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01/12/2009

Europe écologie vote POUR le nucléaire à Copenhague

Europe Ecologie vote pour le nucléaire, Bové s’abstient...
lundi 30 novembre 2009 (21h48)
4 commentaires

Le Mouvement Citoyen Lotois pour la sortie du nucléaire nous informe, dans une newsletter datée de ce jour, qu’une résolution du parlement européen, sur la stratégie à adopter par l’Union Européenne au sommet de Copenhague, a été votée jeudi dernier.

Dans cette résolution, dont vous trouverez le texte ci-dessous, il est à noter la réintroduction du nucléaire dans le bouquet énergétique (point n°36). En clair le lobby nucléaire français, très efficace, veut imposer la reprise du nucléaire dans toute l’Europe...Il existe pourtant d’autre solutions. Je vous engage à vous précipiter chez votre marchand de journaux pour acheter Le Lot en Action mag n°5 dont le dossier central explore une de ces pistes ! (ou commandez le par mail à l’adresse suivante : contact@lelotenaction.org)

Les députés d’Europe écologie, ainsi que les verts, ont tous voté pour cette résolution, à l’exception de José Bové qui s’est abstenu, et des trois euro-députés de GUE (Mélanchon, Hoarau, Hénin) qui ont voté contre (résultat du vote ici). José serait-il en train de se réveiller ?...

Résolution du Parlement européen du 25 novembre 2009 sur la stratégie de l’Union européenne dans la perspective de la Conférence de Copenhague sur le changement climatique (COP 15)

la suite sur Bellaciao

 

08:53 | Lien permanent | Commentaires (3) |

28/11/2009

Appel du réseau Seattle to Brussels, novembre 2009

 

 

Appel du réseau Seattle to Brussels, novembre 2009

OMC : La grande rupture – Plus de crise !

Changez le système commercial,

pas le climat

Du 30 novembre au 2 décembre 2009 – 10 ans après la “Bataille de Seattle » et seulement quelques jours avant le sommet crucial des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague, la 7ème ministérielle de l’OMC aura lieu à Genève. Elle vise à promouvoir l’extension des pouvoirs de l’OMC et du libre-échange comme solution aux crises globales que nous traversons.

Le modèle neolibéral en matière commerciale et d’investissements, incarné par les accords de l’OMC et par les nombreux accords de libre-échange bilatéraux, est une des causes de la crise financière globale, de la faim et des crises énergétique et climatique.

Pourtant, les gouvernements continuent de promouvoir la dérégulation et la libéralisation, l’Union Européenne et ses Etats-membres constituant l’une des forces motrices les plus agressives dans cette approche. Contrairement au mantra actuel de la régulation que l’Union Européenne récite, la pression pour conclure le Doha Round et toute une série d’accords bilatéraux et régionaux de libre-échange conduira à davantage de libéralisation et de dérégulation de la finance et de l’économie à travers le monde, servant une fois de plus les intérêts des multinationales.

Le libre-échange et l’OMC ont fermé l’opportunité d’améliorer leurs vies à des familles de paysans sur toute la planète. Ils ont empêché que les consommateurs aient tous accès à de la nourriture saine et abordable. Ils ont refusé aux travailleurs du Sud et d’Europe l’accès à des emplois plus nombreux et décents. Ils ont refusé aux citoyens à travers le monde l’amélioration de l’accès à des services essentiels de qualité. Et ils ont échoué à promouvoir un développement durable socialement et écologiquement. 

Pour surmonter les crises systémique et globale qui englobent la planète, nous appelons collectivement à la construction d’un nouvel ordre économique ; un ordre qui place la satisfaction des besoins humains de base en son cœur, ainsi que la mise en place et la garantie de tous les droits sociaux, économiques, culturels et politiques ; un ordre basé sur des modèles de production et de consommation qui respectent les limites des ressources naturelles de la planète ; qui promeuve une distribution équitable de ces ressources et qui utilise des énergies propres, sûres et renouvelables.

Pour y parvenir, nous devons mettre en place un modèle multilatéral alternatif en matière de commerce et d’investissements ; un modèle qui soit juste, durable, participatif et basé sur la solidarité.

Nous appelons les mouvements sociaux, les syndicats et les organisations de la société civile en Europe à nous rejoindre à Genève pour une semaine d’action qui débutera le 28 novembre pour dire « OMC : La grande rupture ! Plus de crise ! » et « Changez le commerce pas le climat ».

Réseau Seattle to Brussels

www.s2bnetwork.org

 

 

 

09:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/11/2009

Lettre de René Riesel à propos de la propagande vaccinale

Pris chez Le JL

Bravo à René RIESEL !!!

 

Dimanche 15 novembre 2009
Lettre ouverte

René Riesel
Vallongue
48210 Mas Saint-Chély
à M. Stephan Pinède
Directeur départemental des services vétérinaires
Zone Artisanale du Gévaudan
48000 Mende
Vallongue, le 17 octobre 2009

Monsieur,

Après celui que vous m’aviez adressé le 18 août j’ai également reçu votre courrier recommandé, avec accusé de réception, du 30 septembre. Vous m’y mettez à nouveau «en demeure de faire mettre en oeuvre par [mon] vétérinaire sanitaire une vaccination valable de [mes] animaux éligibles contre les sérotypes 1 et 8 de la FCO dans un délai n’excédant pas 15 jours à compter de la réception de cette lettre». Vous m’y informez aussi qu’«en l’absence de l’attestation, par [mon] vétérinaire sanitaire d’une première injection de primo-vaccination ou d’un rappel sous ces quinze jours, de même (en cas de primovaccination) qu’en l’absence d’une seconde injection dans le délai prévu par le laboratoire fabricant du vaccin utilisé», vous serez «contraint de transmettre à Madame le procureur de la République un procès verbal de constatation du non respect des mesures collectives obligatoires de prophylaxie des maladies animales, contravention pénale de 4e classe».

J’ai pris bonne note de vos injonctions. Je n’en persiste pas moins à refuser de soumettre mon cheptel à la vaccination contre l’un et l’autre des dits sérotypes. Ceci valant également pour celles qui pourraient se voir imposées à l’avenir contre tel ou tel des vingt-deux autres sérotypes connus dont la manifestation sous nos latitudes est, comme on sait, des plus envisageables à plus ou moins brève échéance.

Je ne mentionnerai donc qu’à titre de curiosité un détail, forcément secondaire face à une si dangereuse maladie, indiscutablement vectorielle et non contagieuse, que votre précédent ministre de tutelle, désormais recasé dans l’industrie pharmaceutique, présentait sans rire comme la plus grande crise sanitaire depuis 50 ans : eussé-je été dans de plus dociles dispositions qu’il m’aurait de toute façon été impossible d’obtempérer à votre sommation dans le délai imparti. Mes brebis sont en lutte ou gravides et, s’il faut en croire le chapitre 2.1.9, consacré à la Blue Tongue, du Manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les ruminants terrestres de l’O.I.E.-Organisation mondiale de la santé animale, «attenuated virus vaccines are teratogenic and should not be administred to pregnant sheep during the first half of pregnancy as this may cause fetal death and abnormalities». De même, Newsom et Marsh (Les maladies du mouton, Vigot, Paris 1961, 2e édition américaine 1958) soulignaient déjà : «On a trouvé en Californie qu’il y avait un risque à vacciner les brebis gestantes. Schultz et De Lay (1955) signalent des pertes sérieuses chez les agneaux de brebis vaccinées alors qu’elles étaient pleines de 4 à 8 semaines. Beaucoup d’agneaux furent mort-nés ou présentèrent des symptômes de développement cérébral imparfait. Il est donc recommandé de vacciner les brebis reproductrices au moins trois semaines avant la lutte, ou bien après les trois premiers mois de gestation.»

Je vous laisse libre de juger qu’il ne s’agirait là, en toute hypothèse, que de dégâts collatéraux, qui ne pèseraient rien en regard des bénéfices dont votre courrier fait maladroitement la propagande. Une telle conviction paraît du reste partagée car il est notoire qu’on ne s’est pas privé de faire n’importe quoi dans cette comique blitzkrieg antivirale, vaccinant des bêtes gestantes aussi bien que des animaux infectés, avec les résultats qu’il fallait attendre. Ceux-ci sont constatables par n’importe quel éleveur mais, malheureusement, «la qualité des données recueillies n’a pas toujours permis d’évaluer correctement le rôle réel du vaccin dans la survenue de l’effet indésirable» et l’A.F.S.S.A. ne peut faire autrement qu’en conclure : «À ce jour, les données recueillies ne remettent pas en cause le principe de la vaccination.» (A.F.S.S.A., 31 mai 2009)

C’est précisément ce que votre courrier comporte de propagande, d’intimidations et de mensonges implicites ou explicites qui donne tout son sens, bien au-delà des considérations qu’on pourrait émettre sur ses bénéficiaires directs (cette industrie de la pharmacie dont vous me recommandez de suivre les prescriptions), à la manipulation dont vous êtes l’exécutant.

Vous demeurez, là encore, libre de hausser les épaules : à considérer la pandémie étatico-médiatique autour de la redoutable grippe qu’on endigue en se mouchant dans son coude et qu’on soigne au paracétamol, qui se soucierait qu’on traite les ruminants comme des hommes ? Ainsi qu’on peut en faire quotidiennement le constat à tout propos, les perspectives sont d’ailleurs excellentes pour les agents du Ministère de la Peur et il relève de la bonne gouvernance d’avoir su vérifier, sous couvert de santé animale (et, prochainement, de «traçabilité» quand le puçage des moutons deviendra obligatoire après qu’on l’ait fait adopter aux hommes librement, sans la moindre coercition) qu’il en coûte finalement fort peu désormais pour perfectionner l’administration des hommes.

Je vois de l’intimidation et un mensonge implicite dans votre affirmation selon laquelle mon cheptel n’étant «pas valablement vacciné» il constituerait, «à ce titre, un cheptel dans lequel la circulation de la maladie pourra survenir avec les conséquences sanitaires et économiques que l’on connaît». Les données «épidémiologiques» du même O.I.E. signalent : «Taux de mortalité normalement faible chez les ovins mais pouvant atteindre 10% lors de certaines épizooties. Maladie non contagieuse» et j’entends, ce qui ne regarde que moi, faire mon affaire de ce que vous appelez des «conséquences sanitaires et économiques» en accompagnant comme je le peux le développement d’immunités naturelles chez mes animaux.

Je refuse de les livrer aveuglément aux marchands de chimie et de me soumettre moi-même à cet exercice d’infantilisation ou plutôt de préparation aux futurs états d’urgence. Et si vous me comprenez mal, songez aux brasiers et aux dispositifs de la fièvre aphteuse ou, mieux encore, reportez-vous au Guide d’aide à la décision pour la gestion du milieu agricole en cas d’accident nucléaire que votre fonction vous interdit d’ignorer. Ce catalogue constamment mis à jour de monstruosités et d’inepties technocratiques est accessible, transparence oblige, sur le site Internet du ministère de l’agriculture mais on le verrait bien accompagner les liasses de formulaires «P.A.C.» adressées annuellement aux agriculteurs. Coproduit par l’Autorité de sûreté nucléaire (A.S.N.) et la Direction générale de l’alimentation (D.G.A.L.) avec le concours des Instituts techniques qui sont le fleuron de la «Profession», il est le résultat d’une initiative à l’origine de laquelle on trouve les fameuses Organisations professionnelles agricoles («O.P.A.»). À la lumière du genre de sollicitude qui s’y exprime à l’endroit du bétail animal et humain on comprend mieux à quoi pourrait servir la discipline déjà acquise dans de précédentes «situations de crise» : fièvre aphteuse, varron, F.C.O. où l’éradication n’a cessé d’être le maître mot de l’impuissance bureaucratique.

Mais, surtout, vous n’ignorez pas qu’un troupeau non vacciné ne présente aucun risque pour les cheptels avoisinants. Dans le cas contraire que ne faudrait-il pas redouter du réservoir sans fond que constitue la «biodiversité» de nos «territoires» ? La nature ne vous facilite pas les choses : pas de vaccination envisageable pour les ruminants sauvages ! Mais il n’y a là bien sûr rien qui remette si peu que ce soit en cause la vérité statistique du seuil de 80% d’animaux vaccinés que vous vous glorifierez immanquablement d’avoir atteint. À l’instar de la bureaucratie stalinienne exaltant régulièrement la pulvérisation des objectifs de ses plans quinquennaux ou, plus trivialement, du policier qui a fait son chiffre.

J’ajouterai trois remarques pour en finir avec cet aspect. La première est que les considérations alambiquées de l’O.I.E. à propos de la perspective inverse (culicoides transportant les virus atténués à partir d’animaux vaccinés) incitent au moins à une certaine perplexité. La seconde est qu’en vous targuant d’avoir gagné une bataille («aucun foyer n’est recensé en Lozère à ce jour pour l’année 2009 (pour mémoire : 111 foyers en 2008)»), sans préciser sur quel critère — réactions sérologiques ? manifestations cliniques ? — est opéré un décompte si flatteur qu’il fait songer à la propagande pour les radars routiers ou la vidéoprotection, vous négligez délibérément de faire la part de l’effet provisoire des vaccinations et de l’effet plus durable de l’acquisition par les animaux d’une immunité naturelle que l’A.F.S.S.A. elle-même ne conteste pas. La troisième remarque sera brève : on vaccine en Afrique du Sud depuis le début du XXe siècle.

Enfin, qui s’interdirait de voir que le mensonge, explicite cette fois, vole au secours de l’intimidation (mais vous êtes peut-être, sans le savoir, par habitude fonctionnelle en somme, convaincu de la vertu des prophéties autoréalisatrices) dans cette partie de votre courrier où votre traitement de texte écrit que mon cheptel non «valablement vacciné (…) constitue, à ce titre, une exception dans notre département» ? Le nombre de lettres semblables que vous avez dû faire sortir de l’imprimante et envoyer le jour même aux autres coupables d’insubordination de ce département dément absolument cette assertion. Il n’est du reste pas besoin de participer à quelque «collectif» que ce soit (quoique certains aient su produire un remarquable travail de désintoxication, je pense en particulier aux vétérinaires du G.I.E. Zone Verte) pour savoir que de telles «exceptions» persistent à se manifester ouvertement sur l’ensemble du territoire français.

Bien sûr, certains n’auront pas manqué de laisser la fermeté de leurs convictions s’éroder devant la menace, c’est ce sur quoi vous comptiez, mais de nombreux signes indiquent en même temps qu’après l’annonce par un ministre quelque peu bousculé d’une seconde campagne obligatoire (mais gratuite !) en 2010, et au vu des résultats de la première, il va vous falloir singulièrement hausser le ton contre de nouveaux récalcitrants pour continuer à faire régner l’ordre vaccinal.

Il ne me convient pas de vous y aider.

Je déclare ma solidarité pratique avec les autres opposants à cette campagne de vaccination forcée.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes sincères salutations.

René Riesel

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11/11/2009

Silence radio - Un travailleur aux prises avec la banalisation et la routine de l’industrie nucléaire française.

« Je m’appelle Christian Ugolini. Depuis 10 ans, je suis technicien en contrôle non destructif. Il s’agit comme pour une radio des poumons d’effectuer des radios sur des soudures ou du béton afin d’en détecter les anomalies. Les trois quarts de l’année, j’exerce cette activité dans les centrales nucléaires. Pendant un an, j’ai filmé mon parcours et mes rencontres d’une centrale à l’autre. J’ai confié à d’autres la caméra pour tourner des séquences de travail. J’ai posé la caméra sur la table d’auscultation lors de ma visite médicale à la médecine du travail. » Rencontres avec d’autres salariés du nucléaire, des militants associatifs, des scientifiques, des habitants qui portent un discours contre les mensonges institutionnalisés sur les risques nucléaires en France. Réalisé en 2001

 

 

 

Les forçats du nucléaire

lundi 7 septembre 2009

22 000 hommes interviennent chaque année dans les zones les plus radioactives des centrales françaises. Un travail à haut risque qu’ils exercent dans conditions précaires. Enquête.

> Voir la vidéo sur le site de TF1

 

Mardi 10 novembre 2009

On les appelle les «nomades du nucléaire». Ils parcourent la France de centrales en centrales pour effectuer les travaux de maintenance dans les zones les plus radioactives. En quinze ans, leurs conditions de travail et de vie se sont dégradées. Et les experts craignent pour le bilan sanitaire des années à venir. Enquête sur ceux qui se surnomment «les esclaves du nucléaire».

«Le nucléaire ne m’intéresse plus, mais j’ai pas le choix. Faut bien gagner sa vie.» Philippe Caens a 41 ans, dont 20 passés au chevet des centrales nucléaires françaises. Électricien, il exerce son métier aux cotés des agents EDF, dont il partage les difficultés. Mais pas le confortable statut. Son employeur, la société Clemessy, est moins prodigue en avantages sociaux, moins généreuse en salaire.

Désormais attaché à la centrale de Flamanville (Manche), Philippe a aussi connu, pendant quatre ans, «les grands déplacements» à travers la France, de centrales en centrales. De 40 à 60.000 kilomètres parcourus chaque année au gré des arrêts de tranche, ces périodes où les réacteurs sont arrêtés pour maintenance. «Je suis divorcé, comme la plupart de mes collègues.»

Comme Philippe, ils sont 22.000 en France, chaudronniers, électriciens, soudeurs, robinetiers, employés par des sous-traitants. On les appelle les «nomades du nucléaire». Beaucoup sont nés à proximité d’une centrale, dans des régions où, comme le Nord, le chômage dépasse largement la moyenne nationale. Ils connaissent par cœur les 58 réacteurs nucléaires français, répartis dans 19 centrales. Des milliers de kilomètres de câbles et de tuyaux à vérifier et à réparer dans les zones les plus radioactives.

Ces employés sont payés au Smic, auquel s’ajoutent les primes journalières, de 54 à 60 euros pour couvrir les frais de logement et de nourriture. «On essaie de faire de la marge sur les primes», raconte Philippe, qui avec ses 20 ans d’ancienneté, émarge à 10,50 euros de l’heure. Pour le logement, les plus vieux ont pu investir dans une caravane ou un camping-car. D’autres choisissent les hôtels bon marché, à plusieurs dans une chambre. Il y a aussi la solution du gîte, «c’est le moins désagréable, mais en période de vacances les prix explosent». Il y aussi ceux qui dorment dans leur voiture, sur le parking de la centrale. «Ceux-là n’aiment pas trop en parler parce qu’ils ont honte, confie Philippe. Je me souviens d’un arrêt de tranche où le responsable des prestataires passait à 6 heures 30 le matin sur le parking pour réveiller les gars.»

Autour des centrales, une petite économie locale s’est formée. Dans les campagnes ont fleuri les gîtes, et le long des routes, les marchands de kebab.

Au début des années 90, les sous-traitants assuraient 50% des activités de maintenance des centrales nucléaires. Ce chiffre s’élève aujourd’hui à 80%. Une dizaine de grands groupes se partagent le marché. Parmi eux, Vinci, Areva, ou Suez. Ces multinationales disposent chacune de plusieurs dizaines de filiales. Pour un seul arrêt de tranche, 30 à 70 sociétés différentes sont amenées à coopérer. Cela représente plusieurs milliers de prestataires, et jusqu’à cinquante conventions collectives différentes à gérer.

La politique du moins disant

La direction d’EDF affirme appliquer «la politique du “mieux disant”». «Nous on dit que c’est au “moins disant”, ironise Yves Adelin, ancien cadre d’EDF, responsable CGT. En fait EDF fixe officieusement un prix. Aux sociétés de proposer moins.»

Et quand le contrat d’une société n’est pas renouvelé, des salariés se retrouvent sur le carreau. C’est ce qui s’est produit en février à la centrale de Cruas (Ardèche). La société CIME qui employait 71 salariés a perdu son contrat au profit de la société Essor. Cette dernière s’était engagée à reprendre tous les employés. Mais au début du chantier, la promesse n’est tenue que pour 45 d’entre eux. Le 14 février, installés dans des caravanes devant l’entrée de la centrale, neuf prestataires ont entamé une grève de la faim pour sauver leur emploi. Elle a duré dix jours. Ils ont finalement obtenu gain de cause.

Pour chaque contrat, EDF paie au forfait. À la société sous-traitante de gérer sa productivité, parfois à la limite de la légalité. Selon une enquête réalisée par le Centre de recherche en gestion de l’école Polytechnique publiée en 2004, «les glissements de planning et des imprévus nécessitent des rattrapages qui peuvent se faire qu’en faisant passer la durée du travail de 8 à 10 heures par jour, en décalant le travail de jour en travail de nuit ainsi qu’en prolongeant le travail dans la semaine pendant le week-end». Selon l’étude, 80% des prestataires interrogés en ont fait l’expérience.

En 1990 un arrêt de tranche durait entre 2 à 3 mois. Aujourd’hui les plus longs durent un mois et demi. «Pour les arrêts simples, certains battent des records à 18 jours» précise Yves Adelin. EDF réplique : «La diminution de la durée des arrêts s’inscrit dans le cadre d’une volonté d’améliorer la disponibilité des centrales nucléaires d’EDF.»

Pour Yves Adelin, «en clair, 24 heures d’arrêt de tranche c’est une perte d’un million d’euro pour EDF. Il y a 58 tranches par an en France. Faites le calcul. Sur toute la France si vous gagnez une journée d’arrêt de tranche, c’est 58 millions d’euros de gagné pour EDF. C’est pas des petites sommes.»

«Rien n’est calculé pour nous»


Marc Duboile, marié, un enfant, a 45 ans. Il est magasinier, salarié de la société Techman. Il travaille depuis huit ans dans le nucléaire : «Rien n’est calculé pour nous. On n’a pas toujours de place sur les parkings. Souvent, le premier jour du contrat on attend des heures que nos autorisations d’accès soient validées parce que pour plusieurs milliers de gars, il n’y a que deux ou trois guichets mis à disposition. Et puis, vous venez de faire 800 kilomètres depuis chez vous et on vous dit qu’il n’y a pas de casiers prévus pour vous changer. Sans parler du matériel, on attend encore des heures avant de pouvoir travailler parce que EDF ne nous donne pas les outils.»

En 2006, l’inspecteur général pour la sûreté nucléaire et la radioprotection, mandaté par EDF, alerte la direction : «J’ai été surpris, écrit-il dans son rapport, en arrivant sur certains sites en début d’arrêt de tranche de rencontrer des prestataires qui déploraient le manque d’outillages en zone nucléaire. Les marchés nationaux existent, et je m’interroge donc sur l’origine de cette carence qui donne dès le départ une piètre idée de l’organisation logistique des sites.»

La direction d’EDF reconnaît qu’aujourd’hui encore «des difficultés ponctuelles peuvent exister sur certains sites».

Plus de 80% des prestataires veulent arrêter


Depuis 1996, le centre de recherche en gestion de l’école Polytechnique effectue, à la demande d’EDF, une enquête annuelle sur le moral des nomades du nucléaire. Ces enquêtes sont confidentielles. Une seule a été présentée aux syndicats, en 2005. Elle établissait que 84% des prestataires interrogés souhaitaient quitter l’industrie du nucléaire. La direction d’EDF confirme ce chiffre, mais s’en défend : «D’autres études montrent au contraire un fort taux de satisfaction de la part des entreprises prestataires du secteur nucléaire. Mais lorsque l’on demande de consulter ces enquêtes, la direction est gênée : “Elles ne sont malheureusement pas destinées à un usage externe.”»

En 1993, 18% de ces «intermittents du nucléaire» présentaient une symptomatologie dépressive. En 1998 ils étaient 25%. Autre symptôme inquiétant, en 2003, la mutuelle de la centrale de Paluel (Seine-Maritime) remarquait que 80% des feuilles d’assurance-maladie traitées prescrivaient des calmants.

«Pour les prestataires, c’est une souffrance sociale, observe Yves Adelin. Ils ont le sentiment d’être dévalorisés par rapport aux agents EDF. Pour les agents EDF c’est une souffrance psychologique. Ils ont honte de ce que fait subir la direction aux sous-traitants.»

«On est là où ça crache»


À ces conditions de travail s’ajoute un autre problème majeur, sanitaire cette fois : l’exposition aux rayons radioactifs.

Le 4 décembre 1990, le conseil de l’Union européenne adopte la directive Euratom qui impose de diminuer la dose toxique reçue par les travailleurs du nucléaire, de 5 rems par an à 2 rems par an. Seulement quelques mois plus tard, en 1991, EDF publie le «Rapport NOC». Ses auteurs préconisent de «généraliser la sous-traitance à toutes les activités qui peuvent l’être». Simple coïncidence ? La direction d’EDF affirme qu’«il n’y a aucun lien».

Pour Yves Adelin, de la CGT, «EDF avait tout intérêt à sous-traiter les postes les plus exposés. L’entreprise se dédouanait de sa responsabilité par rapport aux pathologies médicales à long terme.»

Les prestataires du nucléaire reçoivent 80% de la dose collective d’irradiation subie dans l’industrie française du secteur. Cette dose est contrôlée sur chaque prestataire grâce à un film et à un badge dosimétriques qu’ils portent sur eux. Quand la limite est atteinte, c’est «la mise au vert», c’est-à-dire le chômage, en attendant que la dose redescende. «Alors pour garder leur boulot, il arrive que des gars dissimulent leur film et leur badge quand ils sont dans des zones où ça crache» confie Philippe Caens.

L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) effectue régulièrement des inspections dans les centrales, «mais le suivi des doses dépend de l’employeur. À chaque société de contrôler ses salariés», explique Evangelia Petit, de l’ASN.

«La loi impose aux employeurs de fournir une attestation d’exposition à leurs salariés, précise Michel Lallier, membre du Conseil supérieur de la sûreté et de l’information nucléaires. Le problème c’est que les prestataires changent constamment de centrale et de société, du coup il y a une énorme confusion sur qui doit délivrer ces attestations. On s’aperçoit aujourd’hui que la plupart des gars qui partent à la retraite n’ont pas d’attestation sur la dose toxique qu’ils ont reçue durant leur carrière. Dans 10 ou 15 ans, quand les premiers cancers apparaîtront, ces employés ne pourront pas faire reconnaître leur pathologie en maladie professionnelle.»

À ce jour, aucune étude n’a été réalisée en France sur les risques cancérologiques qu’encourent les prestataires du nucléaire. «Je crains le pire, affirme Michel Lallier. Il n’est pas improbable qu’on se retrouve dans quelques années face à un problème comparable à celui de l’amiante.» L’amiante a tué près d’un millier d’agents EDF. 5000 sont contaminés.

Alexandra Colineau
Association des journalistes de l’information sociale
Le Jura libertaire, 29 juillet 2008.



Témoignage reçu le 29 juillet 2008 :
Je tiens à vous remercier de ce très bel article qui reflète exactement ce que nous les prestataires du nuc, nous subissons depuis certains comme moi bientôt 23 ans.
Une info pour vous : la fameuse entreprise ESSOR vient d’obtenir les marchés sur le site de Dampierre-en-Burly, retenue sans réserves par EDF, malgré la situation sur le site de Cruas.
Pour plus d’info je peux vous prédire que les prestataires sont de plus en plus en colère. Et vous allez en entendre parler à la rentrée.

Le 10 novembre 2009 :
Bonjour, je suis un nomade du nucléaire et je peux vous dire que la situation ne va pas en s’arrangeant. Si personne ne fait rien ou ne veut rien faire le nucléaire sera une castrophe pour ces prestataires sur le plan de la santé. Aussi j’ai bien peur que cette situation se répercute sur le plan sûreté nucléaire la diffusion du film RAS nucléaire de Alain de Halleux n’est rien par rapport au réel que nous vivons. Donc je demande à nos politiciens de nous prendre en considération, merci. Un prestataire pas esclave.
Bonjour, je suis un prestataire du nucléaire et vous réponds suite à l’article «Les nomades du nucléaire». Je peux vous dire que rien n’a changé voire même agravé, sur le plan santé et sûreté. EDF SA fabrique plus de l’électricité mais une bombe à retardement chez ces prestataires par le groupe Essor et bientôt le groupe Derichebourg sans aucune compétence du nucleaire. Là j’en ai bien peur la loi du fric va-t-elle nous emmener à un Tchernobyl 2 ? merci. Un prestataire pas esclave qui veut simplement alerter l’opinion publique de la situation qu’EDF SA va nous entraîner par ses délestages de courant cet hiver, la faute à son programme, nous n’avons plus de pièce de rechange et une grande perte de connaissance.


10:16 | Lien permanent | Commentaires (1) |

06/11/2009

Bundesweite Aktionen gegen Atomenergie

 



07.11. - Aktionstag gegen Atomenergie
Dezentraler Aktionstag gegen Atomenergie!
Infos: www.contratom.de/novemberaktionstag
Lüneburg: Kundgebung am Bahnhof
Am 7. November soll ein dezentraler Aktionstag stattfinden. Unter dem Motto "Mal richtig loslegen: Atomanlagen stilllegen - sofort! Gorleben dichtmachen! In Gedenken an Sébastian Briat" wird es auch i...
Am 7. November soll ein dezentraler Aktionstag stattfinden. Unter dem Motto "Mal richtig loslegen: Atomanlagen stilllegen - sofort! Gorleben dichtmachen! In Gedenken an Sébastian Briat" wird es auch in Lüneburg eine Kundgebung geben.
Beginn 18.00 Uhr am Bahnhof
Flensburg: Menschenkette & Sandwich gegen Atomkraft
Am 07. November findet ein bundesweiter Aktionstag gegen die Atomenergie statt. Daran wollen wir uns mit einer Menschenkette in der Fußgängerzone Flensburgs beteiligen. JedeR TeilnehmerIn soll ein „Sa...
Am 07. November findet ein bundesweiter Aktionstag gegen die Atomenergie statt. Daran wollen wir uns mit einer Menschenkette in der Fußgängerzone Flensburgs beteiligen. JedeR TeilnehmerIn soll ein „Sandwich“ tragen, auf dem ein Störfall dargestellt ist. Die Aktion wurde in dieser Form 1986 schon einmal mit großem Erfolg durchgeführt.
Infos: www.anti-atom-gruppe-flensburg.de
Potsdam: Demonstration gegen Atomenergie
Uhrzeit: 14:00 Wo: Potsdam, Platz der Einheit Wer: Barbara-Sophie Hohenberg zus. mit SPD, Linke, B.90 /Grüne, Greenpeace, NABU, BUND etc. Wir treffen uns am 7.11.2009 um 14 Uhr auf dem Platz der Einhe...
Uhrzeit: 14:00
Wo: Potsdam, Platz der Einheit
Wer: Barbara-Sophie Hohenberg zus. mit SPD, Linke, B.90 /Grüne, Greenpeace, NABU, BUND etc.

Wir treffen uns am 7.11.2009 um 14 Uhr auf dem Platz der Einheit in Potsdam. Wir ziehen dann zum Haus der CDU in der Friedrich-Ebert-Str. 70 und zum Haus der FDP in der Alleestr. 12.
Münster: Der CDU ihren Atommüll bringen!
Uhrzeit: 11:00 Wo: Bezirksregierung, Domplatz Münster Wer: SofA Münster Wer nicht für den sofortigen Ausstieg sorgt, muss sich auch um den Atommüll kümmern... Los gehts um 11 Uhr vor der Münster, um d...
Uhrzeit: 11:00
Wo: Bezirksregierung, Domplatz Münster
Wer: SofA Münster

Wer nicht für den sofortigen Ausstieg sorgt, muss sich auch um den Atommüll kümmern... Los gehts um 11 Uhr vor der Münster, um dann ein Atommüllfass als kleines Erinnerungsgeschenk zur CDU an der Mauritzstraße zu bringen.
Kommt zahlreich, bringt Atommüllfässer, Transpis und Strahlenschutzanzüge mit!
weitere Informationen: www.sofa-ms.de
Remlingen: Mahnwache am Endlager Asse-II
Uhrzeit: 15:00 Wo: Wolfenbüttel, Fußgängerzone Wer: Asse-II Koordinationskreis / U. Dettmann Mahnwache am Asse-Schacht "Stoppt die Flutung JETZT!" - für die am wenigsten unsichere Lösung Infos: www.as...
Uhrzeit: 15:00
Wo: Wolfenbüttel, Fußgängerzone
Wer: Asse-II Koordinationskreis / U. Dettmann
Mahnwache am Asse-Schacht "Stoppt die Flutung JETZT!" - für die am wenigsten unsichere Lösung

Infos: www.asse2.de
Wolfenbüttel: Infostand zur Asse-II
Wolfenbüttel, Fußgängerzone Versammlung von 11 bis 13 Uhr in der Fußgängerzone in Wolfenbüttel, vor dem Bankhaus Seeliger Infos: www.asse2.de
Wolfenbüttel, Fußgängerzone
Versammlung von 11 bis 13 Uhr in der Fußgängerzone in Wolfenbüttel, vor dem Bankhaus Seeliger

Infos: www.asse2.de
Braunschweig: Asse-Stand
Braunscheig, "Guten Morgen Laden" Infos zur Asse-II von 10 bis 16 Uhr im "Guten Morgen Laden" in Braunschweig, mit einem Asse-Stand - Infos und Asse-Artikel (T-Shirts, Holz-A's,...) Infos: www.asse2.d...
Braunscheig, "Guten Morgen Laden" Infos zur Asse-II von 10 bis 16 Uhr im "Guten Morgen Laden" in Braunschweig, mit einem Asse-Stand - Infos und Asse-Artikel (T-Shirts, Holz-A's,...)
Infos: www.asse2.de
Hamburg: Aktion "Atom-Zombie-Die-In"
Viele ehemalige Kernkraftwerksmitarbeiter und sonstige sind leider bei einem Unfall verstrahlt worden und schlurfen als Strahlenzombies in das Kundenzentrum, wo sie dann jämmerlich umfallen und krepie...
Viele ehemalige Kernkraftwerksmitarbeiter und sonstige sind leider bei einem Unfall verstrahlt worden und schlurfen als Strahlenzombies in das Kundenzentrum, wo sie dann jämmerlich umfallen und krepieren. Danach gehen die Zombies dann Aufforderungen zum Ökostromwechsel verteilen.

Das ganze soll beginnen um 12.00 Uhr, Treffpunkt Mönkebrunnen / Mönkebergstraße, vor dem Kundencenter von Vattenfall
Braunschweig: Flashmob „Atomkraft tötet!“
In Braunschweig wird ein Flash-Mob unter dem Motto "Atomkraft tötet!" auf dem Schlossplatz stattfinden. Die Aktion wird insgesamt nur 15 Minuten dauern: 11:50 Uhr Treffen am Rathaus, Erläuterung und I...
In Braunschweig wird ein Flash-Mob unter dem Motto "Atomkraft tötet!" auf dem Schlossplatz stattfinden. Die Aktion wird insgesamt nur 15 Minuten dauern:
11:50 Uhr Treffen am Rathaus, Erläuterung und Instruktionen
11:55 Uhr Beginn
12:00 Uhr "Sterben"
12:05 Uhr Auflösung

Die Aktionsform "Die In" erhält den lokalen Bezug durch fünf 4m-lange Transparente, die die Entfernungen zu den Atommülllagern ASSE II, KONRAD, Morsleben, Gorleben und PTB angeben. Zwischen den "Toten" werden Atommüllfässer stehen. Wer sich nicht gerne "totstellen" möchte, kann z.B. auch die Ortsschilder "... ist überall. Atomkraft - Nein Danke!" halten oder die Konturen der "Opfer" mit Kreide nachzeichnen. Es wird auch einen Informationsstand u.a. mit Einwendungsformularen zu Morsleben geben.
Salzwedel: Demonstration zu E.ON Avacon
Unter dem Motto: ´Mal richtig loslegen!´- Aktionstag gegen Atomenergie lädt die BI Lüchow-Dannenberg am Sa. 7.11.2009 um 5 vor 12 Uhr in Salzwedel zu einer Demo. Demotreffpunkt: Salzwedel, Ecke Breite...
Unter dem Motto: ´Mal richtig loslegen!´- Aktionstag gegen Atomenergie
lädt die BI Lüchow-Dannenberg am Sa. 7.11.2009 um 5 vor 12 Uhr in Salzwedel zu einer Demo.

Demotreffpunkt: Salzwedel, Ecke Breite Str. Neuperver Str.

Mit dabei sind Trecker und der MMKW!
Göttingen: Mahnwache am Lokschuppen
Am Samstag ist mal wieder e.on mit ihrem Infomobil in der Stadt, und zwar in der Lokhalle zu den "Energietagen". Eine Mahnwache mit Aktionsstand ist dort angemeldet, das AntiAtomPlenum ruft euch auf, ...
Am Samstag ist mal wieder e.on mit ihrem Infomobil in der Stadt, und zwar in der Lokhalle zu den "Energietagen". Eine Mahnwache mit Aktionsstand ist dort angemeldet, das AntiAtomPlenum ruft euch auf, dort ab 12 Uhr mittags (Samstag, 7.11.) vorbeizukommen. E.on ist nicht nur am Neubau von AKWs in Großbritannien und Finnland beteiligt, sondern will auch hier die alten AKWs noch viele Jahre länger laufen lassen.
Hildesheim: Mahnwache auf dem Neustädter Markt
Mahnwache zwischen 8:30 Uhr und 11 Uhr auf dem Neustädter Markt in Hildesheim.
Mahnwache zwischen 8:30 Uhr und 11 Uhr auf dem Neustädter Markt in Hildesheim.
Hildesheim: Mahnwache auf dem Rathaus Markt
Mahnwache zwischen 11:00 Uhr und 13:30 Uhr auf dem Rathaus Markt in Hildesheim.
Mahnwache zwischen 11:00 Uhr und 13:30 Uhr auf dem Rathaus Markt in Hildesheim.
foto: fotograf david sterboul

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16/10/2009

30 kilos de plutonium "oubliés" pendant 5 mois à Cadarache: les scandales du nucléaire s'enchaînent

Le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) et Areva ont dissimulé entre 14 et 31 kilos de plutonium au sein d'enceintes de confinement d'un atelier en cours de démantèlement. Ils ont mis 5 mois à avertir l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) de cet "oubli".

Centrale nucléaire

 

L'ASN vient de dresser un procès verbal et de suspendre les opérations de démantèlement d'un Atelier de Technologie du Plutonium (ATPu) à Cadarache, qui produisait du combustible Mox pour des réacteurs nucléaires.

 

L'incident est considérable et classé au niveau 2 de l'échelle de gravité des événements nucléaires (qui comporte 7 niveaux).

 

Le CEA a informé l'ASN de la "sous-évaluation des dépôts de plutonium" dans des accès aux enceintes de confinement de l’installation.

 

"Evalués à environ 8 kg pendant la période d’exploitation de l’installation, les dépôts récupérés à ce jour sont, selon le CEA, de l’ordre de 22kg et le CEA estime que la quantité totale pourrait s’élever à près de 39 kg" explique l'ASN.

 

L'inspection de l'ASN a permis de confirmer que le CEA avait connaissance de ce dépôt de plutonium depuis le mois de juin.

http://www.vedura.fr/actualite/5952-30-kilos-plutonium-oublies-mois-cadarache-scandales-nucleaire-enchainent

 

 

Incident nucléaire : le démantèlement du site de Cadarache suspendu

Par Marc Vignaud

Incident nucléaire : le démantèlement du site de Cadarache suspendu

Des dépôts de plutonium supérieurs aux prévisions ont été repérés sur une installation du site du CEA à Cadarache © AFP

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La sécurité des sites nucléaires revient sur le devant de la scène. Mercredi, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidé de classer au niveau 2 (sur 7) de l'échelle Ines un "incident" survenu sur un site du Commissariat à l'énergie atomique de Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône. L'arrêt des travaux sur cette installation en cours de démantèlement a été également ordonné.

Cette décision intervient après que le CEA a signalé à l'ASN, le 6 octobre, un problème constaté lors d'opérations d'assainissement de son atelier de technologie du plutonium (ATPu), exploité par Areva et à l'arrêt depuis 2003, situé à Cadarache. Le CEA a affirmé avoir repéré des dépôts de plutonium supérieurs à ses prévisions lors du démantèlement de boîtes à gants, enceintes étanches dans lesquelles est stockée de la matière nucléaire. La division de Marseille de l'Autorité a alors procédé à une "inspection le vendredi 9 octobre afin d'analyser cet incident". Puis, elle a demandé une expertise de la situation à l'Institut de radioprotection et de sécurité nucléaire et son appui technique. Celui-ci lui a rendu son avis mercredi. Selon les conclusions de l'Autorité, les dépôts "évalués à environ 8 kg pendant la période d'exploitation de l'installation" étaient en fait "de l'ordre de 22 kg" et le CEA "estime que la quantité totale pourrait s'élever à près de 39 kg".

Pour la Criirad - Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité -, cette méconnaissance des quantités de plutonium stockées est "très grave" et "très inquiétante". Son directeur de laboratoire, Bruno Chareyron, y voit trois types de problèmes. D'abord, le risque de prolifération nucléaire induit par ce manque de maîtrise. Il rappelle que quatre kilos de plutonium suffisent à produire une bombe nucléaire artisanale et, diffusés avec un aérosol, pourraient servir à polluer un territoire donné. Ensuite, le risque d'un accident de "criticité", une réaction nucléaire potentiellement mortelle, qui se déclenche toute seule lorsqu'une "masse critique" de plutonium est atteinte. Cette quantité dépend des conditions de stockage, notamment de "la répartition géométrique" et "l'humidité". Enfin, un risque en termes de radioprotection que cet écart fait courir au personnel, voire aux populations alentour. Le problème est suffisamment grave pour que l'ASN soumette la reprise des opérations de démantèlement à son "accord préalable".

Indignations ministérielles

L'autorité de contrôle s'élève aussi contre le décalage entre le signalement de l'incident par le CEA, le 6 octobre, et la connaissance du problème depuis le mois... de juin. "Ce délai est tout à fait inacceptable", a commenté Laurent Kueny, chef de la division de Marseille de l'ASN. Contacté par l'AFP, le CEA a expliqué avoir déclaré l'incident en octobre, préférant "attendre d'avoir une vision globale des stocks" de matière. "Nous sommes de bonne foi dans cette affaire", a plaidé Henri Maubert, un porte-parole du CEA. 82 tonnes de plutonium sont stockées sur les sites nucléaires en France, selon l'inventaire réalisé par l'Agence pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

Du côté ministériel, les réactions sont virulentes. L'incident est "scandaleux" et "inadmissible" a jugé, jeudi, la secrétaire d'État chargée de l'écologie, Chantal Jouanno. "Il est totalement anormal que sur cette filière, que l'on dit extrêmement contrôlée, on découvre que la comptabilité est mal tenue, qu'on ne sait pas exactement combien il y a (de plutonium) et surtout qu'on en soit informé si tardivement", a-t-elle affirmé sur RTL. "On va voir qui est responsable de quoi et ça permettra de savoir s'il faut que des têtes tombent", a-t-elle ajouté. Le ministre de l'Écologie, Jean-Louis Borloo, s'est montré plus modéré. Il a estimé que l'exigence de transparence devait être "absolue en matière de sûreté nucléaire" et a regretté "profondément" qu'un tel délai se soit écoulé entre la découverte de cette situation et sa déclaration". "Cette transparence et cette exigence de sécurité sont les conditions incontournables de la fourniture d'électricité d'origine nucléaire. Elles seront respectées", a-t-il martelé dans un communiqué.

Concrètement, la directrice de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), Marie-Claude Dupuis, sera entendue mercredi prochain par l'Assemblée nationale. Celle-ci a bien l'intention d'apporter un éclairage sur la question des déchets nucléaires, mais précise que l'Andra n'a pas de lien avec l'incident de Cadarache. Et de préciser que son institution n'a la charge que de trouver des solutions ultimes de stockage pour les déchets nucléaires qui ne peuvent être réutilisés, ce qui n'est pas le cas du plutonium du site de Cadarache... Le PS et les Verts ont commandé une commission d'enquête parlementaire.

 

 

10:32 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/10/2009

Le film " Déchets : Le cauchemar du nucléaire" visible sur Arte + 7 jusqu'au 20 octobre 2009

Pascal nous signale que le film réalisé par Eric Guéret est visionnable sur Arte + 7 encore pendant quelques jours !!!

lien :  http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=2883866.html

Déchets : Le cauchemar du nucléaire

Un documentaire coup de poing sur l'un des plus grands tabous de notre société : les déchets radioactifs, face cachée du nucléaire.

En pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, et tandis que les industriels et certains politiques présentent l'énergie nucléaire comme une énergie propre, maîtrisée et sans impact sur l'environnement et la santé, les auteurs partent en quête d'une vérité qui dérange. Les déchets sont le talon d'Achille du nucléaire, son pire cauchemar. Les populations en ont peur, les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable, les industriels tentent de nous rassurer et les politiques évitent le sujet. Mais qu'en connaissons-nous exactement ? Comment avoir une vision claire d'un domaine couvert depuis toujours par le secret ? Que ce soit en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux États-Unis ou en Russie, cette enquête scientifique et politique aborde le sujet tabou du nucléaire par sa zone la plus sombre. Un documentaire indispensable pour mieux comprendre des choix qui pèsent lourd sur l'avenir de l'humanité.

(France, 2009, 98mn)
ARTE F
Réalisateur: Eric Guéret

20:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/10/2009

Déchets, le cauchemar du nucléaire -

Le documentaire «Déchets, le cauchemar du nucléaire», diffusé ce mardi à 20h45 sur Arte, révèle que 90% des déchets français ne sont pas recyclables...

 

Après «Greenpeace, opération plutonium» (2005), le documentariste Eric Guéret consacre, avec la journaliste Laure Noualhat, un nouveau film coup de poing au nucléaire. Au centre de la polémique: l’exportation d’uranium français vers la Russie, qui ne représente pourtant qu’une petite partie du film.
Comment avez-vous découvert que 13% des déchets nucléaires français partaient en Russie?
Le retraitement des matières nucléaires est un problème très français. Nous avons voulu savoir ce que devenaient les déchets issus de nos centrales et nous avons découvert qu’il y avait un fossé énorme entre ce qu’annonce l’industrie nucléaire française et la réalité.
Areva indique que 96% des déchets nucléaires sont recyclables mais à l’arrivée, ce ne sont que 10% de cette matière qui sont « réenrichis » en Russie. Le vrai bilan, c’est que 90% de l’uranium appauvri que l’on envoie en Sibérie n’est pas réutilisable et reste stocké là-bas à ciel ouvert.
Légalement, depuis la loi Bataille de 1991, rénovée en 2006, il est interdit d’importer et d’exporter des déchets nucléaires. EDF joue sur les mots en évitant d’utilisant le terme de «déchet» et lui privilégiant celui de «recyclage». Ainsi, grâce à un coup de passe-passe, ils parviennent à les envoyer en Russie.
L’exportation d’uranium appauvri vers la Russie était-elle tenue secrète?
Parmi les personnes que nous avons interrogées, nul ne le savait. Nous avons alors enquêté avec l’aide de Greepeace, qui avait quelques informations, pour découvrir ce que devenaient ces matières. Il était connu que celles-ci partaient quelque part mais personne ne savait où.
Je suis étonné de voir EDF réagir maintenant en expliquant sa politique de retraitement des déchets nucléaires alors que, quand on les a interrogés, ils refusaient de nous répondre.
Quelle est la position de la Russie sur cette question?
Il y a vingt ans, les Russes n’avaient plus de quoi payer les techniciens dans les centrales. Ils ont alors trouvé une manne financière en important des déchets nucléaires et en mettant en place un système d’enrichissement que la France, notamment, ne possédait pas.
Mais il est désormais certain que la Russie ne reconduira pas ce contrat qui la lie à la France jusqu’en 2013 ou 2014, parce que la population autour du site en question est très mécontente et qu’il n’y a plus aujourd’hui ce problème financier.

C’est pour cela que la France a lancé la construction d’une usine d’enrichissement, «Georges Besse 2», au Tricastin. Mais il n’est pas encore certain que cela fonctionne et l’Etat pourrait se retrouver dans une impasse.
Comment régler le problème des déchets nucléaires?
Il existe trois solutions aujourd’hui: le stockage par enfouissement, l’entreposage en surface et la transmutation qui est une technologie complexe de destruction des déchets qui ne sera pas réalisable avant cinquante ans.
Propos recueillis par Corentin Chauvel

http://www.20minutes.fr/article/354127/France-Eric-Gueret-Il-y-a-un-fosse-enorme-entre-ce-qu-annonce-l-industrie-nucleaire-francaise-et-la-realite.php


20:43 | Lien permanent | Commentaires (2) |

04/10/2009

En marge du rassemblement antinucléaire de Colmar...des nomades du nucléaires "légèrement contaminés"

  • Quatre salariés "trés légèrement contaminés" à la centrale de Paluel (EDF)

  • http://blog.msa-autrement.fr/public/.23-47PaluelEDF56350_m.jpg

    03/10/2009-[22:06] - AFP

    LE HAVRE, 3 oct 2009 (AFP) - Quatre salariés d’une entreprise extérieure ont été "très légèrement contaminés" samedi, pour une raison encore inconnue, à la centrale nucléaire EDF de Paluel (Seine-Maritime), a-t-on appris auprès de la direction du site.

    Ces salariés intervenaient dans la partie nucléaire de la tranche numéro 2 de cette centrale qui était arrétée dans le cadre d’une opération de maintenance programmée. Ils ont été contrôlés avec un taux de contamination de 0,5 milliSivert (mSv) inférieur au quarantième de la limite réglementaire annuelle fixée à 20 mSv, selon la direction. Celle-ci assure qu’aucun suivi médical particulier n’est "nécessaire" en ajoutant que ces salariés feront l’objet d’une "anthropogammamétrie" lundi pour s’assurer que la contamination a disparu. Elle précise qu’une analyse est "en cours" pour connaître les raisons de leur exposition au rayonnement. De son côté, le réseau Sortir du nucléaire a dénoncé cet incident en regrettant le recours aux entreprises de sous-traitance dans les opérations de maintenance des centrales. "Même faible une contamination reste une contamination et il sera difficile de faire le lien si un jour ces salariés qui ne dépendent pas d’EDF déclenchent une maladie", a affirmé Alain Corréa, porte parole du réseau en Seine-Maritime. La centrale nucléaire de Paluel qui emploie 1.200 salariés est une des plus importantes de France avec ses quatre réacteurs de 1.300 mégawatts qui produisent 7% de l’électricité française.

 

 

10:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/10/2009

Antinucléaire à Colmar : Tous les papillons n'ont pas le coeur sur la main...

Nous répétons : "Tous les papillons n'ont pas le coeur sur la main" deux fois...

08:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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