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16/03/2010

Vivement le prochain décès, ou quand le Colonel Drucker rend hommage à Jean Ferrat...

 

Stars and Tripes


Je suis toujours surpris par la capacité de certainEs personnes d'assurer un grand écart aussi périlleux sans sourciller pour le moins du monde...l'adjudant Drucker, récemment promu colonel, et de ceux là. Non seulement il faut de l'entrainement mais aussi des vêtements extensibles (là, je sais que je t'en bouche un coin) et comme tu t'en doutes, au vu du prix en US dollars, c'était avant la première guerre (du Golf) :

 

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Courtesy of Chuck Norris Foundation POW-MIA (photo non contractuelle - la ceinture en python n'est pas fournie avec le jean) et n'oublie pas de faire le bon choix en cliquant sur Chuck !

 

 

Ces derniers temps, nous nous étions penché sur le reclassement du colonel Drucker dans des émissions de promotion, appelant le jeune citoyen à rejoindre les forces du bien contre l'axe des barbus/égorgeurs/empêcheur de pipe-liner dans " Contribution à la Propagande en cours*". On y apprenait que le colonel Drucker allait présenter une émission avec le colonel Sardou le 23 mars prochain...Bon, tu va me dire, amiE de lutte, que depuis le temps, le colonel Drucker assume sa populitude et son goût pour mélanger les genres dans un gloubi-boulga de paillettes et d'uniformes sous fonds de chars et d'avions de chasse.

Enfumer le naïf, lui vendre un engagement "fun" entre deux paires de vieilles stars sur le retour et un chanteur "engagé" dans le processus de l'excusion devient donc sa marque de "fabrique".

C'est pour ces raisons,  amiE de lutte, que toi aussi tu as été surprisE, je pense, quand tu a appris, en plus de la mort de Jean Ferrat, que le colonel Drucker déprogrammait " Vivement dimanche spécial Faites la fête (du 14/03/2010)...en raison du décès du chanteur Jean Ferrat... 3 400 000 téléspectateurs ont regardé l'émission, soit 22,1% de part d'audience."

Mais attends, amiE de lutte, ce n'est pas fini, car :

"Ceux qui s'attendaient à voir Dorothée chez Michel Drucker à 18h25 pouvaient à la place découvrir la suite de cet hommage par France Télévisions à l'auteur du titre Aimer à perdre la raison, repris il y a 3 ans seulement par les Enfoirés . Avec 3 700 000 téléspectateurs réunis pour 20,7% de part d'audience, Vivement dimanche prochain réalisait l'un de ses meilleurs scores depuis septembre 2009."

Preuve en est que le plébard moyen n'en a absolument rien à faire et que son électro-encéphalogramme est devenu aussi plat que l'écran qu'il regarde...et ce n'est pas l'achat du nouvel écran 3D qui apportera quelques profondeurs à son esprit.

08:25 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/03/2010

Opération Voisins vigilants

 

Toutes les photos sont tirées du film Dupont Lajoie et ne font pas partie des articles originaux


vendredi 05.03.2010, 05:07 - La Voix du Nord

La commune va participer à l'opération Voisins vigilants qui vise, selon la gendarmerie, à renforcer les liens entre forces de l'ordre et les populations périurbaines. Une décision voulue par le maire, Thierry Lazaro, qui, au terme d'un débat nourri, lundi soir, a décidé de l'expérimenter pendant un an, suite à quoiune décision formelle sera Dupont_Lajoie_01.jpgprise par le conseil municipal.

PAR JEAN BISCHOFF

1 Le principe.- Des habitants, volontaires, dont l'anonymat sera préservé, informeront les gendarmes de tout mouvement suspect dans le quartier. Selon le commandant Gervais, de la compagnie de Lille, à l'origine du dispositif, il s'agit de simples citoyens dont le rôle sera d'officialiser l'habitude qu'ont les habitants des communes rurales d'avertir quand il se passe quelque chose d'anormal.

Ce concept, le neighbourhood watch, est importé des pays anglo-saxons. En France, il n'a été testé qu'à Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Dans l'arrondissement, hormis Phalempin, trois autres communes se sont portées volontaires : Santes, Bois-Grenier et Quesnoy-sur-Deûle.

2 Des inquiétudes.- Christophe Courmont, conseiller délégué au logement et élu de la liste Proposer et agir pour Phalempin, a fait part de ses inquiétudes dans une question écrite au maire. Des interrogations centrées sur la pertinence de cette initiative et sur les risques de dérive qu'elle pourrait entraîner. Ces doutes sont partagés par plusieurs élus, dont la deuxième adjointe, Marie-Élisabeth Henry, qui a parlé de risque de « délation ». Bref, sur ce thème, l'unanimité n'est pas encore de mise au sein de l'assemblée communale. Sauf que le panneau prévu pour être implanté à l'entrée des communes participant à l'opération, un oeil grand ouvert sur fond jaune, semble vraiment « trop voyant ».

3 Mauvais souvenirs.- Le maire, Thierry Lazaro, en a évoqué pour justifier son engagement dans cette opération. Des anciens souvenirs par exemple, en jetant un oeil complice à son prédécesseur Albert Lefebvre, pour évoquer le curieux ballet de voitures immatriculées en Belgique et dans la région parisienne, signe tangible d'un trafic de drogue auquel les forces de l'ordre mirent le holà. Un très récent, aussi, avec cet automobiliste qui, après avoir embouti des barrières de la rue du Général-de-Gaulle, avait déguerpi sans demander son reste... Mal lui en a pris, un riverain avait noté l'immatriculation et la couleur du véhicule. Et puis, le maire ou son premier adjoint, Henri Degand, sont un peu las d'aller, nuitamment, rappeler à la raison des noctambules souvent excités... 4 À expérimenter pendant un an.- Le député maire a souligné qu'il s'était engagé en fonction des pouvoirs de police dont il dispose. Si le sujet appelle à débat, même s'il a été discuté en commission, « je ne dis pas qu'il y a plus de délinquance ici qu'ailleurs mais qu'il faut utiliser tous les moyens qui peuvent faire baisser l'insécurité », a-t-il argumenté : « Il ne s'agit pas de faire des voisins des auxiliaires de la gendarmerie ni l'oeil de Moscou. » Puis, plus nuancé, il a conclu : « Je ne sais pas ce que ça apportera en plus j'ai pris cette décision d'autorité à titre expérimental. Entre les partisans et les adversaires du système Voisins vigilants, je propose un axe médian : son fonctionnement sera audité d'ici un an, après quoi la décision de poursuivre ou non sera prise, formellement, en conseil. »

 

"Attention, voisin vigilant"

Par Dominique Albertini, publié le 23/07/2009 12:50 - mis à jour le 23/07/2009 14:23

"Chaînes de vigilance" dans plusieurs communes du sud-est, projet de "service civique" regroupant des volontaires en tenue à Nice... la sécurité publique se met à l'heure du participatif.

"Voisins vigilants", annonce le petit panneau jaune à l'entrée du quartier des Quatre-Chemins, sur les hauteurs de Nice. Cette mention, et le petit oeil stylisé qui l'accompagne, sont là pour convaincre les cambrioleurs de passer leur chemin. Car ici, comme dans plusieurs autres communes de la région PACA, on s'organise pour veiller à la sécurité du quartier. (Yves Lion)

Dans plusieurs communes du sud-est, les voisins s'organisent pour surveiller leur quartier.i_1556_dupont_lajoie__4.jpg

Le principe des "chaînes de vigilance", est simple: constituer un réseau de voisins attentifs à tout risque d'agression ou de cambriolage. Quand l'un d'entre eux observe un comportement suspect, il prévient un voisin "référent" qui évalue la menace et, s'il l'estime nécessaire, relaie l'appel vers la police. Cette organisation permet une circulation rapide de l'information, tandis que le "référent" fait office de "filtre" entre les habitants et la police.

"Taux de réponse faramineux"

"A l'occasion d' une réunion de quartier début 2008, nous avons sollicité les voisins pour expérimenter le système chez nous, et le taux de réponses positives a été assez faramineux", raconte Jean-Marc Baudin, commercial d'EDF en retraite, à l'origine de l'initiative aux  Quatre-Chemins. "Depuis, le sentiment d'insécurité a reculé. Et cela a aussi permis de créer des liens entre les gens: on discute, on s'invite à l'apéro..."

Dans la petite ville de Mougins, on mène l'expérience depuis 2006. Avec des résultats probants dont se réjouit le directeur du commissariat municipal, Marc Paillé: "L'aide de la population nous est très utile dans la surveillance du territoire : dans le quartier où a été mis en place ce dispositif , nous sommes passés de 15 cambriolages en 2006 à 7 en 2008, et, jusqu'à présent, un seul en 2009". Ici, c'est la police qui a proposé aux habitants de mettre en place la chaîne de vigilance, sur l'exemple du village voisin de Saint-Paul-de-Vence. "Là-bas, l'opération a été lancée par une dame ayant vécu plusieurs années aux Etats-Unis."

"Jouer au cowboy"

De fait, les initiatives du même genre sont nombreuses outre-Atlantique, où l'idée d'autodéfense des citoyens est plus répandue. Et en passe de s'adapter chez nous? les communes de Jonquières, Roquefort-les-Pins, Mornas, Lauris, notamment, ont lancé des opérations similaires. Un complément appréciable à l'action de la police dans des zones parfois isolées: selon des chiffres de l'Observatoire national de la délinquance, le nombre de cambriolages a augmenté de 10% depuis juillet 2008, le sud-est étant l'une des régions les plus touchées.

"Nous n'avons jusqu'à présent pas eu de problème avec ce système", assureMarc Ligot, responsable de l'Observatoire de la tranquillité publique à Nice. "Si jamais l'envie venait à quelqu'un de jouer au cow-boy en organisant des rondes nocturnes, nous lui ferions savoir qu'il n'a pas notre soutien." Une séance de formation sera organisée vers la rentrée pour les habitants. Le système pourrait ensuite être étendu à d'autres quartiers. "La demande est très forte, il faut temporiser pour mieux encadrer", déclare M. Ligot.

lajoie02.jpgLe succès des "Voisins vigilants" pourrait être suivie par une initiative de toute autre envergure. En janvier, le maire de Nice, Christian Estrosi annonçait la mise en place d'un "service civique" verrait des citoyens volontaires et bénévoles mis "à disposition de la collectivité pour procéder à des identifications, des signalements, des surveillances, collecter des informations, intervenir auprès de commerçants...".

Rattachés à un service spécial dépendant du premier adjoint au maire, Benoît Kandel, ces volontaires, non-armés, disposeraient tout de même d'une carte et d'une tenue spécifique facilitant leur identification par le public. A l'heure actuelle cependant, il ne s'agit encore que d'un projet: "Cela fait toujours partie de nos objectifs", affirme M. Kandel. "Mais sa mise en place implique une modification du cadre légal, qui est pour l'instant trop vague et inefficace."

"Mission régalienne d'Etat"

La sécurité publique serait-elle une affaire trop sérieuse pour la confier à la police? Selon le premier adjoint, un tel service s'inscrirait dans une certaine logique des choses:  "La ville ne pourra pas recruter indéfiniment des policiers municipaux. Or, la demande de sécurité se fait de plus en plus forte. Et le citoyen cherchent à devenir des acteurs de cette sécurité. Avec le service civique, nous cherchons à donner un cadre à cette aspiration".

Un projet qui laisse sceptique à l'UNSA Police, le syndicat majoritaire des gardiens de la paix. Si les "Voisins vigilants" sont vus comme un appréciable complément à l'action de la police, l'idée de M. Estrosi suscite la méfiance. "La sécurité doit rester une mission régalienne de l'Etat"déclare Phillipe Capon, secrétaire général de l'UNSA Police. "Faire appel à des groupes de volontaires, et en uniforme, c'est aller à terme vers des milices privées. Je ne suis pas pour la mise en place d'un tel service, mais si c'est le cas, il faudra fixer un cadre de mission très précis. Pourquoi ne pas plutôt se donner les moyens d'une vraie politique de sécurité publique, au lieu de diminuer les effectifs de la police?"

 

Des « voisins vigilants » contre la délinquance

Ce plan repose sur des habitants référents qui s'engagent à prévenir la mairie ou les gendarmes de situations suspectes

 

Depuis le 18 février, l'opération nationale « Voisins vigilants » est expérimentée à Traînel. La compagnie de gendarmerie de Nogent a choisi la commune du nord-ouest aubois pour tester ce plan de lutte contre la délinquance basé sur la « participation citoyenne ». Une convention a été signée avec le maire.
« Au regard de l'évolution de la délinquance, il a été décidé de mettre en place un moyen adapté aux contingences locales reposant sur une adhésion forte et responsable des élus et de leurs administrés », précise le capitaine Jeannesson, commandant de la compagnie. « Ce n'est pas qu'à Traînel il y a une plus grosse délinquance qu'ailleurs. Mais la commune a connu des faits importants : des destructions par incendie et une course-poursuite en voiture qui s'est terminée par des coups. Le village se trouve à proximité de la Seine-et-Marne et l'Yonne, et fait l'objet d'incursions d'habitants de ces deux départements. »

« Pas de l'espionnage »

L'objectif de ce dispositif est d'« apporter une action complémentaire et de proximité aux services de la gendarmerie ». Comment ? Par l'intermédiaire de référents locaux. « Les gens ne pensent pas toujours que ce qu'ils voient ou ce qu'ils entendent a une importance, constate le capitaine Jeannesson. L'idée est d'avoir une personne par quartier ou par rue qui s'interroge sur les situations anormales - la présence d'un véhicule suspect, de personnes qui semblent faire du repérage… - et fassent remonter l'information jusqu'au maire ou la gendarmerie. Ils peuvent aussi nous faire part de questionnements sur l'implantation de signalétique, les documents nécessaires pour l'organisation d'une manifestation… Il s'agit d'une participation active de la population à la tranquillité de son quartier et de sa commune.»
À Traînel, la compagnie peut s'appuyer sur six habitants qui ont souhaité intervenir anonymement. « Ce n'est pas évident de trouver des personnes qui acceptent de s'engager, à cause de la peur de représailles. »
Après quinze jours de fonctionnement, les « voisins vigilants » ont déjà commencé à remplir leur mission. « Le jour même du lancement, on nous a informés de la présence de deux véhicules qui semblaient n'avoir rien à faire dans la commune. Les gendarmes sont intervenus. L'un d'eux est parti, l'autre est en cours de traitement. » Une réunion est prévue dans quelques mois pour faire un premier bilan.

Le maire Didier Droy a accepté le principe pour la sécurité de son village… À condition que le système n'alimente pas un climat de délation. « Il ne faut pas que chacun se dénigre et suspecte son voisin. » « Les référents agissent pour le bien de tous. Il n'est pas question d'espionner les gens ni de faire de la dénonciation outrancière », assure le capitaine Jeannesson. Ce dispositif vient compléter une campagne de sensibilisation menée aussi par la compagnie mais à l'échelle de l'arrondissement, pour lutter contre les cambriolages. « La délinquance, c'est l'affaire de tous.» (L'Est Eclair - Auteur : Laurianne PERMAN Article paru le : 5 mars 2010)

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Dupont Lajoie est un film français d'Yves Boisset sorti en 1975.

Analyse

Georges Lajoie est un cafetier parisien. Chaque année il va en vacances au « Camping du soleil » où il retrouve les familles Schumacher et Colin. Le séjour de ces gens ordinaires est légèrement troublé par la proximité d’un chantier où travaillent des ouvriers étrangers. Des commentaires xénophobes sont prononcés. Une altercation éclate entre Albert Schumacher et deux ouvriers Nord-africains, un soir au bal.

Lors des jeux au camping, Georges Lajoie, peu intéressé, choisit d’aller se balader. Il retrouve, en train de bronzer à l’écart, la fille des Colin, Brigitte, une adolescente de seize ans aux formes naissantes qui navigue entre provocation et innocence. Lajoie, légèrement échauffé par l’alcool, tente de l’embrasser. Lajoie ne saura pas résister bien longtemps à la tentation de cette Lolita et il finira par violer l'adolescente avant de la tuer par accident. Il organise une mise en scène, pour que les soupçons se portent sur les travailleurs étrangers. L’enquête policière les met hors de cause, mais une ratonnade est cependant organisée, il y a un mort et un blessé du côté des ouvriers. Pour minimiser la gravité des faits, la thèse de l’accident est retenue.

Plus tard à Paris, Georges Lajoie, dans son bistrot, raconte à ses clients comment il a maté ces étrangers. L’Algérien rescapé entre, pointe un fusil et tue le cafetier.

Le film fut mal accueilli par certains qui n’ont retenu que l’aspect caricatural du sujet, mais il fut un grand succès public. Il est vrai qu’Yves Boisset nous propose une peinture sans complaisance de gens ordinaires qui, dans une sorte d’hystérie collective, se laissent gagner par le racisme le plus primaire. La démonstration est imparable.

Le film n'aborde qu'un cas particulier et ne généralise pas.Pourtant, le tournage et la sortie du film ont été ponctués d'événements très violents provoqués par le groupe d'extrême-droite Charles Martel. Les comédiens d'origine maghrébine ont été victimes d'agressions physiques et morales sur le plateau, les bagarres se sont multipliées dans les cinémas. Le film a même été déprogrammé de certaines salles suite à ces affrontements.

La première partie du film est une mise en place minutieuse des différents protagonistes du film, en l'espace de quelques scènes seulement Boisset définit déjà les contours et la logique des futures actions de ses personnages. Georges Lajoie, dès la toute première scène dans son bistrot, est défini à travers trois traits marquants de son caractère. Tout d'abord son côté passéiste et réactionnaire, hostile aux changements et aux autres et cela à travers sa première réplique à connotation raciste à l'encontre d'un balayeur noir mais aussi avec son comportement vis à vis d'un jeune hippie à guitare. C'est aussi un homme qui clairement a peur de voir son petit monde changer, un homme qui craint pour son bien, il se déclare prêt à tuer pour sa caravane et qui n'aime pas les changements radicaux.

Une fois au camping il suffit à Boisset de suivre un simple dîner entre les différents amis pour croquer avec un trait précis et terriblement efficace les autres personnages du film. Schumacher est un petit bourgeois imbu de sa personne et terriblement fier d'un terroir qu'il étale sous les yeux des autres sous la forme d'un plateau de charcuterie, comme le chantait Brassens c'est "un imbécile heureux qui est né quelque part". Les Colin sont une famille très unie et un rien paillarde, le père est toujours prêt à tirer un coup et offre des soutifs comme on offre des fleurs. La fille des Colin a donc immédiatement cet aspect paillard et sexuel sur le dos lorsqu'elle arrive et rejoint ses parents au bras de deux garçons.

Boisset suit le repas comme on filmerait un repas entre amis avec un caméscope et il capture ainsi avec un naturel confondant des personnages qui deviennent à cet instant des gens profondément identifiables, humains, normaux et quotidiens en tout cas très loin d'être des pantins caricaturaux. C'est une évidence, car aussi énorme soit le trait, ces gens existent bel et bien.

La description des mécanismes de la haine par Boisset est brillante. Il y a une faculté à grossir le trait pour finalement dessiner les contours d'une société qui sera toujours plus sombre et plus extrême que la plus extrême des fictions. Le racisme ça commence toujours comme dans Dupont Lajoie par simplement des mots, des réflexions qu'on balance comme ça l'air de rien avec un petit côté humoristique et presque bon enfant. Boisset montre cela avec une grande intelligence puisque toutes les premières répliques racistes des personnages sont dites comme ça l'air de rien, presque le sourire aux lèvres, histoire de montrer à quel point elles sortent tout naturellement de la bouche des gens. Ainsi lors du repas au camping c'est encore sur un ton flirtant avec l'humour vache que Schumacher declare qu' "un allemand fait en deux heures ce que trente bicots ne sauraient pas faire en une journée", Boisset en plaçant ses mots dans la bouche de ce petit notable par ailleurs assez cultivé démontre aussi que le racisme ordinaire touche toutes les couches de notre société.

La qualité de la distribution n’est pas pour rien dans le succès du film, Carmet en tueur, Lanoux en va-t-en guerre, des acteurs généralement sympathiques interprètent à contre-emploi des personnages odieux. Marielle et Tornade sont tout aussi représentatifs d’une certaine France des années 1970. À noter l’apparition marquante d’Isabelle Huppert, dans le rôle de la victime du cafetier.(Source: Wikiafilm:Dupont_Lajoie )

 

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12/03/2010

Alain BAUER a remis aujourd'hui à Éric WOERTH un rapport sur les fichiers informatiques de la douane

Éric WOERTH, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l''État, a chargé Alain BAUER, professeur de criminologie au Conservatoire national des Arts et Métiers, de former un groupe de travail indépendant pour examiner l''ensemble des fichiers informatiques détenus par la Direction générale des douanes et droits indirects.

Cette mission visait à déterminer le statut des fichiers douaniers au regard des lois et réglementations en vigueur, à apprécier leur utilité et leur efficacité et à vérifier le respect des dispositions garantissant les libertés individuelles et publiques.

douane11.jpg



Le groupe de travail comprenait notamment des représentants du ministère de la Justice et des Libertés, de l''Observatoire national de la délinquance, de la CNIL, de la Commission nationale consultative des Droits de l''Homme, du médiateur de la République, du MEDEF, du Comité des Directeurs de la Sécurité des Entreprises, de l''Université Paris X et de la fédération des usagers des transports et des services publics.

Les membres du groupe ont constaté une bonne utilisation des fichiers douaniers au regard des libertés individuelles. Ils ont cependant relevé l''absence de déclaration de certains fichiers et souhaitent que le suivi des recommandations de la CNIL soit amélioré.
Cirage_de_pompes.jpg


Alain BAUER a proposé au ministre des mesures visant à renforcer les garanties aux citoyens ainsi que l''efficacité d''utilisation de ces outils par les agents des douanes.

Éric WOERTH a salué la qualité du travail accompli et s''est engagé à étudier et appliquer les mesures préconisées dans le rapport. Il a chargé Jérôme FOURNEL, directeur général des douanes et droits indirects, de lui rendre compte de leur mise en oeuvre.
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09/03/2010

BHL, l’affabulation à visage humain

La valise diplomatique

Toujours soucieux de la rigueur de l’information (1), Bernard-Henri Lévy vient d’imputer au Monde diplomatique une turpitude inventée de toute pièce. Une manie, décidément, chez un essayiste encore couvert du ridicule de « l’affaire Botul » (2).

Interrogé par l’animateur Karl Zéro sur BFM TV (3 mars 2010, vidéo ci-dessous) sur son appartenance au « Groupe de Bilderberg » (une conférence annuelle réunissant des personnalités internationales de premier plan), Bernard-Henri Lévy réplique : « Alors voilà, ça… Il y a des gens, notamment au Monde diplomatique, qui ont lancé ce genre de fadaises, qui lancent ces espèces d’images comme ça, tentaculaires etc. C’est irresponsable, cette atmosphère de conspirationnisme, entretenue par une partie de l’extrême gauche, et notamment par les gens du Monde diplomatique, c’est quelque chose de terriblement dangereux. On va pas employer de grands mots, mais en tout cas… »

Ainsi, Bernard-Henri Lévy vient d’affabuler une fois de plus. Car, vérification faite, Le Monde diplomatique n’a jamais écrit la moindre ligne sur l’hypothétique participation de BHL audit cénacle. Depuis 1973, date plancher de notre archivage électronique, Le Monde diplomatique a évoqué Bilderberg dans trois notes de lectures et sept articles. Deux de ces articles mettaient précisément en garde contre les interprétations paranoïaques induites par les insuffisances analytiques de la gauche : « Ce vide théorique et stratégique, écrivait par exemple Alexander Cockburn dans nos colonnes en décembre 2006, a profité à des théories du complot qui perçoivent dans les méfaits de la classe dirigeante non pas la crise d’accumulation du capital, ou la recherche d’un taux de profit plus élevé, ou les rivalités interimpérialistes, mais des manigances ourdies dans des lieux donnés : le Bohemian Grove, le groupe de Bilderberg, Davos, etc. » (« Le complot du 11-Septembre n’aura pas lieu »). On a connu « atmosphère conspirationniste » plus étouffante…

Cette nouvelle affabulation – quelques jours plus tôt, Bernard-Henri Lévy s’inventait le rôle de découvreur de M. Barack Obama (3) – prend toute sa saveur quand on la replace dans le contexte de l’entretien avec Karl Zéro. Questionné sur les raisons de l’agacement qu’il suscite en dehors du réseau touffu de ses obligés, BHL répond : « Parce que j’ai trop raison. […] Le fond de l’affaire, il est là : je me suis peu trompé, c’est ma thèse du jour. » Une thèse audacieuse, à en juger par les pièces accumulées dans notre dossier (« L’imposture Bernard-Henri Lévy ») !

L’essayiste aurait-il été piqué au vif par notre article « L’homme qui ne s’est jamais trompé », où une autre de ses erreurs monumentales était rappelée à tous les journalistes amnésiques qui ne cessent de l’inviter à gloser sur l’actualité politique (4) ?

(1) Lire « Le n’importe quoi de “BHL” ».

(2) « BHL en flagrant délire : l’affaire Botul », NouvelObs.com, 8 février 2010.

(3) « Nouveau mensonges de BHL, cette fois à propos d’Obama », Le Plan B, mars 2010.

(4) Le site Acrimed vient de rappeler que Nicolas Demorand avait invité Bernard-Henri Lévy à deux reprises en quarante huit heures, tout en reprochant à ce dernier d’être ... omniprésent dans les médias (Henri Maler, « “L’amour, ça se fait à deux”, par Nicolas Demorand et Bernard-Henri Lévy », 22 février 2010.

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-03-09-BHL

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03/03/2010

Le chanteur "Populiste" Sardou : "Ils ont le pétrole mais c'est tout"

Ecoute d'abord cette très vieille chanson, datant de 1979.

Les paroles ne "semblaient" pas encore "trop" choquantes à cette époque, je ne me souviens pas d'une levée de bouclier (mais j'étais jeune)...qu'en est-il après 30 ans ?

Musique !

Et maintenant voilà les Paroles ! Tu pourra te rasseoir dans ton siège avant de repasser au crible cette hymne franchouillard d'un chanteur "populiste".

Ils ont le pétrole
Mais il n'ont que ça

On a le bon vin
On a le bon pain
Et cetera

Ils ont le pétrole
Mais c'est tout

On a les cailloux
On a les bijoux
On a les binious

Ils ont les dollars
Et c'est bien

On a les man'quins
Les grands magasins
Le Paradis Latin

Ils ont les barils on a les bidons
Mais pour boire où vont-ils
Chez Dom Pérignon

Parc'qu'ils ont le pétrole
Mais il n'ont pas d'eau

Pas d'neige en montagne
Pas d'huîtres en Bretagne
Que des sables chauds

Pétrole on the rocks ça n'désaltère pas
Evian sort des Alpes
Pas du Sahara

Ils ont le pétrole
Pour trente ans

On a du vin blanc
Des blés dans les champs
Pour au moins mille ans.

Ils ont le pétrole
Mais ils n'ont que ça

On a des idées
Un gaspy futé
Un Martel à Poitiers

Ils ont les dollars
C'est très bien

Nous des têtes de lard
De gaulois grognards
Et chauvins

Cett' chanson s'adresse
A un brav' garçon

Qu'on appelle Altesse
Un ami d'pension

Quand ton puits s'ra sec ... plus d'jus dans l'citron
Plus personne à La Mecque
Viens à la maison

On boira mon vin
De bon coeur

Tu mangeras mon pain
J'demand'rai la main
De ta soeur

Quand ton puits s'ra sec
Viens à la maison
On boira cul-sec
En vieux compagnons
[ Ils Ont Le Pétrole Mais C'est Tout Lyrics on http://www.lyricsmania.com/ ]

 

Notez que le chanteur "populaire" vient de récidiver, mais je ne vais pas charger la page avec son hymne au charter, je te poste juste un court passage de sa nouvelle "chanson", éclairage et post à lire ici sur le blog de SuperNo:

Dire aux hommes qui se sont échoués
Qu’on peut refaire sa vie plusieurs fois
Sans un mot tout recommencer
Se prendre en charge, et pas charger l’État.

sardou.jpg


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02/03/2010

Test réel de grenade assourdissante : 16 gendarmes blessés...j'ai glissé, chef...

L'information a été longue à filtrer, mais elle a été confirmée hier soir par la gendarmerie. Mardi 16 février dernier, au centre d'entraînement de la gendarmerie à Saint-Astier, seize gendarmes de l'escadron mobile d'Orange (84) ont été blessés au cours d'un entraînement.

Ce soir-là, les gendarmes mobiles qui sont « en recyclage de formation au maintien de l'ordre » jouent le rôle des manifestants et font face à la Garde républicaine. « Ces formations durent quinze jours et montent en pression progressivement pour arriver à des situations les plus proches de la réalité. L'objectif est de tester la capacité d'une unité face à une manifestation hostile », explique-t-on à la gendarmerie.

Comme dans un contexte réel avec l'autorisation du Préfet et sommation préalable, les gendarmes peuvent user « de moyens pour agir contre cette force hostile ». Un garde républicain a utilisé une grenade dont « l'effet principal est un souffle et qui n'est pas destinée à blesser ». « Par méprise ou inattention, il l'a envoyée sur les manifestants alors qu'elles doivent être jetées dans des cages en béton spécialement conçues pour ça », poursuit la source à la gendarmerie.

Traumatismes auditifs

Au total, seize gendarmes mobiles de l'escadron d'Orange ont donc été blessés. Quinze d'entre eux souffrent de traumatismes auditifs sérieux tandis qu'un dernier a été légèrement blessé à la cheville par des éclats issus de la grenade.

Ce type d'accident reste extrêmement rare au centre de Saint-Astier. Le précédent remonte à 1996, où un capitaine de gendarmerie avait été mortellement blessé après avoir été renversé par un véhicule blindé. Auteur : Nancy Ladde SudOuest.com

 

C'est bientôt le printemps ! Une idée déco chez  Madame Figaro :

http://static.letsbuyit.com/filer/images/fr/products/original/51/17/vase-fleur-grenade_6454122-6454122.jpg






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01/03/2010

Le Quick Hautepierre n'a pas cédé sous la pression des identitaires de jeune alsace

antifafs quick.JPG
(photo La feuille de Choux)

Retour sur une non-manifestation annoncée

 

Tu m'excusera de ce titre un peu accrocheur mais il fallait bien attirer le chaland..

Tu l'avais vu venir, et comme nous tu te doutais bien que l'«Appel à la manifestation devant le Quick Hautepierre pour dénoncer la politique de la chaîne de ne proposer à ses clients que des hamburgers halal dans un certain nombre de restaurants» fait par jeune Alsace dans les DNA du 26/02/2010 allait partir en eau de boudin...mais il fallait en avoir le coeur net, et Probe a donc rejoint Hautepierre par le tram, ce matin, comme un grand...d'abord seul, puis rejoint au Quick par des petits groupes de gens au fur et a mesure que le coup des 11h approchait.

Des identitaires de Jeune Alsace et Alsace d'Abord allaient-ils réellement descendre de "leurs" collines du 68 pour venir aux abords du quartier de Hautepierre ? Evidement que non !

Malgré les appels virtuels et les gesticulations dématérialisées des régionalistes européens, les effets d'annonces sur fonds de xénophobie et de pratique d'abattage n'ont éclos d'aucun mouvement.

La vigilance des réseaux solidaires a encore une fois manifesté son efficacité sur le terrain.

Les journalistes-reporters d'investigations aggréés sont restés sur leur fin, trois véhicules, caméras...aucun affrontement, aucun incendie, même pas quelques injures. Pourquoi ? Pas un identitaire n'était présent...

La police a assurée une présence syndicale minimum avec 1 fourgon, doutant certainement, avec leur clairvoyance habituelle (ou un coup de fil anonyme ?), que la manifestation n'allait pas avoir lieu et n'a donc pas jugé nécessaire de redéployer le même dispositif que devant l'Ancienne Douane...

Étions nous encore en alerte météo « vigilance orange » ?

Le choix de la date du 1er mars paraissait bien choisie...Mars, dieu de la guerre, fils de Jupiter et de Junon...mais manifestement, la conjoncture des astres n'était pas de bonne augure en ce lundi...en tout cas pas du côté des identitaires dont finalement personne n'a de nouvelles...tant mieux, diras-tu.

 

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dessin piqué sans demander chez lui

Mais où sont donc passés les régionalistes ?

Les Identitaires sur Google

En apparence, Novopress a tout d'une agence de presse ordinaire, au même titre que l'Agence France Presse, Reuters ou Associated Press. Google, sur sa page d'information continue, reprend régulièrement ses dépêches: mi-mai sur les violences en Afrique du Sud, voilà quinze jours sur Yannick Noah. Mais Novopress n'est pas l'agence "indépendante" qu'elle prétend être.

Elle a été créée il y a deux ans par le Bloc identitaire, formation d'extrême droite qui compte parmi ses responsables Fabrice Robert, ex-dirigeant d'Unité radicale (organisation dissoute après la tentative d'assassinat de Jacques Chirac par l'un de ses militants, Maxime Brunerie, le 14 juillet 2002), et Guillaume Luyt, ancien dirigeant du Front national de la jeunesse. Refusant toute participation aux élections, les Identitaires préfèrent "une prise du pouvoir via un enracinement local"? ou "via Internet".

Google France continue à y voir une source d'information

Animée par une trentaine de bénévoles, Novopress produit des dépêches rarement neutres idéologiquement. Celle concernant Noah n'était que la reprise d'un article du journal d'extrême droite Présent. Parfois, le début du texte est trompeur, apparemment objectif. Mais la suite ne laisse que rarement place au doute.

Contacté par le JDD, Google France s'étonne, découvre le côté tendancieux de Novopress mais continue à y voir une source d'information répondant aux critères exigés: "Un organe de presse collectif qui ne lance pas d'appels à la haine raciale, n'a aucun contenu pornographique et est régulièrement mis à jour." "Ce n'est pas à nous de les interdire ni de les juger", ajoute une porte-parole. Avant d'ajouter, gênée aux entournures: "Nous allons tout de même regarder avec beaucoup plus d'attention le contenu de ces dépêches." Depuis cet entretien, en huit jours, Novopress a été reprise une demi-douzaine de fois sur Google Actualités.(le JDD 8/6/2008)

 

Tu ne sera donc pas étonné de voir tartiné en long, en large et en travers, des articles concernant nos « preux » gardiens de la consanguinité dans les régions sur Novopress.

Internet est pour eux un excellent moyen d'avancer masqué.

Je te recommande, lors de tes lectures, de toujours vérifier les sources et les liens des articles qui te sont proposés hors de la sphère "classique".

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Peinture rupestre Akakus

21:06 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Critical Mass Loses First Amendment Court Fight Against NYPD

 



 

By Heather Grossmann

DNAinfo News Editor

MANHATTAN — A judge ruled against an activist cycling group Tuesday in  lawsuit against the NYPD, despite public outrage over a controversial 2008 video showing a cyclist being pushed off his ride by a police officer in Times Square.

The Critical Mass bicyclist group said that police violated their First Amendment rights by unfairly ticketing them. The group also claimed the NYPD used extreme policing techniques to get them off the road during their monthly Friday night bike rides, but the court didn't buy their argument.

“The court recognized that the policing of Critical Mass rides was not based on any attempt to infringe First Amendment rights, but rather stemmed from Critical Mass bicyclists’ lawless behavior, which included intentionally blocking traffic, riding through red lights, and cycling the wrong way on both one-way and two-way streets," said city lawyer Mark Muschenheim.

Critical Mass also asked the judge at the U.S. District Court for the Southern District of New York to prohibit the NYPD from requiring groups of 50 or more riders to get a parade permit, a request that was also denied.

U.S. District Judge Lewis A. Kaplan said in the decision that the NYPD’s enforcement was intended “to ensure the safety of the public and the riders alike.”

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08:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/02/2010

Période électorale et création de tension : Le mouvement Jeune Alsace appelle à un rassemblement devant le restaurant Quick de Strasbourg-Hautepierre, lundi à 11 h

En ces temps d'élections régionales, tout est bon...tout est bon pour attiser les haines et les rancoeurs sous fonds de faux débats "halal" :

 

Strasbourg : Appel à la manifestation devant Quick...



DNA du 26-02-2010
Le mouvement Jeune Alsace appelle à un rassemblement devant le restaurant Quick de Strasbourg-Hautepierre, lundi à 11 h. L'organisation, dont une dizaine d'adhérents figurent sur la liste Alsace d'Abord aux prochaines élections régionales, entend « dénoncer la politique de la chaîne de ne proposer à ses clients que des hamburgers halal dans un certain nombre de restaurants ». Les manifestants craignent que l'expérimentation menée dans plusieurs villes françaises, notamment Roubaix et Marseille, s'étende à l'Alsace.

 

Qui est Jeune Alsace ?

A fortiori, comme tu t'en doutes, pas vraiment un club de jeunes favorables à l'ouverture sur le monde.

Ils sont "liés" au parti "Alsace d'abord" (source wiki) mais statutairement indépendant...l'association se présentant dans ces termes dans un texte trouvé sur le net :

"... dans une Europe où on ne peut plus se dire fier sa civilisation sans être taxé de « raciste » par les bien-pensants, Jeune Alsace a fait le choix de la Résistance." (texte original trouvé sur le net avec la faute de sens)

" Une adhésion à Jeune Alsace ne signifie donc pas une adhésion à Alsace d’Abord, même si de nombreux militants de Jeune Alsace sont membres de ce parti."

"Evidemment, il est normal de vouloir conserver en Alsace notre héritage alémanique menacé."

 

Pourquoi critiquer le fait de vendre des produits halal ? Il y a pourtant de nombreux restaurants à Strasbourg et environ qui proposent cette formule et personne n'y trouvait rien à redire.

"L’enjeu pour ces nouveaux restaurateurs n’est pas religieux. Musulman lui-même, Mustafa M. s’est lancé sur le marché du halal « pour répondre à la demande des jeunes musulmans, qui ont la culture du fast-food ». Ismaël L., gérant de la pizzeria rapide MD 30 Pizza, confirme : « On fait du commerce, c’est tout. »

"Cinqs labels halal existent déjà, délivrés par la grande mosquée de Lyon, celles de Paris, d’Evry-Courcouronnes et les associations A votre service et Muslim conseil international. « Mais aucun n’est habilité par le ministère de l’Agriculture », déplore Benabdellah Soufari.
Le mode d’abattage rituel détermine si la viande est halal. A l’abattoir de Haguenau, qui fournit Strasbourg et sa périphérie, « 40 à 50% des abattages sont halal, indique Ilan Fulcks, le directeur. Avec la viande casher, l’abattage rituel représente 80% de notre activité ». Le site de Haguenau emploie deux sacrificateurs halal permanents et deux saisonniers pour la fête de l’Aïd. Ils sont musulmans, formés à l’abattage, et habilités par la mosquée d’Evry.
Le secteur strasbourgeois du halal se développe au-delà des restaurants. A Hautepierre, Selim Khouatra a lancé sa marque de bonbons halal, Gar a Gar, à la gélatine de poisson." (extraits d'un article de MCSinfo, Université Robert Schuman Strasbourg)

 

Peut-être y aura-t-il une réelle opportunité de débattre de ces questions autour d'un hamburger et d'une bière au Quick de Hautepierre, à moins que cette manifestation n'ai pour seul but de "cultiver sa différence" et attiser les querelles à quelques jours des élections régionales ?

Contre-manifestation à 11h au Quick Hautepierre.

21:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/02/2010

Le service public a encore l'esprit de résistance - L'employé de France Telecom a dénoncé l'écoute bidouillée aux épiciers de Tarnac

Tarnac : des oreilles traînaient illégalement

25/02/2010 à 00h00

Récit :  Découvert en mars 2008 par un agent de France Télécom dans l’épicerie du groupe, un dispositif d’écoutes sauvages de la police fait peser une menace sur la régularité de l’instruction.

Dans l’enquête sur les sabotages des lignes TGV, c’est une nouvelle zone d’ombre. L’ombre d’une manipulation, encore. Plusieurs écoutes téléphoniques visant les jeunes de Tarnac, en mars 2008, ont été dissimulées à la justice jusqu’à aujourd’hui. Les services de police n’ont pas tout dit, et cette opacité, nullement admise dans un dossier judiciaire, pourrait devenir l’un des arguments massue de la défense qui a adressé au juge une nouvelle demande d’actes, lundi (lire page suivante).

Comme le Canard enchaîné l’a signalé, un de ces dispositifs d’écoute a été involontairement dévoilé par un agent de France Télécom à un cogérant de l’épicerie de Tarnac (Corrèze) en avril 2008. L’agent avait été à l’époque sanctionné. Depuis, la direction de France Télécom se mure dans le silence. Et pour cause. Ces écoutes ont été effectuées en dehors du périmètre de l’information judiciaire ouverte après les sabotages des lignes TGV, en novembre 2008, et avant même l’ouverture de l’enquête préliminaire, le 11 avril 2008. «Outre le fait qu’elle conforte les présomptions sur le caractère orchestré, prémédité donc politique du dossier, l’existence d’écoutes clandestines antérieures à la procédure est sanctionnée de manière constante par la jurisprudence», analyse Me William Bourdon, avocat de la défense. Dans les années 90, des écoutes illicites avaient, par exemple, provoqué l’annulation intégrale du dossier «Schuller-Maréchal», visant le beau-père du juge Halphen.

«Branchement». Pour l’heure, seuls des témoignages confirment l’existence et la levée des écoutes de Tarnac. Retrouvé par Libération, Francis M., technicien, a suivi le dossier en qualité de délégué du personnel à France Télécom. «La ligne fonctionnait, mais l’écoute provoquait un affaiblissement des signaux et un problème de terminal de carte bancaire, explique-t-il. L’agent a coupé la dérivation et rétabli la ligne. Puis il a appelé le chef de département qui, lui-même, a averti le service national qui s’occupe des écoutes. Il l’a fait parce qu’il était entré avec le client dans le central. C’est ce qui lui a été reproché par la suite. On avait envoyé quelqu’un au carton sans qu’il sache de quoi il s’agissait.»

La machine de carte bancaire de l’épicerie était tombée en panne à la mi-mars 2008. Les télédéclarations de recettes à la banque ne passent plus. L’un des cogérants du magasin change d’appareil, en vain. Le 4 avril 2008 au matin, il teste la nouvelle machine avec l’agent France Télécom, puis il l’accompagne au local technique. «Dès qu’il s’est trouvé devant le tableau, il a dit : "Ah là, il y a un branchement, et c’est pas nous"», se rappelle l’épicier, questionné par Libération.Alors que sur chaque ligne des fils blancs et rouges sont connectés, les deux hommes constatent la présence «d’un fil bleu et d’un fil jaune» reliés en parallèle à un boîtier plastique. «C’est la police, alors ?» fait l’épicier. «Ça se pourrait bien», répond le technicien, qui appelle son supérieur. «Il parlait, en répétant certaines réponses de son chef, et il a dit : "Ah bon, il y a trois numéros sur écoute à Tarnac ?" Il a demandé s’il pouvait débrancher et il a dit à haute voix : "Je débranche, donc !"» L’appareil CB refonctionne.

«Des écoutes, on en pose tous les jours, poursuit le syndicaliste. Le pourquoi du comment, on ne le connaît pas. C’est un de mes collègues qui avait posé l’écoute. Il l’avait fait régulièrement via un ordre de travaux. Mais l’agent qui est intervenu n’avait pas l’historique. Plusieurs lignes étaient concernées. Et celle du magasin n’a pas été la seule à avoir été levée.» Pour l’agent, les ennuis sont rapides. «Dans l’heure qui a suivi, les consignes sont redescendues. Le directeur territorial a convoqué celui qui avait posé l’écoute, celui qui l’avait levée, et le chef de département. Patrick Coat, alors directeur régional, est parti à Paris le lendemain.» L’agent «fautif» écope d’une mise à pied et de quinze jours de suspension. De son côté, Patrick Coat aurait été convoqué au ministère de l’Intérieur.

L’écoute de Tarnac a transité par le service ad hoc de France Télécom, installé à Montrouge (Hauts-de-Seine), qui reçoit les demandes d’écoutes judiciaires ou administratives.

Les avocats du groupe de Tarnac ont demandé à l’opérateur «l’historique des interventions techniques sur les lignes» de l’épicerie pour l’année 2008. Il leur a été répondu que les «données 2008» n’étaient «plus consultables» pour ce numéro. Les avocats ont saisi le 2 février la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada). Ils doivent interroger cette semaine la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), qui veille à la régularité des écoutes dites administratives réalisées par le Groupement interministériel de contrôle (GIC), à la demande des services spéciaux.

Manœuvre. L’interruption des écoutes de Tarnac, le 4 avril 2008, provoque l’ouverture précipitée d’une enquête préliminaire visant Julien Coupat et ses amis. Le 11 avril, la Sous-direction antiterroriste (Sdat) écrit au procureur de la République pour lui révéler l’existence d’une «structure clandestine» disposant «de plusieurs bases logistiques», notamment à Tarnac. Sans parler d’écoutes, la Sdat évoque des «informations» émanant de la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG). On peut en déduire que l’actuelle Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, fusion de la Direction de la sûreté du territoire et de la DCRG) a été à la manœuvre, comme l’a admis son directeur, Bernard Squarcini. «La DCRI surveillait ces individus depuis longtemps», avait-il précisé au Point en mars 2009.

En août 2008, quatre mois après la levée de ces écoutes secrètes, le numéro de l’épicerie de Tarnac fait l’objet d’une demande officielle d’interception de ligne. Autorisée par le juge des libertés, cette écoute sera prorogée trois fois, jusqu’en novembre 2008. Mais elle n’apportera aucune information sur les projets d’«actions violentes» prêtés au groupe de Tarnac.

Par KARL LASKE

 

 

la bavure 2.jpg

Libé a repris un info du Canard enchaîné:

" un de ces dispositifs d’écoute a été involontairement dévoilé par un agent de France Télécom à un cogérant de l’épicerie de Tarnac (Corrèze) en avril 2008

C'est certain que l'heure est plutôt à la dénonciation de sans-papiers et au lynchage d'immigrés débarqués sur les plages, merde alors !

eric-besson-immigration_317.jpg

Dans le temps "on" avait la milice, des mecs toujours prompt à filer le coup main (ou de barre en métal)...mais que fait l'Association Fraternelle des Anciens des Services de Sécurité (Anfass) dont «la mission est de participer à la défense, à la sécurité et à la justice de la France». Avec au premier rang de ses préoccupations la délinquance et le «terrorisme d'Al Caida (sic) et de l'ETA.

La plupart des personnes qui sont membre de l'Anfass sont des anciens combattants, des anciens militaires des services spéciaux, des renseignements, des policiers, des magistrats... Bref des gens du métier. Cela dit, quiconque peut postuler mais devra tout de même montrer «patte blanche». En effet, une enquête sera menée et un casier judiciaire vierge sera demandé ( ben c'est raté pour celui qui a envoyé (oups !) la lettre au chevrier...).

Avec son siège social situé à Limoges, l'Anfass a pour ambition d'ouvrir une délégation dans chaque département. A l'heure actuelle, plus d'un tiers existe dont une délégation située à Urt.L'association tient tout de même à préciser qu'elle ne met pas en place une milice «car nous ne sommes pas armés» selon Mme Tarraso membre del'association. Il s'agit d'un réseau d'information, basé sur l'observation. Les personnes adhérentes «participent à la défense de la Nation, à la prévention des conflits et à la protection de la population».


Chaque délégué départemental est la personne vers laquelle sont rapatriées les informations et elle est la seule habilitée à entrer en contact avec les Services Officiels (gendarmerie, police, RG...). Le délégué est aussi entouré d'avocats, magistrats et autres conseillers.» Ouais mon gars, c'est du brutal !!!

Il faut absolument privatiser France Telecom !!! C'est vital pour les écoutes "officielles" et les oreilles qui traînent !!!

milive défile.jpg

 

18:59 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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