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27/07/2011

Comment la France surveille ses extrémistes

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Entre 300 à 400 individus d'extrême-droite sont l'objet d'une attention particulière. Une centaine d'agents de renseignement spécialisés opèrent sur tout le territoire.

Au ministère de l'Intérieur, la police suit au sein des mêmes structures les extrémistes de gauche comme de droite. Les enquêtes sont assurées par une centaine d'agents spécialisés de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, ex-RG), rattachés à la sous-direction «subversion violente». Une soixantaine d'agents travaillent au siège de l'agence à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), tandis qu'une quarantaine d'autres se répartissent sur le territoire national. On les trouve notamment à Toulouse, fief historique de l'ultra gauche, mais aussi dans l'Est et le Nord, près des frontières belges et allemandes, où évoluent des groupuscules perméables aux idées de la droite radicale.

Paris dispose, de son côté, d'une section spécialisée d'une vingtaine de policiers, ex-RG, au sein de sa Direction du renseignement de la préfecture de police. Tous alimentent et exploitent le fichier de renseignement «Cristina» sur les profils dits «inquiétants». «On compte, selon les périodes, 300 à 400 individus identifiés comme proches de l'extrême-droite», estime un agent de la DCRI. L'agence, confiée au préfet Bernard Squarcini, révèle que des groupes ont nécessité, ces derniers temps, une surveillance particulière, sans lien avec l'homme qui vient de s'illustrer en Norvège.

http://www.marianne2.fr/photo/art/default/892070-1053806.jpg?v=1297162545

«Rien ne vaut le flair des agents expérimentés»

«Le cas Anders Breivik est ce qu'il y a de pire : il s'agit d'un terroriste isolé, donc difficilement détectable, comme ces islamistes qui font leur Djihad tous seuls», confie un policier. Pour les repérer, «rien ne vaut le flair des agents expérimentés, doués d'un solide bon sens et curieux de nature», ajoute un commissaire des ex-RG. La surveillance au jour le jour des éléments à risques s'effectue par un travail classique de suivi des déplacements, à l'étranger notamment, en liaison avec les services des pays «amis». Dès que l'un d'eux se signale quelque part, une filature et quelques questions posées lors de discrètes enquêtes de voisinage permettent de prendre la température.

«Les écoutes administratives sont diligentées dès le premier signe d'une possible volonté de passage à l'acte», explique un enquêteur. Car la police ne peut se permettre de «brancher» toute cette mouvance au quotidien. Une plateforme dédiée, à Levallois, épie les SMS et remonte les données de connexion des mobiles utilisés par ces individus, pour déterminer qui contacte qui et avec quelle fréquence.

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La veille Internet moins contraingnante juridiquement

Les forums Internet, où ces extrémistes aiment à se retrouver, sont scrutés en permanence. Cette pratique policière présente l'avantage de n'être pas encadrée aussi strictement que les branchements de lignes téléphoniques, contingentés et visés par Matignon. La méthode se révèle d'autant plus payante que ces personnes sont obsédées par l'idée de laisser une trace dans l'Histoire. Ce complexe les pousse à commettre des erreurs et, dans certains cas, à signer par avance leurs forfaits. Internet reste toutefois un terrain de jeu très vaste et la multiplicité des sites rend vaines les tentatives de veille exhaustive.

«Il est certain que l'affaire norvégienne va conduire Paris à resserrer les mailles du filet autour de ces marginaux», confie un haut fonctionnaire, place Beauvau. Des opérations préventives sont à prévoir dans les jours et les semaines qui viennent, histoire de maintenir la pression sur ces milieux qui ont tendance à «recruter» en période de crise.

 

piqué au tas sur lefigaro.fr - 27/07/2011 [les illustrations ne font pas partie de l'article]

14:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Bruxelles veut s'immiscer dans la lutte contre les mouvances radicales

Les attentats survenus en Norvège relancent l'opportunité d'une action européenne visant à lutter contre les groupuscules extrémistes.

La Norvège n’est pas dans l’UE mais les attentats dont elle a fait l’objet trouvent une résonance à Bruxelles. La surveillance des mouvances et des individus menaçant la sécurité publique nationale incombe bien sûr aux Etats membres, mais l’Europe peut intervenir en tant que coordinatrice des missions de contrôle.

A cette fin, Bruxelles souhaiterait créer un réseau d’échange d’information, afin de “surveiller la croissance de la radicalisation des discours sur Internet”, rappelle Michele Cercone, porte-parole de la Commission. Avant de commettre son acte funeste, l’auteur présumé Anders Behring Breivik avait mis en ligne son manifeste de 1500 pages, où il décrivait minutieusement le protocole meurtrier auquel il s’est livré.

Reste que la Commission peine à intervenir sur ces sujets. En septembre dernier, elle avait proposé la mise en place de contrôles plus stricts des sites internet mettant en vente des produits potentiellement utilisables dans la fabrication de bombes artisanales, à l’instar des engrais agricoles, dont le suspect norvégien aurait fait usage pour concocter ses bombes.

Ces propositions s'étaient à l'époque heurtées aux réticences des Etats, qui refusaient de livrer les données personnelles de leurs internautes.

"Les événements en Norvège vont sans doute relancer les négociations," a affirmé le porte-parole, "le contexte n'est plus le même", a t-il ajouté.

Signe d'une inflexion, le 25 juillet, le premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, a déclaré "attendre une réponse politique de l'UE", après le drame d'Oslo. La commissaire aux Affaires intérieures Cécilia Malmström est en contact avec le ministre de la justice norvégien, mais le fruit de ces échanges reste à ce stade inconnu.
Sophie Forcioli

piqué au tas sur EurActiv France - 26/07/2011

14:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/07/2011

Attentats politique en Norvège : Anders Behring Breivik glisse une quenelle à toute l'Europe

Quenelle_europe2.jpg
Tous les Croisés,Templiers et Hussards bruns dématérialisés de l'Europe blanche sont en émoi !

la "fachosphère" française entre colère et fascination

"UNE VOLONTÉ D'ANÉANTIR TOUTE RÉSISTANCE À L'ISLAMISATION"

[Extrait]

Cette thèse du complot et de la manipulation médiatique est très reprise sur d'autres blogs. Recherche de la vérité, à la fois fondamentaliste chrétien et islamophobe, réfute qu'Anders Breivik ait pu se définir comme chrétien, arguant que ce qualificatif a été rajouté sur sa fiche Wikipedia, et demande s'il "n'y a pas là l'indice d'une volonté d'anéantir toute résistance à l'islamisation de l'Europe".

Novopress, portail proche du Bloc identitaire, pose la question d'une modification de la page Facebook du tueur présumé, et cite une prétendue revendication d'un groupe islamiste, s'interrogeant sur le fait qu'elle est "absente de bien des articles consacrés au drame norvégien". Sur islamisation.fr, on oscille entre billets sur "l'islamisme conquérant en Norvège" et rappel de l'appartenance de M. Breivik à une loge franc-maçonne. Nombre de sites de la "fachosphère" l'appellent d'ailleurs "le maçon Breivik".

Egalité et réconcilitation, blog proche d'Alain Soral, s'interroge aussi sur la lenteur des forces de police norvégiennes à intervenir, reprend des vidéos évoquant une conspiration internationale, ou consacre un long billet aux "contradictions" de l'affaire. Le fait notamment d'avoir ciblé de jeunes socio-démocrates et non des musulmans suffit à soulever le doute chez les rédacteurs du site.

"DES ANNÉES DE POLITIQUEMENT CORRECT"

D'autres sites, enfin, voient dans le geste d'Anders Behring Breivik une forme d'avertissement. C'est le cas du site de "géopolitique" Drzz, qui mèle islamophobie, ultra-sionisme et théories néoconservatrices. Dans un billet, le cofondateur du site, Jean-Patrick Grumberg, explique ainsi que "la folie meurtrière de Breivik a été nourrie par des années de politiquement correct et de déni de réalité, d'humiliation des défenseurs de la culture européenne, et de frustration de la passivité de son gouvernement face à la montée de la violence islamiste".

La thèse est la même sur le blog du collectif Riposte Laïque, les organisateurs des "apéros saucisson pinard", qui établissent dans une longue note une comptabilité des attentats commis par des fondamentalistes musulmans depuis 2011 (un rapport d'Europol en 2010 attribuait aux "islamistes" 0,4% des attentats commis sur le sol européen l'année précédente).

Christine Tasin, l'une des fondatrice du mouvement, s'insurge dans un billet contre "l'amalgame commode entre Anders Behring Breivik et tous les islamophobes". Agitant elle aussi la théorie du complot, elle juge que "l'attentat d'Oslo tombe bien, au moment où les hommes et les partis qui s'opposent à l'immigration et au développement préoccupant de l'islam se voient plébiscités par les électeurs" . Et Christine Tasin; ancienne professeure de lettre classiques, n'hésite pas non plus à se demander : "Quel rapport entre l'islamophobie et la haine de l'autre ?"

piqué au tas sur lemonde.fr - 26/07/2011

L'extrême droite européenne dénonce des «amalgames»

[Extrait]

Rejet du multiculturalisme, dénonciation de l'«islamisation de l'Europe», connexions avec des partis populistes, le profil du responsable de la tuerie d'Oslo fait tourner les regards vers l'extrême droite européenne. Le parti du Progrès (FrP), formation de la droite populiste norvégienne, l'a reconnu dès samedi : Anders Breivik a compté parmi ses adhérents de 1999 à 2006. L'homme a même animé une section locale de jeunes du parti entre 2002 et 2004. De là à conclure à la responsabilité des idées véhiculées par l'extrême droite dans son passage à l'acte vendredi, il n'y a qu'un pas que plusieurs n'ont pas hésité à franchir.

En France, le porte-parole du parti socialiste Benoît Hamon, a ainsi dénoncé «l'idéologie du choc des civilisations, de l'incompatibilité des cultures, de l'impossibilité de construire des mondes au-delà de nos sociétés habituelles», menant selon lui «à la haine, à la destruction, au terrorisme». «En Hongrie, au Danemark, en Finlande, en Belgique ou en France, les thèses d'extrême droite gagnent du terrain. Aucun parti d'extrême droite ne doit être banalisé», conclut-il. L'accusation la plus directe est venue du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap). «Dans toute l'Europe, les partis populistes et les extrêmes droites (…) portent une lourde responsabilité dans le climat délétère qui pèse sur le continent», a ainsi dénoncé l'organisation, qui pointe nommément le Front national et le collectif Droite populaire, l'aile droite de l'UMP.

piqué au tas sur lefigaro.fr - 26/07/2011

17:07 | Lien permanent | Commentaires (1) |

25/07/2011

Europol : "L'Europe est toujours menacée par des groupes terroristes"

http://www.webdorado.fr/wp-content/uploads/2011/05/europol.gif

L'Europe est toujours menacée par des groupes terroristes qui utilisent de plus en plus l'internet pour attaquer le continent, a affirmé vendredi [1er juillet] le chef d'Europol, Rob Wainwright.

Le directeur de cet organisme européen de la police, qui s'exprimait à l'occasion de l'inauguration des nouveaux locaux d'Europol à La Haye, a souligné que l'absence d'attentats en Europe depuis ceux commis à Madrid en 2004 (191 morts) et à Londres en 2005 (52 morts), imputés à Al-Qaïda, ne signifie pas que des attaques ne continuent pas à être planifiées.

"Nous savons que ces groupes restent actifs. Nous savons qu'ils poursuivent leurs projets de préparer des attaques majeures en Europe", a déclaré M. Wainwright à la presse à l'issue d'une rencontre de trois jours avec 40 chefs de la police des pays membres et environ
300 agents de la sécurité.

"La menace est toujours là et il est très important que nous en restions conscients. C'est notre devoir de maintenir cet état d'alerte en tant que responsables de la sécurité", a-t-il poursuivi.

Europol est inquiet des liens croissants constatés par ses services entre des groupes terroristes et le crime organisé, en Afrique par exemple, et la cybercriminalité est un autre de ses soucis, a expliqué M. Wainwright. (belga/chds)

piqué au tas sur www.7sur7.be - 02/07/11

 

19:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/07/2011

Hallo i uken - The Mullah Krekar Song

20:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Drones : il n'y a pas de petits profits pour Serge Dassault (vendeur de matériel pour clients qui s'en servent)

 

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2009-06/2009-06-08/article_DASSAULT.jpg

Serge, représentant en matériaux divers et variés (la photo ne fait pas partie de l'article)

 

Le ministère de la Défense a annoncé être entré en « négociations » avec le groupe Dassault, constructeur de l´avion de combat Rafale, pour acquérir de nouveaux drones de surveillance moyenne altitude-longue endurance (MALE).

Dassault Aviation propose une version francisée [mais qu'est ce que celà veux bien pouvoir dire ?] de l´appareil sans pilote israélien Heron TP, en coopération avec la société Israël Aerospace Industries (IAI). Le contrat n´ayant pas encore été signé, aucun détail n´a été fourni à ce stade sur le nombre d´appareils envisagé ou le prix.

L´annonce du gouvernement constitue une victoire pour le groupe français, qui l´emporte ainsi face au drone américain Reaper, de General Atomics, et au groupe européen EADS, qui proposait une version modernisée de son Harfang actuellement utilisé par l´armée française.

L´armée de l´air ne dispose pour l´heure que de quatre exemplaires de l´Harfang, déjà construit sur la base d´une plateforme israélienne et utilisé par exemple en Afghanistan pour la surveillance de villages ou l´escorte de convois.

La délicate décision sur un nouveau contrat pour leur succéder était attendue depuis des mois. Elle avait tardé à être finalisée, du fait notamment des changements successifs de ministres de la Défense.

Elle ouvre aussi la voie au développement de la prochaine génération d´appareils à la fin de la décennie, qui devront cette fois s´affranchir du savoir-faire israélien. « Cette acquisition remplacera le système de drones actuellement utilisé par les armées, en attendant l´entrée en service, à l´horizon 2020, d´une nouvelle génération d´appareils, développée dans le cadre d´un accord de coopération franco-britannique signé en novembre 2010 », a expliqué hier le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

En attendant, le développement d´un drone d´ici trois ans par Dassault impliquera « plusieurs entreprises françaises, au travers d´activités de haute valeur ajoutée, générant emplois et transferts de savoir-faire sur le territoire national », a ajouté M. Longuet. Le fabricant du Rafale devrait ainsi notamment travailler avec le groupe d´électronique Thales, dont il détient près de 26 % du capital.

piqué au tas sur l'alsace.fr - 22/07/2011

 

Pour Serge, il n'y a qu'un seul et vrai problème : les socialistes !

"Les riches c'est fait pour être très riche et les pauvres, très pauvre"

11:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/07/2011

De la chance de vivre en démocratie, ou comment faciliter l'utilisation des réserves militaires et civiles en cas de "crise majeure"...


Utilisation des réserves militaires et civiles par patrickbeaudouin

............."au profit de la défense de leurs concitoyens et des intérêts supérieurs de la Nation"............

 

 

 

 

 

 

12:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/07/2011

Le confusionnisme intéressé

http://lebuzz.info/wp-content/uploads/2011/07/tournee-royale-kate-william-quebec-3-photo-texte.jpg

"Ils ont fait forte impression. L’un des jeunes de la Maison Dauphine, Pierre, 24 ans, un jongleur, a été interrogé par les journalistes à la fin de la visite royale. «Je ne suis pas monarchiste», a-t-il lancé tout de go. «Mais c’est très spécial de les rencontrer. C’est un privilège.» Et, malgré quelques manifestations antimonarchiques qui se déroulaient à quelques coins de rue, William et Kate ont, sans conteste, charmés la population du Québec."

piqué au tas sur lebuzz.info - 04/07/2011

titre via julesbonnotdelabande

09:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

SMP - Sociétés militaires privées... Si c'est une oeuvre alors là, là c'est autre chose. ...

Sociétés militaires privées à la française : faut-il modifier la loi ?

Le 12 mai dernier, Pierre Marziali, ancien sous-officier parachutiste et fondateur de la société Secopex, était mortellement blessé sur un check point à Bengazi, dans des circonstances encore imprécises. On apprendra rapidement qu'il était présent en Libye en vue d'y consolider l'installation d'une succursale de son entreprise destinée à fournir des prestations de sécurité et de protection aux journalistes présents sur le théâtre.

Ce fait divers a ainsi brutalement replacé sur le devant de la scène médiatique un débat déjà plusieurs fois mené en France : celui relatif au développement des sociétés militaires privées (SMP).

UN DÉBAT RELATIVEMENT RÉCENT

Dans ces termes actuels, le débat a pris corps essentiellement avec les conflits irakien et afghan. Engagements d'un type nouveau pour les armées occidentales, ces conflits sont marqués également par une multiplication de SMP présentes sur les théâtres, essentiellement anglo-saxonnes, pour accompagner et prolonger l'action des forces. Ces sociétés, qui agissent prioritairement dans le domaine de la sécurité, de la protection ou dans celui de la formation, apparaissent aux yeux de beaucoup, non seulement comme un des éléments de la stratégie de sortie de crise mais aussi et surtout, comme un appui particulièrement efficace à la mise en œuvre d'une politique d'influence destinée à soutenir les entreprises engagées dans la conquête des juteux marchés des contrats de reconstruction.

Dans notre pays, ce débat est surtout marqué par une problématique centrale : la France a-t-elle ou non intérêt à favoriser le développement de SMP à caractère national ?

Pour les tenants d'un développement des SMP à la française, il s'agit d'être à notre tour présent sur ce segment en mettant un terme au quasi-monopole dont disposent les anglo-saxons en la matière avec, dans la ligne de mire, l'objectif de mieux accompagner nos entreprises nationales pour qu'elles soient plus performantes dans l'obtention des marchés financés par la communauté internationale dans ces zones de crises.

Et d'expliquer que le différentiel entre nous et les anglo-saxons tiendrait essentiellement à notre législation, en particulier la loi n° 2003-340 du 14 avril 2003 relative à la répression de l'activité de mercenaire jugée beaucoup plus restrictive ; la solution consistant donc à déréglementer pour permettre l'épanouissement de SMP à la française.

L'ÉTAT DU DROIT EXISTANT

Mais en fait, de quoi parle-t-on ? Que dit la loi de 2003 relative à la répression de l'activité de mercenaire ?

Elle vise explicitement la participation directe à deux situations dans le but d'obtenir un avantage personnel ou une rémunération importante : d'une part "la participation directe aux hostilités dans le cadre des conflits armés" et, d'autre part, "les actes concertés de violence visant à renverser les institutions ou porter atteinte à l'intégrité territoriale d'un Etat", en clair la participation à ce que l'on nomme communément un "coup d'Etat".

Sont punissables de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende pour avoir commis de tels actes "les personnes qui ne sont ni ressortissantes des Etats au conflit, ni membres des forces armées de ces Etats, ni envoyés en mission par un Etat autre que ceux au conflit en qualité de membre des forces armées de cet Etat ".

Est enfin puni plus lourdement, de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende, "le fait de diriger ou d'organiser un groupement ayant pour objet le recrutement, l'emploi, la rémunération, l'équipement ou l'instruction militaire" des personnes visées au paragraphe précédent.

Ces deux articles du code pénal (les articles 436-1 et 436-2) répriment donc bien des activités de mercenariat au sens strict du terme, telles qu'ont pu les mener un certain nombre de militaires français dans la période de la décolonisation, essentiellement sur le continent africain.

VERS UN RENFORCEMENT DU DISPOSITIF RÉGLEMENTAIRE ?

On voit donc mal quels aménagements ou, plus exactement, quelles atténuations pourraient être apportés à ces incriminations.

Comment pourrait-on imaginer d'abord que le législateur puisse revenir sur l'interdiction de participer à des "coups d'Etat" !

S'agissant ensuite de la seconde incrimination, la participation directe à un conflit armé c'est-à-dire à tout le moins la participation directe à des combats, plusieurs obstacles, juridique et d'opportunité, semblent s'opposer à la suppression de ce texte.

Juridiquement d'abord, il apparaît difficile de concevoir que le juge constitutionnel puisse admettre l'hypothèse d'une délégation à des personnes privées du droit de mener en lieu et place de l'Etat des actions de combat alors qu'il s'agit du cœur des activités régaliennes de l'Etat. A titre d'exemple, il suffit de se souvenir que le Conseil constitutionnel a récemment, sur le même motif, rejeté une disposition du projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure qui visait à transférer aux policiers municipaux des compétences exercées jusque-là par la gendarmerie et la police nationales.

En opportunité ensuite, on envisage difficilement que le gouvernement puisse afficher, en particulier vis-à-vis de nos partenaires internationaux, que la France "tolère" ou "autorise" des personnes privées à participer directement à des actes de combat. On imagine assez facilement le retentissement qu'aurait une telle annonce sur la scène internationale.

Enfin et surtout, on a du mal à comprendre en quoi ces incriminations pénales interdiraient le développement de SMP à la française tant que ces sociétés restent dans les domaines de la sécurité et de la protection, de l'ingénierie et de la formation et à condition, bien sûr, que la présence de ces SMP soit totalement compatible avec les engagements de notre pays.

En fait, le développement des SMP à la française doit à l'évidence s'accompagner d'un renforcement de la réglementation qui doit viser, pour mieux accompagner ce développement, à encadrer et contrôler strictement cette activité avec en particulier les problématiques liées au recrutement ou à la formation de leurs personnels ou encore des conditions et modalités de leur engagement.

Philippe Coué, lieutenant-colonel (gendarmerie), stagiaire à l'Ecole de guerre

piqué au ats sur lemonde.fr - 01/07/2011

 

Carcassonne. Témoignage de l'épouse de Pierre Marziali, tué à Benghazi

En fin de matinée, hier, Dominique Marziali, l'épouse de Pierre Marziali, dirigeant de la Secopex, tué à Benghazi dans la nuit du 12 au 13 mai, a rendu visite à la rédaction de La Dépêche du Midi. Son témoignage est exclusif.

Est-il exact que le corps de votre mari a été rapatrié de Libye en fin de semaine dernière ? On parle de ce samedi 14 mai.

« Le rapatriement de la dépouille de Pierre est tenu au secret. J'ignore si nous pourrons procéder à une crémation. Je ne suis toujours pas en possession de son acte de décès. Dans tous les cas, la cérémonie se déroulera dans la plus stricte intimité ».

Avez-vous obtenu des informations complémentaires sur les circonstances de sa mort ?

Pas plus tard que ce matin (hier mercredi), l'assistante de Pierre, à la Secopex, a de nouveau contacté le quai d'Orsay, à Paris, mais personne ne veut rien nous dire. Nous avons été informés uniquement du fait que les services français du renseignement mènent actuellement deux enquêtes sur le sol libyen dont une concerne l'assassinat de mon mari ».

Et au sujet de ses collaborateurs qui étaient avec lui et qui ont été arrêtés ?

« À ma connaissance ils sont toujours détenus par les autorités qui relèvent du Conseil national de transition à Benghazi. Nous avons pu savoir qu'ils ont fait l'objet de deux interrogatoires serrés, mais depuis dimanche nous n'avons pas de leurs nouvelles ».

De nombreuses interrogations ont été formulées dans la presse sur la personnalité de votre mari, sur les véritables activités de sa société, et sur les raisons de sa présence en Libye. Une première question : saviez-vous pourquoi Pierre Marziali avait entrepris ce voyage ?

Je sais, en effet, beaucoup de choses. D'abord je tiens s à dire que la présence de Pierre à Benghazi n'était pas illégale. Il était parti de Carcassonne mardi 10 mai et il avait prévu son retour pour ce dimanche 15 mai. Il avait projeté d'ouvrir une antenne de sa société à Benghazi. Le ministère des Affaires Étrangères était parfaitement informé de son projet, il était parti son passeport en poche, à visage découvert avec « un feu orange » des autorités françaises. Ce n'était un secret pour personne et ce n'était pas la première fois qu'il se rendait en Libye.

Vous contestez, donc, le fait qu'il ait pu se livrer à une mission pour le compte de Khadafi ainsi qu'il a été supposé et que la Secopex soit, en fait, une société écran faisant appel à des mercenaires ?

Avant de se reconvertir dans la sécurité privée, Pierre a passé un peu plus de vingt-cinq ans dans l'Armée française. Il a été engagé sur plusieurs théâtres opérationnels étrangers avec son régiment, le 3e RPIma de Carcassonne. Il a participé à des missions en Bosnie, au Rwanda, au Liban où il a été blessé par un éclat d'obus en 1983. Je suis outrée de lire et d'entendre les commentaires formulés depuis sa mort. Pierre était un patriote. Il était connu pour cela. C'est quelqu'un qui a toujours utilisé la voie diplomatique dans le cadre de ses activités privées. Lorsqu'il a créé la Secopex, il s'était rendu à l'Assemblée Nationale pour expliquer quel était son objectif. Les messages que je reçois depuis l'annonce de sa mort, notamment de la part de parlementaires et d'élus locaux qui le connaissaient, démontrent qu'il n'y avait aucun doute sur sa personnalité ni sur ses missions. Il m'avait effectivement raconté avoir été contacté pour des trafics illégaux en Europe et en Russie. Il a toujours refusé les contrats qui ne respectaient pas son éthique. Pierre n'était pas à Benghazi pour casser du Libyen. Il n'était pas un barbouze.

Comment expliquez-vous qu'il ait été tué et qu'on n'en sache pas davantage sur les raisons qui ont conduit à sa mort ?

Je ne me l'explique pas. Pierre n'était pas armé, ses collaborateurs non plus. La presse a rapporté qu'il s'était interposé lors d'un contrôle de police. C'est une attitude qui ne lui ressemble pas. Mon mari était connu pour son sang-froid, pour la distance qu'il s'efforçait d'avoir toujours dans les situations conflictuelles. Je ne le vois pas s'interposer au beau milieu des policiers et des rebelles libyens armés jusqu'aux dents.

Revenons à la Secopex. Quelles étaient les raisons de son implantation en Libye ?

Les mêmes que celles qui ont conduit à l'ouverture d'antennes en Nouvelle-Calédonie, en Somalie. Mon mari s'est spécialisé dans une protection militarisée des biens et des personnes. Ainsi qu'il est mentionné sur le site internet, la Secopex est une société d'appui stratégique et opérationnel. L'antenne que voulait ouvrir Pierre à Benghazi était destinée à former sur place des gens qui auraient assuré ensuite la protection rapprochée des diplomates, des journalistes, des ressortissants français, notamment des chefs d'entreprises, qui continuent de vivre en Libye. Il n'avait pas d'autre intention que de créer un blocus sécuritaire dans un pays en guerre.

Pierre Marziali avait déclaré à plusieurs reprises sa capacité à lever 2 000 personnes dans le monde entier.

C'est exact. Pierre avait des correspondants quasiment partout qu'il activait à la demande. Parmi eux il y a d'anciens officiers supérieurs qui lui proposaient régulièrement leurs services.

Et à Carcassonne, outre la fonction de siège administratif de la société, de quelle façon intervient la Secopex ?

La société organise des stages de formation à la demande de ses clients, selon une fourchette de prix qui varie entre 2 000 et 6 000 € par personne. Cette semaine, quatorze personnes sont inscrites. Deux autres stages sont programmés dans les prochaines semaines. L'enseignement théorique se déroule dans les locaux rue Chartran. La pratique dans les conditions réelles d'une métropole comme Toulouse, Montpellier. Je sais que Pierre avait obtenu les autorisations pour mener ces entraînements dans les départements de l'Aude et de l'Hérault. Il était en contact avec plusieurs maires qui mettaient à sa disposition des friches communales pour des exercices comme la conduite d'autorités sous protection. L'activité de la Secopex est tout ce qu'il y a de plus officiel. La société possède un agrément d'exploitation et le brevet qu'elle délivre aux stagiaires sera reconnu diplôme d'État.

Que va-t-il advenir à présent de la Secopex ?

Jusqu'au décès de Pierre, j'étais assistante de direction dans une entreprise carcassonnaise. J'ai l'intention de prendre la suite de mon mari. C'est également le souhait de mon fils, Nicolas, qui est actuellement étudiant et qui veut suivre les traces de son père.


Tué à un contrôle policier à Benghazi

C'est au cours d'un contrôle de police, un des deux cents check-points recencés à Benghazi, que Pierre Marziali a été tué dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 mai par des rebelles libyens. Selon Mustafa Gheriani, un porte-parole du Conseil national de transition (CNT), l'instance dirigeante de la rébellion « la victime aurait refusé de coopérer ». On ne connaît toujours pas les circonstances exactes qui ont provoqué la mort de Pierre Marziali. Il a d'abord été indiqué que cet ancien sous-officier du 3e RPIma avait été touché par balle à l'abdomen et qu'il serait mort des suites de ses blessures à l'hôpital de Jalaa. Dernièrement, une nouvelle dépêche relatait que Pierre Marziali aurait été victime d'une balle dans le dos.

Pierre Marziali avait fait parler de lui, une première fois, lors de la création de sa société en 2003. Les médias s'étaient à nouveau intéressés à lui et à la Secopex, en 2008, à la suite des actes de piraterie commis dans les eaux au large de la Somalie. Pierre Marziali avait confirmé peu après la signature d'un contrat entre sa société et le gouvernement somalien. La Secopex était chargée de former les futurs gardes côtes. Son épouse confirme que ce contrat n'a finalement pas été réalisé. Dans l'interview qu'il nous avait consacré en juillet 2008, Pierre Marziali estimait le marché mondial de la sécurité à 100 milliards de dollars par an.

piqué au tas sur ladepeche.fr

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27/06/2011

ROTN (réserve opérationnelle sur le territoire national)

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L'armée de terre achève actuellement la finalisation d'une nouvelle structure de 800 réservistes appartenant à la réserve opérationnelle. Cette capacité d'intervention d'un type nouveau est prévue pour fonctionner sur tout le territoire national, avec une disponibilité permanente assurée par des réservistes sous astreinte. Elle entend ainsi faire face à une crise survenant sur le territoire national, dans le cadre de ses missions de sécurité générale ou de sécurité civile.

Ce dispositif ROTN (réserve opérationnelle sur le territoire national) est en cours au sein de onze brigades (1re brigade logistique, 1re et 3e brigades mécanisées, 2e et 7e brigades blindées, 6e brigade légère blindée, 7e brigade blindée, 9e brigade légère blindée de marine, 11e brigade parachutiste, 27e brigade d'infanterie de montagne, brigade de renseignement, brigade de transmissions et d'appui au commandement). La mise en place doit être terminée au 30 juin, la "prise d'alerte" commençant le 1er juillet.

Alors que les effectifs professionnels de l'armée de terre sont quelque peu tendus par les contraintes opérationnelles, notamment les entraînements, Vigipirate et les opérations extérieures, l'armée de terre sait que le gouvernement fera de nouveau appel à ses ressources humaines et logistiques pour faire face à des crises imprévues, qu'ils s'agisse de catastrophes climatiques ou de toute autre perturbation. C'est ainsi que le président de la FNSEA, Xavier Beulin, réclame actuellement que les transporteurs de chars soient mis à la disposition des agriculteurs pour véhiculer de la paille vers les régions touchées par la sécheresse.

Une initiative qui pose plusieurs problèmes

Le dispositif tel qu'il est actuellement prévu dans des documents internes à l'armée de terre, que Le Point.fr a pu consulter, prévoit pour chaque brigade la mise en place d'une "unité de marche" composée de réservistes exclusivement volontaires, logés, si possible, près de la caserne de regroupement. Les premières troupes doivent pouvoir quitter les enceintes militaires 48 heures après l'alerte pour se rendre sur le lieu de leur mission avec tout leur équipement (véhicules, armement, optique, transmissions, outillage). Précision utile : les unités mettant sur pied ces équipes de réservistes ne recevront aucun budget particulier. D'ailleurs, les exercices d'entraînement de ces réservistes n'auront lieu "que durant les fins de semaine, afin de ne pas indisposer les employeurs civils par de fausses alertes". Précision supplémentaire : "En cas de déclenchement d'une alerte réelle, les prévisions budgétaires annuelles devront impérativement être revues afin de faire face à la consommation inopinée." Notre avis : ce n'est pas gagné !

Cette initiative pose plusieurs problèmes. En premier lieu, l'armée de terre est-elle la seule structure française capable d'assumer cette mission permanente ? Des pompiers, des unités de la sécurité civile, voire des entreprises spécialisées civiles faisant intervenir ponctuellement des demandeurs d'emploi ne seraient-ils pas à même de l'organiser et de la conduire ? Comme nous l'a précisé un officier : "Les réservistes sont des volontaires et signent pour un emploi militaire, pas pour déblayer des routes ou apporter du foin." D'autre part, les armées en général et l'armée de terre en particulier ont du mal à recruter des réservistes opérationnels qui acceptent des contraintes assez lourdes. Cette sujétion supplémentaire amènera-t-elle un afflux de volontaires ou épuisera-t-elle la ressource ?

piqué au tas sur lepoint.fr

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