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22/06/2010

Sabotages durant le CPE : une mise en examen

Aujourd’hui le 21 juin, Juan* (déjà mis en examen dans une affaire antiterroriste pour laquelle il a déjà fait 11 mois de prison, cf http://infokiosques.net/mauvaises_intentions ) était convoqué au palais de Justice de Paris pour une audition avec le juge antiterroriste Edmond Brunaud.

Suite à cette audition, il a été mis en examen pour une série de sabotages par incendie sur des armoires électriques de signalisation qui ont paralysé une partie du trafic entre mars et avril 2006 pendant le mouvement anti-CPE.

L’ADN de Juan* ainsi que celui d’un et d’une inconnue ont été retrouvée sur le lieu d’une tentative de sabotage. Juan* a nié son implication dans ces faits. Selon l’accusation, les sabotages contre la SNCF étaient concertés et sont le fait d’une même association de malfaiteurs. Les dispositifs incendiaires retrouvés sur la tentative ressembleraient à des dispositifs utilisés dans d’autres affaires antérieures et à des dispositifs décrits dans des manuels de sabotage saisis.

Suite à cette mise en examen, Juan* n’a pas été placé en détention, son contrôle judiciaire est inchangé, il est donc toujours assigné à résidence. Le juge d’instruction n’a pas saisi le juge des libertés et de la détention (pour une éventuelle incarcération) en raison de l’ancienneté des faits, de l’année de détention provisoire déjà effectué et de l’année de contrôle judiciaire strict.

Pour plus d’infos sur le contexte de cette mise en examen : http://paris.indymedia.org/spip.php?article1831

Indymédia Paris - 21/06/2010

 

07:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/06/2010

Manifestation à Belleville: les Chinois contre l'insécurité

« les petits timoniers » au service des « mécanismes mêmes du Capital »


le_péril_jaune.JPG
Photo piquée au tas chez Bernard Abouaf - Génération Street


Echauffourées à Belleville après une manifestation de Chinois contre l'insécurité

Des échauffourées ont éclaté dimanche dans le quartier parisien de Belleville, en marge d'une manifestation de milliers de ressortissants chinois ou d'origine chinoise. Trois personnes ont été interpellées.

Près de 8500 personnes, selon la police, ont défilé entre la rue de Belleville et la place du Colonel-Fabien, dans le nord-est de Paris.

Il s'agit de la plus importante manifestation de cette communauté jamais organisée en France, selon ses organisateurs. Les manifestants voulaient dénoncer la violence dont la communauté chinoise fait l'objet. «Sécurité pour tous», pouvait-on lire sur les 5000 tee-shirts et autocollants distribués par les organisateurs, un collectif d'associations franco-chinoises.

Depuis plusieurs mois, la communauté chinoise de Paris se dit victime d'agressions et de vols violents perpétrés, selon elle, par des groupes de jeunes vivant à Belleville ou dans d'autres quartiers de l'est parisien. Le collectif réclame «des actions concertées et coordonnées» des autorités pour renforcer la sécurité.


La manifestation s'est dispersée à partir de 16h30. Mais, un peu plus tard, vers 17h35, des incidents ont éclaté dans le secteur de Belleville entre «une cinquantaine de jeunes internes à la manifestation et une dizaine de jeunes extérieurs au cortège», a dit une source policière. Trois voitures, dont une munie d'un girophare bleu, étaient renversées rue de Belleville vers 19h30.

Après des échauffourées et l'intervention de la police, «trois individus ont été interpellés», a indiqué la police, sans pouvoir dire si la situation était redevenue calme dans ce quartier cosmopolite.

piqué au tas chez Le Parisien.freuh - 20/06/2010

 

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16/06/2010

Quand le mouvement anti-autoritaire génère sa propre répression

Depuis quelques temps, on ne peut ignorer la recrudescence d’actions offensives et de textes visant à les accompagner par l’écrit. Tout le monde ou presque a sa position là-dessus, et nous n’entrerons pas ici dans ce débat là. Ce qui nous préoccupe, c’est la façon qu’à chacun de réagir à ces actions. Nous voulons parler ici d’indymedia Paris, et plus généralement des divers commentateurs/spectateurs qui fleurissent un peu partout sur le net comme ailleurs. Nous ne nous faisons pas d’illusions sur la pertinence de porter les luttes sur le terrain du net (qui n’est pas un outil neutre), cependant nous sommes bien obligés, lorsque que la répression para-policière privilégie ce média, d’en discuter.

Le fait est qu’aujourd’hui, le moyen choisi (faute de mieux) par les divers groupes d’attaques pour communiquer leurs raisons, sont les médias de type « open publishing » tels les Indymedias, qui se définissent eux-mêmes comme des outils de lutte ouverts à tous contre l’État et le Capital.

Ceci dit, il est tout à fait souhaitable que les contenus antisémites, racistes, homophobes sexistes ou politiciens se fassent rembarrer par simple cohérence. Mais censurer de la même manière des communiqués de collectifs de lutte, anonymes ou non, c’est participer au silence imposé par cette société qui refuse toute lutte sortant des cadres imposés de la communication démocratique (médias bourgeois, médiations politiciennes...).

Récemment, Indymedia Paris a refusé nombre de communiqués et d’articles émanant des luttes contre les machines à expulser et à enfermer [1] ; qu’il s’agisse de tracts, d’informations sur la répression policière ou de communiqués d’actions directes [2].

Au final on peut se demander si, comme la justice et ses flics, Indymedia Paris n’aurait pas créé lui-même sa propre catégorie d’indésirables, qui souvent correspond exactement aux catégories policières. Car les textes souvent désignés par la police comme provenant de la fantasmagorique « Mouvance Anarcho-Autonome », sont les mêmes que ceux qui sont censurés par Indymedia Paris. Ceux qui sont en ce moment dans le viseur de l’État qui tente de les isoler par la répression sont donc aussi punis de la censure par le collectif Indymedia Paris, les isolant encore un peu plus.

Par exemple dans le cadre des arrestations du 15 février dernier, liées à la solidarité autour du procès des inculpés de l’incendie de Vincennes, un article détaillant l’arrestation d’une huitième personne [3] (pourtant un simple article informant d’un nouveau cas de répression), disparaissait mystérieusement et n’apparaissait plus ni dans les articles refusés, ni en attente, ni en débat, comme si il n’avait jamais existé ; en somme un pur procédé bolchévik.
A nouveau, un tract sorti suite aux arrestations du 8 juin à Paris [4], émanant de personnes proches de l’affaire a été censuré, accompagné d’un commentaire lapidaire de la modération : « Prospectus ».
Autre exemple récent, un tract a propos des émeutes de Villiers-le-Bel et de solidarité avec les inculpés [5] a été refusé plusieurs fois. Les motifs invoqués (chronologiquement) par la modération : « Recup’ merdique. les jeunes des cités n’ont pas besoin de vous pour se révolter », « Article déjà refusé. Il n’y a pas eu de tirs de "chevrotine" [6]. Inutile de fantasmer. Et autres passages douteux comme la "canaille grands frères" » ou encore « Lire attentivement la charte. » et « Prospectus ».
Il en va de même pour un nombre important de communiqués d’actions directes, avec pour seul motif que les textes ne seraient « pas clairs » ou « inintelligibles », alors que nous savons bien que le vrai problème est ailleurs et ne se réduit pas à une simple question « stylistique ».

Tout ceci est grave.

Personne ne demande à telle ou telle organisation, collectif ou individu de relayer contre leur volonté quoi que ce soit sur leurs sites. Nous ne nous immisçons pas dans la gestion privée des médias qui leur appartiennent. Mais nous exigeons des médias à vocation publique, ouverte et libre, comme Indymedia, l’application de leurs propres principes de base, chacun étant libre par ailleurs de critiquer, d’opiner, de contre-publier des critiques ouvertes, sur un pied d’égalité [7] et tant que le contenu ne constitue pas un travail de flic. Ce n’est pas le cas d’Indymedia Paris.

Il est maintenant un autre phénomène dont nous voudrions parler, et qui, s’il n’est pas exactement de la même nature que le premier, participe néanmoins a une même logique d’isolation et de séparation.

Habituellement, nous n’accordons aucune importance, sur indymedia ou sur les forums, aux divers commentaires qui viennent généralement polluer les articles. Ils ne servent souvent qu’à satisfaire les pulsions idéologiques de quelques fanatiques du clavier. Mais lorsque ces adeptes du monde virtuel épargnent quelques heures sup’ aux flics qui nous observent avec des commentaires du type : « encore un coup des totos de Montreuil » , « encore un coup des non fides/cette semaine », « encore un texte de totos allumés qui cassent des vitrines » « "tract trouvé dans la rue" c’est signé tel ou tel », « ces gens-là, je les connais, ils ne foutent jamais un pied en manif » , « tient les non fides ont repris du service », ou encore « ce tract n’a pas été diffusé réellement » ou au moment où sortait la lettre de Damien depuis la prison de Villepinte : « Mais de quoi se plaint-il, l’ADN a parlé non ? », nous ne pouvons taire notre colère. Des commentaires venant de militants libertaires ou non, souvent bien connus et se présentant comme tel.

Quelles que soient les intentions affichées ou non de ces commentateurs, de telles affirmations participent de fait à isoler, à séparer un peu plus les différentes luttes, et à propager l’idée que les velléités offensives n’appartiendraient qu’à quelques individus facilement identifiables, kamikazes et fous-furieux, alors même que la révolte est diffuse et répandue.

Il ne devrait pas être nécessaire d’expliquer que des flics travaillent sur internet, mais leurs connaissances des divers courants et de leurs différences n’est pas nécessairement très élaboré, que donc ce type de commentaires leur rend la tache plus facile. Est-ce vraiment ce que vous cherchez ?

Il n’est certes pas un problème d’assumer publiquement haut et fort ses idées et sa solidarité avec tel ou tel acte conflictuel, mais revendiquer des actes particuliers de la même façon est une autre paire de manches, pour des raisons qui paraissent évidentes, du moins parmi ceux et celles pour qui la lutte contre l’autorité n’est pas qu’une affaire de mots, de postures intellectuelles ou de rôles sociaux. Et si des personnes trouvent pertinent, voir nécessaire, de ne pas signer les textes qu’ils souhaitent diffuser, c’est qu’ils ont leurs raisons, qui ne sont pas discutables, mis à part pour les quelques-uns qui ont pris l’habitude à ce que le sigle de leur organisation permanente apparaisse en bas de chaque tract, comme un réflexe conditionné, et comme si la visibilité n’était qu’une question de signature.

Au delà de son propre positionnement, qu’il soit d’ordre théorique, pratique ou idéologique, il y a des choses dont on ne peut pas parler n’importe où, n’importe comment et n’importe quand, malheureusement. Mais entre exprimer son désaccord avec un certain type d’offensive(s), voir avec telle ou telle action, et jouer les flics du net, chercher qui se trouve derrière chaque tract, affiche, journal, action directe, il y a un pas à franchir, que seuls les mouchards franchissent.
Plus largement, on peut se poser des questions sur l’intérêt de poster des commentaires lapidaires de quelques lignes si insignifiants sur le net, qui démontrent l’incapacité regrettable à produire une analyse, une réflexion et une critique un peu poussées, en dehors de quelques mots d’insulte et de discrédit prononcés à chaud et toujours sur internet.

Pour en revenir au cas particulier d’indymedia Paris, ce texte est le dernier que beaucoup d’entre nous (essayeront de) publier sur ce site, et nous appelons quiconque est en accord avec ces quelques lignes à faire de même, et à aller chercher ou propager l’information ailleurs, en attente d’une réaction claire à ce texte.
Nous ne souhaitons pas insister sur le rôle présumé d’un ou plusieurs individus au sein du collectif, mais mettre chacun devant ses responsabilités. Le collectif Indymedia Paris est responsable dans son intégralité, que ce soit de façon active ou passive, des choses qui sont faites en son nom.

Assemblée d’anti-autoritaires.

Trouvé sur Indy Lille.

PS : Nous invitons tous les individus et collectifs possédant un média (journaux, table de presse, lieux, site...) à publier si comme nous ils en ressentent l’intérêt, ce texte ou des réponses, et ce dans la volonté de faire naître un débat pour l’instant quasi-inexistant sur la question.
Notes

[1] Parfois des articles sont publiés puis dé-publiés, le plus souvent ils sont refusés d’emblée et cachés en des recoins du site auxquels seuls les connaisseurs de l’outil ont accès.

[2] Alors que bizarrement, de nombreux articles émanant du pouvoir et de ses amis - NPA, syndicats, chefs d’État anti-impérialistes-, ou des annonces de débats présidés par des conseillers régionaux et des magistrats passent sans problème. Si ça ne s’appelle pas choisir son camp...

[3] Affaire « DABs-balades... » : La 8e personne arrêtée et interrogée http://grenoble.indymedia.org/2010-05-30-Affaire-DABs-balades-la-8eme

[4] Ils veulent la guerre ? http://www.non-fides.fr/?Ils-veulent-la-guerre

[5] Guerre et paix - A propos des émeutes de Villiers-le-Bel http://lille.indymedia.org/article22808.html

[6] Précisons tout de même qu’il y a bien eu des tirs de chevrotine, que c’est d’ailleurs pour cela que certains seront jugés aux assises. Aussi, d’autres textes plus politiquement corrects certainement, et qui mentionnent ces mêmes tirs de chevrotine ont eux été publiés sans embuches.

[7] notamment de la part des modérateurs zélés en question

 

Piqué au tas chez Non-Fides - 16/06/2010

06:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/06/2010

Solidarité avec les inculpés de Villiers-Le-Bel

Le procès des inculpés de Villiers Le Bel a lieu le 21 Juin au tribunal de Cergy Pontoise. Il faut rappeler ce qui s'est passé lors des émeutes de Villiers-Le-Bel et plus globalement dans d'autres endroits et exprimer notre solidarité.

À LA FIN D’APRÈS-MIDI DU 25 NOVEMBRE 2007, Lakhamy et Moushin - deux adolescents - se font shooter par une voiture de la police. Un meurtre de plus. Deux nuits d’émeutes.
Sur les lieux, le commissaire fraîchement arrivé, se fait lyncher. Destructions des bâtiments institutionnels, affrontements directs contre la police, tirs à la chevrotine,
barricades, guet-appens tendu contre les flics, attaque et incendie du commissariat... Du 25 au 27 novembre, Villiers-le-bel se soulève et ne se résigne pas.

CES MOMENTS D’AFFRONTEMENTS ET D’ÉMEUTES NE SONT PAS ISOLÉS. En octobre 2007, à Saint-Dizier, flics et pompiers sont caillassés, puis la MJC incendiée. 8 personnes passent en procès actuellement, avec des réquisitions reposant sur des témoignages sous X. A plusieurs reprises, depuis 2005, à Grigny les flics se sont fait tirer dessus à la chevrotine. En novembre 2005, la révolte s’était étendue un peu partout. Depuis rien n’a changé.

À partir du 21 juin a lieu le procès de 4 personnes inculpées d’avoir tiré à la chevrotine sur les flics durant les émeutes. On sait bien, il suffit de l’avoir expérimenté ou d’y être confronté une fois, ce qu’est un tribunal. Mise en scène bien huilée, quelques chacals habillés en noir jonglent avec les peines et la vie de celles et ceux qui sont du mauvais côté de la barre. C’est pas une mesure exceptionnelle du type accordée une clémence ou faire sauter un haut responsable, qui changeront quelque chose. La Justice est nécessairement du côté de l’État et des plus riches. Pour le procès des émeutiers de Saint-Dizier, le procureur a déclaré que « rien ne justifie ce comportement antisocial de ces quelques barbares aigris et paresseux ».
Nous n’attendons plus rien de l’État, de sa Justice et de ses institutions.

LES PERQUISITIONS ET ARRESTATIONS DU 18 FÉVRIER 2008, ont été surtout une démonstration de force et un acte de communication
du gouvernement. Les journalistes présents ne couvraient pas un évènement, ils en faisaient partie. À partir de là chacun va essayer de tirer les marrons du feu. L’État réaffirme son monopole de la violence. La Justice devra suivre, entérinant cette réalité, en assenant de lourdes peines.
Le PS a joué sa carte en prenant un «grand frère» sur ses listes électorales. L’ambitieuse Sylvie Noachovitch, avocate d’un des inculpés et élue UMP, s’est mise sur les rangs. On peut imaginer que Villiers-le-bel en a vu passer quelquesuns, de tous les bords politiques. De Luc Besson aux derniers gauchistes... Pas sûr que tous ces rackets politiques profitent aux inculpés...

LES HÉLICOPTÈRES, LES SNIPERS (DU RAID), les menaces réitérées d’envoyer l’armée, le couvre-feu en 2005, Vigipirate et ses militaires dans les gares... On a pu l’observer depuis une paire de décennies, le rôle et les moyens de la police et de l’armée tendent sinon à fusionner, au moins à s’entremêler. Au Kosovo, l’essentiel de la mission de l’armée française a été le maintien de l’ordre. Symptomatique d’une époque où l’État n’a plus rien à proposer. Sinon le maintien du statu quo.

LORSQUE LA RÉVOLTE ÉCLATE, l’évènement qui la déclenche est souvent la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Autrement dit, pour qu’une étincelle mette le feu à la plaine, il faut que la plaine soit prête à flamber.
Bien sûr, la seule présence policière peut être une raison suffisante pour avoir les nerfs. Au-delà de ça, ces émeutes sont aussi une preuve de lucidité. À savoir que l’on a bien compris qu’ici nous n’avons et nous n’aurons que la survie. Que cette survie a le goût de la soumission, de l’ennui et de la fatigue.
Que l’État et les politiciens n’ont rien d’autre à proposer. Que ces politiciens bataillent en communication en vue d’élection, mais ont de toute façon sensiblement la même gestion une fois arrivés aux affaires.
Que notre situation de survie est nécessaire au capitalisme et à son développement.
Le plan d’austérité en Grèce et de rigueur ici en est la dernière illustration.
Que face à la police dans la rue, face à une assistante sociale dans son bureau, face à un patron sur le marché du travail : nous sommes toujours le dindon de la farce. À nous d’inverser ce rapport.

LE PROCÈS DES INCULPÉS DE VILLIERS-LE-BEL
DÉBUTE LE 21 JUIN AU TRIBUNAL DE PONTOISE
SOLIDARITE !

TRACT de Solidarité PDF

14:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/06/2010

«Justice pour tous - contre les violences policières» à Fribourg: des manifestants "dénoncés" pour émeute

 

 

Violences à Fribourg: des manifestants seront dénoncés pour émeute

Plusieurs des 41 personnes interpellées samedi à Fribourg suite aux affrontements entre des manifestants et la police seront dénoncées pour émeutes. Un rassemblement du comité "Justice pour tous - contre les violences policières" avait dégénéré en soirée.

Les investigations ne sont pas terminées: des dénonciations pourront également être faites pour violence envers les fonctionnaires, dommages à la propriété, lésions corporelles, voire mise en danger de la vie d'autrui ou incendie, a annoncé la police fribourgeoise.

Quant aux deux policiers blessés, leur situation est stable. Le premier, légèrement blessé, a été touché au bras par une fusée. Le second, atteint à une jambe par une fusée également, souffre de graves contusions qui l'immobiliseront plusieurs semaines. Les deux agents ont toutefois pu quitter l'hôpital.

Piqué sur Romandie news - 14/06/2010

 

Manifestation contre les violences policières à Fribourg

Heurts | Une manifestation de soutien aux deux jeunes Français incarcérés dans le cadre de l’affaire de l’A1 a dérapé cet après-midi. Des fumigènes classiques et des fusées de détresse ont été lancées par les manifestants sur la prison. La police a riposté en utilisant des balles en caoutchouc.


ABDOULAYE PENDA NDIAYE | 12.06.2010 | 22:19

La manifestation du comité «Justice pour tous - contre les violences policières» s’est terminée dans la violence samedi à Fribourg. Partie de la Place Python, la marche de soutien à @ et & — deux Français détenus dans le cadre de l’affaire du vol de voitures de Lyss en avril — a dérapé devant la prison centrale quand quelques manifestants aux mains gantées et aux visages masqués se sont mis à jeter des fumigènes et des fusées de détresse en direction du bâtiment de la prison centrale. «Il y avait des risques évidents d’incendie», souligne l’adjudant Gallus Risse, de la police fribourgeoise. Les forces de l’ordre ont alors dispersé les manifestants à coups de balles en caoutchouc. Et ont procédé à 41 interpellations.

La police fribourgeoise dénombre deux blessés dans ses rangs. «Un policier est actuellement hospitalisé mais sa vie n’est pas en danger», relevait samedi soir Benoît Dumas, porte-parole de la police cantonale fribourgeoise. Un poste de police a également été «caillassé». Parmi les manifestants, il y a eu un blessé.

Selon Carl-Alex Ridoré, le préfet de la Sarine, les engins utilisés par les manifestants sont «particulièrement dangereux».

En avril dernier, à la suite d’une course-poursuite entre la police et des voleurs de voiture sur l’A1, un appointé vaudois avait blessé mortellement Sébastien, un jeune de Vaulx-en-Velin — banlieue de Lyon — qui était à bord d’une Audi RS6 volée à Lyss. La manifestation de cet après-midi était organisée en soutien au frère jumeau de Sébastien et à Yunus, tous deux en détention préventive.

*X: nom kurde de Y, le frère jumeau de Z.

(prénoms changés par Probe)

piqué sur 24heures.ch - 12/06/2010

 

Drame de l'A1: une manif dégénère à Fribourg

Une quarantaine de manifestants ont été interpellés par la police. [Keystone]

Une quarantaine de manifestants ont été interpellés par la police. [Keystone]

Une centaine de personnes se sont rassemblées samedi à Fribourg pour manifester leur soutien aux deux jeunes Français incarcérés suite à la fusillade sur l'A1 en avril dernier. Après avoir lancé des fumigènes, ils ont commis des déprédations au centre-ville.

La manifestation du comité "Justice pour tous contre les violences policières" a dégénéré samedi à Fribourg. Une quarantaine de manifestants sur les cent présents ont été interpellés. Deux policiers ont été blessés, dont un grièvement.

 

http://www.winkelried.info/wp-content/uploads/2007/12/aufstand.jpg

20:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/06/2010

Fribourg manifestation «Justice pour tous - contre les violences policières» - Demo in Freiburg

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photo Indymédia.ch/fr

Manifestation de soutien mouvementée à FribourgManifestation de soutien mouvementée à Fribourg
Une manifestation du comité «Justice pour tous - contre les violences policières» a dégénéré samedi à Fribourg.
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Commencée pacifiquement comme annoncé par les organisateurs, la manifestation a réuni une centaine de personnes samedi. Elle a dérapé devant la prison centrale, en basse-ville de Fribourg.



«La violence est partie d'un coup», a dit le porte-parole de la police Benoît Dumas devant la presse. Les organisateurs de la manifestation n'ont pas pu tenir les discours prévus devant la prison.

Fusées de détresse

L'importance et la violence des moyens utilisés par un groupe de manifestants a étonné la police fribourgeoise. Une centaine d'engins ont été tirés par les manifestants, dont des fumigènes classiques et des fusées de détresse utilisées dans la navigation. Ces derniers engins sont particulièrment dangereux, a indiqué le préfet de la Sarine Carl-Alex Ridoré.

Les manifestants se sont symboliquement rassemblés devant la prison centrale en signe de soutien envers les deux jeunes Français fortement soupçonnés d'avoir volé des voitures à Lyss (BE) en avril dernier. La course-poursuite avec les policiers s'était soldée par une fusillade sur la A1, qui avait coûté la vie à un des présumés voleurs.

Balles en caoutchouc

Il n'y a jamais eu d'affrontements directs entre manifestants et policiers, ont précisé les forces de l'ordre. Ces dernières ont riposté avec des balles en caoutchouc aux tirs de fusées, en particulier devant la prison. La police a indiqué n'avoir pas fait usage de gaz lacrymogènes et qu'à aucun moment la sécurité n'a été menacée dans et hors de la prison centrale.

Le dispositif policier était important dès le début de la manifestation, bien que tout d'abord très discret. Toute la première partie de la manifestation s'est faite sous l'escorte de trois policiers.

Début d'incendie

Après l'intervention devant la prison centrale, les manifestants ont été canalisés vers le centre ville. A la hauteur de la cathédrale, ils ont tiré un engin dans la toiture en bois d'un immeuble ancien. Un début d'incendie s'est déclaré. Les vitres d'un bâtiment de la police à proximité ont été endommagées.

Pas moins de 47 manifestants ont été interpellés samedi et 29 relâchés durant la nuit. Les dix-huit autres ont été placés en garde à vue et libérés dimanche en fin d'après-midi, a indiqué à l'ATS le porte-parole de la police cantonale Benoît Dumas.

Policiers blessés

Toutes les personnes interpellées ont été auditionnées. Sur la base des renseignements recueillis, le juge d'instruction déterminera si des suites pénales sont à envisager. L'enquête se poursuit.

Deux policiers ont été blessés durant cette manifestation, dont un grièvement. Ce dernier a reçu une fusée dans une jambe et a pu sortir de l'hôpital dimanche.

piqué sur 20minutes.ch - 12/06/2010

 

Demonstration in Freiburg artet aus

Rund 100 Personen zogen durch die Stadt, um ihre Unterstützung für zwei junge Franzosen zu zeigen. Plötzlich kam es zu wüsten Szenen. Ein Polizist wurde schwer verletzt.

 

Ein Demonstrant wird festgenommen: Massiver Polizeieinsatz in Freiburg.

Ein Demonstrant wird festgenommen: Massiver Polizeieinsatz in Freiburg.
Bild: Keystone

Vor dem Zentralgefängnis entzündeten einige Demonstranten Rauchbomben und warfen Leuchtraketen, zudem richteten sie auf der Route Sachschäden an. Die Gewalt sei auf einen Schlag ausgebrochen, sagte Polizeisprecher Benoît Dumas am Abend vor den Medien. Eine Gruppe Demonstrierender habe hunderte Geschosse abgefeuert. Man sei von Seiten der Polizei sehr erstaunt gewesen.

Bei einem Polizeigebäude in der Nähe der Kathedrale wurden Scheiben eingeworfen. In einem Gebäude in der Nähe wurde ein Brand gelegt, der von der Feuerwehr aber rasch gelöscht werden konnte. Etwa 40 Teilnehmende wurden von der Polizei einvernommen, zudem wurden zwei Polizisten verletzt, einer von ihnen schwer.

Die beiden mutmasslichen Autodiebe, für welche demonstriert wurde, sitzen seit den tödlichen Schüssen eines Polizisten auf der A1 im April in Untersuchungshaft. Sie werden verdächtigt, in der Schweiz Autos gestohlen zu haben. Ein dritter Franzose war Mitte April im Tunnel von Sévaz FR auf der A1 an einer Polizeisperre von einem Polizisten erschossen worden.

piqué sur bernerZeitung.ch - 13/06/2010

22:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Sommet du G8 G20 Toronto 25, 26 et 27 juin 2010 - J'ai 20 va chier

Dans deux semaines le monde entier aura les yeux rivés sur le Canada. Des dizaines de grosses huiles d'états s'emmènent au pays du castor pour le G8/G20. Ces messieurs (pour la plupart) prendront alors des décisions pour votre avenir sécuritaire et économique sans que vous ne soyez consulté. Déjà, les dépenses pour les dispositifs de sécurité s'annoncent encore plus salé que lors des jeux olympiques qui avaient pourtant duré deux semaines. Le subtil gouvernement conservateur a même construit un fantastique club med hawaïen pour l'espace barricadé réservé aux journalistes, à vos frais, pour vanter les vertus touristiques de la région (Et incidemment, occulter les enjeux du G8/G20).

Heureusement, la mobilisation des opposants s'active. Les musiciens, entre autre, mettent leur grain de sable dans la machine capitaliste. Voici deux hymnes libertaires anti-g20.

Mise en demeure vous offre ainsi un splendide fond d'écran et une toune. Elle s'intitule, amoureusement, J'ai 20 va chier.
J'ai 20 va chier.mp3

Les rappeurs AK et Illogik quant a eux, vous proposent quant a eux un rap réfléchit qui apporte, en prime, un louable effort pédagogique.

piqué chez Voix de faits

Le RAGE, conjointement avec la CLAC 2010, organise un transport collectif par autobus vers Toronto à l’occasion du G20

Si vous partez en voiture ou si vous vous rendez à Toronto avant vendredi, des informations sont disponibles à ce sujet un peu plus bas.

Vous voulez réserver une ou plusieurs places sur un autobus qui se dirige vers Toronto pendant le sommet du G20 les 25, 26 et 27 juin? Communiquez avec le Comité transports de la Convergence de luttes anticapitalistes/Regroupement anti-G20 étudiant (CLAC/RAGE) à l’adresse suivante : transportg20@gmail.com avant le dimanche 20 juin.

Ce que vous devez préciser dans votre e-mail :

-Le nombre de places que vous réservez

-L’heure de départ que vous souhaitez (matin / soir)

-Le montant de votre contribution (20$ nécessaire, contribution suggérée de 20$-40$)

- Si vous avez besoin d’hébergement, pour combien de personnes, apportez-vous votre tente, etc? (Voir la section sur l’hébergement pour plus de détails)

Si vous prévoyez utiliser le transport collectif organisé par la CLAC et le RAGE, NOUS VOUS PRIONS DE RESPECTER LA SÉCURITÉ DE TOUTES ET TOUS. N’apportez pas de drogues ou d’armes dans vos bagages ou sur votre personne, ou quoi que ce soit d’autre qui puisse compromettre la sécurité des autres passager-e-s.

Informations

Il y aura deux départs vers Toronto. Les premiers autobus partiront un peu après 6h du matin de Montréal, le vendredi 25 juin. Le deuxième départ se fera à 18h. SVP nous laisser savoir à quel départ vous comptez vous présenter pour que l’on puisse réserver le bon nombre d’autobus en matinée comme en soirée. Pour connaître le lieu du départ, communiquez avec nous par courriel. Le retour de Toronto vers Montréal se fera le dimanche à 16h pour arriver avant minuit.

En raison des coûts élevés des autobus et de l’état dramatique de nos finances, le montant minimal obligatoire de la contribution est de 20$. Elle sera recueillie à l’embarquement. De plus, si vous pouvez donner plus, nous vous invitons à contribuer davantage afin de permettre aux personnes plus démunies d’utiliser également le transport et de nous permettre de rembourser les prêts effectués. Nous vous demandons donc de nous laisser savoir le  montant de votre contribution afin de nous permettre une prévision plus exacte de nos finances. Veuillez noter que personne ne vous refusera l’accès aux autobus si vous êtes à court d’argent, mais tentez tout de même de contribuer dans la mesure de vos moyens.

Au niveau de l’hébergement à Toronto
Afin de vous mettre en contact avec des miliantEs à Toronto et de prévoir la logistique d’hébergement, nous avons besoin de connaître plusieurs détails. Le comité en charge de l’hébergement a aussi besoin de savoir qui a besoin d’hébergement, pour combien de personnes, quels sont vos besoins spéciaux et si vous pouvez apporter une tente et du matériel de camping. S’il vous plaît, réservez votre hébergement avec nous le plus rapidement possible, et non pas avec Toronto Community Mobilization Network.

Si vous n’utilisez pas le transport collectif:

Pour ceux et celles qui partiront en voiture, nous vous invitons à communiquer avec nous si vous avez des places disponibles. Vous pouvez également vous présenter au départ des autobus. Si vous partez vendredi avec les autobus, nous pouvons nous occuper de votre hébergement.

Si vous compter arriver avant vendredi à Toronto (donc par vos propres moyens) et que vous avez besoin d’hébergement, vous devez vous inscrire sur le site de Toronto Community Mobilization Network: http://g20.torontomobilize.org/visitorhousing

Au niveau de la réservation
Un code alphanumérique vous sera transmis en réponse à votre email, afin de vous reconnaître à l’embarcadère, sans pour autant vous identifier par votre nom. Ce code permettra aussi de donner priorité aux personnes ayant réservé une place sur les autobus à l’embarcadère. Sans réservation et confirmation, il est fort probable que vous n’ayez pas de place dans un autobus. Si vous devez annuler, veuillez nous en avisez le plus tôt possible, pour que nous puissions offrir votre place à une autre personne.

De plus, soyez avertiEs que les manifestations contre les sommets du G8/G20 font souvent face à un niveau élevé de répression policière. La police risque de procéder à des arrestations arbitraires et massives dans un but politique afin de nous empêcher de manifester et d’agir. La très vaste majorité de ces arrestations ont comme objet premier de dégager les rues et ne se soldent pas en accusation criminelle ou grave. Il est toutefois d’importance première que vous preniez toutes les précautions nécessaires si votre statut légal pourrait être compromis d’une façon indésirable à vos yeux, par votre participation à la résistance contre les sommets du G8/G20.

piqué chez rage2010.net

12:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

SOLIDARITE AVEC ARDY ! 14 juin 2010 à Strasbourg - Parlement européen de 14h à 17h

Début mai à Valmont (Moselle) une famille kossovar se fait expulser par une vingtaine de CRS et gardes mobiles sur ordre du sous-préfet. Cette famille a un enfant polyhandicapé, Ardy, qui nécessite des soins assez lourds, et pour cause, à 10 ans Ardy a subit un accident vasculaire cérébral, le laissant inerte physiquement et mentalement très amoindri. c’est pourquoi Ardy est hébergé dans un Institut Médico Educatif (IME) "Les Jonquilles" dans une ville voisine à Freyming-Merlebach.

Ni une, ni deux la même équipe de défenseurs de la justice (comme en 1941) débarque à l’improviste dans l’Institut pour rafler également l’adolescent. Le personnel soignant choqué par un tel déploiement de forces tente de s’y opposer. En vain, malgré les résistances, Ardy et sa famille sont conduit au centre de rétention de Metz le soir même et expulsés le lendemain (en oubliant le fauteuil sur le tarmac), histoire de prendre de vitesse les différentes résistances qui s’organisent. Seulement voilà, pour survivre Ardy a besoin d’un traitement médicamenteux pointu, qui n’éxiste pas au kossovo. Solution des politicards (dont le sous-préfet qui "assume") : Ardy aura ses médicaments au Kossovo par voie postale pendant deux mois !!

Pour refuser l’inacceptable (c’est- à- dire l’expulsion des sans-papiers !) et dépasser la simple miséricode en voyant seulement en Ardy un malheureux handicapé, opposons nous systématiquement aux politiques xénophobes de rafles des sans-papiers.

Rendez-vous devant le parlement européen de Strasbourg lundi 14 juin de 14h à 17h, parce que les politiques fascisantes d’expulsion ont lieu au niveau européen, répondons au niveau européen.Les patries, les nationalités, les frontières n’existent que pour faire oublier aux peuples qu’ils sont gouvernés et exploités par leurs classes dominantes.Il est aussi plus facile (et d’autant plus en temps de crise) pour les puissants de nous faire regarder ailleurs en désignant un ennemi qui n’en est pas un : l’étranger.

Les sans-papiers et tous les autres travailleurs de la terre, n’ont qu’un réel ennemi commun : le capital.

Soyons solidaires des sans-papiers !

[CNT Forbach] - 12/06/2010

 

Expulsion d’Ardy, jeune kosovar polyhandicapé : il y a urgence, sa santé se dégrade !
Communiqué commun APF - LDH - RESF
Quinze jours après l’expulsion d’Ardy, jeune polyhandicapé kosovar, et de sa famille, l’Association des Paralysés de France (APF), la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et Réseau Éducation sans Frontières (RESF), mobilisés pour son retour, lancent un cri d’alarme et d’indignation !

L’état de santé de l’adolescent se dégrade et sa prise en charge au Kosovo apparaît difficile. En parallèle, du côté du président de la République et du gouvernement, le silence sur cette affaire est assourdissant ! L’APF, la LDH et RESF font appel au soutien de toutes les associations de défense des droits et de tous les citoyens ! L’APF, la LDH et RESF demandent le retour d’Ardy et de sa famille et souhaitent vivement que les pouvoirs publics fassent toute la transparence sur la situation réelle d’Ardy ! L’APF, la LDH et RESF sont révoltés par le silence assourdissant du président de la République et du gouvernement dans cette affaire ! Un silence d’autant plus déplorable que le jeune homme, censé ne pas être mis en danger par le renvoi dans son pays, va mal !

L’état de santé d’Ardy se dégrade : c’est ce que déclarent les médecins qui le suivent à Pristina, ajoutant qu’ils n’ont pas les moyens médicaux de le prendre en charge – contrairement aux affirmations des pouvoirs publics français pour justifier son expulsion ! En effet, pour les médecins kosovars : « A cause de la progressivité de la maladie, le besoin de l’enfant pour la nutrition entérale continuelle et pour le traitement multidisciplinaire, nous pensons que l’enfant a besoin d’un traitement ultérieur à l’étranger. »

L’APF, la LDH et RESF rappellent que l’état de santé d’une personne malade et la nécessité de soins quotidiens importants ne peuvent pas passer au second plan, derrière une politique gouvernementale qui consiste à « faire du chiffre » en matière d’expulsions !

L’APF, la LDH et RESF demandent instamment le retour du jeune Ardy et de sa famille.

Les associations demandent aussi à ce que toute la transparence soit faite sur la situation réelle du jeune garçon !

L’APF, la LDH et RESF demandent enfin leur soutien à toutes les associations de défense des droits et à tous les citoyens.

Pour suivre la mobilisation locale et signer la pétition pour le retour d’Ardy : http://blogardy.over-blog.com/

Rappel des faits :
Le 6 mai dernier, l’Association des Paralysés de France (APF) et le Réseau Éducation sans Frontières (RESF) se révoltaient face à l’expulsion d’un jeune polyhandicapé de 15 ans, Ardy, accueilli à l’Institut d’Éducation Motrice (IEM) « Les Jonquilles » à Freyming-Merlebach (57). En effet, le lundi 3 mai à 21h, des policiers et des gendarmes ont fait irruption dans l’IEM. Munis d’une décision préfectorale d’expulsion, ils ont emmené avec eux le jeune, devant le personnel soignant choqué et impuissant. Après avoir passé la nuit au Centre de Rétention Administrative de Metz, il a été expulsé de France avec sa famille, mardi 4 mai à 10h par avion à destination du Kosovo. Ce jeune polyhandicapé accueilli dans un IEM depuis mars 2010, est d’origine kosovare. Arrivé clandestinement en France avec ses parents, sa grande sœur et son frère, sa famille a été accueillie en Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale, tandis que la Maison départementale des personnes handicapées a orienté le jeune atteint d’une maladie évolutive vers l’IEM « Les Jonquilles ». Une demande de régularisation pour la famille avait été instruite par des travailleurs sociaux. C’est par le biais de l’association RESF que l’APF a appris l’expulsion de la famille par avion le lendemain matin, mardi à 10h. Toute la procédure d’expulsion avait été organisée à l’avance puis exécutée dans la précipitation afin que l’expulsion passe inaperçue et ne soulève pas des vagues de protestation, légitimes au regard de l’état de santé de l’enfant.

Vous pouvez télécharger le communiqué !

LDH - 20/05/2010

 

Communiqué commun APF LDH RESF / Expulsion d’Ardy, jeune kosovar polyhandicapé : il y a urgence, sa santé se dégrade !
14 juin : Appel à manifestation au Parlement Européen à Strasbourg

Voir l’appel à manifestation du 14 juin

Pour suivre la mobilisation locale et signer la pétition pour le retour d’Ardy : http://blogardy.over-blog.com/

Vous pouvez aussi signer directement ici : http://resf.info/P1558

RESF -

 

Les autorités françaises suspectent une privation de soins du polyhandicapé expulsé au Kosovo

Deux mois après l'expulsion d'Ardy Vrenezi, un jeune polyhandicapé kosovar, et de sa famille, le 4 mai, les associations qui dénonçaient une dégradation de son état de santé et une mauvaise prise en charge au Kosovo ont eu raison de l'attentisme de la préfecture de Moselle. Le 2 juin, celle-ci a décidé d'envoyer une équipe médicale sur place et a rédigé un rapport de mission que Le Monde a pu consulter. Alors que le collectif associatif qui soutient Ardy Vrenezi appelle à manifester, le 14 juin, devant le Parlement européen, à Bruxelles, le rapport édité sous la tutelle de l'Agence régionale de santé (ARS) de Lorraine, le 7 juin, suspecte les parents d'Ardy de le priver de soins dans l'espoir d'obtenir un retour en France.

L'équipe de la préfecture était composée d'une pharmacienne et de deux médecins, dont un spécialiste des états végétatifs comme en souffre Ardy. Elle s'est rendue à Pristina pour une journée complète d'inspection. Au cours de ce déplacement – qui a coûté 1 264 euros – ils ont rencontré une quarantaine de personnes dont Ardy, sa famille, et leurs médecins. Dans son préambule, le rapport de l'ARS note toutefois que "l'écart entre le système de santé français et kosovar est évident" et que la "mission n'a pas pour but de mettre en évidence ce truisme".

Selon le rapport, la dégradation de santé de l'adolescent a en fait "un rapport probable avec l'interruption de tout ou partie du traitement". Il ne "préjuge pas de l'origine de cette interruption" mais il rapporte le récit des médecins kosovars. Ces derniers ont constaté que le "traitement n'était pas suivi" le 12 mai, lorsque le père s'est présenté au centre de soins primaires de sa ville pour un "épisode aigu" d'épilepsie d'Ardy. Dans ce centre, le dossier de l'enfant "est connu de longue date", et à cause de son état grave, Ardy a dû être transféré à la clinique universitaire pédiatrique de Pristina, la capitale.

"SITUATION HONTEUSE"

Le père se plaint alors de ne pas trouver dans les pharmacies environnantes un des médicaments prescrits – le Kepra – et il regrette son prix trop élevé. Mais selon la préfecture, la famille Vrenezi a reçu un stock de cette molécule avant d'être expulsée ainsi qu'une ordonnance de renouvellement. L'équipe française a fait une tournée "aléatoire" des pharmacies. Elle admet qu'elle n'en a trouvé qu'une seule – sur six visitées – où le Kepra était disponible. Celle-ci se situe à Pristina, à 70 kilomètres de Malishevo. On n'y trouve la molécule qu'en "comprimés" et pas en "solution buvable", comme Ardy – qui a des problèmes de déglutition – y a été habitué en France.

Deux autres médicaments prescrits sont eux "disponibles gratuitement" dans les pharmacies kosovares car présents sur la liste essentielle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il existe aussi une "maison spécialisée pour la prise en charge d'enfants handicapés" à Malishevo, où les Vrenezi résident. Celle-ci propose des séances de kinésithérapie deux fois par semaine comme en nécessite Ardy, mais la famille ne s'y est pas présentée.

D'après le rapport, les Vrenezi étaient aussi censés, à leur arrivée au Kosovo, entamer une procédure pour obtenir dans un délai d'environ un mois une "allocation d'aide spécifique aux handicapés" d'un montant de 100 euros mensuel. Mais la famille n'aurait fait "aucune" démarche. Le rapport cite anonymement un pédiatre qui considère la "situation honteuse" pour la famille. Le rapport concède que les 100 euros mensuels seraient insuffisants pour couvrir les frais d'Ardy qui s'élèvent en réalité à 300 euros par mois. Mais le gouvernement kosovar aurait "indiqué la possibilité d'une aide exceptionnelle".

Le 12 mai, le neuropédiatre qui reçoit le père et l'enfant à la clinique de Pristina propose donc de modifier le traitement. Une "substitution thérapeutique" dont il a une "bonne pratique", ayant eu à traiter "cinq ou six cas identiques à la pathologie rare d'Ardy". Mais le père refuse et le 25 mai, l'adolescent doit de nouveau être hospitalisé.

Il est cette fois pris en charge à la clinique universitaire de neurologie de la capitale. C'est là que l'équipe de la préfecture "voit" Ardy le 2 juin. Selon les médecins français, l'adolescent, âgé de 15 ans, est bien pris en charge. L'un des médecins kosovars a été "formé à la Salpêtrière", à Paris. Ardy n'est pas dans le coma, il ne l'aurait "jamais été". Il peut "faire quelques pas dans le couloir" et "n'apparait pas dénutri". La maladie d'Ardy est par contre clairement décrite par les médecins kosovars comme "incurable", avec une "évolution progressive et fatale à terme".

UNE PRISE EN CHARGE PARTIELLE

Isabelle Kieffer, la pédiatre qui a suivi Ardy à l'institut médico-éducatif de Sarrebourg (Moselle) durant les mois d'examen de la demande d'asile de ses parents – finalement déboutés – s'offusque de ce rapport. C'est elle qui suit le dossier au plus près depuis le début de l'affaire. Et d'après elle, la prise en charge d'Ardy au Kosovo n'en reste pas moins "partielle". Elle estime que même s'il y a des services de kinésithérapie disponibles à Malishevo, "il n'y a pas de séances d'orthophonie et de psychomotricité possibles" comme en bénéficiait Ardy en France. Selon elle, les médecins français en mission au Kosovo ont par ailleurs seulement "vu" Ardy, ils ne l'ont pas "examiné".

Mme Kieffer est au courant du contenu du rapport de l'ARS depuis le retour de l'équipe, le 2 juin, car les médecins l'ont contactée pour lui faire part de leurs observations. Elle admet que les détails de ce rapport n'apparaissent pas dans les communiqués de presse du collectif qui soutient Ardy. Un collectif dont fait notamment partie l'Association des paralysés de France (APF), le réseau éducation sans frontières (RESF) et la Ligue des droits de l'homme (LDH). "J'ai rédigé un compte-rendu et j'ai demandé à l'APF de le publier mais cela n'a pas été fait, je suis seule, je ne peux pas tout faire." Selon elle, les témoignages des médecins kosovars cités dans le rapport sont aussi à prendre avec précaution "car nous avons l'impression qu'ils ont eu des pressions".

L'enjeu de l'affaire Ardy, pour Mme Kieffer, n'est pas dans les révélations du rapport. "Il est évident que la maladie d'Ardy est incurable. La question c'est dans quelles conditions va-t-il mourir, à quelle vitesse et comment ?" La pédiatre rappelle que le 15 avril, Thomas Hammarberg, le commissaire aux droits de l'homme du Conseil européen s'est déclaré "préoccupé" par le fait que plusieurs gouvernements européens procèdent à des retours forcés de réfugiés vers le Kosovo. Elise Vincent

Piqué au tas dans Le Monde - 11/06/2010

08:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/06/2010

Legal Team Strasbourg

 

 

Charte de la Legal Team Strasbourg

 

 

La Legal Team Strasbourg, mise en place à l'occasion du contre-sommet de l'OTAN en avril 2009, poursuit et élargit son champ d'actions. Elle est à présent définie ainsi :

 

 

1 - Objectifs :

 

1.1 : La Legal Team Strasbourg est un outil de lutte contre la répression, créé par et pour les participants et participantes aux mouvements sociaux ; à l’exception des personnes soutenant des idées fascistes, racistes ou xénophobes.

1.2 : Elle ne se substitue pas à la justice, et a pour objectif de faciliter l'accès à une aide juridique à toutes les personnes impliquées dans des luttes sociales, faisant face à la police et à la justice des États.

1.3 : Elle est indépendante et n'est affiliée à aucune organisation, à aucun parti ou à aucune structure politique.

1.4 : Dans la poursuite de son objectif, elle soutient et encourage la solidarité entre tous les militantes et militants face à la répression. Elle rappelle et défend l'idée ou le principe que chacun et chacune a besoin et a le droit à un soutien juridique quels que soient ses modes d'expression et d'action dans les mouvements sociaux. En aucune manière, ce soutien ne pourra être confondu avec une adhésion aux pratiques idéologiques de la personne ainsi aidée.

1.5 : Elle tente de diffuser à toutes et tous des informations et des conseils juridiques, et incite chacun, chacune à s'approprier ces connaissances afin d'être prêt-e lors d'éventuelles situations répressives (contrôle d'identité, garde-à-vue, comparution immédiate, harcèlement administratif, fichage, etc.).

 

2 - Membres et partenaires :

 

2.1 : La Legal Team Strasbourg regroupe des individus militantes et militants issu-e-s de divers horizons, et partageant les convictions liées à ses objectifs.

2.2 : Elle coopère avec des d'avocat-e-s engagé-e-s qui ont pour même objectif solidaire de défendre des personnes interpellées ou confrontées à la justice dans les conditions définies à l'article 1 ci-dessus, de mener des actions en justice contre les moyens illégaux et abusifs de répression. Par leurs conseils, ces avocat-e-s participent à la vulgarisation du savoir judiciaire.

2.3 : Elle agit conjointement avec les collectifs de soutien qui pourraient se mettre en place en particulier pour une personne ou un groupe de personnes.

2.4 : Elle coopère et coordonne ses actions avec des structures analogues d'autres villes et d'autres pays. Elle contribue au développement d'un réseau mondial de solidarité.

 

3 - Moyens et actions :

 

3.1 : Les membres de la Legal Team Strasbourg, simples opérateurs et développeurs de cet outil, apportent leurs expériences et partagent leurs connaissances par leur propre implication dans différentes luttes sociales localement et au-delà. Ils/elles aident les participant-e-s aux mouvements sociaux à s'approprier cet outil, notamment en les mettant en contact avec ses avocats partenaires.

3.2 : La Legal Team Strasbourg soutient, avec leur accord, les prisonniers-ères et leurs proches en maintenant avec elles/eux une communication régulière (courrier, visite).

3.3 : Elle ne peut que conseiller une stratégie de défense, mais il appartient aux individus de la définir avec leurs avocat-e-s.

3.4 : Elle ne fournit aucune information sans le consentement des personnes concernées.

3.5 : Elle transmet des informations concernant les faits de répression portés à sa connaissance (récits et chiffres des arrestations, des inculpations ou des incarcérations, etc.). Si nécessaire, elle publie des communiqués rectificatifs aux communiqués officiels.

3.6 : Elle gère un site internet et une adresse mail accessibles à toutes et à tous, afin de faciliter l'accès et l'échange d'informations. Elle s'efforce de le faire en plusieurs langues.

3.7 : Elle pourra, si nécessaire, réactiver une plateforme logistique polyglotte afin d'intervenir lors d'évènements particuliers.

3.8 : Pour assurer son fonctionnement selon la présente charte, elle collecte des fonds sous forme de dons sans aucune contre-partie qui nuirait à son indépendance.

 

Strasbourg,

Mai 2010

 

 

Site : https://mensch.coop/legalteamstrasbourg

Contact : legalteam-strasbourg@effraie.org

18:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

08/06/2010

Soutien aux six de Pau accusés d’outrage - Procès le 10 juin

La justice poursuit pour délit d’outrage, sur plainte du préfet des Pyrénées Atlantiques, six personnes ayant soutenu par courriel une famille déboutée du droit d’asile risquant une expulsion.

 

Pierre Favre (Haute-Savoie), Gérard Chevrot (Haute-Savoie), Yves Ribault (Savoie), Valérie Martinez (Val d’Oise), Docteur Eric Soares (Charente-Maritime), Daniel Candas (Rhône) sont tous les six convoqués au tribunal de Pau le 10 juin prochain.

 

Le préfet leur reproche d’avoir : « … proféré à son encontre des accusations (…) allant jusqu’à établir un parallèle entre sa décision et les méthodes utilisées par les nazis et le régime de Vichy » (Philippe Rey - août 2008)

 

Comme les 6 de Pau nous estimons que les enfants n’ont pas leur place dans un centre d’enfermement et nous approuvons leur démarche.

 

Nous nous inquiétons de voir qu’une référence à l’histoire pour apprécier une politique puisse être assimilée à un outrage à haut fonctionnaire alors qu’il s’agit d’une démarche intellectuelle qui procède de la liberté d’expression, droit inscrit dans notre Constitution et fondamental dans toute démocratie.

 

Nous protestons contre l’utilisation faite ici du délit d’outrage pour tenter de limiter la portée de ce droit, dont nous revendiquons l’usage plein et entier.

 

Signer la pétition

 

Rassemblement le 10 juin devant le Palais de justice de Pau à partir de 9h.

HNS-info

 

les6dePaux.pdf

tract distribué à Thorens les Glières (salle Tom Morel) le samedi 15 mai 2010 - Doc Pdf par Probe

 

15:45 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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