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28/07/2010

Camp Action Climat - Liège - Ca y est! Nous y voilà!

Le terrain se trouve donc dans le Nord de la ville de Liège, et son entrée se situe en face du n°164, rue Haut des Tawes. C'est à environ 2,5km de la gare de Liège Palais.

A vélo, ça monte fort mais c'est faisable (n'oubliez pas: vous aurez besoin de vos vélos pour participer à la Masse Critique de Liège le vendredi 31: http://massecritique.agora.eu.org/).

Si vous êtes à pied, depuis la gare des Guillemins:

- prendre le bus 1 ou 4 vers le centre, descendre Place Saint Lambert.

- Là, prendre le bus 71 direction Milmort et descendre à l'arrêt Germeau.

- De là, continuer tout droit jusqu'au rond-point, sur lequel prendre la deuxième à droite: c'est la rue Haut des Tawes.

Venez nombreux-ses!

 

4000 Liège, Belgique

17:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/07/2010

Climate Camp 2010 Liège - Les choses à savoir - Alles wat je moet weten

 

FR : Les choses à savoir

 

Plus que quelques jours avant le 2e Camp Action Climat belge qui débutera le jeudi 29 juillet !Ci-dessous, les infos concernant le lieu exact du camp et d'autres points.
Il ne reste que quelques jours pour mobiliser, nous comptons sur vous !


Le lieu du camp

Si ce lieu n'est indiqué nulle part c'est parce qu'il s'agit d'une occupation de terrain.
Le lieu exact sera indiqué dès le 28 juillet à 00h sur ce site
Une équipe du camp climat sera présente de 9h à 13h sur l'esplanade en face de la gare de Liège Guillememin afin de vous indiquer l'endroit où vous rendre. Nous serons également accessible via ce numéro 0484 38 01 48
Les participants sont attendus sur le lieu du camp à 14h pour la réunion pléniaire, réunion importante pour l'organisation du camp.

L'action directe non violente
La grande action de désobéissance civile se déroulera le lundi 2 août et l'entrainement et les briefings se dérouleront sur le camp le dimanche 1er aout toute la journée. Afin de garantir la réussite de l'action, les informations vous serons donné lors du camp. Les actions spontanées « Do It Yourself » sont le bienvenues. Libre à vous d'en proposer aux participants.

Empreinte écologique minimale

Ce camp vise une empreinte écologique minimale, c'est pourquoi nous vous invitons à :
- Venir à vélo (il sera utile lors du camp), à pied ou en transports en commun. Si malgré tout vous êtes contraints de venir en voiture, nous vous invitons à mettre cette voiture à disposition du camp pour des transports éventuels. Pour ce faire, il vous suffira de vous inscrire à l'accueil. Aucun grand parking n'est à disposition des voitures.
- Utiliser votre GSM le moins possible. De plus, il sera impossible de le recharger sur le lieu du camp. Le mieux est donc le charger au maximum à l'avance.

Implication personnelle
L'auto gestion est un principe central du Camp Action Climat. Chacun est donc invité à participer aux tâches collectives. Certaines équipes spécifiques ont encore besoin de personnes pouvant s'y investir durant tout le camp.
Voici les équipes qui ont encore besoin de renfort:
Accueil – Sécurité - « Safety » [électricité, eau, gestion des incendies] – Bar - WC/Déchets – Animation enfants – Legal Team – Facilitation [animer les réunion selon la méthode de décision par consensus] – Traduction écrite ou simultanée [Fr-Nl-Angl] – Contact Police – Médicale

Si vous désirez vous impliquer dans l'une de ces équipes, merci de prendre contact au plus vite par mail info@campactionclimat.be This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it ou par téléphone au 0484 38 01 48 - Le matériel (tentes, four solaires, tables chaises,...) est toujours le bienvenu.

Participation financière
Bien que ce camp nécessite un coup réel, nous voulons ce camp accessible à tous. Ainsi un prix libre vous sera demandé pour les frais de nourriture et les frais structurels du camp. Chaque jour nous afficheront le montant reçu par rapport au coup global, en espérant que l'ensemble des participants assumeront le coût total du camp. Les dons sont toujours les bienvenus via 001-4334900-46 [International : IBAN: BE33 0014 3349 0046 | BIC: GEBA BE BB | Bank: BNP/Fortis Bank

Programme et activités
Retrouvez le programme complet ici
Toute animation suplémentaire est possible lors du camp. Chaque participant est libre de faire une proposition.

Absence de logo sur le camp
Afin d'éviter toute tentative de publicité ou de réappropriation. nous n'accepterons aucun logo dans l'enceinte du camp. Ce camp est une initiative qui avant tout individuelle même si plusieurs collectifs et organisations y sont liées de près ou de loin.
Par ailleurs, un espace strictement définis se trouvera dans la tente accueil pour y déposer d'éventuels tracts.

Notre politique face aux médias
Nous souhaitons bénéficier d'un large écho médiatique qui respecte rigoureusement notre message politique.
Les médias alternatifs ainsi que les médias de masse seront autorisés à se présenter sur le camp. Toutefois, afin de garantir l'anonimat des participants qui le désire, chaque journaliste sera clairement identifié et accompagné. Avant toute photographie et/ou prise de vue, une annonce orale sera faite, laissant le choix aux participants d'apparaitre ou non dans le champ médiatique.

En vrac
Ce camp nécessite du matériel de camping de base (tente et sac de couchage).
Une cuisine activiste hollandaise fournira de la nourriture végétalienne chaque jour.
Les animaux dont les chiens seront interdits pour des raisons d'hygiène.
Munissez-vous de votre carte d'identité pour le jour des actions.
Un stand d'impression de T-Shirt Camp Action Climat se tiendra sur le camp, prenez donc vos T-Shirts

Contact
info@campactionclimat.be This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
0484 38 01 48
Lire notre "vision politique"
Communiqué de presse

Dans le cadre du mouvement international grandissant des militants pour la justice climatique, le Camp Action Climat 2010, organisé pour la première fois par des activistes tant néerlandophones que francophones, rassemblera plusieurs centaines de citoyens. Cette seconde édition en Belgique se déroulera du 29 juillet au 4 août en région liégeoise. Ateliers, conférences, échanges et actions directes non violentes se succéderont dans un camp qui se veut neutre en émissions CO2 et ouvert à tous.
Le lundi 2 août, une vaste action de désobéissance civile ciblera une grande entreprise très polluante de la région.

Actions & propositions concrètes

Ce Camp Action Climat s’inscrit dans la lignée des Camps Climat internationaux, dont plusieurs se dérouleront cet été. Des actions directes non violentes y seront organisées. Lors du camp de l'été dernier, quelques 400 militants avaient privé durant plusieurs heures le Port d'Anvers d'un important convoi de charbon.
Le camp est également un laboratoire qui propose des solutions concrètes. Pendant une semaine, les participants vivront dans le souci d'une empreinte écologique minimale (nourriture végétalienne, locale ou récupérée, toilettes sèches, énergie verte,...). Les participants appliqueront également l'autogestion : chaque décision est prise selon le principe du consensus, chaque individu participe aux tâches collectives et a le droit de parole et d'initiative. Ce camp est ouvert à tous, y compris aux enfants pour qui un programme est prévu, à l'écart des actions.

Changeons le système, pas le climat

En décembre, le mouvement climatique a reçu un nouvel élan : si le sommet de Copenhague fut un échec politique, il fut une réussite au niveau de la mobilisation citoyenne, puisque plusieurs milliers d'activistes du réseau international « Climate Justice Action » s'y sont rassemblés pour y réaliser des actions de désobéissance civile, précisément dix ans après le sommet de Seattle, événement fondateur du mouvement altermondialiste. Ce camp climat en est la continuation.

A l’heure actuelle, tant les autorités que les entreprises n’envisagent le problème climatique que sous l’angle du marché, via notamment les certificats d’émission de CO2 « inventés » dans le cadre du protocole de Kyoto. Ces certificats permettent à des entreprises gigantesques telles que Electrabel ou Arcelor-Mittal de générer des bénéfices supplémentaires. Certains secteurs, comme le transport aérien, ont été exclus du protocole de Kyoto. Ces solutions conformes au marché contribuent au fait que rien ne change vraiment: au contraire, elles permettent au système économique actuel de perdurer malgré l'aggravation des crises climatique, sociale et économique.

Pour toutes ces raisons, le Camp Action Climat plaide pour un changement drastique car une croissance illimitée est impossible sur une planète aux ressources limitées. Il existe des alternatives à la logique de marché actuelle basée sur le profit. Si le mécanisme de croissance engendre une surproduction et une surconsommation néfastes à l'environnement et aux individus, il est plus que logique de recentrer l'économie sur les besoins fondamentaux.

Nous militons donc pour mettre un terme à notre dépendance aux énergies fossiles et recourir avec mesure aux énergies renouvelables, pour relocaliser la production et la consommation, pour préserver et garantir l'accès de tous aux ressources vitales (eau, forêts, terre, air,...). Par ailleurs, il n’est pas inutile de signaler la responsabilité historique de la riche élite mondiale et des pays du Nord dans cette crise : la justice entre le Nord et le Sud est essentielle. Il n'y aura pas de solution à la crise climatique sans une redistribution non seulement entre le Sud et le Nord, mais également à l’intérieur des pays... Si nous donnons la priorité à la Terre plutôt qu’au profit, à la solidarité plutôt qu’à la concurrence, alors l’opportunité de vivre une vie formidable sans saccager la planète nous est offerte.

***

Le Camp Action Climat est organisé par une quarantaine de volontaires et a reçu l’appui « politique », financier ou pratique de nombreuses organisations telles que Climat et Justice Sociale, le mouvement politique des Objecteurs de Croissance, Socialisme 21, Masereelfonds, Friends of the Earth Vlaanderen-Brussel, Aardewerk, LEF, Oikos, le CADTM, le Collectif Artivist, Vredesactie, Indymedia Antwerpen, klimaat - en vredesactiegroep Pimpampoentje, la Cité s'invente, Barricade et XminY.

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Les infos concernant le lieu du camp et les actions vous seront communiquées et seront présentes sur notre site à partir du 29 juillet 2010

Contact : info@campactionclimat.be This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it - 0484 38 01 48


Plus que quelques jours avant le 2e Camp Action Climat belge qui débutera le jeudi 29/07 !
Cliquez ici
Vous trouverez via ce lien toutes les réponses aux questions concernant le lieu exact du camp, le programme, les actions, la participation financière, etc.

Ceci est également l'ultime appel à la mobilisation. Merci de le diffuser le plus possible !







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NL : Alles wat je moet weten

We naderen het klimaatactiekamp met rasse schreden. Op 29 juli gaan we van start!
Hier vind je alle praktische info die je nodig hebt.
Er blijven nog enkele dagen over om mensen uit te nodigen om af  te komen. Neem zeker al je vrienden en kennissen mee naar het kamp!

www.klimaatactiekamp.org info@klimaatactiekamp.org - 0485/999507

Flyer / Poster

De nieuwe flyer is hier!

poster_en

Download, print, en help ons met promo maken!

(Ze zijn in A4, maar vector-gebaseerde PDFs, dus je kan ze zo klein en zo groot maken als je wil)

17:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/07/2010

Camp Action Climat - Liège | 29.07 > 04.08.10

La conférence de Copenhague a prouvé qu'on ne pouvait pas attendre de "nos" décideurs les mesures radicales nécessaires. Nous choisissons dès lors de nous unir pour agir nous-mêmes, notamment à travers ce camp climat organisé par des activistes belges néerlandophones et francophones.
Dans une optique d'empreinte écologique minimale, ce camp rassemble des centaines de personnes et ce, de manière autogérée. Durant une semaine s'enchainent workshops, débats, ateliers et actions. Ces actions non-violentes s'adressent directement à certaines structures responsables de crimes climatiques.
Lors du camp climat belge de l'été dernier, quelques 400 militants ont privé durant plusieurs heures le Port d'Anvers d'un important convoi de charbon et des actions contre d'autres cibles furent également menées.

Contact - info@campactionclimat.be This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
Lire notre "vision politique"
Soutenez le camp climat !

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L'organisation de ce camp se veut participative et s'ouvre à tout le monde qui souhaite s’y investir. Nous avons grand besoin de votre aide pour l'organisation de ce camp !

Voyez ci-dessous les différentes manières de nous aider et n'hésitez pas à nous contacter via : info@campactionclimat.be This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it


  • Soutien financier : 001-4334900-46 [International : IBAN: BE33 0014 3349 0046 | BIC: GEBA BE BB | Bank: BNP/Fortis Bank
  • Soutien promotionel : Des flyers sont disponibles, si vous désirez en distribuer dans votre ville, contactez-nous via info@campactionclimat.be This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it | Toute autre promotion est la bienvenue, n'hésitez pas à diffuser l'info à vos contact, sur votre fesse de bouc, etc.
    Sachez tout de même que ce camp n'est pas un festival mais un endroit convialement subversif !
  • Soutien logistique : Nous avons besoin de beaucoup de matériel. Si vous êtes en mesure de nous prêter du matériel veuillez nous contacter via info@campactionclimat.be This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it
    Liste non-exhaustive :
    Tentes/chapiteaux, tables et bancs, outillage, eoliennes/panneaux solaires, tracteur, toilettes sèches, four solaire, pallettes/ballots de foin, grandes citernes, robinets d'extérieur, grand bidons, futs en métal et bois pour le feu, véhicules, brouettes, et tout autre chose pouvant être utile un camp action climat...
  • Soutien humain : Depuis le montage jusqu'au démontage du camp, nous aurons besoin de beaucoup de gens dont certains seront amenés à assumer certaines responsabilités en fonction de leurs compétences. Il s'agira soit de coordoner une équipe spécifique  ou la renforcer.
    Voici le type de compétences recherchées : gestion de l'alimentation en eau, alimentation electrique, gestion des incedies, connaissance juridiques, capacité en gestion des conflits, cuisine, gestion des toilettes sèches, traduction (engl, nl, fr), sécurité et relation police, médiation de débats, connaissances médicales/secourisme, bar,...
  • Soutien pédagogique : Nous recherchons des personnes ou organisations pouvant animer des workshops ou des conférences sur des thèmes écologiques concrets. Cela peut aller d'un workshop sur le compostage jusqu'à une conférence sur le lobbyisme des entreprises... Par ailleurs, nous tenonscette année, à discuter de la tension entre Emploi et Environnement. Si vous avez informations à ce sujet, contactez-nous. Contact : info@campactionclimat.be

18:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/07/2010

Le nucléaire progresse de jour en jour : partenariat Areva - Rosatom, fin du moratoire en Suède - Finlande

Déchets nucléaires : le Conseil d’Etat rejette la demande de Greenpeace

Le 30 juin, le Conseil d'Etat a rejeté la demande de Greenpeace France d'annuler le décret du 3 mars 2008 relatif aux procédures applicables au traitement des combustibles usés. C'est une victoire pour Areva qui se veut rassurant sur le processus de traitement des combustibles.

Le traitement des combustibles usés constitue la première étape du recyclage. Il consiste à séparer les matières recyclables (96% du combustible nucléaire usé) et les déchets de haute activité (4%). Les déchets sont conditionnés "de manière sûre et stable" sur le très long terme dans des conteneurs en acier, précise Areva.

Les structures métalliques des combustibles constituent des déchets de moyenne activité. Ils sont compactés et conditionnés dans des conteneurs en acier.

Le décret ainsi que la loi du 28 juin 2006 relative à la gestion durable des matières et des déchets radioactifs encadrent strictement le traitement des combustibles nucléaires usés provenant de l'étranger et imposent, notamment, le retour des déchets issus des combustibles usés étrangers après traitement.

Une stricte application de la loi

Le Conseil d'Etat a jugé que ce retour ne concerne que les déchets directement issus des substances ayant fait l'objet de ce traitement et non ceux qui résultent de l'utilisation, par Areva, de ses propres installations de traitement. Il considère donc qu'Areva applique strictement les obligations fixées par la loi et le décret.

Plus de 80% des déchets vitrifiés provenant de combustibles étrangers ont été retournés dans leur pays d'origine et les premiers retours de déchets métalliques ont débuté en 2009, affirme Areva.

piqué sur www.enviro2b.com - 30/06/2010

 

La mondialisation pousse à de nouvelles alliances

Nouveaux acteurs, nouveaux réacteurs, nouveaux clients. Les règles du jeu sont en train de changer dans le paysage nucléaire global. Une mutation qui amène chacun à repenser sa stratégie et ses partenariats.

Le 27 décembre 2009 restera gravé dans les mémoires de la filière nucléaire française. Ce jour-là, l'électricien des Emirats arabes unis, Enec, officialise son choix du coréen Kepco pour la construction de 4 réacteurs. Montant du contrat : 20 milliards de dollars. Battue, l'équipe France, avec à sa tête Areva, EDF et GDF Suez, est dépitée. Son EPR n'a pas fait l'affaire. Pas plus que les réacteurs de l'américano-japonais GE-Hitachi ou de l'américain Westinghouse, filiale du japonais Toshiba.

« Si quelqu'un pensait que, dans la compétition, les coûts ne comptaient pas, Abu Dhabi a démontré le contraire, déclare Luis Echávarri, directeur général de l'Agence pour l'énergie nucléaire. Bien sûr que la décision est politique, mais la compétition est économique, technique et financière. » Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Selon une étude de l'agence de l'OCDE, l'électricité produite par le réacteur coréen APR-1400, qui a remporté le contrat, coûte moitié moins que celle produite par l'EPR français.

Ce qui s'est passé à Abu Dhabi n'est que le début de la bataille. En Chine, les deux électriciens CNNC et CGNPC construisent 20 réacteurs, acquérant au passage les technologies phares de Westinghouse et d'Areva. « Outre la France, il n'y a que trois pays qui disposent des compétences industrielles intégrées de conception, de construction et d'exploitation pour conduire un programme nucléaire, affirme Hervé Machenaud, directeur de l'ingénierie et la production chez EDF. La Russie avec 2 tranches par an, la Corée du Sud avec une tranche par an et la Chine avec presque 10 tranches par an. » Après la Corée, qui, comme la France, a bâti son industrie nucléaire à partir d'une licence Westinghouse, la Chine pourrait être la prochaine à sortir de ses frontières grâce à un transfert de technologies.

Conscient du défi croissant de la compétitivité, Areva cherche à réduire ses coûts. « Entre le réacteur d'Olkiluoto, en Finlande, et celui de Taishan, en Chine, nous allons deux fois plus vite sur l'ingénierie », explique un cadre dirigeant du groupe. Il faut dire que la tête de série finlandaise a près de quatre ans de retard sur le calendrier. Les coûts d'achat vont aussi diminuer. Toutefois, ces efforts risquent de ne pas aller assez vite pour EDF, qui cherche à élargir sa gamme et à proposer des produits moins chers, en plus du réacteur français de troisième génération.

« L'EPR a été conçu dans les années 1990 dans un certain contexte, observe Hervé Machenaud, en référence aux impératifs de sûreté de l'époque post-Tchernobyl. Il faut mener aujourd'hui des réflexions sur d'autres modèles pour élargir notre gamme et tenir compte des exigences des pays qui s'engagent dans le développement nucléaire. » L'ancien patron de la région Pacifique pense sans doute au CPR-1000, la version « sinisée » du réacteur français de deuxième génération, développée par l'électricien chinois CGNPC, grand partenaire d'Areva et EDF. L'électricien tricolore lorgne aussi le russe Rosatom, avec lequel il vient de signer une alliance.

D'autres éléments seront décisifs dans la compétition. En premier lieu, le financement. A plusieurs milliards d'euros la centrale, le nucléaire nécessite de deux à quatre fois plus d'investissement que les centrales à charbon ou au gaz. « Au cours de la prise de décision, les électriciens regardent avec intérêt les fournisseurs qui sont aussi capables d'apporter des solutions de financement », observe Dominique Mockly, directeur international d'Areva. Les solutions varient. Rosatom, qui prépare une alliance avec l'allemand Siemens, ancien partenaire d'Areva, parie sur le triptyque « construire, investir, exploiter ». Le modèle a fait ses preuves en Turquie, où le groupe vient de remporter un contrat de 20 milliards de dollars pour 4 réacteurs. Mais ces offres ne sont pas toujours bienvenues politiquement. La Bulgarie a, par exemple, refusé un financement russe pour sa centrale de Belene, qui doit coûter 4 milliards d'euros - soit un quart de son PIB… « Ou bien on accepte la dépendance, ou bien on cherche des solutions », estime Dominique Mockly. Chez Areva, des prêts gouvernementaux sont à l'étude ainsi que l'apport d'actionnaires potentiels, comme le Qatar, qui pourraient investir dans des centrales.

Trouver des partenaires locaux

Dans ce jeu complexe d'alliances ouvertes et multiformes, les constructeurs doivent enfin prendre en compte la nécessité de trouver des partenaires locaux. En Italie, Areva va travailler avec Ansaldo, filiale du conglomérat Finmeccanica. Idem au Royaume-Uni avec Rolls-Royce ou en Inde avec Bharat Forge, qui travaille aussi avec Alstom. « Pour la centrale de Temelin, en République tchèque, nous proposons un degré de localisation de 70 % », se félicite de son côté Timur Ivanov, qui dirige Atomstroyexport, la filiale de Rosatom.

« On ne peut plus aborder le sujet avec un seul industriel, conclut Jean-Benoît Colomb, membre du directoire du cabinet de conseil Eurogroup. On va vers des Meccanos globaux entre exploitants, constructeurs, meneurs de projets et fournisseurs… » « On ne peut pas débarquer sur des appels d'offres avec un drapeau tricolore, résume un dirigeant du secteur. Cela ne veut pas dire pour autant qu'on néglige la filière nucléaire française. »

T. M., Les Echos

piqué sur www.lesechos.fr - 28/06/2010

 

Ce nucléaire qui vient du froid

La Suède et la Finlande ouvrent la porte à l’accroissement de leur parc électronucléaire. Non sans avoir phosphoré sur l’aval du cycle du combustible. Reportage.

L’histoire passe parfois par la petite porte. Quelques heures avant que ne soit célébré le mariage dela princesse Victoria , le parlement suédois a pris, vendredi 18 juin, une décision historique. Presque en catimini. Par 174 voix contre 172, le Riksdag a mis un terme à 30 ans de moratoire portant sur la construction de nouveaux réacteurs nucléaires. En 1980, à la suite de l’accident de Three Mile Island, Stockholm avait interdit l’érection de nouvelles tranches. Les 10 réacteurs (3 réacteurs à eau pressurisée et 7 réacteurs à eau bouillante) étaient donc condamnés à mourir sans être remplacés. Jusqu’à vendredi.

Attendu par les acteurs du secteur électrique, le vote de la Diète suédoise n’ouvre pas la porte à une nucléarisation à outrance du royaume scandinave. Le texte prévoit seulement de remplacer les réacteurs dès qu’ils auront atteint leur limite d’âge. En clair, la Suède ne pourra jamais compter plus de 10 réacteurs. « Et encore, il faudra pour ce faire que les communes, qui ont tout pouvoir en la matière, acceptent les futurs machines », souligne Rolf Persson, en charge des questions nucléaires au conseil municipal d’Oskarshamn. Installées à Oskarshamn, Ringhals et Forsmark, les trois centrales nucléaires du royaume produisent 40 % du courant consommé par les Suédois.

La prolongation annoncée de l’âge nucléaire suédois fait bouillonner Svensk Kärnbränslehantering (SKB). Créée par les propriétaires des centrales, l’entreprise est, légalement, en charge de la gestion du cycle du combustible. Une tâche à laquelle elle se consacre depuis1973. Acette époque, SKB s’occupe uniquement de l’achat de l’uranium enrichi. « Les déchets n’étaient pas un problème », se souvient Kaj Ahlbom, l’une de ses têtes pensantes. Ils le deviendront. En 1976, le gouvernement social-démocrate perd les élections législatives. La crise économique et les déchets nucléaires l’ont fait chuter. Nouveau premier ministre, le centriste Thorbjörn Fälldin doit remanier à plusieurs reprises son équipe. Les déchets nucléaires, toujours… Le gouvernement de coalition prend le taureau par les cornes. En 1977, il fait voter par la chambre unique du parlement la loi sur la gestion des déchets nucléaires. Le texte grave plusieurs principes dans le marbre législatif : les producteurs sont responsables de la gestion de leurs résidus qui devront être gérés de façon sûre ; le financement devra être apporté par les propriétaires des centrales (via une taxe sur le kilowattheure) ; l’Etat se porte garant du système. Last but not least, le recyclage du combustible usé est interdit. « Cette décision a, certes, été la conséquence de fortes pressions politiques, mais aussi d’études qui ont montré que le stockage définitif de combustibles usés était le mode de gestion le plus sûr et le moins cher», note Kaj Ahlbom. Un long travail commence.

En partenariat avec de nombreuses universités, SKB mène plusieurs travaux de recherche en parallèle. Dans un premier temps, il s’agit de mettre au point une stratégie pérenne. Le stockage géologique est finalement retenu, non seulement pour les déchets à faible et moyenne activité (déchets technologiques, médicaux, industriels et de démantèlement), mais aussi pour les déchets à haute activité (les combustibles usés). La géologie commandera le reste des opérations. Assise sur un lit de granite, la Suède n’a pas beaucoup de possibilités. « Contrairement à la France et à la Belgique, qui ont choisi de stocker leurs déchets dans de l’argile étanche, la Suède doit travailler dans le granite qui est une roche dure, résistante, mais pleine de fractures par lesquelles l’eau s’infiltre », explique François Besnus, de la direction de la sûreté des usines, des laboratoires, des transports et des déchets de l’Institut (français) de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Après des années de test dans le laboratoire souterrain d’Äspö, l’autorité de sûreté suédoise (SSM) tranche. Une fois évacué du réacteur, le combustible devra être refroidi dans les piscines spéciales du Clab, un centre d’entreposage construit à-32 mètresdans la roche cristalline d’Oskarshamn. Après plusieurs années de refroidissement, les grappes de combustible seront « encapsulées » dans des colis de 27 tonnes de cuivre pur, un métal réputé (bien que ce sujet fasse l’objet d’un débat scientifique) pour sa résistance à la corrosion en milieu réducteur. Puis, en route pour le centre de stockage géologique où les conteneurs de cuivre seront mis dans des silos verticaux, creusés à500 mde profondeur. Cette opération réalisée, une couche de bentonite sera coulée entre le cylindre de cuivre et la paroi de granite. Gonflant avec l’eau, cette argile (qui sert aussi à la fabrication du gravier des caisses à chat) constituera la troisième et dernière barrière (après le granite et le cuivre) entre l’eau et les déchets fortement radioactifs.

Voilà pour le concept suédois. Un concept qui commence à être traduit dans les faits. Après 16 ans d’investigations géologiques et de concertation, le site de Formark (où se trouvent déjà trois réacteurs à eau bouillante) a finalement été choisi le 3 juin 2009 par SKB. Coincé entre forêts, marais etla merBaltique , Forsmark se situe à470 kilomètresau nord d’Oskarshamn. Les transports de déchets se feront, comme aujourd’hui, par bateau. Mitonné de longue date, le futur site sera creusé dans le granite. Les tunnels dans lesquels seront forés les silos de stockage se situeront à500 msous la surface.

Depuis plus d’un an, l’entreprise prépare son dossier de demande d’autorisation. Devant peser entre 5.000 et 10.000 pages, il est attendu non sans inquiétude par les gendarmes du nucléaire suédois. « Même si nous nous sommes préparés, il faudra inventer des méthodes de travail et des procédures », concède Björn Dverstorp, de SSM. Malgré tout, les Suédois restent confiants. « Si tout se passe bien, estime Kaj Ahlbom, les premiers coups de pioche devraient être donnés en 2015. Et le centre pourrait ouvrir dès 2020. » Il pourra alors recevoir les premiers des 6.000 conteneurs prévus. A cette date, le travail des géologues de SKB sera loin d’être terminé. Car, avec la relance de son programme électronucléaire, la Suède aura besoin d’un second site de stockage définitif. « Et même si nous le construisons à proximité du premier, il faudra totalement repartir de zéro », confirme Mikael Gontier, du département Environnement de SKB.

Sur l’autre rive du golfe de Botnie, le programme nucléaire finlandais poursuit son bonhomme de chemin. Déjà doté de 4 réacteurs, l’ancien Grand-duché russe est impatient de mettre en service sa 5e tranche. Après des débuts difficiles (4 ans de retard), la tête de série de l’EPR prend forme. « 90 % du génie civil est désormais achevé, 50 % des matériels sont déjà positionnés. A ce rythme, la production électrique devrait démarrer en 2013 », confirme Jouni Silvennoinen, le chef du projet pour TVO, le consortium finlandais ayant passé commande du réacteur franco-allemand. Vendredi 18 juin, la cuve du réacteur (420 tonnes) a été installée dans le bâtiment réacteur. Les 4 générateurs de vapeur devraient suivre avant la fin de l’année. « Il sera alors temps de procéder aux opérations de piping (raccordement) », avance Jean-Pierre Mouroux, directeur général du projet OL3 d’Areva.

En charge de la construction du premier EPR, le duo Areva-Siemens semble quelque peu rasséréné. Certes, une procédure d’arbitrage est toujours en cours pour savoir qui, des constructeurs ou de leur client, est responsable du formidable dérapage du chantier. Mais l’avenir se dégage. Anticipant une hausse de la demande d’électricité, TVO entend mettre en service, d’ici 2020, un 4e réacteur sur son site d’Olkiluoto (OL4). Et malgré son divorce annoncé, le couple franco-allemand n’est pas mal parti. « Contrairement à ce que l’on pense, OL3 n’est pas un contre-exemple, mais un chantier qui donne des leçons pour l’avenir », souligne Jouni Silvennoinen. TVO aimerait bien coupler un second EPR au réseau électrique. Mais sa décision n’est pas encore prise. « Nous avons plusieurs possibilités : l’EPR, l’ABWR de Westinghouse-Toshiba, l’ESBWR de General Electric-Hitachi, l’APR de KSNP et l’APWR de Mitsubishi », rappelle Jouni Silvennoinen. Un peu échaudé par le chantier en cours, le Stuk, l’autorité de sûreté finlandaise, a fait savoir qu’il n’autoriserait pas une technologie de réacteur non encore éprouvée. Or, à ce jour, seul l’EPR dispose de licence d’exploitation. Un bon point.

Créé en 2007, l’électricien finlandais Fennovoima entend construire, lui aussi, son réacteur. S’il n’a pas encore choisi son site (son cœur balance entre Pyhäjoki et Simo), il a déjà sélectionné trois technologies : l’EPR, son petit frère Kerena (qui n’existe pour le moment que dans les plaquettes d’Areva) et l’ABWR. Quoi qu’il en soit, la décision est pour bientôt. « Le parlement doit se prononcer sur les deux projets le 1er juillet prochain », confirme Jaana Avolahti, du ministère finlandais de l’énergie.

Largement inspirée du modèle suédois, la gestion des déchets à la finlandaise comporte néanmoins quelques spécificités. La Finlande est l’un des membres de l’Union européenne (avec la Bulgarie, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie,) à exploiter des réacteurs d’origine soviétique. Grandement modernisés, les deux VVER 400 de Loviisa disposaient d’un exutoire bien pratique. Au terme d’une convention passée entre la Finlande et l’Union soviétique, Rosatom fournissait l’uranium enrichi et récupérait le combustible usé. Hélas, l’accord a pris fin en 1996. Et Fortum, l’exploitant des deux réacteurs, a dû trouver un autre mode de gestion de ses déchets à haute activité.

A la demande du gouvernement, TVO et Fortum ont créé une co-entreprise chargée de la gestion des déchets nucléaires. Baptisé Povisa, elle conçoit le futur site de stockage géologique (Onkalo) ainsi que les colis. Les designs du vaste réseau souterrain et des conteneurs seront assez proches de ceux validés en Suède. A ceci près que Povisa enfournera les grappes de combustible dans une chaussette d’acier avant d’insérer le tout dans le canister de cuivre. Au total, la gestion des déchets à haute activité finlandais devrait coûter 3 milliards d’euros, entièrement payés par un fonds abondé par une taxe sur l’électricité.

En attendant l’ouverture en 2020 du site de stockage géologique (creusé à400 mde profondeur dans le granite de l’île d’Olkiluoto), les deux compagnies entreposent leurs grappes de combustible chauds dans des piscines, construites à proximité des centrales. Des piscines dont l’eau, été comme hiver, doit être maintenue à36°C . Sûreté oblige !

piqué sur www.journaldelenvironnement.net - 22/06/2010

 

09:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/07/2010

Moruroa e tatou: Décret de la loi Morin, l’Etat recule devant ses responsabilités

Dans un communiqué de presse, l'association Moruroa e tatou annonce que le décret d’application de la loi Morin vient de paraître au Journal officiel du dimanche 13 juin 2010. Selon l'association si l’on se réfère à la version précédente de ce décret datée du 21 janvier 2010, morin caque.jpgaucune des dispositions contestées par les associations Moruroa e tatou et Aven, par le Gouvernement de la Polynésie française, par l’Assemblée de la Polynésie française, par le Coscen et par les conseils juridiques des associations n’ont été prises en compte par la version définitive de ce décret.

"Moruroa e tatou constate que la liste des 18 cancers retenus est réduite, pour la quasi majorité des personnels civils et militaires employés sur les sites d’essais, à 14 cas de cancers. Sur la « liste Morin », trois autres cancers sont des cancers féminins (sein, ovaire et utérus) et le cancer de la thyroïde est limité aux personnes qui étaient enfants au moment de leur exposition. Moruroa e tatou s’insurge de ces limitations, alors que la demande unanime avait été de rajouter les autres cancers du système sanguin (myélome et lymphomes), le cancer de la thyroïde sans restriction d’âge, le cancer du sein masculin, toutes maladies reconnues comme radio-induites par les Nations-Unies (UNSCEAR) et indemnisées par la législation américaine depuis 1988 qui, de plus, admettent que des maladies cardiovasculaires et du système génétique sont également radio-induites.

Les zones géographiques inchangées

Moruroa e tatou constate que les « zones géographiques » retenues par le décret du 11 juin 2010 sont inchangées malgré les protestations argumentées qui avaient été transmises au ministre de la Défense le 18 décembre 2009. Encore une fois, Moruroa e tatou s’insurge que les zones retenues pour la Polynésie s’apparentent au mensonge officiel à propos du nuage de Tchernobyl. Alors que toute la Polynésie a été copieusement contaminée par 41 essais aériens entre 1966 et 1974, le décret Morin affirme que les nuages radioactifs sont retombés sélectivement sur quatre îles ou atolls et sur quelques communes de Tahiti… curieusement les moins peuplées. Le caractère ridicule de la « sélection géographique » du décret Morin atteint un sommet en ne retenant, pour l’atoll de Hao que trois installations où se manipulaient des matières nucléaires solides, liquides ou gazeuses simplement délimitées par des grillages ou des barbelés.

Moruroa e tatou constate que le Comité d’indemnisation désigné par le décret est composé de 8 membres, dont 5 doivent recevoir l’aval du ministère de la défense. La décision d’indemnisation est prise en finale par le ministre de la défense, mais le décret prévoit que l’absence de décision du ministre de la défense six mois après l’enregistrement de la demande d’indemnisation équivaut à un rejet. Les associations avaient pourtant noté une contradiction avec la loi Morin (article 4, III) déclarant que le rejet doit être « motivé ».

Publier en catimini

Moruroa e tatou s’étonne que la publication de ce décret soit faite en catimini au journal officiel du dimanche 13 juin, sans présentation préalable à la presse comme Monsieur Morin l’avait annoncé puis décommandé début mai. Moruroa e tatou dénonce le manque de courage politique de ce ministre qui se refuse à assumer publiquement cette loi d’indemnisation des victimes des essais nucléaires a minima. Moruroa e tatou affirme une nouvelle fois que l’Etat doit reconnaître clairement sa responsabilité et celle des organismes chargés de la conduite des essais – Armées et CEA – pour le préjudice sanitaire, environnemental, social, économique, culturel causé aux Polynésiens, aux Algériens et à tous les personnels civils et militaires du fait de ses 210 essais nucléaires.

piqué chez Tahitipresse - 13/06/2010

16:57 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/06/2010

Juin 2010 : la DST cherche encore à déstabiliser les antinucléaires

Dans trois courriers en date du 10 juin, la Direction de la Surveillance du Territoire (DST, devenue officiellement DCRI) a convoqué trois salariés du Réseau "Sortir du nucléaire" pour une audition le 16 juin 2010 au Ministère de l’Intérieur : Myriam Battarel et Sabine Li (webmestres), et Philippe Brousse (directeur). La suite d’un feuilleton qui dure depuis plus de sept ans.

En effet le motif de la convocation policière a été précisé par téléphone : depuis 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" met à disposition sur son site internet des documents "confidentiel défense", qui révèlent que le futur réacteur EPR ne résisterait pas au crash d’un avion de ligne (pas plus que les 58 réacteurs nucléaires français déjà en fonctionnement).

Cette affaire a déjà donné lieu à une procédure judiciaire, classée sans suite en juin 2009. Depuis des années, l’avocat du Réseau "Sortir du nucléaire" demande d’avoir accès au dossier pénal, en vain. Comme par hasard, cette convocation intervient la veille du procès de la SOCATRI-AREVA, et à trois jours de l’Assemblée Générale du Réseau "Sortir du nucléaire".

Myriam, Sabine et Philippe ont décidé de ne pas se rendre à cette convocation arbitraire. Ils savent qu’ils peuvent être arrêtés à tout moment et emmenés de force. Mais il n’est pas question de céder devant un État qui prêche la transparence, mais classe "secret défense" ou "confidentiel défense" tout ce qui concerne le nucléaire, civil ou militaire.

Réseau Sortir du Nucléaire - 16/06/2010

 

16 juin 2010 : Convocation par la DST : le Réseau "Sortir du nucléaire" refuse l’arbitraire

 

La Direction de la Surveillance du Territoire (DST) a convoqué le 16 juin 2010 au Ministère de l’Intérieur le directeur et les deux webmestres du Réseau "Sortir du nucléaire".

Le motif de cette convocation leur a été précisé par téléphone : depuis 2003, le Réseau "Sortir du nucléaire" met à disposition en ligne des documents "confidentiel défense" qui révèlent que le futur réacteur EPR ne résisterait pas au crash d’un avion de ligne [1].

Quel nouvel élément la DST cherche-t-elle à obtenir ? Les défauts de sûreté de l’EPR et ses surcoûts sont de notoriété publique. La révélation des informations "confidentiel défense" par le Réseau "Sortir du nucléaire" a déjà donné lieu à une procédure judiciaire ; elle a été classée sans suite en juin 2009. Au contraire, dans cette affaire, ce serait plutôt à l’État de fournir des informations : malgré des demandes répétées, et contrairement à ce que prévoit la loi, l’avocat du Réseau "Sortir du nucléaire" n’a toujours pas eu accès au dossier pénal !

Pour le Réseau "Sortir du nucléaire", cette convocation est une pure mesure d’intimidation. À quelques jours de l’Assemblée Générale du Réseau "Sortir du nucléaire", l’État tente à nouveau de déstabiliser le mouvement antinucléaire en faisant pression sur des salariés militants.

C’est en toute légitimité que les trois personnes convoquées ont décidé de ne pas se rendre à cette convocation arbitraire. Elles savent qu’elles peuvent être arrêtées à tout moment et emmenées par la force. Il n’est pas question de céder devant un État qui prêche la transparence, mais classe "secret défense" ou "confidentiel défense" tout ce qui concerne le nucléaire, civil ou militaire.

Si ces arrestations devaient avoir lieu, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle tous les antinucléaires, et toutes les personnes attachées au respect des libertés fondamentales, à manifester leur solidarité et leur indignation.

Contacts presse :

Daniel Roussée – 06 61 97 83 28
Antoine Limouzin - 06 40 28 32 12
Maître Busson - 06 72 12 72 47

Communiqué de presse du Réseau

20:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/06/2010

Draguignan - La prison prend l'eau...

Intempéries : évacuation des détenus de la prison de Draguignan inondée

Les 436 détenus de la prison de Draguignan (Var) étaient évacués mercredi, en raison des inondations, vers les établissements pénitentiaires de la région, a annoncé l'administration pénitentiaire. Lors d'une audition devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, le directeur de l'administration pénitentiaire Jean-Amédée Lathoud a annoncé qu'environ "500 détenus de la prison étaient dispatchés dans l'ensemble des établissements du sud de la France et du Sud-Ouest".

Ses services ont ensuite précisé que la totalité des personnes détenues dans la prison - soit 436, dont 25 femmes - était en cours d'évacuation à midi. Le transfèrement des prisonniers est sécurisé par les "équipes régionales d'intervention et de sécurité" (Éris) et les forces de l'ordre. Les dégâts dans l'établissement sont "très importants", a-t-on ajouté de même source, précisant que l'eau était montée à 3,5 m.

Selon la procureure de Draguignan Danielle Drouy-Ayral, qui parle de "très gros dégâts", l'eau est montée jusqu'au 1er étage, contraignant les occupants à passer la nuit au 2e. Personne n'a été blessé. Des familles qui se trouvaient dans l'établissement pour des visites aux détenus se sont retrouvées bloquées par la montée des eaux et ont passé la nuit dans la prison, a précisé l'administration pénitentiaire.

Une cellule de crise a été mise en place par l'administration pénitentiaire pour gérer les réaffectations de détenus, qui interviendront au-delà de Paca, et les conséquences sur les procédures judiciaires à venir, selon la procureure de Draguignan. Le syndicat de gardiens FO-Pénitentiaire avait auparavant précisé que la partie "maison d'arrêt", surpeuplée, comptait plus de 270 détenus et le quartier "courtes peines" près de 190. Dans un premier temps, avait indiqué le syndicat, les détenus qui se trouvaient au rez-de-chaussée avaient été déplacés dans les étages.

FO-Pénitentiaire croit savoir que cette catastrophe est "encore plus dommageable pour le centre pénitentiaire de Draguignan" que ne l'avaient été les inondations de décembre 2003 pour la maison centrale d'Arles. Les quelque 190 détenus de la prison d'Arles, envahie par les eaux et gravement endommagée, avaient alors été évacués vers différents établissements de la région.

Piqué au tas chez Le Point - 16/06/2010

ma_kachina_doll.jpg

Image d'une Kachina Doll (Homshekwah), musée de Brooklyn.

La coiffe symbolise le ciel et les éléments du ciel. Le corps comporte des éléments de la Terre. Le masque peut changer, mais contient toujours les symboles qui se rapportent à des nuages et la venue de la pluie (Probe).

18:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/05/2010

"1945-1998" by Isao Hashimoto - Essais nucléaires de 1945 à 1998

 

"1945-1998" by Isao Hashimoto

Multimedia artwork

"2053" - This is the number of nuclear explosions conducted in various parts of the globe.*

Profile of the artist: Isao HASHIMOTO

Born in Kumamoto prefecture, Japan in 1959.

Worked for 17 years in financial industry as a foreign exchange dealer. Studied at Department of Arts, Policy and Management of Musashino Art University, Tokyo.

Currently working for Lalique Museum, Hakone, Japan as a curator.

Created artwork series expressing, in the artist's view, "the fear and the folly of nuclear weapons":

  1. "1945-1998" © 2003
  2. "Overkilled"
  3. "The Names of Experiments"

About "1945-1998" ©2003

"This piece of work is a bird's eye view of the history by scaling down a month length of time into one second.  No letter is used for equal messaging to all viewers without language barrier.  The blinking light, sound and the numbers on the world map show when, where and how many experiments each country have conducted.  I created this work for the means of an interface to the people who are yet to know of the extremely grave, but present problem of the world."

Contact the artist:

Should you have any query regarding this artwork, please contact  e-mail address below:

hashi123ping@amy.hi-ho.nepong.jp

* The number excludes both tests by North Korea (October 2006 and May 2009).

23:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/05/2010

Convoi d'uranium bloqué: amendes pour 12 militants de Greenpeace

CRÉTEIL - Des peines d'amende de 1.000 euros assorties, pour une part, de sursis ont été prononcées lundi au tribunal correctionnel de Créteil à l'encontre de 12 militants de Greenpeace jugés pour avoir bloqué un convoi d'uranium Areva dans la gare de Valenton (Val-de-Marne).

Dix d'entre eux ont été condamnés à une amende de 1.000 euros dont 500 assortis du sursis et deux, ayant déjà été condamnés pour des faits similaires, ont écopé de 1.000 euros d'amende.

Dans la nuit du 10 au 11 mars, ces 12 militants de l'ONG écologiste s'étaient enchaînés aux voies de chemin et de fer et aux wagons pour bloquer un convoi d'uranium appauvri en provenance de l'usine Areva de Pierrelatte (Drôme) et réclamer un "moratoire sur l'exportation de déchets nucléaires", notamment vers la Russie.

Des amendes allant de 750 à 1.500 euros avaient été requises lors du procès le 21 avril.

Aucun des douze prévenus jugés pour "entrave à la circulation d'un train", ni leur avocat, Me Alexandre Faro, n'étaient présents lundi.

Partie civile au procès, la SNCF a estimé que 83 de ses trains avaient été affectés par cette action et chiffré son préjudice à près de 83.000 euros.

La question des dommages et intérêts est renvoyée au 28 juin.

AREVA

Article Romandie News - (©AFP / 03 mai 2010 15h38)

 

justice_de_classe.jpg

23:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/05/2010

Agent orange, la guerre sans fin

 

    



Les victimes vietnamiennes de l'agent orange/dioxine ne baissent
pas les bras
- 14/04/2010


Deux représentants des
victimes vietnamiennes de l'agent orange/dioxine que sont Nguyên Thi
Hiên, présidente de l'Association des victimes de l'agent
orange/dioxine de Dà Nang, et Pham Thê Minh (Hai Phong), doivent se
rendre le 14 avril aux États-Unis afin de poursuivre leur demande pour
que justice soit faite.




L'information
a été donnée mardi par l'association en question, lors d'une rencontre
des victimes de l'agent orange avant leur départ. Ce voyage se
poursuivra jusqu'au 16 mai, avec des escales dans les principales
villes des États-Unis comme Los Angeles, Chicago, Atlanta, Washington...

Selon
Nguyên Van Rinh, président de l'Association des victimes vietnamiennes
de l'agent orange/dioxine, ce voyage -le 5e depuis 2005- rendu possible
grâce à l'invitation du Comité américain de mobilisation du secours et
de la responsabilité pour les victimes vietnamiennes ainsi que de
l'Association des vétérans de guerre pour la paix, vise à appeler le
soutien de l'opinion des États-Unis, ce tout en renforçant les
relations d'amitié entre les peuples des 2 pays.

Lors de ce
voyage, la délégation vietnamienne rencontrera la communauté des
vétérans de guerre, des étudiants, des organisations religieuses, des Viêt kiêu pour
les informer de la situation des victimes vietnamiennes de l'agent
orange/dioxine et pour étudier le combat des victimes américaines de ce
produit toxique... Le 18 avril, la délégation vietnamienne et les amis
américains seront directement confrontés aux compagnies de produits
chimiques qui ont fabriqué ces défoliants utilisés pendant la guerre au
Vietnam, telles Dow ou encore Monsanto.

Le vice-président,
secrétaire général de l'Association des victimes vietnamiennes de
l'agent orange/dioxine, Trân Xuân Thu, a fait savoir qu'après ce
voyage, une délégation de responsables de l'association se rendrait aux
États-Unis pour demander justice. Cette année, elle envisage de
préparer un nouveau procès aux États-Unis, qui devrait débuter en 2011.


Construction d'une zone de vestiges de la guerre chimique

La
plupart des scientifiques et des cadres gestionnaires des branches
compétentes et des localités de Hanoi, Quang Tri, Dông Nai et Hô Chi
Minh-Ville ont proposé, à l'issue d'une récente conférence organisée au
bourg d'A Luoi, province de Thua Thiên-Huê (Centre), de construire
rapidement une zone de vestiges de la guerre chimique au Vietnam. Ils
ont également parlé du projet de planification de la zone de vestiges
de la guerre chimique à Quang Tri, A Luoi, ou Ma Dà-Dông Nai.


Huong Linh/CVN (14/04/2010)
Le Courrier du Viet-Nam

11:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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