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16/01/2012

Discours de Denis GODARD devant le commissariat du 3ème


discours de Denis GODARD devant le commissariat...

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09/01/2012

Tarnac : la justice enquête sur des écoutes illégales menées avant l’affaire du sabotage

C'est une nouvelle petite victoire pour les mis en examen de Tarnac (Corrèze), soupçonnés depuis novembre 2008 d'avoir saboté des lignes de la SNCF. Une information judiciaire a été ouverte dans l'affaire des écoutes sauvages de l'épicerie gérée par le petit groupe, un dossier annexe au sabotage.

La juge d'instruction de Brive-la-Gaillarde a estimé, le 3 janvier, qu'il y avait lieu à instruire sur le chef d'"atteinte au secret des correspondances" et d'"atteinte à l'intimité de la vie privée" que le procureur de la République souhaitait écarter. Pour Me William Bourdon, l'avocat de la société du Magasin général de Tarnac, qui avait porté plainte avec constitution de partie civile en février 2011, la justice rentre ainsi dans la "phase sombre du dossier".

Le 11 novembre 2008, neuf personnes appartenant à la mouvance "anarcho-autonome" sont interpellées à Tarnac (Corrèze) et Paris. Elles sont accusées d'avoir posé des crochets métalliques sur des caténaires pour désorganiser les lignes de la SNCF en octobre et novembre 2008. A l'issue de leur garde à vue, quatre d'entre elles sont remises en liberté, cinq sont placés en détention provisoire.

Tous sont mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste", sauf Julien Coupat, considéré comme le leader du groupe, qui est mis en cause pour "direction ou organisation d'un groupement formé en vue de la préparation d'un acte terroriste". Installé dans le petit village de Corrèze depuis le début des années 2000, le groupe s'occupe d'une épicerie-bar-restaurant et élève des animaux sur les 40 hectares de la ferme du Goutailloux.

La qualification terroriste des faits, le maintien en détention de M.Coupat jusqu'en mai 2009 sont largement médiatisés ainsi que le contrôle judiciaire strict imposé dans un premier temps aux remis en liberté. La fragilité des éléments à charge de ce que la ministre de l'intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, avait qualifié d'"opération réussie" dans le "milieu de l'ultragauche" est assez vite apparue. Notamment les accusations d'un témoin sous X, rapidement démasqué par la presse et qui aurait subi des pressions des policiers.

ZONES D'OMBRE

L'affaire des écoutes, quant à elle, est antérieure aux sabotages. Tout débute en mars 2008, alors que le groupe vit tranquillement à Tarnac. Gaëtan Fussi, l'un des cogérants de l'épicerie, qui ne sera pas concerné par l'affaire des sabotages, remarque que les télédéclarations de carte bancaire, par l'une des deux lignes téléphoniques du magasin, ne sont plus effectuées. La petite équipe se tourne d'abord vers sa banque. Après une série de tests et un changement de machine, toujours rien. Le problème vient de la ligne téléphonique.

Un technicien de France Télécom se rend sur place, le 4 avril. Et là, dans le local technique, surprise : un boîtier d'origine inconnue est branché, en parallèle de la ligne. M. Fussi plaisante : et si c'était la police? Le technicien répond, très sérieusement: "Ça se pourrait bien, je vais appeler mon chef, on verra bien." Après le coup de fil du technicien à son responsable, M. Fussi comprend qu'il s'agit bien d'un dispositif d'espionnage et le boîtier est débranché.

Le petit groupe a donc été écouté. Ce n'est pas forcément une surprise. En 2008, la mouvance de l'ultragauche fait l'objet de toutes les attentions du renseignement français. Trois membres du groupe de Tarnac sont fichés aux renseignements généraux dès 2002, après une occupation sur le campus universitaire de Nanterre; en 2005, la fiche de Julien Coupat est modifiée pour "mise sous surveillance"; en janvier 2008, enfin, Julien Coupat et sa compagne Yldune Lévy ont été signalés par le FBI après s'être soustraits à un contrôle d'identité à la frontière canadienne.

Pour autant, "aucun fondement juridique ne pouvait justifier une quelconque écoute", souligne Me Bourdon. L'enquête préliminaire pour "association de malfaiteurs à visée terroriste" n'a été ouverte par le parquet de Paris que le 16 avril 2008. Elle fait suite à un signalement du groupe au procureur par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire.

Sur quelles bases le groupe a-t-il été signalé à la justice, et donc surveillé de manière officielle, puis mis en cause dans l'affaire des sabotages de lignes SNCF? Si des écoutes illégales étaient à l'origine de ces procédures en cascade, c'est tout le dossier qui pourrait être touché.

Car l'instruction de Brive vient s'ajouter à une autre information judiciaire ouverte en novembre2011 par le parquet de Nanterre pour "faux et usages de faux en écriture publique" concernant un procès-verbal policier. Le "PV104" est une pièce majeure du dossier. Il s'agit du compte rendu de la filature de Julien Coupat et Yldune Lévy la nuit des sabotages sur les lignes de la SNCF, les 7 et 8 novembre 2008. Pour la police, il prouve que le couple se trouvait à proximité d'une des lignes sabotées, en Seine-et-Marne. Selon la défense, il est truffé d'incohérences, peut-être destinées à masquer la pose illégale – là encore – d'une balise sous la voiture de Julien Coupat.

Autant de zones d'ombre qui pèsent sur l'instruction principale concernant les faits de sabotage que le juge d'instruction Thierry Fragnoli devrait boucler dans les prochains mois, après d'ultimes auditions.

Laurent Borredon

 piqué au tas sur lemonde.fr - 09/01/2012

 

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05/01/2012

Justice de classe pour Xavier Mathieu : refus de prélèvement d'ADN = 1000 à 1500€ d'amende

Une amende de 1 000 à 1 500 euros a été requise, mercredi 4 janvier, contre Xavier Mathieu, le célèbre porte-parole des "Conti", syndicaliste CGT de l'ancienne usine Continental de Clairoix (Oise), lors de son procès devant la cour d'appel d'Amiens pour refus de prélèvement d'ADN. Le délibéré se tiendra le 3 février à partir de 9 heures.

Ce procès faisait suite à une première relaxe du syndicaliste en juin 2010, alors que le parquet avait requis une peine d'un mois de prison avec sursis. Ce dernier a ensuite fait appel de cette relaxe. Les faits datent de la condamnation de Xavier Mathieu à 4 000 euros d'amende par la cour d'appel d'Amiens pour avoir participé, avec des ouvriers de Continental, au saccage de la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009. Il avait alors refusé de se soumettre à un prélèvement d'empreinte génétique, comme l'exige la loi.

ENTRE 200 ET 300 PERSONNES POUR LE SOUTENIR

Un peu plus tôt mercredi, entre 200 et 300 personnes, dont de nombreux ouvriers de l'usine Continental de Clairoix, ont manifesté à Amiens pour soutenir Xavier Mathieu. Quatre candidats de gauche à l'élection présidentielle étaient présents. Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) et Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) ont défilé chacun de leur côté entre la gare d'Amiens et le palais de justice, où le cortège s'est arrêté à la mi-journée en attendant le début du procès du leader CGT des salariés de l'usine picarde. Côté PS, la sénatrice de l'Oise, Laurence Rossignol, était présente.

"Ce n'est pas la place des syndicalistes ou des faucheurs volontaires de se retrouver dans les fichiers. C'est la loi qu'il faut changer", a déclaré Eva Joly devant les manifestants. Pour Jean-Luc Mélenchon, "ce qui se joue ici, ce n'est pas une affaire locale. Il s'agit de la liberté, car si on accepte que, pour défendre son emploi, on soit demain traduit comme un délinquant, cela signifie que la liberté constitutionnelle de l'action syndicale est niée."

"COMBATS SOCIAUX D'AMPLEUR"

"Ces gens-là trouvent-ils normal que je me retrouve avec [Marc] Dutroux [condamné pour meurtres et actes de pédophilie en Belgique] dans un fichier ?", s'est interrogé Xavier Mathieu, combatif et ému par le soutien apporté par ses collègues de Continental et les candidats de gauche.

Ces derniers ont affirmé leur solidarité aux  "Conti", et plus largement aux salariés de l'industrie française luttant pour leurs emplois. "Cela montre qu'on ne pardonne pas à des gens qui se battent, a souligné Philippe Poutou. On aura besoin de mener des combats sociaux d'ampleur." Nathalie Arthaud, de son côté, a dénoncé "tous les moyens de pression pour que les travailleurs ne se défendent pas".

Après sa condamnation à 4 000 euros d'amende par la cour d'appel d'Amiens pour avoir participé au saccage de la sous-préfecture de Compiègne (Oise)? en avril 2009, Xavier Mathieu avait refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN. Une peine d'un mois de prison avec sursis avait été requise contre lui début mai. Il avait finalement été relaxé fin juin. Début juillet, le parquet de Compiègne avait interjeté appel de cette décision.

L'usine de pneumatiques Continental de Clairoix a fermé début 2010, entraînant la suppression de 1 120 postes. Au printemps 2009, un conflit social de plusieurs mois contre le projet de fermeture – dont M. Mathieu a été la figure emblématique – avait permis aux ouvriers d'obtenir des indemnités de départ extra-légales.

 

via lemonde.fr - 04/01/2012

11:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/01/2012

"Fafwashing"... la Nouvelle droite fait de l'entrisme à l'insu du plein gré de l'indignation

Les discussions apolitiques des Indignés se font souvent autour du thème de la "finance". Les informations trouvées ça et là, faisant fi de précautions minimales à propos des sources, auteurs, sites, cachent quelques fois des revendications occultées qui proposent des aspirations quelque peu plus complexes. C'est ainsi qu'on peut tomber "par hasard" sur le concept douteux de "démocratie réelle" d'Yvan BLOT, ici promu innocement sur le site des Indignés Strasbourg :

indignés,occupy,reopen,conspis

Yvan BLOT, personnage au passé politique quelque peu chargé (je te laisse libre de faire une recherche), intervient sous le titre : "débat en Etienne Chouard et Yvan Blot sur la démocratie réelle" qui est promu sur la chaîne Enquêtes & Débat , site qui comme tu le vois propose une large "ouverture apolitique" : de Dieudonné à Stéphane Hessel , et qui propose des thèses financières via des articles à tendances libérales de Damien Theillier,  Président de l'Institut COPPET...

 

coppet,institut, confusionnisme, entrisme, yvan blot


Mais tu penses bien qu'Yvan Blot n'a pas choisit de jouer la carte de l'apolitisme en cette journée du 11.11.11 à 11h :

yvan blot,synthèse nationale,11 novembre 2011

En fait, notre preux Yvan, comme la frange ultra de la Nouvelle droite, joue la carte Carl Lang :

 

carl Lang, synthèse nationale, spieler


Présidentielle 2012 : Carl Lang est candidat

Dans le ballet de la recomposition politique à l'extrême droite, une drôle d'alliance est née. Le Parti de la France (PdF) de Carl Lang, la Nouvelle droite populaire (NDP) de Roland Hélie et de Robert Spieler, et le MNR se lancent dans la course de 2012, à la présidentielle et aux législatives. Pour s'opposer à la candidature de Marine Le Pen, qu'ils considèrent comme "n'appartenant plus à la droite nationale". Jusque-là, rien d'étonnant puisque ces trois partis avaient lancé des listes communes aux régionales de 2010, en Lorraine et en Franche-Comté et travaillent ensemble. Mais il s'agit de pousser plus loin l'expérience, en montant une "confédération", utile pour bénéficier des remboursements des frais de campagne. Cette alliance était dans les tuyaux depuis début 2011. La création de cette "structure confédérale" et la candidature de Carl Lang à la présidentielle de 2012 ont été officiellement annoncées ce mardi 13 septembre.

Cette "confédération" intègre jusqu'à  l'Oeuvre française - Jérôme Bourbon, patron de Rivarol fait déjà campagne en ce sens- en passant par la NDP - Nationaliste révolutionnaire, proche des skinheads de Serge Ayoub - et le Parti de la France, plus catholique traditionnaliste.

Positionnement économique libéral

Si M. Lang refuse de se positionner par rapport à Marine Le Pen, il n'en demeure pas moins que la candidate du Front national est dans toute les têtes. D'ailleurs, Carl Lang a pris soin de souligner ses différences d'avec Mme Le Pen. "Moi, je ne suis pas à gauche d'Obama", faisant ainsi allusion à une déclaration récente de la présidente du FN.  Carl Lang dit être représentant de "la droite nationale", loin du "ni droite, ni gauche" lepéniste. Mais surtout, c'est sur l'Europe et les sujets économiques que les différences se font les plus marquées. Défendant l'entreprise, critiquant l'Etat interventionniste, Carl Lang se place plutôt dans un registre classique et traditionnel de l'extrême droite quand Marine Le Pen prône un "Etat fort".

Sur l'Europe, M. Lang se distingue du FN en indiquant que la sortie de l'UE déclencherait "le déclin inéluctable" de la France et aboutirait "à une situation d'isolement".  Idem sur l'euro. Il juge que si la monnaie unique "perdure", "la France doit rester dans la zone euro. C'est une erreur majeure. La sortie unilatérale verrait une augmentation de la dette, une hausse de tous les produits d'exportations dont le pétrole et une baisse du niveau de vie. Politiquement, tout se ferait autour de l'Allemagne. Il n'y aurait plus qu'un rôle de second rang pour la France".

En revanche comme à l'instar du FN, il prône un "partenariat privilégié avec la Russie". Pour M. Lang, celui ci se ferait avec une Europe des nations dans la perspective "d'une reconquête civilisationnelle".

Il risque tout de même d'être difficile pour M. Lang de récolter les 500 signatures nécessaires à sa candidature. Pour y parvenir il compte sur le président de son comité de soutien, Fernand Le Rachinel, ancien imprimeur et ancien créancier du Front national.

D'autres vieilles figures de l'extrême droite étaient présentes: Roger Holeindre ancien vice-président du FN dont il a claqué la porte après l'élection de Marine Le Pen à sa tête, et Pierre Descaves, ancien activiste de l'OAS.

(Version réactualisée de notre article du 28 janvier)

 

via droites-extremes.blog.lemonde.fr

Mais notre Yvan n'est pas le seul sur cette vague surfant sur le confusionnsime conspirationiste souverainiste ultra-catho.

Hervé Ryssen joue maintenant la même carte. Son ancien blog sur over-blog.com. propose des liens vers des sites très "tendances" (soleil blanc 1618, fdesouche, rivarol, konigsberg) :

hervé ryssen,soleil banc 1618,over-blog, rivarol


Sans surprise, il est maintenant hébergé sur hautetfort : herveryssen.hautetfort.com

Tu remarqueras le changement "fafwashing" de liens vers les sites d'infos sous le titre "blogs amis" qui propose maintenant une flopée de sites libertaires : Alsace libertaire, CNT, LCR, etc... (manque plus que Sud Education) Si ce n'est pas de l'entrisme !

hervé ryssen,over-blog,confusionnisme,entrisme

Quand à nos Indignés ? Ils surfent toujours sur le fil du rasoir, se faisant peur avec une info de type "Conspi" échangée au petit bonheur la chance, sans réelle prise de conscience que le net est devenue le terrain de chasse du "gramscisme technologique" (Douze thèses pour un gramscisme technologique - Polémia - 1er novembre 2008)

:

 

gramsci,polémia,alain de benoît

Ce qui me fait dire :

C'est le click final !
Groupons-nous, et demain,
L'Internet
Sera le genre humain.

 détournement de l'hymne sur une idée de Ramiro !

à lire également pour se faire une idée des dérives constantes rencontrées sur le net :

- http://affreuxsalebeteetmechant.20minutes-blogs.fr/trackb...

- http://www.article11.info/?Le-Grand-soir-analyse-des-deri...

 

11:23 | Lien permanent | Commentaires (51) |

24/12/2011

C'est Géant : Décret n° 2011-1918 du 21 décembre 2011 relatif à l'armement des personnes chargées du gardiennage et de la surveillance de certains immeubles collectifs d'habitation


Objet : conditions d'armement des agents assurant des missions de surveillance et gardiennage pour le compte de personnes morales créées par des bailleurs sociaux.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Notice : le présent décret précise les armes que peuvent porter les agents chargés du gardiennage des immeubles concernés, ainsi que les conditions d'identification et de conservation de ces armes. Il prévoit pour ces agents une formation spécifique et fixe les conditions dans lesquelles ils peuvent se voir délivrer les autorisations de port d'arme individuel nécessaires.
Références : le présent décret est pris pour l'application de l'article 2 de la loi n° 2010-201 du 2 mars 2010 renforçant la lutte contre les violences de groupe et la protection des personnes chargées d'une mission de service public qui a créé un article 11-5 dans la loi du 12 juillet 1983 réglementant les activités privées de sécurité. Il peut être consulté sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr).
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration,
Vu le code de la construction et de l'habitation, notamment ses articles L. 121-7 et R.* 127-1 ;
Vu le code pénal, notamment son article 122-5 ;
Vu la loi n° 83-629 du 12 juillet 1983 modifiée réglementant les activités privées de sécurité, notamment son article 1er et son article 11-5, tel que rédigé par l'article 2 de la loi n° 2010-201 du 2 mars 2010 renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d'une mission de service public ;
Vu le décret n° 86-1099 du 10 octobre 1986 modifié relatif à l'utilisation des matériels, documents, uniformes et insignes des entreprises de surveillance et de gardiennage, transport de fonds et protection de personnes, notamment l'article 1er ;
Vu le décret n° 95-589 du 6 mai 1995 modifié relatif à l'application du décret du 18 avril 1939 fixant le régime des matériels de guerre, armes et munitions ;
Le Conseil d'Etat (section de l'intérieur) entendu,
Décrète :

 


La personne morale à laquelle les gestionnaires d'immeubles collectifs d'habitation visés à l'article L. 127-1 du code de la construction et de l'habitation peuvent en confier le gardiennage et la surveillance peut acquérir et détenir des armes définies au paragraphe 2 de la sixième catégorie du B de l'article 2 du décret du 6 mai 1995 susvisé et des bâtons de défense de type « tonfa ».

Article 2


I. ― La personne morale mentionnée à l'article 1er justifie de l'existence d'un local, non accessible au public et sécurisé, permettant le dépôt des armes.
II. ― Elle tient à jour un registre précisant le nombre et la liste des armes détenues ainsi que la liste des agents autorisés à porter une arme et leurs horaires de travail.
Ce registre est tenu à la disposition des services de la police et de la gendarmerie nationales.

 


I. ― Une formation spécifique préalable à l'autorisation de port d'arme individuel est organisée par la personne morale mentionnée à l'article 1er ou pour son compte dans les conditions fixées par arrêté du ministre de l'intérieur. Cette formation comprend, d'une part, un module théorique sur l'environnement juridique du port d'arme ainsi que sur les règles du code pénal, notamment relatives à la légitime défense et, d'autre part, un module pratique relatif au maniement des armes du paragraphe 2 de la sixième catégorie ainsi que des bâtons de défense de type « tonfa ».
II. ― La formation est sanctionnée par un certificat individuel de réussite délivré aux agents. Il est transmis au préfet lors de la demande d'autorisation de port d'arme individuel.
III. ― L'arrêté du ministre de l'intérieur prévu au I fixe également les conditions dans lesquelles une formation annuelle pratique est organisée. Cette formation est sanctionnée par un certificat individuel de suivi.

Article 4


I. ― La personne morale mentionnée à l'article 1er présente au préfet du département de son siège et, à Paris, au préfet de police, pour chaque agent nommément désigné, une demande d'autorisation de port d'arme individuel.
Le dossier de demande comporte, outre la copie d'une pièce d'identité en cours de validité, le certificat mentionné au II de l'article 3, la copie de la décision attribuant un numéro de carte professionnelle à l'agent ainsi qu'un certificat médical datant de moins de quinze jours, placé sous pli fermé, attestant que son état de santé physique et psychique n'est pas incompatible avec le port d'une arme.
Ce dossier mentionne également le nombre d'agents dont l'armement a été autorisé ou est envisagé ainsi que le nombre et le type des armes concernées.
II. ― L'autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans. Elle est refusée ou retirée en l'absence de l'un des éléments prévus au I du présent article et au III de l'article 3.
Le préfet s'assure en outre du respect des obligations prévues à l'article 2.
III. ― La personne morale mentionnée à l'article 1er informe, sans délai, le préfet de la cessation des fonctions ayant motivé la délivrance d'une autorisation de port d'arme à l'agent. Le préfet procède au retrait de l'autorisation délivrée.

Article 5


I. ― Tout agent, détenteur d'une autorisation, ne peut porter, dans l'accomplissement de ses missions, que les armes remises par la personne morale mentionnée à l'article 1er. Il ne les porte que le temps strictement nécessaire à l'exercice de sa mission. En dehors du service, les armes sont remisées dans un local sécurisé, dont l'accès est placé sous la surveillance du responsable du groupement ou de toute personne qu'il a désignée à cet effet.
II. ― Lors de l'exercice des missions justifiant le port d'arme, l'agent de sécurité porte celle-ci de façon continue et apparente.

Article 6


Le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

 


Fait le 21 décembre 2011.

 


François Fillon

 


Par le Premier ministre :


Le ministre de l'intérieur,

de l'outre-mer, des collectivités territoriales

et de l'immigration,

Claude Guéant


12:48 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/12/2011

Procès d'Alex : 6 mois de prison ferme

Alexandre Glardon, 44 ans, président des Enfants de Don Quichotte Strasbourg a écopé ce matin d’une peine de six mois ferme de prison pour outrage et rébellion. Le tribunal correctionnel de Strasbourg n’a pas demandé le mandat de dépôt et le prévenu est sorti libre de l’audience pour rejoindre son comité de soutien d’une vingtaine de personnes qui l’attendait sur le parvis du palais de justice.

Le 29 mai dernier, place Kléber à Strasbourg, Alexandre Glardon avait copieusement insulté quatre policiers, ce qu’il a reconnu à l’audience le 8 novembre dernier, plaidant l’impulsivité. En revanche, il a nié s’être enfui après et avoir résisté à son interpellation, parlant « d’acharnement policier » contre lui. Le tribunal correctionnel n’a pas été sensible à ses arguments.

Interrogé pour savoir s’il ferait appel de cette condamnation, le président des Don Quichotte a indiqué qu’il voulait se donner le temps de la réflexion. « Ma peine est aménageable, a-t-il ajouté et je ne sais pas encore ce que je vais demander. Je ne souhaite pas être obligé de rester chez mois pendant six mois, muni d’un bracelet électronique, et avec une autorisation de sortie d’une heure et demie par jour. Il y a aussi les TIG mais je dois travailler car je n’ai aucun revenu. Ma préférence va vers un régime de semi-liberté : libre la journée et passer les nuits en prison. »

Alexandre Glardon a également été condamné à verser 300 euros de dommage et intérêts à chacun des quatre policiers qu’il a outragés.

 

piqué au tas sur lalsace.fr

17:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/12/2011

Grève de la faim d'Alexandre Glardon et appel à rassemblement

via legalteamstrasbourg

En grève de la faim depuis début octobre, Alexandre Glardon, président des enfants de Don Quichotte, a décidé d'y mettre fin. En effet, devant l'absence de réponses, le manque d'intérêt des élus des différentes assemblées (assemblée nationale, Sénat, parlement européen) face à sa démarche, il a préféré se donner les moyens de reprendre rapidement ses activités, notamment distribuer de la nourriture pour les plus démunis, s'occuper de son terrain du Neuhof et des animaux qui s'y trouvent.


Il souhaite remercier toutes les personnes ayant soutenu sa démarche, en venant lui rendre visite sous sa tente, en jeunant à ses côtés ou en étant présent devant le tribunal le 08 novembre dernier.

 

La lutte ne s'arrête pas ici pour autant, puisque le jugement a été mis en délibéré jusqu'au 13 décembre, que ses demandes restent les mêmes et qu'il risque jusqu'à deux ans de prison ferme.

 

Nous appelons donc à un rassemblement de soutien le mardi 13 décembre 2011 à partir de 8h30 devant le tribunal de grande instance de Strasbourg, quai Finkmatt.

 

La solidarité est une arme!

 

 

La Legal Team de Strasbourg

 

https://mensch.coop/legalteamstrasbourg

 

legalteam-strasbourg[at]effraie.org

 

 

12:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/12/2011

Paris : dates de procès suite à une instruction antiterroriste (fumigènes, vierzon, dépanneuse, sncf)

Après plus de trois ans d’enquête, le juge Brunaud a clos son instruction à la fin du mois d’août 2011 et a décidé de renvoyer six camarades devant le tribunal correctionnel antiterroriste. La date définitive du procès sera fixée lors de l’audiencement le 13 février prochain au TGI de Paris. Des dates ont déjà été réservées, le procès devrait donc probablement se dérouler durant cinq après-midi les 14, 15, 16, 21 et 22 mai 2012 devant la 10ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris.

Quatre affaires ont été jointes durant cette instruction et seront jugées ensemble sous le prétexte d’une même association de malfaiteurs dans un but terroriste :
L’arrestation de trois camarades avec un fumigène et des clous tordus en janvier 2008 peu avant une manifestation se rendant au centre de rétention de Vincennes
L’arrestation de deux camarades au péage de Vierzon quelques jours plus tard
L’accusation de tentative d’incendie d’une dépanneuse de la police nationale en mai 2007 au moment de l’élection de Sarkozy, sur la base de relevés ADN
L’accusation de tentative d’incendie d’une armoire électrique de la SNCF en mars 2006, au moment de la lutte contre le CPE, également sur la base de relevés ADN

Six camarades – Ivan, Bruno, Damien, Frank (Farid), Inès (Isa), Javier (Juan) – seront jugés, ils ont déjà fait de cinq à treize mois de détention provisoire. Ils sont toujours sous contrôle judiciaire depuis leur sortie de prison. Ce contrôle leur interdit de rentrer en contact entre eux pour la plupart et de sortir du territoire français sans autorisation. Ils doivent également pointer une fois par mois au commissariat ou au tribunal et être suivis par un contrôleur judiciaire (tous les mois ou tous les trois mois) pour notamment justifier de leurs activités professionnelles. Les critères du contrôle judiciaire évoluent suite aux demandes répétées des mis en examen.

Les six camarades sont accusés de :
Participation à un groupement formé en vue de la préparation d’actes de terrorisme (pour les six)
Fabrication d’engins explosif ou incendiaire (pour trois)
Tentative (ou complicité de tentative) de dégradation ou de destruction d’un bien appartenant à autrui (pour trois)
Détention et transport de produits incendiaires ou explosifs (pour quatre)
Refus de se soumettre au prélèvement ADN (pour trois)
Refus de soumettre aux prises d’empreintes digitales (pour trois)

A noter que les cinq derniers délits sont tous « en lien avec une entreprise terroriste ». Ce ne sont pas ici les termes tout à fait exacts de la justice, les motifs du renvoi de le tribunal correctionnel font dix pages, nous essaierons de les transmettre plus en détail dans les semaines qui viennent.

Pour rappel, l’ensemble de ces affaires et des actions de solidarité qu’elles ont suscitées est détaillé sur le site de « Mauvaises Intentions » :

http://infokiosques.net/mauvaises_i…

Contact : solidaritesinculpes@riseup.net

via indylille

16:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/11/2011

PERMANENCES JURIDIQUES

Face à la police, la justice et la prison

 

PERMANENCES JURIDIQUES

Tous les 1ers et 3e jeudis du mois

 

De 17h à 19h30 (gratuit)

 

"LA GUEULE NOIRE"

 

16 RUE DU MONT (QUARTIER BELLEVUE)

 

42100 SAINT-ETIENNE

 

permjuridiques(at)riseup.net

 

Pour les urgences : 06-75-90-82-23/ Renseignements : 04-27-77-28-83


via lenumerozero

15:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/11/2011

Appel à la résistance et de protestation contre Petersberg II - BONN 3 et 4 décembre 2011


Week-end international de protestation, d'actions et conférence

Du 3 au 5 décembre à Bonn (Allemagne)

Appel à la résistance et de protestation contre Petersberg II

Give Peace a Chance - Troupes hors d'Afghanistan!

Pour marquer le 10ème anniversaire de la guerre de l'OTAN contre l'Afghanistan et le 10ème anniversaire de la Conférence de Bonn (ou conférence de Petersberg) au cours de laquelle Karzaï a été désigné comme futur président d'Afghanistan, en 2001, et pour protester contre la seconde édition de cette conférence, le mouvement anti-guerre international appelle à des activités communes et diverses, à Bonn, du 3 au 5 décembre 2011.

Le samedi 3 une grande manifestation sera organisé à Bonn, le dimanche 4 aura lieu une conférence internationale co-organisées avec No to War - No to NATO ; et le lundi 5 des actions de désobéïssance civiles décentralisées auront lieu à travers toute la ville, et près du lieu de la réunion officielle des ministres des affaires étrangères.

 

via csotan


 

 

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