dans les enquêtes sur les fraudes aux assurances. Selon lui, c’est le chef de cette unité (il sera par la suite embauché par Nestlé) qui lui en avait soumis l’idée. Disant ne pas connaître S. J., la « taupe » infiltrée après « Sara Meylan », il déclare : « En septembre 2005, j’ai ordonné la cessation, à bref délai, des activités d’infiltration. Au 31 décembre 2005, lorsque j’ai quitté la société, ces infiltrations devaient être terminées. »

Dans sa plaidoirie, Me Petit exprime les sérieux doutes subsistant sur les activités postérieures de S. J. La jeune femme a en effet participé aux réunions et reçu les courriels du groupe d’Attac consacrés aux multinationales jusqu’en septembre 2008, tout en restant employée par Securitas. Il apparaît que jusqu’au début de 2008, elle a été rémunérée au même tarif qu’en 2005, avec des suppléments réguliers. Me Petit rappelle aussi l’existence d’un rapport d’octobre 2006 établi par sa supérieure après une réunion publique d’Attac. Conclusion : « La poursuite de la mission d’infiltration au-delà de 2005 paraît établie. »

A sa suite, Me Jean-Michel Dolivo balaye l’idée que les rédacteurs du livre consacré à Nestlé aient pu représenter une quelconque menace pour la multinationale, relevant qu’aucun rapport n’a accrédité cette thèse. « Il n’y a pas l’ombre d’un intérêt privé prépondérant qui justifiait l’atteinte à la sphère privée », souligne l’autre défenseur d’Attac.

C’est précisément ce que va tenter d’infirmer le défenseur de Securitas, Me Gilles Robert-Nicoud. Selon lui, Attac a mené dès 2003 une « campagne très agressive contre Nestlé », lors de conférences publiques, à l’occasion des manifestations contre le G8 d’Evian ou encore en distribuant des tracts lors des assemblées des actionnaires. « Face à cette campagne de dénigrement, il est compréhensible que Nestlé ait cherché à savoir quelles seraient les actions futures d’Attac », déclare l’avocat, qui dément que la préparation du livre ait été la cible de la mission d’« observation préventive ». Il soutient aussi que, du fait de leur engagement militant, les membres d’Attac « ne peuvent prétendre à une protection de la sphère privée aussi étendue que ceux qui ne participent pas au débat public ». S’appuyant sur le non-lieu auquel a abouti la procédure pénale, il accuse Attac de faire une « exploitation politique » de l’affaire.

Avocat de Nestlé, Me Christian Fischer s’emploie pour sa part à contester le caractère confidentiel des courriels échangés et réfute que Nestlé les ait reçus, affirmant en outre que « les rencontres ayant fait l’objet des rapports de Sara Meylan étaient ouvertes à tous ». Réplique de Me Petit : « C’est un prétexte que d’affirmer que la mission d’infiltration avait pour but de prévenir des atteintes aux personnes et aux biens. » Par ailleurs, de nombreuses pièces attestent « l’atteinte à la vie privée » des plaignants. Verdict dans quelques semaines.

Arnaud Crevoisier et Yanik Sansonnens sont journalistes pour le quotidien suisse d’information alternative Le Courrier.

 

via monde-diplomatique.fr - 27/01/2012

00:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/01/2012

28 janvier - Soirée soutien Noborder Calais, Oostende

Soirée soutien Noborder Calais, Oostende


Partout où il y a des prisons, des gens essayent de s'en évader. Partout
où il y a des frontières, des gens essayent de les traverser...

A Calais , à Ostende comme ailleurs sur les frontières de l'Europe
Forteresse, des personnes essayent de sortir de la prison de Schengen
(l'espace de « libre circulation » Européen) pour trouver un tant soit
peu d'espoir de vie ailleurs. Ces envies ou nécessités de voyage se
trouvent constamment opprimées par les forces policières ainsi que par le
fascisme et le racisme ambiant. Il y a un mois le corps d'un migrant a été
retrouvé mort sous un pont le visage complètement défiguré en ayant soit
disant tombé d'un pont, des compagnons sont quotidiennement humiliés par
contrôles de papiers, par la destruction de leurs tentes de survie et leur
expulsion des squats et autres lieux d'occupation.

A Calais, comme ailleurs des personnes s'organisent en solidarité avec les
migrantEs et contre toute forme d'enfermement. Afin de contribuer à la
diffusion de l'information sur ces luttes nous organisons une soirée
d'information et de concerts, ce 28 janvier au 47 chée de Wavre.

A partir de 18h, vous pouvez apporter deZ'euros ou du matériel (tentes,
sacs de couchages) mais surtout apportez vous cerveaux et vos cœurs
histoire de partager des expériences et des points de vues.


Au programme :


19h : Repas à prix libre

19h30 : projection de « Ce sont des Hommes » de Mathieu Quillet

+ Discussion et partage d'info's sur la situation à Calais et à Ostende
avec des personnes venant de Calais et de Ostende, ainsi que le réalisateur

21h30 Concerts avec projections de photos

Plus tard DJ Break that wall !!!!


Remarques importantes :

Après le tabassage d'un copain par les CRS , 4 migrants ont été condamnés
à 6 mois fermes pour avoir jeté des pierres sur les CRS. Une caisse de
solidarité pour les soutenir en prison est prévue en envoyant sur le
compte de Calais Migrant Solidarity communication « solidarité 4 inculpés


A partir de 15h vous pouvez passer au 47 pour y déposer tentes et sacs de
couchage

Vous pouvez trouver d'autres info's sur la situation à Calais sur Calais
Migrant Solidarity www.calaismigrantsolidarity.wordpress.com et envoyer
des dons sur le compte : GB11CPBK08005150073210 Bic : CPBKGB22

20:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/01/2012

Retrouvons-nous le mardi 31 janvier 2012 à 8h30 à Cherbourg pour soutenir les personnes poursuivies.

 

11:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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