Avertir le modérateur

14/08/2012

Introduction à la guerre civile

statis,violence urbaine,guerre civile,perception

Ce n’est pas une société qui est en crise, c’est  une civilisation qui est à son terme, et peut-être même au-delà. La façon dont tout devient si problématique, dans cette époque, dit seulement à quel point les évidences qui la soutenaient se sont volatilisées.  La politique fut une de ces évidences, une invention grecque qui se condensait en une équation : tenir une position, c’est prendre parti, et prendre parti, c’est déclencher la guerre civile. Guerre civile, position, parti, c’était un seul mot en grec, stasis. Et la politique, c’était l’art de conjurer la stasis. 

En fouillant les décombres de la civilisation, nous avons découvert ceci : la guerre civile n’est pas ce qui menace, ce qui se déclenche, ce dont on entend au loin approcher la rumeur. La guerre civile est ce qui est là, sous nos yeux, de toute éternité. Il n’y a pas l’ordre et le désordre. Il y a depuis toujours une pluralité d’ordres, en lutte plus ou moins réglée. Mais ce qu’il y a surtout, c’est un écran de concepts morts-nés dressés à la seule fin de masquer cette lutte . Nous leur réglons ici leur compte.

Introduction à la guerre civile,  comprenez : introduction à un autre régime de la perception, à une autre profondeur de la réalité.

http://www.bloom0101.org/igc.pdf

 

11:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/07/2012

Création d’un site de ressources contre la répression

La répression c’est la pression et la violence que le pouvoir applique contre tou-te-s celles/eux qui décident de se taper des règles imposées.

Elle essaie de dis­sua­der, faire peur, empê­cher, isoler, enfer­mer et punir à la fois. La répres­sion sert autant contre les indé­si­ra­bles, que contre ceux et celles qui se révol­tent, que pour main­te­nir le désé­qui­li­bre des riches­ses et du pou­voir.

Quand les keufs, qui assas­si­nent régu­liè­re­ment, exi­gent la pré­somp­tion de légi­time défense. Quand les camé­ras de vidéo sur­veillance pous­sent comme des cham­pi­gnons. Quand la police et la jus­tice sont en train de connec­ter leurs fichiers infor­ma­ti­ques avec leurs potes dans tous l’Europe et avec les “col­lè­gues” du sec­teur privé. Quand la déla­tion devient un devoir citoyen for­ma­lisé. Quand de plus en plus de gens se trou­vent face à la jus­tice parce que leur ADN “a bipé”. Quand il suffit d’un préfet pour se trou­ver enfermé en psy­chia­trie. Quand on vit dans une société dépo­li­ti­sée ou il parait dif­fi­cile de trou­ver un chemin entre le pétage de plomb indi­vi­duel et les asso­cia­tions syn­di­ca­les/citoyen­nes….

…on trouve qu’il est bien temps de s’orga­ni­ser plus sérieu­se­ment contre la répres­sion. Ce site veut en faire une partie. La partie qui devrait nous per­met­tre de com­mu­ni­quer et s’infor­mer sur nos pra­ti­ques aussi que celles des keufs, sur les évolutions léga­les, sur les procès à venir, de par­ta­ger des réflexions, des comp­tes rendus aussi que des ana­ly­ses et des res­sour­ces. On n’est pas là pour reven­di­quer nos droits, mais pour mieux connaî­tre notre ennemi, pour avan­cer la soli­da­rité et pour par­ta­ger nos stra­té­gies.

On a l’impres­sion que trop sou­vent on porte notre far­deau juri­di­que tou-te-s seul-e-s, même quand on a des allié-e-s tout pro­ches. Beaucoup de gens ne com­mu­ni­quent pas quand ils/elles ont à faire avec la police ou la jus­tice. Cette iso­le­ment ne fait qu’aider la répres­sion. Nous vou­lons vous inci­ter à poster vos expé­rien­ces ici, ainsi que vos dates de procès, vos ana­ly­ses et res­sour­ces.

On cons­tate qu’il y a déjà beau­coup à lire sur inter­net mais que les res­sour­ces se trou­vent enter­rées dans les fils de publi­ca­tion sur Indymedia, que celles qui exis­tent sur papier n’arri­vent sou­vent pas sur inter­net, que les infos sont dis­per­sées. Ceci nous a donné envie de créer un plate-forme pour tout cen­tra­li­ser. On veut bien publier une liste des cais­ses de soli­da­rité exis­tan­tes, ainsi que les pré­cé­dents judi­ciai­res qui peu­vent nous aider à nous défen­dre. Le but c’est de per­met­tre de faire des recher­ches bien poin­tues dans les archi­ves à partir des fil­tres.

pierre par pierre veut être un outil pour tous qui assis­tent à l’anti-répres­sion.

Adresse : jqi­ho7­je6x­ty4­ne4.onion (visi­ter avec tor brow­ser ou tails ― ins­truc­tions tech­ni­ques en bas)

On vous invite tou-te-s à vous infor­mer ici, et aussi à contri­buer. Le site accepte que des contri­bu­tions ano­ny­mes, mais ils seront vali­dées par un-e modé­rat-eur-rice avant publi­ca­tion. Veuillez patien­ter si on est pas tout de suite dis­po­ni­ble. Le site se dirige plutôt vers les infos qua­li­ta­ti­ves et dura­bles que vers les nou­vel­les d’urgence.

Le site est actuel­le­ment très jeune et un nombre d’outils néces­sai­res ne sont pas encore fonc­tion­nels. Le tra­vail effec­tué a été foca­lisé sur la visua­li­sa­tion des arti­cles, sur la publi­ca­tion ouverte et sur la sécu­rité. Il n’y pas encore des outils de recher­che avan­cés, d’outils de modi­fi­ca­tion ano­ny­mes des arti­cles exis­tants. Ces outils sont indis­pen­sa­ble et sont en pro­duc­tion.


Tor est un réseau qui a pour but de per­met­tre à ses uti­li­sa­teurs de navi­guer sur inter­net d’une manière plus ano­nyme. (bien expli­qué, en anglais - https://www.tor­pro­ject.org/about/over­view.html) Il consiste d’un logi­ciel qui tourne sur l’ordi­na­teur de l’uti­li­sa­teur et qui fait des connec­tions cryp­tées à tra­vers au moins trois ordi­na­teurs dans des pays dif­fé­rents pour rendre dif­fi­cile l’iden­ti­fi­ca­tion.

Le site pierre par pierre est un ser­vice caché par tor. Cette méthode d’héber­ge­ment permet aux sites qui l’uti­li­sent de cacher leur empla­ce­ment, et de donner un point de rendez-vous à votre ser­veur Tor pour com­mu­ni­quer. Pour contac­ter ce point de rendez-vous, votre ser­veur Tor ainsi que celui du site en ques­tion uti­li­sent tous les deux un chemin qui passe par trois autres ser­veurs Tor et cryp­tent leur com­mu­ni­ca­tion entre eux deux.

La consé­quence est par ailleurs que ce n’est pour le moment pas pos­si­ble de visi­ter le site sans le logi­ciel tor. Celui-ci vient dans deux for­mats pra­ti­ques :

- Tor brow­ser bundle - est un fire­fox équipé avec tor -https://www.tor­pro­ject.org/down­load/down­load-easy.html.en
- Tails - un sys­tème live qui ne permet pas seu­le­ment de connec­ter à inter­net avec tor, mais aussi de tra­vailler sur un ordi­na­teur sans y lais­ser des traces - https://tails.boum.org/index.fr.html

 

via http://rebellyon.info

 

18:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/07/2012

Adlène Hicheur: «Je redémarre de zéro»

 

Par Laurent Grabet. Mis à jour le 12.07.2012

Condamné en mai pour terrorisme, Adlène Hicheur, ex-physicien du CERN et de l’EPFL, est désormais libre et tente de rebondir. Nous l’avons rencontré hier à Genève.

«Aujourd’hui, je veux transcender mon amertume pour me reconstruire.» Le 4 mai, Adlène Hicheur était condamné à 5 ans de prison pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, après avoir échangé des e-mails jugés prodjihadistes avec un internaute présenté comme un membre d’Al-Qaida au Maghreb islamique (ndlr: ce qui n'a jamais pu être prouvé). Hier, par le jeu des remises de peine, nous avons pourtant rencontré le physicien franco-algérien, en homme libre, à Genève.

Toujours sur écoute

«Le matin du 15 mai, on m’a dit que je sortirais très prochainement, explique-t-il. Le soir même, ma sœur venait me chercher devant la prison. Je n’ai pas eu le temps de saluer mes camarades de détention. En un sens, ça a été aussi violent que mon arrestation deux ans et demi plus tôt.» Depuis, Adlène Hicheur est revenu deux fois en Suisse. Hier, il s’y trouvait de nouveau. «Pour reprendre contact avec des ex-collègues, les remercier de leur soutien et relancer, à leur contact, l’émulation intellectuelle qui a toujours été mon moteur et qui s’était ralentie en prison», explique-t-il.

Au cours de notre entrevue, plusieurs scientifiques le saluent. Tous sont heureux de voir le surdoué de 35 ans réintégrer leurs rangs. Mais, malgré les apparences, c’est encore loin d’être le cas. «Je redémarre de zéro. Rebondir dans la physique des particules sera difficile. L’ampleur du défi m’effraie parfois, mais je refuse de sortir brisé de cette affaire. Si je ne retrouve pas de poste dans mon domaine, je réussirai dans d’autres.»

En retrouvant la liberté, le physicien a réalisé l’étendue des dégâts engendrés par son arrestation. «Ma famille a dû se réorganiser autour de moi, et notamment ma mère, dont la santé a décliné suite à tout ça. Aujourd’hui, je n’ai plus ni logement, ni boulot, ni source de revenu. J’ai droit à des indemnités en tant qu’ancien détenu, mais je les refuse par principe et je préfère loger chez mes parents, même si le téléphone y est encore sur écoute.» Le scientifique repousse la dépression qui guette et l’amertume qui s’est abattue sur lui. «Je veux la transcender. Ma foi m’y aide comme en prison, mais c’est dur.»

Soutenu par un indépendantiste

Au moment de son arrestation, les longues années d’études et de sacrifices commençaient à payer. La récente découverte du boson de Higgs aurait dû être un peu la sienne aussi puisqu’il y avait travaillé. «Cette annonce m’a réjoui, tout en me donnant un pincement au cœur. J’avais pas mal de projets scientifiques en cours quand tout a basculé. Une collaboration avec un institut du Moyen-Orient, que j’avais initiée, commençait à prendre forme. J’avais réussi à allier enseignement et recherches. Et, là, il faut repartir de zéro.»

A Fresnes, l’une des prisons les plus dures de France «conçue pour casser», dans sa cellule de 9 m2, voisine de celle de l’indépendantiste corse Yvan Colonna (condamné pour l’assassinat du préfet Erignac), Adlène Hicheur a appris l’espagnol et énormément lu pour ne pas se laisser distancer par la science qui avançait sans lui. Là-bas, il a beaucoup appris sur la psychologie et la nature humaine. Derrière les murs, les conventions sociales tombent et les susceptibilités sont exacerbées. «On est en mode survie comme dans certaines émissions de télé-réalité. Mais il y a aussi de la camaraderie. Plusieurs détenus étaient dégoûtés pour moi. Ils me disaient: «T’as étudié et travaillé toute ta vie pour rien. Nous, on est là pour quelque chose et c’est dur. Alors, pour toi, ça doit être horrible.»

Serein devant Dieu

Si Adlène Hicheur a tenu le coup, c’est notamment grâce aux soutiens qui se sont rapidement manifestés. Le sociologue genevois Jean Ziegler et le Prix Nobel de physique Jack Steinberger en faisaient partie. «Mais il y a surtout eu ma famille, de nombreux collègues, dont Jean-Pierre Lees, mon directeur de thèse, insiste le physicien. Et puis, tout simplement, ces gens qui, eux aussi, m’ont écrit et ont su dépasser la manipulation sécuritaire qu’on voulait leur faire avaler. Comme mes amis d’enfance, mon kiné ou même mon facteur.»

Adlène Hicheur sourit. Il est amaigri, affaibli mais semble serein malgré tout. «Devant Dieu, je suis clair, assène-t-il. En me condamnant coûte que coûte sur de simples opinions et un dossier monté de toutes pièces, les juges ont voulu me briser. Je ne me laisserai pas faire.» (Le Matin)

Une bavure de l'antiterrorisme français?

Vous clamez votre innocence: alors pourquoi ne pas avoir fait appel de votre condamnation?

J’aurais dû rester encore des mois en prison en attendant un nouveau procès. Après dix jours de réflexion, j’ai choisi un peu à contrecœur de sauver les meubles. Ma famille était vraiment usée, et ma santé physique et psychique aussi. Et puis il n’y a pas lieu de demander justice à une institution qui n’avait cessé de se décrédibiliser dans cette affaire.

Certains des e-mails qu’on vous reproche contenaient des opinions problématiques. Les regrettez-vous?

(Il hésite). Non, car la violence que j’ai subie en retour est sans commune mesure avec ce qui n’était que des propos. Qui plus est soigneusement sélectionnés au milieu de centaines d’autres pour faire un tout cohérent collant au scénario du loup solitaire terroriste. Dans les conversations privées de tout un chacun, on peut parfois trouver des excès. S’ils deviennent condamnables, il va falloir mettre du monde en prison!

Les enquêteurs se seraient acharnés sur vous sans raison?

Côté français, il n’y a eu qu’une volonté de broyer un individu, d’en faire une victime expiatoire dans un contexte politique qui le demandait. Le ministre de l’Intérieur de l’époque avait même osé faire une sortie médiatique m’étant défavorable en pleine garde à vue. Les Suisses, qui de leur côté avaient mené leur enquête, ont été carrés. Ils ont rassemblé les pièces, m’ont écouté et finalement blanchi. C’était une véritable quête de vérité. 

piqué au tas sur lematin.ch - 12/07/2012


00:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/07/2012

Sans motif légal, les centres de rétention restent fermés aux journalistes

Par SARAH BOSQUET

Plus de familles ni de mineurs dans les centres de rétention administrative (CRA). Avec la circulaire adressée aux préfets ce lundi, Manuel Valls réalise la promesse de campagne du gouvernement Hollande, pression de la société civile et des institutions europénnes aidant. La France avait en effet été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) en janvier 2012 (lien) suite à l’enfermement de la famille Popov au CRA de Rouen-Oissel.

Le ministère de l’Intérieur ne semble en revanche pas préoccupé par une autre violation des libertés fondamentales : sans fondement juridique réel, ces centres sont fermés aux journalistes. C’est l’un des constats de la campagne «Open access now » menée par les réseaux d’associations Migreurop et Alternatives Européennes du 26 avril au 26 mai. Le principe: journalistes, militants associatifs et parlementaires de huit pays d’Europe (et de Mauritanie) se sont mobilisés pour demander l’entrée dans ces espaces opaques où sont enfermés les migrants en situation irrégulière dans l’attente de leur expulsion – ou de leur libération.

En France, 48 journalistes de médias nationaux et régionaux ont participé à l’opération. Certains accompagnaient des parlementaires, d’autres ont fait leur demande de manière autonome. Sur les neuf centres de rétention démarchés, six ont pu être visités, mais uniquement par les parlementaires. Toutes les demandes des journalistes et des militants associatifs ont été refusées.

«C'est l'arbitraire qui décide»

Prisca Orsonneau, avocate au barreau de Paris et conseillère juridique de Reporters sans frontières, a elle aussi trouvé porte close: «Ce qui est effrayant, c’est qu’on a l’impression d’une zone à part où c’est l’arbitraire qui décide – les autorités ne se donnent souvent même pas la peine de nous argumenter leurs refus.» Car si l’accès des journalistes aux prisons est encadré par un texte du code pénitentiaire, il n’existe pas de disposition similaire pour les CRA. Un flou juridique avantageux pour les administrations, qui s’autorisent un mode de réponse discrétionnaire. En contradiction totale avec le principe du droit à l’information imposé par l’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). «Les restrictions à ce droit doivent être justifiées par les textes de lois ou par un motif légitime (comme un espace surmilitarisé ou un contexte très spécial)», rappelle Prisca Orsonneau.

Le CRA de Geispolsheim, près de Strasbourg, a motivé son refus par l’article 719 du code de procédure pénale qui prévoit le droit d’accès des parlementaires et sénateurs aux CRA mais n’évoque pas celui des journalistes. D’autres centres ont invoqué le «devoir de réserve» des fonctionnaires en «période électorale». C’est la réponse que le CRA de Vincennes a donné à Camille Polloni, journaliste aux Inrockuptibles: «On a réussi à passer un premier portail en scooter, par hasard. Mais on est vite venu nous chercher avant l’entrée – la parlementaire et le sénateur qui nous accompagnaient sont rentrés sans nous.» 

Mais la palme des justifications douteuses revient au centre de Cornebarrieu, près de Toulouse, où le ministère de l’Intérieur explique aux militants et journalistes: «Nous veillons avant tout au respect des personnes. Si ces centres sont interdits, notamment aux journalistes, c’est lié au fait que ces retenus ne sont pas des animaux et que nous ne sommes pas dans un zoo.»

«Le plus dur, c'est l'attente»

Marie Barbier, journaliste à l’Humanité spécialisée sur les questions de migrations, n’en était pas à sa première demande au moment de la campagne. «D’habitude, la plupart des refus ne sont pas motivés, mais cette fois, le CRA Vincennes m’a répondu que les détenus étant des personnes privées de liberté, une visite pourrait nuire à leur image.» Elle était déjà rentrée deux fois dans des centres de rétention - sans dire qu’elle était journaliste, mais en faisant valoir le droit de visite d’un détenu. «Le plus dur pour ces personnes, c’est l’attente - alors qu’ils n’ont rien fait de mal. La pression est incroyable: tous les matins, le nom des expulsés est affiché sur un tableau». Tentatives de suicides, auto-mutilations…. Les conséquences psychologiques de l’enfermement peuvent être très graves. D’autant plus que dans la plupart des centres de rétention, l’accès aux soins est très limité.

Autre méthode utilisée par les journalistes pour rentrer en contact avec les détenus: se faire passer pour un assistant parlementaire (donc entrer sans caméra ni appareil photo), ou appeler sur les cabines téléphoniques des centres, comme le fait régulièrement Marie Barbier: «C’est très impressionnant, on entend des cris, des appels qui résonnent. Les détenus qui parlent français sont très preneurs de parole.»

L’isolement géographiques des CRA (souvent proches des frontières ou d’aéroports) et l’absence fréquente d’interprètes réduisent d’autant les possibilités de communication ou de témoignage. Les données éparses obtenues par les associations et les élus pointent l’hétérogénéité des conditions matérielles dans les centres, où sureffectif et recours à la contrainte physique (menottes, isolement) sans justification particulière sont courants. Hélène Flautre, députée européenne EE-LV, a visité la zone d’attente de Roissy et le CRA de Strasbourg le 13 avril, en demandant à être accompagnée de journalistes. Elle n’a pas pu rentrer avec eux. «Je ne vois aucune raison à leur interdire l’accès des centres, à part entretenir les fantasmes de la population sur les migrations et les migrants», lance-t-elle. «Seulement, si tous les journalistes pouvaient diffuser les récits des individus, ce serait dévastateur pour les autorités politiques. Car la plupart des personnes enfermées dans ces centres n’ont rien à y faire.»

De fait, selon la Cimade, 40% des personnes placées en rétention sont finalement libérées quand 35% sont expulsées. «La majorité sont des sans-papiers qui ont été arrêtés dans la rue, alors qu’ils vivent ici depuis des années», souligne Marie Barbier. En 2010, plus de 60 000 personnes sont passées par un des 26 CRA français. La durée maximale de la rétention y est passée de 32 à 45 jours en juillet dernier. La durée moyenne d’enfermement étant aujourd’hui d’une dizaine de jours. Paradoxe: plus le temps de rétention augmente, moins l’étranger risque l’expulsion.

«Maintenir l'opacité»

«Nous demandons le droit d’accès au CRA pour la société civile de manière générale», explique Laure Blondel de Migreurop, coordinatrice de la campagne Openaccess.  «Notre analyse est globale: partout en Europe, il y a une volonté de maintenir l’opacité sur ces centres, en entretenant l’illusion qu’on peut y rentrer. En mettant en avant les visites des parlementaires (qui y ont déjà droit), ou en invitant certains journalistes pour l’inauguration de nouveaux centres, comme cela a été fait en Belgique et à Barcelone.» Les journalistes y ont été autorisés à prendre des photos, mais pas à parler aux détenus.

En Italie, où leur accès est encadré par un règlement, un refus d’accès opposé à une journaliste a été contesté et porté devant les tribunaux par un collectif d’associations. La décision de l’administration a été déclaré illégale. «Cela montre que les textes qui prévoient l’accès des journalistes sont fait pour restreindre leur marge de manoeuvre dans la pratique» analyse Ségolène Pruvot d’Alternatives Européennes, elle aussi coordinatrice de la campagne. «Il faut une règlementation, mais elle doit prendre en compte réellement le droit à l’information.»

Le 2 mai, lors du débat de l’entre-deux-tours, François Hollande, déjà interpellé par les associations, cite sa lettre de réponse au directeur général de France Terre d’Asile: «Je souhaite que la rétention devienne l’exception» (position qui rejoint la législation européenne), avant d’affirmer, péremptoire: «Les centres de rétention sont nécessaires, ils existent partout.»

En 2010, un rapport de la Cimade dénonçait «une banalisation de l’enfermement administratif» (le nombre de places dans les centres a augmenté de plus de 80% entre 2005 et 2011). Face à un système absurde et mécanique, Hélène Flautre pointe elle le besoin urgent de transparence: «Quand on discute avec les migrants, on se rend compte que leurs situations émanent de politiques d’enfermement systématique, de stigmatisation et de traque. Le droit d’accès des journalistes aux centres de rétention ne pourra évoluer que de manière concommitante à l’évolution de cette politique.»

 

piqué au tas sur libé.fr - 10/07/2012

07:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/07/2012

Derrière l'urgence, la bêtise. Retour sur le week-end de résistance du Chefresnes.

Avancer en ayant oublié sa tête c'est revenir en ayant perdu un bras.

 

Retour sur le week-end de resistance au Chefresnes

Laisser place à la fragilité ou tout détruire.

Je me suis fait tirée dessus par un flic.
J'ai 15 impacts de métal dans le corps et ils y resteront ; la jambe, l'os du genoux, le vagin, le sein, le bras. Le nerf de mon bras droit a été sectionné, on a du opérer. Dans un an peut être je retrouverai ses capacités.

J'écris pour qu'"on" ne puisse pas dire qu"on" ne savait pas. Qui veut savoir sait.
J'écris pour qu'on arrête de nous censurer, frapper, enfermer, tuer derrière une soit disant démocratie et un soit disant état de droit.
J'écris parce que je n'en peux plus qu'on renvoie les violences aux pays lointains et pauvres en se décharge lâchement des questions révolutionnaires qui se posent en tunisie, en lybie, en Egypte, en Syrie ... disant qu'en France c'est pas la même, qu'en France c'est différent, et même pire...
Ecrire parce qu''à 20ans j'ai subie, vu et entendu trop de violences policières derrière des vitrines de mensonges et de propagande marchande.
Écrire parce qu’il m'est insupportable de sentir cette boule d’angoisse dans mon ventre quand je croise un flic, et ce brouillard de solitude et d'impuissance face au système policier.
Écrire faute hurler que ça ne peut plus durer, et de prendre acte.
Ecrire parce que la liberté dans la civilisation occidentale est un mensonges meurtrier.
Ecrire parce qu'il y a trop de silences et de mensonges sur la répression, sur nos luttes, sur les dangers du nucléaire, entre autre, sur la violence du système.

 

la suite sur indynantes

10:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/07/2012

Normandie : un été sous haute tension

Préfet survolté, gendarmes nerveux, agriculteurs en colère et déboulonneurs à l’ouvrage, l’installation de la ligne à très haute tension fait des étincelles.

Alors que le chantier de l’EPR de Flamanville accumule les retards, les travaux de la ligne à très haute tension (THT) chargée d’acheminer l’électricité qu’il fournira (normalement) en 2017 ont commencé à marche forcée au début de l’année. Plus de 160 km ! Un pylône tous les 400 mètres environ ! Dans une région qui compte déjà trois lignes de 400000 volts ! Visite au pays des pylônes flambant neufs.

Pylônes 102-105 , poste de transformation de Taute. Le chantier de la ligne démarre ici, à 60 km de Flamanville. Au pied d’un pylône, une équipe d’ouvriers fait une pause. A peine l’envoyé du « Canard » leur a-t-il posé une question que surgissent les gendarmes : « Vos papiers ! » Après un contrôle d’une demi-heure, le voilà invité à déguerpir…

Pylône 108. A la suite d’un « déboulonnage » symbolique de pylône à Saint-Martin-d’Aubigny, Michel Houssin, président de l’association Marais sous tension, a été jugé le 19 juin. RTE, filiale d’EDF chargée du transport de l’électricité, demande 5000 euros de dédommagement : les 14 boulons devaient être de qualité. Tout au long de la ligne, élus et associatifs ont déposé des recours en justice par dizaines (dont six devant le Conseil d’Etat), pour des raisons sanitaires et environnementales. Les blocages s’étant multipliés, depuis fin mars le tribunal de Coutances, sur requête de RTE punit tout rassemblement sur le chantier d’une astreinte de 2000 euros par heure et par personne. Du coup, les sabotages nocturnes ont pris le relais : pylônes sciés, sacs de ciment crevés, sables dans les réservoirs des engins… Sur le chantier, RTE met les bouchées doubles pour avoir fini à la fin de l’année.

Pylône 205. Au Guislain, village de 117 habitants, c’est plus calme. « On ne peut pas s’opposer à l’Etat. L’argent est là, il faut le prendre », explique le maire. Sa commune qui reçoit cinq pylônes, touchera pas moins de 177000 euros. Rappel : la construction de la ligne coûte 200 millions ; les « mesures compensatoires » s’élèvent à 100 millions. D’où son surnom : la « ligne t’es acheté ».

Pylône 207. Une ferme de Maupertuis. « Ce qui m’intéresse, ce n’est pas l’argent, c’est la santé et le paysage ! » témoigne un éleveur qui écopera bientôt d’un pylône dans son paturage. Voilà quatre ans, les associations du coin ont fait réaliser une étude sur les rayonnements électromagnétiques qui montre, chez les riverains vivant à moins de 300 mètres d’une THT, une nette augmentation des états dépressifs, vertiges et insomnies ; le bétail, lui, souffre d’agressivité, de troubles de la croissance et d’infections mammaires. L’électricien reconnaît tacitement ces nuissances : il rachète les maisons (plus d’une centaine) se trouvant dans la bande des 100 mètres de part et d’autre de la ligne. Et, quand les éleveurs se plaignent que leurs bêtes sont malades, il leur fait signer des protocoles de recherche confidentiels. Si ça ne s’arrange toujours pas, l’électricien signe de gros chèques : en 2007, Dominique Vauprès, éleveur de bovin particulièrement remonté, a reçu plus de 74000 euros d’indemnités. «  Le plus souvent, quand un éleveur se plaint, explique Dominique Fourmont, éleveur et membre de l’association Monderbréal, RTE dépêche un véto, qui examine l’élevage et accuse d’abord le paysan de mal s’occuper de ses bêtes. » Oh, les vaches !

Pylônes 220-223. Colline de Montabot. Deux hélicoptères se relaient sur le chantier : l’un sert à monter les pylônes hauts de 50 mètres, l’autre à surveiller les regroupements d’opposants. Dimanche 24 juin, quelques 500 manifestants antinucléaires ont été dispersés par autant de CRS à coups de Flash-Ball, lacrymo et grenades. Bilan : 25 blessés.

Pylône 226. Début juin, brandissant un arrêté municipal interdisant les travaux sur sa commune, Jean-Claude Bossard, maire du Chefresne, tente de s’opposer au chantier de terrassement. Il est placé en garde à vue. Il démissionne pour protester, suivi par le conseil municipal. Ils devront être réquisitionnés pour tenir le bureau de vote lors des législatives. Cerise sur le pylône : l’association pour les espaces verts bio créée par Bossard a été privée de subventions.

Pylône 227. Vision ubuesque : des gendarmes munis de longues-vues montent la garde au somment du château d’eau du Chefresne. Loué par la municipalité aux opposants, ce bâtiment désafffecté leur servait de QG jusqu’à ce que , le 20 juin, Adolphe Colrat, préfet de la Manche, prenne un arrêté d’expulsion prétextant des « raisons de sécurité ». A 5 heures du matin, les gendarmes défoncent la porte à coup de bélier et chassent les occupants. Subtilité : l’arrêté devant être affiché en mairie avant l’expulsion, les gendarmes avaient pris soin d’aller casser la vitrine municipale au milieu de la nuit pour y glisser le document… Deux plaintes ont été déposées par le maire, l’une contre l’Etat, pour « excès de pouvoir », l’autre contre le préfet et le commandant de gendarmerie, pour destruction de biens, effraction et atteinte à la liberté de réunion.

Pylônes 547-552. Forêt du Pertre, Ille-et-Vilaine. Pas de chance, ces pylônes vont être construits sur le périmètre du captage d’eau de Vitré, 16000 habitants. Le 20 mars, l’Agence régionale de santé (ARS), décelant « un risque pour la ressource en eau », s’oppose à la construction du pylône 547, à cheval sur un drain. Une semaine plus tard, arrière toute ! L’ARS rend un avis favorable. La fée électricité fait de ces miracles… La mairie de Vitré qui a déposé un recours pour excès de pouvoir, a été débouté au nom de l’ « intérêt public ». Le plus simple serait en effet que les Vitréens déplacent leur ville.

Base d’aménagement, Saint-Martin-des-Champs. Rendez-vous téléphonique est pris avec le cerveau de la ligne THT, Jean-Michel Ehlinger. Mais l’envoyé spécial du « Canard » étant dans le coin, il décide de faire un saut au quartier général de RTE, dont une brochure vante la façon dont elle « s’inscrit dans la continuité de la concertation de terrain ». Le hic, c’est qu’il n’existe aucune adresse, juste une boite postale. Nous entrons au Grand Chien, modeste bar-pizzeria au bord de la route. Incroyable mais vrai : le QG de RTE se trouve ici même, au premier étage du bar, auquel on accède par une porte dérobée. La chargée de com’ commence par essayer de nous enfumer : « La ligne servira à l’éolien offshore… » Voyant notre scepticisme, Ehlinger met fin à l’entrevue : « RTE ne communique plus. » Décidément, le courant a du mal à passer…

Professeur Canardeau

 Le Canard enchaîné 4 juillet 2012

courriel du 04/07/2012

13:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/06/2012

[Marseille 20 juin 2012] Outrage et Rebellion : un joker pour nous faire taire !

21:21 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/06/2012

COMPTE RENDU DES DEUX DERNIERS JOURS DU PROCÈS ANTITERRORISTE

Petit rappel des faits : Ivan, Bruno et Damien sont arrêtés en janvier 2008 alors qu’ils se rendent à une manif devant le centre de rétention de Vincennes avec des fumigènes artisanaux et des crève pneus, qui deviennent pour la justice et les médias une “bombe à clous”. Ivan et Bruno sont alors placés en détention préventive et Damien sous contrôle judiciaire. Quelques jours plus tard, Inès (*Isa) et Franck (*Farid) sont arrêtés lors d’un contrôle des douanes à Vierzon en possession de manuels expliquant des techniques de sabotage, du plan d’une prison pour mineurs et de chlorate. L’antiterrorisme se saisit de l’affaire. Les flics prétendent que l’ADN d’Isa correspondrait à une des 5 traces ADN présentes dans un sac contenant des bouteilles d’essence, retrouvé sous une dépanneuse de flics pendant l’entre-deux tours des présidentielles de 2007. Rapidement, ces deux enquêtes sont jointes en un seul dossier, instruit par les mêmes juges antiterroristes. La police ratisse alors dans l’entourage des personnes arrêtées et des personnes fichées “Anarcho-Autonomes” pour tenter de trouver qui se cacherait derrière les ADN manquants. Javier (*Juan), le frère d’Inès (*Isa), puis Damien (qui avait été arrêté avec Ivan et Bruno) sont mis en prison pendant plusieurs mois car leurs profils ADN correspondraient aussi aux traces retrouvées sous la dépanneuse. Par ailleurs, en juin 2010, Javier (*Juan) a, en plus, été mis en examen pour une série de sabotages par incendie sur des armoires électriques de signalisation SNCF qui ont paralysé une partie du trafic ferroviaire en 2006 pendant le mouvement "CPE". Son ADN aurait été retrouvé sur le lieu d’une tentative de sabotage. Inès (*Isa), Javier (*Juan), Damien, Ivan, Franck (*Farid) et Bruno ont chacun fait entre 5 et 13 mois de détention préventive dans le cadre de cette procédure. Et ils restent sous contrôle judiciaire.

LE DÉLIBÉRÉ sera rendu LE 25 JUIN À 13H30 à la 10EME CHAMBRE DU TGI DE PARIS.

SOLIDARITÉ AVEC LES INCULPÉS !

 

Lire la suite

08:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

31/05/2012

Compte-rendu et réflexions relatives au procès de Mike, R., J., et William à Chambéry

Extrait :

Il est fort pro­ba­ble que les auteurs de ces cri­ti­ques soient ren­voyés a une rigi­dité idéo­lo­gi­que, et de fait il est admis pour un cer­tain nombre de cama­ra­des, que face à un juge, l’impor­tant c’est de sauver sa peau. Certes. En les énonçant l’idée n’est pas de dis­tin­guer bonnes/mau­vai­ses plai­doi­ries. Nous serions bien en peine de le faire, parce que si les avo­cats ont sou­levé des points qui nous sem­blaient impor­tants, on s’est de fait retrouvé en désac­cord avec un cer­tain nombre d’éléments de chaque plai­doi­rie, soit que poli­ti­que­ment on était en désac­cord avec les argu­ments uti­li­sés, soit parce qu’ils pou­vaient des­ser­vir d’autres inculpés, soit que ça uti­li­sait des regis­tres émotionnels dégueu­las­ses.

C’est de cette com­plexité-là qu’il s’agit, même si, de fait, cer­tai­nes cri­ti­ques tou­chent à nos yeux des points plus fon­da­men­taux que d’autres. Certaines cri­ti­ques pour­raient être dépas­sées, d’autres moins. Il s’agit de contri­buer, pour­quoi pas, à affi­ner des réflexions quant aux moda­li­tés/degrés d’exi­gence et d’atten­tes qu’on peut avoir vis-à-vis des plai­doi­ries des avocat-es avec les­quels « on » choi­sit par­fois de pré­pa­rer des procès. Dans une situa­tion où les chefs d’inculpa­tion des unes et des autres sont liés, où les plai­doi­ries se suc­cè­dent dans un temps réduit et dans un même espace, les moda­li­tés de défense des unes et des autres ont évidemment de l’inci­dence sur la déci­sion du juge. Oui il y a de la cons­cience en jeu, et quand on décide de jouer sur cer­tains argu­ments c’est impor­tant de pren­dre en compte ce que ça peut impli­quer pour les autres inculpés. Même si au fil des expé­rien­ces, on se rend bien compte que ce n’est pas tou­jours si facile de faire com­pren­dre aux avo­cats qu’il y a des argu­ments qu’on n’a pas envie d’uti­li­ser de façon géné­rale (le fait qu’on n’est pas en réci­dive, qu’on est bien inséré, qu’on s’est laissé attra­per bien gen­ti­ment) ou tout sim­ple­ment des argu­ments qui pour­raient nous per­met­tre d’être mis hors de cause en enfon­çant d’autres inculpés... Tout ça fait penser que, les avo­cats peu­vent avoir des idées et connais­san­ces tech­ni­ques utiles, mais que la déci­sion d’uti­li­ser tel ou tel argu­ment, et pour­quoi, doit venir (et être assu­mée par) les per­son­nes inculpées.

 

 

via rebellyon.info

07:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/05/2012

Valognes : l'histoire n'est pas vraiment finie...

Bonjour,

Depuis quelques jours, réapparaît une enquête de gendarmerie sur les
mobilisations anti-nucléaires de Valognes de fin novembre 2011.

4 personnes ont été ou vont être auditionnées par la brigade de recherche de
Cherbourg qui tente d'inventer des "responsabilités" (apparition dans les
médias, participation à la logistique du camp Valognes Stop Castor...) et
de fabriquer des "complicités" à l'égard de ce qui s'est passé le 23
novembre.

Les auditions se font dans le cadre de convocations à témoin et se
transforment en garde à vue. Pour le moment, ce n'est qu'une enquête
préliminaire (pas une instruction) qui semble être surtout une tentative
d'intimidation pour des mobilisations en cours ou à venir.

Il est important, si d'autres convocations surviennent, de contacter la
legal team : legalteamvalognes@riseup.net pour se défendre collectivement.

Merci, à bientôt.

14:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu