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06/05/2011

Néonaze. La pochothèque de la Wehrmacht à Batz-sur-mer

 

Un demi siècle après le blocage de braves soldats du Reich dans une poche, de braves nostalgiques de la mode de l’époque réhabillent la mémoire vert-de-gris.


Néonaze. La pochothèque de la Wehrmacht à Batz-sur-mer
Depuis cet été, un blockhaus de Batz-sur-Mer présente une belle brochette de mannequins en uniformes de la Wehrmacht. Ce musée privé de la poche de St-Nazaire se revendique comme le «dernier bastion de la résistance allemande» en Europe. Vous avez bien lu : résistance allemande ! Faut oser… A l’époque, les vrais résistants écopaient du qualificatif de «terroristes». Enfin dans les kommandanturs uniquement. Installé dans un ancien bunker allemand loué à la Marine nationale, ce musée fait la part belle aux uniformes et armes de l’armée hitlérienne, reconstitue chambrée, PC radio, armurerie, salle des machines, bureau de commandement.

Invités à l’ouverture, certains anciens FFI se sont défilés. D’autres n’ont pas perçu l’ambiguité et ont accepté l’invitation. «Jusqu’à preuve du contraire, je n’ai pas lieu de suspecter leurs intentions» dit le maire de Batz, le communiste Pierre Le Berche en reconnaissant que les créateurs, Luc et Marc Braeuer sont fascinés par le passé militaire à croix gammée. Lors des cérémonies du 8 mai dernier à Batz, leurs ricanements même pas voilés ont choqué : comme s’ils narguaient les élus de la commune rouge, assez naïfs pour les avoir accueillis et avoir financé un beau parking.

Les deux frères poussent la passion jusqu’à revêtir eux mêmes leurs uniformes de collection pour se prendre en photo. Depuis janvier 1995, ils tiennent à Paris la librairie Heimdal*, spécialisée en ouvrages sur la deuxième guerre mondiale et spécialement les opérations militaires du régime nazi. Les éditions Heimdal publient des bouquins sur les bataillons d’élite du Reich, diverses divisions SS dont la garde personnelle d’Hitler, des récits d’officiers SS, les mémoires d’un as des sous-marins. Pour faire bonne figure, la librairie propose aussi des livres sur des opérations militaires des Alliés. Mais Panzers, U-boote, V1, tout est au catalogue. Même les Stukas de la Luftwaffe grâce à un album commis par le chanteur Herbert Léonard !
De là à soupçonner le nouveau musée de Batz de nostalgie pour le Reich, il n’y aurait qu’un pas. De l’oie.

<I>* Heimdal est un dieu de la mythologie nordique à qui on attribue la création de trois classes, les esclaves, des hommes libres et des «jarls», les rois.</I>

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exemple d'une production des éditions "Heimdal" ... note la "collaboration" d'Alain DESTOUCHES ... ça ne s'invente pas ...

Guy Môquet récupéré par des néo-nazis

Début septembre, lors du tournage d<¤>une scène à Châteaubriant, en Loire-Atlantique, où les otages communistes furent fusillés. Mais la scène de l<¤>exécution a été tournée à Senlis.
Début septembre, lors du tournage d<¤>une scène à Châteaubriant, en Loire-Atlantique, où les otages communistes furent fusillés. Mais la scène de l<¤>exécution a été tournée à Senlis.©
Un membre d'un groupuscule néo-nazi était présent sur le tournage du court-métrage consacré au jeune résistant de Châteaubriant. De quoi parasiter la sortie du film.
Les félicitations ont disparu du site internet de l'association Vent d'Europe. Le ménage a été fait. Mais, en début de semaine, l'association se vantait encore de la participation de ses membres au tournage d'un film sur Guy Môquet, le jeune militant communiste fusillé par les nazis à l'âge de 17 ans, à Châteaubriant, au nord de Nantes. Malaise. Car le site, même dans sa version expurgée, abonde de photos de reconstitutions militaires sous uniformes allemands de la Seconde Guerre mondiale, officiellement pour les besoins d'animations, tournages de films, spectacles. Il renvoie aussi à d'autres sites. L'un, par exemple, est consacré à la division Charlemagne des volontaires français engagés sous l'uniforme SS, tandis qu'un autre s'intéresse aux vestiges architecturaux de l'Allemagne nazie...« L'équipe révoltée »C'est un professeur nantais qui a levé le lièvre, alerté par un article d'Ouest-France qui dénonçait déjà l'action de Vent d'Europe en Normandie (Ouest-France de mardi). « A-t-on fait appel à des militants néo-nazis pour tourner le film officiel sur Guy Môquet ? » interroge Luc Douillard.Le court-métrage, de deux minutes, racontera la fin du jeune communiste, ici incarné par Jean-Baptiste Maunier (l'enfant du film Les Choristes). Initié par La Chaîne parlementaire (LCP), le film sera diffusé, le mois prochain, sur les chaînes publiques. Que s'est-il passé ? « Nous souhaitions une reconstitution précise de la scène de fusillade. Nous nous sommes tournés vers le plus gros loueur parisien de costumes et d'armes de guerre. Nous lui avons demandé s'il connaissait quelqu'un pouvant témoigner de la mise en place d'un peloton d'exécution », explique Thibault Gast, de la société de production parisienne 24/25 production. De ses cartons, le loueur sort la carte d'un homme, présenté comme fournisseur de matériel militaire et passionné de reconstitution historique. « Il est venu trois heures, bénévolement, sur le tournage, dans une carrière près de Senlis. C'est tout. » Ce que la production ne pouvait deviner, c'est que le conseiller est le trésorier d'une association faisant preuve d'une passion ambiguë pour les uniformes et armes allemandes. « Nous sommes pris de court par cette histoire invraisemblable, soupire Thibault Gast. L'équipe et les partenaires sont attristés et révoltés par cette manipulation détestable. » Reste le fond, l'essentiel, qu'il ne faudrait pas oublier : « Nous avons réalisé un film hommage à à Guy Môquet et à la Résistance, avec pour conseillers historiques le conservateur du musée national de la résistance, et Odette Nilès, qui a connu Guy Môquet et fut internée à Châteaubriant. »

piqué au tas sur ouestfRance - 14/09/2007

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03/05/2011

La fin de Ben Laden ou la rencontre de Leon Panetta et David Petraus : vers la pleine coopération civilo-militaire...

Leon Panetta a « aidé » à transformer l’agence d’espionnage en organisation paramilitaire, notamment en augmentant l’utilisation de drones au Pakistan, tandis que le Général Petraeus (actuel chef des opérations en Afghanistan, et promis à la direction de la CIA) a joué aux espions en s’appuyant sur des unités spécialisées et des entreprises privées spécialisées dans la sécurité pour mener à bien des missions secrètes pour « l’armée ».

piqué au tas sur blog.mondediplo.net - 02/05/2011

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Le 28 avril 2011, Obama a annoncé que Leon Panetta (au centre), l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus (à droite), actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Militaires et agents secrets, même combat

Les nominations, le 28 avril, du directeur de la CIA Leon Panetta à la tête du Pentagone et du général David Petraeus à la tête de la CIA viennent confirmer un changement majeur dans l'appareil de guerre américain. La frontière entre l'armée et le renseignement n'a jamais été aussi mince.

La décision de Barack Obama d'envoyer le patron du renseignement au Pentagone et un général quatre étoiles à la CIA participe au changement entrepris au cours des dix dernières années dans la façon qu'ont les Etats-Unis de mener la guerre : dans les missions secrètes menées par les Etats-Unis à l'étranger, en effet, la frontière entre soldats et agents secrets est sans cesse plus floue.

Le 28 avril, Obama a annoncé que Leon Panetta, l'actuel directeur de la CIA, succédait à Robert Gates au poste de ministre de la Défense, et qu'il serait lui-même remplacé à la tête de l'agence de renseignements par le général David Petraeus, actuel commandant de la coalition en Afghanistan.

Depuis son arrivée à la tête de la CIA [en février 2009], Leon Panetta a accéléré la transformation de l'agence de renseignements en une véritable organisation paramilitaire, supervisant une montée en puissance spectaculaire de la campagne de bombardements de la CIA au Pakistan grâce à des drones armés, ainsi qu'une augmentation du nombre de bases secrètes et d'opérations clandestines dans certaines régions reculées d'Afghanistan.

De son côté, le général Petraeus a énergiquement poussé l'armée à empiéter sur les terres de la CIA en confiant des missions de renseignement à des forces d'opérations spéciales et des compagnies de sécurité privées. En septembre 2009, alors à la tête du commandement central de l'armée américaine, il a par ailleurs signé un ordre classé top secret autorisant des soldats des opérations spéciales à procéder à des collectes de renseignements en Arabie saoudite, en Jordanie, en Iran et dans d'autres pays situés hors des zones de guerre officielles.

Résultat : il est parfois impossible de faire le distinguo entre militaires et agents de renseignement américains lorsqu'ils mènent des opérations secrètes au Moyen-Orient et en Asie centrale.

Pour certains membres du Congrès, cette nouvelle façon de faire la guerre limite  le débat sur l'objet et l'envergure des opérations militaires. De fait, les agences militaires et de renseignement américaines agissent aujourd'hui dans un secret tel qu'il est souvent difficile d'obtenir des informations précises sur le rôle des Etats-Unis dans d'importantes missions en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et désormais en Libye et au Yémen.

Le fait que la CIA ressemble de plus en plus au Pentagone, et inversement, ne plaît pas à tout le monde au sein des deux organisations. Dans les services de renseignement humain de la CIA, certains estiment que la campagne de bombardements au Pakistan, devenue un pilier de la stratégie antiterroriste d'Obama, dévoie la mission historique de la CIA comme agence d'espionnage civile, pour en faire une branche du ministère de la Défense.

Henry A. Crumpton, un officier de carrière à la CIA et ancien membre haut placé des services antiterroristes au département d'Etat, fait l'éloge du général Petraeus comme "l'un des consommateurs de renseignement les plus avisés qui soient". Parallèlement, le même Henry Crumpton met aussi en garde, plus largement, contre la "militarisation du renseignement" qu'incarnent un nombre croissant d'officiers militaires, en poste ou à la retraite, occupant des postes élevés dans un appareil de renseignement américain de plus en plus tentaculaire.

C'est le cas de James R. Clapper Junior, ancien général de l'armée de l'air, devenu directeur du renseignement national, autrement dit le premier conseiller d'Obama sur le renseignement. Mais aussi du général Michael Flynn, ancien haut responsable dans le renseignement en Afghanistan, qui doit prochainement devenir l'un des premiers adjoints de James R. Clapper.

Au Pentagone, ces nouveaux rôles soulèvent également des inquiétudes juridiques : plus l'on envoie des soldats en mission de renseignement à l'étranger, plus ils risquent de se voir emprisonnés et refuser les garanties offertes par les conventions de Genève en cas de capture par des Etats hostiles.

Cependant, rares sont ceux qui croient encore à un possible renversement de tendance. Toute une série de conflits a mis le Pentagone comme la CIA à rude épreuve, et les Etats-Unis en sont venus à penser qu'une stratégie de renseignement bien pensée est plus efficace contre nombre de leurs adversaires actuels qu'une puissance de feu écrasante.

piqué au tas sur www.courrierinternational.com - 27/04/2011

Leon Panetta, nouveau patron de la CIA

L'ancien secrétaire général de la Maison Blanche sous Bill Clinton est âgé de 70 ans.

 

Leon Panetta (ici en 2006).

Leon Panetta (ici en 2006). (MIKE THEILER / AFP)

Le président élu américain Barack Obama a désigné l’ancien secrétaire général de la Maison Blanche du temps du président Bill Clinton, Leon Panetta, au poste de directeur de la CIA (Central Intelligence Agency), les services de renseignement américains, ont annoncé lundi des responsables démocrates.

Leon Edward Panetta, 70 ans, est un ancien représentant de la Californie au Congrès de 1976 à 1992.

Par ailleurs, M. Obama a nommé Dennis Blair à la tête du Renseignement national américain (DNI, qui a autorité sur une quinzaine d’organismes), selon des sources démocrates.

Panetta enseigne les politiques publiques à l’Université de Santa Clara (Californie) et dirige la fondation qu’il a créée, la Panetta Institute for public policy dont le siège est à l’université d’Etat de Californie à Monterey Bay, un centre de réflexion sur les politiques publiques.

La CIA, créée en 1947, a son siège à Langley, en Virginie près de la capitale Washington. Après avoir lutté contre le communisme, au besoin en favorisant des coups d’Etat, elle s’est reconvertie tous azimuts depuis la fin de la guerre froide (1989), notamment dans l’espionnage économique, pour collecter, corroborer et interpréter des renseignements pouvant affecter la sécurité des Etats-Unis.

Elle compte une division Opérations et une division Science et Technologie. L’agence s’est retrouvée sous le feu des critiques du Congrès pour n’avoir pas réussi notamment à prévoir et empêcher les attentats du 11 septembre 2001.

(Source AFP)

piqué au tas sur liberation.fr - 27/04/2011

 

Pour aller plus loin :

 

 

20:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/05/2011

Hitler s'affiche à l'infirmerie de la CRS 58 de Perpignan

 

La CGT a porté plainte après avoir découvert cette affiche du Führer faisant le salut nazi.

 

La CGT vient de porter plainte après la découverte d'une affiche montrant Hitler faisant le salut nazi dans des locaux de la CRS de Perpignan, a-t-on appris lundi auprès du syndicat.

 

La personne qui a placardé cette affiche «a pris un simple petit blâme, pratiquement la même chose que prend un officier de police en tenue qui fume dans la rue», a dit le secrétaire départemental de la CGT, Pierre Place, sans préciser qui avait pris l'initiative d'un tel affichage.

 

la suite sur le JL

12:23 | Lien permanent | Commentaires (2) |

12/04/2011

Renault, Alain BAUER et les idéologues sécuritaires

http://2.bp.blogspot.com/_KJ5vokfGROM/TQkgrtGyzaI/AAAAAAAAAJI/YDaokid_Lio/s1600/conseiller_de_l%2527empreur.jpg

Suite aux conclusions de l’audit interne, Renault a décidé une refonte de son service de sécurité qui passe par une direction de la protection et de l’information exemplaire pour un groupe industriel.
Carlos Ghosn a décidé de confier à Alain Bauer, Professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et métiers, et spécialiste bien connu de la sécurité, une mission sur le projet de refonte des outils nécessaire à la protection du patrimoine de l’entreprise. Il sera assisté dans cette tâche par Alain Juillet, Senior Advisor au Cabinet Orrick Rambaud Martel assisté d’ Eric Delbecque, directeur du département Sécurité Economique de l’INHESJ.

La mission fera l'objet d'un dialogue approfondi avec les principaux responsables en charge de ces questions et les institutions compétentes de l’Etat et leurs responsables,

Le Conseil d’administration de Renault approuve cette initiative et apprécie qu’elle soit conduite en collaboration avec les services de l’Etat.

Direction de la Protection du Groupe

Les conclusions de l'audit mettent la refonte du service de sécurité au rang des décisions prioritaires. La crise donne à Renault l'occasion de créer une direction de la protection et de l'information exemplaire pour un groupe industriel. A cette fin, Le Président a informé le Conseil d'administration  de sa décision de confier à Alain Bauer, Professeur de criminologie au Conservatoire National des Arts et métiers et Alain Juillet, Senior Advisor au Cabinet Orrick Rambaud Martel assisté d'Eric Delbecque, directeur du département Sécurité Economique de l'INHESJ, une mission visant à établir, après un dialogue approfondi avec les principaux responsables en charge de ces questions et les institutions compétentes de l'Etat et leurs responsables, le projet de refonte des outils nécessaire à la protection du patrimoine de l'entreprise.

Le Conseil d'administration approuve cette initiative et apprécie qu'elle soit conduite en collaboration avec les services de l'Etat....

piqué au tas sur www.euroinvestor.fr


Alain Juillet devient conseiller senior du cabinet Orrick Rambaud Martel.

Alain Juillet, soixante-sept ans, diplômé de la Stanford Business School, a été directeur du développement de Pernod Ricard et directeur général de Suchard-Tobler avant de rejoindre en 1988 l'Union Laitière Normande (ULN) comme directeur général adjoint. Directeur général puis administrateur-directeur général de la Générale Ultra-Frais de 1992 à 1998, il devient ensuite directeur général de France Champignon. PDG de Marks & Spencer France en 2001 et 2002, il est alors appelé par Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, en qualité de directeur du renseignement à la DGSE. Il a été, depuis cinq ans et jusqu'en mai, haut responsable chargé de l'intelligence économique auprès du Premier ministre.

Les Echos n° 20514 du 22 Septembre 2009

  • Bernard Blier et Francis Blanche dans Les Barbouzes

...

Nouveau rebondissement dans l’affaire d’espionnage industriel qui touche le géant automobile Renault. Selon le Figaro, qui cite des sources internes à l’entreprise, les trois cadres soupçonnés d’avoir divulgué des informations sensibles sur la voiture électrique pourraient avoir vendu des brevets non encore déposés à un destinataire chinois. Une piste corroborée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui vient d’être chargée par l’Élysée d’enquêter.

"Si cette piste se confirme, il faudra probablement s’inquiéter", explique Éric Delbecque*, chef du département de sécurité économique de l’INHESJ (Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice), contacté par France24.com. "Cela signifie que l’espionnage industriel va irrémédiablement se multiplier dans les années à venir. La technologie verte est un enjeu incontournable pour tous et surtout pour la Chine qui s’intéresse particulièrement au secteur automobile, ajoute-t-il. Un tel marché peut susciter de tels agissements".

...

piqué au tas sur www.france24.com/fr - 07/01/2011


Entretien avec Mathieu Rigouste à propos de son dernier ouvrage « Les marchands de peur, la bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire » aux éditions Libertalia.

"La peur est un outil politique fondamental pour les classes dominantes. Transformée en marchandise, elle constitue le secteur d’activité d’idéologues organisés pour vendre ces produits aux gouvernements et aux complexes industriels. En France, la bande à Alain Bauer constitue la manifestation la plus exemplaire de cette collaboration intensive entre éléments de la classe politique, de la police, de l’armée, de l’industrie, de l’Université et des grands médias. En étudiant cette bande et ses réseaux, leur positionnement dans le champ de la production du contrôle, ce qu’ils disent et font, leur histoire, leurs profits et leurs stratégies, Mathieu Rigouste met à disposition des cartes et des outils pour attaquer la dimension idéologique des sociétés de contrôle."

Lien direct :
http://sonsenluttes.net/IMG/mp3/mathieu_rigouste_la_fabri...

11:49 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/04/2011

Sommet de l'OTAN: facture de 50 M€

La Cour des Comptes a dénoncé le coût du 60ème sommet de l'OTAN à Strasbourg en 2009, dont le montant s'est élevé à 36 millions d'euros pour le contribuable français, écrit mercredi le magazine économique Challenges sur son site internet.

Un rapport en ce sens a été transmis fin décembre au Parlement, a ajouté le magazine. Interrogée, la Cour des Comptes a renvoyé sur le Parlement qui n'avait pas immédiatement réagi.

Selon Challenges, qui a pu consulter ce rapport, ce sommet, co-organisé par la France et l'Allemagne en avril 2009, "a coûté 50 millions d'euros hors dépenses de sécurité allemandes, dont la bagatelle de 36 millions d'euros à la charge du contribuable français".

La Cour dénonce également le manque de rigueur exercée par le ministère des Affaires étrangères dans son rôle de maître d'oeuvre. "Les appels d'offre ont été engagés sans que les besoins aient été correctement définis et chiffrés au départ", ajoute le journal.

La Cour, poursuit-on de même source, critique notamment les modalités de sélection des sociétés privées d'évènementiel et le contrôle de leurs prestations.
Ainsi, les seules dépenses d'aménagement sur les 8 sites où était organisé ce sommet à Strasbourg se sont élevées à 13 millions d'euros "un record historique".

Les dépenses de sécurité, pour couvrir les frais liés à la mobilisation de de 12.000 policiers et gendarmes, se sont élevées à 12,7 millions d'euros, et n'ont pas permis "de contenir les débordements violents de certains groupes de manifestants, qui ont saccagé des commerces".

Pour indemniser les commerçants victimes de ces débordements, le ministère de l'Intérieur a dû provisionner 5 millions d'euros, indique encore le journal.
La France accueillera en mai prochain le sommet du G8 à Deauville, puis celui du G20 à Cannes en novembre.

piqué au tas sur le figaro.fr - 06/04/2011

La Cour des comptes dénonce le coût des sommets internationaux

Le sommet célébrant le 60ème anniversaire de l'OTAN, à Strasbourg en 2009, a coûté 36 millions d'euros aux contribuables français.

ALORS que la France accueillera en mai le sommet du G8 à Deauville, puis celui du G20 à Cannes en novembre, Didier Migaud, le président de la Cour des comptes, rappelle à l'ordre le Quai d'Orsay sur le coût des grands sommets. "Au motif qu'il s'agit de conférences internationales au plus haut niveau, les impératifs de maîtrise de la dépense publique ne sont pas prioritaires pour la maîtrise d'ouvrage et les coûts d'organisation de ces conférences sont en constante augmentation", écrit-il dans un référé confidentiel transmis fin 2010 au Parlement, que Challenges a pu consulter.

La Cour, qui a déjà épinglé le gouvernement au sujet du sommet de l'Union pour la Méditerranée à Paris en 2008, s'attarde cette fois sur le 60ème anniversaire de l'OTAN, coorganisé par la France et l'Allemagne en avril 2009, à Baden-Baden et surtout à Strasbourg. Ce sommet, qui a rassemblé pas moins de 1.000 délégués et 3.000 journalistes, a couté 50 millions d'euros hors dépenses de sécurité allemandes, dont la bagatelle de 36 millions à la charge du contribuable français! Le cofinancement de l'Allemagne n'ayant été obtenu qu'à la veille du sommet, la France a dû avancer 80 % des frais d'organisation en puisant provisoirement dans des crédits censés financer nos contributions obligatoires aux organismes internationaux.

Surtout, "les coûts ont été d'autant plus difficiles à maîtriser que la maîtrise d'ouvrage exercée par le ministère des affaires étrangères a été peu rigoureuse", écrivent les magistrats. Les appels d'offres ont ainsi été engagés sans que les besoins aient été correctement définis et chiffrés au préalable. La Cour critique notamment les modalités de sélection des sociétés privés d'évènementiel Jaulin et Decoral, et le contrôle de leurs prestations. Au final, les dépenses d'aménagement, notamment des huit sites strasbourgeois mobilisés, se sont élevées à 13 millions d'euros, un record historique. L'aménagement controversé du Grand Palais, lors du sommet de l'Union pour la Méditerranée de 2008, n'avait couté "que" 11,7 millions.

Enfin, plus de 12 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour assurer la sécurité du sommet de l'OTAN. Cet effort sans précédent, qui a coûté à l'Etat 12,7 millions d'euros, n'a pourtant pas permis de contenir les débordements violents de certains groupes de manifestants qui ont saccagé des commerces. Résultat: le ministère de l'intérieur a du provisionner cinq millions pour indemniser particuliers et entreprises.

Par David Bensoussan, journaliste à Challenges, mercredi 6 avril 2011.

piqué au tas sur challlenges.fr - 06/04/2011

07:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

06/04/2011

Des experts militarisés déguisés en civils : le cas de Pierre Servent

Mars était le nom du dieu de la guerre des romains, c’est aussi, en cette année 2011, le mois de l’offensive médiatique de l’« expert » en questions militaires et (surtout) du colonel de réserve Pierre Servent.

Il est normal que l’armée française et le ministère de la défense exposent et défendent leurs points de vue dans les médias, et que des services officiels comme le Service d’information et de relations publiques des armées (Sirpa) se consacrent à cette activité.

Toutefois, il est plus troublant de voir et d’entendre toujours les mêmes points de vue partisans de la politique militaire française exposés par des « experts » dont les médias ne nous donnent pas les liens passés et présents avec les institutions militaires et diplomatiques.

Suivons l’offensive médiatique de l’un de ces « experts » : Pierre Servent.

Les états de service de Pierre Servent

À lire ses notices sur le site de son éditeur Buchet-Chastel et sur le site de Glam Speak, une « agence conseil en conférenciers et animateurs », Pierre Servent a un curriculum vitae pouvant impressionner des médias en mal d’experts :

- « Diplômé de l’IEP et DEA d’Histoire contemporaine »
- « journaliste, chroniqueur et essayiste », « journaliste indépendant »
- « ancien du Monde », « écrit régulièrement des chroniques dans le quotidien La Croix »
- « auteur de plusieurs ouvrages politiques et historiques »
- « Directeur de la communication du groupe Caisse d’Épargne de 2002 à 2005, il exerçait les mêmes fonctions au groupe Vivendi Waters (Veolia) de 1997 à 2002 »
- « excellent animateur [tarifé] de conventions »
- « spécialiste des conflits et de l’armée », « consultant « Défense et Stratégie » pour un grand nombre de médias audiovisuels français et étrangers »

Une lecture plus approfondie de ces notices [1] nous amène à rajouter quelques brillants galons à ce CV :

- « a servi comme officier dans les Balkans, en Afghanistan et en Afrique (notamment au sein de l’état-major de la Force Licorne/Côte d’Ivoire, au côté du général Poncet) »
- « a été conseiller du ministre de la Défense de 1995 à 1997 et porte-parole de ce ministère avec en point d’orgue la création du point presse hebdomadaire en 1996 »
- « Colonel de réserve »
- « Président de la Réunion des ORSEM (association regroupant plus de 1200 officiers de réserve français et européens spécialistes d’état-major) »
- « Directeur de séminaire au Collège interarmées de défense (CID) »
- « Conseiller du Commandement des opérations spéciales (COS) »

On le voit, les liens passés et présents de Pierre Servent avec les institutions militaires sont si forts que les passer sous silence ne permettrait pas de comprendre ses prestations médiatiques qui ne contredisent jamais le point de vue des autorités françaises sur les interventions militaires… de l’armée française.

la suite sur ACRIMED

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30/03/2011

MaM Out - Interpellation à Saint-Jean-de-Luz d'une militante basque espagnole

Une jeune Espagnole de 24 ans, membre de l'organisation des jeunes basques Segi, a été interpellée mercredi matin par la police judiciaire à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), a-t-on appris de source policière. Lire la suite l'article

Elle faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen lancé par l'Espagne pour "appartenance à une organisation terroriste". Ce dernier devait lui être signifié mercredi après-midi par le parquet général de Pau où elle a été transférée.

Cette jeune femme appartenait au groupe de huit militants espagnols de Segi qui avaient tenu une conférence publique le 21 février à Ispoure (Pyrénées-Atlantiques) pour dénoncer la répression exercée à leur encontre par les autorités espagnoles et la multiplication des mandats d'arrêt européen lancés contre eux.

Sept d'entre eux ont depuis été interpellés par les policiers français. Interdit en Espagne, le mouvement Segi est considéré comme l'antichambre de l'organisation séparatiste basque ETA. AP

piqué au ats sur fr.news.yahoo.com - 30/03/2011

De jeunes indépendantistes demandent que "MAM dégage du Pays basque"

SAINT-JEAN-DE-LUZ (Pyrénées-Atlantiques) — Environ cinquante militants du mouvement de la jeunesse radicale basque Segi ont manifesté vendredi devant la mairie de Saint-Jean-de-Luz, où se trouvait Michèle Alliot-Marie, réclamant son départ du Pays basque, a constaté l'AFP.

Les militants se sont rassemblés sans aucun incident de 17H30 à 18H30, alors que se tenait un conseil municipal auquel assistait l'ancienne ministre des Affaires étrangères, première adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz.

Les militants de Segi, un mouvement considéré par Madrid comme proche du groupe indépendantiste armé ETA, ont également déployé des banderoles et scandé des slogans exigeant que Mme Alliot-Marie, écartée du gouvernement fin février après avoir exercé quatre postes régaliens dont l'Intérieur et la Justice depuis 2002, "dégage du Pays basque".

Ils ont aussi réclamé "la vérité" sur la mort du membre de l'ETA Yon Anza, dont le corps avait été retrouvé en mars 2010 dans une morgue toulousaine, onze mois après sa disparition.

En quelques mois, il s'agit du troisième rassemblement hostile à l'ancienne ministre tenu à l'occasion d'un conseil municipal à Saint-Jean-de-Luz. En décembre, quelques militants avaient été brièvement interpellés.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une douzaine d'affiches et de tags anonymes, attribuées par une source policière à Segi et indiquant déjà "MAM dégage", ont été disséminés sur des murs à Saint-Jean-de-Luz, Ciboure et Urrugne.

Ils avaient été retirés dès jeudi matin, à la demande du maire de Saint-Jean-de-Luz, Peyuco Duhart.

 

Segi se mobilise encore

Des militants de Segi se sont réunis hier, en fin d'après-midi, juste avant le début du Conseil municipal auquel participait Michèle Alliot-Marie.

Les forces de police, la seule confrontation à laquelle les manifestants ont eu le droit. photo Jean-Daniel chopin

 Les forces de police, la seule confrontation à laquelle les manifestants ont eu le droit. photo Jean-Daniel chopin

Hier, aux alentours de 17 h 30, des militants du mouvement Segi, le mouvement de jeunes de la gauche radicale basque (interdit en Espagne mais autorisé en France), se sont rassemblés sur la place Louis XIV de Saint-Jean-de-Luz. Le lieu et l'heure du rendez-vous n'étaient pas anodins. Quelques minutes plus tard (à 18 heures), le Conseil municipal auquel l'ancienne ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, participait pour la première fois depuis son retour sur les terres luziennes, allait démarrer.

Postés juste en face de l'entrée de la mairie, la cinquantaine de manifestants, drapeaux basques sur l'épaule, a scandé en chœur des paroles au message clair et unanime : « Michèle Alliot-Marie dégage du Pays basque ». Un message similaire était ensuite repris en basque. « MAM Entzun ! Bim Bam Boum ! » pouvait-on entendre. Leurs banderoles, dépliées devant la cinquantaine de policiers déployés devant eux, affichaient la même ténacité.

« Symbole de l'oppression »

Amaia Elichiry, qui était hier la représentante du mouvement, a pris la parole depuis le kiosque de la place Louis XIV. « Michèle Alliot-Marie a occupé les responsabilités politiques les plus importantes du gouvernement français et maintenant elle est hors jeu. Virée à cause de ses fautes graves, c'est le sort qu'elle méritait. Elle n'a plus sa place dans le gouvernement mais elle est toujours ici, au Pays basque, élue à la mairie de Saint-Jean-de-Luz. Elle est le symbole de l'oppression que l'État Français maintient au Pays basque », a-t-elle déclaré dans un haut-parleur, avant de rajouter : « Lorsque le tribunal de Pau a accepté le mandat d'arrêt européen contre Aurore Martin, elle était ministre de la Justice ».

Imperturbable

Les jeunes militants ont ensuite continué à prononcer leur message, attendant l'arrivée de Michèle Alliot-Marie devant la mairie. Mais celle-ci se trouvait déjà à l'intérieur. Arrivée dans le courant de l'après-midi, l'ancienne ministre n'aura croisé le regard d'aucun des membres de Segi. Elle les aura simplement entendus. Car les manifestants ont poursuivi leur mouvement durant toute la première demi-heure du Conseil municipal. Face à ces appels à la démission, Michèle Alliot-Marie a su rester imperturbable. Assise aux côtés du maire Peyuco Duhart, elle a tenu son rôle de première adjointe sans sourciller durant toute la séance, affichant parfois quelques sourires, et interrogeant à certains moments les opposants d'Herri Berri et de la gauche abertzale sur des sujets de politique locale.

Sur la place Louis XIV, les manifestants, eux, ont attendu 18 h 30 avant de replier leurs banderoles, et quitté les lieux, dans le plus grand calme.

 

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Profanations - pièges à cons - Strasbourg - Mendes - Cimetières

Bagdad Cemetery

Huit skinheads mis en examen ce matin

Huit des seize jeunes gens interpellés mardi matin par les policiers (DNA d’hier) devraient être mis en examen aujourd’hui dans le cadre des profanations commises dans trois cimetières strasbourgeois en 2010. Certains ont livré des aveux en garde à vue.

Sur les quinze individus arrêtés mardi matin dans plusieurs communes bas-rhinoises, trois ont été mis hors de cause et relâchés mardi dans la soirée, après avoir passé toute la journée en garde à vue à l’hôtel de police de Strasbourg. Aucun élément tangible susceptible d’établir qu’ils auraient participé à l’une ou l’autre des profanations n’a pu être retenu à leur encontre. D’autres ont été libérés hier en cours de journée.

Un projet né lors d’une soirée alcoolisée

Les sept autres mis en cause, qui appartiennent tous à la mouvance skinhead locale (lire ci-dessous), ainsi qu’un seizième individu interpellé dans le sud de la France, ont été informés de la prolongation de leur garde à vue mardi soir. Certains étaient mineurs au moment des faits. Hier, leurs auditions se sont poursuivies dans les locaux de la sûreté départementale du Bas-Rhin.

Plusieurs suspects sont passés aux aveux devant les enquêteurs quant à leur implication dans les dégradations commises dans des cimetières strasbourgeois. D’autres skinheads n’ont pas formellement reconnu s’être rendus dans les cimetières. Ils ont en revanche été mis en cause par leurs comparses.

http://www.casa-lesroches.com/noyaux.jpg

Un «noyau dur»

L’idée d’aller profaner un cimetière aurait germé dans la tête de l’un des suspects, à l’occasion d’une soirée de beuverie, le 27 janvier 2010. Une dizaine de jeunes se seraient alors rendus en pleine nuit au cimetière israélite de Cronenbourg à bord de deux véhicules. Une fois dans le cimetière, le petit groupe se serait réparti les tâches : les uns taguant des croix gammées à la bombe orange sur des tombes, les autres renversant des stèles à coups de pied.

guerrier.jpg

Des jeunes décrits comme «désœuvrés»

Devant la résonance médiatique prise par cet événement, certains auraient choisi de se désolidariser du groupe. Laissant un «noyau dur» composé de quatre individus. Ce sont ces quatre-là qui auraient ensuite planifié les profanations des carrés musulmans de la Robertsau et de la Meinau, en juin et en septembre 2010. Trois d’entre eux auraient d’ailleurs reconnu les faits.

Au terme des 48 heures passées en garde à vue, huit hommes devraient être présentés, tôt ce matin, à Nathalie Beaudoux, la juge d’instruction strasbourgeoise en charge de la triple profanation de 2010. La magistrate devrait leur notifier leur mise en examen. Certains des jeunes gens, dont la majorité sont décrits comme «désœuvrés», pourraient être placés en détention provisoire.

Céline Lienhard et Antoine Bonin

piqué au tas sur dna.fr - 31/03/2011

 

Atteintes aux symboles religieux en 2010

  • Juifs : 42 sites visés, dont 12 cimetières

  • Musulmans : 57 sites visés, dont 7 carrés funéraires

  • Chrétiens : 522 sites visés, dont 214 cimetières (5 agressions à caractère satanique, 11 actes à connotation nazie, le reste n’étant pas identifié), et 308 dégradations visant des chapelles (272), des calvaires (10), des monuments aux morts (26).

(Source : chiffres Renseignements généraux)

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12:39 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le Grand soir : analyse des dérives droitières d’un site alter

Il fait depuis longtemps partie du paysage : dans le monde militant, Le Grand Soir est lu et respecté. Et il n’y aurait rien à y redire si les choix éditoriaux du site n’avaient lourdement évolué ces dernières années, avec la publication d’auteurs issus de l’extrême-droite ou de la mouvance conspirationniste. Une dérive regrettable, sur fond de confusionnisme politique et avec l’anti-impérialisme pour seule grille de lecture.

lundi 28 mars 2011, par Marie-Anne Boutoleau et Joe Rashkounine

Pour beaucoup de camarades de lutte, Le Grand Soir, crée en 2002 par Viktor Dedaj et Maxime Vivas, a longtemps été une référence [1]. À l’époque où il a été lancé, il se voulait un site d’informations alternatives. On pouvait ne pas forcément partager toutes ses prises de positions politiques – pro-Castristes ou pro-Chavez, par exemple –, mais on y trouvait des informations lisibles et compréhensibles, sur une ligne politique clairement anticapitaliste.

Cependant, depuis trois ou quatre ans, ce site altermondialiste de gauche a fait évoluer ces choix éditoriaux historiques en ouvrant ses colonnes à l’extrême-droite et au conspirationnisme. Des dérives (signalées à de multiples reprises, ces derniers mois, sur divers forums [2]) s’incarnant dans la publication, de plus en plus fréquente et sous couvert de défense de la liberté d’expression, d’auteurs ou de textes ouvertement fascisants et d’extrême-droite.

Un exemple vaut parfaite illustration de ce trouble virage. Le 23 février 2009, Le Grand Soir reprenait un communiqué annonçant la création du Parti antisioniste (PAS), signé de la main de son président Yahia Gouasmi (qui est aussi le président du Centre Zarha, un groupuscule religieux pro-iranien). Antisémite virulent, ce dernier a fondé le PAS aux cotés de Dieudonné et du pseudo-pamphlétaire d’extrême-droite Alain Soral. Ce parti, qui s’est présenté en 2009 aux élections européennes en Île-de-France, est un groupuscule ouvertement antisémite (bien qu’il s’en défende mollement), qui compte aussi dans ses rangs un aréopage de conspirationistes bien allumés. Par exemple, le défenseur des sectes, Christian Cotten : celui-ci est membre de l’Omnium des libertés, un lobby militant pour que les sectes bénéficient en France du statut d’associations cultuelles, au même titre que les religions.
Parmi les membres du PAS figurent aussi des négationnistes reconnus, comme Ginette Hess Skandrani (exclue des Verts pour sympathie négationnistes). Celle-ci a créé, aux cotés de Maria Poumier [3], des sites et associations négationnistes particulièrement odieux, comme La Gazette du Golfe et des banlieues, l’Aaargh (Association des amateurs de récits de guerre et d’holocauste) et l’association Entre la Plume et l’enclume (le site éponyme est le plus lu de la mouvance négationniste française).

Le 1er juin 2009, (bien) après une avalanche de mails et de commentaires furieux de lecteurs, le site a fini par accueillir la republication d’un article du site antifasciste REFLEXes, « Dieudonné tel qu’il est ». Un éclair de lucidité de courte durée : le 12 mars 2010, Le Grand Soir mettait à nouveau en ligne un article du Parti antisioniste, écrit de la main de son président Yahia Gouasmi et intitulé « Nucléaire Israélien, l’Europe à l’abri ? ». Ce charmant personnage s’y livrait à une véritable apologie du régime iranien d’Ahmadinejad [4], tout en dénonçant « USraël », suivant la typologie chère à la mouvance conspirationniste d’extrême droite.

la suite sur A.11

LES ROUGES BRUNS

COMMENT LES OBTENIR

Ils sont obtenus par des mélanges en proportion variable de terres et de rouge.

Vous obtiendrez des nuances différentes de cette gamme en utilisant du rouge de cadmium moyen ou du cramoisi d'alizarine (qui est un rouge qui contient du bleu) et des terres comme terre de sienne naturelle, terre de sienne brûlée, terre d'ombre brûlée, jaune de Mars.

Voici quelques exemples de mélanges pour obtenir ces tons terre cuite ou brique du plus foncé au plus clair:

Rouge de cadmium moyen + terre d'ombre brûlée pour un ton brique foncé.
Cramoisi d'Alizarine + Terre de Sienne Naturelle
Rouge de cadmium moyen + Terre d'ombre naturelle
Cramoisi d'Alizarine + Jaune de Mars
Rouge de Cadmium + Terre de Sienne brûlée
Rouge de Cadmium + Terre de Sienne naturelle

AVEC QUELLES COULEURS LES ASSOCIER
-Avec d'autres nuances de rouges chauds (ceux qui contiennent donc un peu de jaune mais pas de bleu)

08:56 | Lien permanent | Commentaires (1) |

25/03/2011

Mort de Carlo Giuliani: l’Italie reconnue non responsable par la CEDH

Manifestant tué au G8 de Gênes: l'Italie blanchie par la CEDH

STRASBOURG (Conseil de l'Europe) - La Cour européenne des droits de l'Homme a blanchi jeudi l'Italie de toute responsabilité dans la mort d'un manifestant tué par un policier lors de heurts en marge du G8 de Gênes en 2001.

"Le recours à un moyen de défense potentiellement meurtrier, tels des coups de feu, était justifié", estime dans son arrêt définitif la cour de Strasbourg.

Le carabinier "a agi dans la conviction honnête que sa propre vie et celles de ses collègues se trouvaient en péril du fait de l'agression", souligne les juges. "Il ressort par ailleurs clairement qu'il a procédé à des sommations en tenant son arme de manière bien visible et que ce n'est que face à la poursuite de l'agression qu'il a tiré les coups de feu", écrit la cour.

Carlo Giuliani, alors âgé de 23 ans, avait reçu une balle dans la tête pendant de violents affrontements entre carabiniers et militants altermondialistes le 20 juillet 2001. Une voiture de police lui avait en outre roulé sur le corps après le coup de feu.

Les circonstances de son décès avaient suscité une vive émotion internationale et des critiques contre le gouvernement de Silvio Berlusconi.

La famille du jeune homme s'était tournée vers la CEDH en dénonçant le classement sans suite, en 2003, des poursuites contre l'auteur du coup de feu. Elle dénonçait une atteinte au droit à la vie, un traitement inhumain, un usage excessif de la force et une mauvaise organisation des forces de l'ordre.

Dans un premier jugement en août 2009, la Cour avait condamné les autorités italiennes pour des manquements dans l'enquête sur ce décès, sans retenir l'usage excessif de la force et les dysfonctionnements dans le dispositif de maintien de l'ordre.

Jeudi, les juges ont estimé par 13 voix contre 4 que "l'enquête a été suffisamment effective pour déterminer si le recours à la force avait été justifié et si l'organisation des opérations de police avaient été conformes à l'obligation de protéger la vie".

Ils ont également considéré qu'il n'y avait pas lieu d'examiner la plainte pour "traitement inhumain".

Ni la famille ni l'avocat de Carlo Giuliani n'étaient présents à la lecture de l'arrêt.

La représentante du gouvernement italien s'est déclarée "satisfaite" du jugement qui intervient une semaine après une autre décision favorable à Rome.

Le 18 mars, les juges de Grande chambre ont infirmé une première décision condamnant l'Italie sur la présence de crucifix dans les écoles publiques. Ils ont estimé que ce symbole religieux est conforme à la Convention européenne des droits de l'Homme car il n'a "pas d'influence sur les élèves".

(©AFP / 24 mars 2011 12h02)

 

L'Italie complètement blanchie à Strasbourg dans la mort d'un manifestant en marge du G8 de Gênes

24 mars 2011 11:44

07:34 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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