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04/08/2010

Pompiers violentés par la police et caricature de discours sécuritaire à Nice

Les événements survenus à Nice le 16 juillet 2010 n'ont guère intéressé les médias nationaux qui se sont centrés au même moment sur l'émeute du quartier La Villeneuve à Grenoble. Ils sont peut-être pourtant révélateurs du « laboratoire national de la sécurité » que cherche à réaliser à Nice le maire, Christian Estrosi, qui voudrait devenir ministre de l'Intérieur. En témoignent, par exemple, le couvre-feux pour les mineurs de moins de 13 ans décidé dès décembre 2009, de même que le récent plan d'équipement qui fera de Nice la ville la plus vidéosurveillée de France. En témoigne aussi sans doute une façon générale de gérer les problèmes sociaux et de pratiquer le « dialogue social ». Que s'est-il donc apparemment passé le 16 juillet ?

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07:54 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Dans la sainte Russie démocrate, il a traité la police de "racaille".

 

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a pig cop eating his donut


MOSCOU (Reuters) - Un russe qui a traité la police locale de «racaille» dans un commentaire affiché sur Internet a reçu une peine de prison avec sursis lundi pour «extrémisme», ce qui incite les bloggers à mettre en garde contre une répression de la liberté d'expression sur Internet.

Savva Terentiev, un musicien de 28 ans de Syktyvkar, à 1515 kilomètres (940 milles) au nord de Moscou, a écrit sur un blog l'an dernier que la force de police devrait être nettoyée en brûlant symboliquement des policiers deux fois par jour dans une square urbain. Condamné sur des accusations «d’incitation à la haine et à la discorde» Terentiev a reçu une sentence d’un an de prison avec sursis, ont rapporté les agences de presse russes. Les militants pour la liberté d'expression ont déclaré que la décision pourrait créer un précédent dangereux pour la liberté d'expression sur l'Internet, un forum dynamique pour les débats politiques dans un pays où les grands médias traditionnels font preuve de déférence envers les autorités. «C’est un verdict tout à fait injustifié», a déclaré à Reuters Alexander Verkhovsky, directeur du centre SOVA à Moscou, une ONG qui surveille l'extrémisme. «Savva a assurément écrit un commentaire impoli… mais ce verdict signifie qu’il sera impossible de faire des commentaires impolis au sujet de qui que ce soit». Le verdict a été discuté sur des blogs russes lundi. «Je ne sais pas maintenant si je dois être écrire ici ou pas», a commenté le blogger Likershassi sur un site Web. «Le fait que Terentiev ait eu une condamnation avec sursis est sans importance. Ce qui est important est le précédent», a écrit un bloger nommé Puffinus. GRAND FEU DE JOIE Contacté par Reuters lundi, Terentiev a confirmé la sentence mais a déclaré qu'il n'était pas en mesure de faire d'autres commentaires. Le commentaire sur le blog pour lequel il a été poursuivi a été retiré de l'Internet. Le journal russe Kommersant l’a cité comme disant: «Ceux qui deviennent flics sont des racailles», et demandant qu’on en fasse un feu de joie». Après que l'accusation ait été déposée, Terentiev a écrit une lettre ouverte au Président russe Dmitri Medvedev protestant de son innocence. «Il est de notre devoir d'assumer la responsabilité de nos paroles sur l'Internet... mais je n'ai pas appelé à la haine sociale envers les personnes salariées du service de la police», a-t-il écrit dans la lettre affichée sur l'un de ses sites www.zasavva.ru La plupart des Russes reçoivent leurs bulletins de nouvelles et leur information de stations de télévision et de journaux contrôlés par l'État ou par des hommes d'affaires ayant des liens avec le Kremlin. Les voix de l'opposition sont en grande partie confinées à l'Internet, à la radio et aux publications à faible circulation. Medvedev a dit qu'il considère la liberté d'expression et une société civile florissante comme essentiels et que la Russie doit y aller avec retenue lorsqu’elle fait la police de l'Internet.
«Dieu merci, nous vivons dans une société libre», a déclaré Medvedev le mois dernier dans un entretien avec Reuters. «Il est possible d’aller sur l'Internet et d'y trouver tout ce que vous voulez. À cet égard, il n'y a pas de problèmes d’accès fermé à l'information en Russie aujourd'hui, il n'y en avait pas hier et il n'y aura pas demain», a-t-il dit.

Reuters - 07/07/2008

 

not all pigs are cops 10"X9"
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Un blogueur russe condamné pour avoir insulté la police a défendu lundi son droit d'expression en Russie où l'internet, dernier îlot de liberté, est devenu la cible du ministère de l'Intérieur soucieux d'accroître le contrôle des sites Un blogueur russe condamné pour avoir insulté la police a défendu lundi son droit d'expression en Russie où l'internet, dernier îlot de liberté, est devenu la cible du ministère de l'Intérieur soucieux d'accroître le contrôle des sites "subversifs"."Je ne pense pas que j'aie commis un crime", a déclaré au cours d'une conférence de presse à Moscou Savva Terentiev, musicien de Syktyvkar (nord) condamné à un an de prison avec sursis après avoir écrit dans son blog qu'il détestait les policiers, appelant à les brûler vifs "comme à Auschwitz".Son avocat, Vladislav Kosnynev, a qualifié cette condamnation d'"illégale et infondée" annonçant qu'il en avait fait appel lundi et se disant prêt à aller jusqu'à la Cour européenne des droits de l'Homme à Strasbourg, le cas échéant.Savva Terentiev a admis que ses commentaires étaient "assez forts", sans pour autant vouloir revenir sur les termes qu'il avait utilisés.La police en Russie a la réputation d'être très corrompue et la plupart des Russes disent ne pas lui faire confiance, selon des sondages.Au procès, le procureur Lada Louzan a qualifié les déclarations de Savva Terentiev d'"acte d'extrémisme, puisque l'objet de l'incitation au crime était des individus exerçant des fonctions qui visent à protéger l'ordre et les lois"."Personne n'a prouvé en justice que les commentaires (de Savva Terentiev) avaient été dangereux pour la société", a réagi lundi Anton Nossik, blogueur et figure de l'internet russe.Il a par ailleurs dénoncé comme étant "absurdes" les tentatives de la police de contrôler le web.Le ministre russe de l'Intérieur Rachid Nourgaliev a appelé vendredi les députés à amender la loi sur les médias pour qu'il soit reconnu que l'internet est un média, ce qui permettrait de sanctionner les internautes pour la publication d'informations "extrémistes"."Aujourd'hui, la question de la responsabilité pénale pour incitation à l'extrémisme et au terrorisme sur le web devient de plus en plus d'actualité", a-t-il déclaré, d'après le site du ministère.Maria Gaïdar, militante du parti de droite SPS, qui s'est distinguée par une campagne contre le Kremlin extrêmement caustique menée sur l'internet avant les législatives de fin 2007 a également jugé "absurde" d'assimiler internet et médias, ce qui équivaudrait, dit-elle, à "déclarer comme mass média toute sorte de moyens de communiquer, textos, etc.".Interrogée par l'AFP, elle a cependant souligné que toute personne devait être responsable de ses dires, considérant que la condamnation de Savva Terentiev est "adéquate".Pour Alexeï Simonov, du Fonds de défense de la Glasnost, la démarche du ministre Nourgaliev a pour but d'envoyer un signal aux blogueurs qui jouissaient jusqu'à présent d'une "certaine liberté" dans un contexte de verrouillage du paysage audiovisuel et d'absence de toute discussion publique libre sur les sujets politiques."Dans la Russie actuelle, tout désaccord avec les autorités exprimé en termes forts peut être taxé d'extrémisme", déplore M. Simonov.Le Parlement russe a définitivement adopté il y a un an des amendements à la législation sur "l'extrémisme", décriés comme étant un moyen d'entraver l'action de l'opposition avant l'élection présidentielle de mars 2008 en Russie.Ces amendements ont introduit notamment dans le code pénal la notion de crimes et délits commis pour "des motifs de haine politique et idéologique", venant s'ajouter à ceux commis par haine raciale ou religieuse."C'est bête de considérer l'internet comme un média, mais qui a dit que nos autorités sont incapables de faire des bêtises ?", s'interroge ironiquement l'expert.

AFP - 14/07/2008

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31/07/2010

Révolutionnaires sectaires en Grèce : "Quelqu'un voulait faire taire un très bon journaliste d'investigation qui a dérangé beaucoup de gens avec ses papiers"

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petite étoile, kalash, UZI, poing "américain"... quel amoncellement d'inepties !

 

Grèce: nouvelle menaces de la "Secte des Révolutionnaires"

ATHENES (AP) — La "Secte des Révolutionnaires", un mouvement extrémiste grec qui a revendiqué mardi l'assassinat d'un journaliste tué le 19 juillet à Athènes, a menacé mercredi de transformer la Grèce en "zone de guerre".

"Nous sommes en guerre contre votre démocratie", affirme la "Secte des révolutionnaires" dans un communiqué adressé mercredi à un journal de la capitale grecque.

"Les touristes doivent savoir que la Grèce n'est plus un paradis sûr du capitalisme [comme Monaco]. Nous allons l'intention de le transformer en zone de guerre [?] d'activité révolutionnaire, avec incendies, sabotages, manifestations violentes, attentats et assassinats" contre des policiers, hommes d'affaires et des journalistes que le groupe considère comme corrompus.

Le communiqué accompagné d'un CD contenant une photographie de l'arsenal du groupe -des armes de poing et automatiques, munitions, chargeurs-, comporte une nouvelle revendication de l'assassinat du journaliste Sokratis Giolias.

Agé de 37 ans, marié et père d'un jeune enfant, Sokratis Giolias dirigeait la radio privée d'Athènes Thema FM et tenait un blog d'information à succès, "Troktiko", dans lequel il évoquait régulièrement des scandales financiers et politiques. [Il enquêtait sur une affaire de corruption impliquant des milieux d'affaires.] Il a été tué d'une quinzaine de balles provenant d'armes de poing déjà utilisées par le groupe lors d'autres attentats, selon la police.

D'après les enquêteurs, le quotidien d'Athènes Ta Nea a reçu mardi le communiqué de revendication de l'assassinat, comportant de nouvelles menaces contre la presse, la police et la justice.

L'assassinat du journaliste a été unanimement condamné par les médias et la classe politique. La "Secte des Révolutionnaires" est apparue après les émeutes de décembre 2008 en Grèce, déclenchées par la mort d'un adolescent tué par la police.

Le groupe a revendiqué en juin 2009 le meurtre d'un policier, Nektarios Savvas, qui protégeait un témoin dans un procès pour terrorisme, ainsi que l'attaque d'une chaîne de télévision privée, visée par des tirs et un engin explosif en février de l'année dernière également.

La Secte révolutionnaire avait revendiqué l'attentat contre la chaîne Alter, qui n'avait fait aucune victime, en accusant les médias de manipuler l'information pour soumettre l'opinion publique à l'Etat. "Journalistes! Cette fois nous sommes venus à votre porte, mais la prochaine fois vous nous trouverez chez vous", menaçait l'organisation, qui promettait de s'en prendre aux médias, à la police et à la classe politique.

Selon les résultats des expertises balistiques de la police, les deux armes utilisées pour assassiner Sokratis Giolias avaient déjà servi pour tuer Nektarios Savvas, et l'une d'elles avait aussi été employée pour l'attaque contre Alter ainsi que dans des tirs contre un poste de police en février de l'année dernière également.

Les autorités grecques sont confrontées à des attaques de plus en plus meurtrières de la part des groupes extrémistes depuis les émeutes de 2008. En juin dernier, une lettre piégée a tué un proche conseiller du ministre de la Protection civile dans leurs locaux, qui sont pourtant l'un des bâtiments les plus gardés de Grèce. AP

piqué sur tempsreel.nouvelobs.com - 27/07/2010

 

Le groupe d'extrême gauche grec [à bon ?] «Secte des révolutionnaires», qui a revendiqué l'assassinat à la mi-juillet d'un journaliste grec, a menacé de mort mercredi journalistes, policiers et personnel pénitentiaire. «Nous sommes en guerre contre votre démocratie», indique l'organisation, dans des déclarations publiées par le quotidien grec Ta Nea.

extrait piqué sur www.liberation.fr - 28/07/2010

 

Un nouveau terrorisme

Le récent assassinat, à Athènes, du journaliste Socrates Guiolias inquiète les autorités grecques. Huit ans après le démantèlement partiel du Groupe terroriste du 17 novembre [implication dans la mort de l'éditeur d'un journal conservateur Apogevmatin, Nikos Momferatos], elles sont confrontées à un nouvel extrémisme apparu dans son sillage, notamment celui de la « Secte des révolutionaires ».

extrait piqué sur DNA.fr - 31/07/2010

 

10:43 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/07/2010

Si vous disposez de renseignements, merci d'appeler le numéro vert de la brigade criminelle au : 0800 33 60 98. L'appel est gratuit et votre anonymat sera préservé

Prodiges et vertiges de l’anonymat payant

Le procès dit des « cinq de Villiers-le-Bel » a mis en lumière une nouvelle pratique indissociablement policière et judiciaire qui mérite d’être examinée avec attention : le recours à des témoignages anonymes rémunérés.

Rappel des faits. Deux jours après les émeutes, le 29 novembre 2007, le chef de l’Etat déclare, à l’occasion d’un discours sur la sécurité devant des policiers et des gendarmes réunis à la Défense : « Mettez les moyens que vous voulez (…), ça ne peut pas rester impuni, c’est une priorité absolue ». Le 3 décembre 2007, les services de police distribuent dans les boîtes aux lettres du quartier du Bois-Joli 2 000 exemplaires d’un tract ainsi rédigé : « La Police Judiciaire de Versailles recherche tout témoignage relatif aux coups de feu tirés contre des policiers au cours des soirées et des nuits du 25 au 26 et du 26 au 27 novembre 2007. Si vous disposez de renseignements, merci d’appeler le numéro vert de la brigade criminelle au : 0800 (…). L’appel est gratuit et votre anonymat sera préservé. Tout élément susceptible d’orienter favorablement les enquêtes en cours pourra faire l’objet d’une rémunération ». Dans la presse, Jean Espitalier, directeur régional de la Police judiciaire de Versailles, explique : « Nous avons fait ces tracts pour que les témoins des coups de feu soient assurés qu’ils pourront témoigner sous X et que les témoignages qui permettront de faire avancer les investigations seront récompensés à hauteur de plusieurs milliers d’euros ». De fait, plusieurs témoignages « sous X » sont ensuite recueillis au cours de l’enquête.

Première question : cette méthode est-elle légale ? Rien n’est moins sûr. L’article 15-1 de la loi n°95-73 du 21 janvier 1995, introduit par la loi dite Perben II du 9 mars 2004, prévoit bien la possibilité d’une rémunération, mais pas des témoins : « Les services de police et de gendarmerie peuvent rétribuer toute personne étrangère aux administrations publiques qui leur a fourni des renseignements ayant amené directement soit la découverte de crimes ou de délits, soit l’identification des auteurs de crimes ou de délits ». Bref, ce texte légalise – c’est d’ailleurs ainsi qu’il avait été commenté en son temps – la rémunération des indicateurs (l’arrêté correspondant du 20 janvier 2006 fait bien référence à « la rétribution de l’informateur »). Or, un indicateur n’est pas un témoin, un renseignement n’est pas un témoignage. En procédure, l’information émanant d’un indicateur se traduit par la rédaction d’un procès-verbal de renseignement judiciaire qui n’a pas, et pour cause, la même portée qu’un témoignage, même si, en matière pénale, la preuve est dite « libre ». Autrement dit, il n’y a certes pas de hiérarchie juridique des éléments de preuve dans une procédure pénale, mais il ne fait pas de doute que tous ces éléments n’ont pas la même forme ni la même force judiciaires (autre exemple : l’ADN du suspect retrouvé sur l’arme du crime pèse logiquement plus lourd qu’un témoignage indirect). Ne serait-ce que pour cette raison : le témoin prête serment de dire « toute la vérité, rien que la vérité ». S’il ment, il peut être poursuivi pour faux témoignage.

LA FIN NE JUSTIFIE PAS LES MOYENS

Le tract policier du 3 décembre 2007 mélange allègrement ces deux concepts : renseignement et témoignage. Cette confusion serait anecdotique si les enquêteurs n’avaient pas recueilli, en l’espèce, de témoignages anonymes au sens strict du terme, mais c’est précisément ce qu’ils ont fait ! Pour mémoire, la procédure de témoignage anonyme a été instaurée par la loi du 15 novembre 2001 « sur la sécurité quotidienne », soit près de trois ans avant le texte sur la rémunération des indicateurs. Son champ d’application a été élargi par la loi dite Perben I du 9 septembre 2002. Elle figure à l’article 706-58 du Code de procédure pénale. La personne qui en fait l’objet est explicitement désignée par la loi comme un « témoin » et non comme un « informateur ». Aucune rétribution de ce témoin n’est prévue. Juridiquement, la différence peut sembler faible, car il est à chaque fois question d’une personne dont les déclarations sont susceptibles de faire progresser l’enquête, mais il est significatif que le législateur n’ait jamais explicitement autorisé la rémunération des témoins, qu’ils soient d’ailleurs anonymes ou non. En pratique, la différence est de taille, car un « informateur » est susceptible d’entretenir des relations suivies avec les services d’enquête – d’où la possibilité de le rémunérer ! – ce qui n’est a priori pas le cas d’un témoin, sauf à ce que les mots n’aient plus aucun sens.

Par conséquent, la légalité d’un appel à témoins anonymes rémunérés et des témoignages ainsi recueillis est pour le moins douteuse.

Deuxième question : à supposer que cette pratique soit légale, est-elle judiciairement acceptable ? Concrètement, il n’est pas possible pour la justice de savoir à priori si les témoignages anonymes recuellis ont donné lieu ou non à rémunération par la police. En effet, il résulte de l’arrêté du 20 janvier 2006 que la rétribution des indicateurs relève de la compétence exclusive du directeur général de la police ou de la gendarmerie nationales. Autrement dit, il est parfaitement possible, et même très probable au regard du tract diffusé par la PJ de Versailles – mais sans qu’on ait pu en avoir la certitude formelle ! – que les fameux témoins anonymes du procès de Pontoise aient été en réalité des informateurs payés par la police. Quand on sait qu’un témoignage est fragile par définition (subjectivité, mémoire, intérêt à dire une chose plutôt qu’une autre…), quand on sait que le témoignage « sous X » l’est plus encore (déclarations plus floues – et donc plus difficilement vérifiables – pour éviter l’identification du témoin, effet de déresponsabilisation de l’anonymat…), on peut penser que le témoignage anonyme rémunéré – objectivement intéressé donc – est une aberration judiciaire. Il n’est pas anodin qu’une telle aberration ait surgi dans cette affaire où, parce qu’il était question de policiers d’une part et de « jeunes de cité » d’autre part, tout était permis : « Mettez les moyens que vous voulez… ». Au fondement du droit, de la justice et de la démocratie, il y a pourtant cette idée forte : la fin ne justifie pas les moyens.

Cette tribune a été rédigée avant que la Cour d’assises ne rende son verdict.

Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature

Lien vers le site du Monde :

http://www.lemonde.fr/idees/article...

 

piqué avec camaraderie sur  www.syndicat-magistrature.org -

 

 

10:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Guy-André Kieffer, les journalistes, la Côte d'Ivoire et la filière cacao

Côte d'Ivoire: trois journalistes incarcérés après une enquête sur la filière cacao

Ils refusent de livrer leur source et risquent notamment 12 mois de prison ferme et la suspension de leur journal.

Le tribunal correctionnel d'Abidjan a renvoyé mercredi au lundi 26 juillet son verdict pour trois journalistes, arrêtés à la suite de la publication de conclusions d'une enquête sur des malversations présumées dans la filière cacao en Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de fève brune.

Il s'agit du Français Théophile Kouamouo, directeur des rédactions du quotidien Le Nouveau courrier, ainsi que des Ivoiriens Stéphane Guédé et Saint Claver Oula, directeur de publication et rédacteur en chef. Inculpés de "vol de documents administratifs", "diffusion d'information sur un dossier judiciaire non encore évoqué à l'audience publique" et "révélation d'un document couvert par le secret", ils risquent 12 mois de prison ferme, une amende de 10 millions de francs CFA (environ 15 000 euros) et la suspension de leur journal.

Leur enquête devait faire l'effet d'une "bombe", écrivaient-ils la semaine dernière. D'après RFI, "sous le titre Le livre noir de la filière café-cacao, le quotidien privé détaillait "pillages" et "escroqueries" dont se seraient rendus coupables les barons du secteur".

La filière cacao, un sujet sensible

Le journaliste franco-canadien indépendant Guy-André Kieffer a disparu le 16 avril 2004 à Abidjan. Lui aussi enquêtait notamment sur des malversations dans la filière cacao en Côte d'Ivoire.

Selon leur avocat, le procureur Raymond Tchimou, qui a remis récemment au président Laurent Gbagbo les conclusions confidentielles de sa propre enquête sur la filière cacao ivoirienne, a exigé de connaître la source des journalistes.

"Les dossiers sont la propriété du parquet, ils ont été purement et simplement soustraits", a expliqué le procureur Fernand Oulaï. Pour lui, "le parquet a subi un préjudice grave" car une "partie du réquisitoire, point par point, virgule par virgule, a été reproduite par le journal".

Mais les journalistes ont refusé de révéler leur source. "Les journalistes n'ont pas obligation de révéler leur source, il n'y a pas eu de vol", ont répliqué leurs avocats constitués en collectif, évoquant la loi de 2004 sur la presse qui exclut les peines d'emprisonnement pour les journalistes. "On va créer un précédent qui va tuer la presse", ont-ils assuré.

Les organisations professionnelles, parmi lesquelles le Groupement des éditeurs de presse de Côte d'Ivoire (GEPCI) et l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (UNJCI), "soutiennent sans réserve" les journalistes mis en cause "dans leur refus de livrer leur source".

Mercredi, un comité de soutien avait fait le déplacement, la plupart des membres portant des T-shirts à l'effigie des trois journalistes sur lesquels on pouvait lire: "Liberté fragile pour le journalisme d'investigation!"

Piqué au tas sur LEXPRESS.fr avec AFP - 21/07/2010

 

Disparition de Kieffer - Le principal témoin retrouvé au Ghana

En complicité avec ses geôliers, le principal témoin de la disparition de Guy André Kieffer, s’est évadé en février de la prison.
Il a été arrêté au Ghana puis extradé à Abidjan.

Lago Gossé Charles, agent des services secrets à la présidence, a été mis sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan(Maca), le 20 décembre 2007 dans l’affaire de la disparition de « Guy André Kieffer». Il est accusé d’être l’un des témoins-clés de la disparation de ce journaliste franco-canadien. Ecroué sans jugement durant deux ans au bagne de Yopougon, Lago prend des habitudes et tisse des relations avec ses geôliers. Il s’agit des sergents Koulaté Zagba et Yapo Jean-Baptiste. Le 15 juin 2009, le détenu est admis à l’hôpital militaire d’Abidjan(Hma) pour recevoir des soins nécessaires à sa crise d’asthme. « Mes deux gardiens m’ont conduit à l’hôpital. Ils devaient me surveiller. Après les soins, nous sommes retournés à la Maca », affirme Gossé Charles. Mais les contacts entre lui et les gardes pénitentiaires se consolident au fil des mois. Car, explique le principal témoin dans l’affaire de la disparition de Guy André Kieffer, Koulaté Zagba est le cousin de son co-détenu. L’idée de s’évader de la prison bouillonne dans la tête de Charles. Selon lui, il avait un second rendez-vous à Hma avec son médecin traitant.
« Zagba venait tout le temps dans notre cellule. Il était accompagné de Yapo Jean-Baptiste. Pendant trois mois c’est-à-dire fin octobre à début décembre 2009, on a planifié mon évasion. Ils m’ont fait trois propositions. Il y a d’abord la possibilité de fuir en passant par le tunnel. Ou bien, ils me proposaient de sortir par le portail. J’ai rejeté ces deux propositions car j’étais malade et tout le monde me connaît à la Maca. Donc, j’ai opté pour le retrait bancaire. Il s’agissait de leur verser de l’argent. Je signale que ce sont eux-mêmes qui m’ont fait toutes ces propositions », soutient Lago Gossé Charles en ajoutant que sur les 3 millions Fcfa convenus il a remis à Zagba et Yapo la somme de 2,1 millions Fcfa.

Comment s’est déroulée l’évasion

Rendez-vous est pris en février 2010 pour le contrôle médical à Hma. Le détenu escorté par ses geôliers se rend chez son médecin. Ainsi, le plan de l’évasion se met en marche. Après l’examen médical, Charles « convainc » ses gardiens de faire un détour à Adjamé 220 Logements chez son beau-père. Selon lui, il devait leur remettre le reliquat de l’argent demandé. Sur place, Zagba et son collègue autorisent le prisonnier à monter tout seul à l’immeuble où se trouverait le fameux beau-père. Le prisonnier de Kieffer ne se fait pas prier pour prendre la poudre d’escampette. Les gardes pénitentiaires se rendent à l’évidence en début d’après-midi. Mais Lago Charles qui savait ce qu’il faisait traverse la frontière ivoiro-ghanéenne. Il passe trois mois en cavale au Ghana. En avril, il tente de quitter Accra en prenant un vol. Les services secrets ghanéens alertés le capturent à l’aéroport. Entre-temps, les deux geôliers sont écroués à la Maca pour connivence, corruption et évasion de détenu. Intercepté au pays des Black Stars, Lago Charles est extradé à Abidjan où il atterrit directement au violon de la brigade de recherches. Selon lui, il a passé trente-deux jours en garde-à-vue avant d’être conduit à nouveau à la Maca où l’attendaient ses nouveaux co-détenus : Koulaté Zagba et Yapo Jean-Baptiste. «J’ai été copieusement tabassé par les gardes pénitentiaires », lâche-t-il. Hier, Charles, Jean- Baptiste et Zagba ont comparu devant le tribunal des flagrants délits de Yopougon pour répondre des faits qui leur sont reprochés. Le témoin oculaire n’a pas la langue dans sa poche. Il déclare : «Dès mon arrivée à la Maca, j’ai pris des contacts avec le réseau d’évasion. Ce sont mes deux surveillants qui m’ont donné toutes les informations. En trois mois, nous avons planifié ensemble mon évasion depuis ma cellule. Je leur ai remis une enveloppe de 2,1 millions Fcfa. Il était question que je donne le reliquat. Suite à mon rendez-vous à Hma nous nous sommes rendus à Adjamé 220 logements où je devais leur remettre le reliquat avant de prendre la fuite. C’est ce qui a été fait ». La réplique ne s’est pas fait attendre. Elle est venue de l’avocat des deux gardes pénitentiaires mis en cause. «Mes clients ne reconnaissent pas les faits. Ils risquent leur emploi et jouent leur vie. Il n’y a pas de preuve qui atteste que mes clients ont reçu de l’argent. Mme le président, Lago Charles est un menteur notoire. Il a tourné en bourrique le monde entier sur le fait que le corps de Guy André Kieffer se trouve dans la forêt du banco. Les fouilles n’ont rien donné. Il a même cité des personnalités qui seraient impliquées dans la disparition du journaliste. Ce monsieur n’est pas crédible », soutient le conseil. Aux termes d’un débat long et houleux, le tribunal a renvoyé l’affaire au vendredi 30 juillet pour délibération. Bien avant cela, le procureur a requis 12 mois de prison pour les deux geôliers et 6 mois fermes pour le principal témoin de la disparition de Kieffer.

Un compte rendu d’audience de Ouattara Moussa

piqué au tas sur news.abidjan.net - 03/07/2010

 

et toujours rien sur l' assassinat du Directeur d’INTERPOL Côte d’Ivoire, le Commissaire Bridji ZOGOUE ?

09:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

21/07/2010

Massacre à la Kalachnikov, le "nouveau" scénario du spécialiste (anonyme) de la lutte antiterroriste


Attentats terroristes: la terreur par l'arme à feu

PARIS — Il est [à priori] plus facile d'utiliser une Kalachnikov que de fabriquer une bombe: pour de nombreux experts, le risque d'attaques terroristes par des play_terrorism.jpghommes [sexisme ordinaire] armés, tirant dans une foule sans défense, n'a jamais été aussi grand.

Pour confectionner un engin explosif, il faut en réunir les ingrédients, qui sont sous haute surveillance en Europe, en Amérique du Nord et dans tous les pays-cibles, et disposer d'un certain bagage technique [contrairement à l'amalgame entretenu dans certains articles de presse].

Le fiasco de Faisal Shahzad, qui a échoué à faire sauter une bombe maladroitement assemblée dans sa voiture à Times Square (New York) en mai a démontré que ce n'était pas à la portée du premier jihadiste venu [Os Cangaceiros, malgré ce que certains en disent, est plutôt un manuel de  désassemblage d'artifices et d'ultra-arnaques de ces 30 dernières années].

Mais pour commettre un massacre à l'arme automatique, il suffit d'en trouver [et surtout la munition qui va avec], ce qui ne pose aucun problème, de choisir des lieux fréquentés et d'appuyer sur la détente.

Le carnage de Fort Hood (Texas), au cours duquel le commandant Nidal Hassan a tué treize soldats américains, a été, au cours des derniers mois, présenté sur des forums jihadistes comme l'exemple à suivre.

Le 23 mai l'imam radical [tu noteras la glissade de la sémantique démocrate chrétienne, on passe du jihadiste à l'imam radical] américano-yéménite Anwar al-Aulaqi appelait dans une vidéo "tous les musulmans qui servent dans l'armée américaine à suivre l'exemple héroïque de Nidal Hassan, qui a tué des soldats en route pour l'Afghanistan et l'Irak".

Alors qu'il était, à son insu, enregistré par un policier infiltré du New York Police Department (NYPD), Mohamed Mahmoud Alessa, un Américain d'origine palestinienne arrêté le 5 juin alors qu'il tentait de quitter les Etats-Unis pour la Somalie disait: "Ils n'ont peur de toi que quand tu as une arme et que tu commences à les tuer".

Pour le professeur Louis Klaveras [Alain B. et Xavier R. n'étant pas disponible], du Center for Global Affairs de la New York University, "les gens aux Etats-Unis et en Europe devraient s'inquiéter: cela pourrait bien être le prochain modèle d'attaque terroriste".

bullet_penetration.jpgLes jihadistes "ont compris qu'ils doivent employer des moyens plus simples, plus disponibles, à condition qu'ils soient mortels", dit-il. "Une arme à feu l'est: vous pouvez tuer une douzaine de personnes en une minute. Les armes sont faciles à trouver et peu chères: aux Etats-Unis, vous trouvez quelque chose de très puissant pour 300 à 400 dollars !" [Fini la vieille propagande genre M. Powell secouant sont échantillon d'urine sous les yeux des caméras]

Dans un rapport publié fin mai, l'agence privée d'investigation et d'analyse Stratfor écrivait: "Il y a une très forte probabilité que des jihadistes liés à ou inspirés par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), le TTP pakistanais ou même les shebab somaliens tentent d'organiser des attaques simples, avec des armes à feu, dans un futur proche".[note que l'agence privée ne donne pas d'indication de lieu]

Le cauchemar de Bombay, où un commando d'islamistes pakistanais a fait 166 morts en novembre 2008 en jetant des grenades et tirant au pistolet-mitrailleur, a démontré la vulnérabilité des grandes villes à des offensives de ce genre.

Un scénario similaire en Europe ou aux Etats-Unis, par exemple dans des centres commerciaux à des moments d'affluence, empêche de dormir les spécialistes de la lutte antiterroriste [et c'est oublier les pétages de plomb de consanguins pur-souche en Europe, comme au McDonald de Porvoo en Finlande ou de l'adolescent meurtrier du collège de Winnenden en Allemagne].

A Paris, l'un d'eux, qui demande à ne pas être identifié [monsieur veut continuer à pouvoir acheter son pain], rappelle "que juste après Bombay, un exercice de coordination des secours et de la riposte a eu lieu au Ministère de l'Intérieur. Un scénario avec des tireurs dans Paris, à la Défense (banlieue parisienne), et à Lyon" (centre-est).

Mais "les terroristes n'ont - heureusement pour nous [blanc démocrate chrétien] - pas beaucoup d'imagination: ils sont souvent prisonniers de répertoires d'actions assez traditionnels. Ils reproduisent les mêmes schémas, presque toujours à base d'attentats et de bombes, de préférence dans les transports [l'auteur aurait pu préciser que c'est les transports en commun  (le ferroutage, niveau impact médiatique, c'est moyen, à moins qu'il ne s'agisse de train Castor)]".

De plus, selon lui, "nous n'avons pas pour l'instant détecté une perméabilité [et pourtant] entre les réseaux jihadistes et les réseaux mafieux qui trafiquent les armes de guerre. Pour l'instant, en France comme en Europe, ces armes de gros calibre servent à attaquer les fourgons blindés" [Alors Ne devient pas fou qui veut ? - Lacan].

piqué sur www.google.com - Michel MOUTOT (AFP) – 20/07/2010

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09:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/07/2010

Création d’une académie pour former les cadres du renseignement - texte de loi publié au JO

...L’académie aura pour missions de « concevoir, d’organiser et de mettre en œuvre des activités de formation initiale, de favoriser la coopération entre ces services, de participer aux actions de sensibilisation au renseignement ».

Lorsqu’elle sera opérationnelle [sic], « l’académie » formera les cadres des services de renseignement français, dont ceux dépendant du ministère de la Défense : la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), la Direction du renseignement militaire (DRM) et la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE ).

La création de cet organisme finalise la réforme du renseignement lancée au printemps 2008. Celle-ci est marquée par la fusion des Renseignements généraux (RG) et de la Direction de la surveillance du territoire (DST) au sein de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et par la création d’un coordonateur national du renseignement, placé sous l’autorité du secrétaire général de la Présidence de la République. Enfin, un Conseil national du renseignement (CNR) a été créé et se réunit sous la présidence du chef de l’Etat.

piqué au tas sur www.defense.gouv.fr

 

Le décret portant création d'une « académie du renseignement », chargée de la formation des agents du renseignement français, a été publié vendredi au « Journal officiel ». Un service à compétence nationale, directement rattaché au Premier ministre. Cette décision fait suite à la réforme du renseignement français lancée au printemps 2008. Environ 12.000 hommes et femmes sont chargés de la collecte du renseignement ou du contre-espionnage français. Elle a pour mission de « concevoir, organiser et mettre en oeuvre des activités de formation initiale et continue » de ces agents, de favoriser la coopération entre les services concernés et de participer aux actions de sensibilisation du renseignement.

piqué au tas sur Les Echos.fr

JORF n°0162 du 16 juillet 2010 page
texte n° 1


DECRET
Décret n° 2010-800 du 13 juillet 2010 portant création de l'académie du renseignement

NOR: PRMX1018039D

www.legifrance.gouv.fr

"Ces mouvements contestataires restent vivaces et se regroupent au gré des circonstances. Cela ne veut pas dire qu’ils ne font rien entre-temps : par exemple, ils ont suivi de très près les émeutes en Grèce, accompagnées d’assassinats politiques. En France, quelques clignotants s’allument."

 

21:16 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/07/2010

A Sevran, « Les policiers ont 100000 fois raison! »

 

6h 30, 150 policiers dans les cités de Sevran

Un kilo de cannabis, deux armes, une garde à vue.C’est le maigre bilan de la descente d’hier matin aux Beaudottes et à Cité-Basse.

Un air de déjà-vu flottait sur Sevran, hier au petit matin. A l’entrée des Beaudottes, policiers, douaniers et gendarmes mobiles contrôlaient chaque voiture. Permis de conduire, carte grise, contenu du coffre… Pendant ce temps, d’autres policiers, cagoules sur la pour certains, entraient dans les halls, sous l’œil presque impassible des lève-tôt du coin.

« Les policiers ont 100000 fois raison! » lâche un retraité qui vit ici depuis 1972, en allant chercher son pain. Pas moins de 150 fonctionnaires ont été mobilisés pour cette opération, qui s’est déroulée en même temps, de 6 h 30 à 9 h 30, à la Cité-Basse, à l’autre bout de la ville. Bilan : de bien maigres trouvailles, au regard de la réputation de plaque tournante de la drogue qui colle à ces quartiers.

Une quinzaine de halls ont été fouillés.

Un kilo de cannabis, un pistolet 9 mm, trois chargeurs de Kalachnikov, une voiture volée. Voilà ce qui a été découvert à Cité-Basse. Un calibre 12 a été saisi aux Beaudottes. Un suspect a également été placé en garde à vue. La police, qui le recherchait, n’a pas eu à le réveiller, il s’était fait interpeller la veille pour d’autres faits.[le flair, toujours le flair]

La descente d’hier matin était menée par plusieurs services. La police judiciaire agissait sur commission rogatoire, la sûreté territoriale dans le cadre d’une préliminaire. Pour le préfet Christian Lambert, il s’agit de continuer sans relâche sa politique d’occupation du territoire [ la cité ], notamment dans les halls d’immeubles. « Aller partout, à tout moment pour prouver qu’il n’y a pas de zone de non-droit est le leitmotiv du préfet, indique-t-on dans son entourage. L’opération de Sevran en fait encore la démonstration. »

Une quinzaine de halls ont ainsi été fouillés. « On ne peut que se réjouir que la police aille dans les quartiers, souligne Patrice Roques, adjoint (PS) au maire de Sevran, en charge de la tranquillité. Mais il faut aussi s’interroger sur la stratégie à long terme et que la guerre des halls ne s’oppose pas à la guerre des nourrices (NDLR : ces appartements utilisés pour se cacher, stocker de la drogue ou des armes). »

L’action d’hier matin, précise-t-on au parquet, intervient dans le contexte tendu qui règne à Sevran, où le trafic de drogue se mêle à des violences par armes à feu (lire ci-dessous). A Cité-Basse, où un jeune a miraculeusement échappé à la mort après avoir été atteint d’une balle à la tête, il y a une dizaine de jours, des habitants s’interrogent sur l’efficacité de telles descentes. « Lorsque les grands géraient le trafic, la cité était protégée, estime une habitante. Ils sont tombés, et la situation a changé. » Dans le quartier, la rumeur selon laquelle les trafiquants des Beaudottes voudraient avoir le monopole de la vente de cannabis, aux dépens de Cité-Basse, est prise très au sérieux.

piqué au tas sur le Parisien.fr - 17/07/2010

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13:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le sergent-chef du 13ème RG tué en Afghanistan était un militant du FN, annonce ce parti (actualisé) - blog Secret-Défence

Dans un communiqué que l'on peut lire sur son site internet, le Front national annonce que Laurent Mosic, sergent-chef au 13ème régiment du génie, tué le 6 juillet en Afghanistan " fut un militant actif du Front national et du DPS" (département protection sécurité), le service d'ordre du parti d'extrême-droite, sans donner plus de détails. "Jean-Marie Le Pen et le bureau du Front national présente à ses proches leur plus sincères condoléances" poursuit le communiqué. Laurent Mosic s'était engagé en 1990, à l'âge de 18 ans.

la suite ici

piqué au tas sur le blog Secret-Défence - 15/07/2010

 

http://www.ww2-history.com/wp-content/uploads/2010/02/sto.jpg

 

En France, les droits politiques et syndicaux des personnels militaires sont limités par la loi du 13 juillet 1972 portant statut général des militaires.

Les militaires n'ont pas le droit d'adhérer à des groupements ou à des associations à caractère politique. Ils peuvent cependant se porter candidats aux différentes fonctions publiques électives. À titre exceptionnel, ils sont autorisés à adhérer à un parti politique et à exprimer librement leurs opinions pendant les campagnes électorales. S'ils sont élus, ils sont placés en position de service détaché pendant la durée de leur mandat. Bien que non rémunérés, ils continuent alors à bénéficier des droits à l'avancement et à la pension de retraite. Ils sont réintégrés dans l'armée à l'expiration de la période de détachement.

L'article 7 du statut général des militaires restreint la liberté d'expression individuelle, qui ne peut s'exercer « qu'en dehors du service et avec la réserve exigée par l'état militaire ». En outre, les militaires sont liés par le secret et ne peuvent évoquer des questions politiques ou mettant en cause soit une puissance étrangère soit une organisation internationale qu'avec l'autorisation du ministre de la Défense.

L'expression collective des intérêts professionnels des militaires se heurte, quant à elle, aux articles 10 et 11 du statut général. Le premier leur interdit de se constituer en syndicats professionnels ou d'adhérer à des groupements professionnels, et le second exclut l'exercice du droit de grève.

Toutefois, une certaine forme d'expression collective se manifeste dans les instances de concertation internes et spécifiques aux forces armées.

La suite ici

 

 

00:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/07/2010

J’irai le dire à la Kommandantur

Kommandantur, place de l’Opéra.

Kommandantur, place de l’Opéra. Photographie André Zucca. Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

...Révélateur d’une société, un triste phénomène va connaître son âge d’or : la délation, généralement anonyme. Un nombre appréciable de Parisiens va être pris de fièvre épistolaire, les journaux, administrations et autorités d’occupation en reçoivent des sacs entiers, où il est bien difficile de séparer le bon grain de l’ivraie (on y renonce souvent d’ailleurs). La presse de la collaboration va jusqu’à s’en plaindre, c’est dire… Et sans aller jusqu’à la dénonciation, une menace prisée par les plus vils éléments est “J’irai le dire à la Kommandantur. À la Kommandantur, ce genre de dénonciations abusives, pour des motifs souvent futiles, provoque plus le dégoût à l’égard du peuple français qu’autre chose.
Activité, heureusement plus généralisée, est l’écoute de la radio anglaise. Car, chacun sait “Radio Paris ment, Radio Paris est allemand”....

 

 

piqué au tas chez embruns.net

22:42 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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