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12/07/2010

Retour sur le "procès du drame du 25 novembre 2007" de Villiers le Bel

 

 

Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, rendent visite au commissaire blessé lors des événements de Villiers-le-Bel, le 28 novembre 2007.

Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, rendent visite au commissaire blessé lors des événements de Villiers-le-Bel, le 28 novembre 2007. THOMAS COEX / AFP

 

extrait article de L'Express - 27/11/2007

Dimanche 25 novembre, dans l’après-midi, une voiture de police patrouille dans la cité. A 17 h 10, au niveau d’une intersection, une moto de cross de petite cylindrée, une Kawasaki non homologuée, serait arrivée très rapidement et aurait percuté le véhicule à l’avant gauche. Ejectés, le conducteur et son passager, non casqués, ont été tués. Trois témoins auraient confirmé cette version devant les enquêteurs de l’IGPN, la police des polices. D’autres ont insisté auprès des journalistes sur la lenteur des secours.

Il semble que les trois fonctionnaires impliqués aient lancé un message radio et aient été « exfiltrés » à l’arrivée de leurs collègues. Le commissaire de permanence a été roué de coups peu après son arrivée sur les lieux. Il souffre de fractures au nez et aux côtes. Au total, une quarantaine de policiers et de pompiers ont été blessés dans la soirée de dimanche.

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/villiers-le-bel-le-retour-de-flammes_468248.html

 

 

 

LE MONDE, 28.11.07

Villiers-le-Bel : la thèse de "la voiture de police vandalisée" contredite par une vidéo

Une vidéo amateur contredit l’une des affirmations de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) sur l’accident entre un véhicule de police et une mini-moto, dimanche 25 novembre à Villiers-le-Bel, qui est à l’origine des deux nuits d’émeutes.

Selon l’IGPN, chargée d’enquêter sur les circonstances de la collision, les images parues dans la presse montrant le véhicule avec l’avant défoncé et le pare-brise étoilé ne traduisaient pas la violence du choc mais s’expliquaient par des dégradations commises à coup de barres de fer après l’accident.

Cet élément est un des arguments avancés par la police (Le Monde du 28 novembre) pour appuyer la thèse d’une voiture circulant à faible allure et percutée par la mini-moto à l’avant gauche.

La vidéo, que Le Monde a pu visionner une première fois dimanche 25 novembre, vers 20 h 30, puis à nouveau, en détail, mardi 27 novembre, met à mal cette hypothèse.

Les images tournées quelques minutes après l’accident montrent un véhicule sérieusement endommagé, ce qui correspond aux photos publiées dans la presse. Elles vont dans le même sens que les déclarations de témoins qui disent avoir protégé le véhicule de toute exaction pour faciliter l’enquête.

L’auteur du film, que nous avons rencontré, souhaite rester anonyme. Désireux de faire la lumière sur l’accident, il a néanmoins transmis le document à Yassine Belattar, animateur sur la radio Générations 88.2, proche des familles des victimes, qui nous a autorisé à le copier pour pouvoir l’analyser.

Le cinéaste amateur dit avoir été averti "quelques minutes après les faits". Il est aussitôt descendu de son appartement situé à proximité immédiate des lieux. Il dit avoir commencé à filmer "très peu de temps" après l’accident, signalé aux pompiers à 17 heures, selon l’horaire communiqué par la procureure de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry. Il dit avoir commencé à filmer entre 17 h 15 et 17 h 20.

La vidéo, de qualité correcte, montre des habitants qui regardent les pompiers en intervention. Ces derniers prodiguent des massages cardiaques aux deux victimes. Des policiers sont présents.

Après quelques minutes, on voit arriver un véhicule du SMUR de Gonesse. Or, selon le SAMU du Val-d’Oise, averti de l’accident à 17 h 03, le camion d’intervention médicale est parti à 17 h 08 de l’hôpital de Gonesse qui se trouve à 5 kilomètres du lieu de l’accident, soit à 10 minutes environ en respectant les vitesses maximales. Selon nos calculs, le SMUR serait donc arrivé vers 17 h 18.

A cet instant, la position du véhicule, à cheval sur la chaussée et sur le trottoir, correspond très exactement à celle observée sur les photos de presse. La vidéo, qui montre le véhicule à de nombreuses reprises et sous plusieurs angles, permet de constater très clairement que le véhicule se trouve dans le même état que sur les premières photos publiées.

Dans les deux cas, le capot, tordu, remonte sur la partie droite, le pare-brise avant est étoilé et enfoncé vers l’intérieur du véhicule, le pare-chocs avant est arraché, ainsi que le phare avant droit.

LE POMPIER CONFIRME SA VERSION

Reste l’hypothèse de dégradations commises entre le moment de l’accident et le début de la vidéo. Or, les policiers affirment que les victimes n’ont jamais été laissées seules : présents sur place, ils auraient donc signalé d’éventuelles dégradations sur leur véhicule, ce qu’ils n’ont pas fait. Des dégradations survenues à ce moment supposeraient aussi que des jeunes se soient munis de barres de fer dans ce laps de temps et qu’ils s’en soient pris à la voiture alors que les deux adolescents gisaient au sol à proximité.

La vidéo montre aussi que les secours se déroulent dans un contexte relativement calme, au moins pendant la première partie. La tension semble monter vers la fin du film mais ne se traduit pas par des actes de violence.

Interrogés par Le Monde, la police et le ministère de l’intérieur maintiennent la version de l’IGPN selon laquelle, "probablement", le véhicule de police a été volontairement dégradé après l’accident. L’enquête ne cite pas de témoins directs de ces coups éventuels portés contre la voiture, mais s’appuie notamment sur le témoignage d’un major-pompier de Villiers-le-Bel, le premier responsable à être intervenu sur les lieux de l’accident.

Ce dernier a été entendu lundi soir par la police. Joint par Le Monde, il n’a pas souhaité donner son nom mais réitère sa déposition : "La première réflexion que je me suis faite quand j’ai vu les photos de la voiture de police parues dans la presse, c’est qu’elle n’était pas aussi dégradée quand je suis intervenu. Elle n’était pas dans l’état que j’ai vu sur ces photos. Le capot était certes abîmé, le pare-brise et la calandre gauche aussi mais du côté droit, ça tenait encore."

Le sapeur-pompier insiste : "Le véhicule ne ressemblait pas aux images, ça n’avait rien à voir. Quand je les ai vues, j’ai été choqué." L’expert technique mandaté pour déterminer le point exact de l’impact, lui, n’a pas encore rendu ses conclusions.

Luc Bronner et Isabelle Mandraud

piqué sur www.betapolitique.fr

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2007/11/26/v_8_ill_982357_299263.jpg

 

Villiers-le-Bel: enquête relancée sur la responsabilité de la police

 

VERSAILLES - Après l'avoir écartée, la justice va réexaminer l'éventuelle responsabilité des policiers dans la collision entre une voiture de police et une moto qui avait tué deux adolescents en 2007 à Villiers-le-Bel, déclenchant deux jours de violences entre jeunes et forces de l'ordre.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles a infirmé mercredi le non-lieu en faveur des policiers et ordonné un supplément d'information en vue "de la notification de la mise en examen du conducteur (du véhicule de police) du chef d'homicide involontaire", a déclaré Me Emmanuel Tordjman à l'issue d'une audience à huis clos.

Les quatre policiers, qui avaient été placés sous le statut de témoin, seront réentendus, selon l'autre avocat des familles des victimes, Me Jean-Pierre Mignard, qualifiant cet arrêt de "décision de justice et de paix".

Une ordonnance de non-lieu avait été rendue par un juge d'instruction de Pontoise le 23 octobre à propos de cette collision entre un véhicule de police et une motocyclette, qui avait coûté la vie à deux adolescents, Mushin et Lakamy, le 25 novembre 2007 à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise).

Les familles avaient fait appel.

"La responsabilité évidente, selon nous, des policiers ne pouvait être niée, quitte à arriver à une responsabilité partagée", a estimé Me Mignard, rappelant que les deux adolescents ne portaient pas de casque et roulaient au-dessus de la vitesse autorisée.

S'appuyant sur le rapport d'expertise, l'avocat a relevé que la voiture de police était en "phase d'accélération et roulait à 64 km/h sans gyrophare, ni avertisseur".

Me Mignard a également relevé la décision "rarissime" de la chambre de l'instruction de confier la poursuite de l'instruction au président de cette même chambre.

Le président de la chambre de l'instruction se chargera "d'interroger le policier sur le fond du dossier en présence des avocats des parties civiles et de le mettre en examen pour homicide involontaire", a confirmé une source proche du dossier, ajoutant que le chef de "mise en danger d'autrui a été abandonné".

"C'est une très très bonne nouvelle, cela redonne espoir aux familles, aux associations et à la ville alors que nous avions perdu un peu confiance en la justice", a déclaré à l'AFP un porte-parole du collectif Respect Vérité Justice, constitué après les violences à Villiers-le-Bel.

"Nous espérons que cela va éclairer certaines zones d'ombre", a-t-il lancé.

Du côté des syndicats, la section du Val-d'Oise d'Unité-Police/SGP a exprimé sa "surprise".

"L'instruction avait démontré la non-responsabilité de nos collègues. Mis en examen ne veut pas dire culpabilité. Nous faisons confiance à la justice pour que toute la lumière soit faite", a dit à l'AFP le syndicat, rappelant le "choc psychologique" subi par les policiers lors de l'accident.

Le syndicat de police Alliance a dénoncé une "décision qui s'incrit une nouvelle fois dans cette suspicion permanente à l'égard des policiers" et "assure de son soutien le plus total tous les policiers concernés par cette affaire et qui avaient été mis hors de cause par la justice".

Le drame du 25 novembre 2007 avait déclenché deux jours de violences entre jeunes et forces de l'ordre. Une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu, un commissaire roué de coups, des bâtiments publics et des commerces détruits.

www.lexpress.fr - AFP - 07/04/2010

 

10:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/07/2010

Hortefeux annonce le doublement des UTeQ

Le ministre de l'Intérieur a annoncé jeudi à Bobigny la création de 26 nouvelles Unités territoriales de quartier, portant ainsi leur nombre à 60. Leur création avait été gelée fin 2009, faute de crédits.

Faute de crédits, l'avenir des Unité territoiriales de quartier (UTeQ) semblait compromis. Brice Hortefeux a finalement changé d'avis et annoncé jeudi la création de 26 nouvelles UTeQ, portant ainsi leur nombre à 60. Il y a actuellement "34 UTeQ en France, je vais en augmenter le nombre de 26" unités, a déclaré le ministre de l'Intérieur, en déplacement à Bobigny, ajoutant que certaines de ces nouvelles unités seraient affectées à la Seine-Saint-Denis. Généralement composaient d'une vingtaine de policiers, ces "unités" ont pour mission d'intervenir dans des zones urbaines sensibles ciblées. Reprenant le rôle de la police de proximité -supprimée en 2002 par Nicolas Sarkozy-, elles ont aussi pour objectif de renouer des liens avec les habitants de ces quartiers, notamment avec les jeunes.

Les UTeQ ont été créée en avril 2008 par l'ancienne ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, peu de temps après les émeutes de Villiers-le-Bel. L'objectif de départ était d'en créer 100. Mais, fin 2009, faute de crédits suffisant, Brice Hortefeux avait annoncé le gel des créations de ces UTeQ. Le ministre aurait pris la décision de les relancer après avoir étudié un audit commun des deux inspections générales, celle de l'Administration et celle de la police nationale, qui concluait que les UTeQ avaient "prouvé à la fois leur utilité et leur efficacité".

"Une bonne chose", même si...

"Tout ce qui rapproche la police de la population est une bonne chose, commente Yannick Danio, délégué national du syndicat Unité SGP Police FO, principal syndicat des gardiens de la paix. Mais une question primordiale reste : où M. Hortefeux va-t-il ponctionner les effectifs alors que ceux-ci ne cessent de réduire?" Le syndicat rappelle ainsi qu'aucun gardien de la paix n'a été recruté en 2009 et que malgré le doublement annoncé des UTeQ, "on reste très loin du compte puisqu'à l'origine il devait y en avoir plus de 100". Du côté des officiers, Synergie Officiers se félicite également de la création de ces nouvelles unités qui représentent "un bon équilibre entre intervention et proximité" et qui "ne devraient pas nécessiter un sou supplémentaire puisqu'elles seront créées grâce à la fusion de petits services entre eux".

En revanche, le ministre n'a "pas pris de décision" quant aux Compagnies de sécurisation, créées en même temps que les UTeQ et actuellement au nombre de huit. "On va monter à 16, a indiqué jeudi le ministère de l'Intérieur, mais dans une configuration nouvelle, et elles changeront d'intitulé pour devenir des Compagnies départementales de sécurisation et d'intervention", a-t-on précisé de même source.

Par Alexandra Guillet le 24 juin 2010 à 11:34

piqué au tas sur lci.tf1.fr - 24/06/2010

 

 

Les Uteq, le nec plus ultra contre la délinquance en Ile-de-France

 

QUARTIERS - Cette police de contact a donné satisfaction dans le 93...

Les Uteq s'étendent hors de Seine-Saint-Denis. Comprendre les Unités territoriales de quartier. Ces groupes d'une vingtaine de policiers chacun - dont la philosophie est d'intervenir dans les cités sensibles tout en maintenant un lien fort avec la population - avaient été expérimentés au printemps 2008 dans le 93. En 2009, ils seront déployés dans huit autres communes franciliennes, selon une information révélée ce jeudi par «Le Figaro». Ils seront épaulés par des compagnies de sécurisation - aux missions proches de CRS mais avec une meilleure connaissance du terrain - en Essonne, dans le Val d'Oise et dans les Yvelines.

Selon la place Beauvau, la délinquance a baissé de 10% à La Courneuve, de 15% à Saint-Denis et de 20% à Clichy-Montfermeil entre avril et décembre 2008 par rapport à la même période en 2007. Les syndicats policiers approuvent donc tandis que Xavier Lemoine, maire (UMP) de Montfermeil, parle d'un «bilan excellent» : «C'est pas plus de police, c'est mieux de police!» Enthousiasme également à la mairie (PCF) de Saint-Denis où l'on reconnaît qu'il «n'y a plus les mêmes rapports tendus entre forces de l'ordre et population». Les caillassages réguliers des premiers mois auraient cessé en novembre.

Si la Seine-Saint-Denis n'a pas été retenue pour le déploiement de 2009, c'est «parce qu'il faut répondre à d'autres demandes», précise l'Intérieur. Au grand dam de Stéphane Gatignon, maire (PCF) de Sevran à qui la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie avait promis en mai une unité. «Je vais faire un courrier pour exprimer mon étonnement.» Chacun veut son Uteq.

Alexandre Sulzer

piqué au tas sur www.20minutes.fr - 22/01/2009

 

III. LA LUTTE CONTRE LES VIOLENCES URBAINES ET LA PRÉVENTION DE LA DÉLINQUANCE

A. UN EFFORT IMPORTANT POUR RENDRE L'ETAT PRÉSENT DANS LES QUARTIERS SENSIBLES

1. Un déploiement progressif des UTeQ

a) Le débat sur la police de proximité

La police communautaire, la police de proximité sont des pratiques de la police qui, sous des formes diverses, ont été mis en oeuvre dans la plupart des pays occidentaux au cours des dernières années. Ces pratiques consistent en un alliage réussi entre la prévention, la répression, la coopération avec les habitants et avec les autres institutions, la connaissance du territoire et la qualité du « service rendu », qui doivent finalement permettre de faire reculer le sentiment d'insécurité. Selon les pays, l'accent sera davantage mis sur tel ou tel aspect : ainsi, aux États-Unis ou au Royaume-Uni, la dimension de participation de la population au travail de la police sera mise en avant, tandis qu'elle reste pour l'essentiel étrangère à la conception française du maintien de l'ordre.

En France, la loi d'orientation et de programmation relative à la sécurité du 21 janvier 1995 a pour la première fois explicitement mentionné la police de proximité. Cependant, celle-ci a été mise en place entre 1997 (année du colloque de Villepinte) et 2002, avec la création de nouvelles structures déconcentrées, commissariats et postes de police, devant permettre de rapprocher la police de la population.

Si cet objectif était en soi pertinent, sa mise en oeuvre était plus discutable. En effet, les nouvelles structures ont souvent fixé les policiers sur des lieux déterminés au détriment de leur présence sur la voie publique, et les horaires d'ouverture des commissariats et postes de police ne permettaient pas d'assurer une présence tardive et nocturne, pourtant indispensable pour contenir la délinquance.

Depuis 2002, les bons résultats obtenus dans la lutte contre la délinquance générale et de proximité coexistent avec une grande difficulté à améliorer sensiblement la sécurité dans les « quartiers difficiles », où les modes opératoires de la police ne semblent pas permettre de traiter les spécificités de la délinquance. Les interventions des forces de police prennent alors essentiellement une forme réactive, passagère, et ces interventions, de par leur caractère ponctuel même, apparaissent de plus en plus arbitraires à la population.

b) Les caractéristiques des UTeQ

Ce constat a justifié l'expérimentation des Unités territoriales de quartier (UTeQ) à partir de 2008.

Le gouvernement a insisté sur la différence entre ces UTeQ et la police de proximité telle qu'elle a été supprimée en 2002. En effet, les nouvelles UTeQ doivent être imprégnées de la même « culture du résultat » que les autres forces de police, qui a permis d'obtenir de bons résultats en termes de baisse de la délinquance. Elles doivent ainsi exercer un rôle de répression autant que de prévention, arrêter les délinquants et alimenter les procédures judiciaires.

Selon les termes officiels, ces unités territoriales de quartiers ont ainsi pour objectifs de « lutter contre la délinquance et les violences urbaines, de rechercher le renseignement opérationnel et de développer le lien de confiance entre la police et la population » pour « aller au devant des faits ou des événements et y donner des réponses immédiates », seules ou avec des renforts adaptés et immédiatement disponibles, de manière privilégiée des compagnies de sécurisation (voir ci-dessous). Elles devront ainsi lutter contre les faits de délinquance, de violence et les trafics, en identifiant les délinquants ou les fauteurs de troubles et en procédant à leur interpellation.

Ces unités se voient assigner des objectifs à partir, notamment, de l'analyse des données fournies par l'état 4001 des crimes et délits et de la main courante informatisée, ou de données qualitatives venant, par exemple, des partenaires, des élus ou des associations présents sur le site. Les UTeQ doivent progressivement développer la connaissance des quartiers et de leur population et y créer des liens de confiance.

Le « renseignement opérationnel » sur lequel insiste le ministère, consiste notamment dans l'identification des délinquants, des fauteurs de troubles, et des trafiquants, et sera utilisé par les services chargés des enquêtes judiciaires - les brigades de sûreté urbaine ou départementale, les services de la police judiciaire, les groupes d'intervention régionale ou les services départementaux d'information générale.

Les UTeQ sont organisées en patrouilles pédestres ou portées. Selon les quartiers, chaque vacation est assurée par 8 à 10 policiers, réellement présents sur le terrain, ce qui nécessite l'affectation d'un effectif global de 21 à 24 policiers par UTeQ, tous volontaires. Les policiers des UTeQ doivent assurer une présence continue selon des plages horaires adaptées aux spécificités locales de la délinquance. Ainsi, elles sont présente le samedi et le dimanche et en soirée.

Contrairement à l'ancienne forme de la police de proximité, les UTeQ ne rendent pas nécessaires l'ouverture de nouveaux postes de police. En effet, l'administration ou le suivi des procédures judiciaires n'incombent pas aux UTeQ, qui se concentrent sur la présence effective sur la voie publique.

Après l'ouverture des premières UTeQ en 2008 dans le département de la Seine-Saint-Denis, à Marseille et à Toulouse, trente-cinq UTeQ sont désormais opérationnelles. Un total de 100 UTeQ devait initialement être créé avant la fin 2009. Cependant, le dispositif ne sera finalement généralisé qu'après une évaluation, qui sera conduite en 2010 afin d'en ajuster en tant que de besoin le fonctionnement. En effet, le premier bilan de l'activité des UTeQ est globalement positif mais certaines difficultés se sont manifestées.

Ainsi, l'effet de l'activité des UTeQ sur les statistiques de la délinquance semble positif : la délinquance en Seine-Saint-Denis a diminué de 12 % à Clichy-sous-Bois et à Saint-Denis, avec une diminution allant respectivement jusqu'à 24 % et 30 % de la délinquance de voie publique. Cependant, la délinquance a augmenté de 5 % à la Courneuve.

En outre, les premières UTeQ ont parfois dû subir des actions violentes du fait même de leur nouveauté et du projet de « reconquête » de certains quartiers dont elles sont porteuses, comme à Villiers-le-Bel en mai 2009. Le risque est en effet que l'arrivée des UTeQ provoque une « lutte de territoire » avec la minorité la plus active et la plus violente présente dans le quartier.

Ce risque doit être cependant en partie maîtrisé grâce au soutien dont les UTeQ doivent bénéficier. En effet, elles sont appuyées au niveau départemental par des compagnies de sécurisation.

2. Les compagnies de sécurisation

Les UTeQ traduisent une approche territorialisée de la sécurité. Or, le maillage territorial des UTeQ connait certaines limites en termes d'effectifs dans les zones présentant un caractère particulièrement sensible en fonction de l'actualitéì (par exemple : des risques d'affrontements dans certains quartiers), des horaires de la journée, des périodes de l'année (vulnérabilitéì de certains commerces aÌ l'approche des fêtes), ou exposés, statistiquement, aÌ certains types de délinquance récurrents (vols aÌ l'arracheì,vols d'automobiles, trafics de stupéfiants...).

Les compagnies de sécurisation sont ainsi le complément logique des UTeQ. Chaque compagnie constitue en effet une réserve opérationnelle projetable dans tout le département, placée sous l'autorité du directeur départemental de la sécurité publique, dans des départements choisis en raison de leur taux de criminalité élevée, en particulier sur le plan des violences urbaines.

Les compagnies de sécurisation se substituent ainsi aux forces mobiles de la police nationale et de la gendarmerie nationale (CRS et gendarmerie mobile) dans leurs missions de sécurité publique (par opposition aux opérations de maintien de l'ordre public pour lesquelles ces forces mobiles ont été créées et qui constituent toujours leur vocation première), pour lesquelles elles ne sont pas réellement adaptées. En effet, les CRS et les gendarmes mobiles ne sont pas projetables à la demande en fonction des besoins des unités territorialisées, étant toujours susceptibles d'être mobilisés pour le maintien de l'ordre lors de manifestations, d'événements festifs ou sportifs, etc. En outre, ils ne sont pas formés à l'intervention de sécurité publique dans des conditions difficiles, sur des terrains qu'ils ne connaissent pas et n'ont pas à connaître du fait de leurs missions propres.

La compagnie de sécurisation est, comme les UTeQ, composée de fonctionnaires de police volontaires et spécialement formés, notamment pour des interventions dans les violences urbaines. Elles sont équipées de lanceur de balles de défense et de Tasers, ainsi que de mini-caméras clipées à l'uniforme des chefs de patrouille, devant permettre de collecter des preuves lors des interventions. Les policiers opèrent aussi bien en civil qu'en uniforme et l'unité dispose de véhicules et de motos. Le personnel en uniforme assure notamment un rôle préventif et dissuasif, tandis que l'action des policiers en civil est davantage orientée sur les interpellations pour vols aÌ la tire, les vols de véhicules et les trafics, qui nécessitent souvent un travail de recherche et de filature.

Le personnel des compagnies de sécurisation bénéficie d'une formation spécifique, visant à permettre l'intégration rapide aÌ un dispositif collectif d'intervention, l'interpellation de l'auteur d'un délit au sein d'un groupe et celle d'individus montés aÌ bord d'un véhicule, ou encore l'intervention en renfort de policiers en difficultéì ou blessés.

La première compagnie de sécurisation, composée de 150 policiers, a été installée à Paris le 8 décembre 2003 par le ministre de l'intérieur, au sein de la direction de la police urbaine de proximité, sous la responsabilité du préfet de police. Outre ses interventions pour améliorer le sentiment de sécurité sur la voie publique, il était indiqué que la compagnie était également susceptible d'intervenir ponctuellement dans le cadre des plans antivols à main armée, ou d'opérations conjointes de contrôles routiers avec les services des douanes au titre de la lutte contre divers trafics. La compagnie de sécurisation de Paris fut employée, souvent aux avant-postes d'une compagnie CRS, par exemple lors des événements de la Gare du Nord en mars 2007, des émeutes de Villiers-le-Bel en septembre 2007 ou pour le dispositif de sécurité du parcours de la flamme olympique en avril 2008.

Une nouvelle compagnie de sécurisation comprenant 113 personnels a ensuite été installée à Bobigny le 30 septembre 2008, dans le cadre du plan de cohésion pour la Seine-Saint-Denis, susceptible d'intervenir également à Rancy, Saint-Ouen, Villetaneuse et Noisy-le-Sec, voir sur un périmètre plus large. Cette compagnie est dotée d'une quarantaine de véhicules et de motos.

Désormais, sept compagnies de sécurisation sont opérationnelles, dans les Bouches-du-Rhône (100 personnels), la Haute-Garonne (100 personnels), l'Essonne (96 personnels), le Bas-Rhin (60 personnels), les Yvelines (67 personnels), le Val d'Oise (50 personnels) et la Seine-Saint-Denis (140 personnels).

Notons qu'en zone gendarmerie, les brigades de proximité sont appuyées par des gendarmes mobiles constitués en détachement de surveillance et d'intervention (DSI).

piqué au tas sur www.senat.fr - http://www.senat.fr/rap/a09-106-11/a09-106-11.html

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08/07/2010

La France adopte la vidéosurveillance

La France adopte la vidéosurveillance

Des petites communes aux villes les plus circonspectes en matière de vidéosurveillance, 23 000 caméras équipent déjà 1 200 localités françaises.

Le contrôle des images…

Depuis deux ans, un pas semble avoir été franchi en France en matière de vidéosurveillance qui n’est plus un tabou. Le territoire français compte donc désormais quelque 23 000 caméras, et “5 200 doivent être installées d’ici la fin de l’année”, selon le ministère de l’Intérieur.
En Ile-de-France, c’est le syndicat des transports régional (le Stif) qui a débloqué le 2 juin de nouveaux crédits permettant de doubler le nombre d’autobus équipés de vidéoprotection, passant ainsi à 2 000 véhicules sous surveillance électronique.
Même les petits villages se mettent à la page, toutes tendances politiques confondues. Avec douze nouvelles caméras, Saint-Tropez a rejoint les 1 200 communes françaises qui ont recours à la vidéoprotection.
Aujourd’hui, les clivages politiques gauche-droite ont volé en éclats. La vidéoprotection est devenue un critère de sérieux pour les villes, les entreprises et les petits commerçants exercent désormais un chantage sur les élus pour la mise en place de caméras. Quant aux citoyens, la plupart sont persuadés que les caméras sont susceptiblesde régler les problèmes d e sécurité pour eux et leurs enfants. Les caméras font désormais partie intégrante du paysage urbain et on ne les remarque même plus.


Mais, pour l’heure, il n’existe pas d’autorité de contrôle au plan national, ce que déplore Alex Türk, président de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) : “Lorsqu’il s’agit d’un secteur où le grand public est filmé, il n’y a que la préfecture qui est habilitée à déclencher un contrôle. Le problème, c’est qu’aujourd’hui les préfectures ne font pas assez ce travail de contrôle. Personne ne vérifie que la loi est appliquée partout de manière égale, ce qui est anormal. Il est vital que les Français aient l’assurance qu’il n’y a pas de dérives avec leurs images, et qu’il y ait une autorité nationale qui harmonise et contrôle tous les systèmes de vidéosurveillance.” En réponse au président, un amendement autorisant la CNIL à déclencher des contrôles inattendus sur les systèmes de vidéosurveillance publics a été voté en commission des lois au Sénat.

Evelyne Guitard

www.videosurveillance-infos.com - 05/07/2010

 

Jean-Louis Blanchou à la tête du Comité de pilotage stratégique pour le Développement de la vidéo protection

Comme l’avait annoncé le Président du Comité de pilotage stratégique pour le développement de la vidéo protection, lors de son dernier entretien pour la lettre Vidéosurveillance Infos en mars dernier, l’heure de la retraite a sonné pour Philippe Melchior. Jean-Louis Blanchou, nommé Préfet hors cadre par décret du 20 mai 2010 (JORF n°0116 du 21 mai 2010), lui succède donc en tant que « Responsable de la mission pour le développement de la vidéo protection ».

Dans un entretien accordé à Vidéosurveillance Infos, Jean-Louis Blanchou a donc confirmé que, par décision ministérielle, il devenait Responsable de la mission pour le développement de la vidéo protection (et non Président, NDLR) ; mais « ceci ne remet pas en cause l’existence du Comité de pilotage stratégique qui est une structure qui va continuer à fonctionner et que je vais bien évidemment présider et animer», a tenu à préciser l’ancien directeur de la sûreté et du management des risques chez Aéroports de Paris.

« Mes nouvelles missions, au sein de ce comité de pilotage, tournent autour de trois axes »

Conforter la dynamique, mettre l’Etat au cœur de cette dynamique, donner aux différents services de l’état une doctrine pour utiliser les images : voici les trois priorités de Jean-Louis Blanchou, dans ses nouvelles fonctions.

Conforter la dynamique
Le nouveau Responsable de la mission pour le développement de la vidéo protection déclare vouloir tout d’abord poursuivre et accentuer la dynamique créée par son prédécesseur et ses collaborateurs « de manière à ce que les collectivités locales, les établissements scolaires et les sociétés de logements sociaux s’équipent le plus rapidement possible en matériel de vidéosurveillance, et fassent fonctionner ces dispositifs. »

Partenariat avec les services publics
« Avant d’installer des caméras, il faut réaliser un plan d’actions dont la vidéo protection est un des éléments ; et il faut le faire avec les services de police et de gendarmerie ainsi que les services préfectoraux. »
Selon Jean-Louis Blanchou, les référents sûreté doivent pouvoir conseiller les élus et participer à l’étude du dossier technique « de manière à s’ assurer que les projets sont réalisés dans des budgets raisonnables, car les dispositifs les plus chers ne sont pas toujours les plus performants et ne sont pas toujours nécessaires ». A ce titre, le Responsable de la mission annonce que chaque département est à présent pourvu de référents sûreté, ceux-ci étant dorénavant tous formés et prêts à « jouer leur rôle au moment de l’instruction du dossier ». Toujours dans cet axe, Jean-Louis Blanchou affirme sa volonté d’encourager le déport d’images « pour que les commissariats ou la gendarmerie puissent bénéficier des images qui sont prises sur la voie publique via les collectivités qui s’équipent. » Cette action serait prise en charge à 100% par les crédits du FIPD.

Le 24 juin dernier, lors du grand débat organisé par Pierre Cohen sur le bien-fondé de l’évolution du dispositif de caméras de vidéosurveillance urbaine, Jean-Louis Blanchou déclarait que le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, avait demandé aux inspections générales un rapport sur les modalités permettant d’accroître l’efficacité de la vidéosurveillance.

Donner aux différents services de l’état une doctrine pour utiliser les images
Concernant ce troisième axe, le Préfet annonce l’élaboration d’une ‘doctrine d’emploi’ : « il faut que nous puissions fournir aux services de police et de gendarmerie ainsi qu’aux collectivités, des règles pour une utilisation des images exploitées la plus efficace possible, tant pour la prévention que l’élucidation des faits. » Or, constate ce Haut Fonctionnaire, « la sécurité publique, les services de renseignement et les services chargés de l’ordre public n’ont pas forcément tout à fait les mêmes besoins et les mêmes façons d’utiliser les images. » C’est la raison pour laquelle une codification lui paraît nécessaire. Une réflexion va donc être engagée, à ce sujet, dans les prochaines semaines, pour aboutir à la rédaction de cette doctrine très prochainement...

Enfin, Jean-Louis Blanchou a évoqué les actions qui devront être engagées pour limiter le coût de fonctionnement des dispositifs de vidéo protection "afin de ne pas rendre la charge trop lourde à supporter pour les budgets des communes " (mutualisation des achats, emploi de la vidéosurveillance intelligente permettant de limiter le nombre d'opérateurs...)




Jean-Louis Blanchou
Né en 1948, Jean-Louis Blanchou a étudié à l'École Nationale d'Administration (ENA), après être passé par l'Etablissement National Supérieur des Sciences Agronomiques de Dijon et l'Ecole nationale supérieure agronomique de Montpellier (ENSAM).
Il a donc tout naturellement commencé sa carrière comme ingénieur au Ministère de l'Agriculture avant d’embrasser la carrière préfectorale en 1982. Puis, il passe par le Ministère du Commerce, le Ministère de la Justice et le Ministère de l'Economie et des Finances, est nommé Secrétaire général pour l’administration de la police à Versailles, puis obtient le grade de Préfet, cette fois, à la préfecture de police, avant de devenir directeur de la sûreté et du management des risques chez Aéroports de Paris en 2002.
Virginie CADIEU

www.videosurveillance-infos.com - 04/07/2010

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05/07/2010

David Pujadas dans le moule - Le Plan B

Communiqué : David Pujadas reçoit sa laisse d'or

samedi 3 juillet 2010

Le 30 juin 2010 vers 21 h 30, alors que le présentateur du journal télévisé de France 2 David Pujadas quittait les bureaux de France Télévisions, une délégation l’attend sur le trottoir pour lui remettre le trophée le plus convoité du Parti de la presse et de l’argent (PPA) : la Laisse d’or.

L’objet, composé d’un collier en métal robuste et d’une lanière en cuir véritable, avait été acheté le jour même dans une quincaillerie parisienne et enduit d’une fine mais alléchante couche de peinture dorée. Une boîte de cirage, une brosse et un plumeau multicolore doté, selon son fabricant, du pouvoir d’« attirer la poussière » complétaient la panoplie.

En décernant ce kit au présentateur du « 20 heures » de France 2, les organisateurs entendaient récompenser le « journaliste le plus servile », comme ils l’ont expliqué au Plan B, qui passait par là. Selon eux, Pujadas mérite la Laisse d’or pour son amour des euros (12 000 euros de salaire mensuel), sa haine des syndicalistes [1] et son dévouement pour les puissants, réaffirmé récemment dans le film culte de Denis Jeambar, Huit journalistes en colère (Arte, 9.2.10), qui le montrait fustigeant la surmédiatisation des humbles : « Le journalisme des bons sentiments, c’est aussi une bien-pensance. C’est l’idée que, par définition, le faible a toujours raison contre le fort, le salarié contre l’entreprise, l’administré contre l’État, le pays pauvre contre le pays riche, la liberté individuelle contre la morale collective. En fait, c’est une sorte de dérive mal digérée de la défense de la veuve et de l’orphelin. »

La cérémonie fut brève mais solennelle. Au moment où le journaliste « en colère » s’apprête à enfourcher son scooter, le comité des fêtes surgit d’un arrêt de bus pour l’acclamer, le couvrir de confettis et lui enrouler sa laisse autour du cou (qu’il a fort bas). Le récipiendaire ne cache pas son émotion, laquelle redouble lorsque ses hôtes entreprennent de dorer intégralement son scooter en le vaporisant de peinture aérosol. « Vive le laquais du Siècle ! Vive le roi des laquais ! », exulte la foule en liesse, cependant que la monture du présentateur se métamorphose en carrosse royal (voir photo).

Sans doute intimidé par cette profusion d’hommages, et soucieux manifestement d’y convier les vigiles, David Pujadas prend alors ses jambes à son cou pour s’engouffrer dans l’immeuble de France Télévisions, où le sas de sécurité le retient une bonne trentaine de secondes, le temps pour l’assistance de se disperser dans la bonne humeur. On le verra ensuite donner l’ordre aux vigiles de recouvrir la selle plaquée or de son carrosse d’une bâche en plastique. Après quoi il grimpera dessus et quittera fièrement les lieux dans une explosion de dorures et de vrombissements.

David Pujadas n’a pas souhaité donner plus de retentissement à son embouffonnage. Mais que le public se rassure : les images de la scène figureront dans le prochain film de Pierre Carles…

Notes

[1] Exprimée notamment lors de son interview en direct de Xavier Mathieu, le porte-parole CGT des grévistes de l’usine Continental de Clairoix, le 21 avril 2009. Lire à ce propos « Des journaux télévisés face aux “violences” des salariés » sur le site d’Acrimed, http://www.acrimed.org/article3132.html.

piqué avec camaraderie sur Le Plan B

 

vidéo sur une idée du Jura Libertaire

 

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03/07/2010

Les diseurs de figues ou sycophantes

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La chancellerie donne des instructions sur "la mouvance anarcho-autonome"

Dans une note adressée le 13 juin à l'ensemble des parquets, le ministère de la justice met l'accent sur une "multiplication d'actions violentes (...) attribuées à la mouvance anarcho-autonome", en demandant aux tribunaux, pour chaque affaire de ce genre, de se dessaisir au profit de la section antiterroriste de Paris. Ces consignes, inspirées des notes des renseignements généraux qui insistent depuis plusieurs mois sur le sujet, ont provoqué, jeudi 26 juin, la colère du Syndicat de la magistrature (SM). L'application de ce courrier, accuse-t-il, permettrait "une extension quasi illimitée d'une législation d'exception".

Dans un communiqué intitulé "La direction des affaires criminelles voit des terroristes partout", le syndicat dénonce le zèle du ministère de Rachida Dati : "Cette manière de procéder devrait ainsi permettre - au prétexte bien commode et très consensuel de lutter contre le terrorisme - de renforcer la répression à l'encontre des différents acteurs du mouvement social."

Dans sa note, le ministère justifie sa démarche en expliquant que cette mouvance "se caractérise notamment par des liens entretenus avec des ressortissants de pays tels que l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Belgique, la Grèce et la Grande-Bretagne et peut afficher un soutien à d'autres mouvances terroristes". Il poursuit : "Outre des inscriptions réalisées sur des bâtiments publics, cette mouvance s'est caractérisée par la commission d'actions violentes en différents points du territoire national au préjudice de l'Etat et de ses institutions (préfecture, douane, administration pénitentiaire)." Le ministère cite "des destructions de véhicule", "des jets d'engins incendiaires contre des bâtiments publics" ou des "manifestations de soutien à des prisonniers ou d'étrangers en situation irrégulière (...), parfois avec violence". "Nous y voilà !", réagit le SM.

Faisant état de "réunions régulières d'évaluation de la menace", Guillaume Didier, porte-parole de la chancellerie, estime que "le SM commet une grave confusion". "Les manifestations, même lorsqu'elles donnent lieu à des violences, relèvent du droit commun et le resteront", affirme-t-il.

POIGNÉE D'INDIVIDUS

Jusqu'à présent, dans la catégorie très imprécise de "mouvance anarcho-autonome", la police a interpellé une poignée d'individus, notamment trois jeunes à Toulouse qui transportaient un explosif en novembre 2007. Quelques mois plus tôt, un livre, L'insurrection qui vient, rédigé par un "Comité invisible" anonyme (éditions La Fabrique), avait suscité l'émoi. Sur la foi des notes des RG, la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, a donc agité à plusieurs reprises la menace de groupuscules d'extrême gauche favorisée par l'effondrement du PCF.

Par rapport aux années 1970, marquées par une idéologie très anticapitaliste, cette résurgence se manifesterait, selon un spécialiste, par une "myriade de contestations institutionnelles" qui craint que leur intensité ne finisse par atteindre "ce qui se passe en Italie et en Grèce". Ces derniers mois, rien n'est venu le confirmer. "Il n'y a rien de nouveau", indique un haut responsable policier. Les alertes à la bombe sur des TGV de Savoie, début juin, assorties d'une lettre de revendication en italien qui faisait référence aux Brigades rouges et à l'ex-activiste italien Cesare Battisti, provenaient d'un individu isolé, pas d'un activiste.

Isabelle Mandraud

piqué sur Le Monde - 28/06/2008

 

Dati vise l'ukra-gauche [sic]

Le ministère de la Justice demande au magistrat de l'antiterrorisme de se saisir des agissements d'une «mouvance anarcho-autonome» aux contours bien flous

Ils étaient militants d'extrême gauche. Ils sont désormais classés «terroristes». Le 19 janvier, journée nationale de manifestations contre les centres de rétention, Yvan et Bruno sont interpellés alors qu'ils se rendent à Vincennes. Ils transportent des pétards, des crève-pneus et un fumigène fabriqué avec du chlorate, du sucre et de la farine. Quatre jours plus tard, à Vierzon, deux personnes sont arrêtées par les Douanes. Elles ont sur elles du chlorate de soude, des plans de la prison pour mineurs de Porcheville. Et l'une d'elles a le même ADN que celui retrouvé sur des engins incendiaires sous une voiture de police en mai 2007. En prison, elle est DPS (détenu particulièrement surveillé). Les autres ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire en juin. Leurs dossiers sont joints, et tous sont mis en examen pour «association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste». Ce qui signifie qu'ils ne relèvent pas du droit commun, qu'ils sont sous le coup d'une législation d'exception, celle de l'antiterrorisme. «Ca fait froid dans le dos», comme l'ont écrit Bruno et Ivan sur le Net : «L'Etat criminalise la révolte; et, face à cette colère qu'il ne parvient ni à gérer ni à récupérer, il isole et désigne l'ennemi intérieur.»

La garde des Sceaux, Rachida Dati, a d'ailleurs adressé le 13 juin une petite note à tous les procureurs de France pour attirer l'attention sur «la multiplication d'actions violentes [...] susceptibles d'être attribuées à la mouvance anarcho-autonome». La direction des affaires criminelles demande ainsi aux magistrats saisis de telles affaires d'«informer dans les plus brefs délais la section antiterroriste du parquet de Paris» en vue d'un «dessaisissement à son profit». Soit «une extension quasi illimitée d'une législation d'exception» qui scandalise le Syndicat de la Magistrature. D'autant que la dépêche, pour mieux définir les contours de la pseudomouvance, ajoute : «C'est aussi à l'occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d'étrangers en situation irrégulière que ses membres s'expriment, parfois avec violence.» Comme ces «faiseurs de provocations», ces «semeurs de désordre» dont le porte-parole de l'UMP a parlé après l'incendie du centre de rétention de Vincennes ? Pourquoi pas RESF (Réseau Education sans Frontières) aussi ? La note du ministère de la Justice inquiète pour ça : «Au motif de lutter contre le terrorisme, elle permet de renforcer la répression à l'encontre des différents acteurs du mouvement social», explique Hélène Franco. Mais le porte-parole de la chancellerie, Guillaume Didier, ne veut surtout pas de «cette confusion», assure qu'on «ne cherche pas à poursuivre les auteurs de mouvements sociaux». C'est Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur et ancien directeur de «Valeurs actuelles», qui donne une définition du nouveau danger : «Les anarcho-autonomes font partie de la mouvance d'ultra-gauche la plus radicale. Es n'appartiennent à aucun mouvement politique ou syndical et ne se reconnaissent dans aucun d'entre eux. Es sont contre le système et prônent l'action violente pour le déstabiliser.» Finalement, le problème, comme le dit Guillaume Didier, «c'est qu'il s'agit d'une «mouvance»... Et c'est comme Al-Qaida, c'est flou.»

piqué sur hebdo.nouvelobs.com - sem du 31/07/2008

 

Sommet de l'intégration à Vichy : des manifestants interpellés

Ils ont été arrêtés après une rassemblement qui avait réuni près de 2.000 personnes contre la politique européenne d'immigration, débattue dans cette ville à l'occasion d'une conférence controversée. Trois policiers ont également été blessés, plusieurs voitures brûlées et des vitrines de commerces brisées.

La préfecture de l'Allier a annoncé qu'une trentaine de personnes ont été interpellées et trois policiers blessés après une manifestation, lundi 3 novembre dans la soirée, à Vichy, contre la politique européenne d'immigration, discutée dans la ville lors d'une conférence européenne controversée.

"Un groupe de plus de 200 manifestants s'est livré durant et après la manifestation à des exactions contre les forces de l'ordre, notamment attaquées à l'aide de projectiles", a expliqué la préfecture dans un communiqué.
"Trois policiers ont été blessés, dont un par un engin incendiaire. Les sapeurs-pompiers appelés à intervenir ont fait l'objet de jets de pierres", a-t-elle ajouté.

"Casseurs"

Lors de ces incidents, dus à des "casseurs" sans lien avec la manifestation, ont souligné ses organisateurs, cinq voitures ont été incendiées, les vitrines de plusieurs commerces brisées, des véhicules et des mobiliers urbains endommagés à Vichy et à Cusset (banlieue de Vichy), a poursuivi la préfecture.
"Les forces de l'ordre sont rapidement intervenues pour mettre un terme à ces violences. Elles ont procédé à une trentaine d'interpellations", a-t-elle conclu.
La manifestation, qui a débuté vers 18h00, a rassemblé au total deux milliers de personnes. Les incidents ont entraîné des tirs de gaz lacrymogène par des CRS en faction. Dans une certaine confusion, le cortège s'est dispersé vers 19h30.

"C'est Hortefeux qu'il faut virer"

Certains des manifestants scandaient: "C'est pas les immigrés, c'est pas les sans-papiers, c'est (Brice) Hortefeux [le ministre français de l'Immigration, organisateur de la conférence, ndlr] qu'il faut virer" ou "Français, immigrés, égalité des droits", d'autres portaient symboliquement des masques blancs désignant par un mot une minorité ethnique ou sociale.
Tout aussi symbolique, la présence d'enfants de déportés rassemblés sous la banderole de l'Union des Juifs Français pour la Paix (UJFP), indiquant "Non à l'Europe forteresse, non à la criminalisation des sans-papiers...oui, cette politique nous rappelle Vichy".
Un peu avant le début du cortège, une poignée de manifestants déguisés en prisonniers de camps de la Seconde Guerre mondiale avaient été interpellés. Le but affiché de ce groupuscule altermondialiste: "faire l'amalgame" entre la période vichyste et l'époque actuelle.

Les prémices des politiques des années 30

"Nous dénonçons l'évolution inquiétante des politiques migratoires au niveau européen, qui nous rappellent les prémices des politiques qui ont mené à la déportation à la fin des années 30", a expliqué Xavier Renou, à la tête du groupuscule, avant d'être interpellé.
Ces manifestants ont été relâchés, a annoncé la police lundi soir. Deux autres ont en revanche été interpellés, pour "désordre à la loi" lors de la manifestation unitaire.
La troisième conférence ministérielle européenne sur l'intégration, qui intervient après l'adoption du Pacte européen sur l'immigration et l'asile lors du sommet de Bruxelles du 16 octobre, a débuté lundi à Vichy.
A Paris, une trentaine de personnes se sont également rassemblées pour protester contre la conférence de Vichy.
La troisième conférence ministérielle européenne sur l'intégration, qui intervient après l'adoption du Pacte européen sur l'immigration et l'asile lors du sommet de Bruxelles du 16 octobre, a débuté lundi à Vichy.

piqué sur tempsreel.nouvelobs.com - 04/11/2008

 

Le terrorisme sociétal: «Une vraie menace pour l'avenir»

Un employé de la SNCF inspecte la caténaire d'une voie ferrée, le 11 Septembre 2008 à Strasbourg

Un employé de la SNCF inspecte la caténaire d'une voie ferrée, le 11 Septembre 2008 à Strasbourg Patrick Hertzog AFP/Archives

PROTESTATION VIOLENTE - Le sociologue Jean-François Daguzan revient sur l'interpellation des dix militants «d'ultra gauche» impliqués dans l'affaire des catenaires SNCF...

Militants «d'ultra gauche mouvance anarcho-autonome» qui s'en prennent aux caténaires SNCF et ont été interpellés ce mardi matin, Front national anti radars, groupuscule AZF: les groupes aux revendications floues mais aux actions violentes inquiètent le ministère de l'Intérieur. Jean-François Daguzan, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique et auteur de «Terrorisme(s). Abrégé d'une violence qui dure» (éd. du CNRS), revient sur ce mode protestataire qui vise les symboles de l'Etat français ou du capitalisme et semble en pleine expansion.

Que vous inspire les derniers développements de l'enquête?
Si l'action de ce groupuscule d'ultra-gauche est confirmée, il semble qu'on soit dans le modèle du terrorisme sociétal. On a vu avec la Fnar que la protestation se traduit par des moyens violents envers des éléments symboliques. Le radar est un objet extrêmement symbolique, la SNCF est aussi un symbole très clair de l'Etat français, à moins que l'on ne vise plus spécifiquement le TGV. En attaquant ce fleuron, les activistes peuvent s'en prendre à la technologie triomphante, ou au grand capitalisme. Une logique de chantage n'est pas à exclure non plus: on avertit les autorités qu'on peut provoquer un accident de TGV.

Que pensez-vous de cette mouvance d'ultra gauche?
Il est encore trop tôt pour parler en détail de ce groupuscule. Mais il faut souligner que la crise financière, qui est partie pour durer, favorise ce type de comportement anticapitaliste. On s'attaque aux instruments de la déshumanisation.

C'est nouveau?
Non, cette tendance, que j'appelle le «terrorisme sociétal», est latente depuis plusieurs années. Et croissante. Ce genre d'action violente est apparu aux Etats-Unis dans les années 80 avec les mouvements anti-IVG qui n'avaient pas hésité à tuer des médecins pratiquant l'avortement. Et puis on a eu les terroristes écologistes, les militants radicaux de la cause animale. En Europe, le «terrorisme sociétal» est apparu en 2003 en Italie avec «Aquabomber», un mystérieux personnage qui contaminait les bouteilles d'eau dans les supermarchés au nom de vagues revendications alter-mondialistes. Tous ces gens ont des objectifs très différents, mais il y a une forme de regroupement dans la détestation de la société actuelle.

On a quitté l'ère de la désobéissance civile...
Pour celle de la protestation violente. Un des exemples les plus marquants, ce sont les émeutes qui entourent les réunions du G8, comme à Gênes en 2001, avec le «Black Front». C'est un terrorisme qui prendra de plus en plus d'importance.

Comment en est on arrivé là?
A cause du durcissement de la vie dans nos sociétés, d'un chômage endémique... Ce qui est frappant, c'est aussi l'absence de raisons politiques. La «victoire» de la démocratie libérale a éteint tous les espoirs de changement politique radical. Jusqu'en 1981 en France, on pouvait croire au grand soir, dans les rues et même dans les urnes. Cette hypothèse n'existe plus.

Ces groupes sont donc différents de ceux des années de plomb?
Oui, ils sont plus spontanés, plus hétérogènes, moins structurés pour la prise de pouvoir par rapport à l'ancienne école. Ces groupes agrègent des post soixante-huitards avec beaucoup de gens en marge ou en conflit avec la société. Dans le cas de la Fnar, on avait un anarchiste individualiste, en guerre contre la société et ultra réactionnaire. Mais le spectre est large. On retrouve cette protestation violente dans des occupations d'usine avec des employés prêts à tout pour défendre leur entreprise menacée de fermer: explosions, rejet de substances toxiques dans la nature, séquestration de responsables du personnel…

C'est un problème sérieux...
A force, ce ne sont plus des cas isolés. Plutôt les prémices de mouvements qui resteront erratiques, spécifiques, mais qui vont former une véritable catégorie. Et une vraie menace pour l'avenir.
Recueilli par Mathieu Grégoire

piqué au tas sur 20minutes.fr - 11/11/2008


L'arrestation éclair du commando anti-TGV

Soupçonnées de plusieurs actes de sabotage contre la SNCF, notamment ceux commis samedi, dix personnes ont été placées hier en garde à vue. Il s'agit de cinq hommes et de cinq jeunes femmes de la mouvance ultragauche.

ILS NE SONT pas nombreux, mais ils ont réussi à mettre une belle pagaille. Les responsables présumés du sabotage de plusieurs lignes TGV samedi, action qui a entraîné le retard de 160 trains, ont été interpellés hier. Sur les vingt personnes appréhendées, dix ont été placées en garde à vue. Elles sont jeunes, de 23 à 34 ans, il y a autant de garçons que de filles, et elles appartiennent toutes à la mouvance anarcho-autonome. En marge des partis , ces activistes de l'ultragauche préfèrent l'action radicale au combat par les urnes ou les assemblées générales. « Une résurgence d'un terrorisme d'extrémistes » Pour les pouvoirs publics, ces arrestations éclairs sont une immense satisfaction. Le de la République, , et la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, ont souligné hier la qualité du travail des enquêteurs et son efficacité. Du côté de la SNCF, président comme syndicats, c'est surtout le soulagement qui prédomine : aucun cheminot ne figure parmi les personnes arrêtées. Pour Didier Le Reste (CGT cheminots), il était ainsi « impossible d'imaginer que des cheminots en activité ou en retraite puissent casser leur outil de travail ». Evoquant des « actes odieux », Bernard Aubin (CFTC transports) estime, lui, que ces arrestations contribueront à « lever le climat de suspicion ». Satisfaits, les syndicats rappellent néanmoins que les auteurs des actes de malveillance commis en novembre 2007 courent toujours. Le milieu anarcho-autonome dans lequel les interpellations d'hier ont eu lieu était depuis plusieurs mois dans le collimateur des services de renseignements. La récente multiplication d'actions attribuées à cette mouvance avait renforcé la surveillance des différents acteurs de cette frange ultraminoritaire. Plusieurs notes des renseignements généraux (RG, disparus depuis au profit de la Direction centrale du renseignement intérieur) affirmaient « redouter une résurgence d'un terrorisme d'extrémistes de droite ou de gauche ». En juin, le Syndicat de la magistrature (SM) s'était ému d'une note du ministère de la Justice alertant les parquets sur « une résurgence de faits en lien avec la mouvance anarcho-autonome ». En date du 13 juin, cette note attribue à ces activistes, pêle-mêle, des « inscriptions », des « actions violentes (…) au préjudice de l'Etat et de ses institutions (préfectures, douanes, administration pénitentiaire…) », la saisie « d'explosifs » ou bien encore des « jets d'engins incendiaires ». Aussi minoritaires qu'ils sont radicaux, les acteurs de la mouvance anarcho-autonome sont à distinguer des militants d'extrême gauche traditionnels. C'est ce qu'a souhaité rappeler Olivier Besancenot hier, affirmant que les méthodes de sabotage « n'ont jamais été, ne sont pas et ne seront jamais » celles de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Selon plusieurs spécialistes, l'élection de Nicolas Sarkozy serait l'un des facteurs qui auraient ravivé l'activisme de ces groupuscules.

piqué au tas sur Le Parisien.freuh - 12/11/2008

 

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Brice Hortefeux : " Vichy Über Alles ! "

« Je ne ferai pas de politiquement correct. Je revendique à mort le choix de Vichy » - La Montagne du 21 septembre 2008

 

Bien entendu les habitants de Vichy ne sont pas responsables de l’installation du gouvernement de Pétain, mais il est difficile de ne pas voir une nouvelle provocation de Brice Hortefeux dans le fait de réunir les ministres européens de l’Immigration sur le lieu même d’un régime qui s’est illustré par sa politique discriminatoire à l’égard des étrangers.

Le choix de Vichy n’aurait sans doute pas été contesté si le thème retenu — “ l’intégration ” — n’avait pas évoqué un des aspects les plus condamnables de ce régime.

On comprend le souhait des Vichyssois de dissocier l’image de leur ville du souvenir du régime de Pétain. Mais il y a deux manières bien différentes de “ réhabiliter la ville ” : montrer qu’il n’y avait pas que des notables pétainistes, mais également des résistants courageux dont il faut retracer et honorer le combat, ou bien demander que l’on cesse de parler des crimes du régime de l’Etat français. Les termes qu’il utilise pour dire son « ras-le-bol » laisse penser que Brice Hortefeux a choisi la seconde option et qu’il considère le régime de Vichy comme un “ détail ” dont on n’aurait que trop parlé.


Brice Hortefeux, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement durable, a prononcé un discours à Bruxelles le 10 septembre 2008 [1] consacré à « la gestion des flux migratoires et la mise en place d’un Pacte européen sur l’immigration et l’asile ».

« Conscient de l’importance du sujet de l’intégration, il a déclaré qu’il organisera, les 3 et 4 novembre prochains à Vichy, la troisième conférence ministérielle sur ce sujet, après celles de Gröningue en 2004 et de Postdam en 2007. »

« On va mettre fin à l’opprobre sur cette ville, a-t-il déclaré au Figaro. Ce sera la première réunion internationale depuis soixante ans à Vichy, l’ancienne capitale de la France de Pétain. »

Le 19 septembre 2008, à Vichy, en clôture du congrès des cadres de l’ANAEM [2], Brice Hortefeux est revenu sur le sujet, dénonçant « le crétinisme » de certaines associations qui voient là une provocation au passé. « Il faut arrêter avec ces bêtises, arrêter de faire payer à Vichy tous les péchés du monde. » Et il concluait : « Je ne ferai pas de politiquement correct. Je revendique à mort le choix de Vichy » [3].

A propos du sommet de l’Intégration prévu à Vichy les 3-4 novembre prochain

par le CVUH, le 18 septembre 2008

« Honnêtement, on en a ras le bol de cette histoire du passé », par ces mots, Brice Hortefeux expliquait le 28 juin dernier lors d’un meeting sur l’Europe sa décision d’organiser un sommet de l’Intégration à Vichy les 3-4 novembre prochain. Il s’agirait d’en finir avec l’opprobre qui pèse sur la ville depuis un demi-siècle. Le débat déjà ancien sur l’amalgame entre le nom d’une ville et la désignation de l’Etat français dirigé par le Maréchal Pétain rebat alors son plein. Une proposition de loi avait d’ailleurs déjà été déposée par le député Gérard Charasse le 26 mars 2003 visant à « substituer, dans les communications publiques invoquant la période de l’État français, aux références à la ville de Vichy, l’appellation “ dictature de Pétain ” » [4].

L’idée est donc claire : la ville souffrant de son involontaire fusion terminologique avec l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de France, rebaptiser la période vichyste permettrait de s’alléger de ce lourd fardeau. C’est oublier un peu vite qu’on ne joue pas innocemment avec les mots qui qualifient le passé et que leur réécriture touche immanquablement à la réalité même de ce passé et de sa perception historique. Même si l’on ne peut que comprendre l’irritation ou le malaise des habitants de la ville de Vichy, il faut rappeler que l’on parle couramment, dès l’été 40, dans les journaux de l’époque de « gouvernants » ou « gouvernement » de Vichy tant chez les opposants que chez les Vichystes. La BBC évoque les "hommes de Vichy" dès juin 1940, et ce, jusqu’en 1944. L’expression d’usage, devient donc très vite courante. La formule utilisée par les acteurs de l’époque condense le caractère collectif de ce gouvernement, et, par là même, sa nature officielle. Elle le constitue symboliquement en tant qu’Etat français. En insistant au contraire sur « la dictature de Pétain », on vient substituer une dimension personnalisée à une réalité plurielle : Laval n’était pas Pétain, Darlan n’était pas Laval etc… Ce faisant, on retrouve entre les lignes le discours des tenants de la version gaullienne du régime de Vichy qui partage la France entre traîtres et patriotes et vise à déconnecter ce moment historique de la continuité de l’Etat français. Rappelons au passage que, dans son discours de 1995, Le président Chirac affirmait la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des Juifs de France, et qu’aucune lecture sérieuse de cette histoire ne peut prétendre revenir sur ce point. Pourtant, en mai dernier à Ouistreham, Nicolas Sarkozy, dans son discours, réitérait cette vision éculée en affirmant que « la vraie France n’était pas à Vichy », et que «  La vraie France, la France éternelle, elle avait la voix du général de Gaulle, elle avait le visage des résistants ».

Dans ce contexte, la décision de Brice Hortefeux ne peut que nous alerter. Que ce ministre, élu de la région Auvergne, se targue d’en attendre un retournement symbolique de l’image de Vichy ne doit pas masquer le cynisme qui consiste à proposer un sommet européen de l’« Intégration » sur le lieu même d’un régime qui s’est illustré par sa politique discriminatoire et criminelle à l’égard des étrangers. Les lois antisémites d’Octobre 1940 restent, en outre, une marque indélébile, non de la ville, mais de la prise en charge de l’antisémitisme par l’Etat français replié à Vichy. Mais l’enjeu politique est aussi ailleurs et plane autour de son cri du cœur : « Ras le bol de cette histoire du passé » largement applaudi par l’assistance le jour de sa prononciation. Plus largement, on y retrouve la tendance actuelle du gouvernement à dessiner les contours de l’« âme de la France » (version lyrique) ou de l’« identité nationale » (version politique) en tentant d’estomper les périodes les plus noires de l’histoire. L’anti-repentance agit encore ici comme un opérateur politique qui empêche l’intelligibilité du passé en détournant les regards vers un présent dépourvu des composantes historiques les plus embarrassantes. Notre travail d’historiens consiste cependant à rappeler que seule la compréhension des enjeux propres à un moment historique - aussi sombres soient-ils - permet la projection d’un avenir collectif qui repose sur un passé pleinement assumé.

Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire

« Ras le bol de l’histoire du passé de Vichy ! »

Voici une vidéo qui circule déjà depuis quelques temps. On y voit Brice Hortefeux, l’inénarrable « ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement » défendre l’idée d’un sommet européen de l’intégration à Vichy.

Si la rhétorique laisse rêveur (« ras-le-bol de cette histoire du passé »), l’argument lui n’est pas nouveau : il s’agit de lever l’opprobre qui pèse symboliquement sur la ville et de refermer les plaies du passé.

Sous couvert d’anti-repentance, c’est une nouvelle relecture « positive » de l’histoire qui est encore proposée. S’il s’agissait seulement d’associer plus largement la ville de Vichy à l’heure européenne (en préférant au passage le thème de l’intégration à celui du droit d’asile initialement prévu…), passe encore. Plus inquiétant : dans cette volonté de neutraliser l’image négative de la ville, un projet de loi a même été déposé en 2003 pour rectifier l’appellation « régime de Vichy » en « dictature de Pétain ».

Samuel Kuhn [5]

Notes

[1] A l’occasion d’une réunion conjointe du Parlement européen et des Parlements nationaux des Etats membres et des États candidats à l’UE.

[2] ANAEM : Agence Nationale d’Accueil des Etrangers et des Migrations.

[3] La Montagne du 21 septembre 2008.

[4] Référence : http://www.assemblee-nationale.fr/1....

« Les signataires du projet, initié par Gérard Charasse, ne mesurent sans doute pas la portée (notamment juridique) de leur texte qui individualise un régime autoritaire complexe (en le réduisant à une dictature personnelle), tout en déresponsabilisant l’Etat, les élites et l’administration.
« L’enfer est pavé de bonnes intentions… » [Samuel Kuhn]

[5] Les commentaires de Samuel Kuhn ont été publiés sur le site Mediapart.


piqué chez www.ldh-toulon.net - 30/09/2008

15:26 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/07/2010

Nostalgies nauséabondes sur Nokia... Adolf vibre toujours trois fois...

Heil's bells ?


German faces jail for Adolf Hitler mobile phone ring tone

A German man is facing up to six months in prison for having a speech by Adolf Hitler as mobile phone ring tone.

The 54-year-old had the speech - in which the Nazi leader pledged the "destruction of world Jewry" if Germany was "dragged" into war - programmed into his Nokia phone.

Passengers aboard a train in Hamburg heard the ring tone several times during a journey and reported him to police who seized him at the end of his journey.

When he was taken into custody, police also found swastika stickers and photos of Hitler on the telephone with the words "The greatest commander of all time".

He was charged with violating the German constitution, which expressly forbids public displays of the Nazis and all their works.

piqué au tas chez www.telegraph.co.uk - 30/06/2010

LE FUN-FASCISME

piqué avec camaraderie sans demander chez Consanguin

Conneries pour Portable

Télécharge les conneries les plus cool sur ton portable

 

20:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Lycée moderne d’Adjamé/ Des gendarmes chassent les candidats des salles - Mian Augustin exige la reprise ultérieure des épreuves de Philosophie

Situation incroyable et rocambolesque que celle vécue par des centaines de candidats au Bac au Lycée Moderne d’Adjamé, hier mardi 29 juin 2010 lors de la composition des épreuves de Philosophie. Alors que les candidats sous le coup de 10 h étaient en pleine composition, un détachement d’environ une cinquantaine de gendarmes armés de fusils Kalachnikov, de pistolets et de gourdins fait irruption au Lycée moderne d’Adjamé, demandant aux élèves de quitter l’établissement. Ces gendarmes auraient avant tout tabassé leurs frères d’armes policiers en mission de surveillance dans ce lycée. Ils auraient également selon des sources, déchiré des copies d’examen des élèves. Ces éléments des forces de l’ordre (sic) se présentent comme étant les gendarmes de la promotion 2005-2007. Sous la menace de leurs armes, ils ont intimé l’ordre aux candidats de sortir des salles. Contraints, ces derniers s’exécutent sans aucune résistance. Selon leurs propos, il s’agit pour eux par cette incursion, de réclamer leurs primes de guerre qu’ils appellent « primes haut les cœurs » que leur doit l’Etat de Côte d’Ivoire. Informé de la situation, le SG de la Fesci, Mian Augustin, est aussitôt arrivé sur les lieux sur le coup de 11h suivi vers midi par M. Gilbert Bleu-Lainé, ministre de l’Education nationale. Une réunion de crise a eu lieu automatiquement entre les différents responsables des examens audit lycée. Le ministre demande après avoir consulté ses subordonnés que les candidats reprennent aux environs de 13h les épreuves de Philosophie pour enchainer après avec celles d’Histoire-Géographie. Ce que refuse Mian au nom des élèves. Pour ce dernier, les candidats ont été traumatisés par la descente des gendarmes, et ne peuvent pas composer sept (07) heures d’affilée sans se reposer. Le SG de la Fesci a indiqué qu’il s’agissait là, d’un suicide. Après consultations, le ministre a abondé dans son sens et décidé d’ajourner la composition de Philosophie à une date ultérieure. Toutefois, les candidats ont composé comme il se devait pour les épreuves d’Histoire-Géographie. Mian Augustin a demandé que la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsables soient punis
Olivier Guédé

piqué chez Abidjan.net - 30/06/2010

 

07:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

30/06/2010

La démocratie chrétienne à l'oeuvre, du terrorisme au port du bracelet électronique...

Le terrorisme est islamique et d’extrême-gauche

Michel Janva , le 30 juin 2010

Le Directeur central du renseignement intérieur (DCRI), le préfet Bernard Squarcini, déclare :

"Nous déjouons deux attentats par an. [...] Le mois dernier, nous avons démantelé une filière franco-tunisienne entretenant des liens avec le Maroc.

Les candidats au djihad partaient de la région parisienne pour les zones afghanes et pakistanaises. Certains sont morts au combat sur place. D'autres comptaient revenir commettre un attentat. Nous avons aussi mis au jour la première filière marocaine à destination de la Somalie, dont l'organisateur était installé à Paris. Avant, je vous rappelle il y a eu l'affaire Adlène Hicheur, chercheur en physique des particules élémentaires au Cern à Genève, enrôlé par al-Qaida au Maghreb islamique, qui proposait comme cible le site du 27e bataillon des chasseurs alpins en Haute-Savoie. Ou encore le cas de ce converti ans qui avait planifié fin 2008 un attentat à la voiture piégée à l'islam de 29 contre un bâtiment public (éventuellement le siège de la DCRI à Levallois).

[...]Lors de grands sommets comme à Strasbourg, Vichy ou Poitiers, nous apercevons toujours une frange de l'ultragauche autonome cultivant une certaine thématique anticarcérale, antinucléaire, antisécuritaire. Ces mouvements contestataires restent vivaces et se regroupent au gré des circonstances. Cela ne veut pas dire qu'ils ne font rien entre-temps: par exemple, ils ont suivi de très près les émeutes en Grèce, accompagnées d'assassinats politiques.

En France, quelques clignotants s'allument. Je pense à des actions contre l'Administration pénitentiaire, le ministère de la Justice à Paris ou encore à une vague de sabotage de distributeurs automatiques de billets."

piqué sans rigoler sur Chrétrienté Info ( coopérateurs de la Vérité) - 30/06/2010

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Squarcini : « Nous déjouons deux attentats par an »

INTERVIEW - Pour le deuxième anniversaire de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), son directeur, le préfet Bernard Squarcini, dévoile en exclusivité l'état des menaces qui pèsent sur la France.

Après deux ans à la tête du contre-espionnage, le patron de la DCRI fait le bilan de son action. Près de 3300 hommes et femmes, placés sous ses ordres, luttent contre le terrorisme, les atteintes à la sécurité nationale et au patrimoine économique.

LE FIGARO. - Après deux ans d'existence, peut-on esquisser un bilan de la DCRI ?

Bernard SQUARCINI. - Nous déjouons deux attentats par an. Nous investissons sur des dossiers pendant des mois, voire des années pour éviter le passage à l'acte. C'est le must de notre activité, qui se fonde notamment sur le recrutement de sources humaines de qualité. Si nous intervenons après le drame, cela veut dire que nous avons échoué dans la détection de la menace.

Avec la DGSE, nous avons amorcé un rapprochement sans précédent. Nous pêchons à la fois de manière intense au chalut pour débusquer les filières djihadistes qui partent en Afghanistan, par exemple, mais aussi au harpon, en ciblant des individus fanatisés mais isolés, n'appartenant à aucune cellule. Notre mission est de les repérer et de les «purger» au plus vite, avant qu'ils ne commettent l'irréparable. Le renseignement, comme l'assurance, cela coûte cher avant l'accident.

Quelles sont les dernières menaces que vous avez déjouées ?

Le mois dernier, nous avons démantelé une filière franco-tunisienne entretenant des liens avec le Maroc. Les candidats au djihad partaient de la région parisienne pour les zones afghanes et pakistanaises. Certains sont morts au combat sur place. D'autres comptaient revenir commettre un attentat. Nous avons aussi mis au jour la première filière marocaine à destination de la Somalie, dont l'organisateur était installé à Paris. Avant, je vous rappelle il y a eu l'affaire Adlène Hicheur, chercheur en physique des particules élémentaires au Cern à Genève, enrôlé par al-Qaida au Maghreb islamique, qui proposait comme cible le site du 27e bataillon des chasseurs alpins en Haute-Savoie. Ou encore le cas de ce converti ans qui avait planifié fin 2008 un attentat à la voiture piégée à l'islam de 29 contre un bâtiment public (éventuellement le siège de la DCRI à Levallois). Au moment de son interpellation, il était sur Internet pour se procurer des produits explosifs.

La menace d'extrême gauche s'est-elle estompée depuis le coup de filet de Tarnac ?

Non. Lors de grands sommets comme à Strasbourg, Vichy ou Poitiers, nous apercevons toujours une frange de l'ultragauche autonome cultivant une certaine thématique anticarcérale, antinucléaire, antisécuritaire.

Ces mouvements contestataires restent vivaces et se regroupent au gré des circonstances. Cela ne veut pas dire qu'ils ne font rien entre-temps: par exemple, ils ont suivi de très près les émeutes en Grèce, accompagnées d'assassinats politiques. En France, quelques clignotants s'allument. Je pense à des actions contre l'Administration pénitentiaire, le ministère de la Justice à Paris ou encore à une vague de sabotage de distributeurs automatiques de billets. Cette situation me rappelle la mouvance autonomiste «Os Cangaceiros», hostiles au plan prison d'Albin Chalandon en 1992: il y avait des attentats contre les grues. Tout était fait pour ralentir les chantiers. Nous sommes confrontés à cette même mouvance situationniste reprise aujourd'hui par certains. La mort tragique d'une jeune femme issue du milieu alternatif en manipulant un engin explosif près de Chambéry avait été un signal fort. Nous sommes dans l'antichambre du passage à l'acte.

La tentative d'attentat sur un vol Amsterdam-Detroit l'hiver dernier a montré les failles de la sûreté aérienne. Où en est-on aujourd'hui ?

Dans cette affaire, le jeune Nigérian qui voulait se faire exploser dans l'avion avait bien été signalé comme dangereux. Mais l'information était noyée dans l'une des multiples bases de données des services américains. À l'évidence, il y avait là un souci d'exploitation des fichiers. En Europe, le problème est différent: pour l'instant, nous n'avons pas les bases juridiques européennes pour identifier les individus à risques dès la phase de réservation du billet, nous n'avons accès qu'aux données d'enregistrement et a posteriori.

À quoi va servir la future Académie du renseignement en France ?

C'est un projet piloté à l'Élysée par le coordinateur national du renseignement. La première session aura lieu dès septembre. L'académie accueillera des agents du civil, mais aussi de l'armée, pour des cycles de formation et d'échange d'expérience professionnelle. Six agences y participeront: DCRI, DGSE, Direction du renseignement militaire, DPSD, Direction nationale de recherche et d'enquête douanière et Tracfin, la cellule de lutte antiblanchiment rattachée à Bercy. L'idée est de développer une culture commune du renseignement chez les participants, de mutualiser nos ressources également, surtout en ces temps de rigueur budgétaire. Ce qu'une direction ne pourra obtenir par elle-même, elle s'entendra donc avec un service frère pour le partager: ici, un spécialiste des langues rares, ourdou, pendjabi, ouzbek, tchétchène; là, un expert en électronique. Plus personne ne bricolera dans son coin. Cette Académie va démultiplier nos capacités, en favorisant, à terme, les passerelles entre services, y compris avec les militaires.

La DCRI conserve-t-elle sa mission de protection de l'image du couple présidentiel, qui l'a conduite à enquêter lors des rumeurs visant Nicolas et Carla Sarkozy ?

Tout ce qui touche à la stabilité et à la sécurité des institutions nous concerne. Qu'il s'agisse du président de la République, de ceux du Sénat et de l'Assemblée ou du premier ministre. En l'occurrence, dans l'affaire à laquelle vous faites allusion, la DCRI s'est contentée d'une simple vérification qui a donné lieu ensuite à une enquête judiciaire. À partir du moment où une personne écrit sur un blog des informations visant le chef de l'État qui sont reprises, qui plus est, sur des sites étrangers, cela nous intéresse. Nous agissons dans le cadre de notre mission.

» Il ya deux ans, la DCRI voyait le jour


piqué au tas chez le Figaro - 30/06/2010

Bracelet électronique pour étrangers ?

 

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé mercredi que les étrangers, présentant une "menace à l'ordre public" et qui sont l'objet d'un "recours" contre leur expulsion, porteront un bracelet électronique. Le ministre, qui était interrogé lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale par la députée UMP Françoise Briand sur la menace terroriste en France, a déclaré à cet égard vouloir "aller plus loin".
Ainsi il a annoncé qu'"un étranger qui présente une grave menace à l'ordre public et fait l'objet d'un recours empêchant son expulsion" se verra "désormais obligé de porter un bracelet électronique".

Il a évoqué au détour de cette annonce des cas récents dans l'actualité mais n'a pas cité d'exemples précis.  Le ministre a confirmé, ainsi que l'avait déclaré dans un entretien au Figaro mercredi Bernard Squarcini, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), que "deux attentats potentiels en moyenne sont déjoués" chaque année en France. "La menace terrorise existe et est bien réelle", a-t-il dit, et "nous sommes totalement mobilisés". Depuis le début de l'année, selon lui, il y a eu 22 présumés "terroristes basques" interpellés, ainsi que 51 présumés "radicaux islamistes".

piqué chez le Figaro - 30/06/2010


22:23 | Lien permanent | Commentaires (0) |

29/06/2010

La Cour suprême américaine ne touche pas aux armes

 

 

Conformément au 2e amendement de la Constitution, la plus haute juridiction des Etats-Unis a estimé ce lundi que, à l'instar de l'Etat fédéral, les Etats et les villes ne pouvaient ni limiter ni interdire les armes à feu. C'est une défaite cinglante pour les partisans du contrôle.

Contrôle raisonnable.jpg

 

Pas touche au 2e amendement ! Après une longue procédure et de nombreux débats, et malgré les fusillades quasi-quotidiennes se produisant un peu partout dans le pays, la Cour suprême des Etats-Unis a décidé ce lundi que le port des armes de feu demeurerait un droit inaliéable pour les citoyens des Etats-Unis -ce droit est garanti depuis 1791 par le 2e amendement de la Constitution*. 

Les neuf juges de la plus haute juridiction américaine étaient appelés à se prononcer sur une loi de la ville de Chicago, qui interdisait partiellement le port d'armes, de manière inconsitutionnelle, depuis 28 ans. La réponse s'est jouée à 5 contre 4 : à l'instar de l'Etat fédéral, les Etats fédérés, comme les municipalités, ne peuvent pas limiter, et encore moins interdire, la possession des armes à feu dans un but d'auto-défense car le droit des particuliers est égal, voire supérieur, au leur.

"Contrôle raisonnable"

Les partisans de la régulation des armes affirmaient que le 2e amendement visait à empêcher l'Etat fédéral de chercher à prendre le contrôle des Etats. Mais il y a deux ans, la Cour suprême avait déjà interprété l'amendement comme le droit pour chaque citoyen de posséder une arme chez lui pour son auto-défense. Qualifiée d'historique à l'époque, la décision ne s'appliquait cependant qu'à l'Etat fédéral, puisqu'elle concernait la seule ville de Washington. Depuis, un habitant de Chicago, où les armes sont complètement interdites, soucieux de se défendre contre "les dealers et les bandes", a saisi la Cour pour qu'elle étende cette interprétation à l'ensemble des Etats.

En revanche, la Cour suprême estime que les juridictions locales conservent la possibilité de mettre en place un "contrôle raisonnable" sur la base de celui déjà existant au niveau national.

* "Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un Etat libre, le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé".

Outre les armes, la Cour suprême a annoncé qu'elle ne se prononcerait pas sur l'immunité du Saint-Siège. Cela implique que le Vatican pourra être tenu responsable au civil des éventuels actes d'un prêtre dans une affaire de pédophilie. La Cour suprême confirme ainsi la décision d'une cour d'appel de lever l'immunité du Saint-Siège dans une affaire de prêtre pédophile dans l'Oregon. A la suite de cette décision, c'est le Vatican qui avait fait appel devant la Cour suprême.

 

reverand.jpg

Le refus des neuf sages lundi signifie que la décision de la cour d'appel  devient définitive. Un tribunal américain pourra alors passer à l'étape suivante  et examiner la qualité d'"employeur" du Vatican vis-à-vis du prêtre mis en cause pour décider si la procédure peut se poursuivre à l'encontre de l'Eglise.

piqué chez TFouane.fr - 28/06/2010

14:53 | Lien permanent | Commentaires (2) |

 
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