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10/04/2009

feu hôtel Ibis Strasbourg black blocs

bb stras 1.JPG

 

00:14 Incendie de l’hotel Ibis de Strasbourg : la version des faits donnée par la police remise en cause par de nombreux témoignages
lundi 6 avril 2009
par admin
Communiqué de la Legal Team de Strasbourg. Lundi 6 avril 2009 00h14
Incendie de l’hotel Ibis de Strasbourg : la version des faits donnée par la police remise en cause par de nombreux témoignages.
Plusieurs témoignages font état de l’impossibilité de l’origine de l’incendie de l’hotel Ibis par des manifestants. Les vitres et les portes ont été enfoncées par des manifestants, et le mobilier a été sorti de l’hotel pour alimenter la barricade qui se trouvait devant.

mobilier Ibis brûle + crs.JPG

La police provenant des rues adjacentes de l’hotel a évacué les alentours de l’établissement dans une charge, et a contrôlé l’ensemble de la place devant l’hotel. Il n’y avait à ce stade aucun incendie de l’Hotel Ibis. Un autre témoignage publié sur internet déclare : "nous étions au 1er rang lorsque les flics ont lancé leur 1ère charge, et ce qui est sûr est qu’il n’y avait aucun signe d’incendie dans l’hôtel à ce moment. ce qui signifie : soit il y avait un petit début d’incendie donc on ne voyait rien de l’extérieur, et dans ce cas il était facilement maitrisable, mais d’après ce qu’on voyait rien de cela, car ni flamme ni fumée, soit la cause de l’incendie ne provient pas des manifestants.

 

feu bâtiment stras.jpg

black block Ibis.JPG

" Un groupe qui se situait "près de l’église taguée à 50 m des deux bâtiments" témoigne, concernant l’hotel Ibis, qu’ils ont été témoins de "tirs tendus des hélicoptères de fusées gaz lacrymogènes et de fusées incandescences" qui ont touchées ce bâtiment avant de s’embraser Sur une video publiée sur youtube, le cameramen déclare à la fin du film " ils les envoient de l’hélico" ( sous-entendu : les fusées lacrymo et incandescantes) (http://www.youtube.com/watch?v=PnfH...) Deux autres témoignages que nous avons recueillis affirment que la police maitrisait l’espace autour de l’hotel Ibis lorsque l’incendie s’est déclaré, et que les manifestants étaient à distance. Enfin d’après plusieurs témoignages la police française aurait renvoyé les pompiers allemands arrivés rapidement sur le site. Au total au moins douze témoignages concordants remettent sérieusement en cause la version des faits avancée par la police, et relayée largement par les médias. Rappelons que la ministre de l’intérieur Mme Alliot-Marie, à propos de l’hotel Ibis a parlé aujourd hui d’ "incendie volontaire" et de "tentative d’homicide volontaire". La legal team de Strasbourg recueille d’éventuels autres témoignages. tel : +33 (0)3 68 46 02 62.

EPA Ibis grosse lance.JPG Lances Ibis EPA part du feu.JPG

stras port du rhin 014.JPG

20:48 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Black Bloc LOPSI Périclès HADOPI NO NATO

Michèle Alliot-Marie a annoncé mercredi son intention d'étudier la possibilité de mettre en place des mesures, éventuellement législatives, pour empêcher quiconque de participer à des manifestations en dissimulant son visage, notamment à l'aide de cagoules. "Je constate qu'à l'intérieur des manifestations, il y a un certain nombre de gens qui ne viennent pas du tout pour la manifestation mais, profitant d'être dissimulés derrière des cagoules, pour commettre un certain nombre d'exactions", a remarqué la ministre de l'Intérieur à l'issue du Conseil des ministres. Elle a demandé à ses services de "réfléchir dans les plus brefs délais" à la mise en oeuvre de mesures pour empêcher les actions violentes de personnes encagoulées pendant les manifestations.

SA400301.JPG

Cela pourrait éventuellement aboutir à "introduire dans la Lopsi (loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure) des dispositions permettant d'interdire ce type d'action par des gens qui, de toute évidence, sont des voyous", a précisé la ministre. Cette décision intervient quelques jours après que des violences ont été commises samedi par des personnes cagoulées, a rappelé la ministre. L'après-midi, un hôtel où des policiers étaient hébergés avait été incendié en marge du sommet de l'Otan à Strasbourg, tandis que le soir à Bastia, lors d'une manifestation nationaliste pour protester contre les "violences policières", 70 membres des forces de l'ordre avaient été blessés, dont trois grièvement. "Ceux qui manifestent pour leurs idées jamais ne dissimulent leurs visages", a estimé la ministre, mais ceux qui se masquent "viennent pour casser, piller, s'attaquer aux forces de l'ordre", selon son entourage.

Les cagoules interdites en Allemagne

Cette "réflexion" engagée par ses services devrait intégrer l'étude de "ce qui se fait dans certains pays étrangers", notamment en Allemagne où, depuis une loi de 1985, les protestataires n'ont pas le droit de prendre part à une manifestation "dans un accoutrement ou avec des ustensiles à même d'empêcher que soit constatée leur identité". Les contrevenants, passibles en théorie d'un an de prison et d'une amende, peuvent y être exclus de la manifestation sur-le-champ par la police. L'efficacité de cette interdiction dépend toutefois de la marge de manoeuvre de la police pour la faire respecter. En effet, procéder à des interpellations au sein d'une manifestation "présente des dangers, à la fois pour les manifestants pacifiques et pour ceux qui interviennent", selon la police.

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Si manifester avec une cagoule est rare en France, à l'exception de la Corse où cela constitue une "tradition", en revanche, "depuis quelques années, nous avons une clientèle qui utilise la mode de la jeunesse : une casquette avec une capuche par-dessus", selon un policier spécialisé. Seulement, souligne-t-il, "comment distinguer si tel manifestant arborant casquette et capuche rabattue ne fait que suivre cette mode, ou s'il l'utilise en vue de commettre des actions sous couvert de l'anonymat ?". Quant aux foulards dont d'autres se recouvrent le visage, cela peut aussi "n'être que pour se protéger des gaz lacrymogènes", ajoute-t-il. En France, la police peut d'ores et déjà interpeller toute personne "qu'elle soupçonne de porter une arme (à feu, blanche ou par destination, tels que manches de pioche, barres de fer, batte de base-ball). Le député UMP Didier Julia a déposé mercredi une proposition de loi visant à "interdire", comme en Allemagne, "le port de cagoule et de tout autre moyen de masquer le visage lors de manifestations ou attroupements".

 

C’est la ministre de l’intérieur, MAM, Michèle Alliot-Marie, qui souhaiterait prendre des mesures, peut-être législatives pour mieux contrôler les manifestants en leur interdisant de se cacher le visage … Exit donc capuches et cagoules !

Mais le gouvernement français n’est pas le seul à s’interroger sur la capuche … La Grèce, en proie à des manifestations très violentes, veut aussi agir de la sorte. Car là bas, malgré la chaleur, la koukoula, la capuche grècque est portée partout et en toute occasion ! Il y a même eu une journée de la capuche …

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Ce phénomène vestimentaire gène la police, pour identifier, un certain nombre de personnes, qui viennent aux manifestations pour commettre des exactions et qui se cachent derrière leur cagoule … En Allemagne, une loi qui date de 1985, empêche les manifestants de porter tout vêtement qui cache l’identité …

En France, il est ainsi identifié des personnes portant capuche et casquette par dessus. La loi LOPSI, qui signifie Loi d’Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure devrait donc intégrer ce type d’accoutrement comme le député UMP Didier Julia l’ a proposé dans son amendement qui veut interdire (comme en Allemagne), le port de cagoule et de tout autre moyen de masquer le visage lors de manifestations ou attroupements.

Bientôt, il faudra faire attention avant de s’habiller le matin avant d’aller au travail ou pour les jeunes d’aller à l’école ou à la fac … A quand l’uniforme pour tous ?

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LOPSI 2 : Que disait la Lopsi au fait ?

La Loi d’Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure a été publiée le 29 aout 2002.

(texte de la loi en fichier joint -PDF en bas de la page)

Le texte a été proposé par le gouvernement (projet de loi)

député rapporteur : Christian Estrosi

sénateur rapporteur : Jean Patrick Courtois

la loi a été votée selon la « procédure d’urgence » (un seul vote dans chaque assemblée)

La loi avait, comme d’habitude, soulevé un concert d’indignations.

On a l’impression que cette loi fait partie d’un vaste mouvement de militarisation de la lutte contre les comportements illégaux, déviants et anti-sociaux.

Sur la forme, les dispositions importantes sont présentées dans une annexe à la loi elle même.

L’astuce est la suivante : la loi comporte 5 articles. Les articles 2, 3 4 et 5 sont présentés in extenso ( comme sont présentées les lois d’habitude).

En revanche, l’article 1 dit simplement :

« Les orientations de la politique de sécurité intérieure figurant à l’annexe 1 sont approuvées »

Ladite annexe 1 ne se présente pas sous la forme d’un texte de loi avec d’une part les ’considérants’ (motifs de la loi) et d’autre part les dispositions d’ordre normatif. Elle mélange les deux.

Pour prendre un exemple, le chapitre 2 du titre II de la seconde partie de l’Annexe déclare : « l’augmentation de la délinquance comme son changement nécessitent d’alléger un certain nombre de contraintes procédurales ».

L’article 1 de la LOPSI approuve donc cette affirmation.

Sur le fond, la LOPSI dresse un parallèle entre la sécurité extérieure (qui est assurée par les militaires) et la sécurité intérieure (qui est assurée par les policiers et les gendarmes).

Ces forces de sécutité intérieure doivent veiller « au maintient de la paix et de l’ordre public ».

La phrase suivante résume à elle seule l’ensemble du texte :

« Tous les moyens humains et matériels nécessaires seront mis en oeuvre pour faire disparaître les zones de non-droit du territoire français. »

La fin de l’annexe tourne carrément au war-game puisqu’il est prévu d’équiper les personnels de « lanceurs de balles de défense, gilets pare-balles, protection nucléaire, biologique et chimique »

Concernant l’informatique et internet, trois axes sont approuvés :

1) L’interconnexion des fichiers de la police et de la gendarmerie.

2) l’accès à tout policier ou gendarme, où qu’il se trouve, des données contenues sur ces fichiers.

3) l’intervention informatique de la police et de la gendarmerie dans les données des suspects. L’essentiel de ce troisième point est contenu dans une seule phrase :

« il sera élaboré un texte permettant aux officiers de police judiciaire, agissant dans le cadre d’une enquête judiciaire, sur autorisation d’un magistrat, d’accéder directement à des fichiers informatiques et de saisir à distance par la voie télématique ou informatique les renseignements qui paraîtraient nécessaires à la manifestation de la vérité »

ci joint, le texte de la LOPSI

passages soulignés = les grandes lignes

passages surlignés = les dispositions concernant l’informatique et internet.

http://www.globenet.org/prive/vignettes/pdf.png

 

LOPSI 2 : retour sur l’affaire Timberlinebombinfo

Ici en France, une nouvelle loi, dite provisoirement « LOPSI 2 » doit autoriser la police à utiliser des logiciels espions (spywares) pour ’écouter’ les ordinateurs des particuliers sur autorisation d’un juge. Dans ces circonstances, il nous semble intéressant de revenir sur l’affaire « Timberlinebombinfo ».

LOPSI 2 : Retour sur l’affaire Timberlinebombinfo.

La future loi destinée à permettre à la police française de placer des logiciels espions a été annoncée par "Le Figaro" le 14 décembre

Dans ces circonstances, il nous semble intéressant de revenir sur l’affaire « Timberlinebombinfo » ; ici résumée par O1.Net

Ci après, non traduits et très légèrement mis en forme, des extraits des 18 pages de la déposition de l’agent du FBI qui a installé ou utilisé le spyware (CIVAM dans le langage judiciaire américain) pour ’logger’ le jeune lycéen et auto-proclamé cyber-génie (ses mails valent le détour).

Cette déposition préfigure la manière dont, en France, la LOPSI 2 va être le complément, pour ainsi dire naturel du décret du 24 mars 2006 (conservation des données pen dant 1 an)

(dans le cadre américain c’est le fameux « Patriot Act » qui est invoqué par l’agent, tant pour les demande de « log » aux FAI que pour l’utilisation du spyware).

Cette déposition vous montre aussi, concrètement, ce qui se passe quand no-log (ou un autre FAI) reçoit une demande de logs sur réquisition judiciaire. (autres remarques après les extraits de la déposition)

Glossaire express :

• affidavit = témoignage devant une cour de justice.

• warrant = autorisation légale (typiquement un mandat de perquisition)

• the United States = dans un cadre judiciaire : le gouvernement américain.

• to broadcast = diffuser

• the unknown subject = ici l’individu anonyme

• a threat = une menace

• a hint = une suggestion

• heirein = en ce lieu (langage protocolaire)

• to jeopardize = mettre en péril

WESTERN DISTRICT OF WASHINGTON

AFFIDAVIT number MJO7-5114

of JUNE 12 2007

« U.S. FBI Special Agent Norman B.Sanders being duely sworn depose and say »

« I am a special agent for the Federal Bureau of Investigations... I am currently assigned to the the Seattle Office’s Cyber Crime squad ...

I submit this affidavit in support of the application of the United States for a search warrant.... Essentially, if a warrant is approved, a communication will be sent to the computer being used to administer :

www.myspace.com (« MySpace »)

user account « Timberlinebombinfo »....

In this manner, the FBI may be able to identify the computer and/or user of the computer that are involved in commiting criminal violations of the United States Code ...

More specifically, the United States is aplying for a search warrant authorizing :

a) the use of a computer and Internet Protocol Adress (« IP adress ») Verifier ... [footnote : Section 216 of the USA Patriot Act]

b) ... to send network level messages containing the activating computer’s IP adress ans/or MAC adress....

c) That the FBI receives and read within ten days, at any time of day or night, the information [given by the CIPAV]

In general, a CIPAV utilizes standard internet computer commands commonly used over area networks (LANs)... the exact nature of these commands.... is classified.

As such, the property to be acessed by the CIPAV request is the portion of the activating computer that contains environnemental variables and/or registy-type information such as

the computer’s true assigned IP adress,

MAC adress,

open communication ports,

list of running programms,

operating systems (type, version, and serial number) internet browser and version,

langage encoding,

registered comuter name,

registered company name,

current logged-in use name,

and Uniform Ressource Locator (URL) that the target computer was previously connected to.

An Internet service Provider (ISP) normally controls a range of several hundred (or even thousands) of IP adresses, which it uses to identify its customers’ computers.

IP adresses are usually assigned « dinamically » : each time the user connects to the internet, the customer’s computer is randomly assigned one of the available IP adress controlled by the ISP.

The consumer’s customers retains that IP adress until the user disconnects...

Once the user disconnects ... that IP adress becomes available to other customers who connect thereafter.

However) ISP business customers will commonly have a permanent, 24-hour Internet connection to which a « static » (i.e. fixed) IP adress is assigned.

Every time a computer accesses the Internet and connects to a web site, that computer broadcasts its IP adress along with other environment variables. These environment variables ... may assist in locating the computer ...

The hard drive of some computers contain registry-type information. A registry contains ... informations about what Operating System software and version is installed, the product serial number of that software, and the name of the registered user of the computer.

Sometimes, when a computer connects to a software vendor’s website for the purpose of obtaining a software upgrade, the web site retrieves the computer’s registry information stored on its internal hard drive.

THE INVESTIGATION

.... On June 4, 2007, Timberline High School received a bomb threat [by] e-mail from sender

« dougbriggs123@gmail.com »

On June 5 ; 2007, the unknown subject sent a email from « dougbrigs@gmail.com stating... « Oh, and for the police officers and technology idiots at the district office trying to track this e.mail... I can give you a hint. The e.mail was sent over a newly made gmail account, from overseas in a foreign country. ... So, good luck talking with Italy about getting the identity of the person who owns the 100Mbit dedicated server »

In another e-mail, the unknown subject states the following : « HAHAHA... it’s coming from Italy. Oh, and this e.mail will be [sent] behind a proxy behind the Italy server ».

School administrators ordered an evacuation of the school on June 5, 2007

On June 7, 2007, Detective Jeremy Knight, Lacey Police Department, received information from the Thurston County Sheriff’s office which had received a complaint from a person identified as A.G.

A.G stated that he had received an information through myspace.com from the MySpace profile of

« Timberlinebominfo »....

On June 8, 2007, Comcast Internet, New Jersey, reported that residential adress ...... received Comcast Internet services from the following suscriber :

S.... S..... ............. ; WA .......

Telephone .........

Dynamically Assigned Active Account

Account number : 8498380070269681

On June 4, 2007 ; Google provided suscriber, registration and IP Adress log history for the e-mail adress

« dougbriggs123@gmail.com.

• Status : enabled

• Name Doug Briggs

• Created on : 03-Jun-2007

• Lang : en

• IP : 80.76.80.103

• LOGS : All times are displayed in UTC/GMT dougbriggs123@gmail.com

• Date/Time IP

04-Jun-2007 05:47:29 am 81.27.207.243

04-Jun 2007 05:43:14 am 80.76.80.103

03-Jun-2007 06:19:44 am 80.76.80.103

On June 6, 2007, a SmartWhoIs lookup of IP Adress 80.76.80.103 resolved to :

Sonic S.R.L., Via S.Rocco 1, Grumello Del Monte, Italy

Phone +3903544912.., Email .....@sonic.it.

[Our service] connected to http://sonic.it, which displayed an Italian business webpage for Sonic SRL Internet service provider.

On June 7, 2007, a request t MySpace for suscriber and IP Adress logs for MySpace user

« Timberlinebominfo »

provided the following results :

• USER ID : 199219316

• first Name : Doug

• Last Name : Briggs

• Gender : Male

• date of Birth : 12/10/1992

• Age : 14

• Country : US

• City : Lacey

• Postal Code 985003

• region : Western Australia

• User Name : timberlinebombinfo

• Sign up IP adress 80.76.80.103

• Sign up Date : June 2007 7:49PM

• Delete Date N/A

• Loging Date : June 7, 2007 7:49:32:247 PM

• IP Adress 80.76.80.103

FBI Seattle Division contacted FBI Legate Attache Rome, Italy and an official request was provided to the Italian National Police requesting assistance in locating Sonic SRL and locating the compromized computer utilizing IP Adress 80.76.80.103.....

Compromized computers are generally infected with computer viruses, trojans, or other malevolent programs which can allow a user the ability to control computer(s) on the internet...

It is common for individuals engaged in illegal activity to access and control compromised computer(s) to perform malicious acts in order to conceal their originating IP adresses.

Based on training, experience, and the investigation described herein, I have concluded that using a CIPAV on the target MySpace « Timberlinebombinfo » account may assist the FBI to determine the identities of the individual(s) using the activating computer.....

The CIPAV will be deployed through an electronic messaging program from an account controlled by the FBI.

After the one-time search, the CIPAV will function as a pen registrer device and record the routing and destination adressing information for electronic communications originating from the activating computer.

The pen register will record IP adress, date, and times of the electronic communications, but not the contents of such communications, and forward the IP adress data to a computer controlled by the FBI for a period of 60 days.

CONCLUSION

assuming providing notice would ... jeopardize the investigation.... , I request permission to ask this court to authorize an additional delay in notification ... because there are legitimate law enforcement interests that justify an unannounced use of the CIPAV ...

I ask this court to authorize the proposed use of the CIPAV without the prior announcement of its use.

remarques finales :

L’investigation est très rapide, presque instantanée :

• le 4 juillet, le collège reçoit la menace

• le jour même, Google fournit les logs

• le 6 juillet, la police locale est informée de l’existence du compte « timberlinebombinfo »

• le jour même, MySpace fournit les logs

• le 6 juillet également, le FBI contacte la police italienne.

Le spyware n’espionne pas le contenu des messages : l’autorisation n’est demandée que pour les données de connexion (les mêmes qui sont demandées par la LCEN), en aucun cas sur le contenu des communications. Apparemment le ’Patriot Act’ ne l permet pas.

L’autorisation est secrète :

C’est toute la différence entre l’autorisation demandée et un mandat de perquisition. L’agent du FBI demande l’autorisation de perquisitionner l’ordinateur, mais secrètement en en ouvrant silencieusement les serrures informatiques. Cela revient à demander l’autorisation d’entrer au domicile d’un suspect en son absence et à fouiller secrètement dans ses affaires.

 

La loi Lopsi numéro 2 (loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure) sera présentée sous peu au vote au Parlement. Le texte envisage toute une série de mesures qui concernera au premier rang le domaine des nouvelles technologiques (voir notre présentation en février 2008). Selon Michèle Alliot-Marie, ce texte ne vise pas à « surveiller à la "Big Brother". Il s'agit de protéger les utilisateurs d'Internet. »

On sait que le texte va grandement faciliter les captations à distance des données numériques se trouvant dans un ordinateur (perquisition numérique) ou transitant par lui (approche « radar »). Ceci « permettra, par exemple, la captation de données au moment où elles s'affichent sur l'écran d'un pédophile ou d'un terroriste ». Le Monde donne à ce titre quelques précisions sur ce chapitre. La loi va autoriser l’introduction d’un cheval de Troie dans les ordinateurs, évidemment sans le consentement de l’intéressé, mais avec l’aval d’un juge. Il sera alors possible d’accéder aux données, de les collecter, les enregistrer, les conserver, les transmettre, « écouter » les frappes au clavier, etc. Selon nos confrères cette surveillance pourra durer jusqu’à huit mois (quatre mois mais renouvelable une fois) et être mise en place à n’importe quelle heure.

Selon les données qui furent distillées dans le passé, les logiciels espions ne seraient circonscrits qu’à certaines infractions commises en bande : terrorisme, pédophilie, meurtre, torture, trafic d’armes et de stupéfiants, enlèvement, séquestration, proxénétisme, extorsion, fausse monnaie, blanchiment et aide à l’entrée et séjour d’un étranger. À l‘instar de l’Allemagne, l’objectif de la LOPSI version 2.0 (la première fut votée en 2002) sera de mettre à jour les moyens des forces de l’ordre face aux nouvelles technologies. Comme nous l’indiquions, ce genre de texte pose plusieurs problèmes épineux. Spécialement, quel sera le degré d’implication des éditeurs de solutions antivirus ? Les spywares légaux seront-ils volontairement oubliés ou devront-ils être détectés comme n’importe quel pourriciel ? En cas de collaboration active, comment feront les autorités pour s’accorder avec un éditeur d’un pays étranger sans liaison particulière avec la France (ni traité, ni accord international) ?

Rédigée par Marc Rees le jeudi 26 juin 2008 à 10h44

La CNIL devra se prononcer sur le futur fichier de gendarmerie Périclès, qui pourrait comprendre de nombreuses données personnelles. La préparation de la future loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Lopsi), que le gouvernement souhaiterait soumettre au conseil des ministres à l'automne, oppose deux camps. D'un côté, les tenants d'un arsenal judiciaire toujours plus développé, de l'autre, ceux qui reconnaissent l'efficacité des nouveaux instruments, mais s'inquiètent pour les libertés publiques. Trois chantiers prioritaires illustrent les crispations. Le fichier Périclès.

 

 

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07/04/2009

CRS vs anti otan pacifistes

<div><object width="480" height="381"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8vurv_echauffourees-lors-... name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8vurv_echauffourees-lors-..." type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="381" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x8vurv_echauffourees-lor... lors de la manif anti otan à Strasbourg</a></b><br /><i>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/samka20">samka20</a>&...>

10:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/02/2009

« saboter l’antiterrorisme »

 


 

Accueil du site > Sur le terrain > Sous les pavés, la rage ; dans les couloirs du métro, la baston.
Saboter l’antiterrorisme ? Des milliers de manifestants se sont bougés les fesses, cet après-midi, pour participer à une journée d’action contre le sort fait aux anarcho-autonomes. Et encore davantage de CRS, postés tout au long de l’itinéraire… Une mobilisation policière impressionnante, mais pas suffisante pour mettre bas toute résistance : dans les couloirs de la station Denfert-Rochereau, un face-à-face violent a opposé des manifestants aux policiers. Images.

Sous les pavés, la rage ; dans les couloirs du métro, la baston.

samedi 31 janvier 2009, par JBB

La mobilisation était là : plusieurs milliers de manifestants ont répondu présents à l’invitation à « saboter l’antiterrorisme » et à défiler en soutien aux inculpés de Tarnac. Ce qui fait (quand même) un paquet de fiers supporters de cette « mouvance anarcho-autonomes » qui donne des cauchemars à Michèle Alliot-Marie… Pas assez - toutefois - pour effacer la présence policière : il y avait tellement d’uniformes qu’on aurait pu penser à un mouvement de revendication des CRS… Ils étaient partout, encadrant de très près le cortège, barrant chaque avenue, chaque rue et chaque ruelle croisées. Tout était bloqué, en un déploiement de forces de l’ordre réellement impressionnant. Des CRS par-ci, des CRS par-là, des flics en civil en veux-tu en voilà, et des policiers en uniformes pour faire bonne mesure. Bref : du bleu, partout.

Petite ou vaste, chacune des rues croisées était barrée d’un cordon de CRS, avec toujours un ou deux policiers caméra à la main, histoire de filmer la manifestation.

Aux fenêtres d’un hôtel surplombant directement l’itinéraire de la manifestation, deux policiers équipés de puissants appareils photo. Souriez, vous êtes fichés…

Canons à eau de sortie. Pour rien, finalement : ils n’auront pas été utilisés.

Pourtant… Malgré une atmosphère plutôt tendue, en dépit de l’envie évidente de certains d’en découdre, le cortège s’est déroulé sans incidents. Beaucoup de pétards et de feux d’artifice artisanaux, énormément de slogans appelant à mettre bas l’Etat policier, une proportion non négligeable de manifestants masqués, quelques jets d’objets variés sur les forces de l’ordre… Et puis rien d’autre, sinon une fin de manifestation dans la bonne humeur et en musique. Parfait ? Presque…

Aux alentours de 18 h, il ne restait plus grand monde place Denfert-Rochereau, terminus de la manifestation. Progressivement, dans le calme et sans prêter grande attention aux CRS barrant chacune des rues donnant sur la place, les manifestants quittaient les lieux, s’engouffrant dans le métro. Passaient les portillons et…
Ceux qui se sont dirigés vers le RER ont eu la surprise de tomber sur un face à face tendu entre policiers et manifestants.

Tout avait démarré quelques minutes plus tôt, quand les policiers en faction derrière les portillons de RER ont interpellé un jeune noir [Le motif de l’interpellation - pour peu qu’il y en ait un - n’est pas clair. Je pensais, comme d’autres manifestants, qu’il lui était reproché de ne pas avoir payé son ticket. Plusieurs commentaire ci-dessous soulignent le contraire - ainsi que d’autres billets de blog - , avançant que le jeune avait justement un ticket en règle. Et que seule la couleur de la peau lui a valu d’être soumis à ce contrôle d’identité]. Chez une trentaine de personnes, l’arrestation a fait éclater une colère jusqu’alors rentrée. Très vite, la pression est montée et la confrontation s’est fait plus violente, les manifestants sommant les forces de l’ordre de libérer le jeune homme, maintenu dans un coin et entouré d’uniformes. Quand deux policiers l’ont ceinturé violemment, le faisant tomber à terre et le frappant, les injures ont laissé place à des coups, échangés des deux côtés. Débordés, les policiers ont alors fait appel à des renforts, essayant de s’extraire de ce coin de couloir de métro où ils étaient bloqués par ces militants très remontés.

[1]

Pour se dégager, les flics ont copieusement usé de la matraque, peinant toutefois à se frayer un chemin et à emporter leur proie. Ils n’y seraient d’ailleurs peut-être pas parvenus sans l’arrivée d’une dizaine d’autres policiers et l’emploi de lacrymos. Un usage convaincu de la matraque et de la gazeuse qui leur a finalement permis de se libérer du petit groupe, emportant avec eux leur prisonnier et laissant flotter sur leur passage, dans les couloirs du métro, un copieux nuage de gaz. Fin de l’épisode.

 

Et ? Ben… les manifestants présents n’ont finalement pas réussi à libérer le jeune homme. Mais il s’en est fallu de peu. Reste ce réjouissant sentiment que, même quand la police semble avoir le contrôle absolu de la situation, elle ne maîtrise pas tout. Et aussi cette colère sourde et massive qui monte, suffisante pour faire reculer - au moins un temps - les forces de l’ordre. C’est déjà pas mal, non ?

 

[Edit, dimanche à 9 h 50.] Après cet épisode souterrain, Infozone mentionne de nombreuses arrestations dans les souterrains du métro : « Dans les couloirs non seulement la respiration est difficile, mais les policiers bousculent violemment tout ce qui bouge, sans discernement aucun. Les usager(e)s paniquent, ils ne comprennent pas ! Les chiens du capital en profitent pour procéder a des arrestations musclées sous des prétextes fallacieux comme ’outrage’ (on est forcement grossier avec du gaz plein la gorge) ou ’possession de stupéfiants’ (la dangereuse mouvance de l’ultra beuh). D’autres furent également arrêtés a l’entrée pour jet de projectiles, surement sur témoignages des policiers. 15 arrestations au total… »

Par ailleurs, Infozone explique que le jeune interpellé était un sans-papier.

Notes

[1] Il me manque les photos des moments les plus violents, ainsi que de l’emploi des lacrymos. Mes maigres compétences en la matière, conjuguées à la tension du moment, m’auront fait rater ces clichés. Désolé.


68 Messages de forum

  • il y avait effectivement du monde cet après-midi, en tout cas plus que je ne l’espérais.

    Mais quel silence !

    Peu de slogans et surtout peu de gens pour les reprendre en coeur.

    Je ne sais pas si c’est le trop-plein bleu marine ou le froid mais, à part la fanfare et les clows de fin de cortège, rien ne pouvait nous empêcher d’entendre distinctement les pétards.J’avais l’impression de suivre un cobillard.

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    • C’est vrai que l’ambiance était lourde et pesante, en grande partie à cause du « trop-plein bleu marine ». Et puis, il y a avait un truc dans l’air, ça donnait l’impression de pouvoir péter à n’importe quel moment.

      « à part la fanfare et les clows de fin de cortège, »

      Clair que la Brigade activiste des clowns -même en petit comité - a la classe. Il y avait aussi un peu de zik, ça réchauffait un brin.

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      • « C’est vrai que l’ambiance était lourde et pesante, en grande partie à cause du « trop-plein bleu marine ». Et puis, il y a avait un truc dans l’air, ça donnait l’impression de pouvoir péter à n’importe quel moment. »

        C.Q.F.D. Sans doute faudra-t-il bien d’autres fois battre le pavé, mais on sent sourdre une exaspération qui monte jour après jour sans que l’on sache exactement quand, pour quoi et si cela va péter. Pour ma part je ne vois pas d’autre issue pour sortir de cette fange nauséabonde dans laquelle L’Ubu qui gouverne est en train de faire glisser le pays.

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    • Un dicton dit qu’il n’ y a a pas plus dangereux qu’une manifestation silencieuse...le silence de la colère, le silence de la honte d’être dans ce pays de merde, crier c’est libérer une energie...je prefère cent fois une manif silencieuse et determiné qu’une manif bruyante et dian dian...

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      • Sous les pavés, la rage. 1er février 13:41, par JBB

        Il y a quelque chose de ça, une rage sourde et à fleur de peau.

        « je prefère cent fois une manif silencieuse et determiné qu’une manif bruyante et dian dian... »

        Je suis assez d’accord avec toi. Même si je pense que tout mouvement de revendication, aussi dur soit-il, ne doit jamais oublier que la joie, l’inventivité et la fête sont aussi essentiels pour qui prétend remettre en cause l’ordre de la société. Façon Reclaim the Street, par exemple.

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    • Même ambiance dans le cortège du 29 janvier à Paris, pourtant on n’a vu aucun flic à l’horizon (sauf à Opéra) et cette ambiance-là était tout du long...

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      • qques autres à partager ce constat de climat tendu, mais on constate aussi assez peu de fédération entre les manifestants et peut etre trop peu de temps passé devant les barricades à la santé où des chants de soutien, d’encouragement auraient été bienvenus pour que Julien et les autres détenus nous sentent présents, à leur coté. Je ne suis pas une grande pratiquante des manifestations mais je pense aussi que la gaieté ( tant que possible), l’union, et l’energie positive sont de bonnes armes face à cette propension à la violence de nos sociétés. Tout ce qu’ils veulent c’est qu’on s’ennerve, qu’on perde notre sang froid.Pour ne pas ressembler à une assemblée de moutons soyons humains. Merci à tous d’avoir été là et la lutte doit continuer dans nos quotidiens.

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  • Merci pour ce petit compte-rendu...

    see ya !

    Voir en ligne : Kprodukt, blog actif et militant( ?)

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  • Un article du Figaro parle (un peu) de la manifestation :

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/01/31/01011-20090131FILWWW00712-1200-manifestants-en-soutien-a-coupat.php

    Je n’en ai pas vu d’autres...

    Voir en ligne : http://carnetsfg.wordpress.com/

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  • Sur LCI,ils ont modifié leur article du début de soirée en affirmant qu’il y avait eu plusieurs policiers blessés ainsi que qques manifestants(comme d’habitude d’ailleurs avec ces brutes...),qu’en est-il ? avez vous des infos ?

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    • A part les échauffourées du métro, je n’ai pas vu d’interpellation ou de coups, sauf à compter comme tels les bouteilles et pétards qui ont été balancés sur les CRS. Mais j’ai quitté Denfert-Rochereau vers 18 h, alors qu’il restait 200 à 300 manifestants sur la place, en bonne partie en train de danser sur de la tekno. La dispersion s’est peut-être effectuée de manière violente, mais j’en doute un brin : l’ambiance n’était plus à la tension.

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  • Toujours sur ce ***** de site LCI,ils parlent de 8 policiers blessés dont 2 partis à l’hôpital et 15 interpellations en flagrant délit...En début de soirée,ils parlaient juste de la manif et ils ont modifié leur article dans la soirée en spécifiant ces incidents mais sans donner aucun faits,ni photos,aucune preuve...ça pue la désinformation encore une fois (bon,je sais le site n’est pas une référence,c clair) !!! Merci pour le compte-rendu

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  • 8 blessés chez les matraqueurs, 15 interpellations en flagrant délit pour tir de fusées, outrage à agents de la force publique ou détention de produits stupéfiants. selon la préfecture de Paris ...

    Qui traque les pseudo-anarcho-autonomes de Mâme MAM et qui ne trouve pour les coffrer qu’outrage aux bleus et détention d’herbe ... du grand n’importe quoi ... Ça donne un avant-goût de la haute teneur des preuves qu’elle est censée avoir rassemblées dans le dossier Coupat.

    Miam, l’épisode du métro. C’est si bon quand la peur change de côté ... Et cette colère qui gronde, comme tu dis ... Les français ont voulu l’exprimer calmement par les manifs du 29 , mais on leur en a détourné le message.

    Pas sur que ça les calme. La prochaine fois sera plus « rugueuse ». Enfin.

    Voir en ligne : http://merachlor.blogspot.com/

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    • Même analyse : le 29 à Lille, le cortège arrive en fin de parcours, des lancers de bouteilles, cageots, légumes, des sifflets, des insultes ... etc ... contre des CRS (visiblement inquiets mais sans réplique) et ... aucune réaction moralisatrice dans la manif. En général dans ces cas là, on entend toujours des appels au calme de la part des manifestants. Souvent, les services d’ordre des syndicats tentent de s’interposer. Cette fois-ci, rien. Une odeur de rébellion planait.

      Ils ont peur. Battons le fer tant qu’il est chaud.

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      • Dans les couloirs du métro, la baston. 1er février 10:17, par JBB

        @ Merachlor : « Qui traque les pseudo-anarcho-autonomes de Mâme MAM et qui ne trouve pour les coffrer qu’outrage aux bleus et détention d’herbe. »

        Oui, mais : attention ! La détention de cannabis en relation avec une entreprise terroriste, ça peut aller chercher loin… :-)

        @ Dogbreath : oui, c’est évident que le ressenti de la majeure partie des manifestants a évolué quant aux éventuels débordements. Et qu’il n’est plus une armée de gens pour s’interposer en appelant au calme quand ont lieu des jets d’objets divers ou des échauffourées.

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  • Un jour pas si lointain, les charognards flics, medias et politiques demanderont pardon... mais il sera trop tard... pour eux...

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  • Je me permets d’apporter une petite rectification au récit du débordement policier qui a eu lieu dans le métro Denfert en fin de manif. Ce qui pourrait paraître un détail est en fait très important. En effet, le black a été interpellé pour un contrôle d’identité alors qu’il venait de passer son ticket. Ce dernier n’était en aucun cas un fraudeur !!!!!! Et c’est parce qu’il n’avait pas ses papiers sur lui (ou peut être pas du tout) que la police l’a mis de côté, que les amis et badauds se sont révoltés et qu’ils ont fini par le plaquer au mur, le menotter et le lyncher.

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  • Soutient aux inculpé-e-s de tarnac... vous oubliez (volontairement ?) isa, juan, bruno... les premier-e-s inculpé-e-s de l’anti terrorisme, en taule depuis plus longtemps que coupat mais moins médiatisé-e-s. (la différence de classe sociale, le fait de ne pas s’exprimer dans les médias bourgeois ou d’être moins facilement acceptés par la gôche ?)

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    • Dans les couloirs du métro, la baston. 1er février 11:59, par JBB

      « vous oubliez (volontairement ?) isa, juan, bruno... »

      Faut peut-être arrêter de dire n’importe quoi et de voir des complots partout. En l’occurrence, le sort fait à Isa, Juan et Damien - comme à tous les inculpés de l’antiterrorisme - a été souvent mentionné sur ce site, entre autres ICI, LA ou encore ICI. Mais c’est tellement plus facile de faire des procès direct sans rien vérifier, hein…

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      • Dans les couloirs du métro, la baston. 1er février 13:08, par arnold
        Il est vrai qu’article 11 a deja fait mention, et plus d’une fois, d’Isa, Juan, Damien (toujours en taule), Farid, Ivan, et Bruno (qui eux sont sortis mais restent sous controle judicaire). Il serait injuste de soupçonner le site d’« oublier volontairement » nos camarades. En revanche, il est vrai également que ces « affaires » ont toutes été très peu relayées et communiquées, ni par les médias ni par les partis et organisations de gôche, et on ne peut que constater qu’évidemment l’origine social, ainsi que l’identité militante des personnes fait que le traitement est different selon les affaires.

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        • Dans les couloirs du métro, la baston. 1er février 13:48, par JBB

          « Il serait injuste de soupçonner le site d’’oublier volontairement’ nos camarades. »

          Merci. Je ne prétends en aucun cas être exemplaire en la matière. Mais je n’aime pas ce côté procès politique, qui peut effleurer parfois.

          Pour le reste, tout d’accord avec toi. Ainsi qu’avec cette analyse de la médiatisation entourant Tarnac, prenant le pas sur le cas d’autres victimes beaucoup plus oubliées. Ça marchera toujours ainsi, je crois, la mobilisation ne peut jamais être pure et parfaite, il y aura toujours des biais.

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  • On a des images, et on cherche le nom du copain sans pap’ !

    contre_sens@no-log.org

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  • Je recopie le témoignage de « Berckman » sur la fin de la manif (et sur ce qui s’est passé dans le métro) :

    A la fin de la manif, alors que tout le monde se dispersait dans le calme sous très haute surveillance policière (le dispositif était hallucinant, jamais vu ça auparavant dans les manifs parisiennes), on est descendu dans le métro avec qqs camarades. Là, on tombe sur un groupe de flic qui étaient en train de faire un contrôle d’identité au faciès : Tout le groupe était passé avec des tickets, et les flics contrôlent un manifestant, comme par hasard le seul noir du groupe. Les autres restent pour demander sa libération, on se joint au groupe. Ca commence à gueuler « libérez notre camarade », « police partout, justice nulle part », « contrôle au faciès ». Puis à un moment les flics commencent à plaquer le camarade contre le mur, lui tordent les poignets. Comme la douleur le fait bouger, ils en profitent pour le lyncher : coups, clé de bras... Du coup ça commence à gueuler sérieusement du côté des manifestants : un flic colle une patate à une camarade, et ils essaient d’extraire le camarade interpellé à travers la foule (comme il restait encore du monde de la manif à l’extérieur, ils voulaient visiblement pas prendre le risque de passer devant les manifestants). Des civils et des CRS sont arrivés en renforts et on s’est fait gazer et matraquer dans le métro. Il y avait des mômes dans la foule, et à un moment, le groupe a été séparé en deux, quand on est arrivé à une fourche dans le couloir. Le camarade a été emmené. Je pense effectivement qu’ils en ont profité pour serrer des manifestants au hasard... Tout cela ressemble à de la bonne vieille provocation policière...

    Ici->http://revolution.celeonet.fr/index.php ?sho...

    Il y a aussi une vidéo intéressante sur la « télé libre » : http://latelelibre.fr/index.php/2009/01/fin-de-manif-sans...

    J’ai beaucoup aimé l’anarcho-masochiste.

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    • Dans les couloirs du métro, la baston. 1er février 19:20, par JBB

      Waouh ! J’avais raté ça, l’anarcho-masochisme. Et je trouve ça vraiment super classe, à la fois efficace et malin.

      Faut dire que j’ai davantage assisté aux affrontements, lors de cette fin de manif de jeudi. Et que j’ai raté ces moments différents où les citoyens-manifestants s’en prenaient aux CRS avec talent. Sur ce coup, la TéléLibre assure.

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  • Bonsoir, j’y étais aussi mais étant partie plus tôt, je n’ai pas eu vent des heurts souterrains... Grosse tension oui, mais un point positif important : un appel des autonomes suivis par tout un cortège de gens plus modérés... irons-nous vers une confluence des luttes ? En tout cas chouette papier, tu as toujours mon adresse mail je crois, à plus. Lise (la BAC et Beaubourg...)

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    • Dans les couloirs du métro, la baston. 1er février 20:32, par JBB

      Salut Lise :-)

      « irons-nous vers une confluence des luttes ? »

      J’ai eu la même impression que toi. Voir défiler ensemble quelques adhérents de la Ligue des droits de l’homme, des totos à capuche, des citoyens d’âge respectable, des membres de la FA et des membres de rien du tout incline (un brin) à l’optimisme. Et ce qui est sûr, c’est qu’il y a une radicalité croissante d’une part de la population qui ne l’était pas forcément avant. C’est toujours ça.

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  • L’article consacré à la « mise au point » du comité invisible publié sur mediapart conclut comme suit :

    « Gageons que ce samedi, lors la « manifestation nationale contre l’anti-terrorisme » à Paris, 15h, la police cherchera probablement à identifier les éventuels distributeurs de la « mise au point ». Histoire de voir un peu d’invisible. »

    Personnellement j’ai récupéré un exemplaire du prospectus lors de la manif de jeudi. Mais je doute qu’ils aient besoin de beaucoup chercher pour identifier qui les distribuait : à cinq mètres des deux jeunes qui assuraient la diffusion, une demi-douzaine de civils qu’on aurait eu de la peine, même sans leurs discrètes oreillettes, à confondre avec le SO de la CGT, ne perdaient rien de la scène.

    Qu’en conclure ? Telle est la question... Je la pose d’ailleurs à l’auteur de l’article, puisque les commentaires ne sont pas ouverts aux non abonnés à mediapart. je doute en tout état de cause que ce comité soit vraiment invisible pour tout le monde.

     

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09/12/2008

6 décembre 1986 - 6 décembre 2008

http://www.dailymotion.com/video/xpq9x_malik-oussekine-ak...

Il y a 20 ans, Malik Oussekine

NOUVELOBS.COM | 23.06.2008 | 18:06

Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, à l'issue d'une manifestation étudiante, un jeune homme de 22 ans était tué par la police.

IL Y A VINGT ANS, dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986 à Paris, en plein conflit gouvernement-étudiants, Malik Oussekine, 22 ans, était matraqué à mort dans le hall d'un immeuble parisien, au 20, rue Monsieur-le-Prince, où il s'était refugié, par deux "voltigeurs motoportés".
Français d'origine algérienne, étudiant sans histoire à l'Ecole supérieure des professions immobilières (ESPI), il était d'une santé fragile à cause de déficiences rénales, devant être dialysé trois fois par semaine.
Le jeune homme s'était tenu à l'écart du mouvement estudiantin. Les étudiants dénonçaient un projet de loi instaurant, selon eux, la sélection à l'entrée de l'université. Ce jour-là, cependant, selon ses amis, Malik voulait aller voir une manif.
Seul témoin du drame, Paul Bayzelon, fonctionnaire au ministère des Finances, habitant l'immeuble du 20 rue Monsieur le Prince (6ème arrondissement), a raconté: "Je rentrais chez moi. Au moment de refermer la porte après avoir composé le code, je vois le visage affolé d'un jeune homme. Je le fais passer et je veux refermer la porte".
"Une violence incroyable"
"Deux policiers s'engouffrent dans le hall, a-t-il poursuivi, se précipitent sur le type réfugié au fond et le frappent avec une violence incroyable. Il est tombé, ils ont continué à frapper à coups de matraque et de pieds dans le ventre et dans le dos. La victime se contentait de crier: 'je n'ai rien fait, je n'ai rien fait' ".
Paul Bayzelon a dit avoir voulu s'interposer mais s'être fait lui aussi matraquer jusqu'au moment où il a sorti sa carte de fonctionnaire. Les policiers, présents dans le quartier pour disperser la manifestation, sont alors partis mais Malik Oussekine était mort.
Le lendemain, Alain Devaquet, ministre délégué à l'Enseignement supérieur et auteur du projet de loi polémique, présentait sa démission, cependant que les étudiants défilaient en silence portant des pancartes "Ils ont tué Malik".
Le lundi 8 décembre, après de nouvelles manifestations, le Premier ministre Jacques Chirac annonçait le retrait du texte.
La présidentielle de 1988
Robert Pandraud, ministre délégué à la Sécurité, devait dire: "Si j'avais un fils sous dialyse, je l'empêcherais d'aller faire le con la nuit".
Les deux voltigeurs, le brigadier Jean Schmitt, 53 ans à l'époque des faits, et le gardien Christophe Garcia, 26 ans, sont passés trois ans plus tard devant la Cour d'Assises de Paris pour "coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Ils ont été condamnés en janvier 1990 à 5 ans et 2 ans de prison avec sursis.
Dans son récent livre "La tragédie du président", le journaliste Franz-Olivier Giesbert décrit Jacques Chirac comme particulièrement sensible aux mouvements de la jeunesse depuis l'affaire Malik Oussekine, dont il pense, selon l'auteur, qu'elle lui a coûté son élection à la présidentielle de 1988.

 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/2...

 

C'est la mort d'Andreas Grigoropoulous qui a servi de déclencheur aux événements. L'adolescent a été tué samedi soir vers 21 heures à Exarchia. Il faisait partie d'un groupe de trente jeunes qui lançaient des pierres et divers projectiles contre le véhicule de deux policiers. L'un d'eux est sorti et a tiré trois balles en direction de la victime, touché mortellement à la poitrine. Des centaines de manifestants, majoritairement du quartier, étaient descendus peu après dans les rues pour protester contre "l'arbitraire" des policiers, scandant des slogans contre le gouvernement de droite de Costas Caramanlis et son ministre de l'intérieur, Prokopis Pavlopoulos.

M. Caramanlis a assuré qu'il n'y aurait "aucune indulgence" envers les responsables de la mort de l'adolescent dans une lettre de condoléances à sa famille. Le chef du commissariat d'Exarchia a été supendu et les deux policiers impliqués ont été arrêtés dimanche, l'auteur du tir mortel pour "homicide volontaire", le second pour "complicité". "Comme tous les Grecs, je ressens une douleur profonde. Je sais que rien ne peut soulager votre douleur. Je voudrais vous assurer qu'il n'y aura aucune indulgence" pour les responsables "et que l'Etat veillera à ce que cette tragédie ne se répète pas", a écrit le premier ministre à la famille Grigoropoulos. M. Pavlopoulos et la police ont également exprimé leur "profonde douleur" pour cet incident "isolé" et ordonné une enquête, dont trois procureurs ont été chargés.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/12/07/nuit-d-em...

 

 

 

09:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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