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05/05/2011

Affaire de Tarnac: la surveillance policière prise en flag

Intimidations, contrôles, traçage GPS : la police ne lâche pas les mis en examen de Tarnac et leurs amis. Rencontre à Rouen, où quatre d’entre eux habitent aujourd’hui.

On s’était mis d’accord : pas de photos, pas de descriptions bucoliques du jardin au printemps, pas de commentaires sur leurs plats préférés. Les mis en examen de Tarnac et leurs amis ont déjà vu leurs maisons perquisitionnées, leurs lectures décortiquées et des journalistes planquer devant chez eux. Deux ans et demi après les premières gardes à vue antiterroristes, ils n’ont pas envie de voir leur intimité étalée dans les journaux, ni de raconter une énième fois les arrestations de novembre 2008 et les policiers cagoulés.

Dix personnes sont toujours poursuivies, notamment pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste”. Elles sont soupçonnées d’avoir préparé des dégradations en vue de désorganiser les réseaux ferroviaires. Parmi elles, Julien Coupat, mis en examen pour direction d’une structure à vocation terroriste. L’instruction en cours peine à décoller faute de preuves, et les erreurs répétées des policiers chargés de l’enquête ont largement décrédibilisé la procédure.

Quatre des “dix de Tarnac” vivent à Rouen : Elsa, Bertrand, Mathieu et Aria*. Ils habitent deux maisons en colocation avec des copains, une poignée de jeunes entre 25 et 30 ans qui passent leur vie ensemble. En attendant un éventuel procès, ils mènent une vie sous surveillance, et leurs amis aussi. Sans jouer les martyrs ou les paranos, ils nous ont accueillis pendant deux jours pour raconter les signes d’une présence policière continue et les ingénieux efforts pour les diaboliser.

Une balise GPS sur la batterie

En mars dernier, deux personnes du comité de soutien aux inculpés de Tarnac (pas poursuivies) vont chez le garagiste pour des problèmes récurrents de batterie. Le mécano leur explique qu’un truc bizarre pompe dessus, sans entrer dans les détails. En démontant les grilles de ventilation, les propriétaires de la voiture tombent sur un petit boîtier noir de 9 centimètres sur 5, relié par des fils au système électrique. A l’intérieur, deux circuits imprimés comprenant une antenne passive, un dispositif de géolocalisation de marque Navman et une carte SIM Orange pour transmettre les données. Tout l’attirail pour tracer à distance les déplacements de la voiture. De quand date le bidule ? Sans doute d’une fête à Tarnac, il y a un an. La police a pu en profiter pour poser la balise. Juste après, la vitre électrique a commencé à déconner. Depuis le retrait de l’objet, elle fonctionne à nouveau.

(par Camille Polloni)

la suite sur Les Inrocks

Quelqu’un a-t-il fait de la soudure dans le garage.jpg

09:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/04/2011

Aux correspondantEs du Jura Libertaire

Le 14 avril dernier, Le Jura Libertaire publiait un courriel reçu, relatant l’inscription de slogans de solidarité sur la façade du vice-consulat d’Italie à Bordeaux :

 

 

Mercredi 27 avril, deux personnes au moins ont été auditionnées en Périgord — sur la base de l’adresse IP de publication sur over-blog —, lors d’une perquisition de flics de Bordeaux.

 

Deux PC ont été saisis.

 

Le Jura Libertaire en Dordogne et ailleurs - 28, 29 avril 2011.

 

Nouvelle adresse courriel du Jura Libertaire

09:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/04/2011

Lock on - Blocage centre 127 bis - Belgique

 


http://www.indymedia.org.uk/en/2011/04/478368.html

Brussels detention centre blockaded in attempt to stop Congo deportation

This morning around 20 activists blocked the entrance to the 127 bis
detention centre in Steenokkerzeel, near the main airport of Brussels.
They were attempting to stop the deportation of 60 Congolese refugees on a
charter flight KInshasa organised by the joint European border agency
Frontex and "secured" by Belgian federal police.

The action began at 4.30 am when activists blocked the gates using
lock-ons. The Congolese prisoners were due to be taken from the detention
centre to a plane waiting at the Melsbroek military airport. More
prisoners were being brought from four other countries, including the UK
as well as Ireland, Holland and Sweden, to join the flight.

At around 9am the Belgian police cutting team managed to clear the
blockade and the activists were arrested. Police closed off the area
around the detention centre to prevent access to journalists who had
arrived to cover the action. By midday the Congolese prisoners had been
taken out of the detention centre by bus under a heavy police escort. As
of 1.30pm up to 18 activists were still in custody, and it was not clear
whether they were being charged

In 2010 Frontex coordinated 38 Flights from Europe to Columbia, Ecuador,
Georgia, Iraq, Burundi, Nigeria, Cameroon, Kosovo and Ukraïne. Already in
January to March 2011 they have organised seven flights to Kosovo, Congo,
Georgia, Iraq and Nigeria.
(<http://europa.eu/agencies/community_agencies/frontex>http://europa.eu/agencies/community_agencies/frontex)

Belgium is an active member of the European anti-migration policy.  It
organises not only about 20 deportations a day, but it organises also
grouped flights to deport 'unwilling' migrants.  In 2010 about 73 persons
were put on
'securised' flights: seven to Greece, one to Poland, three to Nigeria and
Cameroon and two to Congo.

The 127 bis detention centre had been largely destroyed in a rebellion
this February in which one prisoner escaped, following a solidarity
demonstration held outside the fences.
(http://www.indymedia.org.uk/en/2011/02/474539.html?c=on). Unfortunately
it seems the immigration prison is now back in operation.


No one is illegal.
Stop Deportations.
Stop the Frontex charters.

08:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/04/2011

FRONTEX - jeudi 28 avril 2011 - Un Airbus belge renverra 60 demandeurs d'asile

Un Airbus belge renverra jeudi prochain, 60 demandeurs d’asile d’Europe vers la République démocratique du Congo. La Belgique n’avait plus affrété un si grand avion pour renvoyer des demandeurs d’asile dans leur pays depuis 7 ans. Jeudi prochain, un Airbus belge renverra soixante demandeurs d’asile d’Europe vers la République démocratique du Congo.

Cela fait sept ans que la Belgique n’avait pas affrété un si gros appareil pour renvoyer des demandeurs d’asile dans leur pays, a rapporté jeudi le quotidien flamand De Morgen.

Un Airbus belge renverra, jeudi prochain, soixante demandeurs d’asile d’Europe vers la République démocratique du Congo.

La Belgique n’avait plus affrété un si gros appareil pour renvoyer des demandeurs d’asile dans leur pays depuis sept ans. L’avion est apprêté sous 1a coordination de l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures (FRONTEX), a rapporté jeudi De Morgen.

La NV-A favorable à ces vols

Quinze passagers se sont vus refuser le statut de demandeurs
d’asile en Belgique et les 45 autres cherchaient l’asile en vain aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Irlande et en Suède.

L’Airbus décollera le 28 avril à destination de la capitale congolaise Kinshasa et retournera en Belgique plus tard dans la journée.

A bord de l’appareil seront présents un médecin, un infirmier, deux cadres de la police fédérale et deux inspecteurs4 pour encadrer la mission.

Le parti indépendantiste flamand, N-VA, de Bart de Wever, se montre partisane de ces vols Frontex et, pour le parlementaire Théo Vrancken, des vols semblables pourraient être planifiés chaque mois.

piqué sur digitalcongo.net - 22/04/2011

Jeudi de la semaine prochaine, un Airbus belge renverra soixante demandeurs d'asile d'Europe vers la République démocratique du Congo. Cela fait sept ans que la Belgique n'avait pas affrété un si gros appareil pour renvoyer des demandeurs d'asile dans leur pays.

L'avion est apprêté sous la coordination de l'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures (FRONTEX), rapporte jeudi De Morgen.

Quinze passagers se sont vus refuser le statut de demandeurs d'asile en Belgique et les 45 autres cherchaient l'asile en vain aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Irlande et en Suède.

L'Airbus décollera le 28 avril à destination de la capitale congolaise Kinshasa et reviendra plus tard dans la journée en Belgique.

A bord de l'appareil seront présents un médecin, un infirmier, deux cadres de la police fédérale et deux inspecteurs pour encadrer la mission.

La N-VA se montre partisane de ces vols Frontex et, pour le parlementaire Theo Vrancken, des vols semblables pourraient être planifiés chaque mois. (belga)

21/04/11 06h52

piqué sur 7sur7.be - 21/04/2011

 

13:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/04/2011

Alain BAUER - Bernard SQUARCINI (Les Experts - Neuilly sur Seine) «Nous sommes plus que jamais dans l'anticipation.»

La France championne des arrestations antiterroristes


20/04/2011

INFO LE FIGARO - Selon un rapport d'Europol, elle réalise plus de la moitié des interpellations d'islamistes radicaux dans l'Union.

La France a réalisé à elle seule plus de la moitié des arrestations d'islamistes radicaux en Europe en 2010: 94 interpellations sur 179 au total. Ce qui en fait, en quelque sorte, le premier rempart contre cette menace sur le territoire de l'Union. Le dernier rapport annuel de l'office européen de police Europol mettra du baume au cœur des agents des services français antiterroristes qui œuvrent en coulisse pour déjouer les complots criminels des mouvements salafistes se revendiquant d'al-Qaida.

Le criminologue Alain Bauer en déduit que «la méthode préventive à la française paie» et que «la réforme des services de renseignement, notamment la création de la DCRI, qui a fusionné RG et DST, témoigne là de sa pertinence, l'Hexagone ayant été préservé, l'an dernier, de la moindre attaque interne». Le préfet Bernard Squarcini, chef de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), indique, pour sa part, au Figaro que «depuis quelques mois, à la demande du chef de l'État, la France a relevé son niveau de riposte et son format de veille». En clair: «Comme il n'y a plus de différence entre les menaces intérieures et extérieures aujourd'hui, l'antiterrorisme a engagé une réforme de coopération majeure entre ses services de renseignements intérieurs et la Direction générale des services extérieurs (DGSE)», précise-t-il. Cette récente «mutualisation» a permis, poursuit-il, d'être «plus performant en termes de neutralisation préventive».

Mais la vigilance reste de mise. À en croire le rapport du directeur d'Europol, Rob Wainwright, «les groupes terroristes islamistes continuent à planifier des attaques contre les États membres», à l'instar de celles commises l'an dernier au Danemark et en Suède. Ils sont aussi, dit-il, «en train de changer dans leur composition et leur leadership», les réseaux devenant «multinationaux», «leur commandement se faisant de moins en moins depuis un pays extérieur à l'Union», tandis que les individus susceptibles d'agir sont souvent des «acteurs isolés ».

Autre tendance relevée par les experts d'Europol: «Les connexions croissantes entre terrorisme et crime organisé.» Pour Alain Bauer, «elles se manifestent surtout sous forme de financement des réseaux via les trafics de drogue, d'armes, d'être humains constatés notamment dans la zone sahélienne», qui concentre toute l'attention des services, tant il est vrai qu'al-Qaida pour le Maghreb islamiste (Aqmi) y a étendu son influence. Le terrorisme et le crime auraient donc partie mêlée, ce qui n'est pas totalement nouveau pour la France. La chute du réseau Chalabi, au temps de Charles Pasqua, avait déjà révélé des passerelles avec le banditisme.

Recrutement sur Internet

L'agence européenne de police constate également que «le retour de djihadistes des zones de conflits (tels l'Afghanistan, le Pakistan ou le Yémen) continue de constituer une menace en Europe». Elle cite ainsi l'exemple du démantèlement en mai dernier en France d'un réseau de soutien logistique et de recrutement de moudjahidins, qui avait envoyé neuf Français et Tunisiens sur le front pakistano-afghan entre juillet 2008 et avril 2009. Ils étaient « susceptibles de » passer à l'action une fois revenus en Europe, assure les rédacteurs du rapport. Selon eux, ils étaient en possession de «manuels pour apprendre à éviter d'être détectés par les forces de l'ordre et les services de renseignements». Le petit guide du parfait clandestin.

Dans cette action de recrutement et de prosélytisme, le rôle d'Internet est devenu fondamental, souligne les agents d'Europol, qui ont comptabilisé une vingtaine de forums très actifs sur la Toile. Selon eux, «les administrateurs des sites s'échangent même des instructions sur les procédures à suivre en cas d'arrestation». Preuve que les réseaux s'adaptent et se perfectionnent.

L'agence n'hésite pas non plus à écrire que depuis les révolutions arabes «le flot des migrants d'Afrique du Nord peut avoir une influence sur la sécurité des États de l'Union». Et d'enfoncer le clou: «Il est devenu plus facile pour des terroristes de pénétrer isolément sur le sol européen, au milieu de la masse des migrants.» Le préfet Squarcini le dit: «Nous sommes plus que jamais dans l'anticipation.»

piqué au tas sur le figaro.fr - 20/04/2011

David_BAUER.jpg

Maintenant, Alain et Bernard savent que les envahisseurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine et qu'il leur faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé...

 

11:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Exposition La Legal Team fait son cirque du 29/04 au 20/05/2011 à Strasbourg

Vernissage le vendredi 29 avril 2011 à partir de 18h à la Maison de l'Amérique Latine, 07 rue de la course à Strasbourg et comptons sur votre présence pour partager ce moment sympathique, autour d'un verre (ou plus)...


https://mail.google.com/mail/?ui=2&ik=86cacda779&view=att&th=12f6e33883e20f28&attid=0.1&disp=inline&zw

10:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/04/2011

Procès manifestant contre sommet de l'OTAN à Strasbourg : 1 mois avec sursis pour une sardine ...

Un étudiant allemand a été condamné mercredi à 1 mois d'emprisonnement avec sursis par la cour d'appel de Nancy pour port d'arme, après avoir été arrêté en possession d'un piquet de tente lors du sommet de l'OTAN à Strasbourg en avril 2009.
www avait été jugé une première fois en comparution immédiate quatre jours après son arrestation par le tribunal correctionnel de Strasbourg, qui l'avait condamné à 6 mois de prison ferme.

Il avait toutefois été relaxé en appel, mais cette décision avait été annulée par la Cour de cassation, saisie par le parquet, qui avait alors renvoyé l'affaire devant la cour d'appel de Nancy.
"Je suis évidemment très déçue, car nous espérions une relaxe", a indiqué à l'AFP l'avocate du jeune homme, Me Christine Mengus, qui n'exclut pas de former un nouveau pourvoi en cassation.
Lors de l'audience, le 9 mars dernier, en présence d'une cinquantaine de militants altermondialistes, Me Mengus avait contesté que le piquet de tente puisse être considéré comme une "arme par destination", tel que présenté par l'accusation.
"Regardez mon stylo, il peut aussi être parfaitement une arme par destination", avait-elle observé, en estimant qu'on voulait "oppresser, opprimer les manifestants, les mettre en prison".

piqué au tas sur le Parisien.fr - 13/04/2011

11:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/04/2011

Centre fermé de Vottem assailli !

Manifestation annuelle à Vottem contre les centres fermés : plusieurs centaines de manifestants ont marché de la place Léonard vers le centre.

Dés l'arrivée au centre, une cinquantaine de manifestants ont grimpé sur les grilles et sont entrés dans le centre. Très vite, la Samba, qui était entrée avec eux, donnait du tambour de l'intérieur. Après quelques minutes, les deux portes de 5 m de haut cédaient, les manifestants se retrouvant dans la cour de 'récréation' des détenus.


Devant le commissariat...

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Un hélico est arrivé et s'est planté à 15 m de hauteur au dessus des intrus.

 

A l'extérieur, les concerts prévus continuaient, imperturbables, malgré la Samba, les cris d'encouragement des manifestants, le bruit de l'hélico, les pétards...

 

Les brigades d'intervention sont arrivées après une heure et ont arrêté tous les intrus (49 personnes).

A ce moment, les détenus jetaient des projectiles sur les robocops en guise de protestation.

 

Actuellement, les manifestants se font libérer progressivement. Il y aurait des blessés parmi eux. Un ou deux sans papiers ayant participé à l'action seraient transférés vers un centre fermé.

 

D'autres nouvelles suivront.

info par courriel du 03/04/2011

09:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/03/2011

MaM Out - Interpellation à Saint-Jean-de-Luz d'une militante basque espagnole

Une jeune Espagnole de 24 ans, membre de l'organisation des jeunes basques Segi, a été interpellée mercredi matin par la police judiciaire à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), a-t-on appris de source policière. Lire la suite l'article

Elle faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen lancé par l'Espagne pour "appartenance à une organisation terroriste". Ce dernier devait lui être signifié mercredi après-midi par le parquet général de Pau où elle a été transférée.

Cette jeune femme appartenait au groupe de huit militants espagnols de Segi qui avaient tenu une conférence publique le 21 février à Ispoure (Pyrénées-Atlantiques) pour dénoncer la répression exercée à leur encontre par les autorités espagnoles et la multiplication des mandats d'arrêt européen lancés contre eux.

Sept d'entre eux ont depuis été interpellés par les policiers français. Interdit en Espagne, le mouvement Segi est considéré comme l'antichambre de l'organisation séparatiste basque ETA. AP

piqué au ats sur fr.news.yahoo.com - 30/03/2011

De jeunes indépendantistes demandent que "MAM dégage du Pays basque"

SAINT-JEAN-DE-LUZ (Pyrénées-Atlantiques) — Environ cinquante militants du mouvement de la jeunesse radicale basque Segi ont manifesté vendredi devant la mairie de Saint-Jean-de-Luz, où se trouvait Michèle Alliot-Marie, réclamant son départ du Pays basque, a constaté l'AFP.

Les militants se sont rassemblés sans aucun incident de 17H30 à 18H30, alors que se tenait un conseil municipal auquel assistait l'ancienne ministre des Affaires étrangères, première adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz.

Les militants de Segi, un mouvement considéré par Madrid comme proche du groupe indépendantiste armé ETA, ont également déployé des banderoles et scandé des slogans exigeant que Mme Alliot-Marie, écartée du gouvernement fin février après avoir exercé quatre postes régaliens dont l'Intérieur et la Justice depuis 2002, "dégage du Pays basque".

Ils ont aussi réclamé "la vérité" sur la mort du membre de l'ETA Yon Anza, dont le corps avait été retrouvé en mars 2010 dans une morgue toulousaine, onze mois après sa disparition.

En quelques mois, il s'agit du troisième rassemblement hostile à l'ancienne ministre tenu à l'occasion d'un conseil municipal à Saint-Jean-de-Luz. En décembre, quelques militants avaient été brièvement interpellés.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une douzaine d'affiches et de tags anonymes, attribuées par une source policière à Segi et indiquant déjà "MAM dégage", ont été disséminés sur des murs à Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et Urrugne.

Ils avaient été retirés dès jeudi matin, à la demande du maire de Saint-Jean-de-Luz, Peyuco Duhart.

 

Segi se mobilise encore

Des militants de Segi se sont réunis hier, en fin d'après-midi, juste avant le début du Conseil municipal auquel participait Michèle Alliot-Marie.

Les forces de police, la seule confrontation à laquelle les manifestants ont eu le droit. photo Jean-Daniel chopin

 Les forces de police, la seule confrontation à laquelle les manifestants ont eu le droit. photo Jean-Daniel chopin

Hier, aux alentours de 17 h 30, des militants du mouvement Segi, le mouvement de jeunes de la gauche radicale basque (interdit en Espagne mais autorisé en France), se sont rassemblés sur la place Louis XIV de Saint-Jean-de-Luz. Le lieu et l'heure du rendez-vous n'étaient pas anodins. Quelques minutes plus tard (à 18 heures), le Conseil municipal auquel l'ancienne ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, participait pour la première fois depuis son retour sur les terres luziennes, allait démarrer.

Postés juste en face de l'entrée de la mairie, la cinquantaine de manifestants, drapeaux basques sur l'épaule, a scandé en chœur des paroles au message clair et unanime : « Michèle Alliot-Marie dégage du Pays basque ». Un message similaire était ensuite repris en basque. « MAM Entzun ! Bim Bam Boum ! » pouvait-on entendre. Leurs banderoles, dépliées devant la cinquantaine de policiers déployés devant eux, affichaient la même ténacité.

« Symbole de l'oppression »

Amaia Elichiry, qui était hier la représentante du mouvement, a pris la parole depuis le kiosque de la place Louis XIV. « Michèle Alliot-Marie a occupé les responsabilités politiques les plus importantes du gouvernement français et maintenant elle est hors jeu. Virée à cause de ses fautes graves, c'est le sort qu'elle méritait. Elle n'a plus sa place dans le gouvernement mais elle est toujours ici, au Pays basque, élue à la mairie de Saint-Jean-de-Luz. Elle est le symbole de l'oppression que l'État Français maintient au Pays basque », a-t-elle déclaré dans un haut-parleur, avant de rajouter : « Lorsque le tribunal de Pau a accepté le mandat d'arrêt européen contre Aurore Martin, elle était ministre de la Justice ».

Imperturbable

Les jeunes militants ont ensuite continué à prononcer leur message, attendant l'arrivée de Michèle Alliot-Marie devant la mairie. Mais celle-ci se trouvait déjà à l'intérieur. Arrivée dans le courant de l'après-midi, l'ancienne ministre n'aura croisé le regard d'aucun des membres de Segi. Elle les aura simplement entendus. Car les manifestants ont poursuivi leur mouvement durant toute la première demi-heure du Conseil municipal. Face à ces appels à la démission, Michèle Alliot-Marie a su rester imperturbable. Assise aux côtés du maire Peyuco Duhart, elle a tenu son rôle de première adjointe sans sourciller durant toute la séance, affichant parfois quelques sourires, et interrogeant à certains moments les opposants d'Herri Berri et de la gauche abertzale sur des sujets de politique locale.

Sur la place Louis XIV, les manifestants, eux, ont attendu 18 h 30 avant de replier leurs banderoles, et quitté les lieux, dans le plus grand calme.

 

18:05 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/03/2011

La Legal Team fait son cirque - dimanche 03 avril 2011 - Molodoï Strasbourg

 

La Legal Team fait son cirque!.pdf

17:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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