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09/07/2010

Jaggi Singh - Détenu et accusé de « complot » (G20 Toronto)

G20 : l’organisateur communautaire Jaggi Singh détenu et accusé de « complot »


L’organisateur communautaire montréalais Jaggi Singh s’est rendu ce matin aux autorités policières de la ville de Toronto, suite à un mandat émis contre lui en lien avec la résistance contre le sommet du G20. Il sera accusé de plusieurs chefs de complot dont complot en vue de commettre un méfait, complot en vue de commettre des voies de fait sur des policiers et complot en vue d’entraver la justice. Il est présentement détenu aux côtés d’autres prisonniers et prisonnières politique du G20 en attente de leur enquête de cautionnement. En effet, plusieurs arrêté-es du G20 se sont vu-es refuser leur remise en liberté. Quant à Jaggi, sa situation est pour le moment incertaine : nous espérons qu’il sera relâché immédiatement, mais il pourrait demeurer incarcéré pendant quelque temps.

 

La « Forteresse Toronto » à un milliard de dollars a protégé de l’opposition populaire les dirigeants du G8/G20, les multinationales et les banques tandis que la mobilisation anti-G20 faisait l’objet d’une violence policière et d’une répression étatique sans précédent.

 

Au cours de la fin de semaine dernière, plus de 1000 arrestations arbitraires ont été effectuées. Les manifestants et manifestantes, les habitants et habitantes de Toronto ont vécu avant et après le sommet du G20 les coups de matraque, les fouilles et saisies illégales, les enlèvements et les détentions arbitraires. Après des jours en détention dans des conditions inhumaines, la plupart des arrêté-es du G20 ont été libéré-es sans qu’aucune accusation ne soit portée. D’autres, dont plusieurs membres de Personne n’est illégal et Solidarité sans frontières, ont été relâché-es avec des conditions strictes et des accusations fabriquées de toutes pièces.

 

Mais 16 personnes demeurent toujours derrière les barreaux. La police présentera ses preuves en cour aujourd’hui et de nouveau lors des enquêtes de cautionnement qui auront lieu dans les semaines à venir.

 

Jaggi Singh est maintenant détenu sur la base d’accusations sérieuses et est ciblé à cause de sa participation à la mobilisation contre le G20. Une fois de plus, l’État tente de le réduire au silence et de le criminaliser pour son travail acharné et sans concession pour la justice sociale. Certes, ce n’est pas la première fois qu’il fait face à des arrestations ciblées pour lesquelles il s’est retrouvé – qu’il le veuille ou non – sous les projecteurs. Il a gagné en cour suite au Sommet de l’APEC à Vancouver en 1997 et encore au Sommet des Amériques à Québec en 2001. Lors du G20 de 2000 qui a eu lieu à Montréal, les policiers ont violemment arrêté plusieurs personnes. Jaggi s’est représenté seul dans le cadre d’un procès devant jury, et ses camarades et lui ont été acquittés. Nous n’avons aucun doute que Jaggi sera prêt à se battre devant les tribunaux. Mais les accusations récentes à son endroit représentent une escalade inquiétante dans la criminalisation des militants et militantes. L’État tente de le démolir à coup d’accusations sans fondement tout en cherchant à décourager les nouveaux venu-es.

 

Comme plusieurs d’entre nous qui font partie de réseaux tels que Personne n’est illégal et Solidarité sans frontières, Jaggi dédie sa vie à la lutte pour le changement social et une véritable justice pour toutes et tous. Il fait partie intégrante de notre communauté et est une inspiration pour plusieurs.

 

Il vit depuis plus de dix ans à Montréal qu’il considère comme chez lui et milite au sein de groupes immigrants et de collectifs de solidarité avec les luttes autochtones. Il est aussi impliqué auprès de multiples autres causes : prisonniers et prisonnières politiques, libération de la Palestine, mouvements anti-racistes et mobilisation contre la brutalité policière. Il croit qu’une perspective anti-coloniale et de solidarité avec les peuples autochtones doit sous-tendre le militantisme pour la justice sociale. Il a contribué à fonder et à re-fonder la Convergence des luttes anti-capitalistes (CLAC) et est un membre actif du Collectif du Salon du livre anarchiste de Montréal depuis sa première édition.

 

Jaggi est également un membre dévoué des collectifs Personne n’est illégal-Montréal et de Solidarité sans frontières, et ce depuis la formation de ces groupes, respectivement en 2002 et en 2003. Depuis plus récemment, il occupe un emploi à temps plein au GRIP-Concordia où il travaille tant avec la communauté qu’avec la population étudiante pour resserrer les liens dans les réseaux de justice sociale et pour promouvoir une pratique de recherche populaire qui va au-delà de l’académie.

 

Jaggi met énormément d’énergie dans des activités de sensibilisation, d’éducation populaire et de soutien direct qui ont pour objectif de briser l’isolement et favoriser l’affirmation collective. Il s’implique sans relâche dans l’organisation d’ateliers, d’événements publics, de repas communautaires, de parties de soccer et de journées d’activités pour les enfants de familles sans-statut. Il participe à la mise sur pied de réseaux de soutien moral et juridique, co-anime une émission de radio mensuelle de Personne n’est illégal, fait de la recherche et écrit des textes sur plusieurs enjeux politiques et contribue activement aux discussions et débats qui animent nos mouvements.

 

Jaggi est toujours prêt à offrir son aide, que ce soit à une nouvelle connaissance qui a subi une injustice, à ses collègues, ses camarades, ses ami-es ou aux membres de sa famille. Il travaille avec des nouveaux et nouvelles militant-es comme avec des plus ancien-nes. C’est un rêveur, un penseur, un faiseur, un blagueur et, avant tout, notre ami.

 

Personne n’est illégal et Solidarité sans frontières dénoncent la persécution dont sont victimes nos camarades. Nous exigeons la libération immédiate de tous les prisonniers et prisonnières politiques du G20 ainsi que l’abandon de toutes les accusations à leur endroit. Nous ne serons pas intimidé-es et nous lutterons jusqu’à leur libération complète. Rien ne pourra nous dissuader de poursuivre notre combat pour un monde sans contrôle étatique, sans cage, sans clôture et sans frontières.

 

Pas de prisons ! Pas de frontières !

 


Pour vous tenir au courant du soutien juridique pour TOU-TES les prisonniers politiques du G20 :

 

- Comité Légal de la Convergence des luttes anti-capitalistes (Montréal) : claclegal2010@gmail.com, (514) 398-3323.

 

- Movement Defence Committee (Toronto) : http://movementdefence.org/

 

Pour rester en contact avec l’équipe de soutien de Jaggi, veuillez contacter Personne n’est illégal à l’adresse suivante : nooneisillegal@gmail.com . Une fois que nous aurons plus de détails sur la situation, nous vous transmettrons les coordonnées pour écrire à Jaggi ainsi que d’autres manières de l’appuyer.

mis en ligne jeudi 8 juillet 2010 par jesusparis

 

 

 

07:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/07/2010

Villiers-le-Bel : un procès stalinien contre les jeunes de banlieue - Par Ornella Guyet

Les cinq jeunes accusés de Villiers-le-Bel ont écopé de trois à quinze ans de prison après deux semaines d’un procès hallucinant. Présomption d’innocence piétinée, droits de la défense battus en brèche, preuves objectives inexistantes, verdict rendu à la sauvette… Récit d’un procès joué d’avance, qui marque un sombre et inquiétant tournant de ce qui reste de l’Etat de droit.

[Lire la suite]

piqué au tas chez www.bastamag.net - 08/07/2010

 

17:40 | Lien permanent | Commentaires (4) |

07/07/2010

Concert de soutien aux inculpés de Tarnac, demain High Tone en concert

 

Ils sont libres mais l'instruction n'est pas close.

Demain soir, "High Tone" donne un concert à Eymoutiers en soutien à Julien Coupat et ses camarades de Tarnac.

 

Le concert est organisé par leur comité de soutien, appuyé par la mairie d'Eymoutiers qui prête la salle et les groupes qui se produisent.

 

"High Tone" et "Filastine", deux pointures de la scène dub et trip-hop mondiale, apportent gracieusement leur soutien aux mis en examen sur leurs terres.

 

« Le but est de récolter de l'argent pour les aider à payer les frais de justice, explique Émilie, une des organisatrices. C'est aussi l'occasion de reparler de leur affaire en attendant que la date du procès soit fixée. Depuis un an, on est sûrs qu'ils sont toujours surveillés, sur écoute. On dirait que le gouvernement attend que le public oublie cette affaire... ».

piqué au tas chez lepopulaire.freuh - Limoges - 07/07/2010

 

 

...alors faisons tout pour que personne n'oublie...

Ce n'est pas tel ou tel incarcéré qu'il importe de soutenir mais la cause de la liberté.

 


12:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/07/2010

Liberté pour Adrien ! Relaxe pour tous les inculpé-e-s de la Fête de la musique !

http://antirep86.free.fr/wp-content/uploads/Logo2CAR.jpg

Contrairement à ce qui a été relaté dans la presse, c’est un véritable tabassage policier de militants connus pour leur engagement politique qui a eu lieu lors de la Fête de la musique à Poitiers. En effet, les journaux locaux, caisse de résonance de la propagande policière, parlent de « rixe » ou de « bagarre » avec la police. Or, ce 21 juin, cela ne s’est pas du tout passé de cette façon. Comme l’ont expliqué des témoignages concordants, les policiers en uniforme et la brigade anticriminalité (BAC) n’ont en fait pas lâché une quinzaine de jeunes militants connus d’eux depuis les derniers mouvements lycéens et étudiants. M. Papineau, le directeur départemental de la sécurité publique qui s’est rendu célèbre par sa capacité à attirer vers lui des petits objets tels que pile, briquet ou caillou… sans en tirer jamais la moindre égratignure mais plutôt l’obtention d’amendes, était également à la parade, en uniforme. Les forces de l’« ordre » étaient donc prêtes à en découdre. Et c’est effectivement ce qui est arrivé. Prenant pour prétextes – ou alors, plus probable, inventant – une menace proférée contre lui, ainsi qu’une bouteille ayant atterri à ses pieds, et ayant aperçu un – en fait, une – de ces jeunes militants, M. Papineau le désigne à ses troupes, déterminé à créer l’incident. A moins que ce ne soit l’inverse : apercevant cette militante, il invente, nous dirions comme à son habitude, cette histoire, et se sert du prétexte de l’insulte et de la bouteille pour la désigner à ses troupes.

Précisons que M. Papineau a expliqué lors de l’« enquête » qu’il avait tourné la tête dans la direction d’où la voix était venue : il n’a pas vu la bouteille arriver vers lui (ce qui tendrait à prouver que celle-ci n’a pas été lancée de ce côté-là) ; en revanche, ô merveille ! il a aperçu cette jeune militante qu’il a immédiatement désignée à ses troupes. L’occasion fait le larron, on le sait : cette militante avait été condamnée en correctionnelle pour « bris de “sucette” Decaux ». Mais elle a été relaxée depuis. Evidemment, la décision n’a guère plu dans les rangs de la police ; et donc sa présence sur les lieux – comme celle de ses camarades « anarcho-autonomes » que la BAC a particulièrement dans le collimateur depuis plus d’un an – était une bonne occasion de provocation pour remettre les pendules à l’heure de la répression.

 

La jeune militante est arrivée en courant place de la Liberté et s’est adossée à un mur. Aussitôt la police l’a encerclée et a cherché à disperser, y compris à coups de tonfa, les gens qui venaient voir ou demander des explications. Plusieurs, ceux qui sont harcelés par la police depuis des mois, ont été roués de coups et arrêtés sans ménagement. Les tabassages ont continué jusque dans le commissariat. Pour couvrir leurs forfaits – ou leur manque de professionnalisme, c’est selon –, là encore les policiers ont inventé une fable. Ce seraient eux qui se seraient fait attaquer par « un groupe de jeunes qui veulent s’opposer à l’interpellation de leur copine », comme il est si bien écrit dans la presse. Ils ajoutent à cela des « blessures » si peu évidentes que les policiers auront toutes les peines du monde à obtenir des ITT de la part des médecins du CHU ; et enfin ils se sont tous portés partie civile, et le tour a été joué. Mais quand même, comment expliquer que cinq de ces policiers surentraînés soient blessés par quatre jeunes garçons et deux jeunes filles, sinon en postulant qu’ils ont simulé – comme simulait le policier qui se déplaçait avec une attelle, et qui peinait surtout à faire semblant de boiter, lors de la demande de comparution immédiate ?

Il a suffi de voir l’état de nos camarades (yeux pochés, contusions, fatigue…) lors de cette dernière, ainsi que les sourires des nombreux policiers présents dans la salle et autour, pour comprendre que ces derniers se sont fait plaisir tout en gérant bien leur affaire afin de les envoyer en prison.

 

Pour le Comité contre la répression des mouvements sociaux, les événements qui viennent de se dérouler sont une illustration supplémentaire des méthodes de répression policières mises en œuvre contre les mouvements sociaux – des méthodes expérimentées dans les quartiers puis généralisées : harcèlement suivi de tabassages, d’arrestations, de gardes à vue prolongées et de procès. Que les forces de l’« ordre » se sentent aussi libres dans leurs façons d’agir traduit un rapport de forces en leur faveur. Grévistes, jeunes militants, sans-papiers, « radicaux » en font les frais depuis trop longtemps. Il faut que la peur change de camp.

 

Rassemblement devant le palais de justice de Poitiers le 7 juillet à 18 h et soutien le jour du procès le 8 juillet à 16 h

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux antirep86@free.fr http://antirep86.free.fr

courriel du 5/07/2010

14:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/07/2010

Lettre ouverte à M. Squarcini

Mercredi 30 juin 2010

Lettre ouverte à Bernard Squarcini

Cher Bernard Squarcini,

Nous postons cette lettre sur les sites d'information alternatifs Indymedia, étant ainsi assurés qu'elle vous parviendra dans les meilleurs délais.
Nous prenons connaissance ce jour de votre dernière entretien de complaisance, dans Le Figaro. Voyez-vous, cela fait trois ans que nous vous avons sur le dos, et nous commençons à connaître vos manières. En juin 2007 déjà, vous aviez choisi le même journal pour entamer votre campagne de « sensibilisation » à la menace ultra-gauchiste, avec l'assurance que vos balivernes seraient bientôt reprises par les paresseux plumitifs de tant d'autres feuilles, que vous nourrissez des mêmes mensonges de première main. A l'époque déjà, nous en avions tiré la conclusion que des rafles ne sauraient tarder, auxquelles vous prépariez ainsi le terrain. La suite est connue : prison préventive pour des fumigènes, circulaire Dati imposant la saisie du parquet antiterroriste pour de simples tags, affaire de Tarnac, section antiterroriste traquant ceux qui luttent au côté des inculpés de Vincennes ou rouvrant des enquêtes closes remontant au CPE, etc. En bonne logique, nous en déduisons que vous préparez de nouvelles opérations d'ampleur pour une date proche. Faites attention, monsieur Squarcini, vous devenez prévisible.

Naturellement, on n'arrive pas à une telle conclusion sur la simple foi de vos bonnes paroles. C'est le salut de ceux que vous servez qui l'impose. Comme on sait, le roquet qui vous tient lieu de maître ne s'agite que les yeux rivés sur sa réélection en 2012. La présidence du G20 est tout ce qu'il a trouvé pour s'acheter une stature d'homme d'Etat. C'est évidemment vain, étant ce qu'il est. Il faut toute la touchante naïveté du parvenu pour croire que l'on se mettra à le respecter en France sur la rumeur qu'il en imposerait à l'étranger. Or, qui peut ruiner cette apothéose en carton du G20, sinon ceux qui régulièrement, et encore récemment à Toronto, viennent saboter les festivités militarisées des « maîtres du monde »? Qui ? La réponse est simple : ceux que l'on s'apprête à rafler sous quelque prétexte que ce soit. Telle est la « feuille de route » que l'on vous a transmise, et qui se lit aisément entre les lignes de votre dernier interview. Un grand coup de pied s'impose dans la fourmilière « gauchiste » afin de désarçonner préventivement toute velléité de s'attaquer au prochain G20. Les mois qui viennent présentent la configuration idéale : assez éloignés du sommet pour que l'on ne fasse pas trop bruyamment le rapport, et assez proches pour que l'effet de dissuasion fonctionne à plein.

Cela fait trois ans que vous collectionnez des rumeurs, de l'ADN, des textes, des écoutes, que vous infiltrez, fichez, filez, photographiez, interceptez, notez, perquisitionnez; tôt ou tard, il faut bien utiliser l'information recueillie, car l'information aussi se périme; et il faut tout recommencer. Le moment est venu de faire en grand l'usage de tout ce que vous croyez savoir. Nous ne vous croyons pas assez stupide pour rééditer le fiasco de Tarnac; aussi cette fois-ci vous munirez-vous d'éléments plus « probants » et qui sait concerterez-vous cette opération avec quelque police étrangère : les Belges ne ruminent-ils pas depuis de longs mois contre les « vandalo-violents »? la Grèce, l'Italie et l'Allemagne depuis des décennies contre les « anarchistes », « insurrectionnalistes » et autres « autonomes » ? Seulement voilà : votre stratégie est éventée. Vos ficelles sont trop grosses, vos motivations trop transparentes. Une fois de plus, vous allez rafler des gens non pour ce qu'ils auraient fait, mais pour ce qu'ils pourraient faire. Vous allez prétexter on ne sait quel acte passé (dix vitrines cassées à Poitiers, par exemple) pour les empêcher de nuire aux plans de votre infantile monarque. Vous dites que la « détection de la menace » est le « must de votre activité », nous disons que la fusion du judiciaire et du renseignement dans la DCRI fait d'elle un organe de terreur maligne. Pour tout vous dire, nous sommes assez curieux de voir comment vous allez réussir à travestir cette pure opération de police politique en mesure salvatrice pour la démocratie.

A force de vivre sous vos yeux, nous avons fini par pénétrer vos raisons, et nous les avons trouvées bornées. Naturellement, nous comprenons que vos dirigeants soient hantés par le spectre de la Grèce. Nous comprenons aussi leur inquiétude d'être tenus par à peu près tout le monde pour les pourritures qu'ils sont. Comme le reconnaissait récemment Mathieu Kassovitz, le mystère n'est pas qu'une poignée d'« extrémistes » se révoltent, s'émeutent, pillent et cassent, mais que la masse des gens, témoins chaque jour de l'aberration, de la manigance, de l'obscénité qui les gouvernent comme des formidables crimes du régime n'entreprennent rien pour s'en débarrasser. Il devient chaque jour plus difficile de ne pas comprendre pourquoi fracasser des banques ou des sièges de multinationales pétrolières, pourquoi attaquer des commissariats, pourquoi haïr la justice, la politique et le capitalisme. En Grèce, ce ne sont pas des anarchistes qui ont tenté de prendre d'assaut le parlement, mais des grévistes conséquents. Vous semblez croire qu'en nous soumettant à un harcèlement judiciaire et policier, qu'en exaspérant un nombre circonscrit de militants inscrits dans vos fichiers vous arriverez à pousser l'un ou l'autre à quelqu'acte délirant ou indéfendable, à faire naître chez quelqu'un le raisonnement que, quitte à finir en prison, autant que ce soit pour quelque chose de sérieux, et non pour un autocollant sur un distributeur de billet. Malheureusement pour vous, nous sommes assez lucides sur la situation, et aucun d'entre nous n'aspire au rôle héroïque d'avant-garde sacrificielle. L'existentialisme armé des années 70 ne nous tente pas plus que cela, et nous savons être patients. Notre existence témoigne simplement de la profonde maladie qui frappe votre ordre social; vous pouvez bien tenter de nous anéantir, la maladie restera, intacte et toujours aussi mortelle.

Monsieur Squarcini, depuis deux ans qu'existe la DCRI, le flambant « FBI à la française » que vous promettiez n'a réussi à s'illustrer que par deux chefs d'oeuvre : l'affaire de Tarnac et l'enquête sur les rumeurs de vaudeville présidentiel, si l'on excepte sa production cinématographique, tel que le grotesque reportage d'autopromotion diffusé récemment sur France 2. Arrêtez les frais, monsieur Squarcini! Et dissolvez la DCRI avant qu'elle ne soit noyée par le ridicule; le ridicule qu'il y a, par exemple, à se vanter de déjouer des attentats contre vous-mêmes.

En vous souhaitant une prompte retraite, à Gap ou ailleurs.

Comité Central de l'Ultra-Gauche Ultra-Organisée (CCUG-UO).

Indymédia Nantes

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01/07/2010

Récit et analyses de cette première semaine de procès des inculpés de Villiers-le-Bel

par Sons en Luttes

Procès des inculpés de Villiers-le-Bel : Parole à la défense

Trois des avocats de la défense s’expriment à la sortie de la salle d’audience ainsi que Mathieu Rigouste auteur du livre "L’ennemi intérieur". Réalisé le 30.06.10

IMG/mp3/VLB30JuinParoleDefense10mn21sc.mp3

radio :
FPP

caractéristiques techniques :
Durée : 10 minutes 21 secondes
mp3 - 192 kbps - 14,2 Mo

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MP3 - 14.2 Mo




1ere semaine du procès des inculpés de Villiers-le-Bel


Récit et analyses de cette première semaine de procès avec des intervenants présents dans la salle d’audience directement témoins de cette farce... Réalisé le 29.06.10

radio :
FPP

caractéristiques techniques :
Durée : 1heure 30 minutes
mp3 - 192 kbps - 123 Mo

 

 

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18:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/06/2010

Procès de Villiers le Bel

Procès de Villiers-le-Bel: quatre témoins sur cinq se sont désistés

PONTOISE - Un seul témoin sous X a été entendu lundi par la cour d'assises de Pontoise au procès de tireurs présumés sur les forces de l'ordre à Villiers-le-Bel en novembre 2007, alors que cinq témoignages étaient programmés, dont un à visage découvert.

 

Dès l'ouverture de l'audience, l'avocate générale, Marie-Thérèse de Givry, a annoncé un premier désistement : "Un témoin que nous devions entendre depuis Paris ce matin à 09H30 ne s'est pas présenté (...) Les autres témoins ne se sont pas présentés non plus".
Dans la foulée, un autre témoin attendu dans l'après-midi à visage découvert a fait savoir à la presse via son avocat, Me Gilbert Collard, qu'il ne se présenterait pas non plus. "Il attend un mandat d'amener afin d'avoir une protection policière", a déclaré à l'AFP Me Collard. "Il fait des crises d'angoisse", a ajouté une enquêtrice.
D'après la police, ces désistements n'ont qu'une explication : "La peur".
Le témoin anonyme 19/07 ne s'en "sentait pas la force" et "a peur pour son intégrité et celle des siens", un autre "est introuvable" et la police est en "pourparlers" avec un troisième, selon les enquêteurs.
"La peur est un sentiment irrationnel", a souligné à la barre le commissaire Yann Sourisseau, de la DRPJ de Versailles. "Il sont paniqués à l'idée d'être confrontés une nouvelle fois aux personnes qu'ils ont désignées comme les auteurs des faits", ajoute-t-il.
Quatre jeunes, incarcérés, sont jugés depuis une semaine à Pontoise pour tentative de meurtre en bande organisée sur des policiers dans les nuits des 25 et 26 novembre 2007 à Villiers-le-Bel, ainsi que pour détention et port d'arme prohibés. Le cinquième, sous contrôle judiciaire, soupçonné d'avoir fourni un fusil à pompe, comparaît pour complicité.
Le 25 novembre 2007, la mort de deux adolescents - Moushin et Lakamy - tués à Villiers-le-Bel dans une collision entre leur moto et une voiture de police avait provoqué deux jours d'émeutes et d'échauffourées entre jeunes et forces de l'ordre.
Ces dernières semaines, plusieurs tentatives de meurtre et un meurtre samedi à Villiers-le-Bel ont alimenté l'angoisse de représailles contre les témoins, "alors que ces faits n'ont rien à voir avec le procès", a assuré M. Sourisseau.
Il a fallu finalement attendre l'après-midi pour avoir le premier témoignage sous X, celui du matricule PT02/08.
Caché derrière un store, la voix déformée, PT02/08 a raconté par visio-conférence avoir "vu tirer sur les forces de l'ordre" l'un des accusés, Maka Kante, dit Mara, le soir des émeutes qui avaient commencé le 25 novembre 2007.
"J'ai vu un individu tirer sur les forces de l'ordre à deux ou trois reprises. Il portait une capuche, quand il s'est retourné je l'ai reconnu, c'est un nommé Mara", a déclaré le témoin, confirmant mot pour mot sa déposition.
Ce témoin PT02/08 avait déjà été évoqué pendant l'audience lorsque la défense avait parlé de lui comme d'un informateur des services de police avec lesquels il a d'ailleurs reconnu à l'audience avoir "collaboré une fois" en matière de drogue.
"Qu'est-ce qui motive votre témoignage '", a interrogé Me Bruno Bourrier, avocat des policiers blessés.
"Ce sont des faits très graves, des choses qui ne doivent pas arriver", a expliqué le témoin, également entendu pour le passage à tabac d'un commissaire de police le même soir.
L'audience doit se poursuivre mardi avec deux témoins à visage découvert.

piqué au tas chez L'Express.fr - Par AFP, publié le 28/06/2010

 

 

28 juin derniers rebondissements procès de villiers le bel

Selon leur presse les fameux Les témoins sous X dont le fameux témoin à visage découvert, qui devaient être entendus ce lundi matin par la cour d’assises de Pontoise se sont pas présentés au tribunal , on le sait par des déclarations faite par une des avocates Marie-Thérèse de Givry ça c’était tot ce matin en début d’audience.

Autre rebondissement l’un de ces fameux témoins sous X serait très connu pour bosser avec la police et ça depuis des années, n’étant pas venus ce serait le juge d’instructions qui lirait les déclarations de ces mystérieux témoins sous X aux abonnés absents devant le tribunal on se demande d’où sort ce genre de procédures

Ce procés semble donc de plus en plus orienté et de plus en plus ce calquer sur d’autres procès passés ou l’on avait vu des juges se faire avocats généraux , ou on avait pu observer des procédures et des dossiers quasi vides quand ils n’étaient manifestement pas bidonnés on se rappellera des procés des présumés coupables de l’incendie du Cra de vincennes ou des procès plus anciens de jeunes qui s’étaient faits arrêter lors du soulèvement des quartiers populaire de l’automne 2005, lors des manifs du Cpe ce ne sont pas hélas les exemple qui manquent de cette parodie de justice qui nous frappe depuis 2002 et l’arrivée de la droite Ump au pouvoir

Pour vous tenir au courant des dates d’audience voir l’agenda militant démospéres mais le plus important c’est qu’un maximum de gens s’y déplace pour témoigner et relayer ce qui s’y passe

Les audiences a venir de cette semaine ou il est très important d’aller voir sur place :

Jeudi Premier Juillet

http://www.demosphere.eu/node/19624

Vendredi 2 juillet

http://www.demosphere.eu/node/19625

Samedi 3 juillet

http://www.demosphere.eu/node/19626

Solidarité avec ceux de Villiers le Bel

Indymédia Lille - 28/06/2010

 

23:56 | Lien permanent | Commentaires (0) |

G20 Toronto - Les gens d'abord - 2 manifestants arrêtés pour collage d'affiches.

On a beaucoup montré les voitures de police en feu, la casse et la répression au G20 à Toronto. Ceci dit, ce n'est qu'une partie de la réalité. Des gens du CMAQ étaient sur les lieux et ont tenté de porter un autre regard. Voici une vidéo réalisée par un médiactiviste de Québec. Comme il le dit lui-même «mon vidéo-reportage n'est pas représentatif de toute la marche», il a essayé de montrer ce qu'il considère être «des actions colorées et intéressantes». Son film s'arrête vers 16h30, soit avant que le gros de la répression ne se déchaîne contre tout ce beau monde.

Piqué chez Voix de faits - Source: http://www.cmaq.net/fr/node/41993

 

Deux militants de la ville de London, en Ontario, ont été arrêtés après avoir coller des d'affiches du G20 sur des boîtes aux lettres appartenant au gouvernement et au service de l'équipement hydraulique. D. M., 25 ans, et A. C., 19 ans, ont été accusé de sept chefs d'accusation pour collage d'affiches avec slogans hostiles au G 20. Le dommages aux boîtes aux lettres a été estimé à 700 $, bien que les militants précisent que la colle utilisée est respectueuse de l'environnement.

piqué au tas chez theglobeandmail.com - 28/06/2010

 

17:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/06/2010

Toronto G8-G20 : une loi qui augmente les pouvoirs des policiers - décision sur l'utilisation des canons à sons

 

Une loi secrète pour accroître le pouvoir policier

 

Le gouvernement libéral de l'Ontario défend sa décision d'avoir adopté en secret une loi qui accroît les pouvoirs des policiers de procéder à des arrestations durant les sommets du G8 et du G20.

Les détracteurs de la mesure affirment toutefois que l'Ontario ressemble maintenant à une «dictature de bananes».

Le ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, Rick Bartolucci, a expliqué vendredi que la réglementation permet aux policiers d'interpeller toute personne qui s'approche à moins de cinq mètres des clôtures de sécurité entourant le site du sommet du G20 à Toronto.

Les contrevenants pourront ensuite être arrêtés s'ils ne sont pas en mesure de s'identifier.

Il a précisé que c'est la même vieille loi, datant de 1939, qui permet aux policiers de fouiller des personnes qui se présentent à la cour et qu'on vient tout simplement d'étendre au périmètre de sécurité du G20 pour une semaine. Les policiers peuvent exiger une pièce d'identité des personnes se trouvant près de clôtures de sécurité et toute personne qui refuse s'expose à deux mois de prison et à une amende pouvant atteindre 500 $.

Les nouvelles règles ont été adoptées le 2 juin par un comité du cabinet provincial. Leur existence n'a été révélée que lors de l'arrestation d'un homme de 31 ans.

«Il n'y a rien eu de secret, s'est défendu le ministre. Le procédé normalement appliqué aux règles a été respecté.»

Il estime aussi qu'il revient à la police d'expliquer pourquoi les nouvelles règles n'ont pas été rendues publiques.

M. Bartolucci a beau insister pour dire que des mises à jour semblable sans débat au Parlement sont routinières, l'opposition fulmine.

«Les lois secrètes qui mènent à l'arrestation et à la détention des gens, comme celle-ci, sont les caractéristiques d'une dictature de bananes», a dit le député néo-démocrate Peter Kormos.

L'Association canadienne des libertés civiles estime pour sa part que les nouvelles règles sont dangereuses. Octroyer plus de pouvoirs aux policiers pour le sommet du G20 est une utilisation «inappropriée» d'une loi qui vise à protéger les édifices publics, dit l'organisme.

«Ça a été fait en secret, a déclaré la porte-parole Nathalie Des Rosiers. Ça n'a pas été fait d'une manière qui aurait permis une contestation devant les tribunaux.»

Le chef de police Bill Blair, qui a réclamé la nouvelle loi, insiste pour dire que son service n'a pas obtenu de nouveaux pouvoirs radicaux, ajoutant que tout ce que veut la police est d'avoir l'autorité indiscutable de maintenir un périmètre de sécurité le long des clôtures de la zone interdite.

«Nous ne voulons pas nous trouver dans une situation, et nous ne demandons pas, des pouvoirs extraordinaires pour arrêter nos citoyens», a dit M. Blair.

Un groupe d'opposants a été créé vendredi sur le site Facebook pour condamner la réglementation, la qualifiant d'atteinte sérieuse aux droits et libertés.

La réglementation est entrée en vigueur lundi et le demeurera jusqu'à lundi prochain, lorsque le sommet du G20 prendra fin à Toronto. Keith Leslie

 

piqué au tas chez La Presse Canadienne - Toronto - 25/06/2010


Canons à son trop forts aux G8-G20

Un tribunal canadien a ordonné aux policiers assurant la sécurité des sommets du G8 et du G20 de ne se servir de leurs quatre canons à son, utilisés notamment contre les manifestants, qu'en réduisant leur puissance. La Cour supérieure de l'Ontario a ainsi donné seulement en partie raison à l'Association canadienne des libertés civiles qui cherchait à obtenir une injonction interdisant totalement le recours à ces engins qu'elle considère comme des armes dangereuses.

Les engins appelés LRAD (Long Range Acoustic Devices) peuvent émettre des sons de 150 décibels capables d'atteindre une personne à deux cents mètres. Ils sont audibles à plusieurs kilomètres. La police, pour qui les canons à son sont à la fois un outil anti-émeute et un moyen de communication, ne pourra donc les utiliser qu'en réduisant le volume au maximum, pour diffuser des messages adressés aux manifestants.

Le juge David Brown a ordonné à la police de "s'abstenir d'utiliser la fonction Alerte" des canons à son. Ce mode de fonctionnement consiste à émettre un son strident de grande puissance pouvant endommager l'ouïe de la personne visée. Devant la cour, le président de l'organisation syndicale du Congrès du travail du Canada, Ken Georgetti, également opposé à l'usage des canons à son, a regretté leur présence dans les rues de Toronto, y compris s'ils ne sont pas utilisés, en affirmant qu'elle dissuadait de manifester des personnes ayant le droit légal de le faire.

piqué au tas chez Le Figaro - 25/06/2010

 

Le pouvoir policier accru

 

Les policiers sont prêts à faire face aux manifestants.

Photo: AFP/Jemal Countess/Getty Images

Les policiers sont prêts à faire face aux manifestants.

Le 2 juin dernier, le gouvernement ontarien a adopté une loi secrète qui augmente le pouvoir policier durant les sommets du G8 et du G20. Des critiques comparent cette loi à la Loi sur les mesures de guerre.

Ainsi, la réglementation permet aux policiers d'appréhender toute personne qui s'approche à moins de cinq mètres des clôtures de sécurité entourant le site du sommet à Toronto.

Les policiers peuvent également exiger une pièce d'identité des personnes se trouvant près de clôtures de sécurité. Toute personne qui refuse de s'identifier s'expose à deux mois de prison et à une amende pouvant atteindre 500 $.

Une porte-parole du ministère de la Sécurité communautaire de l'Ontario affirme que la Loi ontarienne sur la protection des biens publics existe depuis 1939 et qu'elle a tout simplement été étendue au périmètre de sécurité du G20 pour une semaine.

La loi en question donne aux policiers le pouvoir de demander aux gens de s'identifier et de fouiller n'importe qui.

L'utilisation du canon sonore permise

Par ailleurs, la Police provinciale de l'Ontario (PPO) modifie ses règles d'utilisation du canon sonore durant les manifestations du G20.

Elle se plie ainsi à une ordonnance de la Cour supérieure, qui vient de statuer que la fonction alerte de ces porte-voix doit être utilisée de façon limitée et à une distance d'au moins 75 m des manifestants pour protéger l'ouïe des personnes.

Le juge rejette toutefois l'argument de l'Association canadienne des libertés civiles selon lequel les canons sonores violent la liberté d'expression des manifestants. Ainsi, leur utilisation sera permise.

Le canon sonore émet un son strident qui aide les policiers à disperser les manifestants.

Des groupes de défense des droits civils demandaient une injonction pour interdire son utilisation.

Un policier tient le canon sonore LRAD-X 100 au cours d'un exercice de sécurité et de contrôle des foules tenu à Toronto le 3 juin dernier, en prévision du sommet du G20.

Photo: La Presse Canadienne /Frank Gunn

Un policier tient le canon sonore LRAD-X 100 au cours d'un exercice de sécurité et de contrôle des foules tenu à Toronto le 3 juin dernier, en prévision du sommet du G20.

piqué au tas chez www.radio-canada.ca - 25/06/2010

21:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/06/2010

En soutien aux révoltes de Villiers-le-Bel


Ce matin, lundi 21 juin, jour du début du procès des révoltes de Villiers-le-Bel, des banderoles ont été suspendues au-dessus du périph de Toulouse. On pouvait y lire par exemple : «Solidarité avec les inculpés de Villiers-le-Bel» ou «La police tue».
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Liberté pour tous les émeutiers ! Liberté pour tous les prisonniers !

 

Indymédia Paris-île-de-France - 21/06/2010


07:24 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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