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15/02/2010

Anfass: une organisation de renseignements vous tient à l'oeil

13/02/2010

Sébastien SOUMAGNAS

«Devant l'augmentation de la délinquance (...), devant les risques (...) de terrorisme, l'Association Fraternelle des Anciens des Services de Sécurité (Anfass)» a créé une réserve citoyenne.

Voilà un an et demi que s'est créée l'Anfass, rassemblant des personnes de nationalité française dont «la mission est de participer à la défense, à la sécurité et à la justice de la France». Avec au premier rang de ses préoccupations la délinquance et le «terrorisme d'Al Caida (sic) et de l'ETA».

La plupart des personnes qui sont membre de l'Anfass sont des anciens combattants, des anciens militaires des services spéciaux, des renseignements, des policiers, des magistrats... Bref des gens du métier. Cela dit, quiconque peut postuler mais devra tout de même montrer «patte blanche». En effet, une enquête sera menée et un casier judiciaire vierge sera demandé.

Avec son siège social situé à Limoges, l'Anfass a pour ambition d'ouvrir une délégation dans chaque département. A l'heure actuelle, plus d'un tiers existe dont une délégation située à Urt. L'association tient tout de même à préciser qu'elle ne met pas en place une milice «car nous ne sommes pas armés» selon Mme Tarraso membre de l'association. Il s'agit d'un réseau d'information, basé sur l'observation. Les personnes adhérentes «participent à la défense de la Nation, à la prévention des conflits et à la protection de la population».

Chaque délégué départemental est la personne vers laquelle sont rapatriées les informations et elle est la seule habilitée à entrer en contact avec les Services Officiels (gendarmerie, police, RG...). Le délégué est aussi entouré d'avocats, magistrats et autres conseillers.

L'Anfass se veut «une des réponses au problème de la délinquance», qui fait appel à l'esprit civique. L'association se pose dans un «rôle préventif «, en s'appuyant sur «la vigilance».

Si elle se développe, peut-être aurez-vous la chance d'être «sauvé» par un voisin de l'Anfass...


lejpb logoslogan

17:45 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/02/2010

A l'Ecole des Beaux-arts, on affiche l'officielle neutralité du service public

Oui, ami lecteur, en ce début de XXIe siècle, il est évident que l’Asie fait courir des dangers à l’Occident dans les domaines économiques, sociaux et CULTURELS.

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Une fourmi (pas verte mais jaune) de leur avant-garde a encore essayé de frapper de manière sournoise (d'ailleurs serait-elle faire autrement, la fourmi n'étant déja pas préteuse) le berceau de la culture européenne, haut lieu de l'enseignement subventionné et consanguin, et ce, en pleine capitale de la Terre des Gaulles Païennes unifiées le mercredi 10 février 2010 (oui, tu as aussi remarqué la conjonction des dates 10/02/2010) !

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La dénommée "Siu Lan Ko" pose crânement après son méfait (vous remarquerez qu'elle porte un foulard avec lequel elle peut se cacher le visage afin d'accomplir d'autres actions terroristes).

 

L'empereur Bismarck ne nous avait-ils pas prédit que ‘les Jaunes’ abreuveraient leurs chameaux dans le Rhin ?

Heureusement que les défenseurs de l'art officiel de la Propaganda Staffel, qui assurent une promotion exclusive d'œuvres qui, elles, répondent au goût des institutions culturelles de l' État, blanc, identitaire, hétérosexuel et prépucé, veillaient !

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Elles ont su réagir promptement en décrochant ces infects étandards et redonner à leurs bâtiments un rayonnement à jamais inégalé, et ce pour mille ans !

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cet artikel a été réalisé en totale Kolaborazion avec la Propaganda Staffel, crédit photo André Zucca, statue fondation Arno Breker

22:29 | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/02/2010

A Strasbourg, JM Le Pen sert sa soupe sous haute protection.

Office du tourisme policier Strasbourg-Le Pen am Nacht 09-02-2010 21-02-15.JPG

projet d'affiche touristique: Strasbourg am Nacht Achtung Polizei! (blog La Feuille de Choux)

 

Une conférence de presse à l'Ancienne Douane de Strasbourg sous très haute et massive surveillance policière pour contrer quelques rares manifestants.(DNA du 10/02/2010)

 

Toujours aussi prompte à défendre la démocratie (blanche et chrétienne) qu'à matraquer l'étudiant (en sciences humaines), la police nationale française a pris position tout autour de l'Ancienne Douane.

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Oui, tu es surpris, car pour toi, l'Ancienne Douane a bel et bien brûlée en ce jour du 04/04/2009. Tu l'a vu comme d'autres sur toutes les télévisons et couverture de journaux, devenue symbole du déchainement de la violence mouvante des encagoulés d'ultra-gauche anarcho-autonomistes solidaires.

Et bien non, ami lecteur, il y a une autre Ancienne Douane, au centre de Strasbourg.

C'est un restaurant au bord de l'Ill, en face du musée Alsacien, à deux pas du quartier de la cathédrale. Niveau symbole et situation géographique, c'est du premier choix. Et tu n'est donc pas surpris que l'auto-décrété garde barrière de l'Europe blanche ai choisit ce lieu pour servir sa soupe nauséabonde.

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Alors, quid du déploiement sécuritaire de cette nuit du mardi 9 février 2010 ? Et bien figure toi, ami, que dans cette douane transformée en restaurant, avait lieu une conférence de presse pour soutenir la tête de liste consanguine identitaire Patrick Binder en présence du grand patron de la démocratie blanche et raz du front, JM Le Pen.

Et oui, ami, tu es surpris, car tu sait comme tous les Strasbourgeois que la tête de liste FN vient manger ici régulièrement, toujours aussi bien accueillit et servit comme le fûrent tant d'autres et ce malgré leur promptitude à autant tendre le bras droit qu'à lever le coude, sur ces mêmes tables couvertes de nappes blanche et rouge, couleurs de l'Alsace identitaire et souchienne.

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(Photo DNA - Michel Frison)

As-ton vu un tel déploiement de policiers lors de repas du PS, de l'UMP ou des Verts ?

Et c'est bien là que se pose la question...pourquoi cette fois-ci cet humble repas entre démocrates blancs et chrétiens sans chapeaux pointus a-t-il bénéficié d'une telle couverture sécuritaire ?

Un coup de communication de la Propaganda Staffel ? Des menaces ? Une petite victimisation pour relancer la motivation du troupeau identitaire avant les élections régionales ?

passage supprimé le 25/02/2010 à 17h33 suite au message de SB (voir lien messages)

l'article en lien n'est, comme par hasard,  plus disponible : http://julienviel.hautetfort.com/files/gayet%20wirtz.pdf

Page Inconnue

Il est possible que la page recherchée ait été supprimée, que son nom ait changé ou qu'elle ne soit pas disponible pour le moment. (erreur 404)

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Quelques phrases de Binder (article Médiapart), alsacien souchien dans le texte :

- «le racisme et la xénophobie ont été importé en France par le conflit israélo-palestinien, et pas par le FN»

- «Une société multiculturelle, ça ne fonctionne pas. Les Turcs, ils sont ce qu’ils sont, mais au moins ils travaillent. Ce sont les Maghrébins : chaque immigré qui vient de ces pays-là posera un problème

Tu ne sera pas surpris, ami lecteur, que je ne te laisse pas l'adresse de cette "bonne table"...

09:19 | Lien permanent | Commentaires (2) |

10/02/2010

L'intox de "Main basse sur l'info" Arte mardi 09/02/2010

Si vous n'avez pas vu l'émission et le pseudo débat des 8 "journaliste" hier soir, voici un article du blog du Diplo qui évoque bien mon ressenti :

« Effroyables imposteurs » sur Arte : le roi est nu

mercredi 10 février 2010, par Mona Chollet

Rarement le désarroi des caciques des médias devant le discrédit qui les frappe aura été aussi évident que lors de cette soirée sur Arte, mardi 9 février, intitulée « Main basse sur l’info » (et encore visible une semaine sur le site Arte+7). Le premier documentaire diffusé, « Les effroyables imposteurs » de Ted Anspach, consacré aux complotistes qui pullulent sur Internet, dépeint la Toile comme une boîte de Pandore moderne d’où s’échapperaient, au premier clic de souris, tous les fléaux de l’univers – histoire de ramener les téléspectateurs, ces brebis égarées, vers les bons bergers dont ils n’auraient jamais dû s’éloigner.

On a ensuite droit à une réalisation de Denis Jeambar, ancien directeur de L’Express, où interviennent « huit journalistes en colère » (Franz-Olivier Giesbert, Arlette Chabot, David Pujadas, Philippe Val, Jean-Pierre Elkabbach, Edwy Plenel, Eric Fottorino, Axel Ganz) filmés sur fond noir, à grands renforts d’images saccadées et de gros plans intimistes, dans un style qui évoque à la fois un film d’espionnage ringard et un clip publicitaire shooté par Karl Lagerfeld.

Les moyens mis en œuvre pour restaurer un prestige dont l’érosion a atteint le seuil critique sont particulièrement grossiers. Tentant de ranimer les braises de l’antique fascination suscitée par la profession de Tintin et d’Albert Londres, la voix off annonce une « sacrée brochette de journalistes » qui « connaissent de l’intérieur la folle machine des médias » et qui auront « carte blanche pour dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas, pour dire ce qu’on ne vous dit pas ». Ici, l’audience retient son souffle, dans l’attente de sa becquée de savoir : les dieux vont l’admettre dans leur secret. « Ecoutez bien ! » intime encore la voix off.

Et on n’est pas déçu. Mieux vaut s’accrocher, en effet, pour ne pas tomber de son fauteuil lorsqu’on entend David Pujadas déclarer que le journalisme « souffre d’abord de conformisme et de mimétisme ». On retrouve cependant vite un discours plus familier lorsqu’il explicite ce qu’il veut dire par « conformisme » : « L’idée que par définition le faible a toujours raison contre le fort, le salarié contre l’entreprise, l’administré contre l’Etat, le pays pauvre contre le pays riche, la liberté individuelle contre la morale collective. »

Dans cet insupportable penchant gauchisant, libertaire et tiers-mondiste qui suinte des reportages des grandes chaînes françaises et des pages des journaux, il voit « une dérive mal digérée [sic] de la défense de la veuve et de l’orphelin, une posture qui valorise le journaliste et qui a l’apparence – l’apparence ! – du courage et de la révolte ». Où se situent, alors, le véritable courage, la véritable révolte ? C’est drôle : on a l’impression de deviner.

Comme pour mieux inciter à la révérence, Pujadas est présenté comme « une star de l’info » ; Arlette Chabot est « à la tête d’un bataillon de deux cents journalistes » ; Franz-Olivier Giesbert est « une des grandes figures du journalisme français ». Dans les plans de coupe, tous sont montrés en contexte, parés des attributs qui – faute de mieux ? – fondent leur autorité : menant une interview, le casque de radio sur la tête ; marchant d’un pas décidé dans les couloirs de rédactions affairées et cossues ; penchés à plusieurs, d’un air concentré, sur un écran d’ordinateur, en plein processus de production d’une information fiable et impartiale ; ou encore, dans le cas de Philippe Val – car le ridicule ne tue pas –, en pleine conversation téléphonique, le combiné collé à l’oreille. Lorsqu’ils parlent face caméra, ils comptent : « Quatre, trois, deux, un… », avant d’entamer leur discours (« Allez, on y va », lance gaillardement Arlette Chabot). Ils regardent le téléspectateur droit dans les yeux, tels des magnétiseurs hypnotisant leur patient.

« Chacun à sa place ! » Retour à la table des matières

Avant tout, bien sûr, il faut redire à tous ces inconscients combien Internet, c’est mal, et combien les grosses pointures journalistiques qui leur parlent sont indispensables à leur gouverne. Qu’on pouffe devant une émission d’Arlette Chabot ou à la lecture du « roman d’amour » que vient de publier Franz-Olivier Giesbert, en effet, et « c’est toute la démocratie qui est en danger ». Si Arte le dit… « Il faut cesser de faire croire, assène Elkabbach, que le citoyen journaliste va se substituer bientôt au journaliste citoyen : toutes les expériences citoyennes ont besoin de vrais journalistes pour sélectionner, vérifier et écrire. Alors, chacun à sa place ! » Axel Ganz, fondateur de Prisma Presse, dont les publications (Voici, Gala, Capital, VSD, Télé-Loisirs…) sont réputées pour leur contribution de haut vol à la vitalité de la démocratie, estime qu’à long terme Internet fera naître chez les jeunes « un scepticisme sur les valeurs de notre société » : terrifiante perspective.

Arlette Chabot, presque racinienne, supplie : « Méfiez-vous des théories du complot selon lesquelles la vérité, les vérités de l’information seraient sur la Toile tandis que les médias traditionnels vous cacheraient la vérité. C’est vrai : grâce à Internet, plus aucune information ne pourra être enterrée ou dissimulée. Mais je vous demande d’être prudents, car un jour vous apprendrez que vous avez été manipulés, trompés. Sur Internet, la traçabilité des images n’est pas garantie. » Même la voix off s’y met : « Sur le Web, chacun crée son propre média et se croit journaliste. » La vieille histoire de la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, en somme. Tout ça finira mal – mal pour les internautes, ces buses présomptueuses, cela s’entend. Philippe Val, qui poursuit le Net de sa vindicte depuis le jour où il a découvert que ce machin pouvait permettre à des cuistres de critiquer sa politique éditoriale à Charlie Hebdo [1], le dit avec fougue : « La presse écrite survivra à Internet, j’en suis sûr. »

Les casseroles que traînent certains de nos preux « journalistes en colère » étant trop pléthoriques pour que leur fracas ne parvienne pas à leurs propres oreilles, ils sont obligés d’en passer par l’exercice de l’autocritique – d’en passer rapidement, qu’on se rassure. Jean-Pierre Elkabbach, qui réclame à grands cris « la rigueur, la curiosité, la qualité », et qui s’exclame : « Marre de nous complaire dans la pipolisation, l’irrationnel et le voyeurisme, j’en peux plus ! », reconnaît à demi-mot : « Est-ce que moi, je me suis fait honte ? Peut-être pour une erreur que j’ai commise et assumée » – référence un brin sibylline à son annonce prématurée, sur Europe 1, en avril 2008, de la mort de l’animateur de télévision Pascal Sevran.

Et Philippe Val, avec une désinvolture qu’on s’en voudrait de prendre pour de la suffisance : « J’ai dû dire une connerie y a pas longtemps. Je ne me souviens plus ce que c’est, mais je me suis trompé, mais méchamment. Putain, c’était la honte. » Moins défaillante que la sienne, notre mémoire a l’embarras du choix. Peut-être pense-t-il à sa récente déclaration selon laquelle l’« actionnaire » de France Inter, Nicolas Sarkozy, ne serait « pas très bien traité » par les journalistes de la station – assertion qui lui donne une légitimité indiscutable pour réfléchir au redressement de la profession ?

« Partenariats » médiatico-idéologiques Retour à la table des matières

Passons sur les viriles amitiés qui nous valent régulièrement ce genre de grandes opérations médiatico-idéologiques : cette soirée d’Arte était produite par Doc en Stock, la société de Daniel Leconte, en partenariat avec France Inter. Daniel Leconte et Philippe Val sont de grands amis : le premier a réalisé un film sur l’affaire du procès de Charlie Hebdo pour les caricatures de Mahomet, le « coup » publicitaire qui a définitivement lancé la carrière du second ; bien souvent, lors de précédents « débats » sur Arte, ils ont fustigé de concert la chienlit gauchiste [2].

Tous deux partagent avec Denis Jeambar, réalisateur de « Huit journalistes en colère » et instigateur en son temps du virage néoconservateur de L’Express, de solides convictions atlantistes. Les incessantes professions de neutralité journalistique et politique, les invocations d’une information « ni de droite ni de gauche », qui auront émaillé cette soirée – y compris lors du débat animé ensuite par Daniel Leconte –, sont franchement désopilantes, tant les obsessions propagandistes de ses initiateurs ont la discrétion d’un éléphant au milieu d’un couloir. Leur cible principale : les contempteurs de la politique israélienne, qui seraient tous, de même que ceux qui trouvent à redire à la politique américaine, de fieffés antisémites.

« Le pire ennemi du journalisme, avance Philippe Val, c’est sa conviction d’être au service du bien et de la pureté. » Celui qui, du temps où il éditorialisait à Charlie Hebdo, maniait avec une égale aisance l’insulte, la diffamation décomplexée et le fantasme échevelé, met en garde contre la « tentation de faire primer la thèse sur les faits » : « Le nombre de journalistes qui sont tombés dans le piège du bien est suffisamment important pour que la profession en soit profondément malade. Le discours démagogique des uns marginalise le travail sérieux des autres. Ce n’est pas quand il exprime une opinion que le journaliste est libre et indépendant : c’est quand il pense d’abord contre son opinion pour ensuite livrer son analyse. (…) On ne discute pas de l’Amérique, on ne peut pas discuter d’Israël et de la Palestine : il y a des tas de sujets sur lesquels on ne peut pas discuter parce que c’est le Bien et le Mal. Il y a des rédactions qui sont malades de ça. »

Le documentaire évoque également un incident navrant, qui en dit long sur cette « poubelle de la démocratie » qu’est la télévision, et qui vit la rédaction de France 2 – sous l’influence méphitique, il est vrai, de l’Instrument de Satan – diffuser, en pleine offensive israélienne sur Gaza, « des images récupérées sur Internet et accablant Israël. Après vérification, Arlette Chabot s’excuse : c’était de l’intox ». Il est bien établi aujourd’hui, en effet, qu’à l’hiver 2008-2009, à Gaza, l’armée israélienne s’est comportée avec un humanisme extravagant [3]. Et dire qu’il est encore de dangereux désinformateurs, en liberté sur Internet, pour persuader les âmes crédules du contraire…

Notes

[1] Voir à ce sujet Les Editocrates, La Découverte, Paris, 2009.

[2] Voir aussi « Camus, Leconte et la mélancolie coloniale », par Alain Gresh, Nouvelles d’Orient, 10 janvier 2010.

[3] Voir « Gaza, crimes de guerre, crimes contre l’humanité », Nouvelles d’Orient, 16 septembre 2009.

 

Pour info :

Vendredi 12 20h
"ZÉRO"
Film de Franco Fracassi critiquant les thèses officielles sur le 11 septembre.
Bien que plébiscité par le public et les journaux télévisés au moment du festival du cinéma de Rome en octobre 2007, le film n’a pas trouvé de distributeur en Italie.

aux Epines vendredi 12/02/2010 : http://les-epines.over-blog.com/

 

19:51 | Lien permanent | Commentaires (0) |

04/02/2010

Chronique du racisme ordinaire : Pour TF1, l'Afrique ça pique

01/02/2010 09:25:21 | Jeune Afrique | Par : Marwane 
Ben Yahmed

Combien de temps faudra-t-il encore subir la litanie de clichés éculés sur l’Afrique dans les médias généralistes occidentaux ?

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Scène tournée en intérieur avec des décors réalisés par les techniciens de la Propaganda Staffel

 

Déjà si souvent réduit à son manque d’atomes crochus avec la démocratie, à sa pauvreté généralisée, à ses guerres ethniques ou à son goût prononcé pour la corruption, le continent n’a-t-il pas évolué au cours des derniers lustres pour qu’on le caricature encore, en 2010, comme une terre d’aventure hostile, peuplée de hardes d’animaux sauvages et dangereux, où la température ne descend jamais au-dessous de 45 °C et où les moustiques sont avides du sang frais des petits Blancs ?

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Quatre-vingts ans après Tintin au Congo – Hergé avait au moins l’excuse d’être, si l’on peut dire, de son époque –, la chaîne privée française TF1 (la première d’Europe) vient de relancer un programme de téléréalité qui, cette fois, flirte dangereusement avec les poncifs racistes. Son nom : « La Ferme Célébrités ». Réunir seize ersatz de sous-vedettes (si, si, c’est possible) pour les filmer 24 heures sur 24 en train de traire des vaches ou de nettoyer une écurie n’élève déjà pas particulièrement l’esprit. Mais le divertissement en question propose, à l’occasion de sa troisième édition, de quitter la campagne française pour poser ses bagages dans la réserve naturelle de Zulu Nyala, en Afrique du Sud. « ça va être chaud ! » comme l’écrit un très sérieux quotidien parisien : brousse, savane, bestioles et… maladies.

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Interrogés par la presse hexagonale, que cet exotisme inattendu interpelle visiblement, les deux animateurs vedettes de l’émission, que nous ne citerons pas, par charité, enchaînent les perles consternantes sans que personne n’y trouve à redire : « Entre les animaux qui piquent et la température qui dépasse 50 °C, les candidats ne vont pas être ménagés » ; « Notre rôle est de voir comment ils vont survivre en Afrique » ; « Qu’y a-t-il de mal à partir en Afrique pour voir des animaux et rigoler un peu » ; ou encore : « Les papillons ont la taille d’un deltaplane »

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… Angela Lorente, Madame Téléréalité chez TF1, elle, a rassemblé ses neurones pour résumer l’objectif du programme : « On va jouer sur l’hostilité, c’est ça le but en les emmenant en Afrique. Avec les animaux, on a tous les ingrédients pour faire un bon divertissement »… Fort heureusement, les concepteurs de l’émission n’ont pas songé à introduire quelques êtres humains, même pour séduire la fameuse ménagère de moins de 50 ans. Sinon, nous aurions eu droit à des autochtones cannibales vêtus de peaux d’antilopes… Bref, le pire est à craindre pendant les dix semaines que va durer ce bêtisier à ciel ouvert.

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Le racisme ordinaire, qui se nourrit essentiellement de l’ignorance, avait-il besoin d’une telle publicité ?

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09:43 | Lien permanent | Commentaires (0) |

03/02/2010

lutte contre les violences de groupes: 3.750 euros d'amende- le fait d'occuper "en réunion" les halls d'immeubles...

L'Assemblée nationale vient d'adopter en nouvelle lecture la proposition de loi UMP qui vise à renforcer la lutte contre les violences de groupe et qui institue notamment un délit d'intrusion dans un établissement scolaire.

Le texte, adopté dans la nuit de mercredi à jeudi, prévoit aussi de sanctionner -deux mois de prison, 3.750 euros d'amende- le fait d'occuper "en réunion" les halls d'immeubles "en empêchant délibérément l'accès ou la libre-circulation des personnes".

Les députés PS ont voté contre, déplorant que leurs propositions n'aient pas été retenues (police de quartiers, contrat de sécurité scolaire, sanction précoce contre les primo-délinquants...).

"A chaque fois, l?UMP a voté contre, alors que ces propositions étaient inspirées par le bon sens, demandées par des élus locaux de toutes sensibilités politiques", a déploré la députée PS spécialiste des questions de sécurité, Delphine Batho.

Concernant l'épineuse question des halls d'immeuble occupés, le PS avait même fait adopter, avec le soutien du Nouveau centre, un amendement selon lequel "le fait d'occuper en réunion et de façon abusive les espaces communs d?un immeuble collectif d?habitation constitue un trouble de voisinage puni d?une contravention de cinquième classe".

Le gouvernement, représenté par le secrétaire d'Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, est revenu sur cette disposition en demandant une seconde délibération. "La contravention est le plus souvent sanctionnée par une amende qui n?est dissuasive qu?à condition d?être payée. On mesure les difficultés auxquelles nous serions confrontés", a déclaré M. Bockel.

Député NC, Nicolas Perruchot a "regretté la position du gouvernement".

Le texte doit maintenant repartir au Sénat où l'exécutif souhaite un vote conforme (sans changement) valant adoption définitive.

Copyright © 2010 AFP.

 

Sénat - 2e lecture
(Dossier en ligne sur le site du Sénat)
Proposition de loi , adoptée avec modifications par l'Assemblée nationale en deuxième lecture, renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d'une mission de service public, n° 236, déposée le 28 janvier 2010
et renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale

Article 1er
Création d'une nouvelle incrimination (punie de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende) réprimant de façon spécifique la participation à une bande ayant l'intention de commettre des violences.

Article 2
Extension du délit de participation délictueuse à un attroupement en étant porteur d'une arme (3 à 5 ans de prison et 45 000 à 75 000 euros d'amende) à la personne qui, sans être elle-même porteuse d'une arme, participe volontairement à un attroupement où une ou plusieurs personnes portent des armes de manière apparente.

Article 3
Instauration d'une circonstance aggravante nouvelle lorsque certaines violences sont commises par des personnes dissimulant volontairement leur visage (par exemple à l'aide de cagoules) afin d'éviter d'être identifiées.

Article 4
Modalités selon lesquelles les arrestations lors des opérations de maintien de l'ordre peuvent faire l'objet d'un enregistrement audiovisuel par les services de police judiciaire. La diffusion de ces enregistrements fait l'objet d'une nouvelle incrimination (1 an de prison et 15 000 euros d'amende).

Article 5
Instauration d'une circonstance aggravante lorsque des atteintes aux personnes sont commises ' en raison de leurs fonctions ' sur les enseignants ou les personnels travaillant dans les établissements d'enseignement scolaire. Protection spécifique de leurs proches.

Article 6
Instauration d'une circonstance aggravante lorsque des vols et des extorsions sont commis dans les écoles ou à proximité.

Article 7
Création d'une nouvelle incrimination réprimant de façon spécifique les intrusions dans un établissement scolaire (1 an de prison et 7 500 euros d'amende). Aggravation de la peine lorsque le délit est commis en réunion (3 ans de prison et 45 000 euros d'amende), par une personne porteuse d'une arme (5 ans de prison et 75 000 euros d'amende) et ou par plusieurs personnes dont l'une au moins est porteuse d'une arme (7 ans de prison et 100 000 euros d'amende). Instauration de peines complémentaires (travail d'intérêt général, interdiction des droits civiques, confiscation et interdiction de port d'arme, interdiction de séjour ou du territoire français).

Principaux amendements des commissions


TRAVAUX DE LA COMMISSION DES LOIS

Adoption de la proposition de loi le 10 juin 2009.
Rapport n°1734 de M. Christian Estrosi.

Principales modifications apportées par la commission :

Article 4
Caractère facultatif du versement au dossier des enregistrements audiovisuels d'opérations de maintien de l'ordre (modification introduite dans le texte à l'initiative du Rapporteur).

Article 4 bis (nouveau)
Possibilité de raccordement des forces de l'ordre aux systèmes de vidéosurveillance des bailleurs (article introduit à l'initiative du Rapporteur).

Article 4 ter (nouveau)
Modification de la définition du délit d'attroupement dans les halls d'immeuble (article introduit à l'initiative de M. Philippe Goujon, UMP, Paris).

Article 4 quater (nouveau)
Instauration d'une peine complémentaire (travail d'intérêt général) pour occupation abusive de halls d'immeubles (article introduit à l'initiative du Rapporteur).

Article 4 quinquies (nouveau)
Création d'une nouvelle incrimination réprimant la « vente forcée » dans les lieux publics (6 mois de prison et 3 750 euros d'amende) (article introduit à l'initiative du Rapporteur).

Article 7
Création d'une nouvelle incrimination réprimant de façon spécifique l'introduction d'une arme, sans motif légitime, dans un établissement scolaire par une personne habilité ou autorisée à y pénétrer (5 ans de prison et 75 000 euros d'amende). Instauration de peines complémentaires (travail d'intérêt général, interdiction des droits civiques, confiscation et interdiction de port d'arme) (modification introduite dans le texte à l'initiative du Rapporteur).

Texte de la commission venant en discussion en séance publique

Voir le compte rendu n° 55 de la commission.


10:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/02/2010

« Walter, retour en résistance », programmation refusée par la Mairie de Saverdun

Bien sûr nous sommes en Ariège, nous mais une info à savoir :

Dans le cadre de la programmation des films au Cinéma Municipal de Saverdun, a été proposée la projection du film « Walter, retour en résistance », suivi d’un débat avec le réalisateur Gilles Perret et des membres des associations ariégeoises de résistants.

Cette programmation a été refusée par la Mairie de Saverdun. Malgré des tentatives de rencontres et d’explications, rien n’y a fait, le refus a persisté.
Bien que rien n’ait été dit par écrit, à qui que ce soit, la raison invoquée par Mr Calléja, Maire de Saverdun, était que ce film prêtait à polémiques et n’était pas objectif. Nos arguments comme quoi justement un débat permettait l’expression de chacun n’a servi à rien (il a même été suggéré, par l’adjointe à la culture, de le diffuser mais sans débat !!). Proposition ridicule, n’est-ce pas ?

Rappel quand même : ce film donne la parole à des résistants tels que Walter Bassan, Stéphane Hessel, John Berger. Mais ces résistants, en dépit de leur âge sont vifs et alertes : ils ne se contentent pas de commémorations, ils organisent visites et discussions avec des jeunes et sacrilège pour l’UMP : leur devise devient « résister maintenant » reprenant le célèbre appel « créer c’est résister, résister c’est créer » auquel Lucie et Raymond Aubrac donnèrent, avec d’autres, leurs voix.

Alors ce refus sur Saverdun, petite ville de 4 000 habitants, est-il justifié par le fait que le Maire, en Ariège, soit tête de liste UMP aux Régionales ? Ce refus du débat peut-il être relié au fait que des propositions fleurissent d’enlever l’enseignement de l’Histoire obligatoire dans certaines sections de terminales au lycée ?
Et quelle est cette conception de la démocratie locale, où le pouvoir en place ne laisse aucune place à la libre parole des citoyens ? Sans ce refus du Maire, la ville de Saverdun aurait profité d’une initiative culturelle de ville plus grande telle que Albi, Carcassonne, Toulouse pour ne citer que les plus proches.
Quelques habitants de la commune ont initié depuis un an ces projections avec débat, donnant de leur temps bénévolement, faisant profiter à tout un chacun d’échanges dans le respect mutuel.
Cette démarche serait-elle déplaisante au Maire de Saverdun ? Est-ce la conclusion à en tirer ?
Si tel est le cas, est-ce un comportement acceptable de la part du 1° magistrat de la ville ?

Ce film sera quand même projeté, le débat aura lieu, dans plusieurs endroits mais en Basse Ariège surtout à BRIE (à 5 minutes de Saverdun) le Samedi 6 Février : 20h30 accueil,21h projection puis débat. Gilles Perret, le réalisateur sera là ainsi que des membres d’associations de résistants.

Jean Luc

Pour la projection du film "Walter" à Saverdun en Ariège :
http://echo-saverdun.over-blog.com/

 

heureusement pour nous, le café les Epines avait programmé ce poignant documentaire le samedi 16 janvier dernier.

café  associatif  autogéré   LES EPINES

Samedi 16 20h


17:42 | Lien permanent | Commentaires (2) |

30/01/2010

Pourquoi Benito Mussolini marche maintenant sur l'iPhone...



ARTE - Le Fascisme Italien En Couleurs 2/3
http://www.dailymotion.com/video/x5wywn_arte-le-fascisme-...

ARTE - Le Fascisme Italien En Couleurs 3/3
http://www.dailymotion.com/video/x5wxnr_arte-le-fascisme-...

20:12 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/01/2010

Racisme...Brice Hortefeux vient chercher l'absolution à Strasbourg

 

Paradoxe des élections régionales oblige, Brice vient battre le fer maintenant qu'il est chauffé par d'autres que lui :

Chaussé d'un faux-nez à défaut de chapka syrienne, en quête d'absolution de ses précédentes déclarations "un ça va, deux bonjour les dégats", Brice Hortefeux est venu lui même, de peur qu'un de ses conseiller refasse une connerie à la caisse d'un supermarché, soutenir la communauté israélite de Strasbourg pour dénoncer, non sans rire : "le visage hideux de l'antisémitisme", ainsi que "De tels actes sont l'expression de la sauvagerie et de l'inhumanité" et que "tous les groupuscules qui cherchent à attiser la haine au mépris de nos principes, de nos valeurs et de nos lois."
On peut noter qu'il ne parle pas du visage hideux du racisme ordinaire ni du fait que la police et les services de renseignements sont largement informés quand à la composition (quand ce n'est infiltrés et de connivences) avec ces dits "groupuscules".

Sorti de son hibernation, le sénateur-maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), s'est déclaré préoccupé par ce "prurit de racisme" et cette "résurgence d'antisémitisme, d'islamophobie, de racisme".
Il poursuit, maintenant obligé de dire quelque chose, par : "Je ne m'en explique pas clairement la cause: est-ce que c'est la proximité des élections régionales, le débat sur l'identité nationale, le 65e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz? Je n'en sais rien, je le constate".
C'est bon Roland, on t'a vu, tu peux retourner roupiller...on te réveillera pour venir constater...

«Le cimetière juif de Cronenbourg a été profané, 18 stèles ont été taguées avec une croix gammée inscrite en couleur brune et 13 ont été renversées», a déclaré Patrick Roussel, commissaire principal de la Sûreté départementale du Bas-Rhin.Laurent Schmoll, président de la communauté israélite de Strasbourg, a précisé que l’inscription «Juden Raus» (Les Juifs dehors) avait également été relevée sur une tombe.«Ce sont tout à fait des inscriptions de la période nazie. On fête actuellement l’anniversaire de la libération des camps de concentration et je pense que ça a forcément un lien», a-t-il ajouté.Le cimetière lui-même n’est pas équipé de caméras mais le système de vidéo surveillance de la ville pourrait fournir des indices à la sûreté départementale, chargée de l’enquête.(Mis en ligne à 14h10, actualisé à 17h DNA)

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Roland Ries est habillé par la fondation François Mitterand, Brice Hortefeux, quand à lui, porte un long manteau brun et des gants fauves...la chemise a une teinte rose...


Pourtant, Brice Hortefeux a raté de nombreuses occasions de venir parler du "visage hideux" du racisme ordinaire en Alsace :

En juin 2007, "Elsass-Lothringen" nous apprend que deux personnes du Val de Villé font encore et toujours partie du "collectif Elsass Frei" qui se singularise par des graffitis sous une grande partie de ponts d'autoroutes et d'autres endroits très divers à travers l'Alsace entière, et qu'ils tiennent des réunions régulières à Fort-Louis (village du nord de l'Alsace, situé non loin du Rhin et de la frontière franco-allemande).
Après la profanation de tombes juives, des consanguins identitaires se solidarisent avec ces actes lâches de haine et de racisme: "Herrlisheim Kommando - Juden raus" .


Val de Villé, Breitenbach, petit village typique :

Un petit alsacien d’origine congolaise victime d’attaques racistes
Dans le village de Breitenbach, en France, sa famille adoptive est harcelée
Quentin, 9 ans, a été menacé à l’arme blanche et a failli être brûlé par des enfants de son âge. Christophe et Christiane Mertz, ses parents adoptifs, et sa soeur Clara sont la cible d’agressions racistes dans leur petit village de Breitenbach, en Alsace. Comme en 2004, des croix gammées souillent les murs de leur jolie maison bleue.

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lundi 27 novembre 2006 / par Falila Gbadamassi

Le petit village français de Breitenbach, en Alsace, est, depuis quelques semaines, le théâtre d’attaques racistes. La famille de Christophe et de Christiane Mertz ne connaît plus de répit. Il y a un mois, leur fils Quentin d’origine congolaise, 9 ans, est pris à parti par cinq gamins âgés de 10 à 14 ans dans une rue du village, alors qu’il joue avec trois de ses camarades de classe. L’un d’eux le menace d’un couteau et d’autres tentent ensuite de brûler ses vêtements. Trois de ses agresseurs sont aussi des camarades de classe. Dans la nuit de jeudi à vendredi, ce sont aux murs bleus du domicile familial qu’on s’est pris en y inscrivant des croix gammées et le mot « nègres ». Malheureusement, ce n’est pas la première fois que les Mertz font l’objet d’attaques racistes. En 2004, leurs murs sont tagués, déjà, de croix gammées et de propos haineux puis leur boîte-aux-lettres est envahie de courriers anonymes. « Les faits, certes, semblent indépendants, constate Christophe Mertz, mais on ne peut s’empêcher de faire un lien entre eux ». Des plaintes concernant les deux derniers incidents ont été déposées et l’affaire suit son cours.

Coupable d’être une famille qui compte des noirs en son sein ?

Que leur reproche-t-on ? D’avoir accueilli dans leur foyer des petits « noirs », semble-t-il. Christophe et Christiane Mertz adoptent le petit Quentin en 1999. Les voisins accueillent alors un « pauvre petit africain » et n’hésitent pas à faire des dons de friandises au point d’en exaspérer les parents. « C’était comme une mascotte », se souvient M. Mertz. L’adoption de Clara, un autre enfant congolais, en 2001, va définitivement modifier la donne. « C’est à vous ? », interroge-t-on, désormais, à propos de la petite fille âgée aujourd’hui de 6 ans. « Vous comptez encore en ramener beaucoup ? » : c’est l’autre question qui fuse souvent de la bouche d’une bonne partie de ceux qui avaient si chaleureusement accueilli le rejeton Mertz.

« Quentin est très affecté, mais il ne montre pas ses sentiments. Il peut s’avérer exubérant à propos de tout et de rien, mais il évite de parler de ce qui le préoccupe », nous a confié son père, Christophe. L’enfant s’accusait déjà, il y a deux ans, d’être responsable de la situation dont sa famille était victime. « Il doit se demander ce qu’il est venu faire dans cette galère », avance son père. Clara, pour sa part, « montre à qui passe par là ce qu’on a écrit sur les murs ». D’après, M. Mertz, les enfants n’osent plus jouer dans le village de peur de se faire agresser. Les parents des assaillants n’ont pas essayé de nouer le dialogue avec ceux de Quentin. Parmi eux, des mamans qui avaient invectivé le couple Mertz en 2004, les accusant d’être venus troubler la quiétude du village en portant alors plainte. Christophe Mertz aurait été prêt à retirer sa nouvelle plainte concernant l’attaque de Quentin « moyennant une franche discussion ». Mais aujourd’hui, « il en est hors de question ! » Car sa famille, et plus particulièrement ses enfants, sont obligés de subir au quotidien la tension qui règne dans le village alsacien.

http://www.afrik.com/article10762.html

 

Extrait de "Observatoire Régional de l’Intégration et de la Ville – Alsace                  Janvier 2006 " table ronde sur le racisme en Alsace du 16 octobre 2004 :

...on a pu constater que l’Alsace a été marquée, en 2004, par une trentaine d’actes racistes et/ou antisémites (cf. dossier remis lors de la Table Ronde et liste des actes en annexe de ce compte-rendu) faisant le plus souvent référence à l’idéologie nazie et ayant recours à des propos xénophobes.
Ces actes se sont déroulés sur l’ensemble du territoire alsacien (Bas-Rhin et Haut-Rhin, rural comme urbain). Toutefois, le nombre a été plus important sur le Bas-Rhin et en milieu urbain. Ils ont été recensés de février à fin octobre 2004.
Il faut rappeler que le phénomène n’est malheureusement pas nouveau (il est apparu dès 1982) mais prenait des formes différentes dans la mesure où il ciblait plus particulièrement et exclusivement les juifs.
Par ailleurs, ce n’est pas un phénomène exclusivement alsacien, dans la mesure où d’autres régions ont été concernées. Toutefois, l’Alsace s’est signalée par un nombre de faits plus importants.

Les actes recensés en 2004 se singularisent par l’évolution des « cibles » touchées (juifs, arabes, musulmans, étrangers ou personnes considérées comme tels...), leur fréquence ainsi que la diversité des formes prises par ces actes.
Ces actes ont pris différentes formes :
1- graffitis / tags alliant souvent les expressions néo-nazis et racistes sur des lieux
publics (y compris des lieux de culte) mais aussi sur des lieux privés (local
associatif, maison particulière...)
2- profanation de sépultures (chrétiennes, juives ou musulmanes, notamment
militaires = cinq cimetières musulmans)
3- dégradation de biens et de lieux (incendies, destructions...)

doc PDF

22:50 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Le programme 13 200 - La PPP partenariat public-privé - BTP - Construction prison - Privatisation

mardi 13 juillet 2004, par 16 bis


- Le gouvernement en est réduit à doubler "l’assiette" de la grâce présidentielle pour tenter de contenir la surpopulation carcérale galopante.
- Pendant ce temps, Dominique Perben commence à réaliser que son programme de privatisation des prisons françaises prendra plus de temps que prévu...


Jacques Chirac, tel pris dans un piège médiatique dont il s’apercevrait seulement maintenant que c’est une baudruche-appât, s’est empressé de communiquer, à la suite du fait divers de la ligne D, que "les auteurs d’infractions racistes, les auteurs de violences contre les personnes, de viols et d’agressions sexuelles dès lors qu’ils auraient étaient condamnés à une peine de réclusion criminelle ou à une peine d’emprisonnement égale ou supérieure à sept ans" étaient exclus du champ de la grâce présidentielle du 14 juillet.

Par contre, pour faire face à l’inflation de mises en détention et au manque de places disponibles, il est bien obligé, hors caméra et hors dépêches, d’élargir "l’assiette" de la grâce [1].

Chronologie simplifiée d’une P.P.Privatisation

- En juillet 2002, Dominique Perben annonce un ambitieux plan "Prisons 13000", qui doit voir émerger 13200 places nouvelles de prison, dans 28 établissements, pour seulement 1,4 milliards d’euros de financement public.

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(c) 1986 Gilbert Shelton

- En septembre 2002, la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (LOPSI) autorise l’Etat à lancer un processus de privatisation progressive du parc pénitentiaire français [2]. Initialement, le programme voulait englober 18 des 28 prisons du plan "Prisons 13000".

- Le 01/07/2004, le sénateur Jean-Louis Masson demande la création d’une commission d’enquête sur la situation dans les prisons françaises et ses perspectives d’évolution , pour actualiser les dernières données disponibles sur la situation, datées de 2000.

- La semaine dernière, le Conseil d’Etat s’est penché sur le dispositif d’autorisation temporaire du domaine public - location avec option d’achat (AOT-LOA) contenu dans le projet de décret instituant les PPP.

- Hier, les sénateurs socialistes ont déposé un recours en Conseil d’Etat contre l’ordonnance instituant les partenariats public-privé (PPP) [3]

- A l’heure actuelle, seuls 7 appels d’offres ont été lancés pour des prisons (pour mineurs). Les entreprises privées présentent des réponses 25 à 40% supérieures aux estimations de la Chancellerie. Les PPP concerneront malgré tout dans un premier temps quatre établissements pénitentiaires sur les sept programmés dans la 1ere phase.

- Lundi 19/07/2004, les entreprises remettent des réponses réévaluées aux appels d’offres.

Pendant ce temps...

- Avec 63652 détenus pour 49595 places au 01/07/2004, le taux de surpopulation carcérale en France frise les 130%. Les suicides, agressions mortelles et tentatives de mutinerie sont régulières, et la tension monte à l’approche de l’été.

Mise à jour de mars 2005

On apprend le 29/03/2005 [4] que Dominique Perben lance un nouveau pan du programme "PPPrison" : un lot (le 3e) cumulant 3 établissements à Poitiers, Le Mans, Le Havre, soit 1690 places des 13200 du programme perbenien. L’appel d’offres sera lancé à partir du printemps 2006.

Entretemps dans les prisons, les détenus qui travaillaient aux cuisines (pour la nourriture des autres détenus et d’une part du personnel) ou à la blanchisserie, se sont progressivement vus retirer leurs droits à travailler à de telles tâches... [5] Pourquoi cela ? Et bien, tout simplement parce que ce sont là à peu près les seuls opérations que le secteur privé peut "rentabiliser".

La privatisation des prisons implique qu’il faut prendre l’argent aux détenus, pour le donner aux entreprises de BTP et de restauration collective. Ca se passe comme ça.

P.-S.


- L’asso Ban Public surveille les prisons de façon intensive. Elle a pour "utopie" la suppression des prisons.

Notes

[1] Traditionnellement de 7 jours par mois de détention non encore executée, dans la limte de 4 mois, elle passe à 15 jours par mois de détention non encore executée".

[2] Décret d’application publié en janvier 2004.

[3] Les PPP ont été publiés au JO du 19/06/2004.

[4] Source : G.D. / Les Echos, n° 19380, 29/03/2005.

[5] Une source de tension supplémentaire dans les établissements, puisque le procédé supprime aux détenus à la fois une activité qui les occupait et les rémunérait... Source : verrouillée (fonctionnaires de l’administration pénitentiaire en activité).

 

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François Fillon a inauguré, le 19 janvier, le nouveau centre de détention de Roanne. C’est le deuxième établissement livré dans le cadre du "Programme 13 200" destiné à répondre à la surpopulation carcérale. À l’occasion de ce déplacement, le Premier ministre s’est exprimé sur la recrudescence des suicides en prison.

Le nouveau centre de détention de Roanne, établissement moderne de 600 places, est la troisième livraison sur les 25 planifiées par le "programme 13 200". Ce programme, qui prévoit la construction de 13 200 nouvelles places de prison, s’appuie sur un système de partenariat public-privé (PPP). Il permet aux groupes de BTP de construire mais aussi de gérer les établissements construits. L’Etat est locataire des établissements et en deviendra propriétaire après une durée de 30 ans.

Des moyens supplémentaires pour la justice

Lors de son discours, le Premier ministre a rappelé que le Gouvernement a "inclus dans le plan de relance des mesures chiffrées à plus de 80 millions d’euros en faveur de la justice, dont 30 millions pour les travaux de rénovation dans les établissements pénitentiaires et 15 millions pour le lancement anticipé des quartiers réservés aux "courtes peines". Nous avons accéléré, en 2009, des opérations de constructions neuves." L’Administration pénitentiaire bénéficie de la plus forte augmentation du budget de la Justice et bénéficie "dans un contexte de réduction des emplois publics, de 1 087 créations d’emploi", a précisé François Fillon.

Le chef du Gouvernement a souligné que le centre de détention de Roanne n’est pas seulement un bâtiment fonctionnel et moderne mais c’est aussi "l’ambition d’intégrer rapidement les règles pénitentiaires européennes, (...) fondement du souci de la dignité humaine." "Le but est de garantir aux détenus le respect de leurs droits élémentaires : le droit à une existence matérielle décente, mais surtout de faciliter leur réinsertion."

"Une prison bien aménagée est une prison qui réalise ses objectifs fonctionnels ; c’est une prison gérable pour ceux qui en ont la charge, et pour ceux qui ont la mission d’y effectuer un travail de surveillance, un travail de protection et un travail de réhabilitation", a déclaré François Fillon en s’adressant aux personnels pénitentiaires.

Le suicide en détention

Le Premier ministre s’est également exprimé sur la recrudescence du nombre de suicides en prison : "la forte augmentation des suicides est un défi douloureux qui nous est collectivement lancé", a-t-il déclaré. Il a rappelé qu’une mission a été confiée au docteur Louis Albrand dont les conclusions seront "très prochainement remises à Rachida Dati".

"Nous devons travailler à l'équipement des cellules, à la généralisation d'un quartier arrivant pour pouvoir mieux cerner la personnalité des nouveaux détenus", a déclaré François Fillon qui a aussi préconisé "la mise en place d'un suivi psychologique renforcé pour les personnalités fragiles et l'extension à tous les personnels d'une formation adaptée à la prévention du risque suicidaire."

 

Trois nouvelles prisons en PPP pour Bouygues Construction

Defawe Philippe | 11/01/2008 | 20:23 | Entreprises de BTPEtat et collectivités

 

Au terme d'une consultation qui l'opposait à ses trois grands concurrents français (Vinci, Eiffage et Spie Batignolles), Bouygues Construction a décroché la conception, la construction, le financement et l’entretien maintenance des
établissements pénitentiaires de Nantes (44), Annoeullin (59) et Réau (77).

Ce contrat de partenariat public privé (PPP) a été attribué à la société Norpac (Groupe Bouygues) associée à GFC Construction, DV Construction, GTB Construction, Quille, Pertuy Construction, Bouygues Bâtiment Ile-de-France, Exprimm, Dexia Crédit Local, SEIEF et Royal Bank of Scotland avec Groupe Synthèse Architecture et Alain Derbesse Architecte.
La signature effective de ce contrat est prévue pour la fin février pour une livraison progressive des trois établissements pénitentiaires à partir de 2010.

C'est la troisième fois que l'État, à travers l’Agence de maîtrise d’ouvrage des
travaux du Ministère de la Justice (AMOTMJ), a recours au contrat de partenariat pour des prisons.
Un premier lot de quatre établissements pénitentiaires d’une capacité totale de 2.790 places avait été remporté en février 2006 par Eiffage associée à Valode et Pistre Architectes . Bouygues est le grand gagnant de ces consultations puisque qu'il avait déjà remporté, en octobre 2006, le second lot de trois établissements (1.690 places) avec la sa filiale Quille associée à Groupe Synthèse Architecture et Alain Derbesse Architecte.

Première en France dans le domaine de la Justice, le contrat de partenariat confie au partenaire privé la quasi-totalité des services à la personne. Restauration, hôtellerie, cantine, travail pénitentiaire, formation professionnelle, transport et accueil des familles seront réalisés par un groupement associant Exprimm, Idex Energies, Sogeres et Preface. "Le dispositif du partenariat public-privé a désormais fait ses preuves, dans la réalisation des deux
premiers contrats. Il assure en effet de meilleurs délais de construction annoncés et tenus" explique-t-on au ministère de la Justice.

Ces réalisations en partenariat public-privé s’inscrivent dans la Loi d’orientation et de
programmation judiciaire (LOPJ) du 9 septembre 2002 qui prévoit un gros programme de modernisation du parc pénitentiaire, représentant au total 13.200 places. Le montant du programme d’investissement s’élève à 1,4 milliard d’euros TTC (coût budgétaire).
Il prévoit initialement la construction de 2 maisons centrales, 18 établissements pénitentiaires pour majeurs, (8.900 places), 7 établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) représentant 420 places, 1.600 places outre-mer et 2.000 places pour de nouveaux concepts pénitentiaires destinés aux courtes peines d’emprisonnement.

Jean-Philippe Defawe

 

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Le 19 février 2008, Madame Rachida DATI, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, et Monsieur
Yves GABRIEL, Président Directeur Général de Bouygues Construction, ont pris acte du fait que
l’ensemble des éléments permettant de conclure un contrat de partenariat public-privé entre
l’Agence Publique pour l’Immobilier de la Justice (APIJ) et le groupe THEIA sont réunis.
En conséquence, Madame Rachida DATI, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice autorise la
signature du contrat relatif à la construction de trois établissements pénitentiaires (Centre
Pénitentiaire de Lille - Annœullin, Maison d’Arrêt de Nantes et Centre Pénitentiaire de Réau – Ile-
de-France).

Ce contrat a pour objet la conception, la construction, le financement et l’exploitation de trois
établissements pénitentiaires situés sur les communes de :
• Nantes (Loire-Atlantique - 44), maison d’arrêt et quartier courtes peines, 510 et 60 places
• Lille - Annœullin (Nord - 59), centre pénitentiaire, 688 places
• Réau - Ile-de-France, près de Melun (Seine-et-Marne - 77), centre pénitentiaire, 798 places
Ce troisième contrat de partenariat public-privé a été attribué en décembre 2007 à un groupement
dont le mandataire est la société NORPAC (Groupe Bouygues) et dont les membres étaient GFC
Construction, DV Construction, GTB Construction, Quille, Pertuy Construction, Bouygues Bâtiment
Ile-de-France, Exprimm, Dexia Crédit Local, SEIEF et Royal Bank of Scotland.
Le titulaire du contrat sera la société THEIA, société de projet ad hoc dont les sociétés du groupement
dont la société NORPAC est mandataire seront actionnaires.
Cette attribution est intervenue au terme d’une consultation organisée en application de l’ordonnance
sur les contrats de partenariat du 17 juin 2004, à laquelle participaient trois autres groupements
représentés par les mandataires suivants : EIFFAGE, SPIE BATIGNOLLES et VINCI
CONSTRUCTION.
Le montant du loyer versé par l’Etat sur une durée de 27 ans, en contrepartie de la réalisation des
prestations prévues au contrat, est d’environ 40 M€ HT en date de valeur 2007.

dimanche 04.01.2009, 04:45 - La Voix du Nord

 Rachida Dati a signé un contrat avec Bouygues, qui construira, financera et exploitera trois nouvelles prisons, dont Annoeullin. Rachida Dati a signé un contrat avec Bouygues, qui construira, financera et exploitera trois nouvelles prisons, dont Annoeullin.

|  RÉSURRECTION |

On croyait presque le projet enterré... Annoncé pour 2007, puis reculé à 2009, c'est finalement en 2011 que devrait ouvrir le centre pénitentiaire d'Annoeullin. Garde des Sceaux, Rachida Dati en a confié la réalisation au groupe Bouygues, selon un contrat d'un nouveau genre.

C'est une convention inédite que la ministre de la Justice a signé en février avec le groupe Bouygues. Pour la première fois en France, un groupe privé aura en effet en charge la conception, la construction, le financement mais aussi l'exploitation de trois nouveaux centres pénitentiaires qui seront érigés à Nantes (570 places), à Réau en Ile-de-France (798 places) et à Annoeullin (688 places), d'ici 2001.

La prison d'Annoeullin comprendra deux quartiers de détention de 210 places chacun, un quartier longues peines de 28 places, une maison d'arrêt de 150 places, un quartier d'accueil de 50 places, et un service médico-psychologique de 40 places. « Cette signature est le symbole de la modernisation de notre système pénitentiaire », a estimé la Garde des Sceaux. L'État paiera un loyer de 48 M E par an pour les trois établissements, dont il deviendra propriétaire après 27 ans, tout en déléguant à Bouygues l'exploitation des prisons. • S.H.

 

08:51 | Lien permanent | Commentaires (4) |

 
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