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07/05/2010

Grèce : témoignage sur l'attaque du centre social de Exarcheia

Traduction d’un article parus sur le site diktio.org on a essayé d’être le plus fidèle possible du texte originel notre français étant assez hésitant

La police anti émeute grecque a attaqué un centre social ou l’on s’occupait d’aide aux droits des immigrés àu numéro 13 de la rue Tsamadou a Exarcheia, Athènes, mais aussi une maison autogérée au centre de la rue Zaimi toujours dans ce quartier

Beaucoup de gens ont été attaqués dans leurs foyers, maisons et squats, les centres sociaux du quarrtier ont étés visés par la police anti emeute, celle ci s’est mis a battre et matraquer systématiquement les gens , d’autres flics on jeté des bouteilles vides sur la tête des gens L'aide médicale a été systématiquement refusée aux blessés, il y a eus plein d’arrestation dans le quartier

Les nouvelles sont parues rapidement sur le site indymedia Athènes et d’autres sites que la police grecque doit consulter tout les jours, car elle savait que des camarades devaient se réunir devant le QG de la police dans la rue Alexandras,

La police a arrêté systématiquement les gens a des fins d’interrogatoires ; mais surtout pour éviter que les camarades ne se regroupent les flics ont décidé d’embarquer les personnes arrêtées à la station de police Petrou Ralli plus loin, au sud dans la ville, loin des camarades qui s’étaient rassemblés en solidarité dans le quartier du QG de la police

Les flics ont également attaqués des maisons privées, toujours dans le district de Exarcheia, battus et blessé des gens qui y vivent. Une des personne blessées Ioanna Manousaka, a décidé de donner une interview à la Eleftherotypia un quotidien local. Elle a dit qu'elle avait participé pacifiquement aux démonstrations mais qu’après quelques minutes, elle a soudainement entendu les flics briser sa porte. Une fois a l’intérieur la police a commencé a la battre et a la tabasser la blessant grièvement a la tête , Ils ont détruit la serrure et brisé sa porte et mis a sac l’appartement , Ioanna a décidér de révéler au public le procès verbal de son arrestation et de relever leur comportement dans les médias. La police anti émeute devait s’attendre a ce que les victimes de leur violence aient peur et se taisent, peine perdue plein de gens du quartier n’ont pas hésité à témoigner

Quelque minutes après toujours dans le quartier les flics ont commis d’autres violences dans un café dans Exarcheia et brisé des fenêtres, insultant et tapant les personnes qui se trouvaient à l'intérieur

Historiquement, les tribunaux de la Grèce ne poursuivent jamais les membres des forces de police,meme ceux qui commettent des assassinats . Le 6 Décembre 2008, un flic grec, Epaminondas Korkoneas, avec un collègue, a tué un adolescent de 15 ans, nommé Alexandros Grigoropoulos dans Exarcheia. Lui et son collègue ont depuis été jugés mais il ya déjà des rumeurs selon lesquelles ils pourraient être libérés dans un avenir proche.

Beaucoup de témoins du quartier qui ont assisté a la mort d’Alexandros refusent d’aller témoigner devant la cour , affirmant que les tribunaux sont corrompus et que les résultats de l’enquête sont truqués d’avance , d’autres ont peur pour leur sécurité car ils indiquent qu'ils sont suivis et harcelés chaque jour par des policiers en civil qui les filent et les espionnent et qui ne les lâchent jamais

Ce 5 mai fut un jour qui illustre le sens que donnent les mots «démocratique» et «libre» dans la Grèce. Ce gouvernement (qui se dit «socialiste») vient de voter de nouvelles lois qui lui on permis d'abaisser le salaire minimum , les retraites , les aides sociales et médicales tout en augmentant les impôts. Tout cela dans au nom de «nécessités économique» pour la «nation-économie» sur ordres du FMI et des représentant de l'UE,

Nous demandons la fin du capitalisme , de cette fausse « démocratie représentative » la fin du tout pour les riches et la répartition des richesses égales pour tous-tes

Vidéo de la maison de notre camarade saccagée par la police

http://www.youtube.com/watch?v=X1DH3lFjErw

http://www.diktio.org/node/570

Pour ce qui est du constat des violences policières comme vous pouvez le constater les photos et la vidéo sur le site parlent d’elles mêmes

21:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Athènes A propos de l’incendie mortel de la Marfin Egnatia Bank

 

Les trois personnes décédées sont des employés de la banque Marfin Egnatia Bank. Il s’agit de Paraskeui Zoulia (35 ans), Aggeliki Papathanasopoulou (32 ans) et de Epameinondas Tsakalis (36 ans) : un homme et deux femmes, dont une était enceinte.

Cette banque est propriété du magnat grec Andreas Vgenopulos, surnommé le “nouvel Onassis”, est considéré comme un des hommes les plus riches du pays : propriétaire de Olympic Air et d’autres entreprises (Marfin Investment Group). On ne connaît pas encore les circonstances exactes de l’incendie. La porte d’entrée en bois aurait été touchée par un cocktail molotov et le feu se serait rapidement propagé dans les étages. D’après les témoins, les pompiers ont remarqué qu’il n’y avait pas d’extincteurs dans la banque et que la sortie de secours était fermée avec un cadenas ! Alors que le pays était paralysé par la grève générale, que dans tout le quartier les magasins avaient leurs rideaux baissés, il semble que dans cette banque les employés avaient été contraints de travailler.

Le syndicat des employés de banque (OTOE) a appelé ce soir à une journée de grève pour demain jeudi.

Dans une lettre publiée ce soir mercredi sur le site Indymedia d’Athènes, un employé de la Marfin Egnatia Bank fait une déclaration, demandant qu’elle soit rendue publique.

« Je me sens dans l’obligation vis-à-vis de mes collègues qui sont si injustement morts aujourd’hui de témoigner de quelques faits objectifs. J’envoie ce message à tous les médias. Ceux qui ont encore une conscience le publieront. Les autres peuvent continuer à jouer le jeu du gouvernement.

« Les pompiers n’ont jamais reçu de permis d’exploitation pour le bâtiment en question. L’accord avait été conclu sous la table, comme cela arrive dans presque tous les commerces et entreprises en Grèce.

« Le bâtiment en question n’a aucun mécanisme de sécurité incendie en place, ni de plans pour en installer – c’est-à-dire qu’il n’a ni gicleur au plafond, sortie de secours ou tuyaux d’incendie. Il n’y a que quelques extincteurs portatifs qui, évidemment, ne peuvent en rien aider en cas de feu important dans un bâtiment qui est construit avec des normes de sécurité largement dépassés.

« Aucune agence de la Marfin Bank n’a de membre de son équipe entrainé pour gérer un incendie, ni même dans l’utilisation des rares extincteurs. La direction utilise également les coûts élevés d’une telle formation comme un prétexte et n’a même pas pris les mesures les plus élémentaires pour protéger son personnel.

« Dans toutes les agences de la Marfin Bank, il n’y a jamais eu d’exercice d’évacuation des employés ni d’exercice d’interventions des pompiers pour prévenir de telles situations. Les seuls entrainements qui aient eu lieu à la Marfin Bank concernent les scénarios d’action terroristes et plus précisément, l’évacuation des hauts membres de la direction de leurs bureaux dans une telle situation.

« Le bâtiment en question n’a aucun accord en cas de feu, même sa construction est très sensible et le bâtiment était rempli de matériel du sol au plafond. Matériel qui est très inflammable, comme du papier, des plastiques, des fils électriques ou des meubles. L’architecture du bâtiment ne convient objectivement pas à l’accueil d’une banque.

« Aucun membre de la sécurité n’a une quelconque connaissance des premiers secours ou d’extinction d’incendie et de toutes les façons, ils sont la majeure partie du temps chargés de la sécurité du bâtiment. Les employés de la banque devaient se tourner vers les pompiers ou la sécurité de l’immeuble selon l’envie de M. Vgenopoulos [propriétaire de la Marfin Bank].

« La direction de la banque a formellement interdit les employés de quitter la banque aujourd’hui, bien qu’ils l’aient demandé avec insistance dès la première heure du matin – tandis qu’elle a aussi forcé les salariés à verrouiller les portes et a confirmé à plusieurs reprises par téléphone que l’établissement resterait fermé pendant la journée. Ils ont même bloqués les connections internet afin d’empêcher les employés de communiquer avec le monde extérieur.

« Depuis plusieurs jours, il y a eu une intimidation totale des employés concernant la mobilisation de ces jours : « soit vous travaillez, soit vous êtes viré ».

« Les deux policiers en civils qui sont affectés sur l’agence en question afin d’empêcher les vols ne sont pas venus aujourd’hui alors que la direction avait promis aux employés qu’ils seraient là.

« Enfin, messieurs, faites votre autocritique et cessez de faire semblant d’être choqué. Vous êtes responsable pour ce qui s’est passé aujourd’hui et dans n’importe quel État de droit (comme ceux que vous souhaitez utiliser de temps en temps comme les meilleurs exemples dans vos émissions de télévision) vous devriez avoir déjà été arrêté pour les raisons définies ci-dessus. Mes collègues ont perdus leurs vies aujourd’hui par préméditation : la préméditation de Marfin Bank et de M. Vgenopoulos qui a explicitement déclaré que quiconque ne viendrait pas travailler aujourd’hui [le 5 mai, journée de grève générale !] n’auraient pas à revenir le lendemain [car ils seraient virés] »

Ci-dessous, la vidéo de l’arrivée de M. Vgenopoulos dans l’agence incendiée quelques minutes seulement après la confirmation de la mort de trois employés. La foule crie « meurtier ! ». A la 43eme seconde, une des personnes rassemblée lui crie : « Combien de yachts possédez vous ? » et Vgenopoulos répond aves ses doigts : trois.

Article pris chez Indymédia Paris

 

a relire (en anglais)

PROBE

09:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/05/2010

4 dead Ohio - Mai 1971 ... combien ici depuis ?

4dead_ohio.jpg

On May 4, 1970, National Guard troops shot and killed four students at Kent State University in the US state of Ohio. The shootings came after several days rising tensions between students protesting the US invasion of Cambodia and Guardsmen deployed to control those protests.

Four dead in Ohio

20:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/05/2010

Solidarité avec Giannis Dimitrakis

 

Nach Soliaktion vor griechischer Botschaft: anarchistische Gefangene in Buenos Aires
Im Rahmen des internationalen Solidaritätsaufrufs für den Anarchisten Giannis Dimitrakis der in Griechenland im Knast sitzt, fand am 27. April 2010 eine Demonstration zur griechischen Botschaft in Buenos Aires statt.
Kurz nachdem die etwa 50 Anarchist_innen vor der Botschaft angekommen waren um dort ihrem Protest Ausdruck zu verleihen, rückten Bullen an, die auf die Demonstrant_innen einschlugen und sie mit Schusswaffen bedrohten. Dabei wurden fünf Personen festgenommen, wovon eine die Nacht verletzt im Krankenhaus verbrachte und vier direkt auf die Bullenstation gebracht wurden.
Den Festgenommenen wird Sachbeschädigung, Körperverletzung, Widerstand gegen die Staatsgewalt und „prepotencia ideológica“ (das Durchsetzen der eigenen Meinung mit Hilfe von Gewalt) vorgeworfen.
Am Morgen des 30. Aprils wurden die Gefangenen in verschiedene Knäste gebracht. Innerhalb der nächsten zehn Tage wird entschieden, ob und wer von ihnen einen Prozess bekommt. Unabhängig davon werden aber alle aufgrund bürokratischer Abläufe zwischen zwei und drei Monaten im Knast sitzen.
In der Nacht vom 28. auf den 29. April wurden die Wohnungen der Gefangenen durchsucht.

Schon ab dem Abend des 27. Aprils hatten die Aktion und die Festnahmen eine überraschend starke Präsenz in den großen Medien Argentiniens. Die Berichterstattung fokussiert die Konstruktion und Kriminalisierung anarchistischer Organisierung. Es ist die Rede von Molotovcocktails, verletzten Bullen, gewalttätigen Anarchisten und einer Staatsgewalt, die „die Lage trotz dieser Gefahr im Griff hat“.
In Hinblick auf diese Mediendiskurse sowie das Vorgehen des zuständigen Richters (der eine vorzeitige Haftentlassung der Gefangenen abgelehnt hat) kann von einer Verschärfung der Repressionspolitik gesprochen werden, deren weitere Ausmaße momentan noch nicht abzuschätzen sind.

In Buenos Aires wird derweil zu Solidaritätsaktionen aufgerufen.

Für die sofortige Freilassung der Gefangenen!

Solidarität ist eine Waffe!


Mehr Infos auf Castellano:

http://www.acratas.com.ar/
http://vivalaanarquia.entodaspartes.net/
http://liberaciontotal.entodaspartes.net/

Greek embassy attacked by anarchists in Argentina
Dozens of Argentine anarchists have attacked Greece's embassy with sticks, Molotov cocktails and paint bombs to demand the freedom of an imprisoned activist.

Five suspected attackers are under arrest following Tuesday night's clash. Two security guards are injured.

The anarchists were answering calls on the Internet for demonstrations against Greek embassies worldwide ahead of Wednesday's appellate court hearing in the case of Yiannis Dimitrakis, an anarchist convicted of participating in a bank robbery in Athens.

The embassy in Buenos Aires had no immediate comment Wednesday.

Associated Press
2010-04-28 11:25 PM

09:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/04/2010

Parution du premier tome du Guide d’autodéfense numérique

Beaucoup d’entre nous utilisent quotidiennement, et souvent avec une certaine insouciance, les technologies numériques. Pourtant, ce qui a motivé leur création et leur développement, tout autant que certaines affaires récentes, mérite qu’on apprenne à désamorcer le potentiel de surveillance et de répression dont elles sont toutes porteuses.

C’est pourquoi nous sommes quelques-un⋅e⋅s à nous être attelé·e·s à la rédaction (en français !) d’un « Guide d’autodéfense numérique », afin de comprendre ce qu’on risque en utilisant des ordinateurs, et de pouvoir choisir quand et comment le faire.

Le premier tome de ce guide vient de paraître sur Internet. Il est disponible pour une lecture en ligne, et comme brochure à imprimer (et faire circuler !) à l’adresse :

https://guide.boum.org/

Il s’attache à la question de l’usage des ordinateurs « hors connexions », étant entendu que les informations générales qu’il présente valent également comme préalable à toute idée d’utilisation des ordinateurs en réseau.

Ce dernier aspect, et donc les problèmes liés à Internet, seront abordés dans un second volume, qu’on espère voir sortir l’an prochain.

On trouve dans ce premier tome des éléments de compréhension de l’outil informatique et de ses failles, des éléments de réflexion permettant d’élaborer et de mettre en place des « politiques de sécurité », et des outils permettant à quiconque d’apprendre et de répandre des pratiques de protection des données numériques.

Pour se faire une idée, voici quelques exemples de questions qui trouveront leur réponses :

Pourquoi les fichiers supprimés continuent-ils à hanter nos disques durs ? Qu’est-ce qu’un logiciel malveillant ? Pourquoi utiliser des logiciels libres ne constitue pas une protection ? Comment faire le ménage sur un ordinateur après des années de pratiques insouciantes ? Comment travailler sur un document sensible ou archiver un projet achevé ? Quels outils pour chiffrer un disque dur ou partager un secret ?

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18:43 | Lien permanent | Commentaires (0) |

27/04/2010

Appel à un mois de solidarité avec les inculpés de Villiers-le-Bel

Appel à un mois de solidarité avec les inculpés de Villiers-le-Bel

Ça ne se passera pas comme ça.

Pourquoi nous devons libérer les incarcérés de Villiers-le-Bel.

Le 21 juin prochain, ce ne sera pas l’été, ce ne sera pas la fête de la Musique ; ce sera l’ouverture du procès de nos amis, de nos frères. Quatre de Villiers-le-Bel devront répondre de l’accusation d’avoir tiré à la chevrotine sur la police durant les émeutes de novembre 2007. Le scénario est déjà écrit : après l’opération de communication de février 2008 – 1500 hommes en armes dans la cité avec journalistes embarqués -, après les « sanctions exemplaires » exigées par Sarkozy, après les condamnations démesurées des émeutiers au printemps dernier – 3 ans ferme pour jet de pierre -, ce sera le procès de la « banlieue-tueuse-de-flics », chargé de réconcilier le pouvoir avec l’électorat du Front National et tous les flippés de France.

Ça ne se passera pas comme ça.

Pourquoi nous devons libérer les incarcérés de Villiers-le-Bel.

Le 21 juin prochain, ce ne sera pas l’été, ce ne sera pas la fête de la Musique ; ce sera l’ouverture du procès de nos amis, de nos frères. Quatre de Villiers-le-Bel devront répondre de l’accusation d’avoir tiré à la chevrotine sur la police durant les émeutes de novembre 2007. Le scénario est déjà écrit : après l’opération de communication de février 2008 – 1500 hommes en armes dans la cité avec journalistes embarqués -, après les « sanctions exemplaires » exigées par Sarkozy, après les condamnations démesurées des émeutiers au printemps dernier – 3 ans ferme pour jet de pierre -, ce sera le procès de la « banlieue-tueuse-de-flics », chargé de réconcilier le pouvoir avec l’électorat du Front National et tous les flippés de France.

On négligera que les deux seuls morts dans cette affaire, ce sont Lakhamy et Moushin, deux adolescents tués dans un curieux « accident » avec une voiture de police. On fera semblant d’oublier que les secours à peine arrivés, un porte-parole du ministère de l’Intérieur annonçait déjà aux médias que les policiers n’étaient pour rien dans ces morts. On évitera bien d’évoquer que c’est le déferlement de cars pleins de CRS sur la cité qui a déclenché l’émeute. Puisqu’il faut des « coupables » sur qui déchaîner la vengeance de l’Etat, il faut un procès, un procès pour l’exemple. En l’absence de la moindre preuve, ce sera un procès de témoignages, ce sera parole de flics et de délateurs anonymes rémunérés contre parole de « jeunes », devant un jury d’assises.

 

Jusqu’à la mort de Lakhamy et Moushin, Villiers-Le-Bel, c’était une petite ville discrète du Val d’Oise - la gare, la Cerisaie, la ZAC, le PLM, les Carreaux, les Burteaux... Depuis les émeutes, Villiers, ce n’est plus une ville, c’est un symbole, un enjeu, un fantasme. Le pouvoir y projette toutes ses angoisses sécuritaires, et d’abord sa crainte qu’à l’occupation policière des quartiers réponde l’émeute organisée, que ceux que l’on braque au flashball depuis dix ans finissent par mettre les flics dans le viseur. Chaque soir de l’année, les boulevards de Villiers ne sont plus qu’un ballet des différents corps de police – UTEQ, gardes mobiles, CRS, BAC, etc. -, en attendant l’inauguration du nouveau commissariat de 360 hommes.

C’est une expérimentation où l’on cherche à déterminer le niveau de pression policière, de provocations que peut supporter un quartier sans exploser. La sensation, ici, ce n’est pas de vivre en marge de la société, mais dans le laboratoire de son futur. S’il y a dans l’avenir proche un risque de soulèvement, ce qui est sûr c’est que c’est à Villiers que le pouvoir s’entraîne à le gérer. N’importe qui se promène ici dans la rue après 17 heures comprend : L’Etat et ses patrouilles de Robocops façon Gaza ne cherchent pas à ramener l’ordre là où règnerait le désordre, mais à provoquer le désordre au bon moment pour pouvoir être vu comme ceux qui ramènent l’ordre, quand s’approchent les élections.

En vérité, cette société est devenue si incapable de dire positivement ce qu’elle est ni ce qu’elle veut, qu’elle ne sait plus se définir que contre la banlieue. C’est pourquoi le pouvoir veut faire du procès de Maka et des autres le procès des « tueurs de flics » : pour souder autour de lui une société en perdition. Nos amis n’ont pas à payer pour cette perdition, ni pour le salut des gouvernants. Le procès qui leur est intenté ne vise pas, au fond, à établir la responsabilité d’actes précis, c’est le procès d’un événement dans son entier, et plus que d’un événement encore, celui d’une séquence historique. Une séquence historique qui s’est ouverte avec la mort de Zyed et Bouna et les émeutes de 2005, et que le pouvoir voudrait finir d’étouffer par un procès d’assises à grand spectacle. Le problème, c’est que la rage et la révolte qui se sont exprimés là ne s’y laisseront pas étouffer. Un autre est que ces explosions-là ont résonné et résonnent encore dans bien d’autres coeurs que celui des dits « jeunes des cités ». Un autre encore est que cette nouvelle opération d’isolement est peut-être en passe d’échouer définitivement. Des cloisons se sont brisées, des mains qui se cherchaient à tâtons se sont trouvées.

Nous en appelons à tous ceux qui ne supportent plus l’occupation de nos vies par la police. Nous ferons tout pour que ce procès ne soit pas une nouvelle occasion de légitimer cette occupation par les désordres qu’elle produit. Nous refusons que nos frères payent pour les angoisses des gouvernants. Cela fait déjà deux ans qu’on les tient enfermés. Nous refusons que des dizaines d’années d’emprisonnement soient distribuées sur la base de témoignages anonymes rétribués par la police.

Nous refusons le scénario du gouvernement. Nous avons deux mois pour le chambouler.

Plusieurs dates sont déjà prévues dans cette tournée de soutien qui se déroulera du 20 mai au 15 juin 2010. Une manifestation partira le samedi 19 juin à 14h de la gare de Pontoise. Un programme partiel sera rendu public dans les semaines qui viennent.

Prenez contact avec nous. Organisez des soirées de soutien, des débats, des projections, des actions. Rencontrons-nous.

Comité de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel Collectif Respect Verité Justice

Pour nous soutenir financièrement (avocats et campagne de soutien), vous pouvez obtenir les coordonnées bancaires du collectif de soutien de Villiers le Bel en écrivant à : respectveritejustice g2t gmail.com

Pour toute information concernant la tournée et pour communiquer les différentes initiatives :

www.soutien-villierslebel.com

Article du Jura Libertaire

 

à relire :

Les "Tireurs" de Villers le Bel - La délation, nouvel organe de visée ...

 


19:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Appel à solidarité internationale pour Giannis Dimitrakis, 28 avril 2010

A l’occasion du procès en appel le 28 avril 2010, nous appelons à des actions de solidarité internationale.


Cela fait maintenant plus de quatre ans qu’au matin du 16 janvier 2006, l’anarchiste Giannis Dimitrakis a été arrêté, grièvement blessé par des tirs de police, après le braquage d’une filiale de la Banque Nationale dans le centre d’Athènes.

Instantanément, une véritable tempête d’informations toutes faites s’est abattue ; informations systématiquement fournies par la police et consciencieusement relayées par les médias. Pour que d’autres camarades puissent être reconnus comme membres ou complices, la police a invoqué « le gang des voleurs vêtus de noir » auquel elle a attribué une série de vols et des liens avec des groupes révolutionnaires armés, ce qui lui a permis d’affirmer que l’ensemble du mouvement anarchiste et anti-autoritaire était étroitement relié au crime organisé !!! L’acharnement dans la chasse à l’homme, la diffusion de propos diffamatoires à l’encontre des trois complices présumés de Giannis (dont les têtes furent plus tard mises à prix contre d’astronomiques récompenses) ainsi que son arrestation – soit quatre de nos camarades connus depuis longtemps pour leurs activités politiques – visent, d’une part, à leur anéantissement par le recours au droit et permettent, d’autre part, de mettre en oeuvre un plan de lutte totale ayant pour but de miner le sens des luttes anarchistes, anti-autoritaires, et de classes pour mieux les criminaliser.

Dès le départ, l’Etat a manifesté envers Giannis une hargne sans nom, du fait de son positionnement politique revendiqué. Alors que la création d’un climat de désinformation par les médias allait croissante, le magistrat a tenté d’interroger Giannis sur son lit d’hôpital aux urgences, alors même qu’il état affaibli et que ses facultés de jugement étaient altérées par l’effet des médicaments. Les chefs d’accusation qui ont été retenus contre lui relèvent des lois « antiterroristes » ; ils ont rajouté six vols non résolus, une tentative d’homicide et du blanchiment d’argent. Giannis a probablement été le premier à effectuer de la détention préventive à la prison de haute sécurité de Malandrino où sont exclusivement détenus les condamnés. Il a été agressé par des gardiens, a subi les transfèrements abusifs, les mesures disciplinaires ; l’écrasante condamnation en première instance (chose inouïe : trente-cinq ans ferme pour vol !) et, énième provocation, la privation des droits élémentaires à préparer sa défense devant la cour d’appel rajoutent encore à l’acharnement contre lui.

Dans de telles circonstances, notre camarade a défendu dès le départ son choix d’avoir exproprié une banque sans exprimer aucun remords, tout en étant très clair sur ses motifs et ses intentions : l’acte qu’il a posé fait sens dans la critique et l’action contre le système d’exploitation et d’esclavage salarié, contre la casse sociale que produit la finance, de même qu’il s’inscrit dans une lutte sociale protéiforme.

De plus, dans l’univers sordide de la prison, notre camarade ne s’est jamais laissé défaire et est resté digne. Il a pris part à toutes les luttes de prisonniers qui ont eu lieu ces dernières années en Grèce. Il a fait des grèves de la faim – malgré des problèmes de santé récurrents consécutifs aux balles de la police – en solidarité avec ses codétenus, et luttant pour les conditions de survie et d’existence rendues difficiles dans l’emprisonnement. Avec d’autres antiautoritaires incarcérés, il a été un formidable relais lors du grandiose mouvement de prisonniers de l’automne 2008.

Pour toutes ces raisons – et parce que Giannis Dimitrakis et les trois autres anarchistes recherchés par la police sont des nôtres, camarades en lutte dans la diversité des combats menés pour la liberté – des actions de solidarité politique en leur faveur ont éclaté dans de nombreuses villes de Grèce. Depuis les affiches, les textes, les brochures, les flyers, les banderoles, les graffs, les attaques contre les banques, d’autres cibles économiques, ou des véhicules du gouvernement jusqu’à la massive participation publique dans les amphithéâtres, au rassemblement dans le centre d’Athènes et aux manifestations devant les prisons de Malandrino, Koridallos, Neapolis et Alikarnasso, les anarchistes et les antiautoritaires ont clairement montré comment ils souhaitaient répondre à leurs camarades retenus en otages par l’Etat.

Le procès en appel aura lieu le 28 avril, le verdict sera alors définitif pour notre camarade. Quatre ans après son arrestation, quatre ans après le début de cette répression acharnée, un an et quelques mois après la révolte de Décembre, la constance de l’Etat pour opprimer, marginaliser et criminaliser tous ceux qui luttent est évidente. Notre arme fondamentale contre cette politique est la solidarité en acte, par tous les moyens possibles.

Le procès en appel de Giannis Dimitrakis est d’une importance majeure, autant pour l’issue judiciaire de cette affaire que pour la manière dont nous allons – ou pas – laisser l’Etat nous détruire par ses expérimentations et ses manipulations.

A l’occasion du procès en appel le 28 avril 2010, nous appelons à des actions de solidarité internationale. Des collectifs et des camarades organisent des manifestations et des actions à partir du mardi 27 avril, partout en Grèce. Cette démarche prendrait tout son sens si vous pouviez, en plus, organiser des actions ce jour-là (ou à cette période) où que vous habitiez ; sous la forme, par exemple, de manifestations devant les ambassades et les consulats grecs. De telles actions nous seront un signe manifeste de solidarité et revêtiront une importance particulière à nos yeux.

Salutations fraternelles,
Assemblée pour la Solidarité
Athènes, Grèce.

Articel de Non Fides - 9/04/2010

 

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22/04/2010

Halifax s'organise contre le G8

 


Les 26 et 27 avril, un rassemblement des ministres du développement international des pays du G8 est prévu à Halifax, en Nouvelle-Écosse et des manifestations sont déjà prévues pour accueillir le G8 et mobiliser les travailleurs-euses et les plus démuni-e-s contre cet ennemi commun qui se présente aux portes d'Halifax. Voici le bulletin, "Seeing Red", en anglais, qu'un groupe de travailleurs-euses d'Halifax ont produit à propos du G8, de ses répercussions et l'urgence de se mobiliser. Dans la même veine, la Halifax Media Co-op a également produit un bulletin "The Tide" contre le G8 et la Feminist League for Action and Propaganda (FLAP), de Halifax, a produit un premier bulletin à propos du G8.

À noter que dans les prochains mois, il y aura également une mobilisation contre un sommet du G20 à Toronto, vers le 25 au 27 juin. Au Québec, du transport pour Toronto s'organise progressivement.
Article du

21:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Québec - Montréal - Le SPVM veut interdire les cagoules dans les manifestations

Nouvelles générales - Enjeux
Écrit par Daniel Renaud
Mardi, 16 mars 2010 13:00

Au lendemain de la traditionnelle manifestation contre la brutalité policière, qui a encore pris fin dans le tumulte, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) revient à la charge et maintient que les cagoules devraient être interdites lors de tels rassemblements.



« Il faisait 12 degrés et c’était très ensoleillé. Si des gens portaient des cagoules, c’était pour se cacher. S’ils se cachent, c’est possiblement parce qu’ils veulent commettre des délits », analyse simplement l’inspecteur-chef Sylvain Lemay, responsable de la Division de la planification opérationnelle du SPVM.

Comme c’est la tradition, la 14e édition de la marche organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière a fini dans le tumulte, lundi soir. Une centaine de personnes ont été arrêtées. Quelques projectiles, pétards et feux d’artifice ont été dirigés vers les policiers. Des manifestants ont également fracassé quelques vitrines et renversé une remorque de bois de construction dans lequel ils ont ensuite mis le feu.

Le SPVM veut que la Ville de Montréal interdise le port de la cagoule dans les rassemblements publics.   Photo Luc Laforce

Un certain nombre de participants à la marche de lundi, que M. Lemay est cependant incapable de chiffrer, avaient le visage caché par un foulard ou une cagoule.

Au début de l’année 2009, à la suite d’une recommandation de la police, la Ville de Montréal avait examiné la possibilité d’interdire les cagoules lors de manifestations. Des organismes, dont la Ligue des droits et libertés, s’y étaient cependant opposés et la Ville avait reculé. Mais dernièrement un tel règlement a été adopté en France.

Satisfaits

Même s’il ne « veut pas utiliser le mot succès », M. Lemay est satisfait de l’opération d’hier, qui s’est soldée par 100 arrestations, deux fois moins qu’en 2009.

« À la lumière de ces résultats, nous avons travaillé de façon efficace et rapide », dit l’inspecteur-chef.

La marche n’avait pas débuté depuis très longtemps lorsque les policiers ont bloqué les manifestants, devant la station de métro Préfontaine. « Nous avons adapté nos stratégies au fur et à mesure. La foule est devenue agressive rapidement », explique M. Lemay.

Les manifestants s’étaient donnés rendez-vous à la station de métro Pie-IX et les policiers ont fermé celle-ci, ce qui leur a probablement facilité la chose. C’était la 1ère fois qu’une telle stratégie était mise en pratique.

Avant la manifestation, des policiers ont confié à RueFrontenac.com craindre le pire, alors que l’enquête publique sur la mort de Fredy Villanueva bat son plein et que des vandales bien organisés ont saccagé 11 auto-patrouilles deux jours plus tôt.

« Non, nous n’avions pas davantage de craintes. Après 14 ans, nous connaissons les façons de faire du collectif opposé à la brutalité policière », affirme M. Lemay.

 


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19/04/2010

Comrades and family of Kostas Gournas - Our solidarity can not be "exterminated"

A letter by Kostas Gournas, one of the six arrested anarchists

 

Kostas Gournas is one of the six anarchists arrested recently in Athens, accused by the police of participating in the urban guerrilla group Revolutionary Struggle. Kostas wrote the following brief open letter to the minister of public order, Michalis Chrysochoidis on Friday 16.4, when he was still being held at the 12th floor of the police headquarters in Athens. While there Kostas was evidently tortured (police-released photographs testify this). Kostas has since been transferred to the prison of Trikala in the north of the country where, together with another one of the six arrested anarchists (Vaggelis Stathopoulos) he is being held under “special conditions” – that is, with limited access to toilet and water and with many obstacles in his communication with relatives and lawyers.

I would like to personally thank the Minister of Public Order Mr. Michalis Chrisochoidis for the special treatment he reserved for me, with the beatings, threats toward my wife and kids and my pre-trial detention in the Prison of Trikala, which will deny me the elementary right of every prisoner, to communicate with their family. Honestly, I could not believe he would slip down to this level. However, because I have learned since my 20 years of age to overcome whatever hurdles, I shall remain upright. You will not achieve my physical nor my political extermination.

Kostas Gournas

April 16, 2010
12th floor, Police HQ, Athens

The threats and torturing of those held in relation to the so-called “Revolutionary Struggle Case” will not result into the extermination of any of us. They seem to have failed to understand that one of us will make not even a single step back. We are, and we shall remain on their side. Our solidarity can not be “exterminated”.

Comrades and relatives of Kostas Gournas

After the Greek Riot - 19/04/2010

 

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