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23/02/2011

Incroyable: Mark Stone alias Mark Kennedy vient aux secours de MaM !

Un espion chez les écolos

Pendant près de sept ans, le policier Mark Kennedy a infiltré des réseaux de militants écologistes… jusqu’à prendre leur parti. The Guardian fait le récit de cette double vie.

L'écologiste, PC Mark Kennedy alias Mark Stone en avril 2009 - The Guardian

Il est arrivé un jour avec ses cheveux longs, ses tatouages et la passion de grimper aux arbres. On ne s’est pas méfié de ce type qui se présentait sous le nom de Mark Stone à l’entrée d’une ferme reconvertie en base militante. On était le 12 août 2003 et Mark Stone était venu dans le Yorkshire, en pleine vague de chaleur, pour assister à une réunion de militants écologistes baptisés Earth First.

En dehors du fait qu’il gagnait visiblement bien sa vie et qu’il mangeait de la viande, rien ne différenciait Mark Stone des centaines d’autres militants occupés à fumer des joints, jouer de la guitare et préparer des actions publiques sous des tentes.

Ce que personne n’aurait pu deviner, c’est qu’en dépit des apparences, cet “alpiniste free-lance” de 33 ans était en réalité un policier en service chargé d’un ambitieux projet d’infiltration des milieux écologistes.

Mark Kennedy a mené une incroyable double vie pendant plus de sept ans. Le policier s’est tellement bien intégré à la communauté des militants que près de deux cents personnes étaient là pour fêter ses 40 ans. Naturellement, personne ne savait que Kennedy transmettait des rapports détaillés à ses supérieurs alors qu’il participait à certains des plus grands événements militants des dix dernières années, et parfois même les organisait. Mark Kennedy a été de presque toutes les grandes manifestations écologistes du Royaume-Uni depuis 2003. Muni d’un faux passeport, il s’est rendu dans plus de vingt-deux pays, manifestant contre la construction d’un barrage en Islande, rejoignant des militants verts espagnols, pénétrant les réseaux anarchistes d’Allemagne et d’Italie.

Sa mission nécessitait d’entrer illégalement sur des sites de centrales électriques, d’envahir des aéroports ; elle a pris fin lors d’une opération au cours de laquelle le policier aurait fini par franchir la ligne, oubliant son rôle d’espion pour inciter les militants à agir illégalement. Mais Kennedy semble également avoir évolué de manière inattendue sur le plan personnel. Ces dernières se­maines, après que les militants eurent découvert sa véritable identité et fait savoir qu’il travaillait pour la police, Kennedy a exprimé ses remords auprès de ses amis trahis et cherche à présent un moyen de racheter sa faute.



Kennedy est entré dans la police vers 1994. Début 2003, il est choisi pour une opération top secret. Cela fait des dizaines d’années que la police infiltre les milieux protestataires, mais Kennedy doit être l’un des premiers agents à travailler pour la nouvelle National Public Order Intelligence Unit (NPOIU), chargée de surveiller les “extrémistes de l’intérieur”. Cet été-là, il se voit remettre un permis de conduire, un passeport établissant sa nouvelle identité – Mark Stone – et une histoire crédible pour expliquer ses absences : alpiniste professionnel, il part souvent à l’étranger pour des contrats bien rémunérés. Kennedy a deux atouts qui vont bientôt le rendre indispensable au sein du mouvement. D’une part, il conduit et posséde un pick-up ; ensuite, il sait se montrer généreux, acceptant de payer l’impression de documents, louant des véhicules et payant les amendes infligées par les tribunaux. Il obtient rapidement la confiance des militants. En 2004, il devient membre de Dissent !, un réseau chargé de préparer des manifestations liées au sommet du G8, prévu pour l’année suivante à Gleneagles [en Ecosse]. En 2005, l’agent infiltré grimpe aux arbres de la capitale pour accrocher des bannières contre BP. Il se rend ensuite en Ecosse où son pick-up sert à transporter des équipements pour un campement écolo près de Stirling [à proximité de Gleneagles]. Après le G8, Kennedy file en Islande pour manifester contre la construction d’un barrage. Conscients d’être surveillés par la police, les militants limitent au maximum le nombre de personnes informées des détails logistiques de l’opération. Pour des raisons pratiques, les personnes chargées du transport en font généralement partie.
A l’été 2006, Mark Kennedy est un militant à part entière. Il rejoint le cercle des organisateurs du premier Camp climat et participe à son installation près de la centrale à charbon de Drax, dans le Yorkshire [organisés par le groupe militant Camp action climat (CAC), une dizaine de campements se sont installés depuis sur des sites jugés stratégiques, principalement au Royaume-Uni].

Mark Stone dans le GuardianLors du Camp climat de l’année suivante à l’aéroport de Heathrow, près de Londres, Kennedy se voit confier la charge importante de l’organisation des transports. Ce n’est que le 12 avril 2009, après l’assaut par la police d’une école dans la banlieue de Nottingham, que la double vie de Mark Kennedy commence à éclater au grand jour.

La police avait appris – probablement par Kennedy lui-même – que des militants prévoyaient d’entrer sur le site de la centrale de Ratcliffe-on-Soar, une centrale à charbon située à proximité.

Au cours d’un vaste coup de filet, la police prend d’assaut le bâtiment de l’école où les militants se sont rassemblés depuis la veille. A l’intérieur, ils trouvent cent quatorze personnes, dont Kennedy. Le 5 janvier 2011, vingt militants seront finalement condamnés pour le délit mineur de préparation à une effraction après avoir reconnu qu’ils avaient prévu d’occuper la centrale pendant une semaine afin d’empêcher l’émission de 150 000 tonnes de carbone. Ce jour-là, après avoir prononcé des condamnations “indulgentes”, le président du tribunal de Nottingham a déclaré que cette occupation avait été pacifique et non dangereuse et estimé que les militants étaient des personnes “honnêtes”, dotées “des plus louables intentions”.

Stone/Kennedy avait joué un rôle déterminant dans la préparation de cette opération. Lorsque les militants furent avertis de la présence de nombreux policiers à l’extérieur de la centrale, il fut question d’abandonner le plan. On chargea toutefois Kennedy d’aller vérifier la gravité du problème. A son retour, il déclara [faussement] qu’il n’y avait aucun policier [pour inciter les écolos à pénétrer sur le site]. Les forces de police débarquèrent peu de temps après.

Certains militants se mirent immédiatement à soupçonner Kennedy. Ces soupçons ne firent que s’aggraver lorsque celui-ci, inculpé en même temps que vingt-sept de ses compagnons, décida de faire appel à un autre cabinet d’avocats. Lui seul fut relaxé. Ce n’est toutefois qu’après avoir découvert par hasard son véritable passeport, des mois plus tard, que les militants finirent par apprendre sa véritable identité. Le 21 octobre 2010, six de ses amis proches le pressèrent de questions. Il finit par avouer et exprimer, en larmes, ses regrets. Kennedy vit à présent à l’étranger, mais les derniers développements de l’affaire semblent indiquer que son repentir était sincère. Dans des courriers électroniques échangés avec les militants, Kennedy demande qu’on lui “fasse confiance” et s’engage à donner des preuves à leurs avocats afin de “les aider”.
piqué au tas sur www.courrierinternational.com - 27/01/2011

http://www.7sur7.be/static/FOTO/pe/11/1/8/art_large_790943.jpg

Tarnac: l'infiltré britannique

Selon nos informations [les tuyaux perçés prenant l'eau, il a été envisagé de convoquer], Mark Kennedy, un agent des services britanniques infiltré au coeur des mouvements "alter", a livré des précisions importantes sur les déplacements de Julien Coupat à l'étranger.

Ce fut longtemps le secret le mieux gardé de l'"affaire de Tarnac": un agent britannique, infiltré au coeur des mouvements altermondialistes et environnementalistes européens, a joué un rôle important dans cette enquête.

Tarnac: l'infiltré britannique

L'agent Kennedy a fait défection, passant dans le camp altermondialiste.

http://www.guardian.co.uk/

De 2002 à 2009, ce policier de 41 ans, Mark Kennedy, a renseigné sa hiérarchie sur les coulisses des milieux "alter". Au passage, les autorités françaises ont également profité de ses informations. Ainsi, c'est en partie grâce à lui que la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a pu reconstituer les déplacements à l'étranger de Julien Coupat, considéré par la police comme le chef de file du "groupe de Tarnac". Dix de ses membres ont été mis en examen dans une procédure pour acte terroriste, après le sabotage, en novembre 2008, d'une ligne de TGV, en Seine-et-Marne. Une accusation qu'ils contestent fermement.

Mais, comme dans les films d'espionnage, l'agent Kennedy, alias Mark Stone, vient de faire défection, passant dans le camp altermondialiste. Il s'apprête même à écrire un livre sur son aventure! Consacrera-t-il un chapitre à Tarnac?

 

Germany sent five undercover police officers to G8 protests

Five undercover police officers from Germany were sent to the G8 protests in Gleneagles to infiltrate activist groups, German police have privately admitted.

The officers took orders from the UK's National Public Order Intelligence Unit (NPOIU), the secretive police division that employed Mark Kennedy to spy on activists across Europe, said Jörg Ziercke, head of Germany's federal police.

Ziercke made the admissions in a private sitting of the German parliament held at the end of January to discuss Germany's involvement in the Kennedy case, Der Spiegel reported.

Kennedy, known to activists as Mark Stone or "Flash", because of his seemingly ready supply of cash, was a regular visitor to Germany and helped organise protests in Heiligendamm, the town near Rostock where the G8 meetings took place in 2007.

According to Der Spiegel, whose reporters claim to have been leaked the minutes from the January meeting, Ziercke admitted that German state authorities had specifically requested Kennedy's presence in Heiligendamm.

At the same meeting, Ziercke was forced to tell MPs that Kennedy worked for three German states during at least five visits to the country between 2004 and 2009. He worked for Mecklenburg-Vorpommern, where the G8 meeting was taking place, as well as Baden-Württember and Berlin.

The agent was working on a contract brokered directly by the German parliament, who deemed him a trusted agent, Der Spiegel claimed.

Ziercke also told MPs at the Bundestag that Kennedy had a long-term lover in Berlin – in direct violation of a law forbidding police officers having sexual relationships while undercover – and that he had been invited to Germany by the authorities to infiltrate the anti-fascist movement.

While discussing the Kennedy case, Ziercke answered questions about German undercover officers abroad. The minutes do not specify how many agents were sent to Gleneagles, but someone present at the meeting told Der Spiegel that Ziercke talked of five being sent to Scotland.

Thousands of leftwing protesters disrupted the Gleneagles summit by paralysing traffic and throwing stones at the police.

Ziercke allegedly said the secret operation in Gleneagles was merely part of a European-wide project to exchange information from undercover operatives working across a number of countries.

He said the police forces in EU member states help each other by sharing information "regarding Euro-anarchists, militant left extremists and leftwing terrorists". This sort of co-operation was also common during major international sporting events, he added, and was widely praised by governments. Ziercke said this exchange programme appeared to be useful tool. Police can only tackle organised and conspiratorial international networks by working just as "internationally and conspiratorially", said Ziercke.

However, he said, police should think again about how to control and monitor these sorts of clandestine operations.

Both the Guardian and Spiegel have already reported that Ziercke told German MPs that the agent committed at least two crimes, but the cases against him were dropped at the behest of German authorities who knew Kennedy's true identity.

Kennedy first broke the law during protests at Heiligendamm. He later committed arson during a demonstration in Berlin at which he set fire to containers, Der Spiegel said. The newspaper said Kennedy's involvement in criminal activity raised concerns that he was working as an agent provocateur and not just an observer - and the fact that investigations into both crimes were shelved suggested police authorities wielded an unacceptable influence over the country's judicial process.

Kennedy spent long periods in Germany and lived with individuals in the anarchist movement during his time in the country. At the same time, he entered 22 different countries across Europe using a fake passport, including Spain, Italy and Iceland – where he helped found the activist movement.

The revelations about Kennedy's role in Germany come despite the government maintaining its refusal to publicly answer a series of parliamentary questions from opposition politicians.

The Bundestag said "operational reasons" prevented them answering any questions about the country's co-operation with undercover police officers from other countries, and Kennedy in particular.

The Metropolitan police, which recently took control of the NPOIU, declined to comment.

piqué au tas sur www.guardian.co.uk - 20/02/2011- Helen Pidd in Berlin

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14:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/02/2011

Bouygues remporte le projet du Pentagone à la française

http://socio13.files.wordpress.com/2008/12/sarkozy-dassault-bouygues-lagardere.jpg?w=450&h=241

Le deuxième groupe français de BTP a été préféré à Vinci et Eiffage. Le contrat dépasse 3 milliards d'euros, pour bâtir ou renover 467.000 m2 de bureaux qui accueilleront 9300 salariés.

Les pouvoirs publics ont tranché jeudi : selon nos informations, Bouygues a été choisi comme l'attributaire pressenti pour construire puis gérer les locaux du ministère de la Défense transféré à Balard au sud de Paris fin 2014. Une information confirmée par le ministère de la Défense qui dans son communiqué indique avoir choisi le «Bouygues pour construire le site de Balard. Il inclut Thales, Sodexo, une filiale des Caisses d'Epargne et Natixis».

Bouygues, groupement «pressenti», doit encore travailler deux mois avec le ministère pour peaufiner le contrat de Partenariat public privé (PPP) sur 30 ans qui doit être signé en avril. Ce n'est qu'à ce moment là que le projet lauréat sera dévoilé au public.

Il s'agit d'un énorme chantier où il faut d'abord bâtir ou rénover 467.000 m2 de bureaux qui accueilleront 9300 salariés aujourd'hui dispatchés sur quinze sites en région parisienne. Au total, cela fait un contrat qui dépasse trois milliards d'euros

Si le deuxième groupe français de BTP a été préféré à Vinci et Eiffage également présents dans la short-list, c'est qu'il proposait la solution la moins onéreuse. Concrètement, il touchera chaque année un loyer compris entre 125 et 130 millions d'euros payé par l'Etat pendant la durée de ce partenariat-public privé, soit 26 ans. De quoi construire les bâtiments mais aussi s'occuper de leur maintenance et assumer d'autres fonctions comme la restauration….

Bouygues a également été choisi pour faire ce Pentagone à la française grâce à la qualité de sa proposition architecturale signée Nicolas Michelin et Jean-Michel Wilmotte. Les esquisses ont séduit les militaires par leur caractère pratique et évolutif. Pour le groupe de Martin Bouygues, ce succès tombe à point nommé : en 2010, il n'avait gagné aucun des contrats à plusieurs milliards, pour des lignes ferroviaires à grande vitesse, tombés dans l'escarcelle de Vinci et d'Eiffage.

piqué au tas sur www.lefigaro.fr - 18/02/2011

15:38 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/02/2011

« Police d'agglo » :Hortefeux confirme les réorganisations

 

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Fusion entre la brigade fluviale et le bureau des objets trouvés de Dunkerque

 

 

La police d'agglomération, testée à Paris, Lille et Lyon, est un succès. Et s'étend donc, malgré « quelques inquiétudes  », à l'ensemble du département du Nord, avant, bientôt, Marseille et Bordeaux. Voilà le message essentiel qu'est venu délivrer hier, dans la métropole lilloise, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, en visite à Lille, puis à Marcq-en-Baroeul. ...

 

Depuis 2009, les circonscriptions de police de Lille, Roubaix, Tourcoing et Armentières ne forment plus qu'une seule entité, « pour mieux correspondre aux zones de délinquance, être plus réactif ». Alors que « les violences aux personnes ont continué à augmenter de 2,5 % » en 2010 en France, « sur la même période, ces atteintes à l'intégrité physique des personnes ont reculé de 2,7 % sur le ressort de la police d'agglomération de Lille. C'est à l'inverse de la tendance nationale », s'est félicité le ministre.

« À armes égales »

« Parce qu'elle supprime les cloisonnements administratifs, la police d'agglomération permet aux forces de sécurité de lutter davantage à armes égales avec les délinquants. » Aussi, a-t-il confirmé les décisions annoncées ces derniers mois : l'ancienne circonscription de Bailleul rejoint la police d'agglo de Lille. Des fusions de circonscriptions sont opérées à Dunkerque, Maubeuge, Valenciennes et Douai et la circonscription de Fourmies basculera en zone gendarmerie « au plus tard au 1er juillet ». « Ces transformations suscitent encore quelques inquiétudes, mais je veille à ce que les équilibres gendarmerie-police soient maintenus. Et surtout, aucun territoire n'est négligé, aucun territoire n'est oublié. La délinquance, ce n'est pas une fatalité », a conclu le ministre, après avoir visité le centre de supervision urbaine de Marcq, qui pilote 65 caméras de vidéoprotection dans cette ville de 40 000 habitants.

 

piqué au tas sur www.lavoixdunord.fr - 18/02/2011

20:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/02/2011

Les frontières floues du Partenariat Public-Privé et la vidéosurveillance...

la suite de : La France adopte la vidéosurveillance

Aider le secteur de la sécurité privée "à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays"

Nommé délégué interministériel à la sécurité privée, le 26 septembre dernier, par décret du président de la République paru au Journal officiel - fonction créée au début du mois de septembre par un décret présenté en Conseil des ministres par le ministre de l‘Intérieur, Brice Hortefeux- Jean-Louis Blanchou a désormais la charge de coordonner les missions, le travail et les responsabilités des 165 000 vigiles, maîtres-chiens, gardes du corps, surveillants d’aéroports ou de grands magasins.

 

 

Aider le secteur de la sécurité privée "à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays"

Ainsi, le Préfet devra t-il “définir, en concertation avec leurs représentants, les principes d’un partenariat opérationnel entre les entreprises de sécurité privée et les ministères concernés par ces activités”, dont celui de l’Intérieur.
Rappelons que cette fonction de délégué interministériel était l’une des quarante propositions faites par l’Inspection générale de l’administration, chargée d’une étude sur ce secteur d’activité dans un rapport transmis mi-juin 2010 au ministre Brice Hortefeux.

En matière de sécurité privée, il s’agit pour le Préfet, d’aider un secteur de la sécurité privée “modernisé, fiable et rentable, à prendre toute sa place dans la production de sécurité de demain dans notre pays”.




Les objectifs de 2011 ?
Mettre en place le CNAPS - structure de police administrative, de contrôle et de discipline- afin qu’il soit opérationnel début 2012 et engager la création d’un comité consultatif de la sécurité privée comprenant l’ensemble des parties prenantes de ce secteur. Ce comité réfléchira à ses évolutions futures et aux moyens à mettre en œuvre pour les anticiper et les accompagner. Jean-Louis Blanchou devra également engager des réflexions sur la formation, sur les passerelles à établir entre le secteur public (Police Nationale, Gendarmerie) et la sécurité privée, ne pas négliger les aspects européens…

Et pour mener à bien toutes ces actions, trois chargés de mission viennent de rejoindre le Préfet : François Dégez, Colonel de gendarmerie, jusqu’alors Sous-directeur des systèmes d'information à la DGGN,  Véronique Lefaure, Commissaire divisionnaire, Chef de la division enquêtes, documentation et systèmes d’information depuis 2008 à la Direction centrale de la sécurité publique,  Cédric Paulin, Chercheur, Chargé de mission à la Direction de la Prospective et de la Planification de la Sécurité Nationale (DPPSN), depuis 2010.
Jean-Louis Blanchou attend 2 autres collaborateurs, “ un de profil administratif et un de profil juriste pour compléter l'équipe de la DISP ”, très prochainement...


Quant au Comité de pilotage stratégique pour le développement de la vidéoprotection dont il est responsable, le délégué interministériel à la sécurité privée souhaite “soutenir la dynamique qui s’est mise en place courant 2010, encourager les initiatives et aider les porteurs de projets à les réaliser dans les meilleures conditions opérationnelles, économiques et techniques possibles”.
Et là aussi l’équipe s’étoffe : “ Outre Elisabeth Sellos-Cartel, M. Thiebault, Capitaine de police, vient de nous rejoindre voici une semaine et M. Viot , Commandant de gendarmerie, est attendu pour le 1er mars”, annonce le Préfet.

Vendredi 11 Février 2011 - Virginie CADIEU

 

piqué au tas sur www.videosurveillance-infos.com - 11/02/2011

 

09:32 | Lien permanent | Commentaires (1) |

08/02/2011

L'OTAN et ThalesRaytheonSystems signent un contrat portant sur l'élargissement de la défense contre les missiles de théâtre

http://tropdublog.net/wp-content/uploads/2010/10/Dr.-Strangelove.jpg

TRSPrime, filiale de ThalesRaytheonSystems, s’est vu attribuer un marché avec l'Agence OTAN de gestion du système de commandement et de contrôle aériens (NACMA) pour procéder à des améliorations de ce système (ACCS) dans le cadre du programme de défense multicouche active contre les missiles balistiques de théâtre (ALTBMD), qui est destiné à la protection des troupes déployées.

Ce marché concerne la définition préliminaire du système de la phase 1 du projet ACCS pour la TMD et sera suivi du développement, de l'intégration et des essais de deux étapes menant à une capacité opérationnelle initiale (IOC). Les nouvelles fonctions offertes dans le cadre du contrat seront la configuration, la gestion et la couverture des systèmes d'armes et des capteurs ainsi que le traitement, la dissémination, la classification, l'affichage et la mise en alerte des pistes aériennes et des pistes de missiles. Le système assurera également le statut, l'engagement, la surveillance et le contrôle des systèmes d'armes.

http://zettaforce.files.wordpress.com/2010/07/dr-strangelove12546873441.jpg

« Comme l'ont décidé les Alliés au sommet tenu par l'OTAN à Lisbonne en novembre dernier, la portée de l'ALTBMD sera élargie afin de protéger non seulement les forces déployées par l'OTAN, mais aussi les populations, le territoire et les forces des pays européens de l'OTAN », a déclaré M. Gerhard van der Giet, directeur général de la NACMA. « Les améliorations des fonctions de commandement et de contrôle dans le cadre du projet ACCS pour la TMD constituent les fondements de la future défense antimissile. »

ThalesRaytheonSystems dirigera une équipe industrielle de onze partenaires chargée d'améliorer le système ACCS, offrant ainsi à l'OTAN une capacité intégrée de défense aérienne et de défense antimissile au sein de ses entités déployables, le centre multinational déployable d'opérations aériennes (DCAOC) et le centre de contrôle aérien déployable/centre de production de la situation aérienne générale (RAP)/centre de fusion des données capteur (DARS).

Notes :

  1. L'acquisition globale du programme de défense multicouche active contre les missiles balistiques de théâtre (ALTBMD) est assurée par le Bureau de programme ALTBMD, mandaté à cette fin par l'OTAN depuis 2005.
  2. Les partenaires industriels de ThalesRaytheonSystems sont notamment Air Command Systems International (France), CASSIDIAN, une entité du groupe EADS (Allemagne), IABG mbH (Allemagne), INDRA (Espagne), L-3 Communications ASA (Royaume-Uni), Lockheed Martin (États-Unis), Raytheon Company (États-Unis), Selex SI (Italie), Thales Group (France), Thales Communications (France) et Thales Naval (Pays-Bas).
  3. Le programme portant sur le premier niveau de capacité opérationnelle du système de commandement et de contrôle aériens (ACCS LOC1), mis au point par ThalesRaytheonSystems, est destiné à remplacer les systèmes OTAN de commandement et de contrôle aériens existant en Europe et fixera de nouvelles normes en matière d'interopérabilité pour les opérations aériennes en recourant à une approche intégrée unique pour la planification, l'attribution de tâches, le suivi et l'exécution des missions.

piqué au tas sur www.nato.int - 01/02/2011 - les photos ne font pas partie de l'article

http://www.cinemapolitica.org/files/cinemapolitica/pastfilms/strangelove.gif

 

10:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

L’aspiration démocratique, cauchemar d’Al-Qaïda

Les soulèvements populaires pacifiques dans le monde arabe, leur succès en Tunisie et leurs éventuelles victoires ailleurs sont déjà des revers et pourraient être des catastrophes pour Al-Qaïda et les mouvements jihadistes, estiment des spécialistes.

Ils contredisent en effet leur credo selon lequel seuls la violence, le jihad et la lutte armée peuvent venir à bout de ce qu’ils considèrent comme des régimes impies, soutenus par l’Occident et oppresseurs de leurs peuples.

Ce qui se passe en Egypte “dément toute la théorie du recours à la violence” assure, depuis la place Tahrir au Caire où elle est venue observer la situation, Maha Azzam, du programme “Moyen-Orient” de centre de réflexion londonien Chatham House.

“Tous les groupes en Egypte, y compris les Frères Musulmans, réclament une transition démocratique du pouvoir. Ils condamnent tous la violence politique. S’ils y parviennent et si la transition est pacifique, si cela aboutit à un système politique incluant tout le monde, cela se fera au détriment des groupes radicaux”, affirme-t-elle.

Al-Qaïda, dont le co-fondateur aux côtés d’Oussama ben Laden est l’Egyptien Ayman Al-Zawahiri, a de longue date condamné la participation aux élections et à toute forme de vie politique.

Les Frères musulmans, sous l‘étiquette “indépendants” qui ne trompait personne, ont présenté des candidats aux législatives de novembre en Egypte et ont condamné les assassinats, les attentats et la violence aveugle.

Pour Dominique Thomas, spécialiste de l’islamisme radical à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHHESS), “les groupes jihadistes sont à la croisée des chemins: si les événements font boule de neige, suscitent des vocations démocratiques dans la région et que les peuples parviennent à renverser des dictatures sous la seule pression de la rue, ce sera une réfutation cinglante de leurs thèses”.

“Si c’est par le peuple que les régimes tombent, Al-Qaïda et les groupes jihadistes auront du mal à rebondir et à adapter leur discours”, ajoute-t-il. “D’ailleurs, face à l’effervescence actuelle, il faut remarquer qu’ils sont étrangement silencieux. Ils sont sans doute embarrassés. Il va falloir que ben Laden ou mieux l’Egyptien Al-Zawahiri s’expriment rapidement, faute de quoi leur discours perdra toute substance”.

Un silence que remarque également Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences-Po Paris et à l’Université Columbia: “Al-Qaïda a été complètement prise de court par la contestation populaire dans le monde arabe”.

“Elle est d’ailleurs pratiquement silencieuse sur ce sujet, car incapable de proférer le moindre commentaire d’actualité, tant cette nouvelle donne la dépasse”, dit-il.

Il faut remarquer que “les manifestants ne prennent pas des risques physiques incontestables pour demander ‘l’Etat islamique’ ou l‘établissement d’un ‘califat’, mais pour exiger la démocratie, les élections et la transparence du pouvoir, tous concepts absents de la vision d’Al-Qaïda”, ajoute M. Filiu.

Le danger d’une coupure avec les peuples de la région et d’une marginalisation a été senti par un cyber-prédicateur radical, Abou Moundhir al-Shanqiti, qui écrivait le 31 janvier sur un forum jihadiste: “Ce serait une dangereuse erreur pour les jihadistes de s‘éloigner des peuples”.

“Nous devrions leur pardonner, nous rapprocher d’eux et les supplier de nous écouter, car séparer le mouvement jihadiste du mouvement musulman populaire signerait notre fin”, écrivait-il, dans une contribution traduite par l’institut américain de surveillance des sites islamistes SITE.

En revanche, soulignent les trois experts, un échec du mouvement démocratique, une répression aveugle ou des coups d’Etat militaires seraient une aubaine et une validation de leurs thèses pour les partisans de l’islamisme radical.

piqué au tas sur euronews.fr - 06/02/2011

 

Les "révolutions" arabes nuisent-elles à Al-Qaïda ?

D’après plusieurs experts, les soulèvements populaires que connaissent la Tunisie, l’Égypte ou encore le Yémen et la Jordanie, pourraient être catastrophiques pour Al-Qaïda et les autres mouvements djihadistes, en montrant qu'une autre voie que la violence peut faire tomber des régimes autoritaires pro-occidentaux.

« Ce serait une dangereuse erreur pour les djihadistes de s'éloigner des peuples. Nous devrions leur pardonner, nous rapprocher d'eux et les supplier de nous écouter, car séparer le mouvement djihadiste du mouvement musulman populaire signerait notre fin. »

Cette réflexion, postée par le cyber-prédicateur radical  Abou Moundhir al-Shanqiti le 31 janvier sur un forum djihadiste (et traduite par SITE, l’institut américain de surveillance des sites islamistes), semble témoigner de la crainte de marginalisation des djihadistes après le début des soulèvements populaires et pacifiques dans le monde arabe.

Silence gêné

Car le mouvement djihadiste (comme, sur ce point, de nombreux gouvernements occidentaux) semble n’avoir rien vu venir et est largement dépassé par les manifestations en Tunisie, Égypte, Jordanie ou encore au Yémen.

« Al-Qaïda a été complètement prise de court par la contestation populaire dans le monde arabe », remarque Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences-Po Paris et à l'Université Columbia. « Elle est d'ailleurs pratiquement silencieuse sur ce sujet, car incapable de proférer le moindre commentaire d'actualité, tant cette nouvelle donne la dépasse. »

Pour Dominique Thomas, spécialiste de l'islamisme radical à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS, France), « les groupes djihadistes sont à la croisée des chemins : si les événements font boule de neige, suscitent des vocations démocratiques dans la région et que les peuples parviennent à renverser des dictatures sous la seule pression de la rue, ce sera une réfutation cinglante de leurs thèses ».

« Si c'est par le peuple que les régimes tombent, Al-Qaïda et les groupes djihadistes auront du mal à rebondir et à adapter leur discours », ajoute-t-il.

Les leaders d’Al-Qaïda sont « sans doute embarrassés, estime-t-il encore. Il va falloir que Ben Laden ou mieux l'Égyptien Al-Zawahiri s'expriment rapidement, faute de quoi leur discours perdra toute substance ».

Islamisme non-violent

Surtout, les mots d’ordres des manifestants (la démocratie, les élections et la transparence du pouvoir) sont très éloignés des revendications d’Al-Qaïda.

Les Frères musulmans, qui viennent de réintégrer le jeu politique égyptien, avaient quant à eux su se couler dans le mouvement et ses revendications.

Ils « condamnent tous la violence politique, rappelle Maha Azzam, du programme "Moyen-Orient" du centre de réflexion londonien Chatham House. [...] Si la transition est pacifique, si cela aboutit à un système politique incluant tout le monde, cela se fera au détriment des groupes radicaux », affirme-t-elle.

En revanche, soulignent ces experts, un échec du mouvement démocratique, une répression aveugle ou des coups d'État militaires seraient une aubaine et une validation de leurs thèses pour les partisans de l'islamisme radical. (avec AFP)

piqué au tas sur www.jeuneafrique.com - 07/02/2011

09:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/02/2011

Cécité cognitive chez le squale : la DCRI continue à fournir des "notes blanches"

http://www.nantes.maville.com/of-photos/2008/08/21/SIGE_requin_20080820_px_512__w_ouestfrance_.jpg

INFO LE FIGARO - Selon le contre-espionnage, une centaine d'Européens, dont quatorze Français, entraînés dans les camps djihadistes, pourraient passer à l'action.

Al-Qaida radicalise ses menaces contre la France et n'a jamais tant recruté de «combattants», notamment européens, en vue de mener de prochaines frappes terroristes. Au lendemain du soulèvement en Tunisie et alors que les manifestations se multiplient en Égypte, le contre-espionnage français est plus que jamais en alerte maximale. Quatre notes «blanches» émanant de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), que Le Figaro s'est procurées, en attestent.[couleur par Probe]

Se fondant sur des «éléments recueillis présentement par les services français sur les différents acteurs terroristes de la zone pakistano-afghane», considérée comme «la première pourvoyeuse de menaces susceptible de viser le territoire européen», l'un des documents confidentiels révèle que «la région continue d'attirer les volontaires au combat armé, notamment européens. Ceux-ci sont passés, en moins de trois ans, de quelques cas isolés à plus d'une centaine d'individus.»

Selon cette note de la DCRI, «la présence de 14 Français a été signalée en 2010 dans cette zone». «Plusieurs de ces combattants ont désormais acquis une expérience et une légitimité qui leur permettent de rallier autour d'eux de nouveaux arrivants, préviennent les analystes français du contre-espionnage. Ayant vécu en Europe et nourrissant souvent des griefs personnels à l'encontre de leurs pays d'adoption, ces Européens sont susceptibles de s'impliquer dans des actions terroristes.» À en croire ces experts, celles-ci semblent presque inéluctables. En effet, écrivent-ils, «la volonté d'al-Qaida et, désormais, de certains groupes pakistanais, de conduire des attentats en Occident est avérée: depuis 2009, pas moins de quatre projets aux États-Unis et en Norvège, directement liés aux zones tribales pakistanaises ont échoué ou ont été déjoués».

Le péril islamiste est d'autant plus préoccupant ... [d'où la nécessité d'en remettre une couche (épaisse) afin de faire germer dans les cerveaux des lecteurs/auditeurs lambda l'idée d'un danger à renverser les régimes corrompus !!!] Probe ...

suite de l'article ici : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/02/06/01016-20110206ARTFIG00164-14-francais-s-entrainent-dans-les-camps-d-al-qaida.php

Rappel :

Les RG et la DST ont vécu: désormais, la France n'aura plus qu'une Direction centrale du renseignement ­intérieur. Une révolution.

Deux institutions bien françaises, les Renseignements généraux (RG) et la Direction de la surveillance du territoire (DST), ont cessé d'exister ce 1er juillet. Depuis leur création, voilà plus de soixante ans, ces services de police ont alterné coups d'éclat et coups bas. Récemment encore, ils ont brillé dans la lutte antiterroriste, mais ont été régulièrement soupçonnés de manipulation politique. En arrivant Place Beauvau, en 2002, Nicolas Sarkozy ne cachait pas sa méfiance à l'égard de certaines pratiques archaïques, exigeant, par exemple, la fin des "notes blanches", ces documents anonymes qui mêlent informations d'importance et ragots de caniveau.[couleur Probe]

A peine élu à l'Elysée, en 2007, le président lançait la refonte des services de renseignement policier, pour donner naissance à un organisme unique, la Direction centrale du renseignement intérieur- DCRI (voir l'encadré). Un pendant à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), oeuvrant à l'étranger sous le couvert de la Défense.

piqué dans l'article : La DCRI, nouvelle maison des secrets - Eric Pelletier, Jean-Marie Pontaut 01/07/2008 - www.lexpress.fr

autre rappel :

La polémique sur les écoutes rebondit avec de nouvelles révélations du Canard enchaîné à paraître ce mercredi. Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, sort du silence. Et réfute l'existence de tout "cabinet noir".

Existe-t-il, à la Direction centrale du renseignement intérieur [DCRI], une équipe qui enquête sur les journalistes, comme l'écrit Le Canard enchaîné ?

Soyons clairs. Nous avons fusionné la Direction de la surveillance du territoire [DST] et les Renseignements généraux [RG] pour en terminer avec certaines pratiques. Nous avons supprimé la section presse des RG, détruit toutes ses archives et dissout la section politique, qui suivait l'activité des partis.

Par ailleurs, lorsqu'il a été ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a supprimé la pratique des notes blanches [NDLR : notes contenant des informations confidentielles et n'ayant pas d'existence officielle] [couleur Probe]. Il n'existe aucun cabinet noir au sein de la DCRI. Aucun de ses policiers n'est chargé de surveiller les journalistes. Des fonctionnaires rédigent simplement une revue de presse pour le ministère de l'Intérieur. Il arrive, bien sûr, que des journalistes soupçonnés d'espionner au profit d'une puissance étrangère ou de compromettre des secrets liés à la défense nationale soient surveillés. Mais ils le sont comme tout citoyen suspecté de violer la loi.

piqué dans l'article : Péchenard: "Je ne suis pas le chef des barbouzes" Propos recueillis par Jean-Marie Pontaut, publié le 09/11/2010 - www.lexpress.fr

 

Le squale est plutôt myope...

Les requins comptent assez peu sur leur vue pour détecter leurs proies ou percevoir l'arrivée de leurs éventuels ennemis. Leurs yeux sont médiocres. Les squales sont myopes.

L'oeil du requin est construit sur le même plan que celui des autres vertébrés. Le globe oculaire lui-même est protégé par deux paupières rudimentaires. Il est mobile grâce au jeu d'un petit nombre de muscles. L'ensemble est volumineux. La cornée transparente est aplatie et se prolonge par une sclérotique extrêmement résistante, en partie cartilagineuse. Le cristallin, globuleux, est presque sphérique : sa convexité exagérée, ainsi que le fait qu'il se déforme très peu et accommode donc mal, explique la myopie du à squale. La pupille est parfois ronde, parfois ovale, selon les espèces

Les squales distinguent surtout les mouvements, et n'ont une vision nette que des objets rapprochés. Néanmoins, ces animaux sont capables de différencier certaines images visuelles simples, par exemple un panneau à rayures verticales et un panneau à rayures horizontales. Mais ils réagissent surtout aux mouvements. Il semble, du reste, que l'acuité visuelle diffère considérablement selon les espèces. Il existe des requins de grand fond qui ne sont pas loin d'être aveugles. Les requins benthiques (requins-tapis, requins-nourrices, requins de sable) sont eux aussi très mal lotis de ce point de vue. Mais les chasseurs du grand large (requin bleu, requin blanc, requin-tigre... ) y voient nettement mieux. Une mention doit être réservée ici, bien sûr, au requin-marteau : les yeux de ce dernier sont disposés au bout des deux expansions céphaliques.

http://ophtasurf.free.fr/vue/animaux/oeil_requin.htm

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31/01/2011

Le spectaculaire au service de Thales et de la Sécurité aéroportuaire

rappel :

Le syndicats des entreprises de sûreté aéroportuaire (SESA) a dénoncé dans un communiqué "la recherche du sensationnel" du reportage diffusé ce soir dans envoyé spécial sur France 2 sur la "sécurité au rabais".

Dans ce reportage des journalistes ont déjoué les systèmes de sécurité des aéroports de Marseille et Roissy en voyageant en cabine avec un pistolet placé dans des bagages à main afin d'illustrer les failles de la sécurité dans les aéroports français, dont les fouilles aux portiques de sécurité sont assurés par des sociétés privées.

piqué au tas sur lefigaro.fr - 06/01/2011

 

Sécurité aéroportuaire : Thales soutient le développement de MultiX, spécialisée dans la détection par rayons X

Neuilly-sur-Seine, le 26 janvier 2011

Thales apporte ses technologies et entre au tour de table de la société spécialisée dans le domaine du contrôle des bagages et colis

Thales annonce aujourd’hui son entrée au tour de table de MultiX, entreprise de technologies innovantes au service de la sécurité aéroportuaire. Fondant son savoir-faire sur la maîtrise de la spectroscopie par rayons X, MultiX a été créée en octobre 2010, avec l’appui du CEA, par Jacques Doremus et Patrick Radisson, tous deux issus du groupe Thales.

Leader mondial des tubes électroniques, Thales Electron Devices, filiale du Groupe de haute technologie Thales, a créé une gamme complète de détecteurs à rayons X pour les applications d’imagerie médicale. A partir de ce coeur d’activité, les équipes de Thales et du CEA ont fait évoluer cette technologie vers la spectroscopie X ouvrant ainsi la voie au développement d’une nouvelle génération de détecteurs de substances illicites. Ces technologies rejoignent aujourd’hui le portefeuille de MultiX.

Pour Marko Erman, SVP Recherche et Technologie du groupe Thales : « C’est une satisfaction de voir des technologies d’abord développées au sein du Groupe trouver toute leur place dans une société aussi innovante que MultiX. Participer activement à l’écosystème d’innovation, c’est savoir interagir avec les établissements publics de recherche et les petites et moyennes entreprises innovantes. Dans les années à venir, nous souhaitons apporter notre soutien au développement de MultiX sur un marché globalisé dont l’expansion est soutenue par un contexte règlementaire en pleine évolution. »

Thales Corporate Ventures, la filiale capital-risque de Thales, a accompagné l’équipe de MultiX dans cette nouvelle étape de son développement, et participe à hauteur de 20% du capital, aux cotés de plusieurs partenaires de référence.

piqué au tas sur www.aeromorning.com - 27/01/2011

 

11:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

La Ligue du Nord joue les censeurs

Aux commandes de la Vénétie, le parti a annoncé qu'il comptait bannir certains ouvrages des bibliothèques municipales et établissements scolaires de la région. Ceux du journaliste Roberto Saviano et des écrivains qui soutiennent Cesare Battisti sont les premiers visés.

Il flotte un air de censure dans la Vénétie de la Ligue du Nord [parti populiste, fédéraliste et xénophobe]. Les écrivains pro-Battisti, d’abord spécifiquement pointés du doigt par un conseiller régional de Vénétie, sont maintenant mis au ban des écoles. Pendant ce temps, dans le silence général, les œuvres des auteurs politiquement gênants disparaissent des étagères dans les bibliothèques municipales.

"Nous n’avons aucune intention de réclamer un quelconque autodafé. Simplement, nous inviterons toutes les écoles de Vénétie à ne pas approuver, faire lire ou conserver dans leurs bibliothèques les textes 'non éducatifs' des écrivains italiens qui ont signé l’appel* [en 2004] en faveur de Cesare Battisti", précise Elena Donazzan, la conseillère régionale chargée de l'éducation et de la formation. Âgée de 39 ans, cette fervente catholique a fait ses armes au Front de la Jeunesse [organisation étudiante du MSI, Mouvement social italien, parti néo-fasciste] avant de passer à l’Alliance nationale (AN, héritier du MSI). "Un boycott civil est le minimum qu’on puisse demander à l’encontre des intellectuels qui réclament l’impunité pour quelqu’un qui a été condamné pour des crimes odieux", s’insurge-t-elle dans une lettre envoyée à tous les proviseurs de la région.

Elena Donazzan a lancé sa croisade après le "coup d’éclat" du conseiller à la culture de Vénétie, Raffaele Speranzon, qui a récemment attaqué les écrivains pro-Battisti, en lançant : "Hors des bibliothèques publiques, tous ces auteurs !" Maintenant, la conseillère régionale en demande officiellement la censure dans les écoles. Le président [Ligue du Nord] de la Vénétie, Luca Zaia, se range à ses côtés, qualifiant d'"abominable" l’affaire Battisti. "Les délinquants, on les jette en prison, on ne les laisse pas en liberté !", tonne-t-il.

En attendant, plusieurs bibliothèques de la région ont dénoncé des cas de censure de la Ligue du Nord - rampants ou explicites. Les livres de Roberto Saviano sont particulièrement visés. En novembre dernier, le directeur d’une bibliothèque de la province de Trévise a signalé que le maire Ligue du Nord de la ville avait explicitement demandé que les livres de l’auteur de Gomorra disparaissent des étagères. Une demande survenue quelques jours après la diffusion de l'émission de Saviano "Vieni via con me" et la polémique qui l'avait opposé au ministre de l'Intérieur Roberto Maroni [Ligue du Nord] - Saviano avait explicitement accusé le parti xénophobe d'avoir favorisé l'inflitration de la Camorra (mafia napolitaine) dans tout le Nord de l'Italie.

Il est difficile de prévoir les effets réels de cette fronde anti-écrivains. Giorgio Corà, proviseur du lycée à Vicence, est convaincu qu’on a “davantage affaire à une provocation politique qu’à une vraie volonté de mettre à l’index des livres. En tout cas, s’il existait des œuvres de ces auteurs dans la bibliothèque de mon école, je n’en empêcherai pas la libre consultation”. La combative Mme Donazzan a récemment défrayé la chronique pour avoir décidé de distribuer à tous les élèves des écoles primaires un exemplaire de la Bible. Cette fois-ci, elle s’est placée en première ligne de la campagne contre les intellectuels pro-Battisti. “Un auteur, un intellectuel, existe par ce qu’il écrit, souligne Mme Donazzan. C’est son rôle dans la société. La pétition en faveur de Battisti est un message aberrant de la part d’intellectuels. La seule chose que nous puissions faire, c’est boycotter leurs livres. De cesser de les lire. De ne pas les accueillir dans les bibliothèques publiques et dans les écoles”. Voici donc le dernier épisode d’une campagne politique lancée la semaine dernière par deux représentants du Peuple de la liberté (PDL, droite) de Vénétie, Roberto Bovo et Paride Costa, en solidarité avec les familles des victimes. Hier, à Strasbourg, ils ont exhorté l’Union européenne et la France à se prononcer en faveur de l’extradition de Battisti par le Brésil. Le Parlement européen doit adopter une résolution dans ce sens.

* En 2004, plus de 500 écrivains ont signé l'appel en faveur de Battisti lancé par le webzine italien Carmilla. Parmi eux : Daniel Pennac, Wu Ming, Massimo Carlotto, Nanni Balestrini, Valerio Evangelisti, etc.

 

L'écrivain Antonio Tabucchi est "consterné" par l'initiative de la conseillère régionale de la Vénétie. "Ça ne m'étonne pas, témoigne-t-il dans La Repubblica. La Vénétie a déjà tenté de retirer la Constitution italienne des bibliothèques". Antonio Tabucchi a récemment publié une tribune retentissante au sujet de l'affaire Battisti dans les colonnes du Monde. Il y dénonçait notamment la complaisance des intellectuels français, en particulier Bernard Henri-Lévy, à l'égard de l'ex-terroriste italien. Bien que favorable à l'extradition de l'ex-terrorriste en Italie, il déplore fermement cette volonté de censure. "Une initiative scandaleuse, un point c'est tout".

piqué au tas sur www.courrierinternational.com - 21/01/2011

09:52 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/01/2011

Reclassement à la DCRI : Bernard Squarcini, débusqueur de fuites de cabinet ministeriel

piqué au tas sur www.lemonde.fr - 25/01/2011

R-F_Rayonnement Français.jpg

La DCRI est dans la tourmente

D'ordinaire délaissé ou traité par obligation, le renseignement a connu sous la présidence Sarkozy un formidable regain d'intérêt. Il faut en effet porter au crédit du chef de l'État d'avoir initié une large réforme des "services secrets" français dans l'objectif de perfectionner le dispositif existant. En outre, les budgets alloués connaissent une légère croissance, élément précieux alors que nombre d'administrations subissent les conséquences de la rigueur économique.

Dans le domaine du renseignement intérieur, la création d'un grand service constitue une avancée remarquable qu'il convient de ne pas minorer. A ce sujet, et contrairement à ce que les observateurs ont écrit, la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), qui a vu le jour en juillet 2008, ne procède pas de la fusion de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et de la Direction Centrale des Renseignements Généraux (DCRG), mais de l'absorption par la première d'une grande partie de la seconde. Pareille action a permis de parfaire la mutualisation des très grandes compétences de la DST et de la DCRG en matière de lutte antiterroriste notamment. La vieille rivalité et le chevauchement des domaines d'action ont désormais cédé le pas à une structure efficace qui compte sans doute parmi les meilleurs services au monde.

image de Les Barbouzes

Toutefois, nos concitoyens ignorent tout de ces aspects positifs et, fort légitimement, ne retiennent que le parfum de scandale qui nimbe la DCRI. En effet, le service a occupé à plusieurs reprises le devant de la scène médiatique, ternissant son image et gagnant la réputation d'une officine spécialisée dans les "coups tordus". La presse a tour à tour accusé le renseignement intérieur d'enquêter sur les rumeurs concernant la vie privée du président de la République, sur des informations transmises par un membre de cabinet ministériel à un journaliste dans le cadre de l'affaire Bettencourt, de surveiller l'activité de certains journalistes ou même d'espionner des ordinateurs de particuliers.

Ces accusations induisent trois principaux constats : en premier lieu, le renseignement est aujourd'hui victime de la trop grande présidentialisation opérée par Nicolas Sarkozy. Alors que la DCRI répondait à sa mission de contre-ingérence en enquêtant sur les rumeurs concernant la vie privée du président de la République (on ne pouvait en effet pas exclure la possibilité de menées subversives orchestrées par une puissance ou une entité étrangère), alors que le service remplissait son office en débusquant l'origine d'une "fuite" en provenance d'un cabinet ministériel, la trop grande immixtion du Chef de l'État dans les affaires de renseignement a laissé accroire que Bernard Squarcini, le patron de la DCRI, s'était livré à des pratiques inacceptables pour une démocratie.

fumeur_de_pipe.jpg

En second lieu, les accusations portées par Médiapart et Le Canard Enchaîné à l'encontre d'un service supposé espionner journalistes et citoyens démontrent le poids que les fantasmes ont pris dans la capacité d'appréciation de la thématique du renseignement. En effet, on imagine mal qu'une administration, fût-elle secrète, procède à des actions éminemment délictueuses, aussi intolérables et contraires à toute éthique du renseignement (même s'il paraît établi que l'article 20 de la loi de 1991 sur les interceptions de sécurité a fait l'objet d'une "surinterprétation", les impératifs de lutte antiterroriste ne pouvant s'appliquer à la surveillance d'un membre de cabinet ministériel).

Mais face à certains emportements médiatiques, on stigmatisera tout particulièrement l'extraordinaire béance intellectuelle concernant la culture française du renseignement en France.

Les services de renseignement qui concourent au rayonnement de notre pays, à la défense de notre sécurité et de nos intérêts, ont un cruel besoin que les Français connaissent mieux leurs activités. L'Espagne a parfaitement compris cette nécessité, elle qui vient de voir se tenir le deuxième colloque international consacré au renseignement à Madrid, à l'initiative du CNI (Centre national du renseignement). Les Espagnols, en érigeant le renseignement en discipline universitaire largement enseignée et médiatisée, permettent aux citoyens de se départir de leurs préventions naturelles, de saisir l'utilité capitale des services secrets. La péninsule ibérique nous montre en cela le chemin à suivre tant sur le plan politique qu'universitaire.

Enfin, ce lynchage médiatique, quand bien même serait-il justifié par de réelles actions illégales, ne remplacera jamais le nécessaire contrôle des services de renseignement et de sécurité. Or, la Délégation parlementaire au renseignement n'a aucun réel pouvoir autre que celui d'audition. Elle a rendu public un document de 23 pages, caractérisé par sa totale vacuité et qui ne saurait mériter le nom de rapport ; nous savons qu'elle a également présenté un document classifié au premier ministre, sans que celui-ci ne jouisse d'aucune capacité contraignante.

document_déclassifié.jpg

Pour ne plus être la risée de nombre de ses homologues européens, la France pourrait s'inspirer avec profit de l'exemple belge ; le royaume a créé le Comité R, émanation d'une commission sénatoriale, présidé par un magistrat. Le Comité a connaissance de détails classifiés et opérationnels. Il fonctionne comme un organisme de contrôle que peuvent saisir les parlementaires ou les citoyens qui l'estiment nécessaire (en cas de délit constaté, le Comité R saisit le Procureur du roi). Il réalise également des préconisations à l'endroit des services. Enfin, le Comité transmet un rapport à la commission sénatoriale et aux autorités gouvernementales.

Ce dispositif présente bien des avantages puisqu'il mêle contrôle administratif et parlementaire tout en respectant la confidentialité des matières abordées. Il implique les représentants du peuple dans le détail sans pour autant les doter d'un fort pouvoir inquisitorial. Il représente un compromis entre la culture exécutive et celle de la représentation sans rien céder aux exigences démocratiques.
Ainsi, en matière de renseignement, les réformes cardinales restent-elles encore à réaliser. Contrôler les services et expliquer à quoi ils servent ne constituent pas des défis majeurs, mais des défis vitaux pour les services secrets et la démocratie elle-même.

Floran Vadillo, politologue, spécialiste des questions de renseignement

 

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