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08/06/2011

Dialogue social à Corbeille-Essonnes : une fillette victime d'un flash-ball

La fillette dans le coma victime d'un flash-ball, dit son avocat

PARIS (Reuters) - Une fillette de neuf ans plongée dans le coma à la suite de heurts entre jeunes et policiers à Corbeil-Essonnes (Essonne) a été victime d'un tir de flash-ball, arme utilisée par les forces de l'ordre, a affirmé mardi l'avocat de sa famille.

La police dit attendre les résultats des analyses pour savoir si la fillette a été victime d'un jet de pierre de la part des jeunes ou d'un tir de la police lors des incidents survenus dimanche soir dans le quartier des Tarterêts.

Le parquet d'Evry a co-saisi l'IGPN, la police des polices, et la Sûreté départementale de l'Essonne pour déterminer les circonstances du drame.

"Je suis tout à fait dans l'incapacité de vous dire ce qui a occasionné sa blessure. Il y a une enquête judiciaire", avait dit lundi à des journalistes le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

Mais selon Me Joseph Cohen Sabban, les constatations médicales déjà effectuées montrent que la blessure provient "nécessairement d'un tir policier".

"Il y a un impact rond régulier de 5 cm de diamètre: c'est un tir de flash-ball, ça ne peut rien être d'autre", a-t-il dit sur RTL et BFM TV.

L'avocat a souligné que les parents entendaient porter plainte contre X.

VALLS MET EN CAUSE LA MUNICIPALITÉ

L'enfant se trouvait au pied de son immeuble lorsque des affrontements ont éclaté entre jeunes et policiers.

Les policiers étaient intervenus aux Tarterêts pour appuyer des pompiers venus éteindre l'incendie de trois véhicules. Ils ont été pris à partie violemment par une trentaine de jeunes au visage dissimulé qui leur ont jeté des projectiles, notamment des pierres et des bouteilles de verre.

Les policiers, qui assurent avoir alors demandé aux riverains de "rentrer" les enfants jouant à proximité, ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes et de flash-ball.

Le député-maire d'Evry (Essonne), Manuel Valls, a demandé lundi au ministre de l'Intérieur une réunion de crise sur la situation des Tarterêts, qu'il dit aux mains d'un "système mafieux".

Invité mardi matin d'Europe 1, il a accusé la municipalité d'entretenir "une forme de complicité avec des individus connus des services de police".

"Quand vous employez des gens qui ensuite s'en prennent aux forces de l'ordre, c'est bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas", a-t-il déclaré.

Il a persisté dans ses accusations au journal de 20 heures de TF1 en insistant sur la nécessité d'"élus exemplaires".

"On ne peut pas acheter la paix sociale, on ne peut être complaisant à l'égard d'individus qui mettent à sac des quartiers et qui font vivre un véritable enfer", a-t-il dit.

Le maire UMP de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, a annoncé sur BFM TV son intention de porter plainte contre l'élu socialiste, candidat déclaré à la primaire du PS, pour des propos "diffamatoires".

"Il ne sait plus quoi faire pour faire parler de lui", a-t-il déclaré.

Gérard Bon et Sophie Louet

piqué au tas sur www.lepoint.fr - 07/06/2011

 

 

19:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/06/2011

La violence en banlieue appelle des solutions "nouvelles" ...

piqué au tas sur site : la-Croix.com

 

La violence en banlieue appelle des solutions nouvelles

http://www.geekologie.com/2008/07/03/segway-military.jpg

la photo n'illustre pas l'article original

 

Dimanche 5 juin, à Corbeil-Essonnes (Essonne), une fillette de 9 ans a été placée grièvement blessée par un projectile, tandis que le maire de Sevran (Seine-Saint Denis) a demandé la protection de l'armée suite à des échanges de tirs à proximité d'une école.


Patrouille de police dans la cité des Tarterêts. Dans ce quartier de Corbeil-Essonnes, les forces...

Patrouille de police dans la cité des Tarterêts. Dans ce quartier de Corbeil-Essonnes, les forces de l’ordre sont régulièrement défiées par une partie de la population.

(Celia Pernot/BABEL)

(Celia Pernot/BABEL)

Patrouille de police dans la cité des Tarterêts. Dans ce quartier de Corbeil-Essonnes, les forces de l’ordre sont régulièrement défiées par une partie de la population.

Pour élus et experts [ tu devines bien lequels ! ] des violences urbaines, de [prétendues] nouvelles solutions s’imposent pour ramener le calme dans les quartiers.

Les violences urbaines ont changé. Il y a peu encore, les règlements de comptes au grand jour, au cœur de la ville, exposant les habitants, étaient la marque du grand banditisme. Ils deviennent à présent le mode opératoire de la délinquance et des petits trafiquants. À Sevran, en Seine-Saint-Denis, le contrôle du trafic de cannabis se règle à coups d’armes à feu. Deux hommes ont été touchés le 17 mai. La semaine dernière, des coups de feu ont retenti à deux pas d’une école primaire. Pour les protéger, on a confiné les élèves dans les salles de classe pendant les récréations. C’en était trop pour le maire écologiste Stéphane Gatignon, qui a demandé l’intervention de l’armée.

À Corbeil-Essonnes (Essonne), dimanche, c’est Daranca, une fillette de 9 ans, qui a été la victime d’affrontements entre des adolescents et des policiers dans la cité des Tarterêts. Une bande d’une trentaine de jeunes, qui avait volontairement mis le feu à des véhicules, s’est heurtée à une unité de police venue sécuriser l’intervention des pompiers. Touchée par un projectile à la tempe – l’objet n’a pas encore été clairement identifié et sa famille a mis en cause un tir de balle en caoutchouc par la police –, l’enfant a été placée hier dans un coma artificiel. La police des polices a été saisie.

Un climat de terreur permanent

Ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre sont victimes de violentes attaques aux Tarterêts. « Défier la police, c’est devenu le sport favori de certains jeunes dans le quartier », explique David Jaouen, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP police dans l’Essonne, qui regrette les 200 à 300 postes manquants selon lui dans le département pour assurer un service satisfaisant. « Ce genre de scène est de plus en plus fréquent, et de plus en plus violent, poursuit-il. Sur ce type d’intervention, les délinquants savent que nous ne pouvons pas envoyer plus de deux ou trois fonctionnaires, alors ils prennent confiance. »

Quelques quartiers de France sont ainsi tombés dans une surenchère de violence. Les armes à feu se multiplient entre les mains des trafiquants qui s’équipent dans une logique de représailles contre des réseaux concurrents. Le nombre d’infractions au port et à la détention d’armes non autorisées est passé de 29 932 à 32 410 entre fin 2008 et fin 2009, selon les données de l’Observatoire de la délinquance (OND). Soit une augmentation de 8,3 %. Résultat : la multiplication des victimes de règlements de comptes dans certains quartiers sensibles ces derniers mois (La Courneuve, Marseille, Grenoble, etc.).

Faut-il, pour éviter le développement de ces zones de non-droit, jouer la carte de la répression ? Oui, mais avec des « peines réellement dissuasives », réagit Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil (Seine-Saint-Denis). « Tout est question de volonté, pas de moyens, insiste-t-il. Les trafiquants de drogue, les jeunes qui posent les problèmes, ceux qui ont des armes, on les connaît, nous, les élus, et la police les connaît. J’en ai assez de voir 10 fois, 20 fois, 50 fois les mêmes se faire arrêter. Il faut sévir dès la première incartade, avec de vraies sanctions financières, en s’attaquant très tôt au porte-monnaie et au train de vie de ces délinquants. Il faut aussi responsabiliser les parents. »

Gilbert Roger, maire PS de Bondy (Seine-Saint-Denis), estime de son côté qu’il faut réconcilier l’État républicain avec les citoyens. « La défiance s’est installée, rappelle-t-il. Les policiers doivent être présents sur le terrain en toutes circonstances, et pas seulement pour des actions coup-de-poing dans le cadre d’opérations de sécurisation. »

Lamine Thiam, directeur général de Promévil, société spécialisée dans la médiation urbaine, met aussi l’accent sur la nécessité d’un travail sur le long terme : « Il faut remettre de l’humain dans un espace public, pour créer du lien… C’est ce qui manque le plus dans nos quartiers. Mais ni l’État, ni les collectivités locales n’en ont les moyens. Et les caméras de vidéosurveillance ne remplacent pas l’œil humain. Cela dit, quand on en arrive à des situations comme à Sevran ou à Corbeil-Essonnes, où on a laissé pourrir les choses, il est difficile pour nous d’intervenir. Il faut passer à la répression. »

http://www.militarypolicevietnam.com/images/MPnewTet.jpg

la photo n'illustre pas l'article original

Task force, justice team : vers un retour au calme ?

Pour le Forum français de la sécurité urbaine (FFSU),  la violence en banlieue appelle des solutions nouvelles dans l’Hexagone qui pourraient toutefois être mises en place. Comme les task force ou les justice team implantées en Grande-Bretagne, qui ont obtenu des résultats et ont été reprises en Allemagne et aux Pays-Bas. But de l’opération : concentrer les moyens d’intervention sur les 50 dossiers de jeunes les plus problématiques dans un quartier donné.

Régulièrement, les cas sont discutés autour d’une table ronde où sont réunis à la fois éducateurs, travailleurs sociaux, police et membres du parquet. Ils peuvent ainsi établir un programme de prise en charge de ces jeunes 24 heures sur 24, dès l’âge de 13 ans.

Avec ce système, les informations circulent mieux et les mesures sont adaptées en fonction de chacun. « Ce dispositif a fait ses preuves, explique Michel Marcus, délégué général de la FFSU. On constate une réduction de 10 à 13 % de la délinquance, surtout parmi les plus violents. Toutefois, ce fonctionnement pose un vrai problème d’équité, puisqu’il met le paquet sur les jeunes les plus problématiques, au détriment des 200 à 300 qui dérangent moins. »

PASCAL CHARRIER et JEAN-BAPTISTE FRANÇOIS

19:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/05/2011

Affaire de Cognin : « C’est la montagne qui accouche d’une toute petite souris »

COGNIN, 2 ANS APRÈS Le 30 avril 2009, l’explosion fait un mort et un blessé grave

La Savoie, nid de subversion. C’est l’impression que donnent les premiers jours de mai 2009. Les policiers de l’antiterrorisme sillonnent Chambéry en convois rapides de monospaces noirs et les gendarmes mobiles investissent sans ménagement les squats de l’agglomération. Dans la nuit du 30 avril au 1 er mai, au fin fond d’une usine désaffectée de Cognin, Z, une Ardéchoise de 23 ans, est morte dans une explosion. Son copain, M, un Haut-Savoyard de 25 ans venu de Genève, a été gravement blessé au visage et au bras. Les deux jeunes gens essayaient de fabriquer une bombe. Ils étaient squatters et partageaient, avec d’autres, une vie marginale “alternative”. L’air du temps n’est pas favorable à la bohême. Le pays est encore sous le coup des sabotages SNCF et de l’affaire dite “de Tarnac”. Ces groupes hétérogènes et informels constitués de doux étudiants, de militants d’ultra-gauche ou anarchistes, d’agitateurs plus durs aussi, sont dans l’œil du cyclone et sous la surveillance étroite de l’État. Très naturellement, donc, dans ce contexte, la direction de l’enquête sur l’explosion de Cognin a été prise, en moins de douze heures, par le parquet et le pôle d’instruction antiterroristes de Paris. Dans les jours et les semaines qui suivent, les Savoyards Raphaël Serres, Joris Allibert passent entre les mains des policiers spécialisés de la Sdat (sous-direction antiterroriste de la police judiciaire) puis, en détention. Suivra le Nantais William Vallet puis, le Chambérien T, interpellé en Hongrie et extradé. Les quatre, âgés de 20 à 25 ans, qui partageaient le squat avec le couple, et M seront mis en examen principalement pour “association de malfaiteurs en vue de la préparation d’une entreprise terroriste”. Poursuite criminelle qui les exposait aux assises. Assez vite, l’histoire ne ressemble plus du tout à une affaire d’État. Quelques jours, quelques semaines de détention provisoire et, ils seront tous libérés puis placés sous un contrôle judiciaire très strict. L’histoire ne ressemble vraiment plus à un complot contre l’ordre établi. Suit alors un calme plat. Jusqu’en juillet dernier, lorsque l’antiterrorisme se dessaisit du dossier et le renvoie entre les mains de la justice chambérienne. C’est officiel : ces jeunes gens ne préparaient pas d’attentat, ils n’appartenaient à aucune organisation terroriste. Tous ont été entendus par la juge d’instruction Céline Chastel, à Chambéry, il y a quelques semaines. « Des auditions de pure forme » affirme l’avocat de M, M e Bernard Ripert. Dans la foulée, le contrôle judiciaire a été allégé pour son client, levé pour les autres, le 22 mars. À ce jour, le dossier est au règlement. « Il est sur mon bureau et j’ai commencé à le lire pour prendre mes réquisitions » confirme le procureur de la République, Jean-Pierre Valensi. Cela veut dire : décision du juge d’instruction d’ici deux mois et procès en correctionnelle à la fin de l’année ou début 2012. Car il y aura procès. En correctionnelle sur des incrimnations plus “légères”. Au moins pour M qui reconnaît avoir manipulé des produits explosifs, ce qui est interdit. « C’était pour faire une expérience » rebondit Me Ripert. « Comme il n’y a plus de terroriste, la justice a voulu s’en fabriquer et on les a mis en détention parce qu’une affaire où les gens sont libres n’est pas une affaire grave ». Les autres espèrent un non-lieu puisqu’ils restent en cause seulement pour avoir détruit des documents et des pièces à conviction. « L’entreprise terroriste n’existant plus, il faudra apporter la preuve que les tracts étaient en lien avec la détention de produits explosifs reprochée à M pour les renvoyer devant le tribunal » fait valoir M e Sarah-Emmanuelle Pozzallo, l’avocate des trois Chambériens. Deux ans sont passés. M n’a pas perdu la vue comme le laissait craindre le premier pronostic. Sa vision a beaucoup baissé et elle s’est stabilisée. Il est lourdement handicapé de la main et attend de nouvelles opérations. Il a tenté de reprendre des études, il n’a pas tenu et il a remis sur la route. Avec l’autorisation du juge, Joris Allibert a pu se former à Lyon comme aide médico-psychologique. T est étudiant en histoire et Raphaël Serres travaille comme projectionniste de cinéma. « Ils ne vivent plus de la même manière mais, ils restent fidèles à leurs idées » rapporte leur avocate. L’usine a été démolie. Les squats de Chambéry, notamment celui des “Pilots”, ont été dissous. Deux ans après, jour pour jour, voilà comment se termine en toute discrétion, “l’affaire terroriste de Cognin”. M e Pozzallo conclut. « C’est la montagne qui accouche d’une toute petite souris ».

piqué au tas sur le Daubé du 30/04/2011

 

 

09:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/05/2011

Version actualisée du guide juridique pour les manifestantEs

"Voici une version actualisée du guide juridique pour les manifestantEs. Des modifications seront malheureusement à effectuer dès juin en raison notamment de la loi sur la garde à vue et celle sur l'immigration. A diffuser largement."

Guide juridique A4 mai 2011

Guide juridique A5 mai 2011

Pense bête juridique mai 2011

Legal Team Strasbourg

19:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Calais - Africa House - Appel d'urgence

APPEL D'URGENCE!

Appel d'urgence !
Un matin calme avec la compagnie de CRS 29 ressemble au calme avant la tempête. Les deux jours derniers la Police aux Frontières sont venus à l'Africa House, spécialement pour étudier le bâtiment et les activistes de NoBorder ont vu des personnalités politiques nationales et des policiers expérimentés se garer dans l'Africa House ce matin. À la lumière d'informations récentes disant que la police locale aurait suivi un entraînement sur la stratégie d'expulsion de l'Africa House, Calais Migrant Solidarity pense que l'expulsion est imminente, et qu'elle aura lieu dans les prochains jours.
Nous avons également des informations disant que la police planifie l'expulsion des migrants qui dorment au terrain de distribution de repas de Salam, d'ici un jour ou deux.
Il y a donc besoin urgent d'activistes sur le terrain, pour veiller à éviter des abus et brutalités sérieuses, et pour résister de manière non-violente à l'expulsion lorsque c'est possible.
Merci de venir dès que vous le pouvez.

http://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/

19:01 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/05/2011

Optique 2012 : Prison, un nouveau record en France !

JUSTICE - Depuis l'affaire Laetitia, des consignes ont été données pour que les peines soient exécutées...

C'est un record dont l’administration pénitentiaire se serait bien passée. La France compte officiellement le nombre le plus important de détenus qu’elle n’a jamais compté. Au 1er mai, 64.584 personnes étaient incarcérées dans les prisons françaises, a annoncé mardi l’administration pénitentiaire. Le précédent record - 64.250 détenus - datait de juillet 2008. Entre-temps, la France a découvert le visage de Laetitia Perrais, une jeune fille de 18 ans, sauvagement assassinée à Pornic. Elle a aussi découvert que Tony Meilhon, le principal suspect, était justement recherché par la police au moment des faits. «Des consignes ont été passées pour que les peines soient vraiment exécutées. Que les individus comme Tony Meilhon ne soient plus en liberté, assure une source à l’administration pénitentiaire. C’est clairement ce qui explique la hausse du nombre de détenus.»

Des juges plus «frileux»

Et aucune Direction interrégionale des services pénitentiaires n’y échappe. Celle de Lille compte 6,6% de détenus supplémentaires depuis janvier. Celle de Bordeaux, 9,5%, par exemple (voir notre infographie). Quant à Paris, le taux d’occupation des prisons est de 139%. «Les juges d’application des peines sont aussi plus frileux à prendre des décisions de libération conditionnelle, explique, de son côté, Christophe Marques, secrétaire général FO-Pénitentiaire. Dans les tribunaux, il y a évidemment une vague propice à condamner depuis l’affaire de Pornic.» Plus inquiétant, tous les indicateurs sont à la hausse. Notamment celui du nombre de prévenus en attente de jugement. Au 1er mai, 16.882 personnes étaient ainsi emprisonnées sans avoir été jugées. Soit une hausse de 7,5 % en quatre mois à peine. «Les conditions de détention n’en sont que plus mauvaises, avoue Jean-Michel Dejenne, premier secrétaire du Syndicat national des directeurs pénitentiaires. Et ça ne va pas aller en s’améliorant vu qu’il y a beaucoup plus d’entrées que de sorties…»

Vincent Vantighem

piqué au tas sur /www.20minutes.fr - 17/05/2011

http://2.bp.blogspot.com/_kfVbz6Hpqh0/TM7p7Mp5izI/AAAAAAAAAEE/MWYHeSUdZlM/s1600/plan+projet+de+prison+par+nicolas+Ledoux+creisson.jpg

 

18:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/05/2011

Treize défenseurs des animaux [VgT (Verein gegen Tierfabriken)] accusés d'association de malfaiteurs pour des sabotages présumés ont été relaxés

 

 Martin Balluch

 

Autriche: d'énergiques défenseurs des animaux blanchis

Vienne | Treize défenseurs des animaux accusés d'association de malfaiteurs pour des sabotages présumés ont été relaxés lundi par le Tribunal autrichien de Wiener Neustadt (est). Ce verdict inflige une gifle cinglante à la police et à l'accusation, au terme d'un procès de quatorze mois.

Treize défenseurs des animaux accusés d'association de malfaiteurs pour des sabotages présumés ont été relaxés lundi par le Tribunal autrichien de Wiener Neustadt (est). Ce verdict inflige une gifle cinglante à la police et à l'accusation, au terme d'un procès de quatorze mois.

Les militants étaient accusés d'avoir bâti une organisation criminelle pour mener des actions coup de poing notamment contre des élevages d'animaux ou des chaînes de vêtements. Le parquet avait employé le paragraphe 278a du code pénal, réservé aux activités mafieuses, pour envoyer les activistes devant la justice.

Dix des militants avaient été arrêtés en mai 2008 et effectué plusieurs mois de détention provisoire avant d'être relâchés.

La police enquêtait depuis plusieurs années sur les activités des groupes de défense des animaux, dont sont issus les prévenus. Pendant plus d'un an elle avait réussi à infiltrer une informatrice parmi eux.

Mais lors du procès, il s'est avéré qu'elle avait agi largement hors de tout cadre juridique - et joué le rôle d'un agent provocateur pour étayer la thèse policière mais sans parvenir à rassembler des éléments à charge.

Le principal accusé, Martin Balluch, le président de l'organisation de défense des animaux VGT, a annoncé son intention de porter plainte contre la police.

Cette affaire, très suivie en Autriche, pourrait conduire à la réforme du paragraphe 278a. Plusieurs partis s'y sont montrés favorables, dont les écologistes, le parti social-démocrate SPÖ du Chancelier Werner Faymann et l'extrême droite du BZÖ.

piqué au tas sur www.tdg.ch

Balluch-Anwalt will 70.000 Euro pro Mandanten

Traxler rechnet mit Gang vor EuGH - Berufung zögert Entscheidung Monate bis Jahre hinaus

Wien - Die vom Vorwurf der kriminellen Organisation freigesprochenen Tierschützer und ihre Anwälte wollen eine finanzielle Entschädigung für das Verfahren. Je nachdem, wie schwer jeder einzelne der 13 Angeklagten betroffen sei, variiere auch der geforderte Betrag, sagte Anwalt Stefan Traxler, der mehrere Beschuldigte, darunter Martin Balluch, Obmann des VgT (Verein gegen Tierfabriken) vertritt. Pro Kopf könne man von etwa 60.000 bis 70.000 Euro ausgehen, schätzte er. (derstandard.at)

[Excellent ! le montant réclamé sera d'environ 60.000 à 70.000 euros ! Yes !]

 

Alle Tierschützer freigesprochen

Aktivisten stürmten den Verhandlungssaal. Die Richterin wies sämtliche Anklagepunkte zurück. Ministerin Karl will nun evaluieren.

Am Schluss sagte Richterin Sonja Arleth: "Da ist nichts und da war nichts." Zu dieser Erkenntnis zu kommen dauerte dreieinhalb Jahre, in denen Tierschützer von Polizisten mit vorgehaltener Waffe nachts aus ihren Betten geholt, belauscht, bespitzelt, drei Monate in U-Haft gesteckt und 95 Verhandlungstage als eine Art Mafiosi vor Gericht gestellt wurden.

Ehe die Wiener Neustädter Richterin am Montag um 9 Uhr die für den Tierschutz und für alle NGOs erlösenden 13 Freisprüche verkünden konnte, musste sie sich noch mit Konfetti bestreuen lassen. "Unangenehm" sei das, ließ sie die Zuhörer wissen. Wobei es für Richter schlimmere Kundgebungen geben mag. Prompt meldete sich gleich ein Angeklagter zu Wort, um zu relativieren: "105 Tage in U-Haft, das ist unangenehm!"

Sympathisanten der Angeklagten hatten die Tür zum Verhandlungssaal aufgerissen, als die Richterin eben zur Urteilsverkündung ansetzen wollte, und die bunten Papierschnipsel in die Luft geworfen. Sie brüllten: "Wir sind alle Paragraf 278 a!" Das ist der umstrittene sogenannte Mafiaparagraf, jener Tatbestand, der die Bildung oder Beteiligung an einer kriminellen Organisation unter Strafe stellt. Alle 13 Tierrechtsaktivisten waren nach diesem Paragrafen angeklagt. Am Nachmittag nach den Freisprüchen wollten die Angeklagten mit ihren Verteidigern zur neuen Justizministerin Beatrix Karl pilgern, um ihre Kritik an der Auslegung des Paragrafen 278 a zu bekunden. Die Ministerin kündigte einen Tag später auch an, den Paragrafen sowie den gesamten Prozess evaluieren zu wollen.

Hätte der Ankläger nicht so hoch gegriffen und sich auf einzelne Fakten konzentriert, hätte er lieber Indizien für aus dem Ruder gelaufene Protestaktionen bei Schweinemastbetrieben oder Pelzhändlern gesammelt, dann wäre ihm vielleicht die Erreichung des einen oder anderen Schuldspruches wegen Sachbeschädigung oder Nötigung gelungen. So aber musste er sich von der Richterin sagen lassen, für diesen Fall hätte auch ein Verwaltungsstrafverfahren ausgereicht. Es liege hier gar keine kriminelle Organisation vor. Dazu hätten die angeklagten Tierschützer viel zu "basisdemokratisch" agiert. Mit anderen - hier nicht angeklagten - gewaltbereiteren Aktivisten zu sympathisieren, sei nicht strafbar.


Lug und Trug

toershcützetierschützer Partystimmung vor dem Landesgericht Wiener Neustadt nach FreisprüchenNach Ansicht des Hauptangeklagten Martin Balluch, des Obmannes des Vereins gegen Tierfabriken (VgT), wäre das schon vor dreieinhalb Jahren herausgekommen. Wenn die Polizei nicht diesen Prozess erzwungen hätte, "der nie stattfinden hätte dürfen". Das ganze Verfahren basiere auf "Lug und Trug".

Hinterher könne man "leicht klugscheißen", konterte Richterin Arleth überraschend unverblümt. Doch sie gestand freimütig ein, dass "die Unzulänglichkeiten bei den Ermittlungen" von den Angeklagten im Prozess gut herausgearbeitet worden sind. Und sie zeigte Verständnis für die "Rundumschläge" der Angeklagten, die es "dem leidgeprüften Gericht" nicht leicht gemacht hätten. "Aber wenn so ein massiver Apparat auffährt", könne man die Furcht der Angeklagten vor Verurteilung nachvollziehen, sagte die Richterin und sparte damit auch nicht mit (Selbst-)Kritik an der Justiz.

Für die in der Anklage aufgelisteten und dort als kriminell bewerteten Aktionen wie etwa Buttersäureattentate vermisste Arleth die Beweise. Die als Indiz herangezogene und mit Handy-Überwachungen dokumentierte Vernetzung der Aktivisten bezeichnete die Richterin als Ausdruck einer legitimen Protestkultur.


Richterin übte heftige Kritik an der Polizei

juerg christandl Richterin ArlethNach Verkündung der Freisprüche ließ Richterin Sonja Arleth mit harscher Kritik an der Polizei aufhorchen. Vor allem der oberste Terrorismusbekämpfer in Wien, Erich Zwettler, bekam sein Fett ab. Er war Leiter der 35 Mann starken "Soko Pelz", die gegen die Tierschützer ermittelte und am Staatsanwalt vorbei eine verdeckte Ermittlerin einsetzte. Dass er das als Zeuge bestritt, bezeichnete die Richterin als "schlichte Schutzbehauptung".
Auch dass bei der Handy-Überwachung nicht zustande gekommene Telefonate mitgezählt wurden und suggerieren sollten, es stecke eine groß angelegte (kriminelle) Organisation dahinter, missfiel der Richterin.

Mit dem nicht genehmigten Einsatz der Undercover-Agentin (die sich in einen Angeklagten verliebte) schoss sich die Polizei übrigens ein Eigentor: "Danielle Durand" (so der Deckname) förderte nur Entlastendes zutage. Staatsanwalt Wolfgang Handler gab zu alledem keine Erklärung ab, die Freisprüche sind damit noch nicht rechtskräftig. Die Tierschützer feierten trotzdem.

piqué au tas sur kurier.at

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12/05/2011

Haro sur les motos

(les photos n'illustrent pas l'article original)

Tribune. Le gouvernement prépare un plan visant à freiner le nombre des deux roues motorisés. Les chiffres de la Prévention routière montrent pourtant que scootéristes et motards ne sont pas plus dangereux que les autres usagers de la route.

Après avoir largement communiqué autour de la mortalité sur les routes, oubliant opportunément que si le nombre des tués dans des accidents routiers a augmenté, le nombre des accidents a diminué, le gouvernement prépare pour cet été une vague de mesures bien plus sévères contre les deux roues motorisés. D’après certains conseillers gouvernementaux, ces décisions en préparation passeront plus facilement que les mesurettes destinées aux automobilistes, puisque les cyclomoteurs, les scooters et les motos conservent une connotation « jeunes » dans l’opinion. Ce qui est faux puisque lorsque l’on examine les statistiques de la Prévention routière, on constate que la proportion de conducteurs de deux roues à moteur tués sur la route et en ville est la même (autour de 25 %) de 15 à 45 ans. Mais, la démagogie étant à la mode en Sarkozie, haro sur les deux roues qui narguent les bagnoles...

- Rapidement, le permis de conduire sera obligatoire à partir de 125 cm3, décision qui remplacera les sept heures de formation, pratique et théorique, déjà obligatoires –et au prix fort- pour les conducteurs qui ne peuvent pas prouver, par le biais de leur assureur, qu’ils conduisent un tel véhicule depuis au moins cinq ans. Dans les cinq années, sauf embouteillage dans les auto-écoles, tous les possesseurs de deux roues motorisés devront posséder et donc passer un permis qui leur coûtera plusieurs centaines d’euros. Lequel comporterait, paraît-il, une « évaluation psychologique ».

- Le contrôle technique des deux roues serait obligatoire, tous les deux ans.

- En ville et sur les routes, les deux roues devront suivre les mêmes règles que les automobiles, ce qui implique l’interdiction (sanctionnée) des dépassements de voitures à l’arrêt (dans un embouteillage ou stoppées par une feu tricolore) ou en train de rouler. La philosophie de cette mesure est claire : calmer les automobilistes qui supporteraient de plus en plus mal que circuler en deux roues offre une garantie de circulation plus rapide. Décision qui gomme une autre réalité : 65 % des accidents mortels de deux roues (toujours selon les chiffres de la Prévention routière) se produisent en rase campagne.

- Les assureurs, qui pratiquent déjà souvent des tarifs prohibitifs pour les 1,5 millions de deux roues de 125 cm 3 et plus [1], seront priés de prélever une taxe spéciale qui sera reversée à la sécurité sociale.

Ces mesures en préparation complètent celles qui viennent d’être prises : une plaque d’immatriculation plus grande pour qu’elle soit lue plus facilement pas les radars et les policiers et le port obligatoire d’un gilet réfléchissant. Alors que 70 % des accidents surviennent de jour !

Des décisions d’autant moins compréhensibles que de 2009 à 2010, le nombre des motards tués est passé de 1144 à 941 et qu’un accident mortel sur cinq, comme pour les automobiles, est lié à un niveau d’imprégnation alcoolique dépassant les limites légales, limites qui n’ont pas été modifiées. Et que dans trois accidents sur quatre, révèle la Prévention routière, ce n’est pas le conducteur du deux roues qui est responsable.

Ces mesures démagogiques, et quelques autres à l’étude, visent à brider l’expansion des deux roues qui « énervent » les automobilistes circulant en ville, là où s’organise la cohabitation qui fait de plus en plus clairement apparaître la supériorité du deux roues en circulation urbaine. Alors que pour réduire le nombre des accidents et donc des morts, il serait largement plus efficace d’éliminer les pièges qui jalonnent de plus en plus souvent les rues des villes : plots, bandes blanches glissantes, trous trop hâtivement rebouchés, traces de travaux ou dégradation de la chaussée. C’est sur ces imperfections grandissantes des rues qui n’affectent pas la stabilité des voitures que les adeptes des deux roues se « viandent » trop souvent...

Claude-Marie Vadrot est adepte du scooter depuis 1975 et actuellement au guidon d’un scooter à trois roues hybride.

Notes

[1] Il y a 5,9 millions de ces véhicules en Italie et 3,7 en Allemagne.

conseiller_de_l'Empire.jpg

piqué au tas chez Politis.fr - 12/05/2011

20:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/05/2011

Turquie : Ferhat Gerçek et 46 personnes dont des membres du groupe Yorum arrêtés

OPERATION WITH GAS GRENADES IN ISTANBUL
46 people, including three members of music band Yorum, were detained in an operation staged with gas grenades on DHKP-C (The Revolutionary People's Liberation Party/Front) in Istanbul. Ali Araci and Caner Bozkurt from Yorum were released with the directives of prosecutor.

piqué au tas sur www.worldbulletin.net

 

Un sit-in a été organisé à Vatan Street en face de la Direction de la sûreté d'Istanbul dès 23h00 hier soir.

 

Turquie: Coup de filet de la police antiterroriste

Mis à jour le 10.05.11 à 14h24

La police antiterroriste turque a arrêté 34 personnes ce mardi avant l'aube à Istanbul lors d'interventions visant des organisations soupçonnées de liens avec un groupe d'extrême gauche interdit, ont rapporté les agences de presse turques.

La police a lancé trois raids simultanés contre les locaux de l'Organisation Okmeydani des droits de l'Homme et des libertés, la fédération des jeunes de cette organisation et le Centre culturel Idil.

Un avocat des suspects a déclaré à l'agence de presse Dogan que ces derniers étaient soupçonnés de liens avec le mouvement d'extrême gauche DHKP-C, accusé d'avoir commis en 2001 un attentat suicide sur la place Taksim. Deux policiers et un touriste étaient morts dans cet attentat dans le centre d'Istanbul.

Reuters

piqué au tas sur 20minutes.fr - 11/05/2011

La démocratie turque à l’œuvre: deux paraplégiques torturés par la police

Bahar Kimyongür
Bruxelles, le 10 mai 2011

Vous vous en souviendrez, le 7 octobre 2007, Ferhat Gerçek, un tout jeune militant alors âgé de 17 ans avait été la cible des balles de la police à Istanbul parce qu'il distribuait "Yürüyüs", un hebdo de gauche. Cet attentat policier l'avait handicapé à vie. Il se déplace depuis en chaise roulante. Sept policiers ont été poursuivis dans cette affaire. Mais l'enquête est systématiquement sabotée par la machinerie judiciaire : il y a quelques mois, le T-shirt transpercé et ensanglanté de Ferhat a curieusement disparu alors qu'il était consigné au greffe. Et le 6 mai dernier, c'est carrément la balle fatale du policier qui s'est évaporée. Mais le pire dans cette histoire est à venir. Tout mutilé et victime qu'il est, Ferhat est lui aussi poursuivi. La police l'accuse d'avoir enfreint la loi sur les rassemblements et de rébellion. Alors qu'une peine de 10 ans de prison est requise contre les policiers, Ferhat, lui, est menacé de 15 ans de prison !
Mais Ferhat n'est toujours pas au bout de ses peines. La nuit dernière, la police antiterroriste a mené une vaste opération dans plusieurs quartiers d'Istanbul. Officiellement, le but de cette opération était de neutraliser des militants de l'organisation marxiste clandestine DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple). La réalité est que les 46 personnes arrêtées sont toutes actives dans des associations de quartier et des centres culturels. Parmi celles-ci, il y avait Ferhat.
Ferhat se trouvait à l'Association pour les droits et les libertés du quartier d'Okmeydani lorsque des dizaines de policiers armés ont surgi de nulle part. Ils l'ont éjecté de sa chaise roulante et roué de coups. Couché à plat ventre et ne pouvant bouger, Ferhat n'ai rien vu si ce n'est les bottes des policiers. Ils l'ont ensuite menotté et traîné au sol tandis que d'autres lui assénaient des coups de pieds. Ses camarades ont été eux aussi passés à tabac. Certains, dit-il, avaient le visage couvert de sang. Tandis que ses compagnons étaient emmenés au commissariat, Ferhat a été gardé en garde à vue, les bras menottés dans le dos, dans les locaux de son association. Il a fallu l'intervention de son avocat pour qu'il puisse retrouver sa liberté. En sortant de sa garde à vue improvisée, Ferhat a croisé un autre camarade paralysé. Atteint d'un syndrome cérébelleux et condamné lui aussi à la chaise roulante, Irfan Yilmaz a subi un sort guère plus enviable. Il a d'abord été rossé alors qu'il était assis et inerte, puis il a subi une véritable séance de torture après avoir été jeté à terre.
A la lecture d'une telle débauche de violence, on peut légitimement être interloqué par le silence assourdissant des médias occidentaux face à la terreur que fait régner une police turque qui se comporte désormais en milice privée de la confrérie religieuse des Nourdjou (Nurcu), elle-même télécommandée par le prédicateur Fetullah Gülen exilé aux États-Unis.
Comme le fait remarquer Me Taylan Tanay, le président stambouliote de l'Association des juristes progressistes (CHD) et avocat de Ferhat Gerçek, l'AKP et sa police font systématiquement régner la terreur dans les quartiers déshérités, prenant pour cible les pauvres, les Kurdes et la gauche révolutionnaire. De nombreuses sources indépendantes confirment cette augmentation du terrorisme d’État dans les rues d'Istanbul, de Diyarbakir ou de Hakkari.
Les médias occidentaux si prompts à rapporter le moindre détail des exactions commises en Libye ou en Syrie sont pourtant si peu loquaces s'agissant des victimes du terrorisme de l’État turc, surtout si les victimes sont "d'extrême-gauche".
Et qu'en est-il des autres "terroristes" arrêtés nuitamment ?
Certains d'entre eux sont enseignants, syndicalistes, cinéastes ou musiciens. On compte même trois membres du Grup Yorum, un groupe musical ethno-rock très populaire en Turquie.
En juin dernier, Grup Yorum, connu et apprécié pour son répertoire et ses actions politiques mais persécuté depuis sa création en 1985, est parvenu à remplir un stade de football. Le 17 avril dernier, près de 150.000 personnes ont assisté à un concert de ce groupe organisé sans le moindre sponsor. Du jamais vu en Turquie. Malgré la censure et la répression, Grup Yorum a vendu près de 3 millions d'albums. Du jamais vu aussi. Ce groupe se situe pourtant dans une mouvance révolutionnaire turque qui connut ses heures de gloire dans les années 60, 70 et 90 mais qui, depuis, a été laminée par les juntes militaires et les escadrons de la mort. Aujourd'hui, dans les bas-quartiers et les bidonvilles de Turquie, le marxisme révolutionnaire et le discours de classe semblent timidement regagner le terrain conquis par un Islam ultralibéral et farouchement anticommuniste, fabriqué dans les hautes sphères de l'Etat par des généraux prétendument laïques, avec l'appui de la tentaculaire confrérie de Fetullah Gülen.
Manifestement, l'AKP, en campagne contre ses opposants de tout bord, depuis les kémalistes jusqu'aux autonomistes kurdes en prévision des législatives du 12 juin prochain, digère mal les récents soubresauts de cette gauche extraparlementaire qui, le 1er mai dernier, a réussi à mobiliser des centaines de milliers de travailleurs, de chômeurs et d'étudiants sur la place Taksim à Istanbul. Si une grande partie de cette gauche-là ne participe pas aux élections pour des raisons stratégiques, ses mobilisations populaires et radicales n'en inquiète pas moins les élites turques.
Ces élites que l'on a cesse d'ériger en "modèle" pour le monde arabe et musulman. Un modèle ? Mieux encore: l'AKP, c'est un pic, c'est un cap. Que dis-je, c'est une "étoile polaire" ! Cette dernière formule élogieuse sort en réalité de la bouche même de M. Tayyip Erdogan alias Mister One Minute, chevalier de Davos et héraut de la "démocratie avancée". Seulement voilà, pour l'heure, les seules étoiles que les démocrates turcs et kurdes aperçoivent dans leur ciel assombri, ce sont celles des shérifs de l'AKP.

courriel du 11/05/2011

09:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/05/2011

contrat opérationnel 10 000 hommes - Préfet de zone de défense - Plan Vigipirate

Elargissement des pouvoirs des préfets de zone de défense

Par A. l'AFP

Publié le 12/03/2010

 

Le décret du 4 mars 2010, relatif à la loi du 29 juillet 2009 sur la programmation militaire pour les années 2009-2014, élargit les pouvoirs des préfets de zone de défense, indique PPrama la lettre hebdomadaire de la préfecture de police (PP).

Prenant le titre de préfet de zone de défense et de sécurité, ces derniers interviennent dorénavant dans les matières relevant de la sécurité intérieure, de la sécurité civile et de la sécurité économique concourant à la défense et à la sécurité nationale.

L’objectif est de renforcer leurs pouvoirs en matière de gestion de crise. Ils pourront ainsi procéder à des réquisitions de biens et de services et prendre des décisions de police administrative.

Pour la zone de défense et de sécurité de Paris, le préfet de police, qui est préfet de zone, dispose d’un secrétariat général de zone de défense et de sécurité placé sous la direction d’un préfet.

Ce dernier a pour mission de préparer et de mettre en oeuvre les mesures de sécurité nationale relevant de la sécurité civile, de la sécurité économique, de la sécurité des secteurs et installations d’importance vitale, d’organiser la veille opérationnelle et des exercices de simulation de crise.

Le CRICR placé sous l’autorité du préfet de police

Pour les autres domaines concourant à la sécurité nationale, comme la répartition des moyens des forces mobiles de sécurité ou la coordination des mesures de police administrative, la mission est confiée aux directions et services de la PP.

piqué au tas sur www.lagazettedescommunes.com

Opération banlieues, de Hacène BELMESSOUS

Sous titré de façon plus explicite Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, le livre de Hacène BELMESSOUS, déjà auteur de Mixité sociale : une imposture et de Le monde selon Disney, constitue une étude de journaliste d'investigation sur les processus en cours dans la politique urbaine. Polémique, dénonçant la préparation discrète d'une guerre totale aux cités, "chaudrons sociaux dont le "traitement" ne relèverait plus que l'éradication ou de la force armée, cette enquête qui couvre une période très récente, s'attache surtout aux modifications de la politique de la ville décidée sous l'ère Sarkozy (en tant que ministre de l'Intérieur, puis Président de la République). Partie incidemment de l'activité d'une commission d'une ville du sud de la France en charge de la rénovation d'un quartier HLM, cette enquête explore à la fois les nouvelles missions confiées aux forces de l'ordre (Police et Gendarmerie), certains dessous de la rénovation urbaine et les développements de la video-surveillance.

"Qu'ai-je découvert dans la masse des faits et des témoignages recueillis?" s'interroge l'auteur en Introduction à son livre. "Que, depuis 2002, une guerre de conquête de ces cités se prépare en aval de ces trompe-l'oeil que sont ces nouvelles formes urbaines. Au ministère de l'Intérieur, au ministère de la Défense, à Saint-Astier (siège du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie, CNEFG) et à Sissonne (champ de manoeuvres du Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine de l'armée de terre), j'ai pu observer les stratégies et les dispositifs opérationnels de cette guerre en marche. Pour mieux les comprendre, j'ai questionné ces gens du "terrain" mis sur pied de guerre par les plus hauts responsables politiques. Leur pronostic? Rien n'interdit, dans le climat de tension permanente entretenu depuis plusieurs années (militarisation de la police, instauration d'un état d'exception dans certains quartiers, désignation d'un ennemi intérieur, etc), de penser que, demain, Nicolas Sarkozy envoie l'armée dans les banlieues. Pronostic baroque? Ceux qui l'ont émis ne sont ni des plaisantins ni des "gauchistes". Ces hommes et ces femmes prennent au contraire très au sérieux les défis du maintien de l'ordre, mais ils s'inquiètent de l'orientation désormais donnée à leurs missions par le plus haut sommet de l'Etat. Chaque jour, ils reçoivent les secousses du dogme sécuritaire sarkozyste et ils considèrent que les choses sont allées trop loin, qu'on est entré dans un cycle infernal qui pourrait mener au pire. Aucun d'eux ne s'est confié à moi incognito, malgré le prix qu'ils pourraient payer en critiquant la stratégie du pouvoir. car ils ne sont pas naïfs : ils savent qu'en "Sarkozye" tout point de vue contraire à la vision du chef peut vitrifier son auteur, tant ledit chef n'hésite pas à exercer son droit de vie et de mort sur les carrières des agents de l'Etat. un autre fait conforte cette hypothèse inquiétante : la modification en profondeur du Livre blanc sur la défense, devenu en 2008 le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. En fusionnant ces deux notions jusqu'alors distinctes au nom de la lutte contre la menace terroriste - qu'il associe dans une relation constante aux banlieues populaires -, ce document programmatique s'est ouvert un vaste champ de possibilités stratégiques. "Depuis l'adoption du nouveau Livre blanc, on a écrit noir sur blanc l'instauration d'un "contrat 10 000 hommes"", m'a confié en juin 2010 le lieutenant-colonel Didier Wioland, officier de gendarmerie et conseiller pour la sécurité intérieure et les questions de terrorisme à la Délégation aux affaires stratégiques (DAS) du ministère de la Défense, qui fut chargé du projet Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale". "C'est-à-dire que les armées doivent pouvoir, à la demande de l'autorité politique, lorsque des situations graves frappent le territoire national, mettre à disposition cet effectif, essentiellement des forces terrestres. Maintenant, il faut réfléchir à l'emploi le plus juste de ces 10 000 hommes pour passer d'une logique de prestataires à celle de véritables partenaires participant à la prise de décision le plus en amont possible. Ce contingent de 10 000 hommes est actuellement à même d'être formé sur le territoire national, prêt à intervenir en cas de crise de grande ampleur. Ils sont dans des configurations opérationnelles de réversibilité, prêts à agir selon des délais gradués. ce lange "crypté" mérite attention : en 2010, 10 000 soldats sont prêts à intervenir face à une "situation grave" survenant sur le territoire national. présenté de façon aussi vague, ce lieu est infigurable sur une carte d'état-major, mais il semble facilement localisable si l'on se souvient que, depuis l'automne 2005, un seul territoire absorbe l'attention de Nicolas Sarkozy : les "quartiers sensibles". Puisque cette évolution sécuritaro-militaire s'amorce inexorablement, j'évoquerai d'abord ce que serait ce "scénario de l'inacceptable" : une "opération banlieues" définie par un président soucieux de nettoyer de fond en comble cet "empire du mal" français. Et je restituerai dans les chapitres suivants les résultats de mon enquête : la façon dont, au sein de l'armée, de la gendarmerie et de la police, ont été vécus avec des réticences croissantes les emballements sécuritaires de l'Etat dans les années 2000 ; puis les discrètes et "perverses" évolutions des "politiques de la ville", conduites tant au niveau local que national, qui ont accompagné cette inquiétante dérive vers la préparation d'une guerre totale contre les "territoires perdus de la République", hypothèse du pire soigneusement préparée au cas où échoueraient les tentatives d'éradication pure et simple de ces quartiers qu'entreprennent certains élus locaux, de droite comme de gauche."

 

Les faits que rapporte Hacène BLEMESSOUS, qui ont amené à plusieurs reprises des syndicats de police et de la magistrature à s'inquiéter ouvertement de certaines dérives, sont bien vérifiables malheureusement. Ce qu'il manque bien entendu, au-delà des faits saillants qu'il rapporte, c'est une enquête d'ensemble sur les réactions des autorités locales face aux demandes par le pouvoir central d'établissement de plans banlieues de toute sorte (allant jusqu'à légaliser des "comités de voisinages" d'immeubles). Les effets d'annonce sont si nombreux du côté de la Présidence de la République, les coupes sombres dans les budgets de l'armée, de la police et de la gendarmerie sont en même temps si fortes, qu'il convient de s'interroger, au-delà des discours, sur l'effectivité de la préparation qu'il dénonce. Outre le fait que même 10 000 hommes armés, ce qui semble impressionnant, vu notamment la technologie dont ils seraient dotés, ne suffiront probablement pas à couvrir plusieurs émeutes urbaines simultanées, il faudrait connaître l'état de connaissance réelle que possède les décideurs sur la situation dans les quartiers, depuis la fin d'une police de proximité, qui était aussi une police du renseignement.

Toujours est-il que ce livre est à prendre très au sérieux, dans une époque où ces préoccupations sécuritaires sont partagées par de nombreux autorités étatiques. Le phénomène décrit n'est pas propre à la France. Il faut se souvenir par ailleurs des émeutes des années 1960 aux Etats-Unis pour savoir que les situations sociales qui dégénèrent ne se règlent pas par des mesures politico-militaires. A la fin de son livre, le journaliste évoque toutes les résistances, hors système, qui se développent dans de nombreux quartiers et qui sont autant d'indices que sans doute le "scénario de l'inacceptable" n'aura heureusement pas lieu. Ces résistances se multiplient au fur et à mesure de l'accumulation de lois sécuritaires, dont de plus en plus de gens voient le caractère fallacieux (fausses du point de vue de leur objectif affiché et tendancieuses car toujours orientées vers les mêmes populations) et inefficace (car ne pouvant s'attaquant aux causes d'insécurité).

Hacène BELMESSOUS, opération banlieues, Comment l'Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, La Découverte, Collection Cahiers libres, 2010, 205 pages.

En matière de circulation et d’information routières en Ile-de-France, le CRICR de Créteil est placé sous l’autorité du préfet de police. Enfin le secrétariat général pour l’administration de la Police de Versailles (Yvelines), compétent dans les départements de la grande couronne, est également placé sous son autorité.

 

piqué chez www.leconflit.com

 

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