Avertir le modérateur

12/11/2010

La contre-insurrection qui vient ...

Quelques écrits de penseurs-théoriciens tendance "françois qui se touche" de l'autre théâtre de l'invisible :

 

La contre-insurrection, dans l’incapacité de se fixer sur un point fixe, un horizon politique préalablement défini, un effet final recherché, est alors condamnée à bégayer ad nauseam ses succès tactiques, aussi payants sur le court-terme qu’ils mèneront à l’échec sur le long terme, tandis que la roue des théories, animée par une folle dynamique d’autoréplication, continuerait de tourner à vide.

C’est le travail de Sisyphe du micromanagement du champ de bataille, l’enfermement dans une « stratégique de tactiques » et son appareil dantesque de metrics, d’indicateurs de performance qui visent à évaluer l’évolution de la situation district par district, habitant par habitant, jusqu’à l’épuisement, jusqu’à ce que les statistiques viennent saturer le réel, sans permettre d’anticiper les coups de l’ennemi.

 

[PDF] Faut-il brûler la contre-insurrection

http://www.doctormacro.com/Images/Posters/A/Poster%20-%20Apocalypse%20Now_27.jpg


 

11:59 | Lien permanent | Commentaires (3) |

31/10/2010

Forum antirépression à Poitiers les 13 et 14 novembre 2010

affiche.jpg

http://nantes.indymedia.org/article/22120

20:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/10/2010

autour des violences policières

banner_top


Une large partie des sons sur cette page est consacrée au traitement des violences policières qui ont malmené le mouvement citoyen de soutien aux "sans-papiers" et de critique de la politique migratoire européenne autour des activités du NO border camp 2010. A Bruxelles, du 26 septembre au 2 octobre 2010, les activistes engagé(e)s dans la lutte contre les centres-fermés et pour la liberté de circulation ont du faire face à une telle violence dans la "répression préventive" (sic) qu'il leur devenait presque impossible d'exprimer un message entre deux rafles policières.

la suite ici

13:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/10/2010

Bulletin Rebetiko n2 : s'organiser pour continuer

Le retour à la normale tant annoncé a raté son rendez-vous avec les vacances. Chaque jour les blocages continuent et ce mercredi
un quart des stations n’étaient toujours pas approvisionnées. Dans le même temps, l’auto-organisation s’enracine : rapidité de
décision et d’action, mobilité, prise d’initiative, mais aussi assemblées populaires, caisses de grève et de solidarité.
...

 

PDF Document bulletin rebetiko n2 0,85 Mb

19:58 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/10/2010

Soutien concernant l'arrestation à la manif étudiante du 21/10/2010 à Strasbourg - (actualisé)

Salut,

Si le camarade ne sortait pas à 8h comme cela a été dit, il faut se préparer éventuellement à ce qu'il passe en comparution immédiate (CI) aujourd'hui. Habituellement les transferts du commissariat vers les geôles du tribunal se font vers 11H30 et la CI à partir de 14h00 donc rassemblement de soutien devant à confirmer : lisez vos mails dans la matinée ou consultez les sites www.alsaceenlutte.com ou https://mensch.coop/legalteamstrasbourg où nous publierons des nouvelles au fur et à mesure.
Nous avons deux avocats prêts à intervenir si besoin.

Important : qu'il passe ou refuse la CI, ou qu'il sorte simplement avec une convocation, il faudra des témoignages : écrivez sur un brouillon dès maintenant ce dont vous vous souvenez : Mais laissez votre brouillon à la maison ! Et ne le transmettez surtout pas par mail ! Envoyez simplement un mail à legalteam-strasbourg@effraie.org disant que vous pouvez apporter un témoignage : nous vous recontacterons pour se rencontrer de visu.
Idem pour vidéo ou photos (pas par internet).

 

le camarade vient d'être libéré

+ d'info par la suite



Conseil plus général par les temps qui courent : déterminez à l'avance le membre de votre famille (ou votre patron) que vous préviendriez en cas de GAV, prévenez ce proche et donnez-lui un ou deux numéros de téléphone de camarades qu'il devra contacter pour que le soutien s'organise rapidement.
Si vous avez votre propre avocat, pensez à écrire son numéro de téléphone sur votre bras.
Si vous n'avez pas d'avocat, acceptez celui d'office : Nous n'avons pas d'avocat pour le moment prêt à intervenir à tout moment en GAV. Mais nous pourrons au minimum agir de la même manière et intercepter avant la CI. Nous allons essayer de faire le point avec les avocats, de les "motiver" pour trouver une meilleure manière de fonctionner, mais ce n'est pas gagné...

Rappel en GAV : Ne rien signer ! Essayer de s'en tenir à "je n'ai rien à déclarer", et en tout cas ne citer aucun nom de camarade même pour en "dire du bien" (merci pour elles/eux). Dès la 1ère heure (et renouvelable toutes les 24 heures) : faire prévenir votre proche, demander avocat et médecin (insister pour que ce dernier note, si c'est le cas, que vous n'avez rien (pas de blessures, pas de douleurs, etc.) : ce qui pourrait prouver que vous auriez éventuellement subit par la suite des violences en GAV). Essayer de garder son calme et pensez à la solidarité qui s'organise dehors : vous n'êtes pas toutE seulE !
Mais le mieux : Lisez le guide juridique AVANT d'aller en manif/action.

 

Pense bête juridique LTS

08:55 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/10/2010

Rebetiko n° 7 - Raisons de retraite : trop énervés pour se défiler

rebetiko72.png

distibué dans les manifs

19:48 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/10/2010

Strasbourg - Jeudi 21/10/2010 au Molodoï : Concert de Soutien aux inculpés du contre sommet de l'OTAN

 

18:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/10/2010

Mobilisation jeudi 7/10/10 à 10h devant le Palais de Justice de Bruxelles en soutien aux incarcérés (4 personnes) durant la semaine du Noborder Camp à Bruxelles.

Les prisonniers seront au tribunal ce mercredi à 10h45. L´audience aura lieu à Rue Quatres Bras. Le public n´est pas autorisé.

Mobilisation demain 10h devant le Palais de Justice de Bruxelles en soutien aux incarcérés (4 personnes) durant la semaine du Noborder Camp à Bruxelles.
Nous n'avons plus le temps de demander l'autorisation(et est ce bien nécessaire..?) de se rassembler mais étant donné l'urgence nous devons mettre les autorités face à notre liberté fondamentale d'expression...encore une fois..en évitant sans doutes l'affrontement direct( si cela devait se présenter) qui risquerait, encore une fois, d'être en notre défaveur...(gardons nos forces..!)
Apportez calicots, banderolles Noborder et tout ce qui vous parait bienvenu afin de bien re mettre en lumière notre lutte sans bornes contre les bornes!!... même malgré la répression...

Notre présence est nécessaire, légitime même si illegale!!!
A demain!!



ENGLISH:


The prisoners will be in court on Wednesday at 10.45u. The hearing will be behind closed doors at Vierarmenstraat/Rue Quatres Bras.



Mobilisation tomorrowow 1O.00 AM in front of "Palais de JUstice" for the 4 personns arrested during the week of Noborder Camp..
We don't have the time to ask an autorization but it's an emergency so we have to put all the autorities "face à" our freedom of expression..once again
We 'll have to avoid the confrontation because it will be unfortunely, in case, against us once again..
The most important for everybody now is to protest  once again for our rights to manifest against the borders and... and to support who are in jail now without proofs as we know now..
Come with calicots to put in the light once again our fondamental fight...

16:37 | Lien permanent | Commentaires (1) |

23/09/2010

La construction de l'Ultra-sécurité dans les entreprises

Voici le monsieur sécurité privée


Jean-Louis Blanchou, préfet hors cadre, a été nommé délégué interministériel à la sécurité privée, sorte de vigie des vigiles, selon un décret du de la République paru mercredi au Journal officiel (JO).

La fonction de délégué ministériel avait été créée au début du mois par un décret présenté en Conseil des ministres par le ministre de l'Intérieur.

A lui la charge de coordonner les missions, le travail, et les responsabilités des 165 000 vigiles, maîtres-chiens, gardes du corps, surveillants d'aéroports ou de grands magasins...

Il devra également «définir, en concertation avec leurs représentants, les principes d'un partenariat opérationnel entre les entreprises de sécurité privée et les ministères concernés par ces activités», dont celui de l'Intérieur.

Cette fonction de délégué interministériel est l'une des 40 propositions faites par l'nspection générale de l'administration, chargée d'une étude sur ce secteur d'activité dans un rapport transmis mi-juin au ministre .

Haut fonctionnaire, Jean-Louis Blanchou a notamment été secrétaire général de l'administration policière (Sgap) de Versailles et , ainsi que directeur de la sûreté et du management des risques à ADP, gestionnaire des aéroports parisiens.


piqué au tas sur Le parisien.fr - 22/09/2010

 

25 novembre 2010 : colloque annuel du CDSE

logo CDSE

Le Club des directeurs de sécurité des entreprises (CDSE) organise son colloque annuel le 25 novembre, à l’OCDE, à Paris. Cette journée aura pour thème : « Mondialisation, virtualisation, externalisation : l’entreprise a-t-elle encore la maîtrise de sa sécurité ? » Les débats seront ouverts par Alain Bauer, président du CSFRS et président de l’OND.

 

> Programme du colloque :

 

9 h 30 - 11 heures Comment et pourquoi investir dans les pays
en zone de guerre ou à forte criminalité ?

Intervenants : Boris Boillon (ambassadeur de France en Irak), Anne-Marie Idrac (secrétaire d’État au Commerce extérieur), Jérôme Ferrier (directeur sécurité générale, Total), Alexandra Trzeciak-Duval (OCDE), Bernard Frahi (directeur sécurité, Sanofi Aventis).

11 h 15 - 12 h 45 L’environnement d’implantation de l’entreprise :
une source d’insécurité.

Intervenants : Clara Gaymard (présidente Général Electric Europe), Cécile Renouard (professeur, Essec), Dominique Lamoureux (directeur éthique, Thales, en charge de la commission IE au Medef), Jean-Pierre Vuillerme (Adit).

14 h 30 - 15 heures Attaque à la réputation, cybercriminalité…
Par quels moyens juridiques l’entreprise peut-elle se défendre ?

Intervenant : Jean-Claude Marin (procureur de Paris)

15 heures - 16 h 30 Externalisation, Smartphones, Cloud Computing ?
La « virtualisation » de l’entreprise représente-t-elle un risque ?

Intervenants : Patrick Pailloux (directeur de l’ANSSI), Yves de Chaisemartin (P-dg Altran Technologies), Alain Bensoussan (directeur, Cabinet Alain Bensoussan), Vivek Barinath (directeur exécutif d’Orange Business Services).

16 h 30 - 17 heures Conclusion des débats : mondialisation,
virtualisation et externalisation vont-elles faire évoluer les métiers
de la sécurité privée ?

Intervenant : Jean-Louis Bruguière (ancien responsable du pôle judiciaire antiterroriste).

Spécial Expoprotection 2010 :

 

>  Le CDSE participe à plusieurs conférences du salon et, notamment, à la table ronde intitulée :

 

« Entreprises, collectivités et administrations face aux nouvelles formes de violence et de délinquance ».

piqué sur www.info.expoprotection.com - 22/09/2010

 

09:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Du temps où "Jean-Yves Camus et les RG s'inquiètent du renouveau de l'extrême gauche « autonome »"

Par Jean-Yves Camus | Chercheur en science politique | 07/02/2008 | 19H17

On l'avait remarqué depuis les manifestations qui avaient immédiatement suivi l'entrée en fonction de Nicolas Sarkozy : il existe en France un renouveau de la mouvance « autonome » d'extrême gauche, qui avait aussi fait parler d'elle lors des mobilisations contre le CPE en 2006 et contre la loi LRU, en 2007.

Les Renseignements généraux, qui ont travaillé sur ces groupes, ont interpellé ces derniers mois, à Toulouse, à Bourges, en Bretagne et en région parisienne, plusieurs jeunes d'une vingtaine d'années, dont certains en possession d'explosifs artisanaux, et qualifiés un peu rapidement par les enquêteurs « d'anarcho-autonomes ».

Faut-il réellement ranger, comme de nombreux médias l'on fait en reprenant intégralement et sans recul des informations policières, cette « nouvelle autonomie » parmi les dangers terroristes ? C'est aller un peu vite. Car, si dans une interview au Figaro du 1er février, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot- Marie, met en garde contre la « résurgence violente de l'extrême gauche radicale » en invoquant le danger de voir resurgir des clônes d » « Action directe, des Brigades rouges ou de la Fraction armée rouge », la situation est bien différente de celle de la fin des années 70, qui voyait s'écraser la queue de comète du mouvement maoïste.

Effectivement, on a vu émerger ces dernières années une mouvance de quelques centaines de militants radicaux, partisans de l'action violente dirigée contre les symboles de l'appareil d'Etat (police et gendarmerie ; bâtiments officiels). De quels textes théoriques s'inspirent-ils ? A quelle mouvance idéologique les rattacher ? L'enquête policière a mis en avant un texte, « L'Insurrection qui vient », publié par un « Comité invisible ».

Cela peut faire peur, sauf que, loin d'être un brûlot clandestin, il s'agit…d'un livre publié en 2007 aux éditions la Fabrique, le comité invisible étant, pour éclairer la référence historique, un organisme lyonnais de propagande républicaine, dans les années 1830. Egalement mis en avant, le fait que certains interpellés ont été trouvés en possession de documents signés « Organe de liaison au sein du parti imaginaire », lequel « parti imaginaire » a préfacé, toujours aux éditions la Fabrique, un livre titré « Maintenant, il faut des armes ». Certes, mais l'ouvrage en question est l'œuvre… d'Auguste Blanqui ! Les déçus des mouvements antifascistes et altermondialistes

Rien de bien neuf donc. La seule réelle continuité avec l'autonomie des années 80 réside dans la présence, pour encadrer et former des militants souvent arrivés sans aucune culture théorique d'extrême gauche, d'une ou deux dizaines de militants « historiques » qui ont commencé à s'engager voici un quart de siècle.

L'irruption de la mouvance autonome n'est pas, contrairement à ce qu'affirme la ministre de l'Intérieur, le résultat de « l'affaiblissement à droite comme à gauche des partis politiques qui permettent d'exprimer les frustrations sociales ». Elle est le résultat de la crise du mouvement antifasciste, elle-même consécutive à la marginalisation du Front national. Elle est surtout la conséquence de l'institutionnalisation de l'extrême gauche altermondialiste, désormais intégrée au jeu politique et électoral et qui génère donc des déçus.

D'où l'émergence d'une vague de très jeunes militants, partisans de la « propagande par les faits », et qui sont en rupture avec les organisations anarchistes constituées, telle Alternative libertaire et la CNT.

L'occupation-saccage de la Maison des sciences de l'homme

La première apparition visible des « nouveaux autonomes » date de l'occupation-saccage de la Maison des sciences de l'homme, à Paris, en mars 2006 : outre des slogans violents graffités sur les murs (« CRS blessé, achève-le »), on avait alors remarqué la présence, comme dans plusieurs squatts politisés de Paris et de la banlieue, de militants allemands ou italiens d'ultra-gauche.

Les occupants de l'Ehess, regroupés sous le vocable « AG en lutte », ont d'ailleurs produit une longue brochure expliquant leur démarche, sous le titre « Une expérience d'assemblée en France au printemps 2006 ». A la même époque, le 23 mars 2006 place de la Nation, les « autonomes » ont également durement affronté les CRS, en fin de manifestation contre le CPE.

Mais alors déjà, le renouveau de l'autonomie violente était perceptible notamment à travers l'action des « Black Blocks » lors des sommets du G8 à Evian, à Gênes et l'année dernière en Allemagne. Et là encore, les Black Blocks sont idéologiquement hétérogènes : si l'autonomie domine dans les BB français, en Suisse, l'impulsion vient des marxistes-léninistes du Revolutionäre Aufbau.

L'autonomie est donc une nébuleuse éclatée. Elle se construit sur la base de petits groupes locaux et de petites publications irrégulières dont beaucoup sont visibles sur le site Infokiosques.net. Internet d'ailleurs, devient un vecteur important de circulation d'informations de la mouvance, en particulier sur le site Indymedia Paris, où sont postés nombre de messages avertissant d'une mobilisation ou d'un rassemblement, pratiquement en temps réel.

Des textes aux relents d'extrême droite

Il est une dernière question qu'on peut de poser, à la lecture de certains textes de cette mouvance : anarchiste, l'est-elle vraiment ? Certains passages en effet, ont des réminiscences curieuses. L'utilisation du concept d'Occident par l'AG en lutte, par exemple, pour décrire l'Europe et l'Amérique, n'a pas grand-chose de libertaire. Et pour conclure, lisons les phrases suivantes :

« Qui grandit encore là où il est né ? Qui habite là où il a grandi ? Qui travaille là où il habite ? Qui vit là où vivaient ses ancêtres ? Et de qui sont-ils, les enfants de cette époque, de la télé ou de leurs parents ? “La vérité, c'est que nous avons été arrachés en masse à toute appartenance, que nous ne sommes plus de nulle part, et qu'il résulte de cela, en même temps qu'une inédite disposition au tourisme, une indéniable souffrance.”

C'est un extrait de “L'Insurrection qui vient” (pp.19-20). Et cela sent bigrement le “retour aux racines”, voire “la terre et les morts”, thèmes chers à l'écrivain d'extrême-droite Maurice Barrès.

piqué au tas sur Rue 89 - 07/02/2008

 

La «mouvance anarcho-autonome» placée sous surveillance

 

Mise en cause dans le sabotage de lignes SNCF, l'ultra-gauche inquiète les services de renseignement, qui notent une résurgence de son activisme.

La résurgence d’un activisme de l’ultra-gauche est redoutée depuis plusieurs mois par la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie et les services de renseignement qui s’en sont alarmés récemment.

La «mouvance anarcho-autonome» est depuis quelque temps dans le collimateur des services de renseignement dont l’un des membres, de la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI), sous couvert de l’anonymat, a dit à l’AFP que leurs «craintes étaient justifiées».

Déjà, lors de la série des alertes à la bombe contre les TGV en Savoie, en juin 2008, assorties d’une lettre de revendication évoquant les Brigades rouges italienne, les services de police avaient fait part de leurs inquiétudes.

Plusieurs notes des Renseignements généraux (RG), - disparus depuis au profit de la DCRI -, affirmaient «redouter une résurgence d’un terrorisme d’extrémistes de droite et de gauche».

«Regain d'activité»

Ils ne relevaient pas de «menaces précises» ni de «groupes constitués» comme ceux apparus dans les années 1980 par exemple, mais avaient réactivé leurs surveillances et leurs fichiers.

Les RG relevaient, à l’appui de leurs craintes, une série d’arrestations en région parisienne, Toulouse ou Marseille d’un «petit nombre d’individus» se réclamant ouvertement «de la mouvance autonome».

Interpellés en possession d’engins explosifs ou d’armes, ils avaient été pour certains recensés, par les RG, comme étant des «meneurs» d’incidents violents avec les forces de l’ordre durant les manifestations lycéennes de 2O07.

L’un était également l’auteur présumé d’une série d’incendies criminels de voitures en région parisienne durant la campagne présidentielle de 2007 qui a marqué, selon les RG, un «regain d’activité des extrêmes de tous bords».

Craintes policières

Début 2008, la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait affirmé, sur la foi de ces interpellations, «craindre» en France un «terrorisme d’extrême-gauche».

«Dans notre histoire, chaque fois que les partis extrêmes sont considérablement affaiblis, nous voyons se créer des groupuscules beaucoup plus radicaux qui, dans un certains nombre de cas, sont passés à l’acte», avait-elle dit.

«Un rejet de Nicolas Sarkozy, des mouvements apparus dans les squats ou le développement du net, véhiculant tout et son contraire, font qu’il y a des éléments incitant à être attentif», avait estimé pour sa part à l’AFP, en juin dernier, un ancien «patron» des RG, Jean-Pierre Pochon, qui a traqué Action directe en France dans les années 80.

Jean-Yves Camus, chercheur en sciences politiques, dans une tribune parue à la même époque, incitait à la prudence face aux inquiétudes policières.

«L’irruption de la mouvance autonome n’est pas (…) le résultat de l’affaiblissement à droite comme à gauche des partis politiques», écrivait-il, mais «le résultat de la crise du mouvement antifasciste».

C’est, selon M. Camus, la «conséquence de l’institutionnalisation de l’extrême gauche altermondialiste, désormais intégrée au jeu politique et électoral» qui «génère donc des déçus», dit-il, mais pas des terroristes.

(source AFP)

piqué au tas sur Libération.fr - 11/11/2008

 

Comics I.S..jpg

piqué avec camaraderie sur un blog

 

08:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu