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20/03/2010

Un flashball ne bave pas

 

La commission de déontologie souligne la dangerosité du flashball


(A propos du rapport de la CNDS sur le 8 juillet 2009 à Montreuil)

Quelques habitantes et habitants de Montreuil, présents dans le rassemblement du 8 juillet 2009 contre l'expulsion d'un squat de cette ville de Seine-Saint-Denis, au cours de laquelle ils ont été la cible de tirs de flashball, ont écrit ce texte à la suite de la diffusion de l'avis de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) plaidant en faveur de l'interdiction de cette arme lors des manifestations de voie publique.



Après six mois d’enquête, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) vient de rendre ses « avis et recommandations » concernant les événements du 8 juillet 2009 à Montreuil, rapport qui a déjà filtré dans la presse.

Ce soir-là, nous manifestions contre l’expulsion de la Clinique, lieu d’organisation politique ouvert sur la ville. Ce soir-là, la police avait tiré au flashball et visé les têtes. L’un d’entre nous avait perdu un œil.

Médias et politiques qualifient ce rapport de très sévère, d’accablant. Il est vrai que la commission démontre la responsabilité des policiers et la dangerosité des flashball, en s’appuyant sur quelques faits évidents. Qu’il n’y eut point de « pluie de projectiles » ce soir-là, et que quand bien même quelques canettes auraient volé, boucliers, casques, et jambières protégeaient les policiers d’un tel danger. Que contre toutes les « doctrines d’emploi » du flashball, les flics ont tiré à moins de 7 mètres et visé à la tête. Que de toutes façons, même s’ils respectaient les règles d’emploi techniques du flashball, dans des situations d’intervention dans la rue, les policiers ne peuvent évaluer précisément les distances ni éviter de toucher les « parties vitales » puisque l’arme est imprécise. (Remarquons cependant qu’une imprécision qui touche à tous les coups au niveau de la tête - ce qui s’est passé le soir du 8 juillet à cinq reprises - n’en est pas une).

À l’heure de la promotion de nouveaux modèles plus performants par le président lui-même, la commission soutient l’idée que le flashball devrait être interdit lors de manifestations sur la voie publique, sauf cas exceptionnel. Une interdiction du flashball serait en effet le seul moyen d’éviter d’autres mutilations au flashball, voire des morts, si cette interdiction était sans exception. Les cas de mutilations graves ne se sont jamais limités à des « manifestations sur la voie publique ». On citera pour mémoire Sékou, 14 ans, lors de l’évacuation d’un appartement squatté aux Mureaux le 6 juillet 2005 ; Jiad, 16 ans, lors d’une altercation avec la police à Clichy-sous-bois le 28 octobre 2006 ; Pierre, 17 ans, lors de l’occupation du rectorat de Nantes pour protester contre la loi LRU le 27 novembre 2007 ; Joan, à Toulouse lors d’une auto-réduction dans un supermarché le 19 mars 2009 ; Samir, alors qu’il jouait dans son quartier à Neuilly-sur-Marne le premier mai 2009 ; Alexandre et Bruno à Villiers-le-bel lors d’un barbecue de quartier le 9 mai 2009, tous touchés au visage et tous grièvement blessés.

Par ailleurs, d’autres armes, dites à « létalité réduite » -tasers, canons à eau, à son, gaz lacrymogènes, tonfas...- ne sont pas en reste quant aux blessures et mutilations, comme le rappelle le tabassage à la tête par la BAC de la manifestation des chômeurs le 5 décembre dernier à Rennes, qui fit un blessé grave avec des séquelles cérébrales irréparables. Une interdiction totale du flashball pourrait être l’occasion d’ouvrir à l’interdiction de ces armes, anciennes et nouvelles, et d’interroger plus précisément les actions et les fonctions de la police aujourd’hui - le gouvernement par la peur.

La commission semble en outre oublier, ou pour le moins minimise le fait, que cinq personnes au total furent touchées ce soir-là, toutes au dessus de l’épaule (front, épaule, nuque, poitrine, œil). Que cela fut fait sur ordre de leur hiérarchie ou de leur propre chef, plusieurs policiers ont tiré de manière coordonnée, et visé à la tête. Or pour le moment seul un fonctionnaire est mis en examen, et la hiérarchie n’est évidemment pas inquiétée.

Contrairement à ce que l’on peut lire dans les médias, l’intervention des policiers ne fut pas musclée mais plutôt froide et déterminée. Ils sont arrivés en voiture calmement, nous laissant approcher de la Clinique. Ils se sont équipés tout aussi calmement. Ils se sont mis en ligne, ont visé et tiré alors que nous nous éloignions de la Clinique. Et ils ont continué à tirer pendant que nous appelions les pompiers.

Il ne s’agit aucunement d’une « bavure », ni d’une malheureuse négligence dans l’usage des flashball.

Ce soir-là, la police républicaine a ostensiblement cherché à blesser pour, après avoir vidé la Clinique, nous réduire au silence. Elle a joué la toute-puissance, la démesure, la démonstration de force.

Le flashball est une des armes de cette suraffirmation du pouvoir policier dans la gestion de la ville. C’est ce mode de gestion par la terreur, qu’au-delà des armes dites non létales, nous voulons voir disparaître.

Montreuil,18 Mars 2010

Contact : montreuil8juillet@gmail.com

Archives : http://laclinique.over-blog.net/

 

le pluche de PROBE

"(Remarquons cependant qu’une imprécision qui touche à tous les coups au niveau de la tête - ce qui s’est passé le soir du 8 juillet à cinq reprises - n’en est pas une)."


Annee : 2007 Edition (N°. BOAMP) : 194B N° annonce (BOAMP) : 298

Le titulaire propose :
- des pièces de rechange permettant de réparer les lanceurs de balle de défense et les désignateurs d'objectif électronique durant dix ans à compter de la date de notification de l'accord-cadre ;
- des accessoires complémentaires permettant d'équiper de façon modulaire et ultérieure le "LBD" selon les missions (ex : alidade de tir courbe, poignée pour la main faible, porte-cartouche etc.).
Ces pièces figureront dans un catalogue intitulé "Pièces détachées, accessoires complémentaires et tarifs".

II.1.6)

http://comitedu23.files.wordpress.com/2009/09/gl06-ll.jpg

Intitulé : Accord-cadre mono-attributaire de lanceurs de balle de défense (LBD) de calibre 40 x 46 mm
1) Description succincte :
Arme à létalité réduite.
Capacité de propulser aisément un projectile à énergie cinétique (et à létalité réduite) en "tir direct" à des distances comprises entre 10 et 40 mètres, qui délivrera à l'impact une énergie de choc suffisante pour faire stopper les agissements d'un individu préalablement ciblé et identifié comme présentant une menace réelle et grave pour les forces de l'ordre.
Arme également en mesure de tirer des munitions de 40X46 mm de type " militaire " en tir courbe pour les besoins opérationnels spécifiques de la gendarmerie nationale.

5) Informations complémentaires sur les lots
Remarque :
- Aspect général du LBD : Pour la police nationale et l'administration pénitentiaire, la couleur dominante sera exclusivement le jaune vif pour la majeure partie des matières synthétiques composant le LBD. En revanche, pour la gendarmerie nationale, le LBD sera exclusivement de couleur noire.
- Le LBD devra être également en mesure de tirer des munitions de 40X46 mm de type " militaire " en tir courbe pour les besoins opérationnels spécifiques de la gendarmerie nationale.

20:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

ETA - vidéo - Carrefour condamné pour publicité mensongère !

Allons nous vers une législation sur le  port obligatoire de la cagoule dans les super-marchés ?

Les publiciataires et hyper-marchés ne reculent vraiment devant rien pour se faire de la promo gratuite...

Extrait d'un article de Metro Mis à jour 20-03-2010 07:34

 

Appel à témoins après le meutre d'un policier imputé à l'ETA

 

Ci-joint les photos des suspects et la vidéo diffusée par les autorités françaises et espagnoles afin de recueillir des témoignages.

 

T'as le bonjour de Suzie, mon gros Loup ! .jpeg

Issu de la caméra de surveillance du supermarché Carrefour de Villiers-en-Bière, ce film enregistré le lundi 15 mars vers 10 heures laisse entrevoir cinq hommes présentés vendredi comme des "terroristes de l'ETA", mais depuis rapporte France Info, l'agence de presse espagnole Europa Press aurait été contactée par les cinq personnes en question.

Alertés par leurs familles, surprises de découvrir les images de leurs proches dans les médias, il s'agirait de cinq pompiers catalans en vacances dans la région.

 

No comment...

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17/03/2010

Incendie du CRA de Vincennes : Entre huit mois et trois ans de prison ferme !

JUSTICE - Accusés d'avoir déclenché un incendie, ils devraient faire appel...

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce mercredi à des peines de prison ferme allant de huit mois à trois ans les dix prévenus jugés dans le procès de l'incendie du centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes, au terme d'une audience rocambolesque.

«Des peines lourdes et inadmissibles»

De nombreuses suspensions ont à nouveau émaillé cette audience, dues à l'agitation du public. Des associations et représentants de sans-papiers manifestaient également devant les portes de la 16e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, ajoutant un peu plus de confusion aux débats. 

«Ce sont des peines lourdes, inadmissibles et pas justifiées», a déclaré à 20minutes.fr l'avocate des dix prévenus. «On a trouvé des coupables parmi des non-personnes. La vraie justice, on va aller la trouver en appel.»

Des peines équivalentes à celles requises par le procureur

Le 9 février dernier, en l'absence des avocats de la défense qui boycottaient les audiences, dénonçant l'iniquité du procès, des peines de prison ferme équivalentes à celles prononcées ce mercredi avaient été requises contre les dix prévenus par le procureur Gilbert Flam.

La plus lourde des réquisitions, trois ans ferme, visait un homme sous mandat d'arrêt depuis les faits, et jamais interpellé. La plupart des autres incendiaires présumés, étrangers en situation irrégulière retenus au CRA à l'époque, ont effectué une peine de détention provisoire, près d'un an pour certains.

Intention de détruire le centre

Selon le procureur, les faits et gestes reprochés à chacun sont clairement visibles sur les enregistrements des caméras de vidéosurveillance du CRA, le plus grand de France à l'époque des faits: jets de projectiles sur des policiers de la part de quelques-uns, bris de vitres des bâtiments pour d'autres, apport par certains de «combustible» ayant permis l'embrasement de draps et de matelas.

Les incidents étaient intervenus le 22 juin 2008, au lendemain du décès, dans des circonstances jugées obscures, d'un Tunisien de 41 ans qui séjournait au CRA. Le procureur a estimé qu'il y avait eu «une certaine préparation de ce qui est arrivé», «avec pour objectif» de détruire le centre de rétention.

J. M. et W.M. avec agence



CRA de Vincennes : prison ferme

AP
17/03/2010 | Le Figaro

Les dix étrangers en situation irrégulière jugés fin janvier et début février pour l'incendie et le saccage du Centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes le 21 juin 2008 ont été condamnés mercredi à des peines allant de huit mois à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris.

Le procureur de la République Gilbert Flam avait requis des peines allant de six mois à trois ans de prison ferme à l'encontre des dix prévenus. Pour sept d'entre eux, le ministère public a requis des peines égales ou supérieures à un an ferme.

Ces dix étrangers originaires d'Afrique noire et du Maghreb avaient été renvoyés pour "destruction de biens par incendie" et "violence volontaire sur agent de la force publique".
Le procès s'était déroulé du 25 janvier au 9 février devant la 16e chambre du tribunal correctionnel. Initialement prévu pour durer trois jours, il avait été prolongé de deux semaines en raison d'une série de suspensions d'audience et d'incidents de procédure qui avaient émaillé les débats.

 


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11/03/2010

Réflexion militante : Stratégies et perspectives des militantEs radicale/aux dans le mouvement anti/alter-mondialiste

Le samedi 13 mars 2010 à 14h30 à l’Atelier des Canulars se tiendra, avec le collectif Dissent ! Paris, une discussion/echange autour des contres-sommet.

Dix ans après Seattle… et un an avant le prochain G20 qui aura lieu en France*

*(Lyon et Evian sont candidates à l’organisation, saluons le beau dynamisme de notre région)

Beaucoup de choses se sont passées depuis que des milliers d’activistes ont sérieusement perturbé le sommet de l’OMC à l’automne 1999. Nous n’oublions pas la fusillade de Gotheborg, l’assassinat de Carlo Giuliani et les nombreuSESx blesséEs et emprisonnéEs, ainsi que les moments de solidarité, les processus politiques partagés et la résistance collective.

Dans le cadre des mobilisations de contre-sommets, des alliances et des réseaux ont réussi à rassembler plusieurs courants politiques, mais souvent, ils ont disparu aussi rapidement qu’ils étaient apparus. La participation à des contre-sommets semble être devenue une habitude permettant principalement de se rencontrer et de solidifier nos réseaux. Mais au-delà de l’événement lui même, comment ancrer les protestations contre les sommets dans les mouvement sociaux et les luttes quotidiennes ?

Nous constatons que la dynamique des contre-sommets semble s’essouffler, les critiques et les frustrations se multiplient. Qu’est ce que l’on veut/peut faire dans ce contexte ? Nous ressentons le besoin de faire le point sur ce qui nous fait poursuivre les contre-sommets.

C’est une tentative de créer un processus continu de discussion qui ne soit pas déterminé par un rythme extérieur imposé par l’agenda des sommets des dominantEs. Dans ce but, nous voulons démarrer une série derencontres, de discussions.

Nous n’avons pas comme idée un bavardage stérile ou une réunion d’ancienNEs combattantEs mais une approche pratique dans le but de favoriser les résistances futures et la mise en réseau au niveau local et international. De telles rencontres se sont déjà tenues à Paris, Fribourg, Grenoble…

Nous voulons prendre le temps d’analyser la situation, prendre du recul pour savoir ce que l’on veut faire. Où en est-on avec les contre-sommets et la contestation globale ? Que veut-on garder des contre-sommets classiques ? Qu’a-t-on besoin de modifier, améliorer, changer ou supprimer… ?

Quelques idées en vrac, il ne s’agit pas d’un ordre du jour, mais juste quelques exemples :

- Quels liens entre les contre-sommets et nos luttes ?

- Quelle préparation des contre-sommets ? Comment impliquer plus de monde à cette préparation ?

- Sous quelles conditions cela a-t-il du sens de coopérer avec des organisations réformistes, des ONGs, des syndicats, ainsi qu’avec des organisations de gauche ayant une structure hiérarchique ? Comment dans de telles « alliances », des prises de décision et une organisation non hiérarchique peuvent être initiées ou renforcées ?

- Quelles attentes nous avons par rapport aux contre-sommets ? Quels résultats réels ? Comment éviter l’instrumentalisation de nos protestations par les gouvernements et par l’extrême droite ?

- Comment voulons-nous gérer les questions de genre dans nos « alliances », villages et actions ? Comment combattre le sexisme à l’intérieur et à l’extérieur de nos structures ?

- Villages : à continuer ? La mise en pratique de l’autogestion est-elle un but ? Quel est notre impact politique sur ce point ? Un espace d’échanges et de pratiques d’autogestion ou une base de départ vers les actions ? Comment éviter l’encerclement et le contrôle des militantEs ?

- Actions : Quels liens entre les différents types d’actions ? Comment se renouveler, surprendre ? Comment mettre en pratique la complémentarité des tactiques ? Peut-on/veut-on bloquer ou perturber le sommet ? Doit-on se soumettre à leurs contraintes géographiques et temporelles ou choisir nos propres terrains et moments d’action ?

- Diffusion de nos idées : comment nos critiques et perspectives radicales peuvent être diffusées sans être altérées ? Comment porter une parole commune ? Comment se positionner par rapport aux médias, entre la conférence de presse à tout va et ne pas parler aux médias ? Quels types de médias pour quelle communication ?

Rebellyon.info du 10 mars 2010

07:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/03/2010

Des combats longs lors d'une marche de protestation à Athènes

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by le vent Sunday, Mar. 07, 2010 at 6:19 PM

Ce texte est une traduction d'un texte paru en allemand sur les indymedias germanophones. Il résume les protestations du 5 mars contre les mesures d'économie en Grèce. Des combats continus ont éclaté lors d'une marche de protestation à Athènes contre les mesures. Le patron syndical du GSSE a été lourdement cogné. Des combats avec les flics se sont déployés durant trois heures dans tout le centre-ville, après que l'icône de la résistance anti-nazie Manolis Glezos a été attaqué par des flics anti-émeutes.

La manif, à laquelle les syndicats des employés de l'Etat (ADEDY) et du secteur privé (GSEE) avait appelé, a commencé à 12h30 à la Place de la constitution (Syntagma), après qu'une autre manif forte de 10000 personnes du syndicat des communistes était terminée et en train de marcher à la place Omonia. Se sont rapidement rassemblées 10000 personnes, une belle foule, compte tenu du fait qu'il n'y a pas eu de grève aujourd'hui, mais seulement une interruption de travail de quatre heures.

Tout se passait bien jusqu'à ce que le patron du GSEE, M.Panagopoulos, ait pris le microphone pour haranguer le rassemblement. Avant qu'il ne soit capable de sortir plus de cinq mots, il a été attaqué par des protestataires de toutes tendances, qui ont commencé par l'interrompre et par lui balancer de l'eau et du yaourt, pour finir par l'attaquer ensuite physiquement comme un essaim énorme. Avec des contusions, des coupures et des fringues déchirées, le laquais du PASOK s'est faufilé un chemin vers le cordon de flics, pendant que les gens ne cessaient d'attaquer. Il est finalement parvenu à trouver de l'abri derrière la garde présidentielle sur les marches montant au parlement, où les mesures d'économie détestées ont été votées. La foule l'a encouragé à aller où il est à sa place: dans le nid des voleurs, des assassins et des menteurs.

Ce que les médias bourgeois ont appelé un „lynchage“ du plus haut patron syndical est devenu le sujet central d'une querelle parlementaire, dans le cadre de laquelle, le gouvernement a reproché à la coalition de la gauche radicale que l'assaillant était sorti de leurs rangs, tandis que le GSEE a accusé l'allié maoiste MOE; dans le meilleur des cas une demi-vérité. Le parti communiste ne s'est pas déclaré favorable à l'action, mais il a refusé de la condamner. C'est la première fois qu'un patron syndical aussi haut placé a été attaqué lors d'une manif, à laquelle ce même syndicat avait appelé, et on le considère généralement comme le début d'une nouvelle ère dans l'histoire des syndicats en Grèce. La phase initiale de l'attaque sur le patron syndical peut être regardée ici:
http://www.youtube.com/watch?v=OJW33W9t0bw&feature=pl...

Peu après la raclée pour Panagopoulos, des échauffourées en forme de combat « un contre un » entre les protestataires et les unités anti-émeutes ont éclaté devant le parlement. Lors d'un de ces incidents, les flics anti-émeutes ont attaqué Manolis Glezos, le résistant anti-nazi audacieux, qui avait enlevé le drapeau nazi de l'Acropolis pendant l'occupation allemande. Le monsieur d'un certain âge a essayé d'empêcher l'arrestation d'un homme et a dû être évacué du lieu du combat dans une ambulance, parce que du gaz lacrymogène tiré directement dans le visage lui a causé de sérieux troubles respiratoires et il reste à l'hôpital dans un état critique. Voici une vidéo de l'attaque:
http://www.youtube.com/watch?v=6FX3S3I7Nos&feature=pl...

L'agression contre Glezos a été le déclencheur d'une attaque générale sur les flics par des milliers. Beacoup de flics ont été blessé dans ces combats, dans lesquels des pavés et des bâtons ont été employés, mais pas de cocktails molotov. Pendant les accrochages, cinq personnes ont été arrêtées, dont deux pour avoir violé l'interdiction de se masquer le visage et les autres pour des délits mineurs. Beaucoup de boucliers et de casques ont été pris aux flics, ils ont ensuite été brûlés dans les barricades en flammes. Sept flics ont, selon les communiqués, subi des blessures graves, dont des rotules fracturées et d'autres fractures.

A cause de l'emploi massif de gaz lacrymogène, la situation à la place Syntagma est devenue tellement insupportable à partir de 14h, que la manif s'est transformée en une marche de protestation vers le ministère du travail, situé 500 m au Sud de la place Omonia, chantant « Les flics ne sont pas des enfants d'ouvriers, mais les chiens des patrons ». Lors de l'arrivée aux Propylées, de nouvelles échauffourées avec les flics ont eu lieu, pendant lesquelles un flic décoré en tant que haut-gradé a été séparé et tabassé par la foule. Plus loin en direction d'Omonia, des protestataires ont attaqué une unité de flics anti-émeutes qui protégait le Tribunal national. Les flics anti-émeutes ont été mis au pied du mur à l'aide de pavés, de bâtons et de balles éclairantes et ont fini par devoir s'enfuir à l'intérieur du bâtiment, après qu'un d'eux a été capturé et roué de coups de pied.

Après avoir gagné l'Omonia, la marche a continué en descendant la rue Pirée, où des banques, des cibles économiques et des voitures chères ont été attaquées, avant de gagner le ministère, où les protestataires ont essayé de forcer l'entrée principale. De nouvelles échauffourées se sont produites, la manif a fait demi-tour et a décidé de se rediriger vers le parlement. Une fois de plus, des flics ont été attaqués par les protestataires, beacoup ont été blessés et ils se sont vengés avec du gaz lacrymogène. Après avoir gagné le parlement, la marche ne s'est toujours pas dissoute et s'est dirigé avec détermination devant les Propylées, où elle a finalement été terminée. Après la fin, six autres personnes, qui ont trouvé refuge dans le quartier général de la sécurité sociale, ont été arrêtées. Elles ont été libérées sans inculpation.

A Thessalonique, lors de l'arrivée au ministère de Thrace et de Macédoine, des protestataires ont fait écrouler les grillages en fer lourds et ont fait face dans le jardinet à des flics anti-émeutes attaquant avec du gaz lacrymogène,à ce qui a été répondu avec des barricades en flammes.
Enfin, les ouvriers de l'imprimerie nationale ont occupé leur lieu de travail et ont refusé d'imprimer les textes légaux des mesures d'économie. Avant que la loi ne soit imprimée, elle n'est pas valide.
En même temps, l'occupation de l'établissement étatique pour la comptabilité par les ouvriers licenciés d'Olympic Airways se poursuit. Les ouvriers continuent à bloquer la rue Panepistimiou à la hauteur du bâtiment (comparable à l'Oxford Street de Londres), afin que le trafic doive être redirigé dans des rues latérales.

ADEDY et GSEE appellent à une grève générale pour le 11 mars.

Photos:
http://athens.indymedia.org/front.php3?lang=el&articl...
http://athens.indymedia.org/front.php3?lang=el&articl...
http://libcom.org/news/long-battles-erupt-athens-protest-...

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03/03/2010

Violence en bandes: publication de la nouvelle loi au Journal Officiel

Dans le cadre de la loi renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public, le délit de participation à une bande violente a été créé :
Un nouvel article 222-14-2 du Code pénal est ainsi rédigé :
« Le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende. »

La loi n°2010-201 du 2 mars 2010 renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d'une mission de service public, a été publiée au Journal Officiel du 3 mars 2010. (Themis)

 

 

La loi sur la violence en bandes et à l'école, adoptée par le Parlement le 11 février, a été publiée mercredi matin au Journal Officiel. (Midi News.com)

Dans son article 1, la nouvelle loi prévoit que "le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation (...) de violences volontaires contre les personnes ou de destruction ou dégradations de biens est puni d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende".

L'article l'article 13 réprime l'intrusion de personnes non autorisées et l'introduction d'armes dans un établissement scolaire, ce qui constitue un délit puni d'un an d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende.

Dans certaines circonstances (intrusion en réunion avec arme) on peut encourir jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Le Parlement avait donné le 11 février son feu vert définitif à ce nouvel arsenal contre la violence en bandes, à l'école et dans les stades, avec un ultime vote du Sénat.

La proposition de loi "renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d'une mission de service public" avait été rédigée par le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, avant son entrée au gouvernement en juin 2009.

Lors d'une réunion mardi au ministère de l'Intérieur entre le directeur de cabinet, des dirigeants du PSG et des responsables policiers, à la suite des incidents survenus dimanche en marge du match PSG-OM (un supporteur parisien grièvement blessé", diverses mesures ont été annoncées. Selon un communiqué du ministère, Brice Hortefeux a par ailleurs demandé aux préfets "à Paris, comme dans tous les départements concernés, de faire application immédiate des dispositions nouvelles prévues par la +loi sur les bandes+".

Ainsi, "les interdictions administratives dont la durée maximale peut désormais être de six mois (au lieu de 3 précédemment) sont portées à 12 mois en cas de récidive, assorties de peines d’emprisonnement en cas de non-respect" de la mesure.

Les associations de supporteurs à l'origine de violences ou de troubles à l'ordre public, pourront être suspendues ou dissoutes.  © AFP | publié le: 03/03/2010

 

Renforcement de la répression

D. Gerbeau | 03/03/2010 |

La loi renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d'une mission de service public est publiée. Elle prévoit que le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.

Par ailleurs les propriétaires, exploitants ou affectataires d’immeubles ou groupes d’immeubles collectifs à usage d’habitation peuvent constituer une personne morale dont l’objet est l’exercice, pour le compte de ses membres, de l’activité de sécurité privée.

De plus les agents de cette personne morale peuvent être nominativement autorisés par l’autorité préfectorale à porter une arme de sixième catégorie dans l’exercice de leurs missions, lorsque les immeubles ou groupes d’immeubles collectifs à usage d’habitation dans lesquels ils assurent les fonctions de gardiennage ou de surveillance sont particulièrement exposés à des risques d’agression sur les personnes.
Le fait d’occuper en réunion les espaces communs ou les toits des immeubles collectifs d’habitation en empêchant délibérément l’accès ou la libre circulation des personnes ou le bon fonctionnement des dispositifs de sécurité et de sûreté est puni de deux mois d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende. La loi aggrave les peines pour une liste de délits lorsqu’ils sont commis par une personne dissimulant volontairement en tout ou partie son visage afin de ne pas être identifiée.

Enfin la loi prévoit des dispositions renforçant la sécurité dans les établissements scolaires. Elle prévoit notamment que le fait de pénétrer ou de se maintenir dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement scolaire sans y être habilité en vertu de dispositions législatives ou réglementaires ou y avoir été autorisé par les autorités compétentes, dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement, est puni d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. Enfin le fait pour une personne habilitée ou autorisée à pénétrer dans un établissement scolaire de pénétrer ou de se maintenir dans un tel établissement en étant porteuse d’une arme sans motif légitime est puni d’une peine de trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

En revanche le Conseil constitutionnel a annulé les dispositions qui permettaient que lorsque des événements ou des situations susceptibles de nécessiter l’intervention des services de la police ou de la gendarmerie nationales ou, le cas échéant, des agents de la police municipale se produisent dans les parties communes des immeubles collectifs à usage d’habitation, les propriétaires ou exploitants de ces immeubles ou leurs représentants puissent rendre ces services ou ces agents destinataires des images des systèmes de vidéosurveillance qu’ils mettent en œuvre dans ces parties communes. (La gazette des communes)

 

Le pluche de Probe :

JORF n°0052 du 3 mars 2010 page 4305
texte n° 1

LOI
LOI n° 2010-201 du 2 mars 2010 renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d'une mission de service public (1)

NOR: JUSX0915158L

 

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02/03/2010

Manuel de survie en garde à vue

Ce manuel est à mettre entre toutes les mains, tant il est vrai que la garde à vue fait partie de la culture policière française.
Son but est de donner corps à une généralisation du silence, à l’extension la plus universelle possible du sabotage du travail policier.
«Coupable» ou pas, là n’est pas la question : la mise à l’amende et l’enfermement, nous ne les souhaitons à personne.
Voici le manuel en format A4 et brochure (pages impaires = recto, paires = verso).
Liberté et impunité pour tous !
Indymedia Nantes, 27 février 2010.
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07:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/03/2010

Rappel de barèmes - Conseils en manifs



Éviter de venir seul.e. Former des petits groupes de 2 ou 3 (des gens
qui se connaissent et qui ne se lâchent jamais pendant la manif).

Éviter d’amener agenda, carnet d’adresses, tracts ou autres papiers
compromettants. De l’eau, de la bouffe, un foulard et des habits de
rechange peuvent être utiles, ainsi que du sérum physiologique.

Avoir des chaussures adaptées (lacets noués) et éviter de porter des
vêtements trop amples : ça gène pour courir, et ça donne des prisespour
vous attraper. Noter (sur le bras par exemple) le nom ou le numéro d’un
avocat, à prévenir en cas de garde à vue. Rester au taquet, mobile et
attentif.ve à l’«environnement », c’est-à-dire aux flics.

Plus on anticipe moins on stresse. Par exemple si on les voit commencer
à charger ou à tirer des lacrymos, on peut s’y préparer. Ils se donnent
souvent des signaux avant de nous attaquer : il faut capter ces signes
pour réagir. On est souvent confrontés à 2 types de keufs : les CRS (ou
Gardes Mobiles) et la BAC.

Les premiers c’est le troupeau : lourdement armés, ils bloquent les
accès, balancent lacrymos et grenades assourdissantes, mais peuvent
aussi faire des arrestations.

Attention aux "civils" et a ceux-celles qui s'habillent en manifestants

Surveiller la BAC. Eux c’est la petite meute très rapide, et très
dangereuse. En civil (parfois avec un brassard orange) elle rôde,
toujours prête à bondir. Ils sont sur les bords de manifs, ou cachés
dans une ruelle. (Ils peuvent aussi surgir en voiture banalisée.) Ils
sont assez repérables (cheveux courts, toujours en baskets), mais
attention ils peuvent se masquer le visage et se faire passer pour des
émeutiers, jusqu’au moment où… ils vous arrêtent. Ils ont souventdes
gros habits gonflés (même en été) ou un sac à dos : dedans, ils cachent
leurs armes favorites : Flash-ball, Tazer, Gazeuse, Tonfa, et biensûr,
révolver.

Leur technique c’est la rapidité : ils se jettent en courant sur
quelqu’un qui a été repéré. Contre ça, il faut surveiller leurs
déplacements. S’ils courent, c’est qu’ils vont attaquer l’un ou l’une
d’entre nous. Dans ce cas, si vous n’êtes pas seul et si vous en avezla
force, vous pouvez tenter, de les gêner (en se mettant sur leur passage
pour les ralentir, en criant l’alerte, en tenant la personne qu’ils
essaient d’arrêter...)

Après, ça se joue collectivement : 10 personnes qui se tiennent
solidement ne se font pas enlever comme ça. Dans tous les cas, le groupe
et la solidarité nous protègent. En cas de gazage. Faut d’abord éviter
les tirs. Ils sont souvent très localisés, il suffit de se décaler de
quelques mètres sur le côté (pas la peine de remonter toute la manif en
courant et d’affoler tout le monde).

Ensuite on peut tenter de couvrir les pastilles noires qui propagent le
gaz (avec une poubelle), de les arroser d’eau, de les écraser (avec de
bonnes chaussures) ou de les renvoyer (au pied ou avec des gants en
cuir). Contre le gaz, respirer au travers d’un tissu imbibé d’eau. On
peut aussi mettre du citron (mais certains disent que c’est nocif), du
coca ou du Mallox (produit pour l’estomac, dispo en pharmacie). Les
lacrymos collent à la peau et aux tissus, donc éviter de se toucher les
yeux et les lèvres avec des mains ou des vêtements contaminés. Il faut
se rincer la peau avec de l’eau. Pour les yeux, utiliser du sérum
physiologique.

Ne pas se faire repérer. Les flics essaient de cibler les plus révoltés.
Pour ça ils peuvent utiliser la vidéo-surveillance de la ville et du
métro. Ensuite ils filment et prennent eux-mêmes des photos. Enfin ils
s’infiltrent : les célèbres RG devenu depuis la Dcri.

On peut essayer de les repérer en début ou en fin de manif, quand ils
discutent avec les autres keufs. Une fois repéré.e.s, faire tourner le
mot pour les griller. Comme il en reste toujours et qu’ils tendent
l’oreille, utiliser des pseudos pour s’appeler, donner un nom de code
pour son groupe, à crier pour se retrouver si on se perd (dans le gaz
par exemple). Contre le repérage, se masquer le visage. Même si « on n’a
rien fait », le seul fait de participer et d’être pris en photo dans une
manif "violente" pourra jouer contre vous. Se masquer libère une marge
d’action, c’est pour ça que le pouvoir a sorti une loi « anti-cagoule »,
qui n’a pas encore eu d’application réelle. Toujours contre le repérage,
il faut changer d’apparence, se changer.

Lutter contre la peur. La première arme de la police c’est la peur.
Sirènes, fusées, grenades assourdissantes et intimidations orales sont
avant tout des techniques de dissuasion. Rester le plus calme possible,
même lors de mouvements de foule. Éviter de crier ou de courir
inutilement (ça augmente le stress des autres). La peur est naturelle
mais on peut apprendre à la canaliser. Un des meilleurs moyens est de
rester avec sa bande : avec mes potes, je me sens en sécurité.

Une charge de police dépasse rarement 60m, il est donc inutile de courir
plus loin, il vaut mieux rester groupé.es et éviter de laisser des
personnes isolées. On l’a dit, pour la BAC, l’individu isolé est un
gibier, seul un groupe soudé est efficace. En cas d’arrestation,
demander à la personne de crier son nom et son adresse puis donner ces
infos aux gens qui s’organisent contre la répression. Ça peut aider à
trouver un bon avocat, et l’ami.e arrêté.e ou ses proches se sentiront
moins seuls.

Si on est arrêté.e, crier son nom aux témoins, et tenter de rester calme
en toutes circonstances. Gardons notre rage pour après la sortie car
l’outrage et rébellion est l’arme judiciaire par excellence pour charger
un dossier. Une fois dans leurs griffes, faire le mort, garder son
calme, et attendre que les amis ou l’avocat se bougent.

En Gard’av. La durée maximale d’un contrôle d’identité est de 4h ; une
garde à vue peut durer 24h, prolongeable jusqu’à 48h, et 96h si vous
êtes un dangereux terroriste ou un gros trafiquant. Insister pour
rencontrer un avocat, demander à voir un médecin. Si cette demande (qui
doit être écrite quelque part) n’est pas satisfaite, c’est un vice de
procédure que vous pourrez utiliser pour annuler les poursuites contre
vous. Et puis ça fait une occaz pour sortir de la cellule ; causer à
quelqu’un, ça fait du bien. Si vous avez des bleus ou blessures, faites
les noter précisément par le médecin, c’est important pour votre défense.

Porter plainte contre les représentants de l’ordre (pour coups et
blessures) pourra, parfois, aider à s’en sortir. L’interrogatoire.
Malgré toutes les pressions des flics (« si tu coopères pas tu vas
rester en taule ! » ; « on a des photos qui prouvent que... » ; « tes
potes nous ont déjà dit que… »), ne JAMAIS croire les flics, mêmele
gentil qui veut vous aider. En garde à vue, on n’a jamais rien à se
reprocher ou à avouer, on est toujours innocent.e, on était qu’un.e
simple manifestant.e parmi d’autres. Même si ça les énerve on a le droit
de garder un silence complet et de ne rien signer. Répéter les mêmes
phrases pour pas se faire avoir. Du genre : « Je parlerai pas tant que
j’aurais pas vu un avocat ». Puis : « Mon avocat m’a dit de ne riendire. »

Si tout le monde se tait, ils auront l’habitude et nous laisserons
tranquilles. (Inutile de discuter politique avec les policiers, c’est
souvent perdre de l’énergie ou se faire piéger par des discussions
apparemment anodines.) Attention, les flics manipulent souvent les PV
(procès-verbaux), il faut bien les relire avant de les signer. Ne pas
hésiter à demander de modifier certains passages de sa déposition.

Le fichage génétique (ADN) est souvent exigé lors de la garde à vue.
Refuser de donner son ADN constitue un délit (passible d’amende et de
prison) mais dans les faits les poursuites ne sont pas systématiques, et
les condamnations sont souvent légères (pas de prison ferme) quand le
prévenu invoque un refus politique du fichage génétique et quand il est
soutenu par des associations, des collectifs. Ils vont vous dire que
c’est dans votre intérêt, que le juge vous trouvera plus sympathique si
vous faites pas de manières avec ça, et qu’ils détruiront le prélèvement
si vous êtes innocent, etc. Ne les écoutez pas, ils mentent purement et
simplement. C’est beaucoup moins risqué de refuser, que d’être fiché ADN
à vie… Et on s’organisera ensemble pour payer les amendes.

La comparution immédiate est faite pour nous juger vite et mal. Il vaut
mieux demander son report pour préparer une défense solide (et changer
d’avocat si le commis d’office est mauvais). Attention, demander un
report de jugement peut déclencher une détention préventive, la prison
en attendant votre procès. Plus on a de garanties de représentation
(études, travail, domicile, témoignage de moralité qui disent que vous
êtes quelqu’un de « bien », etc.), plus on a de chances d’être laissé.e
libre jusqu’à la date du procès.

Après. Eviter de rentrer seul de manif, prendre un moment pour en
discuter ensemble… et revenir plus forts à la prochaine !

Des manifestant-es volontaires

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25/02/2010

"On s'acharne sur Cipriani et Rouillan"

Me Jean-Louis Chalanset

Le parquet s'est une nouvelle fois opposé, mercredi, à ce que Georges Cipriani, un membre d'Action directe emprisonné depuis 23 ans, bénéficie d'un régime de semi-liberté. Son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, dit sa colère.

Le tribunal d'application des peines (Tap) de Paris a accordé, mercredi, un régime de semi-liberté à Georges Cipriani, 59 ans, l'un des deux derniers anciens d'Action directe encore en prison. Mais l'appel aussitôt formulé par le parquet de Paris suspend cette mesure. Détenu depuis 1987, Cipriani, comme Jean-Marc Rouillan, Nathalie Menigon et Joëlle Aubron - le "noyau dur" du groupe terroriste d'extrême-gauche des années 1980 - a été condamné à deux reprises à la réclusion criminelle à perpétuité pour les assassinats de René Audran, inspecteur général de l'armement, en 1985, et de Georges Besse, PDG de Renault, en 1986.

Jean-Louis Chalanset, l'avocat de Cipriani et de Rouillan - à 57 ans, ce dernier a été remis en détention en 2008 pour avoir enfreint, dans une interview à L'Express, l'interdiction d'évoquer les faits incriminés - dénonce "l'acharnement judiciaire" qui, selon lui, frappe les anciens membres d'Action directe.

Comment réagissez-vous à cet appel du parquet?

Je m'y attendais, malheureusement. L'année dernière, il avait bénéficié d'une mesure identique et le parquet avait également fait appel. Il opposait à Cipriani le fait de ne pas avoir indemnisé les victimes, de ne pas présenter un "projet professionnel" suffisant - il devait travailler 24 heures par semaine dans une association caritative - et d'être "manipulable" parce que trop fragile psychologiquement. Cette fois, il avait la possibilité de travailler une trentaine d'heures pour la banque alimentaire et le Secours populaire. Il devait indemniser les victimes, même si, compte tenu de son petit salaire, il s'agit évidemment d'une mesure symbolique. Mais là, encore, on lui dit non. C'est la quatrième fois, depuis 2005, qu'on lui refuse cette mesure de semi-liberté. Le parquet fait preuve d'acharnement.

En quoi?

Georges Cipriani a près de 60 ans. Il est détenu depuis plus de 23 années, c'est à dire qu'il a purgé cinq ans de plus que la peine incompressible qui avait été prononcée. Il me paraît évident qu'il n'y a aucun risque de récidive. C'est un homme malade [il a séjourné en hôpital psychiatrique - NDLR] même si l'administration ne prend pas en compte les affections psychiatriques. En fait, cela va au-delà de l'acharnement: nous sommes face à une volonté d'anéantissement de la personne. C'est une forme de vengeance d'Etat à l'encontre des anciens d'Action directe. Quel que soit le regard que l'on porte sur leur passé, il faut bien constater que la France est le dernier pays à détenir des activistes pour des faits remontant aux années 1980. En Italie et en Allemagne, les personnes emprisonnées à cette période, pour des faits plus graves encore, ont été relâchées.

Où en est Jean-Marc Rouillan, le fondateur d'Action directe?

Depuis mai 2009, il sait qu'il est atteint d'une maladie dégénérative rare [le syndrome d'Erdheim Chester, une maladie qui calcifie certains organes - NDLR]. En France, il n'y a qu'un spécialiste pour ce type d'affection, à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière (XIIIe arrondissement de Paris). Actuellement, Jean-Marc Rouillan se trouve à la prison de Fresnes pour six semaines, mais d'ordinaire il est détenu près de Toulouse. A ce jour, il n'a toujours pas été examiné par ce spécialiste, qui est pourtant prêt à le recevoir! Il n'a aucun traitement adapté. En décembre dernier, nous avons déposé une plainte pour non-assitance à personne en danger. En octobre, j'ai également déposé une nouvelle demande de libération conditionnelle.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/on-s-acharne-sur-cipriani-et-rouillan_851288.html

18:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Intersquat - ATTAQUE FRONTALE du 20 au 28 mars 2010 à Grenoble

2010-03_Grenoble_Festival_Intersquat.jpg
ATTAQUE FRONTALE du 20 au 28 mars 2010 à Grenoble

C'est la fin de l'hiver. C'est le retour des expulsions.
Eh oui, car pour les squatteureuses, les mal-logé-es, les Rroms, les
sans-papiers, les personnes ayant des difficultés à payer leur loyer, le
retour des beaux jours, cela signifie également la fin de la trêve
hivernale.
Pour montrer que des formes de solidarité collective existent contre ces
sombres aberrations, et pour faire la lumière sur les méfaits de la
propriété privée, du 20 au 28 mars 2010 se tiendra une « Attaque frontale
»: un festival intersquat contre les expulsions et la propriété privée,
pour se réapproprier la ville. Durant ce festival, de nombreuses activités
seront organisées par / dans différents squats de l'agglo grenobloise: une
semaine de concerts, projections de films, balades, repas vegans,
discussions, et bien plus encore, pour faire front face aux politiques
gestionnaires qui nous pourrissent la vi(ll)e.
En effet, investisseur-euses privé-es et décideur-euses publics-ques
entretiennent une logique d'aseptisation de la ville: destruction des
quartiers populaires au profit de complexes HQE (Haute Qualité
environnementale) pour cadres dynamiques du CEA (Commissariat à l'Energie
atomique), expulsion et répression des populations gênantes... A Grenoble
comme ailleurs, la gentrification bat son plein.
Et ce ne sont pas les élections régionales des 14 et 21 mars qui pourront
apporter des solutions: quelle que soit leur appartenance politique, les
élites au pouvoir continueront d'entretenir ces logiques urbaines et
sociales.
Parce que nous sommes tou-tes confronté-es à des difficultés de logement,
pour pouvoir affronter collectivement ces questions, et parce que nous ne
sommes pas une avant-garde éclairée, nous vous invitons à participer à
cette « Attaque frontale », une mise en lumière de la ville de Grenoble à
faire pâlir d'envie la MC2...

FESTIVAL INTERSQUAT
contre les expulsions et la propriété privée... réapproprions-nous la ville!

Plus d'infos à venir sur:
http://grenoble.squat.net/

L'affiche du festival (grand format):
http://grenoble.squat.net/2010-03_Grenoble_Festival_Intersquat-B.jpg

Pour nous contacter:
attaque-frontale at squat.net

NB: Pour la période du festival, on essaiera d'héberger tout le monde,
mais n'hésitez pas à venir avec des tentes, plusieurs squats ont des
jardins qui seraient à vous accueillir également de cette manière...
Envoyez un mail à l'avance pour nous prévenir de votre arrivée SVP. Début
mars, un programme d'activités plus précis devrait être publié, histoire
de vous donner un peu plus envie de participer.

07:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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