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04/06/2010

Samedi 05 Juin 2010 - Liste des manifestations et rassemblements de protestation en France contre l’acte criminel israélien perpétré à l’encontre de la flottille internationale de la liberté

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens dénonce l’attaque meurtrière de la flottille de la liberté pour Gaza, par l’armée israélienne dans les eaux territoriales internationales et appelle à manifester pour exiger
Maintenant !


La levée du Blocus illégal de Gaza

La fin de l’impunité d’Israël

jugement de tous les crimes de guerre

Des sanctions internationales

suspension de l’Accord d’association avec l’Union Européenne

- Libération immédiate de TOUS les militants-es de la solidarité internationale, de toutes les nationalités détenus-es en Israël

- Acheminement de toute la cargaison humanitaire à Gaza sous contrôle international

- Retour de tous les bateaux.


Samedi 5 juin à 15h

Place de la Bastille

en direction des Invalides

Sur la tribune à l’arrivée : les Français de la flottille de la liberté pour Gaza
Liste des manifestations et rassemblements en France :

- ANNECY : Samedi 05 Juin à 14h30, toujours devant la préfecture à Annecy

- AUBENAS : Samedi 05 Juin à 11 h,Au rond point au champ de mars

- AVIGNON : Samedi 05 Juin, à 14 h 30 à la Gare - SNCF - AVIGNON. Une manif de quartiers démarrera à 13 H 30 de la Fromenterie (Rocade) pour arriver à la gare à 14h 30 (D’où le cortège unitaire convergera vers la place de l’Horloge-Palais des papes)

- BAYONNE : Samedi 05 Juin à 11 h devant la mairie

- BEAUVAIS : Table de signatures de pétitions, Samedi 05 Juin, 15h à 17h, Fontaine rue piétonne

- BLOIS : Samedi 05 Juin à 15 h, devant la préfecture

- BORDEAUX : Samedi 05 Juin à 15h Place de la Victoire

- CAEN : Samedi 05 Juin à 15h devant la Préfecture

- CLERMONT FERRAND : Samedi 05 Juin à 14h30 Place de Jaude

- DOUAI : Samedi 05 Juin à 18h30 devant la Poste

- DUNKERQUE : Samedi 05 Juin à 15h30 devant la Communauté Urbaine de Dunkerque

- EVRY : Samedi 05 Juin à 14h Place des Droits de l’Homme

- GRENOBLE : Samedi 5 juin à 15h30, rue Felix Poulat

- LE HAVRE : Samedi 05 Juin à 15h place de l’hôtel de ville

- LIMOGES Samedi 05 Juin à 15 h au départ de la place de la Motte

- LYON : Samedi 05 Juin à 15 h, place Bellecourt

- MARSEILLE : Samedi 05 Juin à 15h à de la Porte d’Aix au Consulat d’Israël

- MANOSQUE : Samedi 05 Juin, à 14h30 porte Saunerie.

- MONTPELLIER : Samedi 05 Juin de 12h à 15h depuis la place de la Comédie jusqu’à l’Hôtel de la Région

- MONTAUBAN : Samedi 05 Juin à Montauban à 10h30 devant la préfecture.

- NANTES : Samedi 05 Juin à 15h de Commerce vers la préfecture

- NICE : Samedi 05 Juin à 15h, place Garibaldi

- PARIS : Samedi 05 Juin à 15h, place de la Bastille

- POITIERS : Samedi 05 Juin à 14 heures place d’Armes à Poitiers

- REIMS : Samedi 05 Juin à 15h, place d’Erlon, Fontaine de la Solidarité

- SAINT-ETIENNE : Samedi 05 Juin à 15 heures, devant la préfecture

- STRASBOURG : Samedi 05 Juin à partir de 14H, Place de l’Etoile

- TOULOUSE Samedi 05 Juin, à 15h30, à partir de la place du Capitole

- TOURS : Samedi 05 Juin, 14h30 devant l’hôtel de ville à Jean Jaurès

- VANNES : Samedi 05 Juin à 15h, manifestation de l’Hôtel de ville à la préfecture

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la Guerre (AAW-France) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC - France) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Cedetim/IPAM - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence - Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR P-O) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - - Droit-Solidarité - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - - Gauche Unitaire (GU) - Génération Pa lestine - La Courneuve-Palestine - Le Mouvement de la Paix - Les Alternatifs - Les Femmes en noir - Les Verts – Ligue des Droits de l’Homme (LDH) - Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté - section française Women’s International League for Peace and Liberty (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femme Egalité - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Solidarité Palestine 18e – Union de Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union syndicale Solidaires

Avec le soutien de :

Alghadir-Montreuil - Appel des Cent pour la Paix-Bagnolet - Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Comité BDS Clichy Palestine - Coordination Universitaire Interfac d’Ile de France – Forum pour un autre monde - International Jewish Antizionist Network (IJAN) – Lutte Ouvrière (LO) - Marxistes Unitaires - Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF) - Parti des Indigènes de la République (PIR) - Respaix Conscience Musulmane (RCM) - Reveil des Consciences - Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) -

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03/06/2010

Banlieues, drones, hélicoptères et le fantasme sécuritaire...


Drones, dirigeables et camions 4 X 4 dans les banlieues
Comment intervenir en toute sécurité dans les banlieues chaudes ? La question est au cœur des préoccupations policières, mais aussi des pompiers, qui ont imaginé, avec plus ou moins de succès, une série de parades.

Discrets drones.
A l’instar des forces spéciales en Afghanistan, la police dispose depuis trois ans de drones. Baptisés Elsa (engin léger de surveillance aérienne), ces engins quasiment invisibles et silencieux, pèsent 1 kg, se déplacent à 70 km/h et sont équipés de caméras fonctionnant tant de jour que de nuit, avec des images transmises en direct au sol. Elsa n’aurait pas été testée en banlieue parisienne, les survols des drones étant interdit en zone urbaine par crainte d’accident. En revanche, deux avions de petite taille, avec pilote, ont bien fait des essais en Seine-Saint-Denis, munis de caméras embarquées. Un autre appareil a été testé à Strasbourg lors d’une nuit de Saint-Sylvestre, habituellement chaude dans la ville alsacienne.

Vidéosurveillance aérienne.
Long de 75 m et dotés d’une batterie de caméras sophistiquées, ce Zeppelin a fait son apparition au-dessus de Paris en juin 2005. Officiellement, il s’agissait, selon la Préfecture de Police, de surveiller la circulation routière ou les manifestations. Mais les caméras sont surtout capables de lire des plaques d’immatriculation à plus de 300 mètres d’altitude. C’est d’ailleurs l’utilisation qui en est faite par l’armée israélienne au-dessus de Gaza. Problème, l’engin n’est ni discret ni bon marché. Son exploitation coûte même particulièrement cher : 3.500 € de l’heure. L’expérience n’a pas été poursuivie.

Camions spéciaux feux de forêt.
Fatiguée des embuscades et des camions dégradés à répétition, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris y réfléchissait depuis les émeutes de 2005. Elle a franchi le pas. Depuis l’hiver, trois casernes du 93 sont équipées de camions 4 X 4 jusque-là réservés aux feux de forêt ou aux terrains particulièrement accidentés. Un test qui pourrait se généraliser à toutes les casernes intervenant en zone sensible. Ces impressionnants engins avec pare-buffle peuvent s’extraire facilement des situations délicates en franchissant trottoirs et pareterres. Ils peuvent aussi actionner un puissant canon à eau sans que les pompiers aient à quitter l’habitacle.

 

 

Banlieues - Des hélicos pour traquer les bandes
Démanteler les points hauts, prendre plus vite à revers les fauteurs de troubles, tel est le but de nouvelles tactiques d’intervention actuellement mises en place dans les CRS.

A la fin du mois de mai, dans l’ensemble des 61 CRS, les hommes des SPI (sections de protection et d’intervention) auront été entraînés aux interventions héliportées. Certes, comme le confie Hubert Weigel, le directeur central des CRS au ministère de l’Intérieur, « ces nouvelles tactiques ont aussi été imaginées par rapport aux importants services d’ordre qui seront mis en place dans certains points du territoire français, à l’occasion de manifestations telles que les réunions du G8 et du G20, en 2011… ». Mais, un officier de CRS confie qu’il ne faut pas « se cacher derrière son petit doigt : cette formation est surtout destinée à contrer les éruptions de violences urbaines, comme celles par lesquelles nous nous sommes laissés surprendre, voire déborder, à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), par exemple… ». M. Weigel le confirme volontiers : « C’est dans un souci tactique que nous avons imaginé ces nouvelles formes d’intervention. »

D’autres mesures seront d’ailleurs mises en place, parallèlement, dans 6 des 7 zones de défense du pays (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Metz et Rennes), telle la mise à disposition des forces de maintien de l’ordre de canons lanceurs d’eau et de systèmes de grilles autoportées. Paris dispose de ces matériels depuis longtemps.

Guérilla urbaine

Dans le cas précis des émeutes qui secouent parfois les cités sensibles, l’expérience a permis de comprendre que, non seulement les émeutiers bombardaient les policiers depuis les toits des tours ou des immeubles les plus hauts, mais que c’est là qu’ils amassaient leurs réserves de projectiles : boules de pétanque, parpaings, pierres, cocktails Molotov, barres de fer, pièces de mobilier. « Tout ce qui peut aider les forces de maintien de l’ordre civiles à s’adapter aux nouvelles formes de guérilla urbaine est, de notre point de vue, bon à prendre, constate Eric Mildenberger du syndicat de police Alliance. Reste que quelques points doivent être analysés au plus près, dont le coût de telles opérations et la sécurité des personnels. »

Hubert Weigel souligne que c’est aussi dans le cadre de la réduction des moyens, imposée à l’ensemble des directions de la police nationale que ces nouvelles méthodes ont été mises en place. « Mais, avec des heures de vol qui coûtent chacune de 2.500 à 35.00 euros, on peut s’interroger sur les économies réalisées », se demande un brigadier – major de l’est de la France. Mais, c’est surtout la sécurité des personnels qui pose question aux différents intervenants, dont les pilotes de la sécurité civile. « Se poser au milieu d’une avenue, pour lâcher une douzaine de nos collègues d’une SPI qui doivent effectuer une tenaille, ne nous pose pas problème. Survoler la terrasse d’une tour, à quelques mètres de hauteur, pour débarquer des gars bardés de matériel, comme leurs boucliers, est plus pointu. Il suffit qu’un de ces boucliers s’envole dans les pales d’un appareil pour que celui-ci ne soit plus contrôlable. Il faut savoir que, lorsque nous transportons des CRS – montagnards qui doivent former une colonne de secours – tout leur matériel est attaché. Les skis sont fixés les uns aux autres, pour justement éviter que l’un d’entre eux soit projeté dans les pales. A contrario, compte tenu du déplacement d’air, un policier qui débarquera sur un toit avec son bouclier, en le tenant fermement pour ne pas qu’il endommage l’aéronef, peut être lui-même entraîné dans le vide. »

C’est justement pour imaginer toutes les situations, même les plus périlleuses, que les entraînements ont commencées voici plusieurs semaines. Reste l’impact psychologique de telles opérations. « Hormis pour du simple transport de personnels, la dernière fois que des hélicoptères ont été mis tactiquement à la disposition des CRS, c’était en Algérie », se souvient un policier retraité. Et même s’il s’agissait officiellement d’opérations de maintien de l’ordre, c’est bien d’une guerre qu’il s’agissait…

 

Piqué au tas sur fRance-Soir - édition en ligne du 14/05/2010

 

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Pneu vélo Michelin, le meilleur, le moins cher !

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02/06/2010

Palestine - Banlieue

Ce soir, comme un peu partout dans le monde et en réaction à l’assaut meurtrier de la flottille humanitaire pour la population de Gaza par l’armée israélienne, nous avons participé à une manifestation de soutien à la Palestine. Qu’importe le nom de cette ville et dans quel pays elle se trouve, le récit qui va suivre ne verse aucune larme patriotique ou identitaire. Nous n’avons rien à préserver ni à produire localement pour la suite de cette soirée, à part ce texte plein de rage qui part perdant dans le paysage d’aujourd’hui pour ces raisons. Tant mieux, si le pouvoir pouvait s’éloigner d’ici aussi loin que de nos vies. 



«Si vous continuez, on va arrêter les manifestations !» balance quelqu’un de l’organisation aux personnes qui avancent devant librement sans demander l’autorisation à personne. Nous sommes à quelques mètres de la gare. Plus très loin d’une rue commerçante. À une centaine de pas d’un quartier populaire. Derrière, dans le cortège, une rumeur se répand. Les «jeunes banlieusard.es» ont des cailloux, ils vont casser des vitrines. Alors que les flics de la Bac commencent à se répandre autour de nous, la rumeur prend le pas sur les corps. Une partie des personnes s’arrêtent, laissant tout un groupe en proie facile pour les flics. Manœuvre que nous pouvons laisser dans le doute à l’inconscient des civilisé.e.s blanc.hes de voir se faire traquer encore et encore les immigré.es. Dans le discours, les choses sont là pour ne pas dire les mots, dissoutes dans un paquet de lessive qui rend propre la contestation, la lutte politique et syndicale traditionnelle et son racisme latent. Les mauvaises intentions sont lancées avec une violence d’ordre colonial inouïe. Nous sommes considéré.es comme des indigènes sans pensée, sans personnalité. Tout un panel de la grande Gauche nous donne alors sur le trottoir — toujours sur le trottoir ! — des leçons sur la méthode de faire avec l’ingrédient réactionnaire de la démagogie du pouvoir : la peur. Du genre, «Si vous voulez faire la guerre, allez en Palestine !», ou «Ce n’est pas ta manifestation !» Aujourd’hui, descendre du trottoir, c’est commencer une guerre…



La peur de l’autre. La peur de descendre du trottoir. La peur de commencer une manifestation alors que des centaines de personnes sont rassemblées pour exprimer la même colère contre cette guerre qui se propage de la Palestine aux banlieues des villes européennes. La peur à chaque coin de rue que l’engouement à crier «Palestine vivra ! Palestine vaincra !» nous emmène à continuer notre route, à vider un supermarché de ses produits israéliens, à boycotter cet État terroriste au sens où il tue des civil.es, et à commencer à nous attaquer à notre propre gouvernement qui soutient cette politique de répression et de colonisation jusque dans nos vies.



Nous ne devions pas partir en manifestation ce soir. Nous devions rester sur le trottoir en attendant le prochain massacre. Mais beaucoup n’ont pas eu peur des menaces de la Police, d’autres n’ont pas tourné au plus court, d’autres encore n’ont pas répondu aux mots d’ordre de se taire mais ont plutôt donné de la voix. Il aura fallu atteindre un point critique, pas loin de la gare, d’une rue commerçante et d’un quartier populaire avec une pression policière plus forte et une rumeur courante dans les têtes que les cailloux sont dans les poches pour que tout ce monde fonde en arrière, vers le début d’une manifestation qui n’aurait pas dû commencer.



Nous aussi nous avons peur mais celle-ci n’est pas appareillée à une organisation. C’est celle de voir sous nos yeux toute une frange de la résistance au colonialisme se faire enterrer par les bulldozers, se faire bombarder par des drônes, se faire encercler par des murs, se faire tuer par l’Armée et par la Police.

Des canons aux Tasers. De la Palestine aux Banlieues.


Cette peur fait que notre rage n’est pas négociable. Ni notre envie de confronter partout cette peur à celle de l’État colonial, que bon nombre de personnes dans les organisations de soutien à la Palestine propagent d’elles-mêmes. Et qui deviennent par à-coups des auxiliaires de la Police et des Médias, allant jusqu’à ramasser quelques poubelles renversées et à en remettre les ordures sous les couvercles. Rien ne doit dépasser.



Après ce soir, nous pensons fortement que notre volonté d’agir ne peut pas s’arrêter à une prochaine manifestation déjà programmée, mieux encadrée par les forces de l’ordre et la bonne pensée occidentale. «Si vous continuez, on va arrêter les manifestations !» Leur solidarité s’arrête là où commence la nôtre. Quel sens a cette phrase vis-à-vis de notre résistance ? Elle peut avoir que nous pouvons continuer, sans attendre personne pour manifester, pour boycotter, pour saboter tous les rouages du colonialisme.



Si dans nos villes, dans nos quartiers, dans nos rues il y a la peur d’une Intifada, les cailloux dans les poches !, qui peut se retourner contre la domination blanche, c’est peut-être que de la Palestine à la Banlieue il n’y a qu’un pas.



Gaza, banlieue du monde.



Courriel, 2 juin 2010.


Info intéressante (rassemblement de ce lundi soir)

Des développements intéressants lors du rassemblement parisien de ce soir aux abords de l’ambassade d’Israël.

Avait été convenu entre les gentils organisateurs et la police que nous resterions sagement derrière les barrières métalliques disposées autour de nous, à des centaines de mètres de l’ambassade, comme des bêtes de foire, sous la sono nauséabonde du «collectif Cheikh Yassine».

Ça ne s’est pas passé comme prévu.

D’abord, parce que plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes issus de l’immigration, étaient présents.

Ensuite, parce que de 800 à 2000 jeunes ont fait sauter les barrières pour investir la rue, puis marcher en direction de l’ambassade, malgré les gazages des flics.

Pas des voyous, mais des jeunes et quelques moins jeunes animés par une colère saine. J’ai manifesté avec eux, de même que le camarade Pierre, et je me suis retrouvé en première ligne face aux flics. Parmi les slogans, ont ressurgi : «Israël assassin, Sarkozy complice», «Gaza, on n’oublie pas» ou encore «Police complice».

À leur manière, les jeunes ont mis en évidence le cordon sanitaire des appareils et consorts. Les PG, PCF, et la majorité du NPA comme les autres sont restés sagement derrière. C’était un débordement spontané.

Courriel, 1er juin.

 

Piqué au tas chez Le Jura Libertaire

 

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retour sur la manifestation de soutien à la flotille pour Gaza du 31/05/2010 à Strasbourg

21:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/06/2010

Guerre et Paix - A propos des émeutes de Villiers-le-Bel

PDF - 234 ko


Piqué au tas chez Non Fides

 

22:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/05/2010

OTAN - Strasbourg - Indemnisations et apéro facebook ...

Le préfet Pierre-Étienne Bisch a détaillé, hier, les indemnisations perçues par les Strasbourgeois ayant subi un préjudice lors du Sommet de l’Otan.

 

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Photo PROBE

Malgré la décentralisation, le champ d’action des services de l’État reste vaste, comme l’a montré la conférence de presse, hier, du préfet de la région Alsace et du Bas-Rhin. Interrogé sur la probabilité qu’après celui de l’Otan, le Sommet du G 20 — la réunion des 20 pays les plus riches ou émergents — qui se tiendra en France en 2011, vienne à Strasbourg, Pierre-Étienne Bisch a indiqué que « la question est actuellement en discussion entre les sherpas des chefs d’État ».

300 000 € pour la CTS

Le préfet a précisé que 685 000 € ont été versés pour réparer des préjudices subis par des particuliers et des entreprises, en marge ou lors du Sommet de l’Otan. Ainsi, sur 90 dossiers présentés par des particuliers, 73 portant sur des dégradations de véhicules ou d’habitations ont été acceptés, pour un total de 85 000 €.

La partie la plus importante de l’enveloppe, soit 600 000 €, a été attribuée à vingt « professionnels », en compensation des pertes subies. La CTS (bus et tram) a empoché la moitié de cette somme. Ont aussi été dédommagées six entreprises qui avaient été obligées d’interrompre des chantiers, cinq restaurateurs et des professionnels du spectacle qui ont vu leur chiffre d’affaires diminuer. En revanche, les discussions avec les assureurs concernant l’Hôtel Ibis, détruit par incendie, et la pharmacie sont toujours en cours. Le préfet Bisch a rappelé que « la ville de Strasbourg bénéficie aussi de 14 M€ d’investissements publics… » négociés avec l’Élysée.

Apéritif géant

Autre sujet, l’apéritif géant annoncé sur « Facebook » pour fin mai, place Broglie à Strasbourg : « Si je n’ai pas d’interlocuteur, je n’autoriserai pas la manifestation », a tranché Pierre-Étienne Bisch, en évoquant « les risques non négligeables » liés à un tel événement. À l’entendre, il serait hautement souhaitable que le ou les organisateurs prennent contact avec la préfecture…

Interpellé sur la taxe poids lourds, il a précisé que « le processus de sélection de l’opérateur industriel était lancé pour aboutir fin 2010 ». Conformément à la loi votée par le Parlement, l’Alsace expérimentera la fameuse taxe, un an avant le reste de la France. De même, l’État a lancé le processus qui doit aboutir, d’ici un an, à la désignation du concessionnaire du futur Grand contournement ouest de Strasbourg. Mais le préfet « s’attend à des contentieux, à chaque étape… »

Si une demi-douzaine de sujets ont été balayés, Pierre-Étienne Bisch avait insisté d’emblée sur la situation économique et de l’emploi qui mobilise ses services. « Si nous avons connu une descente brutale en matière de destruction d’emplois, avec un taux de chômage qui a rattrapé la moyenne nationale, l’Alsace reste une des régions les plus prospères et les plus performantes pour les exportations », a-t-il noté. Tout en restant très prudent, il a relevé « des signes encourageants », comme le recours accru aux intérimaires, estimant par ailleurs important de mettre l’accent sur la formation par alternance.

Enfin, il a estimé à 2 608 le nombre d’emplois directs préservés grâce au plan de relance de l’État. Soit 103 M€ injectés dans les entreprises régionales et 100 M€ au bénéfice d’entreprises publiques, auxquels s’ajoutent 80 M€ au titre du remboursement anticipé de la TVA aux 250 collectivités locales qui ont participé à la relance.

Yolande Baldeweck

Journal L'Alsace - 19/05/2010

685 000 euros d'indemnisations

près le sommet de l'Otan, en avril 2009, l'Etat a versé 600 000 € d'indemnisations à vingt entreprises strasbourgeoises. La CTS a reçu la moitié de la somme pour compenser l'interruption du trafic des bus et trams en centre-ville, a révélé, hier, la préfecture. Cinq restaurateurs et des salles de spectacle, dont l'Opéra, ont été dédommagés. En outre, l'Etat a indemnisé 73 riverains du Port-du-Rhin et de la Ganzau pour un montant global de 85 000 €. A la suite des débordements survenus en marge des cérémonies, la majorité d'entre eux avaient subi « des dégradations de véhicules ». Des particuliers ont aussi reçu une compensation parce que leur voiture avait été conduite à la fourrière de façon « injustifiée », dixit la préfecture.P. W.

Article 20 minutes - 19/05/2010

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16/05/2010

Soutien aux inculpés de Villers-le-Bel

Réponse des organisateurs rouennais du concert de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel (le 19 mai avec Demon One, Kommando Toxik, Abou2ner, DJ Plaiz, Dokou, Légendaire, Gueltou et DJ Smoke) à l’article paru dans le Paris-Normandie daté du samedi 15 mai 2010

 

Le 11 mai dernier, alors que la campagne de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel était à peine lancée, nous découvrions simultanément dans le Figaro et sur le site d’extrême-droite Novopress.info que le syndicat de police Union Unité police/SGP FO se disait scandalisé par notre démarche et en appelait à son ministre de tutelle, Brice Hortefeux, afin qu’il vienne mettre un coup d’arrêt à cet élan de solidarité qu’il ne semblait vouloir partager.

 

Aujourd’hui, samedi 15 mai, c’est par voix de presse, dans l’édition quotidienne du Paris-Normandie que nous découvrons la nouvelle tentative d’intimidation des syndicats de police. Le syndicat Unité SGP Police, par la voix d’Olivier Marin et de Frédéric Desguerre (sic) en appelle au préfet afin qu’il interdise le concert prévu le 19 mai à Rouen à la salle Sainte Croix des Pelletiers. Tentative de censure qu’ils modèrent dans les pages du Paris-Normandie mais assument entièrement dans la-dite lettre au préfet. L’article du journal se clôt par la menace d’une manifestation des forces de l’ordre aux abords du concert.

 

Nos deux scribouillards syndicaux — qui avaient entre-temps créé un groupe sur le réseau social facebook où les commentaires d’injures, de menaces et de diffamation la plus crasse s’étalent à longueur de page — justifient confusément leur tentative d’intimidation et de censure de deux manières.

 

Tout d’abord, le soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel n’étant pas de leur goût, il devrait être interdit. Ou comment un simple syndicat de forces de l’ordre s’essaie à jouer la police politique. Ne leur en déplaise, jusqu’à nouvel ordre, soutenir des personnes inculpées parce que l’on conteste ce qui leur est reproché ou parce que l’on est solidaire de leur cause n’est ni un crime ni un délit. L’appel à la «révolte contre le pouvoir» que nous impute ce syndicat est au contraire, pour beaucoup un précieux héritage. Jusqu’à Éric Cantona qui déclarait il y a quelques mois que c’était là l’idée qu’il se faisait de l’identité française.

Faut-il préciser ici qu’en insinuant qu’il serait délictueux de soutenir des inculpés pas encore jugés, ce syndicat porte ouvertement et directement atteinte à la présomption d’innocence.

 

La deuxième justification apportée par ces messieurs concerne le contenu des paroles de certains des artistes qui se produiront ce soir-là. Les textes leur paraissent trop peu chaleureux à leur endroit. Serait-il interdit de ne pas aimer la police ? Nous ne rentrerons pas ici dans une explication de texte, nous nous contenterons d’encourager ces fonctionnaires précautionneux à mener leur démarche jusqu’au bout et sans discrimination. Nous attendons donc de leur part qu’ils réclament l’interdiction de vendre et de diffuser les œuvres de milliers de groupes de rap français, y compris de ceux qui ont reçu des victoires de la musique, ainsi que de toute l’œuvre de Georges Brassens, de Renaud et que d’une partie de celle de Johnny Halliday et pourquoi pas même le sketch nommé «la police» des Inconnus.

 

Article du Jura Libertaire - 16/05/2010

13:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/05/2010

Police: "incitation à la révolte" dénoncée

L'Union Unité police/SGP-FO (premier syndicat de gardiens de la paix) a dénoncé aujourd'hui une "incitation à la révolte" contre la police en évoquant l'action d'un comité de soutien aux personnes poursuivies pour des jets de projectiles contre la police en novembre 2007 à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise).

Dans une lettre au ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, parvenue à l'AFP, le syndicat écrit que, depuis le début du mois, "un comité de soutien aux mis en cause" pour ces faits "effectue une propagande sur Internet qui ne manquera pas de retenir (son) attention".
Ce comité, selon lui, "calomnie l'action de la police" lors des incidents de 2007 et "incite à la révolte" contre elle et "le pouvoir".
Le même comité organise une série de concerts de rap et de rassemblements afin de venir en aide aux mis en examen lors de ces caillassages, selon ce site Internet.
Le syndicat dénonce "cet appel à la libération des inculpés (mis en examen dont un procès est prévu le 21 juin prochain, ndlr)" et "se déclare choqué par la tenue de ces concerts".

Des violences à Villiers-le-Bel, les 25 et 26 novembre 2007, avaient éclaté après la mort de deux adolescents dans la collision de leur mini-moto avec une voiture de police.
Lors de ces violences, une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu et des jets de projectiles et 31 d'entre eux s'étaient constitués partie civile.
De présumés auteurs ont déjà été condamnés pour ces faits, d'autres sont cités à comparaître le 21 juin et sont sous mandat de dépôt en l'attente.

Article du Figaro - 11/05/2010

 

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27.04.2010 - PROBE

Appel à un mois de solidarité avec les inculpés de Villiers-le-Bel


23.04.2010 - PROBE

Les "Tireurs" de Villers le Bel - La délation, nouvel organe de visée ...


DATES DE LA TOURNEE DE SOUTIEN:

Plus de confirmations et noms des groupes très bientôt!

19 Mai - Rouen - Concert: Demon One, DJ Plaiz, Abou2ner, Rdelite + d'autres à confirmer.

21 Mai - Nantes - Discussion: lieu à confirmer

22 Mai - Rennes - Concert: DJ Plaiz, Abou2ner, Rdelite, + d'autres

29 Mai - Villiers-le-Bel - Tournoi de Foot en salle

4 ou 5 Juin - Lyon - Concert

11 Juin - Genève - Concert

19 Juin - Pontoise - MANIFESTATION 15H devant la gare.

 

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09/05/2010

Depuis Athènes, de la part de deux (parmi 200'000) provocateurs

 

Il n’y a pas d’issue de secours

 

Note au sujet de la manifestation du 5 mai et de la mort des trois employés de la banque Marfin, à l’attention des grévistes qui continuent à foutre la merde.

Il est bien sûr inapproprié de rejeter  «lentière responsabilité» de la faute sur M. Vgenopoulos en ce qui concerne la mort navrante des trois employés dans lincendie de la banque Marfin. Que celui-ci ait forcé ses employés, sous la menace du licenciement, à rester enfermés dans les bureaux des étages supérieurs dune banque vide et non protégée, sans aucune installation contre le feu ou issue de secours, à lépicentre de la plus grande manifestation de grève générale des trente dernières années, nest pourtant pas un autre sacrifice dune négligence criminelle sur lautel du profit [Pour le moment, gardons cela en tête : les bénéfices nets de la banque Marfin ont cru cette année de 36,1%, au moment de la «plus dure des crises» alors que tout travailleur devait se résigner face à son travail, et obéir au nom de la nation.], à laquelle sa classe nous a habitués. Cet usage conscient des travailleurs comme bouclier humain pour les banques et les entreprises [Des incidents similaires à celui de la banque Marfin ont éclaté au 23 rue Stadiou, dans un supermarché Bazaar derrière la place Omonoia, où un employé à lintérieur a pu éteindre le feu avec un extincteur, et à la librairie Ianos, qui était ouverte (car cest bien connu, lindustrie culturelle se fout totalement des grèves).] est une des réponses de la classe des patrons aux événements de décembre et à la violence partagée de linsurrection qui sétend, sort des lois et détruit la circulation des biens, frappant et incendiant véhicules, boutiques, ses corps de police et plus que tout ses quartiers généraux : les banques.

 

Pour être clair, il sagit de répondre en tant que telle à la volonté de Vgenopoulos et de sa classe de sacrifier quelques travailleurs pour stopper le processus insurrectionel à l’œuvre jusquà maintenant. Les discussions juridiques ou les sorties gauchistes telles que : linsurrection coïncide avec la prise du Parlement, et non des banques et des boutiques, nayant aucune conscience de ce qui se déroule actuellement, ne font rien moins que refuser de faire face au problème.

 

 

Vous voyez, il est fréquent quun patron sache mieux que les travailleurs où sont ses interêts et comment sy consacrer. Et nimporte quel patron sait toujours que «nous sommes en guerre», même si ils ne le crieront jamais haut et fort, tandis que ces personnes naïves croient quen guerre, il est bon de frapper, mais quil sagit après de se remettre à la soit-disant neutralité de la justice. En nous plaçant sous la tutelle de l’État, nous plaçons même lacte le plus extrême sous la seule égide dun violent réformisme. La seule justice dans la rue, jusquà ce quils soient en notre pouvoir, est nôtre. La responsabilité de nimporte quel événement, de la vie et de la mort de tous, est nôtre : cela correspond à la dictature du prolétariat (sic). Si nous manquons dune confiance essentielle entre nous — autre que celle effective, dun service dordre qui ne laisserait aucun collègue aux mains des patrons, une confiance créée dans et par nos expériences communes au sein des luttes et dans les réunions de rue —, alors la prochaine étape serait de nous appeler nous-mêmes «police» au sein de nos manifestations, dêtre en charge et de porter la responsabilité de tout ce qui pourrait advenir. Celui qui exerce la violence, impose la justice. Utiliser la violence, en dépit du droit par rapport auquel elle se définit, vouloir aboutir à un chaos — abstrait —, ne fait la promotion de rien dautre que des structures hautement organisées et de leur préconçue «justice» armée (les staliniens, la police, la mafia, les groupes para-étatiques). La victoire appartient à ceux qui amènent le chaos sans pour autant le porter à lintérieur deux.

 

Le fait de fétichiser linsurrection comme lacte de destruction représentant une phase antérieure de notre mouvement, qui fut faible et marginale en son temps, après Décembre, et le décapage de cette fétichisation de la violence par la «mise en commun» spontanée qui laccompagne, doit maintenant être dépassé. Un second Décembre ne serait alors pas une victoire, mais bien une défaite. Toute invocation des événements de lannée dernière ne montre rien dautre quun manque total de plan pour ce qui allait suivre. Notre ennemi a avancé, nous sommes forcés de faire de même si nous ne voulons pas disparaître de la scène de lHistoire.

 

 

Nous ne devons pas rester assis à la maison, soumis à la discipline de leur programme télé comme si nous étions de méchants garnements à qui trop a été donné trop vite. Nous devons nous réemparer du Logos (la parole) et le porter dans la rue. Cracher sur la justice médiatique et bourgeoise qui «justifie» la souffrance des uns en utilisant la douleur les autres, accumulant la misère pour tous et socialisant le cannibalisme qui est le sien. Le moins intelligent de ces vautours, avant dasséner que la mort des trois employés allait nous paralyser, sefforçait de nous rendre coupables pour un tas de choses ridicules, telles que la chute prévue du tourisme ou la mauvaise image du pays à létranger. De nous faire culpabiliser parce que nous nous battons. De nous diviser entre «travailleurs pacifiques» et «criminels encapuchonnés armés de molotov», maintenant que tout le monde sait (à lexception bien sûr du parti communiste qui ny voit que des provocateurs) que le 5 mai, il nest aucun des travailleurs pacifiques qui ne se soit soulevé — avec ou sans capuche, avec ou sans molotov — face au va-tout de l’État : sa terreur policière.

 

Cette justice dévore de la chair, la chair de ses opposants, de nimporte qui leur ressemblant, et plus encore des anarchistes, puisquils ont généreusement offert leur drapeau à nimporte quelle violence insurrectionelle, même celle des éléments les plus isolés de notre classe [La nuit du 5 mai, des escadrons armés de Delta, Zeta, police en uniforme et anti-émeute ont pris dassaut le squat des «anarchistes pour un mouvement polymorphe» dans la rue Zaimi, le centre social «Accueil des migrants» de la rue Tsamadou, et de nombreuses maisons et cafés dExarchia, frappant et intimidant les personnes présentes. Au même moment à la télévision, rien de plus ou de moins nétait exigé que les têtes des anarchistes.]. Mais elle veut plus que cela. Il sagit douvrir un traumatisme encore plus grand dans la mémoire sociale, qui nous couperait de toute familiarité avec notre propre violence, avec la violence de notre lutte, avec ses sujets et les liens quils entretiennent. Notre justice ne soccupera que dune seule chose : la réparation. Nous ne savons pas quel genre de personnes étaient ces morts, si leur sens de la dignité aurait ou non fait face à lordure fasciste et aux vautours télévisés négociant leur mort, mais nous sommes sûrs quen tant que travailleurs, leur interêt aurait été la victoire de notre lutte, avec lensemble des travailleurs dEurope et du monde. Nous ne nous entraînerons pas mutuellement vers le fond, mais nous nous soulèverons ensemble : GRÈVE SAUVAGE ET GÉNÉRALE ! Participons aux occupations ! Tenons les rues ! Prenons la parole !

 

Traduit de l’anglais (Act for freedom now!) pour le JL, 8 mai 2010.

 

 

 

Article pris chez Le Jura Libertaire - 8/05/2010

Solidarité avec Exarchia ! PROBE

10:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/05/2010

Proposition traduction texte sur les évènements autour de la manifestation à Athènes du mercredi 5 mai 2010 : What do we honestly have to say about Wednesday’s events ?

What do we honestly have to say about Wednesday’s events ?

 

 

Qu'est-ce que les événements du mercredi mai 2010 (incendie de la banque Marfin à Athènes et mort de trois personnes) signifie, honnêtement, pour l'anarchiste / anti-autoritaire ?

Où en sommes-nous par rapport à la mort de ces trois personnes, peu importe qui en est la cause ?

Où en sommes-nous en tant qu' êtres humains et en tant que peuple en lutte ?

Nous, qui n'acceptons pas les "incidents isolés" (de police ou de violence de l'État) et qui montrons du doigt, sur une base quotidienne, la violence exercée par l'État et le système capitaliste.

Nous qui avont le courage d'appeler les choses par leur nom; nous qui dénonçons ceux qui torturent les migrants dans les postes de police ou ceux qui jouent autour de nos vies à l'intérieur des bureaux glamour et des studios TV.

Alors, qu'est-ce que nous avons à dire maintenant?

On pourrait se cacher derrière la déclaration publiée par le Syndicat des travailleurs de la Banque (OTOE) ou les accusations portées par des employés de la succursale de la banque, ou nous pourrions nous cacher derrière le fait que le défunt avait été forcé de rester dans un bâtiment sans protection contre l'incendie - et enfermé, même.

On pourrait maintenir le fait que le propriétaire de la banque,Vgenopoulos, est un sac à écume, ou que cet incident tragique sera utilisé pour justifier quelques répression sans précédent. Celui qui a osé passer par Exarcheia mercredi soir en a déjà une idée claire. Mais ce n'est pas le problème.

La question est pour nous de voir quelle part de responsabilités tombe sur nous, sur nous tous. Nous sommes tous responsables. Oui, nous sommes en droit de se battre avec toutes nos forces contre les mesures injustes imposées sur nous; nous sommes en droit de consacrer toutes nos forces et notre créativité à un monde meilleur. Mais en tant qu'être politique, nous sommes également responsables de chacun de nos choix politiques, les moyens que nous nous sommes appropriés et de notre silence à chaque fois que nous n'avons pas admettre nos faiblesses et nos erreurs. Nous, qui ne flattons pas la population afin de gagner des votes, nous qui n'avons aucun intérêt à exploiter le monde, avons la capacité, dans ces circonstances tragiques, d'être honnête avec nous-même et avec ceux qui nous entourent.

Ce que le mouvement anarchiste grec connaît à l'heure actuelle un certain engourdissement total. Parce qu'il y' a beaucoup de pression et les conditions sont difficiles pour une auto-critique quand ça va mal. Au-delà de l'horreur du fait que les gens sont morts et qui étaient de "notre côté", du côté des travailleurs – qui travaillaient dans des conditions extrêmement difficiles et qui auraient très probablement choisi de marcher à nos côtés si les choses étaient différentes dans leur milieu de travail - au-delà de ce fait , ont été également présentés comme confrontés aux manifestants qui mettent la vie des gens en danger. Même si (et cela va sans dire) il n'y avait aucune intention de tuer, c'est une question essentielle qui peut contenir beaucoup de discussions - une discussion sur les objectifs que nous avons fixés et les moyens que nous avons choisi.

L'incident n'a pas eu lieu la nuit, n'est pas une action de sabotage. Il s'est passé pendant la plus grande manifestation dans l'histoire grecque contemporaine. Et c'est là qu'une série de questions douloureuses émergent: dans une démonstration de 150-200 000 personnes sans précédent dans les dernières années, y' a-t-il vraiment un besoin pour certains d'user de la violence? Lorsque vous voyez des milliers criant «brûler, brûler le Parlement» et jurer face à la police, qu'est ce qu'une autre banque qui brûle a vraiment à offrir de plus au mouvement de contestation ?

Quand le mouvement prend de l'ampleur, comme en Décembre 2008 - que peut faire ce type d'action, quand cette action dépasse les limites de ce qu'une société peut prendre (au moins au moment présent), ou si cette action met des vies humaines en danger ?


Quand nous prenons la rue nous sommes un avec les gens autour de nous, nous sommes à côté d'eux, de leur côté, avec eux – c'est pourquoi , à la fin de la journée, nous travaillons comme des ânes à l'écriture de textes et d'affiches - et
nos propres clauses sont un seul paramètre dans lesquels beaucoup convergent . Le moment est venu pour nous de parler franchement de la violence et à un examen critique d'une culture de violence qui a été mis au point en Grèce dans les dernières années. Notre mouvement n'a pas été renforcée en raison de la dynamique des moyens qu'elle utilise parfois, mais plutôt en raison de son articulation politique. Décembre 2008 n'est pas seulement un tournant historique parce que des milliers de personnes ont ramassé et jeté des pierres et des molotovs, mais principalement en raison de ses caractéristiques politiques et sociales - et de son riche héritage à ce niveau. Bien sûr, nous répondons à la violence exercée sur nous, et pourtant nous sommes appelés à notre tour de parler de nos choix politiques ainsi que les moyens que nous avons choisis, la reconnaissance de nos et de leurs - limites.

Quand nous parlons de liberté, cela signifie qu'à chaque instant nous doutons de ce que nous avons pris pour acquis hier.

Que l'on ose aller jusqu'au bout et, en évitant certaines formulations et clichés politique, à regarder les choses directement comme elles sont. Il est clair que, puisque nous ne considérons pas la violence comme une fin en soi, nous ne devons pas lui permettre de faire de l'ombre à la dimension politique de nos actions. Nous ne sommes ni assassins, ni saints. Nous faisons partie d'un mouvement social, avec nos faiblesses et nos erreurs.

Aujourd'hui, au lieu de se sentir plus fort après une manifestation d'une telle ampleur est le fait que nous nous sentons engourdis, pour en dire le moins. En soi, cela en dit long. Nous devons faire de cette tragique expérience une introspection et nous inspirer les uns les autres car, à la fin de la journée, nous avons tous agis en fonction de notre conscience.

Et la culture d'une telle prise de conscience collective est en jeu.

PROBE

 

texte original :

The text below summarises some initial thoughts on Wednesday’s tragic events by some of us here at Occupied London. English and Greek versions follow – please disseminate.

Κάποιες πρώτες σκέψεις πάνω στα τραγικά γεγονότα της Τετάρτης (5/5) από κάποιους/ες από εμάς του Occupied London. Ακολουθεί αγγλική και ελληνική έκδοση του κειμένου, παρακαλούμε διαδώστε το.

 

What do we honestly have to say about Wednesday’s events?

What do the events of Wednesday (5/5) honestly mean for the anarchist/anti-authoritarian movement? How do we stand in the face of the deaths of these three people – regardless of who caused them? Where do we stand as humans and as people in struggle? Us, who do not accept that there are such things as “isolated incidents” (of police or state brutality) and who point the finger, on a daily basis, at the violence exercised by the state and the capitalist system. Us, who have the courage to call things by their name; us who expose those who torture migrants in police stations or those who play around with our lives from inside glamorous offices and TV studios. So, what do we have to say now?

We could hide behind the statement issued by the Union of Bank Workers (OTOE) or the accusations by employees of the bank branch; or we could keep it at the fact that the deceased had been forced to stay in a building with no fire protection – and locked up, even. We could keep it at what a scum-bag is Vgenopoulos, the owner of the bank; or at how this tragic incident will be used to leash out some unprecedented repression. Whoever (dared to) pass through Exarcheia on Wednesday night already has a clear picture of this. But this is not where the issue lies.

The issue is for us to see what share of the responsibilities falls on us, on all of us. We are all jointly responsible. Yes, we are right to fight with all our powers against the unjust measures imposed upon us; we are right to dedicate all our strength and our creativity toward a better world. But as political beings, we are equally responsible for every single one of our political choices, for the means we have impropriated and for our silence every time that we did not admit to our weaknesses and our mistakes. Us, who do not suck up to the people in order to gain in votes, us who have no interest in exploiting anyone, have the capacity, under these tragic circumstances, to be honest with ourselves and with those around us.

What the greek anarchist movement is experiencing at the moment is some total numbness. Because there are pressurising conditions for some tough self-criticism that is going to hurt. Beyond the horror of the fact that people have died who were on “our side”, the side of the workers – workers under extremely difficult conditions who would have quite possibly chosen to march by our side if things were different in their workplace – beyond this, were are hereby also confronted with demonstrator/s who put the lives of people in danger. Even if (and this goes without question) there was no intention to kill, this is a matter of essence that can hold much discussion – some discussion regarding the aims that we set and the means that we chose.

The incident did not happen at night, at some sabotage action. It happened during the largest demonstration in contemporary greek history. And here is where a series of painful questions emerge: Overall, in a demonstration of 150-200,000, unprecedented in the last few years, is there really a need for some “upgraded” violence? When you see thousands shouting “burn, burn Parliament” and swear at the cops, does another burnt bank really have anything more to offer to the movement?

When the movement itself turns massive – say like in December 2008 – what can an action offer, if this action exceeds the limits of what a society can take (at least at a present moment), or if this action puts human lives at danger?

When we take to the streets we are one with the people around us; we are next to them, by their side, with them – this is, at the end of the day, why we work our arses off writing texts and posters – and our own clauses are a single parameter in the many that converge. The time has come for us to talk frankly about violence and to critically examine a specific culture of violence that has been developing in Greece in the past few years. Our movement has not been strengthened because of the dynamic means it sometimes uses but rather, because of its political articulation. December 2008 did not turn historical only because thousands picked up and threw stones and molotovs, but mainly because of its political and social characteristics – and its rich legacies at this level. Of course we respond to the violence exercised upon us, and yet we are called in turn to talk about our political choices as well as the means we have impropriated, recognising our -and their – limits.

When we speak of freedom, it means that at every single moment we doubt what yesterday we took for granted. That we dare to go all the way and, avoiding some cliché political wordings, to look at things straight into the eye, as they are. It is clear that since we do not consider violence to be an end to itself, we should not allow it to cast shadows to the political dimension of our actions. We are neither murderers nor saints. We are part of a social movement, with our weaknesses and our mistakes. Today, instead of feeling stronger after such an enormous demonstration we feel numb, to say the least. This in itself speaks volumes. We must turn this tragic experience into soul-searching and inspire one another since at the end of the day, we all act based on our consciousness. And the cultivation of such a collective consciousness is what is at stake._

Article de After the Greek Riot

 

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