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04/05/2010

Silence assourdissant ... DCN - Thales - Frégates de Taïwan - la France condamnée à 1 milliard de dollars

L'Elysée, le gouvernement de droite et son opposition de gauche ont gardé le silence mardi sur la pénalité record frappant la France pour corruption lors d'une vente de frégates à Taiwan en 1991.

L'AFFAIRE DES FRÉGATES

L'affaire concerne la vente par Thomson-CSF de six frégates Lafayette pour 16,4 milliards de francs (2,5 milliards d'euros). Les bénéficiaires de commissions frauduleuses versées en Chine et à Taiwan, dont une partie aurait été reversée en France, sont demeurés inconnus du fait du secret-défense.

Cette pénalité qui pourrait atteindre un milliard d'euros, la plus forte imposée au pays en pareil cas, sera principalement à la charge des contribuables, puisque la Direction des constructions navales (DCN), publique, était à l'époque majoritaire à 73% aux côtés de Thomson devenu Thales.

Le verdict d'un tribunal arbitral rendu public lundi impose à titre principal le paiement à la DCN (donc à l'Etat français) et à Thales de plus de 600 millions de dollars.

Les intérêts sur la majeure partie de cette somme depuis dix ans restent à calculer. La facture pourrait donc dépasser le milliard de dollars. Thales estime dans un communiqué que le total atteindra 819 millions de dollars (630 millions d'euros).

Le dossier n'est pas totalement refermé, Thales, auquel revient 27% de la facture, ayant annoncé son intention de saisir la cour d'appel de Paris d'un recours en annulation.

Le ministère de la Défense de Taiwan a protesté mardi contre cette démarche. "Nous exigeons que Thales se soumette à la décision de la cour d'arbitrage. Le ministère souligne que cette affaire est liée aux intérêts nationaux et à la réputation de l'armée", dit-il dans un communiqué.

SARKOZY NE MENTIONNE PAS L'AFFAIRE

En visite mardi en Bretagne aux chantiers de la DCNS à Lorient (Morbihan), Nicolas Sarkozy n'a pas fait mention de l'affaire. Lors de ce déplacement, Luc Vigneron, patron de Thales, s'est refusé aussi à tout commentaire.

Patrick Boissier, patron de DCNS (entité juridique ayant succédé à DCN) a déclaré aux journalistes: "Je n'ai pas de commentaires à faire, ça concerne Thomson CSF, cela remonte à vingt ans et DCNS n'est absolument pas concernée".

Le sujet n'a pas été abordé lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Il n'y a eu aucun communiqué officiel.

En octobre 2008, un non-lieu avait été prononcé dans l'enquête pénale ouverte en 2001, après la découverte en Suisse de plus de 500 millions de dollars sur les comptes bancaires d'Andrew Wang, intermédiaire taiwanais intervenu dans la vente.

Au cours des années 2000, le secret-défense a été opposé aux juges d'instruction français Renaud Van Ruymbeke et Xavière Simeoni par le ministère des Finances sous la gauche (Laurent Fabius) comme sous la droite (Francis Mer et Thierry Breton).

Ils ont tous refusé de remettre les listes des bénéficiaires de commissions commerciales déclarées en 1991 par Thomson et la DCN, déposées en vertu d'une procédure étant alors obligatoire.

Plusieurs conséquences de cette affaire ont ces dernières années émaillé la vie judiciaire. C'est le cas du procès concernant l'ancien n°2 d'Elf Alfred Sirven et l'ex-maîtresse du ministre des Affaires étrangères de 1991 Roland Dumas, Christine Deviers-Joncour, qui ont réclamé de l'argent à Thomson en prétendant être intervenus dans l'affaire.

Le dossier des faux listings de l'affaire Clearstream, transmis au juge Van Ruymbeke en 2004 et qui prétendaient compromettre notamment Nicolas Sarkozy dans l'affaire des frégates, est aussi un dommage "collatéral" du dossier.

Par ailleurs, demeurent mystérieux les décès de Thierry Imbot, ex-agent des services secrets français à Taiwan, mort en tombant par la fenêtre de son logement le 10 octobre 2000, et d'un ancien cadre de Thomson ayant négocié le contrat, Jacques Morisson, lui aussi tombé de la fenêtre de son appartement, le 18 mai 2001, à Neuilly-sur-Seine.

Article de L'Express- Par Reuters, publié le 04/05/2010

vas'y_saute_avec_Mike.jpg Oui, ils ont sauté, comme Mike ...



Si aucune personnalité n’a été poursuivie dans le dossier des frégates, la France va devoir régler une amende considérable à Taïwan.

Environ 545 M€ seront à la charge des contribuables.

 

Au bout de dix années de procédures, la Cour internationale d’arbitrage a rendu sa sentence. Au terme d’un document de 100 pages, elle condamne la à payer une amende d’environ 1 milliard de dollars (759 M€) à Taïwan, pour avoir versé des commissions illégales lors du fameux des frégates. L’essentiel de cette amende, soit environ 545 M€, devrait être payé par les contribuables français.



1 Pourquoi la est condamnée ?
En 1991, la société publique Thomson (rebaptisée Thales) et la marine de Taïwan signe un contrat pour la vente de six frégates militaires. L’article 18 de ce contrat (dénommé Bravo) interdisait le recours à des intermédiaires et prohibait le versement de commissions. Or, depuis le début des années 1980, Thales a fait intervenir pas moins de trois réseaux pour tenter de décrocher ce mirobolant marché. Principal intermédiaire : Andrew Wang, un homme d’affaires d’origine chinoise, aurait touché près de 500 millions de dollars de la part des Français. Deux autres réseaux sont intervenus : celui de Lily Liu et celui d’Alfred Sirven.  Résultat : « Le contrat prévoyait que, si des commissions étaient versées, leur montant serait rétrocédé à la partie adverse, indique un avocat du dossier. Les juges arbitres ont, au moins partiellement, suivi cette clause. »

2 Combien va-t-elle payer ?
Les juges arbitres ont condamné la France à payer 591 millions de dollars (près de 450 M€) à Taïwan. S’ajoutent à cette somme les intérêts courant depuis août 2001, date de la saisine par les Taïwanais du tribunal arbitral. La totalité des frais de procédure est également à la charge des Français. « Au total, le montant de l’amende pourrait presque doubler », estime un membre du cabinet Dechert, qui défend la partie taïwanaise. L’ardoise pourrait atteindre « entre 800 000 $ et 1 milliard de dollars », précise-t-il, soit entre 600 M€ et 750 M€.

3 Qui va payer cette somme ?
Officiellement, c’est la société Thales qui est condamnée, en tant que société ayant signé le contrat initial de 1991. Mais en réalité, l’Etat français paiera la quasi-totalité de cette somme. Ce dernier devra s’acquitter de 72 % du milliard de dollars d’amende (soit un maximum de 545 M€), contre 28 % (soit un maximum de 210 M€) pour Thales. Ces montants correspondent aux parts de chacun, précisées dans le contrat. L’Etat français, même s’il n’était pas directement signataire, était en effet le principal maître d’oeuvre des frégates. Au final, ce seront donc les contribuables qui devront régler l’ardoise.
Hier, les services de Bercy se refusaient à faire tout commentaire, renvoyant leurs interlocuteurs à un hypothétique communiqué. En coulisses, on masquait mal un certain agacement. « De toute façon, en fin de parcours, c’est l’Etat français qui paiera », indique une source proche du dossier. Chez Thales, on fait profil bas.

4 Peut-on échapper à cette amende ?
« Vu les montants en jeu et le contexte de crise, la France ne peut pas se permettre d’accepter cette condamnation sans ciller », estime une source proche du dossier. Si la sentence arbitrale ne peut en aucun cas faire l’objet d’un appel, Thales a en revanche déposé un recours en annulation devant la cour d’appel de Paris. A l’appui de cette démarche, un incroyable scénario est évoqué : celui d’une demande de levée du secret-défense. Opposé au juge Van Ruymbeke durant toute l’instruction, le secret-défense « aurait abouti à une inégalité des armes, entre la France et Taïwan » devant les juges arbitres. « Nous n’avons pas pu démentir un certain nombre de contre-vérités », indique un avocat de Thales.

Article Le Parisien - 4/05/2010

 

Joe dit « le gringo ».jpg


Taïwan demande à Thales de se soumettre à la condamnation

L'Etat français et Thales devront payer 630 millions d'euros de dédommagements. L'armée taïwanaise a fermement invité mardi le groupe français Thales à se soumettre à cette décision.

La France et le groupe Thales ont été condamnés lundi par la Cour internationale d'arbitrage à verser 630 millions d'euros à Taïwan, dans le cadre de l'affaire des frégates.

"Nous exigeons que Thales se soumette à la décision de la cour d'arbitrage", a déclaré mardi le ministère de la Défense nationale taïwanaise dans un communiqué. "Le ministère souligne que cette affaire est liée aux intérêts nationaux et à la réputation de l'armée", a-t-il ajouté.

Dans le détail, la partie française a été condamnée à "482 millions de dollars US" (soit 365 millions d'euros) auxquels s'ajoutent des d'intérêts depuis août 2001, a précisé Thales dans un communiqué.

A cette somme, il faut en outre ajouter des intérêts calculés à partir "du 22 août 2001" et l'intégralité des frais de la procédure d'arbitrage, qui a duré près de 10 ans. La note finale pourrait ainsi avoisiner le milliard de dollars.

L'affaire remonte à 1991, date à laquelle la France signait un contrat d'armement avec Taïwan prévoyant la vente par Thomson (aujourd'hui Thales) de six frégates. Elles furent livrées quelques années plus tard, de 1996 à 1998.

Mais l'article 18 du contrat "Bravo", nom de code du dossier des frégates, interdisait explicitement de rémunérer des intermédiaires sous peine de restitution à Taïwan des fonds versés. Or une enquête menée par un magistrat suisse a démontré que des sommes importantes avaient bien été versées par Thomson à des intermédiaires dont le principal, Andrew Wang, avait été chargé de convaincre Taïwan de choisir les navires français. Cette découverte a conduit Taïwan à saisir un tribunal arbitral en 2001 pour obtenir le remboursement des commissions.

Bien que Thomson - Thales ait été le chef de file du contrat "Bravo", 70% du contrat des frégates est revenu à la Direction des constructions navales (DCN), entreprise publique, dont l'intervention dans le contrat était garantie par l'Etat. Selon plusieurs sources proches du dossier qui se sont exprimées avant la décision notifiée lundi, en cas de condamnation de Thales, l'Etat aurait donc à régler 70% de la somme totale et Thales 30%.

Thales a déjà fait savoir qu'il contestait "le fondement même de cette condamnation". "La société mettra en oeuvre tous les recours à sa disposition et formera notamment un recours en annulation contre cette sentence devant la Cour d'Appel de Paris", a assuré le groupe français. (Source Europe1/ Reuters)

Article de SFR info -mardi 04 MAI 2010

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19:12 | Lien permanent | Commentaires (2) |

Chambéry - Violent Cop écroué ...

Les faits se sont déroulés fin avril à Chambéry. Intervenu pour mettre fin à une bagarre, le policier a frappé à plusieurs reprises un jeune homme de 29 ans avec sa matraque. La victime est désormais entre la vie et la mort. Mis en cause par une vidéo, le fonctionnaire de police de 39 ans a été écroué.

Il avoue lui-même avoir "perdu le contrôle". Dans la nuit du 23 au 24 avril, le policier intervient avec ses collègues de la Brigade anti-criminalité sur un parking de Chambéry. Ils ont été appelés pour séparer un groupe de jeunes qui se bagarrent pour une banale histoire de cigarettes.
Le policier frappe alors avec sa matraque l’un des participants à la rixe, un jeune homme de 29 ans en état d’ivresse. L’homme tente de prendre la fuite, mais le policier le frappe de nouveau. Après une mauvaise chute, il tombe dans le coma.
Son pronostic vital est aujourd’hui toujours engagé.

L’ensemble de la scène a été filmé par une caméra de vidéo-surveillance du parking où s’est déroulée la bagarre. Plusieurs témoins mettent également en cause le policier.

Un policier écroué pour avoir violemment frappé un jeune homme - les précisions de Nicolas Peronnet  (0'47")

Le parquet de Chambéry saisit alors l’Inspection générale de la police nationale, la "police des polices". Vendredi dernier, le fonctionnaire de police est mis en examen pour "violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique avec arme et sur personne vulnérable" en raison de l’état d’ivresse de la victime. Il est ensuite écroué.
L’accusé reconnaît les faits, expliquant avoir mal réagi face au comportement "agressif" du jeune homme.

Article France Info - (sans les photos)

13:58 | Lien permanent | Commentaires (1) |

03/05/2010

Bordeaux, ville de traditions ...

 

Adrien Marquet a été pendant cinquante ans le personnage absent de l’histoire bordelaise : pourtant élu maire socialiste de Bordeaux en 1925 il y a laissé une forte empreinte jusqu’en 1944 ; exclu de la sfio avant le Front Populaire il devient en 1940 et pour quelques mois ministre de l’intérieur du gouvernement Pétain à Vichy. Puis il ne cessera d’intriguer à Paris avec les milieux de l’ultra collaboration.
A Bordeaux ni les rafles ni les fusillades d’otages ne lui arrachent un mot ou geste. Arrêté à la Libération, il est jugé en 1947-48. Inéligible il tente cependant un retour en politique et fragilise brièvement Jacques Chaban Delmas dont l’arrivée à Bordeaux avait permis aux élites de tourner la page de l’Occupation. Marquet meurt en 1955 après un malaise à la tribune d’un meeting. Enterré alors au propre comme au figuré, il ne ressurgit qu’à partir des années 2000 grâce aux recherches des historiens.
Le film s’appuie sur ces recherches et notamment celles de Mme Taliano des Garets, et de MM. Hubert Bonin et Bernard Lachaise (Sciences Po et Bordeaux III). Des images du « Bordeaux de Marquet » et des Archives saisissantes constitueront pour beaucoup la révélation d’une page enfouie.

Quelques extraits des commentaires de Michel Cardoze
" D’autres que Marquet, qui furent comme lui séduits par Vichy, se mettent au vert à partir de 1942 et réapparaîtront parfois en résistants à la Libération. Marquet, lui,  ne bronche pas, et même le saccage de la grande synagogue transformée en prison en janvier 44 ne lui arrache pas un soupir. 1681 juifs auront été déportés (de Bordeaux) dont 225 enfants. Leur recensement public organisé en octobre 40 par une loi de Vichy avait livré à la police 1200 dossiers familiaux et 3000 dossiers personnels. (...)

Après les fièvres de la Libération et un court intermède municipal avec Fernand Audeguil, socialiste et résistant, Bordeaux se livre vite au jeune et prestigieux général deux étoiles de la Résistance, Jacques Chaban-Delmas. Entre familiarité avec de Gaulle, rugby, tennis, et séduction populaire, la page Marquet se tourne ainsi plus vite. Apparemment…(...)

Réélu maire en effet, Jacques Chaban Delmas est cependant fragilisé en permanence par la forte opposition des élus de la liste « Marquet sans Marquet » qui l’empêche de disposer d’une majorité nette et franche. Et l’amnistie de Marquet ne peut être retardée indéfiniment..

Beaucoup de ces amnistiés se feront oublier. Ce n’est pas le genre d’Adrien Marquet.  (...)
Cette réunion publique agitée a  lieu à l’Alhambra(1955), théâtre aujourd’hui disparu. Malaise à la tribune, on ne peut imaginer fin plus spectaculaire.

Ses obsèques au cimetière de la Chartreuse vont être l’occasion d’un ultime rassemblement des élites bordelaises au fond si bien servies par Marquet, y compris sous l’occupation nazie. Car si Marquet a connu ce destin et assumé ses choix de 40 à 44, c’est qu’il exprimait aussi le penchant de ces élites.  Elles l’avaient maintenu au pouvoir. Les mêmes se réfugieront après la Libération sous le képi étoilé de Chaban-Delmas. (...)

Pendant cinquante ans, chaque bordelais a vécu sans trop le savoir ou en l’oubliant, avec le témoignage des mandats du maire Marquet : régie du gaz, bourse du travail, stade, piscine, terrasses du jardin public. Et puis, la salle du conseil municipal de Bordeaux aligne les bustes de tous ses maires. Sous le regard virtuel et sans doute goguenard de Montaigne, celui de Marquet est là, entre Philippart et Audeguil, à sa place. Sans doute pour nous inviter à questionner le silence des statues et à raconter leurs histoires".

Liens web
http://www.adrienmarquet.com/

 

Adrien Marquet
les dérives d'une ambition, Bordeaux, Paris, Vichy (1924-1955) de Hubert Bonin, Bernard Lachaise, et Françoise Taliano-des-Garets. Editions Confluences
Biographie documentaire d'A. Marquet analyse les dérives de cet homme de gauche, qui voulut infléchir le cours de l'histoire en promouvant un socialisme élargi aux classes moyennes, et qui finit par jouer un rôle important dans le gouvernement de Vichy.

Adrien Marquet, du socialisme à  la  collaboration de Pierre Brana et Joëlle Dussau. Editions Atlantica

Militant socialiste, il crée avec Marcel Déat en 1933 le « mouvement néo » ; homme de gauche il est fasciné par l'ordre et le fascisme italien ; ministre de Vichy, il fait flotter le drapeau tricolore dans Bordeaux occupé : que de contradictions chez cet homme-là !

L'homme d'une ville de Hélène Sarrazin. Editions Presqu'île (1995)

Ce documentaire est projeté en avant première le jeudi 15 octobre 2009 à 16H00 à l' Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux et sera suivi d'un débat en présence de : Michel Cardoze, Barcha Bauer ainsi que les auteurs du livre " Adrien Marquet, les dérives d'une ambition" Hubert Bonin, Bernard Lachaise, et Françoise Taliano-des-Garets.

Durée : 52 minutes - 2008
Ecrit par Michel Cardoze
Réalisation : Barcha Bauer 
Co-production :  Les productions de la Lanterne, France 3 Aquitaine

http://passouline.blog.lemonde.fr/files/2009/11/nazi.1257493718.jpg

Traditionalistes : la maison du président de l'école bordelaise taguée

Des sigles nazis ont été inscrits sur la façade de la maison de Thomas Rivière. La vitrine de la librairie, rue Saint-James, a été vandalisée et un bar associatif a été tagué.

 

Des croix gammées et des sigles SS sur les murs inscrits à la peinture noire. C'est ce qu'a découvert samedi, sur la façade de sa maison, l'avocat Thomas Rivière, président de l'école bordelaise Saint-Projet, établissement d'enseignement catholique entièrement privé.

Il est mis en cause dans le reportage « À la droite du Père », diffusé sur France 2 mardi dernier dans l'émission « Les Infiltrés » (lire nos précédentes éditions).

Thomas Rivière, à l'origine de la création de cette école, s'estime piégé par le journaliste de l'agence de presse Capa et condamne les propos racistes et antisémites tenus par les militants du groupuscule extrémiste Dies Irae.

Trois endroits visés

Ce week-end, la tension est malgré tout montée d'un cran. La maison de Thomas Rivière donc a été taguée de sigles nazis et deux autres événements se sont produits, visant la mouvance traditionaliste.

La vitrine de la librairie de la rue Saint-James, située face à l'entrée de l'église Saint-Éloi, a également été prise pour cible et brisée par deux individus qui ont lancé des pavés, dimanche, à 3 heures du matin. Plusieurs impacts sont d'ailleurs visibles.

Les auteurs présumés ont été arrêtés par une patrouille de la brigade anti-criminalité de Bordeaux alors qu'ils s'enfuyaient, cours Victor-Hugo. Ils ont été placés en garde à vue au commissariat central où ils ont été auditionnés. Il s'agit de deux Bordelais âgés de 25 et 27 ans.

Un peu plus tôt dans la nuit, le bar associatif de Dies Irae, rue de Guienne, a été lui aussi tagué. Des autocollants d'un groupe anarchiste ont aussi été apposés sur la devanture.

Pour tous ces faits, la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) a été saisie par le parquet.

Des gens connus

Les enquêteurs du Service régional de l'identité judiciaire ont effectué des opérations de police technique et scientifique. De minutieux prélèvements ont été réalisés sur les lieux pour tenter d'identifier les tagueurs qui ont semble-t-il pris beaucoup de précautions avant de se lancer, pinceau à la main.

L'enquête pourrait s'orienter vers la mouvance de gauche même si toute autre piste n'est pas exclue.

Dans le cadre de cette affaire, la PJ va travailler en étroite relation avec le service départemental d'informations générales (SDIG) et celui du Renseignement intérieur (RI).

Les investigations pourraient être menées sur différents sites du département. À Bordeaux et dans le Libournais notamment. « L'émission ''Les Infiltrés'' a révélé certaines choses mais ces gens-là sont connus. Il va falloir traduire dans la réalité quelque chose que les services de renseignements connaissent bien », confie un policier.

L'enquête qui ne fait que débuter devrait mettre en lumière plusieurs infractions ainsi que des délits. « Les faits au plan moral et sociétal sont graves, reconnaît une source proche de l'enquête, mais la procédure est plus complexe que cela. D'autant qu'entre la saisine des services de police judiciaire et la diffusion de l'émission, des éléments ont sûrement disparu. »

Article de Sud Ouest - 3 mai 2010 12h15 | Par Jean-Michel Desplos

 

21:13 | Lien permanent | Commentaires (0) |

4 dead Ohio - Mai 1971 ... combien ici depuis ?

4dead_ohio.jpg

On May 4, 1970, National Guard troops shot and killed four students at Kent State University in the US state of Ohio. The shootings came after several days rising tensions between students protesting the US invasion of Cambodia and Guardsmen deployed to control those protests.

Four dead in Ohio

20:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

02/05/2010

Agent orange, la guerre sans fin

 

    



Les victimes vietnamiennes de l'agent orange/dioxine ne baissent
pas les bras
- 14/04/2010


Deux représentants des
victimes vietnamiennes de l'agent orange/dioxine que sont Nguyên Thi
Hiên, présidente de l'Association des victimes de l'agent
orange/dioxine de Dà Nang, et Pham Thê Minh (Hai Phong), doivent se
rendre le 14 avril aux États-Unis afin de poursuivre leur demande pour
que justice soit faite.




L'information
a été donnée mardi par l'association en question, lors d'une rencontre
des victimes de l'agent orange avant leur départ. Ce voyage se
poursuivra jusqu'au 16 mai, avec des escales dans les principales
villes des États-Unis comme Los Angeles, Chicago, Atlanta, Washington...

Selon
Nguyên Van Rinh, président de l'Association des victimes vietnamiennes
de l'agent orange/dioxine, ce voyage -le 5e depuis 2005- rendu possible
grâce à l'invitation du Comité américain de mobilisation du secours et
de la responsabilité pour les victimes vietnamiennes ainsi que de
l'Association des vétérans de guerre pour la paix, vise à appeler le
soutien de l'opinion des États-Unis, ce tout en renforçant les
relations d'amitié entre les peuples des 2 pays.

Lors de ce
voyage, la délégation vietnamienne rencontrera la communauté des
vétérans de guerre, des étudiants, des organisations religieuses, des Viêt kiêu pour
les informer de la situation des victimes vietnamiennes de l'agent
orange/dioxine et pour étudier le combat des victimes américaines de ce
produit toxique... Le 18 avril, la délégation vietnamienne et les amis
américains seront directement confrontés aux compagnies de produits
chimiques qui ont fabriqué ces défoliants utilisés pendant la guerre au
Vietnam, telles Dow ou encore Monsanto.

Le vice-président,
secrétaire général de l'Association des victimes vietnamiennes de
l'agent orange/dioxine, Trân Xuân Thu, a fait savoir qu'après ce
voyage, une délégation de responsables de l'association se rendrait aux
États-Unis pour demander justice. Cette année, elle envisage de
préparer un nouveau procès aux États-Unis, qui devrait débuter en 2011.


Construction d'une zone de vestiges de la guerre chimique

La
plupart des scientifiques et des cadres gestionnaires des branches
compétentes et des localités de Hanoi, Quang Tri, Dông Nai et Hô Chi
Minh-Ville ont proposé, à l'issue d'une récente conférence organisée au
bourg d'A Luoi, province de Thua Thiên-Huê (Centre), de construire
rapidement une zone de vestiges de la guerre chimique au Vietnam. Ils
ont également parlé du projet de planification de la zone de vestiges
de la guerre chimique à Quang Tri, A Luoi, ou Ma Dà-Dông Nai.


Huong Linh/CVN (14/04/2010)
Le Courrier du Viet-Nam

11:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Premier mai, quand l’afp déraille

L’afp, sur le site du Figaro, dégaine plus vite que le Daubé mais égale le quotidien local en matière de désinformation.

14H22, voilà ce qu’ils pondent à propos de la manifestation du 1er mai 2010 à Grenoble :

« Une jeune femme appartenant à la mouvance anarchiste a été interpellée et placée en garde à vue samedi à Grenoble en marge de la manifestation du 1er mai après la dégradation de quatre abribus et d’une caméra de vidéosurveillance, a-t-on appris de source policière. Les faits sont intervenus dans le centre-ville à la mi-journée après le passage d’un groupe de 70 personnes appartenant à la mouvance "anarcho-libertaire", qui participait au défilé du 1er mai. Une jeune femme a été arrêtée à la fin de la manifestation par les policiers alors qu’elle venait de casser une caméra de vidéosurveillance en se hissant sur une échelle. Lors de l’interpallation qui a été "mouvementée", une personne, dont l’identité n’a pas été communiquée et qui s’opposait aux forces de l’ordre, a été blessée, ont ajouté les policiers. Elle a été transportée "consciente" à l’hôpital de la ville, ont pour leur part indiqué les pompiers sans préciser la gravité de la blessure ».

On ne se demande bien où les journalistes de l’afp ont appris leur métier. Dans les écoles à larves de journalistes ou à siences po ?

Quoiqu’il en soit, ils n’ont utilisé que des sources policières non vérifiées balancées en pâture. Selon l’afp la personne arrêtées « venait de casser une caméra de vidéosurveillance en se hissant sur une échelle ». Où était donc ces journalistes pour affirmer un tel mensonge ? Au pied de l’échelle ou au téléphone avec le commissariat de Grenoble ?

Notons l’euphémisme « mouvementée » de la dite interpellation. Les coups de matraquent pleuvaient. Un homme hurlait et se tordait de douleur, un monstrueux hématome sur la tête.

Comptons sur Le Daubé pour rectifier ces erreurs...

Des témoins de l’arrestation

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Article de Indymédia Grenoble - 1/05/2010

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27/04/2010

La première police d'Etat - La Police nationale ...de Vichy ...1941-1944.

 

La Police Nationale de Vichy

La loi du 23 avril 1941 portant organisation générale des services de police en France crée une Police d'Etat qui s'appellera la Police Nationale.

L'occupation Allemande et l'absence de Démocratie sous le régime de Pétain permettent au régime de Vichy de proclamer des lois sans l'assentiment du parlement qui, s'il n'est pas dissous, ne sera jamais réunis pour consultation de 1940 à 1944.

Cette loi portant sur l'Etatisation de la Police serait en fait un projet provenant du syndicat des Commissaires du temps des années 20-30.

Cette réforme va aller dans le sens de l'occupant puisque plus tard les accords Bousquet-Oberg en 1942 vont permettre aux autorités Allemandes de se décharger de nombreuses tâches répressives.

Les régimes autoritaires donnent de l'importance à la Police, qui devient le bras armé de l'Etat. D'autant que les clauses de l'armistice privait Pétain d'une véritable armée alors qu'il voulait mettre en marche la Révolution Nationale.

Pétain voulait surtout affirmer son autonomie et sa souveraineté même en zone occupée, le prix à payer, faire à la place de l'occupant les objectifs des nazis. Pour cela il utilisera la Police qui sera une pièce essentielle dans cette stratégie.

Dès 1940, le premier ministre de l'Interieur du Régime de Vichy et le nouveau Directeur de la Sûreté Nationale vont épurer la hiérarchie et poser les bases d'un recrutement et de formation. Ils prévoient la création d'une force civile, les Groupes Mobiles de Réserve (GMR).

Les villes de plus de 10.000 habitants perdent leur Police Municipale (sauf Paris), elle est remplacée par une Police d'Etat ; elle dépend des Préfets de régions et des intendants de régions.

Cette unification des polices s'accompagnait d'avantages matériels et salaires, indéminités, rénovation des locaux visant à attirer des recrues de qualités et accroître le prestige d'un "corps d'élite" dont Vichy entendait en faire un pilier du redressement nationale.

La loi du 17 juillet 1940 et le décret d'application du 21 septembre 1942 permettent de révoquer immédiatement ceux qui ne donneraient pas entière satisfaction dans l'accomplissement de leurs missions, même sans motif légitime ou objectif.

Le nouveau recrutement permettrait de se débarrasser des éléments qui ne correspondent plus à l'idéologie de Vichy. Mais l'impopularité des missions confiées, les exigences de mutation, les salaires trop bas ne permettent pas un recrutement espéré. Peu de candidats et beaucoup de démissions.

Lorsque le STO est mis en place et les policiers en étant exemptés, on peut penser que certains jeunes rentrent dans la police pour y échapper ; et les mouvements de résistance de la police en profite également pour faire recruter des jeunes gens qui servent la cause lorsque cela est nécessaire.

Après la chute du Régime de Vichy et la France étant libérée de son occupant, il aurait été logique que toutes les lois promulguées par ce régime de dictature dussent être caduques. Pourtant à la libération la "Police Nationale" redevient la "Sûreté Nationale", on dissout les éléments les plus compromettants comme les intendants, mais l'Etatisation des Polices Municipales reste.

De même la Vème République fera ce que le Régime de Vichy n'avait osé faire, elle intégrera en 1966 la Préfecture de Police et créera une nouvelle Police Nationale à vocation Républicaine qui est celle que l'on connaît aujourd'hui.


Résumé d'après un article de Jean-Marc Berlière

Serment

Lire la suite

17:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/04/2010

Ce soir sur France 3, propagande et bourrage de mou ...

Dans le thème "Découvertes" en première partie de soirée :

20:35 - Découvertes

Au coeur de la Légion étrangère

    Au coeur de la Légion étrangère

    Résumé

    Chaque année, 10 000 jeunes venus du monde entier tentent d'intégrer la Légion étrangère. A Aubagne, ils sont soumis à une batterie de tests impitoyables, tant physiques que psychologiques, qui voient 90% d'entre eux refusés. Nicolas Moscara a suivi Lim l'Américain, Vaifana le Malgache et d'autres engagés volontaires pendant leur formation à Castelnaudary. Puis, pour illustrer l'engagement de la Légion, il s'est rendu en Afghanistan, où elle est présente depuis septembre 2008. Pendant quarante jours, le journaliste a suivi les hommes du 2e régiment étranger d'infanterie, qui mènent la guerre contre les talibans.

     

    Dans le thème "Film policier", en deuxième partie de soirée :

    22:50 - Film policier

    Magnum Force

    Magnum Force

    Résumé

    Flanqué de son nouvel adjoint, «Dirty Harry», le flic aux méthodes expéditives, affronte, au sein même de la police, un syndicat du crime adepte d'une justice parallèle expéditive.

     

    Le service public couvre vraiment bien l'actualité ...

    talibanparis.jpg
    Jeune conducteur d'auto-écoresponsable bigame

    12:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

    23/04/2010

    Colmar, lycéen placé en garde à vue : délit d’entrave à la circulation puni par l’article L412.1 du code de la route et passible de deux ans d’emprisonnement.


    Au carrefour de la gare, les policers embarquent les manifestants sur le point de bloquer la circulation. (Photo DNA-Gil Michel)

     

    Devant le lycée Camille-Sée, ils n’étaient qu’une poignée à avoir répondu hier matin à l’appel à manifester de la Coordination Lycéenne Indépendante. Toujours pour les mêmes motifs détaillés dans le tract distribué sur le parvis de l’établissement : les suppressions de postes de professeurs, la réforme du lycée et les menaces de dispositifs policiers dans les établissements.

    « On n’est pas super-nombreux»

    « On a tracté pendant trois jours, c’est décevant. La motivation a disparu, mais plus tard, ils vont le regretter », lâche Romain. « On n’est pas super-nombreux. Voulez-vous discuter de la réforme ? On fait quoi ? » interroge Allaoui, l’un des organisateurs.
    Les lycéens évoquent « le blocage du carrefour de la gare » ou « l’occupation d’un site administratif ». Mona, élève de seconde, redoute des classes encore plus surchargées où le professeur n’a plus la possibilité d’aider les élèves qui en ont besoin. Ce sera le cas l’an prochain pour l’option sport qui va perdre un enseignant, regrette l’élève.
    Devant le lycée de l’avenue de l’Europe, des lycéennes se désolidarisent clairement du mouvement minoritaire. « Ça dépend de la bonne volonté des profs, mais on a eu du soutien quand on l’a demandé », dit Sophie, élève de terminale. Elle estime que seuls « ceux qui apportent des armes ou du shit au lycée », ont à redouter une présence policière accrue dans les lycées.

    Contrôles d’identité

    C’est au moment où les manifestants s’apprêtaient à bloquer la circulation au carrefour des avenues République / Poincarré, devant la gare, que les policiers ont embarqué huit lycéens conduits au commissariat. Pour sept d’entre eux, le passage au commissariat s’est soldé par un contrôle d’identité et une convocation pour une audition la semaine prochaine. Les élèves majeurs sont repartis au bout d’une heure, les mineurs ont dû attendre leurs parents. L’un des lycéens a été placé en garde à vue. Le parquet décidera des suites à donner à la garde à vue. Une quinzaine de manifestants qui n’avaient pas été inquiétés se sont rendus au commissariat prendre des nouvelles de leurs camarades.

    « Entrave à la circulation »

    Face à une mobilisation qui n’a jamais été aussi faible (voir encadré), la réponse policière, inédite dans une manifestation lycéenne, paraît disproportionnée. Le commissaire Cédric Richardet s’en explique : « Les lycéens avaient bien fait une déclaration de manifestation avec un itinéraire, mais ils ne l’ont pas respecté et ont décidé de faire une action coup de poing en bloquant le carrefour. Nous leur avons expliqué qu’il s’agit d’un délit d’entrave à la circulation puni par l’article L412.1 du code de la route et passible de deux ans d’emprisonnement. Les manifestants doivent pouvoir exprimer leurs revendications, mais ils doivent aussi comprendre qu’il y a un cadre à respecter ».
    Le commissaire Richardet admet que les précédents sit-in à des carrefours s’étaient déroulés sans intervention policière, mais il justifie la décision d’hier par des tensions observées entre les manifestants et certains automobilistes lors de la dernière manifestation des lycéens.

    A.M.

    Article pris chez la Feuille de Choux - Source DNA Colmar- Édition du Ven 23 avril 2010

    Du_débordement_dans_le cadre_.JPG
    Observation du debor-dement de l'ennemi dans la marge, ou vers la notion de recadrage ...

    09:56 | Lien permanent | Commentaires (0) |

    21/04/2010

    Dyncorp - Formation de la Police Afghanistan - " les milliards de dollars perdus" (la sénatrice McCaskill)

     

    "I don't think DynCorp has always had the leadership or the plan in place to convey to the people who work for them what they should be doing and how," Sen. Claire McCaskill (D-Mo) told the Huffington Post Investigative Fund after the hearing. "And there was a disconnect between the military, the State Department and the actual work product of DynCorp."

    DynCorp has consistently defended its work in Afghanistan.

     

    Article de  Christine Spolar Huffington Post Investigative Fund

     

    pour info :

    iCasualties.org: Operation Enduring Freedom

    Fatalities by Year and Month

     

    Year Jan Feb Mar Apr May Jun Jul Aug Sep Oct Nov Dec Total
    2001 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3 5 4 12
    2002 10 12 14 10 1 3 0 3 1 6 1 8 69
    2003 4 7 12 2 2 7 2 4 2 6 8 1 57
    2004 11 2 3 3 9 5 2 4 4 8 7 2 60
    2005 2 3 6 19 4 29 2 33 12 10 7 4 131
    2006 1 17 13 5 17 22 19 29 38 17 9 4 191
    2007 2 18 10 20 25 24 29 34 24 15 22 9 232
    2008 14 7 20 14 23 46 30 46 37 19 12 27 295
    2009 25 25 28 14 27 38 76 77 70 74 32 34 520
    2010 45 55 39 27 0 0 0 0 0 0 0 0 166

     

    11:15 | Lien permanent | Commentaires (0) |

     
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