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06/09/2011

Environnement: à la défense des collectivités et des protestataires

Que dire de l’affirmation, la semaine dernière, de la ministre de l’Environnement, Margaret Ann Blaney, alléguant que le personnel de CCNB Action avait incité les Néo-Brunswickois à protester, à organiser une manifestation illégale et à provoquer une explosion de violence contre les compagnies de gaz de schiste?

Le simple fait que la condamnation immédiate et écrasante de ses remarques l’ait obligée dès le lendemain à présenter ses excuses passe à côté du sujet. Elle a clairement commis une bourde politique de taille et elle a dû vivement se rétracter, car elle risquait que son parti glisse sur la même pente que les libéraux.
CCNB Action est bien aguerri à ce type d’attaque (je parle à titre d’ancienne employée et de membre de son bureau de direction). La plus récente est venue d’une autre ministre du Parti conservateur, Brenda Fowlie, dont l’industrie préférée était Bennett Environnemental (depuis éclaboussée par la corruption et des poursuites de ses actionnaires) et qui tentait de mettre en place l’importation de déchets dangereux et leur transformation à Belledune.
La côte nord du Nouveau-Brunswick en entier, y incluant les Premières Nations et des collectivités du Québec, se souleva et organisa une des oppositions citoyennes les plus efficaces de l’histoire du Nouveau-Brunswick. Plutôt que d’attaquer les citoyens de la côte nord, Mme Fowlie et la compagnie ajustèrent leur mire sur le CCNB et l’accusèrent de fomenter des manifestations et de propager de la désinformation. 
Bennett a poursuivi le CCNB pour responsabilité, une poursuite stratégique contre la mobilisation de la population, dans un effort d’imposer le silence et la faillite du conseil. Le CCNB a survécu, mais pas Bennett, et non à cause de la force et des ressources du CCNB (loin de là), mais parce que le mouvement populaire contre ce mauvais développement nuisible était trop puissant.
Maintenant une autre ministre conservatrice tente la même astuce.  Les conservateurs ont besoin d’un souffre-douleur pour expliquer le mouvement de la base qui s’est organisé contre la dernière baguette de magie noire sur laquelle ce gouvernement voulait accrocher son chapeau. Mais le sort s’est retourné contre lui. 
En faisant du CCNB son souffre-douleur, la ministre Blaney impliquait que les citoyens qui s’opposaient à l’exploration des gaz de schiste n’étaient pas capables de faire leurs propres recherches sur l’hydrofracturation; qu’ils n’étaient pas capables de comprendre ni de juger la qualité des informations qu’on leur présentait via d’autres sources (y inclus, je présume, celles provenant des compagnies et du gouvernement); qu’ils n’étaient pas capables de poser leur propre jugement sur les risques associés à l’exploration et à l’exploitation des gaz de schiste, et que par conséquent, ils ne pouvaient pas décider pour eux-mêmes si c’était une bonne idée pour leur collectivité. 
Dans leur ignorance, leur réaction émotive irrationnelle à la désinformation (la vidéo documentaire Gasland) aurait donc incité les citoyens à élever des barricades, à faire du vandalisme, à voler et à mener un assaut contre la compagnie SWN Resources qui a par la suite mis fin à ses activités.
En somme, elle a insulté des milliers de Néo-Brunswickois qui s’organisent pour se protéger des derniers assauts industriels sur leur terre, leur eau et leurs collectivités. J’utilise le mot «assaut» sciemment parce que c’est ce dont les protestataires sont accusés, avec en plus le vandalisme et le vol dont SWN Resources fait usage pour justifier son retrait prématuré du Nouveau-Brunswick. Ces déclarations ont suscité de prévisibles condamnations béates des commentatrices. 
Le 24 août, Lisa Keenan, dont les vues sont généralement respectées, a complètement échoué dans son devoir envers ses lecteurs en répétant les prétentions sans fondement de SWN voulant que ses travailleurs aient été «menacés, agressés et que leur équipement avait été saboté.» Elle sait très bien, que ce soit vrai ou non, que c’était là matière à relever de la police. Et pourtant, elle est allée jusqu’à commenter ces fausses allégations: «Ceux qui sont véritablement inquiets de l’hydrofracturation sont maintenant associés aux gangsters...»
Je ne suis pas avocate, comme elle, mais je pense que c’est une déclaration assez calomnieuse. De son côté, Barbara Pike, d’une association industrielle, l’Association de l’énergie des Maritimes (24 août) se joint à Keenan dans une attaque injustifiée contre les citoyens inquiets. Elle se serait sentie «embarrassée et un peu furieuse» que les commentaires des lecteurs qui ont répondu à la déclaration de SWN «semblaient soutenir les vandales et les voleurs comme s’ils étaient des héros.» 
Les deux, Keenan et Pike, ont cru SWN sur parole et, de leurs confortables positions de privilégiées, elles ont passé des jugements rapides sur ce que devraient être des comportements «corrects» et sur ce qui ne l’était pas.
À ma connaissance, toutes les protestations ont été pacifiques et non violentes, même les barrages, qui sont une forme de protestation légitime reconnue depuis longtemps, employée par les syndicats, les Premières Nations et par tous les groupes qui se battent pour une cause.
Les moralisateurs parmi nous préfèrent étiqueter les protestataires de gangsters, mais il existe beaucoup de gangstérisme contre les gens qui veulent se défendre eux-mêmes.
Regardons simplement ce qui arrive à Penobsquis, c’est un bon exemple. Les approvisionnements en eau des citoyens ont été détruits, leur terre s’affaisse, leur qualité de vie est détruite et il ne leur reste qu’à ramasser les conséquences et à se battre en justice à leurs propres frais contre une corporation immense qui fait des profits records à mesure que les prix des fertilisants montent en flèche.
Çà, pour moi, c’est du gangstérisme, légalisé et soutenu par le gouvernement. Où s’exprime l’indignation exprimée contre de telles situations? Jusqu’à ce qu’on s’indigne, les gens n’ont d’autre choix que de se défendre contre la prochaine attaque.

Janice Harvey
Chroniqueuse indépendante, candidate au doctorat et présidente du Parti vert du Nouveau-Brunswick.

 

via www.capacadie.com

17:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Sans abris : le foot améliore la condition humaine...

http://www.francaisedesjeux.com/data/encartitem/893-homeless-world-cup-le-grand-eacute-v-eacute-nement-solidaire-de-cette-fin-d-rsquo-eacute-t-eacute-.jpg

Depuis sa création, cette Coupe du Monde a généré la réalisation de programmes sociaux dans plus de 70 pays, et la participation de plus de 100 000 sans-abri.

"La rue : y tomber, y vivre, s’en sortir et ne pas y retomber", est un moment de réflexion autour de la prise en charge des personnes en situation d’exclusion pour mutualiser les expériences de lutte contre l’exclusion et pour agir autrement…

via paris-ile-de-france.france3.fr

Pour Benoît Danneau, le regard peut changer « en montrant ces personnes qui sont entreprenantes, construisent des stratégies collectives, sont capables de faire du sport et d’utiliser dans leur vie toutes ces valeurs développées sur le terrain pour essayer de la rendre meilleure ».

via www.lextimes.fr

Toi aussi tu peux devenir compétitif !

http://farm1.static.flickr.com/74/205736624_153dbd3d20.jpg

11:31 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/08/2011

Article sur votre blog : A propos d'Histoires secrètes d'Action Directe, documentaire de Romain Icard

courriel reçu hier :

Bonjour,

 

Je vous contacte après un email reçu suite à l’article suivant :http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2009/11/02/pour-l...

 

On nous a averti de la possibilité d’un dépôt de plainte si cet article datant de 2009 n’était pas retiré de votre site.

20 Minutes n’est pas responsable du contenu des blogs des internautes, ce sont les auteurs qui le sont. (« L’internaute inscrit reconnaît et accepte que 20 Minutes n'assume et ne supporte aucune responsabilité du fait des Contenus et s'engage à garantir 20 Minutes dans les conditions détaillées à l'article "Droits et obligations des Inscrits" des présentes conditions générales d'utilisation » (http://www.20minutes.fr/cgu.php) nous souhaitions, simplement, et en toute transparence, vous informer à propos de cette information et ce risque.

Pouvez-vous nous dire rapidement si vous souhaitez supprimer l’article du site ou le conserver?

 

Souhaitez-vous que nous communiquions votre adresse email pour que vous puissiez communiquer ensemble là-dessus ?

 

Voici le message reçu : « Ce texte est, selon mes défenseurs, diffamatoire en plusieurs points. Qui plus est au niveau professionnel. Vous n'êtes pas sans savoir que la législation me serait favorable en cas de procédure. Aussi, je vous demande instamment de bien vouloir faire disparaître ce texte de ce blog le plus rapidement possible. »

 

Je vous en remercie,

 

Cordialement,

Cédric #######

Responsable de Communauté

Lien vers l'article : http://endehors.net/news/a-propos-d-histoires-secretes-d-action-directe-documentaire-de-romain-icard

Icare rit ?

07:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/08/2011

Mark Kennedy, alias Mark Stone : nom de code UCO 133

article du guardian - 11/08/2011

Mark Kennedy's codename revealed

Judges overturn protesters' convictions and disclose code-name of police spy. What does it mean?

traduction d'une partie de l'article via google trad + Probe :

Le nom de code de Mark Kennedy a révélé

Les juges bouleversent les convictions des manifestants et divulguent le nom de code de l'infiltré. Qu'est-ce que cela signifie?

Dans ce blog, nous visons à afficher les documents originaux dès que possible. Nous sommes sous le coup d'envoi de l'arrêt dans l'annulation de la condamnation des militants de Ratcliffe, le mois dernier.

Il peut être lu ici

Pour récapituler brièvement, trois juges de la Cour d'appel ont annulé les condamnations des 20 manifestants mis en examen pour avoir tenté d'occuper la centrale de Ratcliffe et que des preuves cruciales enregistrés par la police espionne Kennedy Mark avait été retenues.

Le jugement mérite d'être lu car il montre comment les trois juges de haut rang avaient peu de doute que les condamnations soient annulées, et comment ils ont été critiques à l'égard de Kennedy pour avoir outrepassé ses pouvoirs légaux.

Il révèle également une intéressante "pépite", le nom de code de Kennedy, alors qu'il était infiltré dans le mouvement environnemental.

Le paragraphe 11 de l'arrêt nous dit que Kennedy était connu sous le code UCO 133. Les trois premières lettres sont apparemment facile à déchiffrer - UCO signifient agent d'infiltration, mais les chiffres sont plus intrigant.

133 peut être simplement un nombre aléatoire et ne veut certainement pas dire n'importe quoi, et si quelqu'un a de plus ample information, s'il vous plaît laissez-nous savoir si elles sont significatives.

Le jugement a également divulgue d'ailleurs le nom de son supérieur - David Hutcheson, qui doit être un membre de l'Unité nationale de l'Ordre Public Intelligence.

Dans un post précédent, nous avons écrit sur la façon dont les papiers Ratcliffe tribunal avait fait la lumière sur une autre pépite intrigante - que Kennedy a été déployé dans le cadre de l'Opération Pégasus, dont le but est «d'infiltrer des groupes d'extrême gauche au Royaume-Uni".

Un rapide merci à tous ceux qui ont transmis des informations sur l'Opération Pegasus.

09:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/08/2011

Vidéo-surveillance : vers la création d’un troisième fichier de reconnaissance faciale

On croyait la vidéo-surveillance devenue vidéo-protection par la grâce d’un simple décret. Mais il n’en est rien, et le directeur général de la Police nationale l’a avoué : « on se dirige vers la création d’un troisième fichier de reconnaissance faciale, qui pourrait servir à l’exploitation des données de vidéo-surveillance »

Ce fichier permettra d’identifier les suspects, grâce à l’utilisation des images de vidéo-surveillance. Ce nouveau fichier policier – un “fichier des empreintes faciales” en quelque sorte – s’ajoutera à ceux des empreintes digitales et génétiques. D’ailleurs, lors des émeutes de ces derniers jours, les forces de l’ordre britanniques ne se sont pas privées d’utiliser les images enregistrées par les caméras de vidéo-surveillance pour tenter d’identifier les casseurs [1].

[Mis en ligne le 16 août 2011, mis à jour le 17]

La reconnaissance faciale

Le principe est le suivant : repérer quelques points caractéristiques du visage sur une grille, puis comparer le résultat avec ceux d’une base de données, en ne gardant que le/les résultats les plus proches.

De la reconnaissance faciale aux données personnelles

Un intervenant à la conférence sur la sécurité Black Hat (du 3 au 4 août à Las Vegas), le professeur Alessandro Acquisti de l’Université Carnegie Mellon, devait expliquer comment il est possible d’obtenir en quelques minutes des informations personnelles d’un individu – son numéro de sécurité sociale, ses centres d’intérêts, sa préférence sexuelle, son niveau d’endettement ... – à partir d’une photo prise avec un smartphone [2]. La méthode consiste à la comparer à des photos contenues dans des bases de données recélant d’autres informations concernant des personnes photographiées. Le recours à des logiciels de reconnaissance faciale permet de réaliser rapidement les comparaisons de visages et la technique ira en s’améliorant avec l’évolution des technologies, et à mesure que le recours à de tels outils de surveillance se généralisera [3].

Certes la méthode est loin d’être infaillible, mais ce sont surtout les atteintes à la vie privée que l’on peut redouter. Fin 2010, Facebook a lancé aux États-Unis une technologie de reconnaissance faciale afin de permettre de marquer rapidement les photos et donc d’identifier les personnes (via des suggestions). Cette fonctionnalité a été discrètement étendue à d’autres pays (dont la France) en Juin 2011. Si vous pensez que cette fonction ne respecte pas le droit à l’anonymat des citoyens, elle peut être désactivée depuis les paramètres de confidentialité, mais c’est à vous de faire le travail ... En revanche, le responsable de l’agence de protection de la vie privée du land de Hambourg a déclaré que « Facebook n’a pas le droit de collecter des données biométriques sur ses utilisateurs sans avoir recueilli au préalable leur consentement explicite » [4].

Un nouveau fichier national centralisé

Dans un article de l’édition du 11 août 2011 du Figaro [5], Jean-Marc Leclerc nous informe de l’audition de Frédéric Péchenard, directeur général de la Police nationale, et du général Jacques Mignaux, directeur général de la Gendarmerie nationale, par la commission des Finances de l’Assemblée nationale le 22 juin 2011 [6].

En répondant à la question d’un membre de la commission, Frédéric Péchenard, ami d’enfance de Nicolas Sarkozy, n’a fait qu‘évoquer au détour d’une phrase la création d’un fichier de reconnaissance faciale :

« Je suis pleinement d’accord avec M. Diefenbacher sur l’intérêt de la police technique et scientifique – PTS. Un audit complet a été diligenté dans le cadre d’une mission qui continue ses activités. L’amélioration des deux fichiers de PTS, le fichier automatisé des empreintes digitales – FAED – et le fichier national d’analyse des empreintes génétiques – FNAEG –, ne suffit pas. [...] Il faut améliorer la PTS et l’on se dirige vers la création d’un troisième fichier de reconnaissance faciale, qui pourrait servir à l’exploitation des données de vidéo-surveillance. »

Voila donc une utilisation de la vidéo-surveillance qui permettrait de justifier les sommes généreusement affectées à l’utilisation contestée de cette technologie. Et Frédéric Péchenard de poursuivre en évoquant de façon toute aussi évasive les croisements de fichiers :

« Par ailleurs, on développe la mise en œuvre de logiciels de rapprochements judiciaires, comme, à partir de janvier 2012, un instrument permettant de mettre en commun les fichiers d’antécédents de la police et de la gendarmerie. On ne peut que se féliciter de la très forte diminution des homicides volontaires en France, qui est l’un des résultats obtenus par le développement de la PTS : 1 500 homicides en 1990 et 670 en 2010. Entre ces deux dates, le taux d’élucidation a progressé de 70 % à 90 % environ. »

Il faut sans doute être de la “maison” pour comprendre comment une progression de leur taux d’élucidation peut entraîner une diminution du nombre d’homicides volontaires.

Néanmoins, la multiplication des liaisons inter-fichiers, des “interconnexions” de fichiers, est indiscutable : on les retrouve à la base de la nouvelle carte d’identité biométrique et de la prochaine carte Vitale biométrique – sans oublier les utilisations à la Hongroise !

La réalisation

Mais il ne faut pas rêver, cette méthode n’est pas la solution miracle :

« L’ordinateur ne livrera pas sur un plateau un suspect et un seul. Comme pour l’exploitation des empreintes digitales, il procédera par comparaison de points caractéristiques du visage (distance entre le nez, les yeux, les oreilles…), proposant in fine une liste de possibles suspects classés selon un ordre de pertinence [5] ».

Toujours d’après Le Figaro, trois sociétés auraient proposé des solutions au ministère de l’Intérieur : Morpho, spécialiste des traitements d’images de masse ; Cognitec, passée maître dans les outils visant à détecter les fraudes documentaires ; et la petite entreprise Facing it, dont les logiciels se font fort de reconnaître un intrus “blacklisté” qui se présenterait à un accès ou dans un couloir ».

Le ministère de l’Intérieur n’aurait pas encore arrêté ses choix, mais il vient de saisir la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) de ce dossier [7].

Selon Alain Bauer, les services de police n’avaient pas fait usage de ces outils lors des émeutes dans les banlieues françaises, il y a six ans. Plus précisément : « Ils les avaient utilisés en interne mais pas auprès de la population, notamment parce qu’ils ne disposaient pas d’images de suffisamment bonne qualité pour identifier les gens », croit savoir le criminologue français [8].

Notes

[1] Ceux du moins qui ne s’étaient pas muni de lunettes teintées “anti-paparazzi”.

[2] Le Monde informatique, le 3 août 2011 : http://www.lemondeinformatique.fr/a....

[3] Voir Face Recognition Study par Alessandro Acquisti, Ralph Gross et Fred Stutzman.

[4] L’Allemagne critique la reconnaissance faciale de facebook, Le Monde.fr, le 4 août 2011 : http://www.lemonde.fr/technologies/....

[5] Référence : http://www.lefigaro.fr/actualite-fr....
Voir également http://www.planete.lautre.net/artic....

[6] Référence : http://www.assemblee-nationale.fr/1....

[7] Le ministère est tenu de saisir la Cnil, mais il ne sera pas obligé de se plier à son avis.

[8] Le Monde du 9 août 2011 : http://www.lemonde.fr/europe/articl....

 

via ldh-toulon

Vers un fichier de reconnaissance faciale pour identifier les suspects

Julien L. - publié le Vendredi 12 Août 2011 à 15h27 - 
 
 
 

Le ministère de l'intérieur travaille à l'élaboration d'un nouveau fichier policier, cette fois axé sur la reconnaissance faciale. L'outil complète deux autres fichiers biométriques, le FAED (empreintes digitales) et le FNAEG (empreintes génétiques). La CNIL a été saisie du dossier par la Place Beauvau.

Le délicat équilibre entre la sécurité pour tous et la liberté de chacun va une nouvelle fois être mis à rude épreuve. Alors que le nombre de fichiers policiers a d'ores et déjà augmenté de 169 % depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur, en 2002, la Place Beauvau a un nouveau projet dans les cartons. Il s'agira d'un fichier de reconnaissance faciale relié aux caméras de police.

Le programme est, selon Le Figaro, "déjà en préparation" et "devrait émerger dans quelques mois". Prévue pour fonctionner avec les caméras de vidéosurveillance, cette base de données vient compléter un dispositif biométrique composé de deux fichiers de prélèvement : le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), créé en 1987, et le fichier national d'analyse des empreintes génétiques (FNAEG), mis en place en 1998.

Ce troisième fichier constituera un stock national de photographies qui sera exploité lors des enquêtes menées par la police judiciaire. Les visages des auteurs présumés d'un crime ou d'un délit capturés au moyen d'une caméra de vidéosurveillance seront ainsi comparés avec les informations présentes dans cette énième base de données policière. Selon les promoteurs de ce dispositif, c'est l'efficacité des enquêtes qui est en jeu.

La DGPN a toutefois nuancé le dispositif, en précisant qu'il s'agissait en réalité d'un outil de comparaison physionomique et non pas à proprement parler d'un système de reconnaissance faciale. "L'ordinateur ne livrera pas sur un plateau un suspect et un seul. Comme pour l'exploitation des empreintes digitales, il procédera par comparaison de points caractéristiques du visage (distance entre le nez, les yeux, les oreilles…), proposant in fine une liste de possibles suspects classés selon un ordre de pertinence" a-t-il été expliqué au quotidien.

Un fichier soumis aux recommandations de la CNIL

La création de ce fichier devra toutefois se conformer aux dispositions de la Commission nationale de l'informatique et des libertés et donc de la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés du 6 janvier 1978. D'après le ministère de l'intérieur, la CNIL vient d'être saisie du dossier et attend son avis pour déterminer le cadre précis de ce dispositif et ses conditions d'emploi.

Rappelons que la CNIL est compétente en matière de vidéosurveillance. Ainsi, la loi d'orientation et de programmation relative à la sécurité expose que "les enregistrements visuels de vidéoprotection (sic) [...] utilisés dans des traitements automatisés ou contenus dans des fichiers structurés selon des critères permettant d'identifier, directement ou indirectement, des personnes physiques, qui sont soumis" à la loi du 6 janvier 1978.

Signalons également que la CNIL souhaite justement disposer de pouvoirs nationaux de contrôle étendus en matière de vidéosurveillance. La Commission demande en particulier que des études fiables soient menées afin d'établir avec précision l'efficacité des caméras dans la lutte contre la délinquance. "Un mécanisme d'évaluation de l'efficacité des systèmes de vidéosurveillance dans les lieux publics est plus que jamais nécessaire".

 

via numerama.com

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13/08/2011

Loi relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques: l'entonnoir...

http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/65/04/41/18967554.jpg

Une loi qui facilite les entrées et rend difficile les sorties... Que par référence aux subtilités prononcées à Grenoble par le Président de la République, nous pourrions appeler "loi de Grenoble". Le texte de loi est disponible à l'adresse suivante: http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl3543.asp
La loi "relative aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge" a été adoptée, après une procédure rocambolesque, une modification substantielle par le Sénat (à l'action duquel il faut vraiment rendre hommage, le combat a été feutré mais très ferme) puis un vote définitif à l'Assemblée nationale le 22 juin 2011, pour entrée en vigueur le 1er août 2011.
Il ne s'agit pas de la loi de prévention et d'accompagnement dont les usagers comme les psychiatres rêvaient. Cette loi simplifie la procédure suivie en psychiatrie en cas d'urgence et d'impossibilité de consentir aux soins, datant de 1990. Rappelons que cette loi peut concerner environ 1 500 000 personnes régulièrement suivies en psychiatrie, de nouveaux cas apparaissant chaque année.
Les articles cités correspondent à ceux du Code de la Santé Publique, une fois la loi définitivement promulguée.
-        Les médecins peuvent administrer des "soins psychiatriques" (la psychiatrie devenant apparemment une médecine spécifique et non plus une spécialité médicale), sans recourir forcément à l'avis d'un proche, et enfermer le patient 72h avec un statut comparable à une garde à vue médicale.
-        La prise en charge (appelée auparavant "sous contraintes", terme soigneusement évité par le législateur) doit faire l'objet d'un "programme de soins", défini par deux psychiatres, dont l'un participe à la prise en charge et l'autre non, et un infirmier ou un travailleur social.
-        La "sortie accompagnée" semble remplacer les permissions, qui donnaient aux patients la possibilité de retrouver progressivement leur cadre de vie (art. L. 3211-11-1).
-        L'article L.3222-1 permet au service hospitalier public d'assurer sa mission "par voie de conventions", ce qui ouvre la porte à un recours au secteur associatif ou privé, qui pourrait aussi assurer des séjours dans le cadre du "programme de soins".
-        La décision de levée du programme de soins incombe au psychiatre de l'établissement public qui suit le patient. Pour obtenir la "mainlevée du soin psychiatrique" (C'est risible, puisque plusieurs millions de Français voient leur psychiatre plusieurs fois par an de leur plein gré, comme d'autres voient leur cardiologue!), le patient pourra saisir par courrier la Commission départementale des hospitalisations psychiatriques, ou le juge des libertés (art. L.3211-12.-I)
-        L'article L.3211-5 précise qu'une personne ayant fait l'objet de soins psychiatriques conserve "à l'issue de ces soins", ses droits et devoirs de citoyen.
-        Le placement d'office (pudiquement appelé "admission en soins psychiatriques") peut être décidé par le Préfet à l'issue de la période d'observation de 72h (art. L.3213-1).
Des dispositions particulières facilitent un nouvel enfermement pour les personnes ayant déjà fait l'objet de soins sous contraintes ou d'irresponsabilité pénale. Toute sortie temporaire est alors signalée au Préfet. La procédure de sortie définitive pour ces personnes est un parcours du combattant (art L.3213-8), impossible à mener pour une personne gavée de neuroleptiques, même avec le soutien de sa famille ou d'un avocat… Certaines hospitalisations seront très, très longues… relèveront-elles encore de la médecine ?

            Nous sommes rassurés, nous ne serons pas enfermés par les infirmiers de secteur dans notre appartement, volets cadenassés, comme le laissait craindre la première version du texte, mais confiés au secteur hospitalier privé, qui doit se frotter les mains… Qui paiera les suppléments couramment pratiqués, d'environ 80€ par jour ?
La simplification de la procédure d'admission semble être un progrès: les psychiatres pourront consacrer davantage de temps à leurs patients. Mais comment réagiront-ils par rapport à un patient agressif, vindicatif, ou seulement provocateur ? La signature d'un tiers n'étant plus requise pour l'enfermement, ils ont maintenant tous pouvoirs dans les murs de l'établissement public hospitalier. Le seul recours est judiciaire. Et saisir le juge des libertés pour hospitalisation abusive… Croyez-vous qu'un diplômé de la Magistrature va s'intéresser au discours d'un fou ? Alors, vous l'êtes.
Par ailleurs, il semblerait qu'un "soin psychiatrique" prive momentanément de la qualité de citoyen (art. L.32211-5)… J'espère qu'il sera quand même possible de faire des chèques aux établissements privés ;-)
            Il s'agit d'une loi rigide, d'un cadre légal liberticide, bien sûr. Le plus grave réside dans les "admissions en soins psychiatriques" pouvant durer toute une vie… L'irresponsabilité pénale avait été conçue pour protéger les personnes n'étant pas responsables de leurs actes, aujourd'hui elle entraîne une peine sans limite, et pire que la prison (la peine chimique étant en sus).
Figure également, dans cette loi, un élément qui paraît anodin: il s'agit de la suppression du droit d'aller et venir seul pendant une hospitalisation. La transition avec la vie normale étant plus difficile à aménager, de plus la judiciarisation de la société augmentant la peur du procès chez les psychiatres, la durée des hospitalisations risque de s'allonger à nouveau (après une baisse d'environ 70 jours par hospitalisation dans les années 1970 à 35 jours en moyenne dans les années 2000). En effet, pour une personne isolée socialement, peu entourée, cela signifie des semaines sans voir la lumière du jour, sans acheter une baguette de pain ou un ticket de métro, et ressortir déphasée, incapable de faire ses courses ou son ménage. Mesdames, Messieurs, les Parlementaires, vous avez sécurisé la psychiatrie, prévoyez de gros budgets ASSEDIC, RSA, AAH et PCH dans les années à venir !

 

 via http://sante-psy.blogspot.com/

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10/08/2011

La recette du "pot-au-feu", par Alain Bauer, conseiller ès criminologie

Émeutes : «Une forme moderne de jacquerie»

pôt_au_feu.jpg

INTERVIEW - Alain Bauer, professeur en criminologie, décrypte la vague de violences et de pillages qui touche le Royaume-Uni.

LE FIGARO. - Comment décrire le mécanisme qui entraîne cette bouffée de violences au Royaume-Uni ?

Alain BAUER. - Le schéma de ces émeutes est classique. Il se fonde, depuis trente ans, sur d'intangibles ressorts.bauer, alain, terrorisme, criminologue Au départ, souvent, une intervention de la police qui tourne mal après un coup de feu, puis le coma ou la mort d'un jeune des cités. Ensuite, une suspicion de bavure qui engendre un sentiment d'injustice. Ce dernier nourrit alors une réaction de vengeance et de révolte. D'expérience, les violences urbaines durent en moyenne quatre ou cinq jours. C'est le quantum habituel. Dans le cas présent, la nouveauté est qu'il ne s'agit pas d'un affrontement entre communautés, à la différence des rixes précédentes opposant Jamaïcains et Pakistanais, notamment dans les années 1980…

Peut-on y voir des traits communs avec les émeutes françaises de 2005 ?

Tout à fait. Plutôt que de se battre avec les bandes des quartiers voisins, les casseurs de toutes les origines se liguent et font corps pour lutter contre un ennemi commun et bien identifié en la personne des représentants de l'État. bauer, alain, criminologue, terrorismeLe pays est en proie à une forme moderne de jacquerie. En Angleterre, l'État offre moins d'emplois, moins de perspectives et moins d'assistance aux plus défavorisés. À Tottenham, présentée à l'origine comme un modèle d'aménagement urbain avant de s'enfoncer dans un processus de ghettoïsation, la marmite est sur le point d'exploser. Ghettoïsation et paupérisation sont les deux mamelles des émeutes urbaines. On retrouve les caractéristiques des violences qui ont touché l'Hexagone à l'automne 2005.

En France, la crise avait duré plusieurs semaines…

Ces émeutes sont comme un «pot-au-feu» dans lequel il est possible d'ajouter un certain nombre d'ingrédients qui influent sur la durée et l'ampleur des événements. bauer, alainEn France, la raréfaction du marché des «stups», entraînant une flambée des prix, avait eu un impact sur les bandes de banlieue. Énervés, les caïds étaient montés au créneau avant de siffler la fin du match car la présence policière au pied des immeubles était mauvaise pour le business.

Comment les violences ont-elles fait tache d'huile en Grande-Bretagne ?

Les réseaux sociaux et le téléphone mobile servent d'accélérateurs à la révolte. Ces «outils tactiques» lui donnent un nouveau visage en permettant aux émeutiers d'organiser les déplacements bauer, alaindes petits groupes mobiles, de mener des attaques sporadiques et des replis en temps réel. Aujourd'hui, les batailles rangées opposant 400 policiers à 400 voyous appartiennent au passé. Les forces de l'ordre doivent s'adapter.


Par Christophe Cornevin- GRAND REPORTER, LE FIGARO

 

piqué au tas sur lefigaro.fr - 09/08/2011

les photos piquées au tas ne font pas partie de l'article

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09/08/2011

Escouade GAMMA - Des étudiants se disent persécutés par la police...

 

Vincent Larouche
La Presse

Alors qu'ils s'apprêtent à lancer une campagne contre la hausse des frais de scolarité, des représentants d'associations étudiantes collégiales et universitaires se disent victimes d'une vague d'arrestations «sans précédent» menées par les enquêteurs du nouveau projet GAMMA de la police de Montréal.

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), qui regroupe 45 000 étudiants, affirme que quatre de ses militants ont été arrêtés à leur domicile récemment par ces policiers affectés à la surveillance des mouvements «anarchistes» et «marginaux». Trois des arrêtés sont des élus nationaux de l'association.

Les infractions qui leur sont reprochées auraient été commises lors de deux occupations houleuses de bureaux en mars dernier, l'une à la Conférence des recteurs et des principaux d'universités, l'autre au bureau du ministre Raymond Bachand. Une employée du bureau du ministre avait alors été blessée légèrement.

«Il faudrait être très naïf pour ne pas voir le lien clair entre cette vague d'arrestations en été et le début dans quelques semaines d'une mobilisation que nous souhaitons historique contre la hausse des frais de scolarité», a déclaré lundi le secrétaire aux communications de l'ASSÉ, Gabriel Nadeau-Dubois.

Selon le porte-parole, la police pourrait vouloir «casser les reins» du mouvement étudiant avant la rentrée.

«L'ASSÉ n'est certainement pas anarchiste et malheureusement pour le SPVM, elle n'est pas marginale», dit-il.

Deux des arrêtés ont déjà comparu à la Cour municipale et sont accusés d'introduction par effraction, complot, méfait et prise de possession d'un lieu par la force. S'ils sont trouvés coupables, ils risquent six mois de prison et 5000 $ d'amende.

Ces deux accusés sont Guillaume Vézina, étudiant en science politique à l'UQAM et secrétaire à l'information de l'ASSÉ, ainsi que Vanessa Clavelle, une élue de l'Association des étudiants en sciences humaines de l'UQAM. Deux autres arrêtés doivent comparaitre en cour le 26 juillet.

La preuve contre les étudiants repose sur des vidéos et sur les propos d'un «agent source» civil qui a fourni de l'information sur les manifestants.

L'ASSÉ répliquera en portant plainte à la Commission des droits de la personne contre le projet GAMMA, qu'elle accuse de cibler ses membres en raison de leurs opinions politiques.

L'Association a aussi retenu les services d'une avocate d'expérience, Véronique Robert, une ancienne procureure de la couronne qui a participé aux méga-procès contre les Hells Angels après l'Opération Printemps 2001.

Celle-ci s'inquiète de voir les policiers cibler les mouvements contestataires. «Il peut y avoir des actes ponctuels dans des manifestations, mais je ne vois pas ce qui justifie de surveiller constamment des jeunes parce qu'ils sont militants. Ils ne sont pas soupçonnés de commettre des crimes dans leur quotidien!» s'insurge-t-elle.

Au SPVM, le sergent Ian Lafrenière répond que GAMMA n'est pas une escouade permanente, mais un projet ponctuel visant à épingler les manifestants qui enfreignent la loi. Il rappelle que des policiers avaient été rudoyés lors des occupations étudiantes et que sept agents ont été blessés lors d'une manifestation soulignant la Fête des travailleurs le 1er mai.

«Les gens que nous avons arrêtés, c'est parce qu'ils ont commis des actes criminels, pas parce qu'ils ont tenu une réunion. Et oui, il va y avoir d'autres arrestations. Ceux qui font des crimes, nous allons les arrêter», martèle-t-il.

 

piqué au tas sur www.cyberpresse.ca

Une escouade surveillera les mouvements anarchistes

 

La police de Montréal a confirmé hier la création d'une équipe d'enquête destinée à surveiller les mouvements «marginaux et anarchistes», à la suite d'incidents violents survenus au cours de plusieurs manifestations.

Le premier coup de filet de l'escouade GAMMA (Guet des activités des mouvements marginaux et anarchistes) a mené, hier, à la comparution d'un homme et de deux femmes accusés de voies de fait contre des policiers lors d'une manifestation anticapitaliste, le 1er mai dernier.

Selon la preuve, Patrice Legendre, 42 ans, Liliane Dupont, 50 ans, et Tania Dubeau-Gaudreault, 19 ans, faisaient partie d'un groupe de manifestants qui a attaqué des policiers avec des bâtons et des manches de drapeaux lors d'une marche visant à souligner la Journée internationale des travailleurs. Un autre suspect, Charles-André Therrien, 31 ans, a également été arrêté pour entrave au travail des policiers.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) soutient que, alors que des agents arrêtaient un «agent provocateur» (un manifestant qui tente d'attiser la foule et de provoquer les policiers), des protestataires cagoulés et masqués s'en sont pris à eux.

Sept policiers ont été blessés dans l'échauffourée. Au moins trois d'entre eux ont souffert d'une commotion cérébrale. Certains sont toujours en arrêt de travail.

Hier, la Couronne a fait savoir qu'elle souhaitait resserrer les conditions de mise en liberté des accusés. L'avocat qui les représente, Me Étienne Poitras, a demandé une remise à lundi afin d'avoir le temps d'analyser la volumineuse preuve, produite hier matin.

Nouvelle escouade

Les actes de violence sont de plus en plus fréquents dans les manifestations à Montréal, fait valoir Jacques Robinette, chef du service des enquêtes spécialisées du SPVM. C'est ce qui a poussé la police de Montréal à créer l'escouade GAMMA en janvier dernier. Le groupe relève de la division du crime organisé.

«Toutes les manifestations sont devenues sujettes à des débordements, à du soulèvement populaire, à de la provocation et, éventuellement, à des voies de fait et à des méfaits à l'égard des policiers, a-t-il expliqué lors d'une entrevue avec La Presse. Maintenant, peu importe la manifestation, peu importe le rassemblement, il faut être présents et avoir le radar bien ouvert pour déceler la présence de mouvements anarchistes.»

L'officier nie que l'escouade GAMMA vise à empêcher les rassemblements et les manifestations politiques ou idéologiques.

Interrogé dans les couloirs du palais de justice de Montréal, Patrice Legendre a donné peu de détails sur la mêlée qui a mené à son arrestation. Il a critiqué la mise en place de l'escouade GAMMA. «Juste l'appellation de l'escouade est surréaliste», a-t-il dit, quelques minutes avant sa comparution. «Je suis un militant contre le système capitaliste, pour les droits des travailleurs, des pauvres et de l'ensemble des personnes exploitées. C'est certain que ce n'est pas apprécié par les pouvoirs publics, en particulier en période de crise économique. Il y a constamment des tentatives des autorités policières, comme on l'a vu récemment au sommet du G20, d'empêcher l'expression des militants.»

Hier, des dizaines de militants ont assisté à la comparution des quatre accusés, dont Mathieu Francoeur, porte-parole de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), qui avait organisé la manifestation du 1er mai. «Depuis plusieurs années, il y a des militants qui sont sous surveillance et des policiers infiltrés dans les manifs, a-t-il affirmé. Qu'ils regroupent ça sous une escouade spéciale pour justifier leurs budgets, ce n'est pas vraiment surprenant. Ce qui nous inquiète plus, c'est le lien avec le crime organisé. On ne voit pas le rapport entre le monde interlope et des gens arrêtés dans la manifestation des travailleurs du 1er mai.»

 

piqué au tas sur www.cyberpresse.ca - 14/07/2011

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Mark Kennedy - Mark Stone la suite

Mark Kennedy's secret tapes: CPS launches wide-ranging inquiry

Judge to look into arrests of Ratcliffe-on-Soar environmental campaigners and undercover policeman's surveillance tapes

Mark Kennedy
Secret policeman Mark Kennedy. Sir Christopher Rose's inquiry will look into claims that surveillance tapes he recorded were suppressed. Photograph: Philipp Ebeling for the Guardian

A retired high court judge has been appointed to lead an expanded inquiry into claims that prosecutors suppressed secret surveillance tapes recorded by the undercover police officer Mark Kennedy in the trial of six environmental activists.

Sir Christopher Rose, who sat in the court of appeal until 2006, will head the independent inquiry set up by the director of public prosecutions, Keir Starmer QC, who acknowledged "growing concerns" over the claims.

Rose, as Chief Surveillance Commissioner, has been responsible for scrutinising the surveillance activities of the police and other official bodies for five years.

He will examine allegations that the Crown Prosecution Service (CPS), the agency headed by Starmer, misled the courts when it decided to abandon the prosecution of six activists accused of conspiring to invade one of Britain's biggest power stations.

The CPS had told a court in January that it was dropping the prosecution because "previously unavailable information" – the tapes recorded by Kennedy – which undermined its case had come to light.

However, documents obtained by the Guardian indicated the tapes had been with the CPS for more than a year.

When Starmer announced Rose's appointment on Wednesday, it became clear that the DPP had widened the inquiry since he first said last month that he was going to commission it.

Now it will also delve into why only 26 of the 114 activists who were initially arrested over the alleged plot to break into the power station were charged.

The activists have raised suspicions that the small number charged were picked out unfairly or for political reasons. Two years ago, the activists had been arrested in a school by Nottinghamshire police to prevent the occupation of the Ratcliffe-on-Soar power station a few hours later.

Kennedy, who infiltrated environmental groups for seven years, recorded the activists' meetings on a Casio watch. The former spy, who offered to help the activists in their defence, has said the tapes would have cleared them.The expansion of Rose's inquiry comes after Kennedy offered to pass on information about the "important" question of why only some of the activists were charged.

Rose's inquiry will run in tandem with another investigation. The Independent Police Complaints Commission has been examining the "alleged failure of Nottinghamshire police" to disclose evidence to the CPS in the same case.

In all, eight official inquiries have been established this year in the wake of revelations about the infiltration of protest groups by Kennedy and other undercover police officers.

Starmer said: "Sir Christopher will have full access to all the available evidence and will examine the issues with the utmost thoroughness. Inevitably this will take time but will be completed as soon as is practicable." His report will be made public.

ENDS

 

Undercover police officer unlawfully spied on climate activists, judges rule

Mark Kennedy was arguably an agent provocateur, says appeal verdict quashing Ratcliffe-on-Soar conspiracy convictions

Mark kennedy
Undercover police officer Mark Kennedy was 'involved in activities that went much further than the authorisation he was given', the appeal court judges ruled

Three senior judges have ruled that the undercover police officer Mark Kennedy unlawfully spied on environmentalists and arguably acted as an "agent provocateur".

In a damning ruling explaining why they quashed the convictions of 20 climate change activists, the appeal court judges said they shared the "great deal of justifiable public disquiet" about the case.

The judges, who included the lord chief justice, said "elementary principles" of the fair trial process were ignored when prosecutors did not disclose evidence about Kennedy's work to activists' lawyers.

The court announced on Tuesday that it would quash the convictions of the activists, who were wrongly accused of conspiring to break into Ratcliffe-on-Soar power station in 2009.

The judgment also made several criticisms of Kennedy, including that his deployment could have been construed as "entrapment". It revealed Kennedy was part of a long-term programme "to infiltrate extreme leftwing groups" in the UK. Other court documents say the spy programme was called Operation Pegasus.

Kennedy, who has expressed remorse for the seven years he lived deep undercover in the environmental movement, responded by saying in a statement issued by his publicist, Max Clifford: "I refute the claim that I acted as an agent provocateur. At no time have I or did I actively encourage a group or person to engage in an activity that they were not already engaged in."

But it will now be for senior police officers to explain why Kennedy, one of a network of police spies planted in protest groups, may have incited protesters to commit criminal acts they were later prosecuted for.

Among those who will be asked questions is Sir Hugh Orde, president of the Association of Chief Police Officers (Acpo), which was responsible for the shadowy unit to which Kennedy was seconded.

The national public order intelligence unit was later transferred to the Metropolitan police, under the command of the assistant commissioner John Yates, who resigned this week.

Orde is being tipped as a replacement Met commissioner. So too is Bernard Hogan-Howe, the top-ranking officer conducting an official inquiry into the Kennedy affair for Her Majesty's Inspectorate of Constabulary.

ACPO said in a statement: "The law is quite clear that undercover officers are absolutely prohibited from inducing people to commit offences they wouldn't otherwise commit. We are hopeful that the reviews into these events will make recommendations that will perhaps bring further robust governance, accountability and intrusive management into undercover policing, while preserving the value of the tactic to keeping communities safe."

All senior officers involved in the controversy will be alarmed at the mounting evidence that Kennedy went "rogue", developing genuine sympathies for the cause advocated by the suspected extremists he had been asked to monitor.

Known as Mark Stone to the activists he was sent to monitor – and UCO 133 to his police handlers – Kennedy put his concerns about his deployment on record.

"The middle class youths who are getting involved with protest linked to climate change are not politicised, they are concerned about the future of the planet not political issues," he wrote in one report to his handler.

Activists might be amused that he saw their cause as apolitical, but his interpretation of their motives would nonetheless have assisted them in court.

So too would the recordings he secretly made of activists when they gathered at a meeting before the planned protest.

A raid of that meeting by Nottinghamshire police ensured the protest at the power station never took place, and 113 people were arrested.

Of those, 26 were charged for conspiring to break into the facility, but Kennedy's evidence, which also included a signed police statement in which he offered a measure of "support for the defence", was withheld from their lawyers.

As a result, the trial of six activists was abandoned in January. The convictions of the other 20 campaigners, found guilty in December, were quashed on Tuesday for the same reason.

The judges made clear that Kennedy's surveillance tapes would have supported the defendants' argument at trial that they intended to avert greater harm from carbon emissions from the power station.

"It is a case which has given rise to a great deal of justifiable public disquiet, which we share. Something went seriously wrong with the trial," the judgment said. "The prosecution's duties in relation to disclosure were not fulfilled. The result was that the appellants were convicted following a trial in which elementary principles which underpin the fairness of our trial procedures were ignored. The jury were ignorant of evidence, helpful to the defence, which was in the possession of the prosecution but which was never revealed. As a result justice miscarried."

The Crown Prosecution Service's alleged failure to disclose Kennedy's evidence is now the subject of an independent inquiry by Sir Christopher Rose, a retired court of appeal judge.

But the judgment raises more questions about the operation to plant Kennedy and other undercover police officers in the protest movement.

The files of undisclosed evidence, the judges said, reveal Kennedy "was involved in activities which went much further than the authorisation he was given, and appeared to show him as an enthusiastic supporter of the proposed occupation of the power station and, arguably, an agent provocateur".

There remain questions over his legal authority to spy on activists. Kennedy was not authorised to take part in the occupation of the power station until 9 April, just three days before the planned protest.

His surveillance of the activists also exceeded his powers, according to the judgment.

"When the protesters started to congregate together just before the proposed occupation it appears that Kennedy went much further than his authorisation.

"That included undertaking reconnaissance, participating in briefings, checking the surrounding area for police activity and agreeing to take part in a team of climbers."

The judges agreed that Kennedy was arguably seen by younger activists as an "eminence grise" – influential decision-maker – in the group.

The judgment added that Kennedy played a "significant role in assisting, advising and supporting ... the very activity for which the appellants were prosecuted".

That finding could prove damaging for senior police responsible for the surveillance operation.

Vera Baird, the former solicitor-general, said: "It was an ill-thought-out campaign to undermine people who turned out to be honest campaigners, not criminals, during which they wasted an enormous amount of money on this man who inevitably went native living with decent people for all those years.

"They were then left with him having let them down and with evidence showing that there was no crime in the first place."

Which police officer will take responsibility for the crisis in undercover policing?

Sir Hugh Orde. Bernad Hogan-Howe. Some of the top candidates for the most senior job in British policing could still be tainted by the controversy over Mark Kennedy and undercover policing.

Sir Hugh Orde
Sir Hugh Orde President of ACPO. Photograph: David Levene for the Guardian

Who will ultimately be made to carry the can over the Mark Kennedy and undercover policing fiasco? With a vacancy at the top of the Metropolitan Police this could turn out to be an intriguing question.

We know that Kennedy and the other police spies were seconded to the National Public Order Intelligence Unit. This was the responsibility of the Association of Chief Police Officers (ACPO) which, as has been said a thousand times before, has massive accountability problem.

When the controversy broke in January, ACPO's president, Sir Hugh Orde, was quick to stand-up and call for reform. He has been doing that for a while now.

Orde was also instrumental in seeking to deflect attention from police, using a speech to point to the (considerable) amount of unregulated surveillance that goes on in the private sector.

But as the anarchist Tweeter @piombo pointed out today, Orde had not taken the ACPO job when the operation to spy on Ratcliffe protesters went so badly wrong — he was in charge of policing in Northern Ireland. Note who retweeted that message.

We're entering interesting waters in the world of senior cops, and a handful will by vying for the top job vacated by Met commissioner Sir Paul Stephenson.

When the damning Court of Appeal judgment into the Ratcliffe case was revealed on Wednesdat, those close to Orde were quick to argue privately that this has little to do with him — or ACPO.

True, the NPOIU was moved over to the Met earlier this year in a bid to make this murky surveillance project more accountable. Ironic, then, that it was put under the command of none other than Yates of the Yard.

But the intrigue gets deeper. Another contender for Met commissioner is Bernard Hogan-Howe, who has been drafted in to bolster the Met in its moment of crisis.

As it turns out, Hogan-Howe, formerly a chief constable of Merseyside Police, is also conducting the major review into ACPO's surveillance operation, which we expect to be published over the summer.

Orde and Hogan-Howe would have to see off Sara Thornton, who has nothing to do with spying on protesters, and actually did a very good job ripping to shreds an attempt by West Midlands Police to monitor Muslim areas of Birmingham.

It is often the case that senior officers adeptly use the "bad apple" excuse whenever anything goes wrong — cutting loose expendable rank and file officers rather than admit to systemmatic failings. Kennedy is surely expecting that treatment.

Another senior officer, Jon Murphy, the ACPO lead for serious and organised crime, implied Kennedy's actions would never have been sanctioned.

If any of his bosses could arguably be fingered for responsibility for his deployment it is assistant chief constable Anton Setchell, formerly ACPO's national coordinator for "domestic extremism".

It's unlikely he will face the music either. Setchell retired at the end of last year, just a few months after Kennedy was outed on Inydmedia.

It is Setchell's unfortunate successor, the (comparatively) lowly detective chief superintendent Adrian Tudway, who had to manage with the fallout from the scandal in undercover policing. He may be called on to explain the controversy in the future.

Op-Ed: Court of Appeal quashes 'Mark Kennedy' convictions

 
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The tide could be turning for the police and other organs of state security who incite crimes in order to discredit political ideologies and their activists, in Britain at least.
The world and especially the Internet is awash with lunatic so-called conspiracy theories, which are in reality for the most part simply scurrilous and unsubstantiated gossip about how the CIA rather than Oswald assassinated the President, how the White House rather than eighteen angry young men with boxcutters perpetrated 9/11, and how Dr David Kelly was murdered by MI5 rather than driven to suicide by a media frenzy, public humiliation and disgrace. Occasionally though, a real life story of subversion and intrigue does come to light when someone lifts up a rock and something nasty crawls out from underneath. Undercover police officer Mark Kennedy was one of these nasty creatures; for seven years he posed as an eco-activist creating a new identity complete with fake official documents and a fake – or should that be genuine-fake? – passport. If you or I had a fake passport in our possession we’d be off to clink in an instant. When one of the state’s organs has one though, it is issued by the Royal Prerogative, and none of your business, pal. This is of course not a new development, and to some extent the police and more importantly the shadowy intelligence agencies have to cross the line on occasion. The men convicted of organising the Heathrow bomb plot which was said to have been bigger than 9/11 had to be given enough rope; they were kept under close surveillance, and the authorities did not make their move until they felt they had sufficient evidence to obtain convictions. It would though have been a different matter for an undercover agent to join a conspiracy of this nature and edge others on. And it would be an entirely different matter yet again for an agent provocateur to recruit fanatics or people of poor character and low intelligence for the express purpose of inciting them to commit acts of terror so that they could be exposed, and sent to gaol for decades, as happened in the United States recently. There is no suggestion that Mark Kennedy came anywhere near doing anything of that nature, but he did participate in peaceful though unlawful activity directed against private property, and we have only his word for it that he was not responsible for initiating or attempting to initiate anything more serious. To his credit though, he appears to have either seen the light or been converted to some degree to the cause he had been sent to monitor or even subvert. There can be no doubt that the vast majority of the eco-warriors with whom he rubbed shoulders for years have their hearts in the right place, and the fact that he may have in some sense acted as an agent provocateur is undoubtedly one of the reasons why earlier this week, the Court of Appeal quashed the convictions of a number of activists for conspiring to break into the Ratcliffe-on-Soar power station two years ago. The fact that the Director of Public Prosecutions himself had urged them to appeal may also have had something to do with it. In spite of scathing criticism directed at the police, no one has really been brought to book; the only way to put a stop to this sort of nonsense is to hold people personally accountable; that means police officers who act illegally must be prosecuted in the criminal courts, not simply found liable in tort and their fines paid by their employer – ie the taxpayer – as happens inevitably in cases of police brutality, unlawful arrest and seizures etc, in the rare cases where the victim can obtain Legal Aid to bring a prosecution or has sufficient means to mount one himself. It is probably too much to ask that this will happen at any time in the near future, but there is another consideration here. Earlier this week it was announced that in this new age of austerity, Essex Police are to lose up to four hundred frontline officers over the next three years. Similar cuts are being imposed on all Britain’s local police forces. The police have more important things to do than play games subverting bona fide if feisty pressure groups, like patrolling the streets, and tracking down serial killers, as in the current Stockport hospital investigation.


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07/08/2011

Strasbourg : vraie fausse alerte à la bombe dans la dernière région de droite

Extrait :

L'adjoint au directeur de la sûreté publique du Bas-Rhin, Thierry Hartmann, a indiqué à l'AFP que la police a reçu à 19H21 deux appels affirmant: "il y a une bombe à la cathédrale".

"En accord avec le chanoine, nous avons alors fait évacuer les visiteurs de la cathédrale et une équipe avec des chiens a entrepris de fouiller l'édifice", a-t-il précisé.

Une demi-heure après les appels anonymes la police a interpellé un homme qui a reconnu avoir lancé les appels "pour embêter la police", selon M. Hartmann.

via french.cri.cn, www.20minutes.fr, www.7sur7.be, www.lepoint.fr, www.liberation.fr, www.la-croix.com, tf1, france 24, le parisien.fr, corsematin, ... 441 000 résultats...

La dernière menace concernant le périmètre de la cathédrale de Strasbourg remonte à il y a cinq ans lors de la période du marché de Noël quand avait été découvert une vidéo de repérage auprès d'un groupe islamique allemand laissant craindre un attentat.

complément d'info via www.lalsace.fr (journalistes zélés)

21:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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