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15/03/2011

urgent soloidarité. CE 22 MARS A 13H30 DEVANT LA COUR D’APPEL DE LYON

APPEL A SOLIDARITE

 

Salut,

« Je m'appelle christine.

Le 16 décem­bre, au début de la mobi­li­sa­tion contre la LOPPSI2, un cam­pe­ment se met en place à Lyon sur la célè­bre place Bellecour (le Punishment Park des manif’ pour les retrai­tes).

Deux four­gons, une tente, un bra­séro, des pan­car­tes. Les muni­ci­paux et les natio­naux qui pas­sent dans la soirée nous lais­sent nous ins­tal­ler. Mais à 6h du mat’, un RG vient se ren­sei­gner.

On est clairs : non seu­le­ment on ne part pas mais en plus on attend des copains et copi­nes pour trac­ter dans la mati­née et on espère l’arri­vée d’autres camions toute la jour­née.

Les flics arri­vent alors de plus en plus nom­breux, appel­lent les pom­piers pour éteindre le bra­séro sécu­risé, embar­quent en four­rière et convo­quent tout le monde (6 per­son­nes) au com­mis­sa­riat pour audi­tion.

Je résiste un peu plus que mes potes, c’est la garde à vue pour rébellion.

Puis s’ajou­tent dégra­da­tion (coups de pieds dans les murs du comico) et refus de fichage (dons d’ADN, de photo et d’emprein­tes digi­ta­les). Comparution immé­diate 48h plus tard : 3 mois ferme sans mandat de dépôt.. Ce n’est pas assez pour le proc’ qui avait réclamé 4 mois avec mandat. Il fait donc appel.

J'étais convoquée à la cour d’appel de Lyon (qui a très mau­vaise répu­ta­tion) ven­dredi 11 février à partir de 13h30.

Le 11 fevrier, on était une trentaine (et un RG) avec table de presse contre la LOPPSI au RDV

Mais les magistrats étaient en grève et ça  a été reporté au 22 mars.

Dans un dernier coup de provocation, j'ai promis au juge qu'on serait au moins aussi nombreux puisque c'est une bonne date pour lancer un mouvement qui dure...

Voulez-vous m'aider à ne pas lui avoir menti ?

Merci »

 

Christine, courageuse, résistante, dressée face aux juges ce vendredi 11 février , les apostrophant sans crainte !

Christine, nouvelle victime de l’arbitraire, refusant toute compromission et qui risque de payer très cher son refus de se plier aux nouvelles règles de cet Etat fascisant !

 

SOYONS NOMBREUX, SOLIDAIRES CE 22 MARS A 13H30 DEVANT LA COUR D’APPEL DE LYON

POUR DIRE NON  A L’ARBITRAIRE, A LA LOPSSI, A TOUTES LEURS LOIS QUI GRIGNOTENT NOS VIES, NOS LIBERTES

SOUTENONS SON COMBAT QUI EST NOTRE COMBAT, LE COMBAT DE TOUS CEUX QUI REFUSENT DE SE LAISSER ENCHAINER !

 

herope

www.fa-heropelyon.fr.gd

19:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/03/2011

Tarnac : l’épicerie était sur écoute sauvage

coucou_papa.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

à lire chez UHD

16:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/03/2011

Procès manifestant anti-otan à Nancy - suite en avril

http://breakout.blogsport.de/images/kundgebung.jpg

Presseerklärung vom 9.3.2011

Vor anderthalb Jahren freigesprochen soll ein Aktivist erneut verurteilt werden.
Der Staatsanwalt fordert 1 Jahr auf Bewährung für den Besitz eines Zeltherings und eines schwarzen T-Shirts. Die Verteidigung dagegen plädiert für die Bestätigung des Freispruchs, da ein Zelthering keine Waffe sei. Das Urteil wird im April erwartet.

Bei den Protesten gegen den NATO-Gipfel im französischen Strasbourg vor zwei Jahren war Jan im Schnellverfahren zu sechs Monaten Haft verurteilt worden. Nach vier Monaten Haft war er vom Berufungsgericht in Colmar freigesprochen worden. Der Oberstaatsanwalt ging in Revision, heute fand nun eine erneute Verhandlung am Berufungsgericht in Nancy statt.


T-Shirt das bei der Gerichtsverhandlung und der unangemeldeten Kundgebung von UnterstützerInnen getragen wurde

Der Staatsanwalt erklärte, Jan habe an einer unangemeldeten Demonstration teilgenommen, dabei habe es sich um eine Aktion des sogenannten „Black Block“ gehandelt. Die bloße Teilnahme daran sei ausreichend, denn diese Art von Aktionen seien immer gewalttätig. Seit einigen Jahren ist das Konstrukt einer Art „Black-Block-Organisation“ ein in den französischen Medien verbreitetes Bild.
Dennoch sei das erstinstanzliche Urteil von 6 Monaten Haft zu hart gewesen, stattdessen forderte er heute 1 Jahr auf Bewährung sowie 3 Jahre Frankreichverbot.

Jan selbst hatte vor dem Prozess noch an einer öffentlichen Kundgebung in Nancy teilgenommen, war vor Gericht aber nicht erschienen, weil kein Gericht das Recht habe, über ihn zu urteilen und Gerechtigkeit nicht zu erwarten sei.

Seine Anwältin betonte, dass es trotz der immensen Videoüberwachung in Strasbourg und der massiven Polizeipräsenz im Rahmen des Nato-Gipfels keinerlei Anhaltspunkte gab, dass er dieses Stück Metall als Waffe benutzt habe. Das Gericht konnte auch zum wiederholten Mal nichts über den Verbleib des Zeltherings und des schwarzen T-Shirts sagen – vor Gericht waren diese Gegenstände nie vorgelegt worden.

Vorgeworfen wurde Jan auch, im Gewahrsam darauf bestanden zu haben, ohne Anwalt keine Aussage zu machen. Frankreich ist neben Belgien und der Türkei eines der drei letzten europäischen Länder, die noch kein Recht auf Aussageverweigerung vorsehen. Auf Druck des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte wird dieses Gesetz in Frankreich erst im Juli 2011 eingeführt.

Bezugnehmend auf die kürzlichen Demonstrationen der Richter-Gewerkschaft in Frankreich appellierte die Anwältin an die Richter, dass auch Kriegsgegner_innen das Grundrecht haben zu protestieren.

Das Urteil wird am 13. April gesprochen.
Nach dem Prozess fand eine Kundgebung mit etwa 70 Teilnehmenden auf einem zentralen Platz in Nancy statt.

Fotos und mehr ….

 

 

15:03 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/03/2011

Requiem pour une conne

De Tarnac à Tunis, tombeau pour une ministre

à lire sur UHD

11:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/03/2011

Manif antirep/Antirep Demo : samedi 5 mars - Tous-tes à FREIBURG !

Es ist immer ein Angriff auf uns alle!

C'est toujours une attaque contre nous tous-tes !


Manif antirep/Antirep Demo : samedi 5 mars
à 16H au centre ville à la statue Bertoldsbrunnen

Pourquoi : Réponse suite à une "razzia", une perquisition dans un squat du centre ville : le Gartenstraße.
Puisque, à Freiburg, depuis quelques mois quelques voitures de flics brûlent et quelques vitrines de médias bourgeois sont régulièrement "redécorées" à leur juste valeur, la machine répressive en profite pour criminaliser ce lieu autogéré d'accueil et d'ateliers, lieu de réappropriation de la "vie de la cité" depuis le 23 avril 2010, qui contrarie et distrait au milieu du quartier aseptisé de haute consommation...
Voyez comme les chiens de garde postés autour lui donne un air beaucoup moins vivant, un air morne de fiente, en ce jour répressif du 24 février 2011.

Alors "si rien n'est à eux, tout est à nous", chaque attaque contre ce nous ne peut connaître de réponse silencieuse :

Allons leur faire entendre ensemble dans la rue et gueuler notre rageuse solidarité contre la répression !


Freiburg n'est pas si loin : à peine à un pouce ou deux levés de là...et dans les gares juste de l'autre côté, en partageant ses poches un peu trouées, y'a ça :Schönes-Wochenende-Ticket
Y'a toujours aussi moyen d'y trouver à boire, à manger à prix libre et à dormir.
Y'a même moyen d'arriver un peu plus tôt, de se rencontrer ici et là, et de trouver quelques tissus et peintures pour exprimer son art politico-créatif sur une banderolle ^^
Bref, bien mieux qu'un weekend à réviser, à déprimer chez ses parents ou à se morfondre à Stressbourg ;-)

Pour la demo, y'a un numéro de téléphone à s'inscrire sur le bras : 0049 (0) 761 409 72 51 et 6 pages utiles à lire ou relire (avant la manif!) en pièce jointe.

wtwbfranz-druckversion.pdf

10:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/02/2011

Le 09 mars à Nancy, la répression continue !

Le 9 mars 2011 aura lieu à Nancy un nouveau procès d’une personne inculpée dans le cadre du contre-sommet de l’otan en avril 2009 à Strasbourg.

Cette personne avait été arrêtée le jeudi 2 avril en marge de la chasse à l’homme lancée par les forces répressives contre les manifestants. Elle a fait partie des 300 personnes interpellées ce jour-là et conduite en bus au poste de police pour y être placées an garde à vue.

Jugée en comparution immédiate juste après le contre-sommet, cette personne, de nationalité allemande, a été jugée pour « participation à un attroupement armé » et « port d’arme de 6ème catégorie » et condamnée à six mois de prison ferme et trois ans d’interdiction de territoire. Après plus de quatre mois de prison, elle a finalement été relaxée lors de son procès en appel, le 29 juillet. Le juge a alors considéré que le bâton (une sardine de tente par procuration…) qu’elle portait au moment de son arrestation, ne pouvait être qualifié d’arme de 6ème catégorie.

Malgré cela, l’État s’est acharné et s’est pourvu en cassation.

En 2010, la cour de cassation a cassé le jugement précédemment cité et la personne sera donc rejugée prochainement.

Près de deux ans après le contre-sommet de l’otan, le gouvernement continue à exercer sa pression sur les individuEs venuEs manifester leur désaccord avec les politiques belliqueuses des États, comme il a réprimé violemment la contestation lors des manifestations contre la loi sur les retraites, en automne dernier, criminalisant ainsi les mouvements sociaux dans leur globalité.

Nous appelons donc à venir soutenir cette personne le 9 mars 2011 à Nancy devant le bâtiment de la cour d’appel, au 3 terrasse de la pépinière, à partir de 13h30.

La Legal Team de Strasbourg

https://mensch.coop/legalteamstrasbourg

 

2 Jahre danach…

…und immer noch kein Ende der Repression

09:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/02/2011

Paris-Texas, une proposition politique des mis en examen de Tarnac

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Article paru dans l'édition du 25.02.11

Paru sur Le Monde, le 24 février 2011.

"Printemps des peuples arabes", "révolution en marche", "transition démocratique", "fin de la dictature". Les grandes machines discursives sont de sortie. Il n'en faut pas moins pour parvenir à présenter le renversement des régimes pro-occidentaux du Maghreb comme de nouvelles victoires de l'Occident, et le triomphe inespéré de ses valeurs.

La fièvre révolutionnaire qui s'est récemment emparée des plus prudents éditorialistes témoigne d'abord de l'intense réaction immunitaire à quoi l'événement accule le discours dominant. On répond par un violent accès d'orientalisme à la nécessité de disposer, au plus vite, entre nous et les bouleversements en cours, un solide cordon sanitaire. On s'émerveille de ces "révolutions" pour mieux esquiver les évidences qu'elles nous jettent au visage pour mieux dissoudre le trouble qu'elles suscitent en nous.

Faut-il qu'elles soient précieuses, les illusions qu'il s'agit d'ainsi préserver, pour que l'on se répande partout en pareilles apologies de l'insurrection, pour que l'on décerne la palme de la non-violence à un mouvement qui a brûlé 60 % des commissariats égyptiens. Quelle heureuse surprise de soudain découvrir que les principales chaînes d'information sont entre les mains des amis du peuple !

Or voilà : si les insurgés de l'autre côté de la Méditerranée disent : "Avant, nous étions des morts-vivants. A présent, nous nous sommes réveillés", cela signifie en retour que nous, qui ne nous insurgeons pas, nous sommes des morts-vivants, que nous dormons. S'ils disent : "Avant, nous vivions comme des bêtes, nous vivions dans la peur. A présent, nous avons retrouvé confiance en nous, en notre force, en notre intelligence", cela signifie que nous vivons comme des bêtes, nous qui sommes si évidemment gouvernés par nos peurs.

Ceux qui peignent aujourd'hui aux couleurs les plus lugubres l'impitoyable dictature de l'atroce Ben Ali ne le trouvaient-ils pas hier encore si fréquentable ? Il faut donc qu'ils mentent aujourd'hui, comme ils mentaient hier. Le tort de Michèle Alliot-Marie réside d'ailleurs là : avoir dévoilé en quelques phrases à l'Assemblée nationale que, derrière tant de dissertations d'écoliers sur la différence entre leurs dictatures et nos démocraties, se cache la continuité policière des régimes; en quoi les uns sont certes plus experts et moins grossiers que les autres.

On peut détailler ad nauseam la brutalité de la répression sous Ben Ali. Il n'en reste pas moins que les doctrines contre-insurrectionnelles – l'art d'écraser les soulèvements – sont désormais la doctrine officielle des armées occidentales, qu'il s'agisse de les appliquer en banlieue ou dans les centres-villes, en Afghanistan ou place Bellecour à Lyon. Le feuilleton hebdomadaire des petits mensonges et des misérables combines de Mme Alliot-Marie ne saurait effacer le véritable scandale : avoir traité de "situation sécuritaire" une situation révolutionnaire. Si nous n'étions pas occupés à tresser des couronnes de jasmin ou de lotus aux révoltes du Maghreb, peut-être n'aurions-nous pas déjà oublié que Ben Ali, quatre jours avant de disparaître dans les poubelles de l'histoire, avait parlé des émeutes de Sidi Bouzid comme d'"impardonnables actes terroristes perpétrés par des voyous cagoulés". Ou que son successeur a cru apaiser la colère du peuple en annonçant comme première mesure l'abrogation de "toutes les lois antidémocratiques", à commencer par les lois antiterroristes.

Si nous refusons de tenir pour miraculeux l'enchaînement qui mène de l'immolation de Mohamed Bouazizi à la fuite de Ben Ali, c'est que nous refusons d'admettre comme normale, à l'inverse, l'indifférence feutrée qu'a partout rencontrée pendant tant d'années la persécution de tant d'opposants. Ce que nous vivons, nous et une certaine jeunesse politisée, depuis trois ans, y est certainement pour quelque chose. Dans les trois dernières années, nous dénombrons en France plus d'une vingtaine de camarades qui, toutes tendances confondues, sont passés par la case prison, dans la plupart des cas sous prétexte d'antiterrorisme et pour des motifs dérisoires – détention de fumigènes, introduction de glu dans des distributeurs de billets, tentative ratée d'incendie de voiture, collage d'affiches ou coup de pied.

Nous en sommes arrivés en janvier au point où la magie du signalement sur le fichier des "anarcho-autonomes" a mené une jeune femme en prison – pour un tag. Cela se passe en France, et non en Russie, et non en Arabie saoudite, et non en Chine.

Chaque mois désormais, nous apprenons qu'un nouveau camarade a été prélevé en pleine rue, que l'on a intimé à telle amie, après bien d'autres, de devenir indic en échange de l'impunité ou d'un salaire ou de conserver son poste de professeur, que telle connaissance a, à son tour, basculé dans la dimension parallèle où nous vivons désormais, avec ses cellules miteuses, ses petits juges pleins de haine rentrée, de mauvaise foi et de ressentiment, avec ses insomnies, ses interdictions de communiquer, ses flics devenus des intimes à force de vous épier. Et l'apathie qui vous gagne, l'apathie de ceux qui vivent "normalement" et s'étonnent, l'apathie organisée.

Car c'est une politique européenne. Les rafles régulières d'anarchistes en Grèce ces derniers temps le prouvent. Aucun régime ne peut renoncer au broyeur judiciaire, quand il s'agit de venir à bout de ce qui lui résiste. La culpabilité est une chose qui se produit. Comme telle, c'est une question d'investissement, financier, personnel. Si vous êtes prêt à y mettre des moyens hors normes, vous pouvez bien transformer une série de faux procès-verbaux, de faux témoignages et de manœuvres de barbouzes en dossier d'accusation crédible.

Dans l'affaire dite de Tarnac, la récente reconstitution de la nuit des sabotages, si longtemps réclamée par la défense, en a administré le plus bel exemple. Ce fut un de ces moments d'apothéose où éclate, jusque dans les détails les plus infimes, le caractère de machination de toute vérité judiciaire. Ce jour-là, le juge Fragoli a su occulter avec art tout ce qui démontre l'impossibilité de la version policière. Il devenait subitement aveugle dès que l'indocile réalité contredisait sa thèse. Il a même réussi à mettre les rédacteurs du faux PV de filature à l'abri de la contradiction, en les dispensant d'être là. Et cela était en effet superflu, puisque tout ce petit monde s'était déjà transporté sur les lieux, une semaine auparavant, en privé et en douce.

A dire vrai, qu'il ait fallu contrefaire la reconstitution suffit à montrer que le procès-verbal lui-même était contrefait. C'est sans doute cela qu'il a fallu abriter des regards en bouclant la zone par des murs de gendarmes appuyés de brigades cynophiles, d'hélicoptères et de dizaines de brutes de la sous-direction antiterroriste.

A ce jour, il en aura coûté quelques millions d'euros pour transformer en instruction bien ficelée des fantasmes de flics. Il importe peu de savoir à qui, pour finir, on imputera les actes qui furent le prétexte de notre arrestation. Quant à nous, nous plaignons d'ores et déjà le tribunal qui aura à faire passer pour du terrorisme la pose de quelques innocents crochets, maintenant que bloquer les flux est devenu le moyen d'action élémentaire d'un mouvement de masse contre la réforme des retraites.

Le silence frileux des gouvernants européens sur les événements de Tunisie et d'Egypte dit assez l'angoisse qui les étreint. Le pouvoir tient donc à si peu. Un avion décolle et c'est tout un édifice de forfaiture qui tombe en miettes. Les portes des prisons s'ouvrent. La police s'évanouit. On honore ce qui hier encore était méprisé, et ce qui était l'objet de tous les honneurs est maintenant sujet à tous les sarcasmes. Tout pouvoir est assis sur ce gouffre. Ce qui nous apparaît, à nous, comme démence sécuritaire n'est que pragmatisme policier, antiterrorisme raisonné.

Du point de vue du gestionnaire de situations sécuritaires, l'ordre public n'aurait jamais été ébranlé, et Ben Ali serait encore tranquillement président, si l'on avait réussi à neutraliser à temps un certain Mohamed Bouazizi.

C'est à l'évidence, dans les banlieues comme dans les mouvements de révolte, la chasse aux Bouazizi, aux fauteurs d'insurrection potentiels qui est lancée, et c'est une course contre la montre; car, de Ben Ali à Sarkozy, qui règne par la peur s'expose à la fureur.

Monsieur le président, il y a des ranchs à vendre au Texas, et votre avion vous attend sur la piste de Villacoublay.

 

Aria, Benjamin, Bertrand, Christophe, Elsa, Gabrielle, Julien, Manon, Matthieu et Yildune,
sont les dix personnes mises en examen dans l'affaire dite "de Tarnac"
pris chez UHD ce soir

21:15 | Lien permanent | Commentaires (0) |

23/02/2011

2 Jahre danach…

…und immer noch kein Ende der Repression

Zwei Jahre nach den Protesten gegen den NATO-Gipfel im französischen Strasbourg kommt es nun erneut zu einem Verfahren gegen einen der ehemaligen Inhaftierten. Jan wurde nach 4 Monaten Haft vor dem Berufungsgericht in Colmar freigesprochen worden. Kurz nach diesem Urteil ging der Oberstaatsanwalt in Revision. Nach dem dieser durch das Pariser Revisionsgericht stattgegeben wurde, wird der Prozess neu aufgerollt.

Die durch den französischen Staat erhobenen Anklagepunkte bleiben dabei erhalten, das tragen einer Waffe der 6. Kategorie (Eisenstange) und die Anteilnahme an einer nicht genehmigten Zusammenrottung. Darüber hinaus wird die Staatsanwaltschaft mit großer Wahrscheinlichkeit erneut versuchen eine Zugehörigkeit zum sog. Black Bloc zu konstruieren. Jan drohen erneut bis zu drei Jahre Haft ohne Bewährung.
Auch Matthias hat vor kurzem das Urteil seines zivilrechtlichen Prozesses erhalten. Aufgrund seines Einreiseverbotes konnte er zu dem Verfahren nicht persönlich erscheinen. Die Höhe der geforderten Summe beträgt 6000 Euro. Damit weicht das Gericht in seinem Urteil deutlich von der ersten Forderung des Klägers ab. Dieser wollte zu Beginn des Prozesses ca. 30.000 Euro erstreiten. Angesichts der Tatsache, dass der betroffene Beamte bei der Verhaftung ohne Matthias Zutun stürtzte, ist dieses Urteil eine Frechheit (siehe Zusammenfassung).
Phillip strebt nach wie vor ein Revisionsverfahren an, um einen Freispruch zu erwirken.

Jans Verhandlung findet am 9. März 13:30 Uhr in Nancy statt. Aus diesem Grund rufen wir zu vielfältigen, dezentralen Soliaktionen an diesem Tag auf. In Nancy selbst, wird es eine Kundgebung vor dem Gerichtsgebäude geben. Aus diesem Anlass gibt es einen Bus der vorraussichtlich von Berlin über Dresden und Strasbourg nach Nancy fährt. Start in Berlin ist der 08.März 20:00 Uhr. Die Rückreise erfolgt abhängig von der Dauer des Prozesses zwischen 17:00 und 20:00 Uhr am Verhandlungstag. Mehr Infos erhaltet ihr in Kürze unter: http://breakout.blogsport.de

Bustickets könnt ihr per Mail an: strasbourgsoli[at]riseup.net bestellen.

Der Richtwert für Hin- und Rückfahrt liegt bei 10 Euro / Person. An fehlendem Geld soll eine Mitfahrt nicht scheitern.

Spendenkonto 1:
Rote Hilfe Dresden
KontoNr.: 609760434
BLZ.: 36010043
Stichwort: „Hans“
International:
IBAN: DE72 3601 0043 0609 7604 34
BIC: PBNKDEFF

SpendenKonto 2:
„Spenden und Aktion“
KontoNr: 928 818 06
BLZ: 513 900 00
Stichwort: Strasbourg
International:
IBAN DE29 5139 0000 0092 8818 06
BIC VBMHDE5F

PGP-Key für Strasbourgsoli[at]riseup.net als .rtf

11:53 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le logement social à la parisienne

Conquête de l’est. Le 14 quai de charente dont la Ville s’apprête à faire expulser la coordination des intermittents et précaires doit accueillir une crèche et des logements "sociaux". Ces deux réalisations ne constituent qu’une infime partie de la vaste opération que constitue la ZAC Claude Bernard et contribuent à légitimer une opération de restructuration urbaine qui participe de la mise en oeuvre le projet du "Grand Paris" : cette ZAC qui enjambe les boulevards des maréchaux et le périphérique comporte pour l’essentiel des dizaines de milliers de mètres carrés de bureaux... Dans ce contexte, il nous a paru utile de publier cet article qui explicite ce que le gargarisme auto-satisfait sur la "priorité" accordée au logement "social" tend à occulter : là où les mots servent à taire les choses, des rapports sociaux. On gouverne la ville en prétendant faire le bien, et l’on assure le renouveau de la profitabilité du territoire et du contrôle des populations.

 

La suite ici :

• faites connaître et signer en ligne Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde.

indiquez à accueil@cip-idf.org un n° de téléphone afin de recevoir un SMS en cas de besoin.

Pour soutenir la coordination des intermittents et précaires, envoyez vos chèques à l’ordre de AIP à la CIP-IdF, 14-16, quai de la Charente 75019 Paris. Sur demande une attestation peut vous être fournie

09:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/02/2011

Le parquet bloque la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan

Le tribunal d’application des peines de Paris a accordé, hier, un régime de semi-liberté à Jean-Marc Rouillan, 58 ans, qui était le dernier membre d’Action directe (AD) à passer jour et nuit en prison. Mais le parquet a bloqué cet aménagement de peine en faisant immédiatement appel. L’ancien leader d’AD est en prison depuis près de vingt-quatre ans pour les assassinats du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986, et d’un ingénieur général de l’armement, René Audran, en 1985. L’appel suspend de fait la mise en place du régime de semi-liberté, censé entrer en vigueur le 7 mars. Il reviendra donc à la chambre de l’application des peines de la cour d’appel de Paris d’examiner dans plusieurs semaines la demande de semi-liberté, qui ouvre la voie au bout d’un an à une éventuelle libération conditionnelle. Jean-Marc Rouillan avait déjà bénéficié d’une mesure de semi-liberté en 2007, mais elle avait été révoquée quelques mois plus tard, après des déclarations dans la presse selon lesquelles il ne «crachait» pas sur tout ce qu’il avait fait.

piqué au tas sur libé.com - 16/02/2011

10:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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