Avertir le modérateur

20/04/2010

Pétain, le traître de 40, fêté en catimini

Samedi 25 avril 2009, à Cauchy-à-la-Tour, dans le Pas de Calais, une soixantaine d'admirateurs du maréchal Pétain, la plupart venant de la région parisienne, se sont retrouvés dans la maison natale de l'ex-chef d'État condamné à mort après la Libération pour intelligence avec l'ennemi, pour collaboration avec le régime nazi. Depuis une trentaine d'années, autour du 24 avril, ils se retrouvent en catimini dans cette maison.

Pendant deux heures et demie, ils assistent à une messe, ils déposent une gerbe et interprétent « Maréchal nous voilà », l'hymne officieux de Vichy... «  Nous voulons rétablir la vérité historique et nous ne sommes pas une association politique », jure Hubert Massol, le président de l'ADMP... pourtant élu jusqu'en 2008 au conseil municipal d'Asnières sous l'étiquette MNR (le parti de Bruno Mégret).

Le but avoué de l’ADMP (Association pour la Mémoire du maréchal Pétain, fondée en 1951 par le général Weygand) est d’obtenir la révision du procès de 1946 et le transfert de la dépouille du traître de l’Ile d’Yeu à l’ossuaire de Douaumont. Rachetée en 1992 par l'ADMP, le vieux corps de ferme a été transformé en musée, orné de symboles religieux et de divers objets entretenant un certain culte de la personnalité.

Pour Gérard Defrance, maire par intérim, l’ouverture publique de ce musée est impensable dans la commune car «  On n'a pas le droit de faire une chose pareille, en mémoire de tous ceux qui ont péri dans les camps ». Les Cauchois se résignent à voir défiler ces pèlerins, catholiques traditionalistes proches de Mgr Lefebvre, même s’il y a eu des manifestations hostiles en 1982. D’ailleurs, depuis, la messe n’est plus organisée dans l’église du village et très rares sont les habitants du cru à participer à ces cérémonies particulières.

Le 22 avril 2006, à l’occasion du 150ème anniversaire de l’anniversaire de Pétain, Hubert Massol déclarait notamment : « Si Philippe Pétain fut glorieux en 14-18, il fut grand dans les années 40, où sacrifiant son prestige et sa tranquillité, après une vie bien remplie au service de la Patrie, il remit tout en question en acceptant de faire le don de sa personne à la France, pour atténuer son malheur. Plus d’un demi-siècle a passé, la réconciliation européenne se concrétise péniblement, il reste à réaliser la réconciliation des Français, malgré les passions d’une minorité et l’hostilité des lobbies. »

A la lecture de ces lignes, chacun est libre de comprendre le révisionnisme rampant de cette association et son obstination à occulter la responsabilité de Pétain et de bien d’autres dans la collaboration active du gouvernement de Vichy avec le régime nazi. Cela dit, VISA se réjouit de l’audience de plus en plus résiduelle de cette association, même dans le village natal de Pétain.

Article de VISA -

 

 

Il déterre le cadavre du pétainisme

Dans « On a volé le Maréchal ! », récit historique captivant et plein de verve, l’historien Jean-Yves Le Naour retrace un étonnant fait-divers : en 1973, un commando de militants pétainistes a enlevé le cercueil de l’ex-Maréchal, enterré à l’île d’Yeu. Objectif : réhabiliter Pétain en imposant au gouvernement sa sépulture à Douaumont, haut-lieu de mémoire de la Première Guerre mondiale, pour mieux faire oublier son sinistre rôle dans la Seconde.
Vingt-cinq ans après, Pétain et les pétainistes bougent-ils encore ?

Réduite à sa plus simple expression, la communauté pétainiste ne semble pas vraiment en situation d’exhumer le cadavre politique de Pétain. « Aujourd’hui, Pétain est oublié sur son île, accablé par le verdict de l’histoire, et la France a enfin réussi à enterrer ce cadavre dans le placard en regardant son passé dans les yeux, conclut Jean-Yves Le Naour. Je sortirai par la grande porte ou pas du tout, disait le condamné à ses avocats. Ca ne sera pas du tout. » Mais les traits du pétainisme, même boulotté par les vers, eux, ne sont-ils pas encore capables d’être recyclés par une autre idéologie autoritaire contemporaine ?

Le 25 avril 2009, forts de leur habitudes mais de moins en moins nombreux, une poignée de militants de l’ADMP (Association pour la défense de la mémoire du maréchal Pétain) s’est rendue à Cauchy-à-la-Tour (Pas-de-Calais), dans la maison natale de l’ex-Chef de l’Etat français et ex-maréchal, condamné à mort en 1945 par la Haute-Cour de justice, gracié par de Gaulle, incarcéré, puis enterré à l’Ile d’Yeu en 1951.

Depuis 1992, l’ancien corps de ferme est devenue la propriété de l’association qui en a conçu un petit musée à la gloire de Pétain et du pétainisme, au grand dam du bourg cauchois.

Une messe (traditionnaliste) fut dite. Une gerbe, déposée. Un vigoureux « Maréchal, nous voilà », entonné. Et un discours, prononcé par Hubert Massol, président de l’ADMP depuis février 2009. « Nous voulons rétablir la vérité historique » a t-il martelé, comme ses prédécesseurs (général Weygand, Jacques Isorni) depuis la création de l’association en 1951. « Apolitique » a rajouté celui qui fut l’un des gros bras de Jean-Louis Tixier-Vignancourt, avocat d’extrême droite, et candidat à la présidentielle de 1965. Cet ancien élu jusqu’en 2008 du conseil municipal d’Asnières sous l’étiquette MNR est également l’un des principaux pieds-nickelés d’un fait-divers extravagant, raconté par l’historien Jean-Yves Le Naour dans son récit « On a volé le Maréchal ! »

Dans la nuit du 19 au 20 février 1973, à la tête d’un commando de six militants pétainistes, Hubert Massol extrayait du minuscule cimetière de Port-Joinville sur l’île d’Yeu, le cercueil en chêne du maréchal, dont les restes, à leur grand étonnement, étaient parfaitement conservés. Ils embarquèrent la dépouille dans une fourgonnette, et commençait alors une cavale croquignolesque de 48 heures qui, de défection de complice en amateurisme jusqu’à la traque policière, conduisit Philippe Pétain dans le box d’un parking miteux des puces de Saint-Ouen. Alors qu’ils voulaient faire chanter le gouvernement en lui imposant la translation des cendres du militaire à l’ossuaire de Douaumont pour le réhabiliter en tant que héros de la Première Guerre et non traître et petit dictateur de la Seconde, la tentative s’achevait en eau de boudin.

Arrêté, Hubert Massol, adhérent de l’ADMP, prit sur lui toute la responsabilité du raid et les quelques mois de prison, sans oublier la lumière médiatique qui fait toujours de lui une personnalité héroïque dans le microcosme. Mais les enquêteurs, eux, soupçonnèrent l’avocat Jean-Louis Tixier-Vignancourt, experts en coups fourrés ou tordus, d’être le cerveau du projet.

De 1951 à 2009, la double mission des pétainistes

En exhumant ce fait-divers, proliférant de personnages pittoresques et de chimères idéologiques, Jean-Yves Le Naour souligne la vivacité d’une revendication qui perdure encore, et où tous les coups tactiques sont permis.

L’ADPM s’est fixé une double mission : la révision du procès de 1945 et la réhabilitation de Pétain en inhumant ses cendres à l’ossuaire national de Douaumont. Pour ce, même si cette famille au propre, les héritiers, et au figuré, les politiques, se déchire et se dispute les restes du « Vieux », elle n’ hésite pas à faire le siège des présidents de la république successifs, devenant au fil des circonstances gaullo-compatibles ou mitterrandophiles. De 1968 à 1992, de Pompidou à Mitterrand, ils se réjouirent ainsi de voir fleurir la tombe du maréchal par l’Elysée tous les 11 novembre.

À l’occasion de la présidentielle de 2007, l’ADMP appela encore le président de la république Jacques Chirac à faire un geste d’honneur et de « réconciliation nationale ». En 2008, cette association organisait également un pèlerinage à Verdun, à la faveur du 90e anniversaire de l’armistice de 14-18, pour mieux ramener leur héros dans ce giron historiquement fréquentable. Hubert Massol qui a repris le flambeau de la présidence, après la disparition en janvier du nonagénaire général Jacques Le Groignec, fait partie de la deuxième génération de pétainistes de l’ADPM. Lui, pour arriver aux objectifs de l’Association, mise désormais sur une opinion publique moins vive à réagir que dans les années 50-70 sur cette mémoire noire du général Pétain.

« Un vent de révisionnisme, au sens étymologique, semble souffler sur les esprits contemporains qui n’acceptent plus de penser en noir et blanc, affirmait-il en avril 2006, à l’occasion du centenaire de la naissance de l’ex-maréchal. L’opinion accepte de moins en moins la politisation de la mémoire et la culpabilisation du Peuple français. Elle rejette avec force cette tendance à l’aliénation des esprits qui conduit à une repentance unilatérale. Ce détournement de la Mémoire qui est une falsification inacceptable de notre Histoire, suscite néanmoins quelques réactions inattendues chez certains historiens ou intellectuels conformistes qui se sont élevés contre les lois liberticides qui régissent l’enseignement officiel. »

Article de L'Annuel des Idées - 28/06/2009

09:00 | Lien permanent | Commentaires (2) |

17/04/2010

Brice tout puissant...

 

Il_en_faut_toujours_une.jpg

Elle correspond au prototype...

00:08 | Lien permanent | Commentaires (2) |

14/04/2010

La brigade des Stups Parentale - Narcocheck (oui, tu vois le jeu de mot facile...)

NarcoChek s'apprête à commercialiser en pharmacies son test de cannabis destiné aux adolescents. Une initiative qui devrait ravir les parents.

Déjà en vente sur Internet, le test de cannabis de NarcoCheck, société qui distribue le produit, devrait être vendu en pharmacie d'ici à quelques semaines. A la différence de ceux déjà proposés aux conducteurs ou aux sportifs, ce nouveau test se destine aux adolescents. Enfin plus aux parents soucieux de connaître la consommation de cannabis de leur petit dernier.

Extrait d'un article de l'Express - 14/04/2010

 

«Des parents à la fois thérapeutes et flics»

Autre crainte du corps médical : le rôle que donne aux parents un tel dispositif. «C'est très compliqué car les parents deviennent à la fois thérapeutes et flics. Essayer de faire faire le test à un adolescent est quelque chose de très intrusif et de très violent, poursuit le Pr Reynaud. Même si le jeune est d'accord pour faire le dépistage, il peut ensuite essayer de dissimuler sa consommation. Cela risque donc de rajouter au conflit existant entre les parents et leur enfant.» Avis partagé par le docteur Jean-Pierre Couteron, psychologue clinicien et président de l'Association nationale des intervenants en toxicomanie : «Les parents doivent s'interroger sur ce qu'ils ont à gagner en demandant à leur enfant de faire un dépistage. La technique ne dédouane pas du travail éducatif. L'important, c'est d'amorcer un dialogue avec l'adolescent.»

Extrait d'un article du Figaro - 14/04/2010

 

I_need_more.jpg

Il n'est toutefois pas précisé si vous devez emmener vous même votre enfant à la Brigade des Stup ou si vous devez téléphoner pour le dénoncer.

Bientôt le kit " mon enfant est-il hétéro " ?

19:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Xénophobie et discours identitaires au Québec ... le "nationalisme interclassiste"

Article pris sur le blog du Collectif Emma Goldman

Le nationalisme primaire débarque au Saguenay

Chicoutimi, le 13 avril 2010


Le réseau de résistance du québécois (RRQ), de passage au Saguenay la semaine dernière, intimide le diffuseur web www.lbr.ca suite à la parution d’un article critique (voir plus bas). Qui plus est, Patrick Bourgeois, porte-parole du RRQ, écrit fièrement sur le forum du RRQ : « Parce que ce texte était profondément diffamatoire, et parce que nos avocats s’apprêtaient à embarquer dans le dossier, l’éditeur du site a compris qu’il était mieux de le retirer. Alors, fin du dossier. P.B »[1]

De plus, voici une citation qui m’était adressée sur le forum du RRQ, que j’ai également reçu par courriel à la suite de la parution de l’article :

« P.S. Il y a un solde chez Jean Coutu cette semaine sur la vaseline : à l'achat d'un gros pot ont t'en mets tout le tour du trou de cul GRATIS! Ça change d'être à sec.Guy Caron »[2]


Article publié sur le site www.lbr.ca le 12 avril 2010 :

Le nationalisme primaire débarque au Saguenay

Vendredi soir dernier, un porte-parole du réseau de résistance du québécois (RRQ), Patrick Bourgeois, est venu déverser son nationalisme ethnique sur une douzaine de personnes rassemblées pour assister à la projection de son documentaire intitulé « Peuples en lutte ».

Connaissant un peu les positions défendues par le RRQ, j’y suis allé dans l’optique de débattre des problématiques liées à un certain nationalisme primaire : xénophobie, discours rétrograde sur l’immigration, exacerbation des passions identitaires, asservissement des questions sociales à la lutte pour la « libération nationale ». Et force est d’admettre que nous avons été bien servis.

En effet, dès le départ, M. Bourgeois nous sert un avertissement : il y a de moins en moins de francophones au Québec et c’est pour cette raison que l’indépendance est plus nécessaire que jamais. Ce qu’il faut lire entre les lignes, c’est qu’il y a de plus en plus d’immigrants et d’immigrantes allophones qui, semble-t-il, menaceraient la survie de notre langue et de notre culture. La ligne est mince entre une telle rhétorique nationaliste et du racisme pure et simple.[3]

Après avoir utilisé des expressions comme « plan de nègre » et « identité nationale », M. Bourgeois continue sur sa lancée en nous disant que les déboires du système de santé québécois reposent sur le financement injuste dont bénéficient les hôpitaux anglais de Montréal. On ne peut plus faux. Le système de santé québécois est charcuté depuis les trente dernières années et ce peu importe le Parti politique au pouvoir, qu’il soit nationaliste ou fédéraliste. Encore une fois, ce nationaliste primaire se trompe de cible. Il oblitère complètement la question de la redistribution de la richesse au Québec et de la privatisation progressive de notre réseau de santé public par des politiques néolibérales, en y opposant une lutte « français versus anglais ».

Un peu plus tard, utilisant la notion de « liberté » à outrance dans un style plutôt romantique, M. Bourgeois est déterminé à nous motiver afin que nous nous engagions dans la lutte contre « l’impérialisme et le colonialisme canadien ». Néanmoins, pas un mot sur le « Québec inc. », ces entreprises bien québécoises (Bombardier, Québécor, SNC-Lavalin) qui se sont enrichies à travers les largesses de l’État Québécois et qui exploitent à souhait les travailleurs et travailleuses du tiers-monde. Et c’est sans parler du récent congédiement des employés du journal Le Réveil au Saguenay, propriété de Québécor et de son PDG Pierre-Karl Péladeau, un bon québécois-blanc-francophone. C’est ce qu’on appelle la logique du deux poids deux mesures. Ou mieux encore, du nationalisme interclassiste.

Vient enfin (après une heure et demie de discours) la projection d’un documentaire très amateur à propos du référendum symbolique sur l’indépendance de la Catalogne (région au nord de l’Espagne). Je reste sur ma faim et j’attends la période de question et de discussion. Elle ne viendra jamais. M. Bourgeois doit partir très vite et n’osera même pas engager le débat. Le messie a terminé sa mission et doit quitter pour Baie-Comeau…

En conclusion, il apparaît important de souligner le cul-de-sac dans lequel nous plonge cette logique purement nationaliste. En premier lieu, la charge d’intolérance qui supporte cette idéologie nous mène tout droit à une fermeture d’esprit devant la question de l’immigration. Qui plus est, le RRQ nous propose de nous réfugier dans une étroitesse d’analyse qui suppose que nous devrions faire l’indépendance et régler les questions sociales ensuite. Rien de plus absurde. En effet, face au budget 2010 du ministre Bachand qui s’attaque de plein fouet aux conditions de vie de l’ensemble des travailleurs et travailleuses et des plus démunis (peu importe leurs langues ou origines ethniques), il faudrait plutôt organiser une riposte sociale autonome. Les mouvements sociaux ont déjà trop souffert de la mainmise des nationalistes sur l’agenda politique québécois.

Etienne David-Bellemare

[1] http://lequebecois.actifforum.com/ici-on-parle-d-actualite-f1/etienne-david-bellemare-un-autre-cretin-t12917.htm
[2] Idem.
[3] Il faut aussi souligner qu’après la conférence, lors d’une discussion avec un membre du RRQ à propos de la lutte à mener contre le budget provincial 2010, celui-ci m’a envoyé : « ok il faut se battre contre ça mais pendant ce temps là il y a 40 000 immigrants qui rentrent chaque année et moi je veux préserver ma race! ».

 

 

 

La noble quête de l’indépendance du Québec

Contrairement à ce qu’affirme M. Étienne David-Bellemare dans Le Quotidien du 14 avril 2010 ( www.cyberpresse.ca/le-quotidien/opinions/carrefour-du-lec... ), Patrick Bourgeois et les autres dirigeants du Réseau de résistance du Québécois ne sont certainement ni xénophobes, ni racistes. Sinon, que ferait justement M. Bourgeois à venir parler aux Saguenéens des peuples en lutte de la terre, comme les Catalans, les Basques ou les Écossais? Pourquoi le journal Le Québécois se serait-il intéressé au sort des Palestiniens? Pourquoi aurais-je écrit des articles dans ce journal sur le drame des Rwandais? Pourquoi Patrick Bourgeois aurait-il pourfendu les radios poubelles de Québec pour avoir vomi des insultes sur les Haïtiens?

Patrick Bourgeois n’a condamné ni l’immigration, ni les immigrants. C’est M. David-Bellemare qui lui prête cette intention. L’anglicisation du Québec est causée par l’emprise fédérale sur le Québec, et non par l’immigration comme telle. Une partie des immigrants se greffe à la colonie anglo-canadienne du Québec parce que le Québec est obligé d’entretenir des institutions anglaises séparées, au lieu d’avoir une langue nationale partagée par tous les citoyens, dans un esprit fraternel et républicain, sans égard aux origines ethniques ou raciales. Nous nous attristons de voir des immigrants choisir l’anglais plutôt que le français, mais nous comprenons que c’est le bilinguisme assimilateur que nous impose Ottawa qui en est la cause. Un Québec souverain aurait une véritable langue nationale, à l’instar de beaucoup d’autres pays, y compris le Canada anglais et les États-Unis.

Le recul du français au Québec ne fait aucun doute, et vouloir que le Québec soit français est une attitude de peuple normal ( http://gallery.me.com/bernarddesgagne/100106/Langue-20d-u... ). Pourquoi serait-il raciste ou xénophobe pour le peuple québécois de vouloir vivre dans sa langue alors que le même comportement, à Toronto ou à Vancouver, ne le serait pas? Au Canada anglais, 99,5 % des substitutions linguistiques favorisent l’anglais. Les Canadiens anglais sont-ils racistes pour autant? ( http://gallery.me.com/bernarddesgagne/100106/Bilan-20des-... ) La concurrence linguistique au Québec, situation typique d’un peuple colonisé, nuit à la démocratie et à la solidarité. Une partie de la population du Québec refuse de parler la langue nationale et impose à la majorité la minorisation au sein d’une fédération à laquelle le Québec n’a jamais adhéré librement.

M. David-Bellemare se plaint que «le système de santé québécois est charcuté depuis les trente dernières années et ce peu importe le parti politique au pouvoir». Or, on peut faire un lien très clair entre l’anglais au Québec et la dégradation prévisible des soins de santé. L’apartheid linguistique de la clique anglo-canadienne gravitant autour de l’Université McGill coutera très cher aux contribuables québécois. Pour doter cette clique de son propre centre hospitalier universitaire, il faudra débourser plusieurs milliards de dollars. Où est la justice sociale dans tout cela? Est-il normal que Montréal ait deux centres hospitaliers universitaires, dont un qui fonctionnera en anglais pour cause de refus de solidarité sociale, tandis que les autres grandes villes nord-américaines en ont un seul? Y a-t-il un grand centre hospitalier universitaire français à Toronto? Est-il acceptable que des milliards de dollars soient dépensés simplement pour permettre à une fausse minorité de vivre dans sa bulle linguistique, tandis qu’ailleurs au Québec, les services de santé font cruellement défaut? Il devrait y avoir  un seul centre hospitalier universitaire à Montréal ( http://unseulmegachu.org/argumentaire.html ).

Contrairement à ce que laisse entendre M. David-Bellemare, la libération nationale des Québécois va bel et bien dans le sens du refus des politiques néolibérales. Elle s’oppose au rouleau compresseur culturel et au bellicisme qui accompagnent ces politiques. Ainsi, Ottawa dépense chaque année près de six-milliards de dollars pour le matériel militaire servant à envoyer de jeunes Québécois se faire tuer en Afghanistan, dans une guerre d’occupation qui fait beaucoup souffrir la population afghane. Et ce n’est qu’une partie du budget annuel de 18 milliards de dollars du ministère de la Défense nationale. Les Québécois paient plus de 4 milliards de dollars sur cette somme. En sont-ils heureux? Doivent-ils s’intéresser uniquement aux questions comme la santé et l’éducation, qui relèvent en théorie de l’État québécois, mais se résigner devant les décisions prises à Ottawa, où ils sont condamnés à être de plus en plus minoritaires? Pourtant, dépenser de l’argent pour tuer des gens implique nécessairement qu’on en a moins pour instruire la jeunesse et guérir les malades. Comme l’explique Jacques Parizeau dans son livre La souveraineté du Québec — Hier, aujourd’hui et demain (2009), le fédéralisme canadien est un frein au développement social et économique du Québec.

Sans être une baguette magique, l’indépendance du Québec serait incontestablement l’outil le plus puissant de progrès social que les Québécois pourraient se donner. Militer pour l’indépendance du Québec à la façon du Réseau de résistance du Québécois n’a rien du nationalisme primaire et tout de la noble quête.

Bernard Desgagné
Membre du bureau politique
Réseau de résistance du Québécois

 

 

 

 

 

Les points soulevés dans l’article de M. David-Bellemare me paraissent très intéressants. Ces propos sont d’autant plus pertinents qu’au Saguenay, les idées s’apparentant au nationalisme ethnique sont assez répandues. De plus, une très forte majorité d’individus adhèrent au grand récit historique - qui forge leur appartenance identitaire - articulé autour de l’oppression nationale des Québécois blancs francophones. Au Québec, les grands récits identitaires demeurent ancrés dans des représentations où ni la race ni le racisme ne semblent exister, […] [un] métarécit d’une société blanche, homogène, de métissage récent, où la présence d’autres groupes culturels est un phénomène récent, alors que la dimension autochtone est abordée comme un élément marginal de l’histoire (Maillé, 2002 : 1). Par conséquent, les oppressions dont sont victimes les minorités québécoises se voient secondarisées, voire complètement évacuées.

Aux premiers abords, nous serions tentés de croire que le racisme n’existe pas au Saguenay. Cette région est généralement perçue par ses habitant-e-s comme un lieu fort accueillant pour les personnes issues de l’immigration ou pour celles d’origines ethniques différentes de la très large majorité blanche et francophone. Or, j’ai constaté depuis quelques temps des symboles racistes dans certains parcs, abribus et rues du Saguenay (des croix gammées, des signes 88, des graffitis white power, etc.). Ces manifestations ont affecté le sentiment de sécurité de certaines familles qui fréquentent ces lieux publics. D’ailleurs, j’ai personnellement été témoin d’une agression à caractère raciste il y a quelques mois. Force est de constater que le racisme et la xénophobie sont des phénomènes observables au Saguenay.

Devant cette réalité sociale, il me semble qu’il en va de notre responsabilité individuelle et collective d’être vigilant-e quant aux moindres comportements et discours qui peuvent participer à la reproduction de rapports de domination, d’exclusion et d’exploitation liés à la race ou à l’ethnicité, et cela, particulièrement lorsque nous militons pour une société égalitaire. C’est dans cette perspective que les enjeux soulevés par M. David-Bellemare sont tout à fait appropriés.

En ce qui concerne la réplique émise par M. Desgagné, je dois dire que je ne suis pas convaincue par l’argumentaire qu’il articule. Un des aspects qui me semble poser particulièrement problème ne se situe pas dans ce qu’il affirme, mais précisément dans ce qu’il élude, volontairement ou non. D’abord, M. Desgagné soutient que le problème le plus crucial que rencontre le « peuple québécois » est l’anglicisation du Québec, un phénomène qui s’actualiserait à travers l’emprise d’Ottawa sur nos institutions et différents lieux de pouvoir économique, politique, social et culturel. Et la solution la plus efficace pour résoudre ce problème passerait par l’indépendance du Québec afin « …d’avoir une langue nationale partagée par tous les citoyens, dans un esprit fraternel et républicain, sans égard aux origines ethniques ou raciales ».

Il est tout à fait légitime, voire primordial, de se préoccuper du respect de l’utilisation de la langue publique dans nos institutions. Pour s’en assurer le gouvernement du Québec a adopté une charte de la langue française qui défend et fait la promotion de la langue de la majorité francophone. Cela dit, il m’apparaît évident qu’on ne peut faire fi de l’origine ethnique des membres de la société québécoise (même dans le cas où le Québec serait un pays) et des rapports que cette réalité sociale impose. L’ethnicité, qui est à la fois une construction sociale (politique et idéologique) et un fait social dynamique, est le produit de rapports sociaux de domination entre majoritaires et minoritaires (Juteau, 1999).

Dans la réplique de M. Desgagné, la société québécoise est divisée en différents groupes définis par leur langue d’usage et origine ethnique. Il nous parle du « peuple québécois » - ici je comprends la majorité blanche et francophone -, les immigrants – un melting pot de personnes faisant partie de groupes ethniques minoritaires qui choisissent de parler soit le français ou l’anglais - et la colonie anglo-canadienne du Québec. Dans un Québec souverain, les membres de ces groupes minoritaires, qui se laissent ici comprendre comme étant homogènes et essentialisés, pourraient acquérir une légitimité politique à travers la citoyenneté, c’est-à-dire la distribution équitable de droits sociaux et politiques, en autant que soient évacuées les spécificités raciales et ethniques. En fait, c’est comme si on voulait que ces minorités s’assimilent au «nous Québécois », c’est-à-dire au groupe ethnique dominant (économiquement, politiquement et socialement). Or, malgré cette citoyenneté formelle, bien des inégalités demeurent – et demeureraient même dans un Québec souverain - entre les citoyennes et citoyens blancs francophones issus du groupe majoritaire et les citoyennes et citoyens des groupes ethniques minoritaires. En ce sens, je crois qu’il faut reconnaître et prendre en considération les différences ethniques et culturelles, être ouverts et tolérants, et travailler à établir des rapports égalitaires, notamment en démasquant les rapports de domination qui se dissimulent dans certains discours nationalistes basés sur une ethnicité essentialisée.

Or, ces nationalistes nostalgiques défenseurs d’une culture et d’une identité québécoise pérennisée semblent souvent oublier qu’en tant que blancs francophones majoritaires ils jouissent d’une position dominante dans la société québécoise. Ainsi, les discours de Bourgeois et Desgagné me donnent l’impression d’hommes blancs de la majorité historique qui cherchent à maintenir leurs privilèges. En somme, je dirais que les propos de M. Desgagné ne sont pas suffisamment explicites et rigoureusement soutenus pour répondre de manière éclairante et convaincante à la critique de M. David-Bellemare.

Enfin, j’ai été étonnée de constater que le Bulletin régional avait retiré l’article de M. David-Bellemare suite à des menaces de poursuites judicaires émises par certains membres de la direction du RRQ. De même, j’ai été désagréablement surprise par les commentaires désobligeants qu’ont émis certains membres du RRQ sur le forum de leur organisation à l’égard de M. David-Bellemare. S’il est incontestable que la question nationale et identitaire est un enjeu fort sensible, il me semble que critiquer ouvertement une organisation et ouvrir un débat demeure un acte tout à fait légitime et même fécond. Une telle riposte des dirigeants du RRQ ne peut que me laisser croire en leur faible potentiel analytique/théorique et en leur incapacité critique et autocritique.

amdt - 23/04/2010

10:04 | Lien permanent | Commentaires (10) |

13/04/2010

Alain B - De l'existence du pudding et du cauchemar des réseaux sociaux...


Alain-Bauer : franc-maçon, ça aide à trouver du boulot ?

 

Black pudding - Barefoot in the wilderness

Black pudding

john.pettigrew.org.uk

22:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Artur Harutyunyan - Un an et demi d'attente avant un enterrement forcé

Communiqué de presse du 13 avril 2010

C’est un ultimatum cruel qui frappe de plein fouet la famille d’Artur Harutyunyan, jeune homme de 25 ans d’origine arménienne, père de 3 enfants français, mort en prison en octobre 2008 dans des circonstances encore très troubles à ce jour.

Lundi la famille reçoit enfin l’acte de décès qui n’avait pu être rédigé pendant 18 mois, faute de pouvoir mentionner le jour et l’heure précis de la mort d’Artur.

La famille se refusait de cautionner les jour et heure approximatifs proposés jusqu’alors par les autorités, compte tenu de l’importance de ces éléments pour l’enquête sur les circonstances de la mort de leur fils.

Ces 18 mois que le corps d’Artur a passé à la morgue ont infligé un surcroît de douleur à la famille.

Mais hier lundi 12 avril, Alice, la mère du jeune homme, a le sentiment de toucher le fond du désespoir lorsque la mairie de Strasbourg lui téléphone pour la prévenir que son fils sera enterré à Strasbourg, mercredi 14 avril 2010 au matin.

La famille ne pouvant supporter de vivre à Strasbourg après le drame a refait sa vie à Tours. Elle souhaite enterrer son fils à Tours, près d’eux. Mais comment réunir en 48 heures la somme nécessaire au transfert du corps ?

Il faudrait trouver plus de 4000 euros pour les frais d’obsèques d’Artur, dont 2000 euros rien que pour l’ultime voyage du corps et c’est mission impossible pour cette famille très modeste, qui ne bénéficie d’aucune aide.


Compte tenu du terrible préjudice subit par cette famille :

  • avec le décès en prison du jeune homme qui avait pourtant été hospitalisé juste avant suite à une tentative de suicide en garde à vue,
  • après 18 mois de silences gênés, de non réponses, de non assistance de la part de la justice et des autorités compétentes alors que la famille dévasté cherche désespérément des explications,
  • après le classement sans suite de l’instruction initiale,
  • après le classement sans suite au motif « d’absence d’infraction » de la plainte déposée par Maître Bouzrou le 25 février 2010 contre la directrice de la maison d’arrêt de Strasbourg pour non assistance à personne en péril,


C’est un degré d’inhumanité supérieur qui est atteint maintenant avec l’enterrement précipité d’Artur dans un endroit devenu étranger à sa famille.

 

 

Contacts pour plus d’information :


Article de chez Ban Public

 

22:17 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Identité nationale et patriotisme aux Etats-Unis

Les milices sur le pied de guerre

 

L’an dernier, l’extrême droite a connu un essor fulgurant. Les changements politiques, démographiques et économiques aux Etats-Unis ont entraîné la création d’une myriade de nouveaux groupes.

Le nombre de groupuscules incitant à la haine est depuis quelques années en constante augmentation : + 54 % de 2000 à 2008. La crise économique et l’arrivée au pouvoir d’un président noir ont encore accéléré leur développement. Si le Parti national-socialiste des travailleurs américains – une importante faction néonazie – a implosé en novembre 2008, le foisonnement des organisations extrémistes s’est poursuivi en 2009 (932 groupes répertoriés, contre 926 l’année précédente), selon le dernier décompte effectué par le Southern Poverty Law Center*. Parallèlement, le nombre de groupes “nativistes” [xénophobes] qui ne se contentent pas de prôner une politique d’immigration plus restrictive mais agressent ou harcèlent physiquement les immigrés est passé de 173 en 2008 à 309 l’année dernière. Pratiquement tous ces groupes d’autodéfense sont apparus depuis le printemps 2005.

Ce sont surtout les mouvements “patriotes” qui ont connu la plus forte poussée. Le mouvement patriote s’est fait connaître au milieu des années 1990, s’insurgeant contre ce qu’ils considèrent comme des tendances despotiques du gouvernement. Ce mouvement est né dans des circonstances dramatiques – après la mort de 76 davidiens lors du siège de Waco, au Texas, en 1993. Si le mouvement patriote fédérait des personnes proches de groupuscules racistes, l’ennemi à abattre restait le gouvernement fédéral. Il se distinguait également par son goût pour les théories du complot. Au début des années 2000, la mouvance patriote avait pratiquement disparu, mais on a assisté l’an dernier à une spectaculaire résurgence du mouvement et de sa branche paramilitaire, les milices. En 2009, 363 nouveaux groupes patriotes ont fait leur apparition, leur nombre passant de 149 (dont 42 milices) à 512 (dont 127 milices) – soit une augmentation de 244 %.

Une tendance inquiétante car, dans les années 1990, des individus proches de cette mouvance ont perpétré de nombreuses violences, notamment l’attentat d’Oklahoma City qui a entraîné la mort de 168 personnes en 1995.

Aujourd’hui, les frontières entre les différents courants d’extrême droite sont devenues plus floues : les nativistes reprennent les thèses des patriotes, les déclarations racistes contre Obama se multiplient au sein du mouvement patriote, et les théories du complot fleurissent dans toutes les manifestations de droite.


* Fondé en 1971 en Alabama pour défendre en justice les militants des droits civiques, le Southern Poverty Law Center s’est spécialisé dans la surveillance des groupes extrémistes aux Etats-Unis.

Article du Courrier International - 18/03/2010

 

Sid_Vicious_was_innocent.jpg

« Tu conclus bien sur l'overdose de confusionnisme dans le Marcus ».

 

Citation prise chez Jules Bonnot de la Bande (écrit de Guy Debord à Jean-François Martos à propos de Lipstick Traces )

20:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/04/2010

Deux accidents du travail mortels - Deux traitements différents...

Deux accidents du travail mortels

Le premier, même en étant sourd et aveugle, vous n’avez pas pu y échapper : éditions spéciales, visite et discours ministériel, visite et discours présidentiel, parole largement donnée aux collègues et aux représentants syndicaux dans les médias, présence d’un chef de gouvernement étranger lors des obsèques, promesses de répression accrue contre les coupables, commentaires attendris dans la presse... Rien n’a manqué !

Le second, si vous en avez entendu parler, c’est que vous êtes vraiment bien informé : pas un seul ministre, encore moins de président, pas même un simple sous­préfet, aucune interview des camarades de travail sur les ondes, pas de délégation officielle aux obsèques, impunité garantiepour les coupables, quelques lignes dans la presse locale... Circulez, y a rien à voir !

Pourtant, dans les deux cas, c’est bien la même chose qui s’est produite : un homme est mort des suites de son travail.

Oui, mais voilà, un de ces hommes était un "simple" ouvrier du bâtiment*1, l’autre un policier. Même sans être anarchosyndicaliste, avec cette simple indication sur leurs professions respectives, vous avez compris lequel n’a eu droit à rien.

L’un a été traversé d’une balle, l’autre s’est écrasé au sol : une chute de trente mètres. Horrible, non ? Certes, ce n’était qu’un simple intérimaire, certes, il portait un nom qu’un sénateur UMP pourrait juger pas issu "du corps français traditionnel", mais quand même, quand on voit la débauche de réactions pour le premier, on peut estimer que le
deuxième aurait quand même pu mériter un petit quelque chose . . . comme tous les copains du bâtiment et d’autres industries qui meurent, tous les ans, et qui sont eux victimes de l’exploitation, victimes de leurs conditions de vie, et pourquoi pas finalement eux aussi, « victimes du devoir ».

Justement, c’est bien de ça qu’il s’agit. Les chiffres des amis de la police indiquent que, de 1971 à nos jours, "on peut estimer à 620 environ le nombre de policiers français ayant trouver la mort en service". Un peu plus de 600 morts, en presque quarante ans, ça fait une moyenne de 21 par an. C’est une moyenne sur une longue période (qui inclut manifestement les accidents de la route...) car les choses ont changé et les chiffres actuels sont infiniment plus modestes : 7 morts en 2009.

Comparons. Les chiffres, officiels de la CNAM concernant les ouvriers du bâtiment indiquent, pour la période allant de 1990 à 2008 (je n’ai rien trouvé depuis 1971) un total de 3 420 morts, soit une moyenne de 180 morts par an,... pratiquement 8 à 9 fois plus que les policiers si l’on prend l’hypothèse la plus large ! Et si l’on compare la dernière année connue pour le bâtiment (2008 avec 155 morts) et le chiffre de 7 policiers morts en 2009, on voit qu’il y a pas photo : 22 fois plus de morts dans le bâtiment que dans la police. Et dire qu’aucun ministre ne s’en est aperçu...

Le 17 Mars 2010 Fernandes Morera est mort dans un accident du travail dans l’indifférence générale. Il construisait un bâtiment industriel pour Airbus Blagnac.


Pour lui rendre hommage, rendez­-vous le samedi 17 Avril à 11h30 devant Pôle Emploi, avenue E. Dewoitine à Toulouse

 

http://anarsonore.free.fr/spip.php?article481

15:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Grèce - Athènes : Arrestation de six personnes d'une soi-disante " organisation terroriste "

Arrestation de six membres d'une organisation terroriste

Six personnes ont été appréhendées et seront déférées devant le parquet pour participation aux activités du groupe terroriste "Lutte révolutionnaire", a annoncé dimanche après-midi le porte-parole de la police grecque.
Sur la base des données rassemblées jusqu'à présent au cours de l'enquête, les six personnes arrêtées sont N M, 39 ans, P R, 41 ans, E S, 32 ans, C K, 31 ans, S N, 32 ans et C G, 30 ans.
Selon le porte-parole de la police, une grande quantité de preuves possibles ont été retrouvées au cours des perquisitions et sont actuellement examinées par les services compétents de la police. La police a notamment retrouvé le disque dur d'un ordinateur avec des déclarations sur les attentats commis par le groupe "Lutte Révolutionnaire" ainsi que des projets de texte de revendication de futurs attentats et des croquis des endroits ou des attentats étaient prévus.
Le groupe "Lutte Révolutionnaire" a à son actif plusieurs attentats à la bombe dans la capitale.


#236| All 6 Arrested Persons are Anarchists

UPDATE 23:20 GMT+2 Despite the time, more that 300 people gathered chanting solidarity and anti-police slogans in front of the house of a comrade while the police was raiding it searching for ‘evidence’, in the Athens’ down-town quarter of Kypseli.

——

Information ‘leaked’ from the police suggest that the so called ‘Anti-Terrorist units’ are searching for ten more people to arrest.

At this moment (20:15 GMT+2) more than 500 people are holding an open assembly in the occupied Athens’ Polytechnic and they are deciding about the immediate solidarity actions.
Earlier during the day two solidarity gatherings took place outside two of the raided houses in Exarcheia and in Petralona, Athens, while the police was in ’searching for evidence’, minor clashes with the riot police took place in front of the two sites…

….Today, the news about the arrest of these people and the raids of their houses by the police dominate a great proportion of the Greek media…today, Sunday evening, the Greek government agreed to take a loan from IMF.

After the Greek Riot

 

Grèce: six membres présumés d'un groupe extrémiste arrêtés

ATHENES - La police grecque a arrêté six personnes, dont une femme, soupçonnées de liens avec le principal groupe radical d'extrême gauche grec, Lutte Révolutionnaire (EA), ont annoncé dimanche les autorités.

"Les suspects seront déférés devant le parquet pour participation aux activités du groupe terroriste Lutte Révolutionnaire", a déclaré à la presse le porte-parole de la police Thanassis Kokkalakis.

Il a ajouté qu'une "grande quantité" de possibles preuves avait été retrouvée au cours des perquisitions.

Dans un domicile, la police a mis la main sur un disque dur avec des déclarations sur les attentats déjà commis par le groupe ainsi qu'un projet de texte et des croquis sur de futurs attentats.

Cinq hommes âgés de 30 à 39 ans et une femme de 41 ans ont été appréhendés.

Lutte Révolutionnaire, qui a fait son apparition en 2003, est considéré comme le groupe extrémiste le plus dangereux de Grèce et figure sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne et des Etats-Unis.

La Grèce et les Etats-Unis ont offert une récompense de 2 millions de dollars au total (1,5 million d'euros) pour toute information sur le groupe.

En 2007, le groupe avait lancé une attaque à la roquette contre l'ambassade des Etats-Unis à Athènes qui n'avait fait que des dégâts matériels.

Lutte Révolutionnaire a aussi commis des attentats à la bombe contre la Bourse d'Athènes.

En mars 2009, l'organisation a fait exploser une bombe à l'extérieur d'une succursale de Citibank dans la banlieue d'Athènes qui avait provoqué d'importants dégâts matériels.

Le groupe avait affirmé à l'époque que son objectif était de fomenter la "révolution" et de se servir de la crise économique mondiale pour lutter contre le capitalisme.

"Nous devons nous débarrasser pour de bon de la vermine du pouvoir économique et politique afin que l'humanité se délivre des chaînes de ces criminels", ajoutait Lutte Révolutionnaire. "Nous devons créer ici et maintenant (un mouvement de masse) pour faire de la crise économique le tombeau du capitalisme", expliquait-elle.

Le groupe a aussi revendiqué une tentative d'attentat à la voiture piégée devant le siège de la banque américaine Citibank qui avait été déjouée par la police en février 2009 à Athènes.

La Grèce est confrontée à une vague d'attentats revendiqués par des groupes d'extrême gauche depuis la mort d'un adolescent de 15 ans tué par balle par un policier en décembre 2008, qui avait déclenché une série de manifestations et d'émeutes dans tout le pays.

Lutte Révolutionnaire est considéré comme le successeur de Novembre 17, une organisation extrémiste qui a tué 23 personnes entre 1975 et 200, avant de disparaître en 2002.

©AFP / 11 avril 2010 Romandie News

 

 

Grèce: Des militants d'extrême-gauche arrêtés

Sept militants d'extrême-gauche ont été arrêtés en Grèce, a annoncé dimanche la police grecque. Membres présumés du groupe Lutte révolutionnaire, ils sont accusés de "participation à une organisation terroriste". Les policiers ont découvert à la résidence de deux des personnes arrêtées un disque dur contenant des tracts revendiquant des attentats commis par Lutte révolutionnaire, ainsi que des documents écrits à la main au sujet d'attentats "terroristes" passés ou envisagés. Apparu en 2003, le mouvement Lutte révolutionnaire est responsable notamment de la tentative d'assassinat d'un ministre en 2006 et du lancement contre l'ambassade américaine à Athènes d'une roquette en 2007, qui n'avait pas fait de victimes.

Le JDD.fr 11/04/2010

08:47 | Lien permanent | Commentaires (0) |

10/04/2010

Manifestation anti-carcérale du 28 mars 2010 - Le traquenard ?


manifestation 28 mars 2010 paris contre les prisons
envoyé par wanof. - L'info video en direct.

Dimanche 28 mars 2010 vers 17h30 à l'angle du boulevard saint Jacques et de la rue de la santé dans Paris devait avoir lieu une manifestation PACIFIQUE et FESTIVE avec un concert en plein air sur un joli camion et de la bonne musique pour égayer ce beau jour printanier.
et là, quelle fut notre surprise lorsque nous sommes arrivés sur les lieux! de voir une centaine de camionnettes, de camions de police et de CRS en tout genre avec les hommes en bleus qui vont avec dans tout le quartier !
pourquoi un tel déploiement des forces de l'ordre et la privation de liberté de tous les manifestants bloqués entre les lignes de CRS avant d'être embarqués !?
cette vidéo justifierait elle tout ça !?
http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2010/03/31/video-manif-anticarcerale-prison-de-la-sante-du-28-mars-2010.html

wanof

 

Nous aurait-t-on fait une niche ?

11:15 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu