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16/01/2010

Global War on Terror (GWOT), nouveau concept géopolitique de la guerre totale...

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Totaler krieg - Kürzester Krieg (Guerre totale -Guerre courte)

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Les identitaires souchiens consanguins ratissent large

 

 

21-12-2009 08:01

Auteur : vigilance anti fasciste suisse romande

 

A chaque fois c'est pareil il suffit d'un article critiques sur certains sujets ( sur le proche orient) pour voir apparaitre des spams nauséabonds qui semblent bien provenir et postés vu le langage employé par les gens proche ou membres de "unité populaire" un groupuscule d'extrême suisse droite proche effectivement comme il a été dis par ces contributeurs de Alain Soral un antisémite et un négationniste français particulièrement Odieux et Violent

Soral est aussi un allié entre autre au front national, au mouvement néo nazi du "mouvement des damnes de l'impérialisme" ou l'on retrouve le raciste noir "ethno différencialiste" Kemi Seba et un certain Thomas Verlet membre d'un groupuscule néo nazi nommé "la droite socialiste" devenu le "parti français solidaire" responsable de nombreuses agressions racistes dans les transports parisien, et dont l'un des membres, un boneheads néo nazi fut arrêté pour avoir tiré au fusil mitrailleur sur une cité Hlm de la banlieue parisienne.

 

 

 

 

 

 

Après la grippe A ... la peste brune !

 

mis en ligne vendredi 25 septembre 2009 par jesusparis

 

En ces temps de crise, la bête fasciste refait surface. Affiches, autocollants, agressions verbales et physiques, les militants d’extrême-droite sont toujours aussi actifs. Dieudonné, Soral et consorts viennent renforcer les rangs des vieux chefs Le Pen et Spieler. Avec la complicité du gouvernement, du patronat et des notables de fond de vallée, ils rêvent de rétablir l’ordre moral et racial et d’étouffer le vent de révolte qui souffle à travers toute l’Europe. Comme en 1936, la menace est réelle et c’est à nous de lutter et de résister.

 

A Neudorf comme ailleurs, ne les laissons pas passer !

La bataille de la rue

 

Depuis plusieurs mois, la présence des mouvements d’extrême-droite est de plus en plus visible. Les murs de Neudorf sont couverts d’autocollants du Front National et du Renouveau Français (groupuscule ultranationaliste et ultra-catholique). A l’approche des élections régionales, on commence à revoir des affiches d’Alsace d’Abord en ville et dans les campagnes. Ce harcèlement mural de propagande raciste et injurieuse banalise les mots d’ordre de ces groupuscules, espérant ainsi faire croire qu’ils dominent la vie politique locale.

 

Malheureusement l’action des militants fascistes ne se limite pas à la décoration urbaine de mauvais goût : prétendant nettoyer plus blanc que blanc, les fachos n’hésitent pas à passer à l’action - violente le plus souvent. Les nervis de Jeune Alsace (la classe bébé d’Alsace d’Abord) s’illustre en menaçant des militants et des militantes de gauche et d’extrême gauche.

 

Cet été, les néo-nazis de l’Elsass Korps (groupuscule ultra-violent officiellement dissout en 2002) ont fait une descente à Strasbourg et ont agressé physiquement des résidents et des résidentes du quartier de la Krutenau. Lors du mouvement universitaire de l’année dernière, on a vu débarquer une trentaine de militants nationalistes qui s’en sont pris aux piquets de grève à coup de barres de fer avant de se réunir sur les marches de la faculté de droit pour chanter la marseillaise.

 

Toutes ces actions révèlent une volonté d’occuper le terrain des idées et de la rue. Comme on a pu le voir à la faculté de droit d’Assas à Paris ou à l’université Lyon II, les mouvements d’extrême-droite tentent de créer des bastions où ils sont tous puissants. Ils pensent qu’ils sont chez eux en Alsace, à nous de les en déloger !

Le nouveau visage de la bête

 

De telles agressions se produisent partout en France. A Tours la semaine dernière, deux jeunes ont été battus très violemment par un groupe de fascistes : l’un est aveugle d’un œil. Sur un marché parisien cet été, une cinquantaine d’amis de Dieudonné ont chargé un cortège antifasciste pacifique venu protester contre leur discours antisémite.

 

Depuis la soi-disant mort du FN, Marine Le Pen prépare activement la succession de son père et tente de donner une image respectable de son parti. Du coup, les militants radicaux en manque de sensations fortes tentent de reprendre la rue et certains cadres créent de nouvelles organisations. L’exemple le plus frappant est sans doute celui d’Alain Soral, ancien communiste qui a rallié le FN avant de le quitter pour se ranger derrière le clown néo-fasciste Dieudonné. Le Parti des Musulmans de France , très présent à Strasbourg, est une autre facette de cette nouvelle extrême-droite islamiste antisémite.

A qui profite la crise ?

 

Mais ces scissions et ces recompositions ne doivent pas nous faire oublier que les anciens et les nouveaux fascistes ont les mêmes objectifs. Le discours et les hommes d’extrême-droite sont présents au sein même du pouvoir dans beaucoup de pays d’Europe. En France, Sarkozy a récupéré le langage du FN sur l’ immigration et la sécurité, et il a accueilli à bras ouverts des transfuges de toute l’extrême-droite, de Villiers à Devedjian. En Italie, les partis néo-fascistes Lega Norte et Alliancia Nazionale participent au gouvernement de Berlusconi. Récemment, ils ont remis au goût du jour les « milices citoyennes » anti-immigrés créées du temps de Mussolini. De nouvelles lois racistes votées cette été en Italie dénient tout humanité aux immigrés sans papiers, en leur interdisant le mariage, la reconnaissance de leurs enfants (condamnés au statut d’orphelins), et donc l’accès à tous les services qui permettent de vivre. En Allemagne, les militants néo-nazis sont toujours plus nombreux, comme en Espagne, en Grèce et dans les pays de l’Est.

 

Comme l’histoire nous l’a prouvé, les grandes crises économiques sont des moments où les idées d’extrême-droite se développent et prolifèrent. Les gouvernements et le patronat n’hésitent pas à employer ces méthodes pour étouffer la colère des « classes dangereuses » et rétablir l’ordre moral et capitaliste. Dans la politique du tout répressif, les idées et les pratiques de l’extrême-droite sont utilisées sans vergogne, les mêmes boucs-émissaires (immigrés, syndicalistes…) sont constamment désignés et accusés de tous les maux.

 

Aujourd’hui, c’est à nous d’agir contre la banalisation des discours et des pratiques racistes et agressives de l’extrême-droite et de nous organiser pour s’opposer à la violence des racistes et des fascistes de tout poil et de tous horizons.

 

Ne les laissons pas occuper nos quartiers !

 

Restons vigilants et résistons partout et tout le temps !

 

Le fascisme c’est la gangrène : On l’élimine ou on en crève.

Faites un geste pour l’environnement : arrachez les affiches d’extrême-droite !

 

En septembre, Alternative Libertaire vous propose quelques petits gestes simples pour protéger votre cadre de vie :

 

- arrachez toutes les affiches d’extrême-droite dans votre rue !

 

- arrachez ou recouvrez les autocollants !

 

- soyez attentifs à toute forme de violence raciste !

 

- organisez ou participez à des actions de résistance !

 

Pour sauver la planète, éliminons le fascisme !

 

AL Alsace

Source / auteur : Alternative libertaire

 

 

 

L’extrême-droite gangrène nos luttes ! Stop à la récupération par les identitaires de « Jeune Bretagne » !

 

mis en ligne mardi 12 janvier 2010 par jesusparis

 

Le 20 décembre dernier, des membres du groupuscule « Jeune Bretagne » se sont réunis devant l’hôtel de ville de Nantes et ont déployé une banderole sur laquelle était inscrite 44=BZH / Naoned e Breizh.

 

Une mise au point sur cette mouvance s’impose. « Jeune Bretagne » est une branche locale du Bloc Identitaire. Pour ceux qui ne connaissent pas la groupusculogie fasciste, le Bloc Identitaire est un mouvement qui s’est construit sur les cendres d’ « Unité Radicale », un parti interdit à la suite de l’attentat raté contre Jacques Chirac en 2002, l’auteur de cette tentative était un sympathisant de ce parti. Le Bloc Identitaire est un mouvement d’extrême droite ouvertement racialiste et xénophobe.

 

Le mouvement identitaire fait donc sont retour en Bretagne après avoir connu un échec il y a quelques années. Avec « Jeune Bretagne », il tente de développer une stratégie de réappropriation de l’identité bretonne pour étendre leurs idées pernicieuses. Les membres de ce mouvement prétendent défendre la culture bretonne, promouvoir la solidarité et l’écologie mais ils retombent rapidement dans l’islamophobie, la xénophobie la plus exacerbée. En décembre par exemple, ils se sont rassemblés à St Jacques de La Lande pour réclamer la fermeture du centre de rétention administrative et l’expulsion immédiate des sans-papiers. Les membres de « Jeune Bretagne » se sont aussi rassemblés à Vannes en décembre pour s’opposer à l’édification d’une mosquée, car ils prétendent que « l’immigration n’enrichit que les patrons », c’est écrit sur leurs autocollants. Ils publient sur leur blog des articles concernant l’édification de lieux de culte musulman en titrant « La colonisation est en marche ». Leur site regorge de propos de ce type, il n’y a pas grand-chose à rajouter, leur blog révélant sans peine leur véritable idéologie, un fouillis puant d’antimondialisme et de racisme, sous couvert d’écologie politique et de défense de la culture bretonne. « Jeune Bretagne » s’est implanté en avril 2009 à Guerlesquin dans le Trégor. Ne les laissons pas propager leurs idées haineuses en Bretagne ! Soyons clair, la soi-disant identité que « Jeune Bretagne » défend ne sert qu’à exclure l’identité des autres individus et à bafouer leurs droits. Les identitaires n’ont rien à faire en Bretagne ni ailleurs ! Enfin, ils n’ont absolument aucune légitimité dans la lutte pour la réunification qui s’inscrit dans un combat pour une Bretagne solidaire, ouverte sur le monde et respectueuse des différences !

 

Le Collectif 44=BREIZH

 

 

COMMUNIQUE N°19

Juin 2009


LES SOTS RÂLENT ET LA BOURGEOISIE SE PRELASSE (1)

 

Exécution sommaire des aboyeuses sous-fascistes

 

Alain Soral, président d'Egalité et Réconciliation
Tariq Ramadan
Dieudonné M'bala M'bala
Yahia Gouasmi, président du Parti Antisioniste
Fouad Alaoui, vice-président de l'Union des Organisations Islamiques de France
Houria Bouteldja, porte-parole du Mouvement des Indigènes de la République
Thierry Meyssan, président du Réseau Voltaire
Gilles-William Goldnadel, président de France-Israël
Kemi Seba, président du Mouvement des Damnés de l'Impérialisme
Thomas Werlet, président de la Droite Socialiste

Depuis quelques années, une coalition d’énergumènes identitaires tente laborieusement d’engrainer les plus crédules issus des classes opprimées (sous-prolétariat, prolétariat, petite bourgeoisie) pour escorter les exactions ad nauseam de l’ultra réaction institutionnalisée.
La posture offensive de ces guignols, caractérisée par une hargne sans limite doublée d’une stupidité crasse, renvoie à des marottes idéologiques par trop éculées d’avoir pourri dans la gueule du fascisme. Ceci dit, leur mode d’action peut impressionner au premier abord. Tranchant avec la docilité d’une gauche et d’une extrême gauche putréfiées, le ton colérique d’un Alain Bonnet de Soral, les assertions tonitruantes de Thierry Meyssan ou le verbiage comminatoire d’un Stellio Gilles Robert Capochichi (dit « Kemi Seba »), sont autant d’apparats séducteurs pour qui se trouve légitimement submergé par les motifs de révolte sociale. Mais, alors que cet assemblage bricolé de pourfendeurs du sionisme mondialiste s’épanche dans un tapage très médiatisé, on pourrait croire qu’une énième résurgence du fascisme est en marche. Pourtant, loin de constituer des forces anciennes sous des apparences nouvelles, ce secteur d’agitateurs est, en vérité, un agglomérat mal agencé de groupuscules politico-religieux guidés par d’arrivistes transfuges venus ramasser la matraque d’une extrême-droite dissoute dans la dictature en construction. Le vieux fascisme est vaincu et ne reviendra plus, mais il n’en constitue pas moins une base idéologique et organique du présent capitalisme suicidaire. En 60 ans, jamais l’appareil d’Etat n’a été aussi répressif, omnipotent et doté d’institutions anti-démocratiques. Jamais les organisations patronales n’ont été autant articulées sur des principes et méthodes réactionnaires. Jamais l’ensemble des représentations ouvrières n’a été aussi intégré à la gestion de la déroute du prolétariat. La dictature à l’œuvre, fille de tous les fascismes, n’a plus besoin de formules politiques jadis nécessaires à d’aventuristes dévalorisations du coût du travail qui ne pouvaient reposer que sur l’embrigadement massif.

Pour autant, les gesticulations de ce nationalisme bigarré sont bel et bien dangereuses, sa fonction objective étant de semer des frontières ethniques, religieuses et communautaires à l’intérieur du camp des exploités afin de participer à leur pacification, exigence permanente de la gouvernance globale.
Les dégâts potentiels de tels saboteurs sont d’autant plus graves que la culture et la mémoire prolétariennes ont subi ces 5 dernières décennies les assauts les plus violents d’une société spectaculaire marchande à la force de pénétration inédite. La régression de la conscience de classe au profit de l’individualisme consumériste est le creuset d’une réceptivité populaire aussi désemparée que naïve face aux charlatans du conservatisme contestataire. Incomparables avec les vieilles formations d’extrême droite, tant dans leurs moyens (une capacité d’enrégimentement relativement faible au regard des ligues fascistes), leur forme d’expression (un charabia pauvre comparé à l’intellectualisme des vieilles élites fascistes) et d’organisation (des réseaux souples, peu exigeants avec leur membres, attirés par le coup d’éclat et non par l’action séditieuse) que dans leur but réel (accompagner le pouvoir et non le prendre), ces formations d’appui aux frappes bourgeoises peuvent donc revêtir, par soucis de clarification, le qualificatif de sous-fascistes. Le combat révolutionnaire ne saurait ainsi se priver de conceptualiser des réalités nouvelles contre lesquelles le pouvoir de classe espère le voir inadapté et donc désarmé. Par conséquent, il convient de procéder méticuleusement à une exécution sommaire de ces bouffons criards qui, affublés d’attributs propres à notre classe, croient pouvoir substituer leur chauvinisme capitulard à la révolution prolétarienne salvatrice.

RAPACES

 

 

Dissection d’une pensée sous-fasciste : le cas Alain Soral

 

Analyser la pensée d’Alain Bonnet de Soral, plus connu sous le nom d’Alain Soral, est important dans ce contexte de crise économique propice à la propagation de discours fascistes.
Ce genre de discours a d’autant plus de risques de gagner en influence que ladite crise a révélé la lâcheté, la veulerie, la trahison des partis de gauche et d’extrême-gauche.

En outre, Soral est suffisamment habile pour saupoudrer ses diatribes de réflexions apparemment progressistes et de critiques relativement pertinentes de divers groupements politiques (le NPA, Bertrand Delanoë et son équipe municipale…) ou phénomènes de société (le communautarisme, le « féminisme » de la bourgeoisie…).
Ce faisant, il espère endormir la vigilance de son auditoire et, ainsi, faire passer « en fraude » sa camelote d’extrême-droite.

Nous avons divisé notre analyse visant à démont(r)er l’imposture soralienne en 7 thèmes :

1°) Doubles discours et contradictions ;
2°) Récupération au profit de l’extrême-droite d’auteurs, de pratiques et de combats qui ne sont pas les siens ;
3°) Fascisme et poujadisme ;
4°) Antisémitisme ;
5°) Stalinisme ;
6°) Apologie de régimes répressifs ;
7°) Arrivisme et haine de classe.

Cette division est en partie arbitraire puisque certaines déclarations d’Alain Soral peuvent avoir leur place dans plusieurs des thèmes ci-dessous développés.

 

1°) Doubles discours et contradictions


Soral a compris que, s’il veut « ratisser large », il doit avoir un discours flou et changeant, et savoir « s’adapter à son public ».
Cette faculté d’adaptation lui permet, certes, d’espérer rencontrer du succès au-delà des seuls nostalgiques du IIIè Reich… Mais c’est au prix de ridicules pirouettes théoriques et pratiques.

Soral, qui n’hésite pas à se dire « marxiste », considère pourtant qu’il existe un « intérêt général des citoyens du monde »… Une négation en paroles de l’existence de la lutte des classes… Mais aussi et surtout un propos bien dans l’air du temps qui, n’en doutons pas, plaira aussi bien aux citoyennistes d’ATTAC qu’aux fachos partisans de l’association Capital/Travail !
C’est sans doute en qualité de « marxiste » que Soral qualifie le FN de « mouvement qui évolue vers la vraie gauche, la gauche sérieuse, la gauche économique ». Dans la foulée de cette affirmation hasardeuse, Soral conseille de lire « le programme économique » du Front National. Merci du conseil, Alain ! Une petite visite sur le site du FN peut toujours servir, effectivement ! Même si – crise économique oblige – le FN passe désormais sous silence ses propositions les plus ouvertement pro-patronales (sur la Sécurité sociale, notamment), il reste encore largement assez de « matière » sur leur site pour voir que ce parti est à 100% au service de la bourgeoisie. En vrac : « libérer au maximum l’entreprise des contraintes de toute nature qu’elle subit », « libérer le travail et l’entreprise de l’étatisme, du fiscalisme et du réglementarisme », « renégociation de la durée hebdomadaire du temps de travail par branches d’activité. Permettre en particulier de ‘gagner plus à ceux qui travaillent plus’ », « simplification du Code du travail », « créer un cadre favorable à l’entreprise, notamment aux PME », « baisser la pression fiscale » et notamment l’impôt sur la fortune et l’impôt sur les sociétés, développer les « régimes de retraite complémentaire par capitalisation », « assurer un service minimum dans les services publics », « obtenir des économies budgétaires en réorganisant la Fonction publique, par l’introduction du principe de mobilité et le non-remplacement d’une partie des départs en retraite ». Ah ! c’est donc ça la « vraie gauche » ! ‘fallait y penser… Avec une telle conception de la « gauche économique », il n’est pas étonnant que Soral puisse dénoncer la « société d’assistanat » tout en continuant à se prétendre « marxiste »…

Soral affirme, à propos de la police et de l’armée : « il y a très longtemps que ces gens-là n’ont plus aucun pouvoir en France, on peut leur cracher à la gueule tant qu’on veut » et qualifie les flics de « pauvres fonctionnaires qu’ont le plus haut taux de suicide de France ». Mais il affirme par ailleurs « nous sommes dans un régime totalement policier et totalitaire […] on est dans une société intégralement policière et dégueulasse ». La France, « régime totalement policier et totalitaire »… où les flics « n’ont plus aucun pouvoir » depuis « très longtemps » ? La contradiction est évidente, mais Soral espère probablement séduire les jeunes de banlieue et une partie de l’extrême-gauche avec sa rhétorique pseudo-libertaire et anti-keuf, tout en rassurant ses soutiens (et souteneurs) d’extrême-droite avec un discours plus traditionnel sur le thème de l’autorité qui n’est plus respectée. (Au passage, nous ne saurions trop conseiller aux partisans d’Alain Soral de tester la validité des assertions de leur Grand Chef en « crachant à la gueule » de tous les flics qu’ils croisent. Avec un peu de chance, à force de coups de tonfa et de GAV, ils deviendront d’authentiques révolutionnaires.)

Il y a quelques années, Soral évoquait « l’inculte – et désormais pas drôle – Dieudonné » (Alain Soral, Abécédaire de la bêtise ambiante, Jusqu’où va-t-on descendre ?, Pocket, Paris, 2003, p. 112). Il lui reprochait notamment de ne pas oser montrer du doigt cette « ‘communauté invisible’ certes surreprésentée dans le show-biz en termes de quotas, mais à laquelle il doit aussi son doux statut de rigolo » (Ibid., p. 114). « Communauté invisible », comprendre : les Juifs. Soral fait désormais liste commune avec « l’inculte » Dieudonné aux élections européennes de 2009… L’humoriste ( ?) est pourtant au moins aussi con aujourd’hui qu’en 2002, lorsque Soral écrivait ces lignes… En revanche, il est vrai qu’en matière d’antisémitisme, Dieudonné a accompli d’immenses « progrès » ces derniers temps !

Même type de revirement concernant les Arabes et/ou musulmans. Soral affirmait l’année dernière : « Aujourd’hui, on voit très bien que le Système diabolise les maghrébins. […] Vous Français arabo-musulmans et nous Français du Front National sommes diabolisés par le même système […] Toutes les saloperies qu’on raconte aujourd’hui sur les maghrébins de banlieue, sur les ‘kärchérisables’, c’est les mêmes qu’on a racontées sur Le Pen et les gens du Front National… et elles sont aussi fausses ! » Soral souffre sans doute d’amnésie, il nous faut donc lui rappeler ses positions antérieures sur le sujet : « Leur seul espoir [aux Algériens], c’est qu’on y retourne [en Algérie]. » (Ibid., p. 15) ou « celui qui se comporte en colon, de plus en plus c’est le Beur » (Ibid., p. 99) ou : la France devient « un pays d’Anglo-Saxons névrosés envahis de Maghrébins hostiles » (Ibid., p. 124) ou encore, à propos de la situation en banlieue populaire dans les années 60 : « Les seuls qui posaient problème, déjà, c’étaient les Algériens qui se tenaient à l’écart dans la solitude, la peur, l’islam et la Sonacotra, et dont les jeunes, peu nombreux encore, foutaient déjà la merde » (Ibid., p. 40). Soral est démasqué par ses propres écrits : il fait partie de ce Système qui « diabolise les maghrébins », qui « raconte des saloperies sur eux » ! Il est vrai qu’il a, depuis, changé radicalement de stratégie à leur égard : il espère même les incorporer à l’ « avant-garde » des bataillons d’extrême-droite : « Les premiers qui devraient se battre pour la préférence nationale, ça devrait être les Français d’origine immigrée, parce que c’est eux que [l’immigration] met le plus en danger. » Soral se plaît à répéter que le Système « divise pour mieux régner » : c’est indéniable… Tout aussi indéniable que le fait que lui-même divise pour mieux régner ! Après avoir fait des maghrébins des boucs-émissaires, il leur conseille de se retourner contre les nouveaux arrivants en France et, au passage, il se dédouane de ses propres responsabilités en accusant un « Système » (impersonnel) d’être à l’origine de leur stigmatisation.

Dans cette même optique, lors d’une conférence à Fréjus en 2008, Soral a affirmé à propos des exactions commises aux Invalides lors d’une manifestation le 23 mars 2006 : « Moi j’étais très content de voir, effectivement, le ‘bolossage’ des petits cons du CPE… Tout ça est quelque part bon signe. » Le plus amusant est que les fafs présents dans la salle ont applaudi ces propos d’Alain Soral ! Les mêmes qui, en d’autres circonstances, mettent en avant l’existence d’un racisme anti-blanc pour convaincre les électeurs d’accorder leurs suffrages à l’extrême-droite… Bonjour l’hypocrisie…

Ultime contradiction, à propos de ses opposants, Soral affirme : « ces gens-là ne vous sortent que des références des années 30 »… Or, lui-même ne se gêne pas pour « sortir des références des années 30 », en se réclamant notamment des pacifistes de cette période qui, se plaint-il, ont eu de gros problèmes après la guerre. De deux choses l’une. Ou bien les connaissances historiques de Soral sont très limitées (ce qui, après tout, n’est pas à exclure)... Ou bien il n’ose pas se réclamer trop explicitement de Jacques Doriot, Marcel Déat, Fernand de Brinon et autres « pacifistes des années 30 » qui ont été inquiétés à la Libération, non pas pour pacifisme mais… pour collaboration avec les nazis ! Soral fait parfois preuve d’un peu plus de discrétion et brouille les cartes en se faisant passer pour un « homme de progrès »…

 

2°) Récupération au profit de l’extrême-droite d’auteurs,
de pratiques et de combats qui ne sont pas les siens

 

Les diatribes de Soral sont truffées de références, parfois explicites, à des auteurs qui ne sont pas d’extrême-droite. C’est bien connu : la culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale.
Soral tient donc à nous faire savoir qu’il a lu Guy Debord (tout en affirmant par ailleurs qu’il est « la partie de l’œuvre de Marx accessible aux publicitaires », Ibid., p. 96 ), Jean-Claude Michéa, Michel Clouscard (référence à « l’idéologie du désir » ou dénonciation de la récupération de Nietzsche par des intellectuels de gauche), Pier Paolo Pasolini (« codes intégralement fascistes de la mode »), Pierre Clastres…
De là où ils sont, Debord, Pasolini et Clastres ne risquent pas de protester… Concernant Michéa : les thèses qu’il développe dans ses essais sont contestables, mais il n’en reste pas moins évident que c’est de manière abusive que Soral se sert d’elles comme caution à sa prose d’extrême-droite. Nous ne pouvons que vous inviter à vous faire votre propre opinion en lisant L’enseignement de l’ignorance et ses conditions modernes, Impasse Adam Smith, L’empire du moindre mal, et cætera.
Quant à Michel Clouscard (dont les thèses sont, là aussi, contestables – mais, présentement, là n’est pas la question), dans une tribune libre dans L’Humanité (30 mars 2007), il a tenu à préciser qu’ « associer […] d’une manière quelconque nos deux noms [le sien et celui de Soral] s’apparente à un détournement de fonds. Il s’avère qu’Alain Soral croit bon de dériver vers l’extrême droite (campagne pour le FN). Il veut y associer ma personne, y compris en utilisant mes photos à ma totale stupéfaction. Je n’ai en aucun cas autorisé Alain Soral à se prévaloir de mon soutien dans ses menées prolepénistes. Le Pen est aux antipodes de ma pensée. » Clouscard étant décédé le 21 février 2009, gageons que le fossoyeur Soral va pouvoir reprendre tranquillement son « détournement de fonds »…

Soral se plaît également à affirmer que « Marx voterait aujourd’hui Le Pen. » Sans doute conscient que cet « argument » est trop visiblement spécieux, il prétend aussi que votent pour le FN « des branchés, des marginaux, […] des anciens d’Action Directe »… A défaut de correspondre à une quelconque réalité, cette façon de présenter l’électorat FN est bien plus sympatoche que celle qui dépeindrait les partisans de Le Pen sous les traits de bourges de la région PACA, de vieilles rentières, de boneheads alcooliques (ah ouais mais nan… eux, ‘faudrait déjà qu’ils trouvent le bureau de veaute) ou encore de petits patrons/commerçants/artisans (qui ont eu l’occasion de montrer, tout au long du XXe siècle, qu’ils constituaient le terreau de toutes les réactions).
Dans la même veine, Soral reprend à son compte le concept de décroissance, se dit « assez proche de certains écologistes ». Il évoque aussi « un processus de domination par l’intégration du flic ». Ce qui est juste, seulement voilà : ça sonne très « Mai 68 » (cf. les slogans du style « Tue le flic qui est dans ta tête. ») dont Soral est, comme chacun sait, un contempteur ! Plus fort encore, il s’imagine même rejoindre un jour « les anti-système radicaux qui vivent uniquement de récup’ dans les poubelles, et dans des endroits squattés » et il n’hésite pas à prendre la défense de Julien Coupat. Et puis quoi, ensuite ? Une apologie des black-block ? A un tel stade d’opportunisme et de démagogie, tout est possible…

Démagogie toujours, lorsque Soral justifie son soutien aux PME en disant que des « économistes marxistes » prônaient un tel soutien dès les années 90. « Économistes marxistes » que, bien sûr, il ne cite pas… Et pour cause puisque soit ils n’existent pas, soit ils ne sont pas marxistes !

Alain Soral se réclame abusivement de la « dialectique. » En fait, il ne s’agit que d’un artifice rhétorique bien commode dont il use à chaque fois que son arrivisme ou sa médiocrité intellectuelle menacent d’éclater au grand jour. Ainsi, à ceux qui s’étonnent de sa trajectoire politique, Soral répond qu’elle est « dialectique ». Et sa fâcheuse tendance à faire de Karl Marx un apôtre de l’extrême-droite est – devinez quoi ? – « dialectique » !

Notons que cette tendance à la récupération de tout et n’importe quoi va au-delà du seul Alain Soral : c’est une véritable mode à l’extrême-droite depuis quelques temps. Presque tous se disent maintenant « révolutionnaires » (en période de crise économique, ça passe mieux que « contre-révolutionnaires » ou « royalistes »… mais il s’agit de « révolutionnaires » bien particuliers : des « révolutionnaires » qui sont anticommunistes primaires, qui soutiennent les contre-réformes du gouvernement et qui agressent les grévistes). Et pendant que certains fachos se réclament de Che Guevara, d’autres découvrent les situationnistes… Des identitaires se prétendent même « enfants de la Commune et du 6 février 1934 ». Comme s’il était possible d’établir une filiation entre le premier gouvernement prolétarien de l’Histoire et une tentative de coup d’Etat fasciste ! Cela étant dit, le 6 février 34, on leur le laisse et on confirme : ils en sont bien les héritiers !

 

3°) Fascisme et poujadisme

 

Dans sa préface à Jusqu’où va-t-on descendre ?, Soral supposait que le « libéral libertaire bourgeois bohème » trouverait ses écrits « poujadistes » ou encore « fascistes » (Ibid., p.12).
Eh bien, si tel a vraiment été le cas en 2002 lorsque cet essai est sorti, force est de constater que le « li-li bo-bo » – que pourtant nous n’apprécions pas – aura cette fois-là eu raison. Puisque, quelques années plus tard, Soral se vantera d’avoir écrit certains discours de Jean-Marie Le Pen. Rien d’étonnant quand on voit à quel point les thématiques fascistes et poujadistes sont au cœur de la « pensée » soralienne.

Dans une conférence de mars 2009, entre une référence à la propagandiste du IIIe Reich Leni Riefenstahl et une dénonciation de l’ « idéologie maçonnique », Soral trouve quand même le temps de se montrer choqué par le tribunal de Nuremberg (« On tue tous les nazis, parce que c’était le Mal donc on les raye de la planète terre.») et par l’épuration à la Libération… Cette conférence se déroulait pourtant à l’initiative du Parti Populiste (extrême-droite), dont le programme mentionne le rétablissement de la peine de mort pour les auteurs de « crimes de guerre, […] assassinats, actes de barbarie, tortures d’innocents », donc on ne voit pas trop pourquoi Soral s’indigne des exécutions de nazis et de collabos (à moins qu’il ne considère pas les Juifs, les Tsiganes et autres communistes qui ont été massacrés comme de « vrais » innocents ?). Soral estime aussi que « de toute façon, le métissage c’est la violence » … Assertion guère compatible avec celle-ci, également de son « cru » : « On [le peuple français ?] est un métissage réussi puisque cohérent, lent, accepté, et cætera. » Alors, le métissage c’est la violence, oui ou non ? Comme nous l’avons vu précédemment, Soral se fiche pas mal de s’empêtrer dans ses contradictions puisqu’elles sont « dialectiques ».
Soral nous offre encore un magnifique exemple de « dialectique » quand il déclare : « quand on est marxiste, on doit fonctionner sur des concepts marxistes, quand on abandonne tout ces concepts pour se fonder sur des concepts petits-bourgeois, on se casse la gueule » avant d’affirmer que « pour faire quoi que ce soit de subversif en politique », il a plus confiance dans les « patrons de bistrot, les chauffeurs de taxi et ce qu’on appelle la petite-bourgeoisie » que dans les profs et les étudiants. Karl Marx voyait-il dans ces catégories de population une force révolutionnaire ? A-t-il prôné la dictature des patrons de bistrot ? Ou bien écrit « petits-bourgeois de tous les pays, unissez-vous » ? Soit Alain Soral a accès à des textes cachés de Marx, soit – c’est plus probable – il se sert, pour appuyer ses théories bancales, de ces mêmes « concepts petits-bourgeois » qu’il reproche à d’autres d’utiliser.

Typiquement poujadiste est la défense soralienne du « petit patron », prétendue victime de la « persécution fiscale » et de la « méchanceté des prudhommes ». Soral se livre à cet exercice en se réclamant notamment de « Michéa »… On le comprend : pour réussir la prouesse de défendre ouvertement une fraction du patronat tout en restant « marxiste-compatible », il fallait au moins la caution d’un intellectuel qui se réclame du Socialisme (et pas de la « gauche » : dans l’esprit de Michéa, ce n’est pas la même chose… c’est même antinomique)… Au passage, Soral se livre à des reproches (malheureusement !!!) infondés concernant Arlette Laguiller : selon lui, dans ses discours, elle ne ferait pas de différence entre petit patronat et grand patronat… En réalité, dans ses interventions, cette réformiste patentée flétrit presque uniquement le « grand patronat »… comme si les autres patrons étaient plus respectables !

Soral ressort également une ruse habituelle du fascisme pour servir de « paratonnerre » à la bourgeoisie en temps de crise économique : il dénonce régulièrement et avec insistance le « capitalisme financier spéculatif » et la « finance mondiale spéculative », espérant que les exploités ne s’apercevront pas que le problème est plus global et que c’est toute la société de classe (Alain Soral compris) dont ils doivent se débarrasser. Dans « Qu’est-ce que le national-socialisme ? », texte daté de juin 1933, Trotsky remarquait déjà que « tout en se prosternant devant le capitalisme dans son entier, le petit bourgeois déclare la guerre à l'esprit mauvais de lucre. »

Cette autre sentence soralienne participe de la même logique du « paratonnerre » : « Ce monde [du marché] est porté par les élites blanches occidentales judéo-protestantes ». Il s’agit ici, en réduisant le capitalisme à ses seuls partisans juifs ou protestants, d’épargner le catholicisme (dont Soral se réclame – entre mille autres « étiquettes », il est vrai !) ainsi que les Arabes et/ou musulmans dont Soral veut se faire de nouveaux alliés, convaincu qu’il est que « dans l’imaginaire politique africain ou maghrébin, c’est un type de gauche Le Pen, hein… et même d’extrême-gauche parce que c’est pas des régimes très cools là-bas. »

Au cas où vous en auriez douté, Soral manie fort bien la théorie du complot et a des talents certains en matière de réécriture de l’Histoire : « [Les Noirs] étaient issus de l’empire colonial qu’ils ne détestaient pas particulièrement d’ailleurs, en dehors de certaines élites financées souvent on sait pas trop par qui… » Comme dirait un chanteur sarkozyste : « Ah ! Le temps béni des colonies… » Eh oui, c’est bien connu : les colonisés ne détestaient pas particulièrement la puissance coloniale, cette dernière a décidé d’elle-même, spontanément et sans pression d’aucune sorte, de quitter le continent africain et, d’ailleurs, depuis la décolonisation, la France a totalement cessé de s’immiscer dans les affaires intérieures du Gabon, de la Côte d’Ivoire, du Tchad ou du Togo…

Enfin, dans la rubrique « comment, par la calomnie, l’extrême-droite assassine Jaurès une seconde fois », cette citation : « La position de Le Pen est très respectable et très cohérente, même sur le plan de l’immigration, du racisme, et cætera, elle est très saine, c’est une position de patriote français de gauche du début du siècle, c’est la position… il serait même à la gauche de Jaurès aujourd’hui ! » Sûrement, oui !!! Le Pen est à peu près autant à la gauche de Jaurès que l’était l’homme qui l’a abattu, Raoul Villain, qui fut membre du mouvement catholique du Sillon et du groupe d’étudiants « nationalistes » de la « Ligue des jeunes amis de l’Alsace-Lorraine»…

 

4°) Antisémitisme

 

L’antisémitisme, ce socialisme des imbéciles, est très apprécié d’Alain Soral. Il s’agit, là encore, de détourner la colère populaire vers des boucs-émissaires.
Mais ce brave Soral, décidemment très prévoyant, n’a pas attendu la crise économique pour distiller son poison. En 2004, déjà, il déclarait : « Quand avec un Français, Juif sioniste, tu commences à dire ‘y a peut être des problèmes qui viennent de chez vous. Vous avez peut-être fait quelques erreurs. Ce n'est pas systématiquement la faute de l'autre, totalement, si personne ne peut vous blairer partout où vous mettez les pieds.’ Parce qu'en gros c'est à peu près ça leur histoire, tu vois. Ça fait quand même 2500 ans, où chaque fois où ils mettent les pieds quelque part, au bout de cinquante ans ils se font dérouiller. Il faut se dire, c'est bizarre ! C'est que tout le monde a toujours tort, sauf eux. Le mec, il se met à aboyer, à hurler, à devenir dingue, tu vois. Tu ne peux pas dialoguer. C'est à dire, je pense, c'est qu'il y a une psychopathologie, tu vois, du judaïsme sionisme (sic !) qui confine à la maladie mentale. » Puis, cette année : « Il y a quand même un milliard de chrétiens qui s’excusent face à 15 millions de Juifs… C’est quand même bizarre, il a dû se passer quelque chose pour qu’on soit obligés de s’humilier à ce point là, que notre pape soit obligé de demander pardon parce qu’il y a un évêque ultra-marginal qui a dit trois conneries. » Les « conneries » de Richard Williamson étant « juste », pour rappel, ses déclarations selon lesquelles « 200 000 à 300 000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz. »

Intéressante également, cette déclaration de Soral qui reprend le stéréotype, popularisé par le Protocole des Sages de Sion, du Juif fauteur de guerre : « M. Finkielkraut était pro-croate, M. Bernard Kouchner… euh… M. Cohn-Bendit… euh nan pas Cohn-Bendit… C’était Bernard-Henri Lévy, il était pro-bosniaque, ils ont chacun choisi leur camp afin d’attiser la haine et la violence. On ne sait pas trop pourquoi, ils ont dû tirer ça à pile ou face... » Au risque de décevoir Soral et ses groupies, il est important de souligner que l’anéantissement de la République fédérale socialiste de Yougoslavie a des causes multiples et complexes, n’ayant rien à voir ni avec Finkielkraut ni avec BHL. Pire encore : Finkielkraut et BHL n’auraient jamais existé que cela n’aurait strictement rien changé au sort des peuples des Balkans.

Courageux mais pas téméraire, Soral, peut-être lassé des agressions physiques et des décisions de justice défavorables, se replie la plupart du temps sur des propos plus allusifs visant « l’autre d’une telle communauté que je ne nommerai pas », stigmatisant Daniel Cohn-Bendit en tant que « parasite de la société française… qu’il insulte ! » ou affirmant : « La France [que les mecs de banlieue] n’aiment pas, je ne l’aime pas non plus… C’est la France de Bernard-Henri Lévy, je ne l’aime pas non plus. » Que l’on soit bien clairs : les personnalités auxquelles Soral s’en prend sont souvent méprisables. Seulement, bien d’autres le sont tout autant et dont Soral ne pipe pourtant pas un mot. Et il n’est pas compliqué de comprendre quel est sans doute le but – et quel sera assurément le résultat – des envolées soraliennes visant Bernard Kouchner, Alexandre Adler, BHL, Jacques Attali, Laurent Fabius, Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, et cætera. Ces diatribes permettent à Soral de passer pour un type qui ose s’en prendre aux « puissants » alors qu’elles ont pour fonction objective, en ne visant que des personnalités à l’origine ethnico-religieuse (supposée !) commune, d’épargner la bourgeoisie dans son ensemble en détournant le prolétariat des approches strictement classistes.

 

5°) Stalinisme

 

Soral a gardé de graves séquelles de son passage par le Parti dit « Communiste ». Il n’hésite pas à qualifier la CGT de « réseau de résistance ou d’opposition traditionnelle » alors que cela fait au moins sept bonnes décennies que la Confédération Générale de la Trahison est un obstacle aux tentatives d’émancipation des prolétaires.
Pour Soral, « tout ce qui est de l’ordre de la violence […] et de la guerre civile, c’est forcément un truc qui affaiblit la France. » Ce Soral qui s’oppose à la violence et à la guerre civile au nom du salut de la France n’a, contrairement à ses prétentions, rien d’un marxiste… Mais c’est un parfait stalinien ! C’est avec ce même type d’arguments, avec cette même dévotion envers l’unité nationale que le P « C » F a, à trois reprises, saboté des situations révolutionnaires : en 1936 (Maurice Thorez, secrétaire général du P « C » F : « il faut savoir terminer une grève »), à la Libération (Thorez, toujours : « produire, produire, encore produire, faire du charbon c’est aujourd’hui la forme la plus élevée de votre devoir de classe, de votre devoir de Français » et « La grève, c’est l’arme des trusts. »), en Mai 68 (Georges Séguy, secrétaire général de la CGT : « ce mouvement lancé à grand renfort de publicité qui, à nos yeux, n'a pas d'autre objectif que d'entraîner la classe ouvrière dans des aventures en s'appuyant sur le mouvement des étudiants. »).

Il arrive aussi à Soral de s’attaquer au « Capital apatride » et au « Capital nomade ». C’est cette même idée qu’il développe lorsqu’il affirme dans une interview que « tous les internationalistes aujourd’hui sont des gens de droite, par essence, tu vois… » Notons en passant que, trois minutes plus tôt, dans cette même interview, il affirmait : « Je ne crois pas à l’essentialisme, les gauchistes essentialistes m’emmerdent, ce sont des crétins et des petits cons ». Pour en venir à ce que révèle, sur le fond, cette citation, Soral – ce « crétin » et ce « petit con » d’essentialiste (ce sont ses termes) – reprend à son compte la vieille antienne stalinienne qui affirme que, par opposition au Capital qui n’a pas de frontières, qui est « cosmopolite », les travailleurs se doivent d’être nationalistes. C’est ballot : Soral le stal’ a oublié que le Manifeste du parti communiste se termine par un appel à l’union des prolétaires de tous les pays…

 

6°) Apologie de régimes répressifs

 

Il n’y a pas besoin de creuser bien longtemps pour s’apercevoir que Soral est contre-révolutionnaire : il suffit de regarder quels régimes et quels chefs d’Etat il admire !
Saddam Hussein (entre autres) est rangé par ses soins dans la catégorie des « chefs d’Etat locaux de puissances alternatives ». Alternatives à quoi ? Sûrement pas au capitalisme, en tout cas ! Le premier fait d’armes de Saddam Hussein est la participation à une tentative d’assassinat, en 1959, du général et Premier ministre marxisant Abdul Karim Qasim qui, l’année précédente, avec d’autres militaires, avait renversé la monarchie iraquienne. Une fois arrivé au pouvoir (avec le soutien des Etats-Unis), à la tête du parti Baas, Saddam Hussein a réprimé férocement ses opposants, notamment les membres du Parti Communiste Irakien (ce qui n’a pas empêché Moscou de continuer à soutenir le régime baasiste… ça en dit long sur la teneur en socialisme de la bureaucratie stalinienne).

Soral fait également l’apologie de Poutine, ex-membre du KGB et bourreau du peuple tchétchène qui, en fait d’« alternative », a surtout parachevé le rétablissement du capitalisme privé en Russie (ouverture à la concurrence du fret ferroviaire, baisse du taux d’imposition sur les sociétés…) et restreint les déjà peu nombreuses libertés démocratiques dont bénéficiaient les Russes (journalistes assassinés, opposants emprisonnés, désignation par le Président et non plus élection des gouverneurs des sujets de la Fédération de Russie, grande impunité accordée aux membres des groupes fascistes/néonazis qui commettent de nombreuses exactions).

Autre objet d’admiration de Soral : la République islamique d’Iran, régime théocratique où les militants des organisations de gauche ont été exécutés par milliers suite à la contre-révolution islamique et où les minorités (kurdes, arabes) sont soumises à de multiples brimades. Ce régime qui tente de fédérer sa population autour de discours hostiles à l’Occident, aux Etats-Unis, à Israël, sait pourtant miser sur plusieurs lièvres à la fois : dans les années 80, il n’a pas hésité à acheter des armes aux Etats-Unis (qui se sont servis de l’argent récolté grâce à ces ventes pour financer une guérilla d’extrême-droite au Nicaragua : c’est la fameuse affaire Iran-Contra) et à Israël. Les dirigeants iraniens sont également ravis de la décision des Etats-Unis et de la dictature européiste de classer comme organisation terroriste l’Organisation des Moudjahiddines du Peuple Iranien (OMPI), et ils ont sûrement vu d’un bon œil les perquisitions visant l’OMPI opérées en France en 2003. La « lutte contre le terrorisme » (c’est-à-dire, en réalité : le terrorisme d’État) est décidemment sans frontières...

 

7°) Arrivisme et haine de classe

 

Soral qui reproche à BHL, Finkielkraut, Cohn-Bendit, et cætera (voir 4°)) leur capacité à retourner leur veste n’a peut-être pas tort sur le fond… Mais il est très mal placé pour parler, sa propre trajectoire politique étant marquée par de nombreux retournements de veste.
Après avoir adhéré au mouvement punk, il rejoint le P « C » F. Il finit par quitter ce parti dans les années 90, une fois que l’Union Soviétique s’est cassé la gueule et qu’il s’est rendu compte – soixante ans après tout le monde, mais mieux vaut tard que jamais – que le P « C » F n’est pas révolutionnaire. Il qualifie son Abécédaire de la bêtise ambiante, paru en 2002, de « national-républicain » et paraît alors proche de Jean-Pierre Chevènement. Passade de courte durée puisqu’il se rapproche ensuite à grandes enjambées de l’extrême-droite, jusqu’à rejoindre l’équipe de campagne de Jean-Marie Le Pen en vue des présidentielles de 2007. Mais il est vrai que, dans l’interview où il annonçait son rapprochement avec le FN, Soral affirmait que, faisant cela, il rejoignait un parti « qui pèsera demain 25% minimum » (forcément, puisque « Le Pen, c’est le plus grand résistant au Système de France » !!!). Quelle déception au soir du premier tour des présidentielles quand Le Pen, doublé sur sa droite (extrême) par un Sarkozy vraiment très décomplexé, n’obtient « que » 10,44% des voix. Pas grave, Soral a l’explication : « Le Pen mérite la France, mais je ne suis pas sûr que la France et les Français tels qu’ils sont aujourd’hui méritent Le Pen. » Dit plus clairement : les Français sont des cons. Venant de quelqu’un qui passe son temps à glorifier démagogiquement le « Peuple » et la « Nation », c’est plutôt cocasse… A l’échec du FN aux présidentielles vient s’ajouter l’échec, plus net encore, des municipales en 2008, ce qui fait que Soral doit commencer à se demander s’il a misé sur le bon cheval.
Soral annonce finalement son départ du FN le 1er février 2009, le parti n’ayant daigné lui proposer, en vue des élections européennes, qu’une place d’honneur sur la liste en Ile-de-France. Une simple place d’honneur à lui, Alain Soral, lui qui est « rebelle depuis l’âge de seize ans », vous vous rendez compte ?!? Comme l’aurait dit une de ses défuntes icônes staliniennes : c’est un scandÂÂÂÂle ! Mais puisqu’il ne veut surtout pas sombrer dans l’oubli et qu’il tient à faire parler de lui à tout prix, Soral se contente finalement d’une place de numéro 5 sur la liste antisém… pardon… « antisioniste » de Dieudonné. On ne sait jamais, des fois que… Après tout, « les gens sont tellement cons, ils en redemandent… » et puis « un salarié, c’est comme un enfant ». Alors, qui sait ? Ces ânes-là iront peut-être voter…

Le grandissime Soral qui, lui, n’est ni un con ni un salarié, chie sur la Star Academy, les émissions d’Arthur, celles de Stéphane Bern… Le hic c’est que Soral n’a jamais hésité à aller faire la promo de ses bouquins de merde chez Thierry Ardisson ou Evelyne Thomas ! Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais… Soral semble paniqué à l’idée de retomber dans l’anonymat : « Si vous ne faites pas ce qui faut, vous êtes progressivement marginalisés, c’est-à-dire vous ne passez plus dans les grands médias, vous êtes un peu mal vus […] On voit bien ceux qui peuvent se maintenir et ceux qui sont marginalisés, et pourquoi […] Et cette marginalisation elle est bon… au niveau des médias évidemment, c’est-à-dire on est disqualifiés, on n’est plus invités, et cætera... Moi on voit très bien que j’passais beaucoup dans les émissions mais à un moment donné on n’m’a plus vu […] d’ailleurs les gens ne se posent même pas la question ‘tiens, on ne vous voit plus !’ » C’est qu’il doit également se demander comment il va faire pour écouler ses daubes fascistoïdes si, par malheur, il se voit privé de l’accès aux principaux médias et de la notoriété qui va de pair… Aiguillé par son ambition sans scrupules, Soral saura, s’il le faut, changer une énième fois son fusil d’épaule, trouver de nouveaux compagnons de route et de nouvelles tribunes d’où il pourra dégueuler sa prose pseudo contestataire qui, en fait, nuit exclusivement au prolétariat. A moins que ce dernier ne lui en laisse pas l’occasion...


SINISTRE SPECTACLE
http://sinistrespectacle.free.fr

 

Sources :
- Alain Soral, Abécédaire de la bêtise ambiante, Jusqu’où va-t-on descendre ?, Pocket, Paris, 2003
- interview d’Alain Soral après qu’il ait annoncé qu’il rejoignait l’équipe de campagne de Jean-Marie Le Pen, fin 2006
http://www.dailymotion.com/search/alain%2Bsoral/video/xtj...
- interview d’Alain Soral suite au premier tour des dernières présidentielles, 22 avril 2007
http://www.dailymotion.com/related/xtjwl/video/x1td0v_sor...
- Alain Soral, conférence à Fréjus, 23 mai 2008
http://www.dailymotion.com/relevance/search/soral+fr%C3%A...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/soral+fr%C3%A...
- Alain Soral, conférence « Vers la gouvernance globale » à l’invitation du Parti Populiste, 9 mars 2009
http://www.dailymotion.com/relevance/search/conf%C3%A9ren...

 

http://rapaces.zone-mondiale.org/communiques/comm19.htm

 

 

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15/01/2010

Alain remerciant Arlette Rieffenthal pour son émission sur une chaine du service public aux ordres...

Bundesarchiv_Bild_183-R99035,_Adolf_Hitler_und_Leni_Riefenstahl.jpg
avec la participation de Marine Goebbels (de dos à droite)...

20:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Alain et Brice...les deux font la paire

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L'INHESJ, le nouvel institut de recherche sur la sécurité et la justice

publié le 07 janvier 2010

La recherche française sur les questions de sécurité est en plein chamboulement. Le nouvel Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) va prochainement s'installer à l'Ecole militaire (VIIe arrondissement de Paris) aux côtés de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). Il est issu de la fusion de l'Institut des hautes études de sécurité (Inhes, ex-Ihesi) qui s'ouvre ainsi à la justice, et de l'Institut d'études et de recherche sur la sécurité des entreprises (Ierse). L'INHESJ est dirigé par André-Michel Ventre, 60 ans, inspecteur général de la police nationale, nommé par un décret paru au Journal officiel, mardi 5 janvier. André-Michel Ventre a notamment été le secrétaire général du syndicat majoritaire des commissaires de police.
Michel Cadot, 55 ans, préfet de Bretagne et d'Ille-et-Vilaine depuis le 1er juillet 2009, est quant à lui nommé président du conseil d'administration de l'INHESJ.
Etablissement public national à caractère administratif, l'INHESJ passe sous la tutelle du Premier ministre et non plus du ministre de l'Intérieur. Il s'intéressera, selon le décret du 28 d'octobre dernier qui l'a créé, aux "domaines de la formation, des études, de la recherche, de la veille et de l'analyse stratégique en matière de sécurité intérieure, sanitaire, environnementale et économique ainsi que dans ceux intéressant la justice et les questions juridiques". Il maintient le système de sessions établi par l'Ihesi avec une centaine d'auditeurs chaque année (responsables de haut niveau, magistrats et cadres de la fonction publique civile et militaire et de différents secteurs d'activité de la Nation, des Etats membres de l'Union européenne ou d'autres Etats).
Le rapprochement de la police et de la justice se traduit également par l'élargissement des compétences de l'Observatoire national de la délinquance actuellement présidé par le criminologue Alain Bauer aux "réponses pénales" (ONDRP). Celui-ci est également installé au sein du nouvel institut.
M.T. avec AFP

 






Valérie Pécresse va enfin laisser une trace indélébile dans l'Histoire de France, elle y figurera à jamais comme celle qui a signée officiellement la nomination d'Alain Bauer en tant que personnalité qualifiée, au conseil d'administration du nouveau groupement d'intérêt public : le Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégiques (CSFRS)



Non vous ne rêvez pas ! c'est le même Alain Bauer ...

Vice-président de l'université Paris I à 19 ans, conseiller du Premier ministre Michel Rocard à 26 ans, en 1993 après avoir été le conseiller du sulfureux promoteur immobilier Christian Pellerin, le voilà déjà N°2 de la SAIC / NSA (une vitrine des services secrets américains) en Europe. En 1994, il crée sa propre société privée de conseil en sécurité "AB associates" dont il choisit comme secrétaire, jusqu'en 1997, Nathalie Soulié (la compagne de Manuel Valls ). Dans le capitale de cette société on retrouve la SOCADIF (société d'investissement de l'ex-journaliste d'extrème droite Patrick Grumelart). Le nom de Bauer revient (M.Valls aussi) dans "l'affaire de la MNEF" dont il est l'un des administrateurs sous Mitterand (M.Valls aussi). Sous Chirac il devient grand maître du Grand Orient de France jusqu'à sa démission en 2005. En bon commerçant il s'insinue alors en tant qu'expert en "criminologie" tout comme son comparse Xavier Rauffer (de son vrai nom Christian de Bongain, un militant d’extrême droite, co-fondateur des groupuscules "Occident chrétien" et "Ordre nouveau") avec qui il rédige quelques ouvrages terrorisant d'alarmisme (le "Que sais -je" sur les violences urbaines ou " Le nouveau chaos mondial"), ils enseignent tout deux en Chine, à l’École supérieure de police criminelle et au Centre de recherche sur le terrorisme et le crime organisé. Pour Laurent Mucchielli, sociologue :
" A.Bauer suit toujours le vent du moment. Il a adopté un discours catastrophiste au moment où c''est devenu à la mode, à la fin des années 1990."
Le "criminologue" se voit décerner le prix Orwell des Big Brother Awards France en 2003 pour avoir alimenté un discours biaisé sur les causes de "l’insécurité" et pour avoir fait la promotion grâce à sa société privée, des "moyens" de la combattre en promulguant conseils et recommandations. Nommé président de l'Observatoire national de la délinquance (OND): Bauer jongle avec les chiffres de l'insécurité. Dès juillet 2004, il révèle au patron de l''UMP que son nom figurait sur les fameux listings Clearstream. En août 2007, il enrichit d’une contribution spéciale la publication de la police de New York (NYPD) sur "La Radicalisation en Occident : la menace qui grandit parmi nous". En novembre 2007, Sarkozy qui l'emploie déjà comme conseiller, lui confie avec Bernard Squarcini (à l'époque directeur de la DST ), la mission d'assurer la protection et... d'encadrer Rachida Dati, fragilisée par la sortie du livre "La tricheuse" qui devait révéler qu'elle n'a jamais décroché le diplôme d'HEC. C'est encore lui qui recommande le maintien du fichage ethnique en 2008 (M.Valls aussi) lors du dépoussiérage des fichiers de police.

Fort de croire qu'il a plus d'influence qu'un sous-secrétaire d'Etat, déjà conseiller officieux de la nouvelle Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) en matière de lutte anti-terroriste, Bauer, grâce au "décèlement précoce" (un pouvoir de pré-cognition de piètre qualité qu'il croit posséder), désigne en 2007 et 2008 une nouvelle menace intérieure: "les terroristes d'ultragauche", en faisant personnellement parvenir à plusieurs responsables de la sécurité intérieur des exemplaires de "L'insurrection qui vient"(Ed la fabrique), agrémentés de ses notes sur la résurgence d'une soit-disant nébuleuse mouvance qu'il compare volontairement à la RAF ou à Action Directe, susceptible de pouvoir devenir "violente" et qui pourrait être incarnée par d'hypothétiques auteurs ou lecteurs de cet ouvrage. Bauer, dont la société de conseil en sécurité accumule désormais les contrats juteux avec les collectivités locales et les entreprises, se flatte même d’avoir attiré l’attention d’Alliot-Marie sur Julien Coupat, fournissant ainsi un ennemi qui justifie la création de la nouvelle structure du renseignement intérieur (DCRI), tout en cherchant à criminaliser toute dissidence sociale en ces temps de "crise économique". Après une forte polémique en 2009, il est nommé professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) . Le décret créant cette chaire de "criminologie" et l’attribuant à notre "expert" est signé par le président lui-même.

Surnommé «le gros Bobo», l'homme trouve toujours sa voie dans le mystère des antichambres et des adultères politiques (M.Valls aussi). Depuis la fac : il est toujours dans l''intrigue, bien connu pour entretenir, par tout les moyens, la peur qu'il suscite chez l'autre…d'où son affection particulière pour les régimes d'exceptions, outils de terreur et de propagande moderne adapté à des modes de gouvernances et de conditionnement par la peur. A la croisée des mondes, Bauer est un homme de réseaux. Là réside son influence, que Stéphane Fouks, dirigeant la communication chez Euro RSCG (société membre du nouveau CSFRS) et très vieil ami de Bauer explique par sa théorie de la "tectonique des plaques" : «Les mondes - économique, politique, médiatique, judiciaire - se sont écartés. Les passerelles sont devenues d''autant plus importantes qu'elles sont plus rares. Alain joue précisément ce rôle-là.»

Ayant déjà co-imaginé ce nouveau groupement "d'intérêt public" dans son rapport de mars 2008, pensé son organisation après validation de Sarkozy qui lui a confiée la présidence d'une mission de pilotage , notre "Sherlock-Kissinger" à la française va "objectivement" prendre la tête du conseil d'administration. Cette nouvelle structure, sorte de NSA façon Super-Dupont, supervisera à court terme tous les instituts de recherche en matière de sécurité civile et policière. Cette structure initiée aussi à l'origine par le très atlantiste député UMP Pierre Lelouche permettra au pouvoir présidentiel de contrôler tous les instruments d'analyse et de renseignement du pays.

Le Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégiques (CSFRS) est opérationnel depuis le 1er janvier 2010, il est constitué pour une durée de cinq ans renouvelable et sa gestion est assurée selon les règles du droit privé. Le groupement dépendra donc, pour les orientations, de la présidence de la République et fonctionnellement du Premier ministre, il est composé de :

• l'Etat représenté par le Premier ministre ainsi que les ministres de l'enseignement supérieur et de la recherche, de l'intérieur, de la défense, de la justice et des libertés, des affaires étrangères et européennes, du budget, de la santé, de l'écologie et de l'énergie.

• l'Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES), le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l'Université de Paris II, l'Université technologique de Troyes, l'Ecole nationale d'administration (ENA), l'Ecole polytechnique, l'Ecole nationale des ponts et chaussées, l'Ecole des hautes études commerciales (HEC Paris).

• SANOFI-Aventis, EADS France SAS, Euro RSCG, EDF, Total SA, la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), la Caisse des dépôts et consignations, SAFRAN SA (fusion de Sagem et de la Snecma), la Régie autonome des transports parisiens (RATP).
Le CSFRS a pour objet le soutien, la coordination et l'animation des efforts développés en matière de recherche stratégique et de formation dans les domaines de la sécurité et de la défense de façon à permettre l'élaboration et l'actualisation d'instruments de référence de niveau international.
A cette fin, le groupement entend :

― développer des activités de recherche et de formation, en promouvant les interactions entre, d'une part, les différents champs disciplinaires ou domaines touchant à la sécurité, à la défense et à la justice et, d'autre part, les organismes publics ou privés qui en sont chargés ;
― financer des programmes de recherche ainsi que l'accueil de chercheurs ou de personnalités étrangères de haut niveau ;
― aider à la mise en place au niveau européen et international de partenariats avec les organismes ou institutions en charge de thématiques similaires ;
― favoriser la mutualisation des moyens et aide à la valorisation des résultats de la recherche ;
― promouvoir une culture de l'évaluation des études et des résultats obtenus ;
― valoriser la réflexion stratégique nationale à l'étranger et prend toute initiative pour améliorer la participation française aux projets de recherche stratégique initiés par la communauté internationale ou par l'Union européenne.
A. Bauer a obtenu le feu vert monarko-impérial pour regrouper les différents instituts chargés de la formation et de la recherche dans la défense et la sécurité, en deux nouveaux sous-ensembles :
- le premier, dit le pôle "sécurité intérieure", issu de la fusion de l'INHES et de l'IERSE (Institut d'Etudes et de Recherche pour la Sécurité des entreprises) qui sera chargé notamment du crime organisé et du terrorisme, de la justice pénale, de la sécurité civile, de la sécurité sanitaire, de la sécurité des entreprises et de l'intelligence économique.

- le second, dit le pôle "défense-affaires étrangères" issu de la fusion de l'IHEDN et du CHEAr (Centre des hautes études de l'armement) et chargé de la culture de défense, de l'armement et des actions internationales.


Scientifiques, chercheurs et militaires sont réticents.

Les universités et le CNRS n'avaient déjà pas appréciées d'être saisis du projet de création d’une « nouvelle criminologie » française émanant du pouvoir politique actuel, projet qui s'inscrit dans un programme plus vaste de mise sous tutelle de la recherche sur les questions de sécurité et de justice pénale. Ils exprimaient déjà de sérieuses mises en garde depuis janvier 2009, à travers une pétition dans laquelle ils dénonçaient le dernier rapport Bauer, sa volonté de regrouper et contrôler, sa conception biaisée de la connaissance scientifique, sa légitimité, ses compétences douteuses, sa confusion entre recherche et expertise pour l'administration. De plus, pour ces chercheurs et scientifiques du secteur de la défense et de la sécurité :
"Prétendre centraliser les financements de la recherche tout en s’assurant le monopole de la conservation et de l’interprétation des données du domaine pénal c’est inévitablement déboucher sur une pensée unique étroitement assujettie à des préoccupations politiques et opérationnelles."
Les militaires n'apprécient pas plus "l'homme pivot" nommé par l'Elysée et font savoir qu'ils n'ont pas attendue la nomination d'un criminologue venu du ministère de l'intérieur pour s'intéresser aux questions de stratégie : " La défense et la sécurité intérieure, même si elles ont des points communs, ont des spécificités qu'il faut savoir respecter ".


"Mieux comprendre, réagir plus vite, éviter la répétition des erreurs, faire sauter les tabous sera le rôle du CSFRS", des mots qui font frémir (il adore ça !) dans la bouche du grand maitre en "criminologie d'état", chargé de faire de la recherche stratégique et du "décèlement précoce" pour le compte de l'Élysée. À la fois juge et partie, plus commerçant d'influence que grand universitaire ou fin stratège, sa nouvelle nomination n'offre aucune garantie d'indépendance face au pouvoir politique et prouve que "la répétition des erreurs" n'a encore cette fois-ci, pas pu être évitée.

http://ultrahumandignity.blogspot.com/

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13/01/2010

Les habitants de Rosarno, en Italie du Sud, ont ouvert la "chasse à l'immigré" avec l'aide des autoritées, et de la mafia...

La population "souchienne" du Sud de l'Italie est incapable de communiquer avec les "immigrés" venant travailler aux durs travaux saisonniers (récoltes des oranges, mandarines).

Politique populiste, peur de l'autre, racisme ordinaire...

 

Le témoignage d'un travailleur Malien victime de jeunes Italiens:

 

article de presse:

Voici pourquoi les ramasseurs d’oranges gagnent une misère

CALABRE | Les violents affrontements de la semaine dernière dans la petite ville de Rosarno ont braqué les projecteurs sur l’exploitation des sans-papiers qui récoltent les agrumes pour une paie dérisoire. Décryptage.

© EPA | De nombreux sans-papiers africains


BERNARD BRIDEL | 12.01.2010 | 00:00

Un euro de l’heure, soit une dizaine par jour pour un travail exténuant: tel est le «salaire» de misère moyen des travailleurs clandestins affectés à la récolte des agrumes (oranges et clémentines) dans la plaine de Gioia Tauro en Calabre. Moins d’une semaine après les violents affrontements qui ont opposé, jeudi dernier, sans-papiers africains et habitants de la petite ville de Rosarno, on commence à y voir un peu plus clair dans les raisons et les mécanismes de cet esclavagisme moderne.

Dans une enquête très fouillée publiée hier, le quotidien La Repubblica rappelle que, a priori , l’exploitation des clandestins n’est pas une fatalité, dans la mesure où, dans le Trentin, au nord du pays, les ouvriers agricoles déclarés qui ramassent les pommes sont payés en moyenne 7 euros de l’heure et sont souvent nourris et logés par leurs employeurs.

Revenant sur les conditions de vie des clandestins de Calabre – dont près d’un millier ont été évacués ce week-end de ­Rosarno – La Repubblica explique comment le «marché aux esclaves» est parfaitement organisé par des «caporaux» qui recrutent les sans-papiers, leur «recommandent» où faire leurs maigres achats, les orientent vers les hangars dortoirs… le tout pour un montant d’une vingtaine d’euros par travailleur facturé à l’employeur!

La pointe de l’iceberg

Mais il y a pire, explique au journal Pietro Molinaro, président de la Coldiretti de Calabre (la principale association de producteurs d’Italie): «Rosarno n’est que la pointe de l’iceberg» d’un immense système de fraude et d’exploitation dans lequel la criminalité organisée cherche à tirer un profit maximum. «En Calabre, poursuit Pietro Molinaro, il n’y a pas que les «baraques en papier» des clandestins, mais il y a aussi les «oranges et l’huile de papier», soit ces entreprises bidon qui n’ont ni oranges ni oliviers mais réussissent à encaisser les subventions de l’Union européenne.

Sur le fond, et sans s’étendre sur le rôle joué par la ’Ndrangheta (la mafia calabraise) dans les événements de Rosarno, les producteurs d’agrumes expliquent que sans le travail des immigrés africains, c’est l’agriculture même de la plaine de Gioia Tauro qui serait menacée.

Secteur en crise

Pourquoi? La concurrence internationale, dit Molinaro. Et de citer ces bateaux-citernes de jus d’orange en provenance du Brésil ou ces cargos d’oranges d’Espagne qui débarquent leur cargaison dans ce même port de Gioia Tauro… le tout étant revendu comme produits «made in Italy».

Leurs marges ayant fondu, leur main-d’œuvre bon marché partie, les producteurs craignent un avenir sombre. Et certains assurent déjà que l’an prochain, ils laisseront les fruits pourrir sur les arbres.

http://www.tdg.ch/actu/monde/ramasseurs-oranges-gagnent-misere-2010-01-11

 

témoignage de travailleurs Marocains et Africains

 

 

article de presse:

Chasse aux noirs en Italie : la mafia accusée
La Ndrangheta est suspectée d’avoir provoqué les violences contre les travailleurs saisonniers africains

En fin de semaine dernière, plus d’un millier d’ouvriers agricoles africains ont été contraints de fuir le sud de l’Italie, après des affrontements sur fond de xénophobie qui les ont opposés à la population locale. Soixante sept personnes ont été blessées. Mardi, la police italienne qui soupçonne la Ndrangheta, l’une des quatre familles mafieuses les plus puissantes du pays, d’avoir provoqué les émeutes, a procédé à l’arrestation de onze personnes.

Premier pays africain à réagir après la chasse aux immigrés africains qui a secoué le sud de l’Italie en fin de semaine dernière, l’Egypte a dénoncé mardi, dans un communiqué, « les pratiques racistes » et « la propagation d’un discours de la haine ». « Le ministère des Affaires étrangères dénonce les violences qui se sont produites dans la localité italienne de Rosarno et la vaste campagne d’agression » contre les immigrés, lit-on dans le communiqué. Pour la diplomatie égyptienne, « Ces dernières violences en date ne sont qu’une facette des nombreuses violations auxquelles font face les immigrés et les minorités en Italie, y compris les minorités arabe et musulmane ».

Il y a deux jours, le Vatican dénonçait également la xénophobie dans le sud de l’Italie. Un « Immigré est un être humain, différent de par sa provenance, sa culture et (ses) traditions mais c’est une personne à respecter et qui a des droits et des devoirs » a déclaré, dimanche, le pape Benoît XVI.

Jeudi dernier, des ouvriers noirs de la ville de Rosano en Calabre (sud de l’Italie) rentrent d’une journée de travail, quand, d’une voiture, on leur tire dessus avec une carabine à air comprimé. Certains d’entre eux sont blessés. Cet incident n’est pas le premier. L’année dernière déjà, dans la même région, des journaliers africains préposés à la cueillette des mandarines avaient été la cible de tirs. Ils avaient ensuite assisté impuissants, à l’incendie des campements de fortune dans lesquels ils vivaient.

Les Africains excédés

Les Africains, sans-papiers pour la plupart, qui sont plus d’un millier à travailler dans la région, sont excédés par cette deuxième agression. Jeudi soir, plusieurs d’entre eux manifestent dans les rues de la ville. Ils brisent des vitres, mettent le feu aux poubelles et brûlent des voitures. Vendredi, les habitants de Rosarno organisent leur réplique. Des barricades sont dressées sur la voie ; on prépare des bidons d’essences ; on brandit des fusils de chasse. Une véritable chasse à l’immigré est lancée. Les affrontements font 67 blessés, dont 31 étrangers, 19 policiers et 17 habitants italiens. L’intervention de la police permet de limiter les dégâts. Les immigrés s’enfuient, abandonnant sur place leurs affaires. Un millier d’entre eux est acheminé par car, vers des centres d’hébergement.

Le dimanche, des bulldozers entrent en action, détruisant les abris sommaires dans lesquels ils vivent. Lundi, la préfecture de police de Reggio de Calabre chiffre à 1.128, le nombre d’immigrés qui ont quitté la région. Le même jour, une manifestation pacifique et silencieuse rassemble, selon les organisateurs, 5 000 personnes (2 000 selon la police) dans les rues de Rosarno, soit le tiers de la population de la ville. Une manifestation contre le racisme, à laquelle participent quelques Africains encore présents dans la cité.

La justice italienne a, de son côté, ouvert une enquête pour déterminer le rôle qu’a pu jouer la Ndrangheta, la maffia locale dans l’agression des noirs. Celle-ci est soupçonnée d’organiser le travail au noir des immigrés surexploités, qui sont payés un euro le cageot de fruits, et doivent s’acquitter d’une « taxe » de 5 euros, pour « frais de transport aux champs ».

Mardi, le parquet a émis 17 mandats d’arrêts, et procédé à l’interpellation de 11 personnes soupçonnées d’appartenir à la maffia. Des biens de plusieurs millions d’euros ont également été saisis.

mardi 12 janvier 2010 / par René Dassié


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09:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

05/01/2010

Une idée de "serment" pour Eric "mystic" Besson !

Un serment...mais quel type de serment ?

Croix de bois-croix de fer ?

Juré craché ?

Pas très solennel...

Je me suis penché vers le dico wiki:

Un serment est, d'une manière générale, une affirmation solennelle et codifiée qu'une personne fait par voie orale en vue d'attester la vérité d'un fait, la sincérité d'une promesse, l'engagement de bien remplir les devoirs de sa fonction.

  • Serment de fidélité : acte qui suivait l'hommage, et par lequel le vassal jurait fidélité et assistance à son suzerain.

N'étant plus des sujets du roi, du moins officiellement, cette définition ne nous concerne pas...

  • En droit, le serment judiciaire est un serment prêté devant le juge qui peut être décisoire, promissoire ou supplétoire.

Pas plus que celle-çi...

  • En politique, le serment est une promesse de fidélité et de dévouement au gouvernement, exigée, par certains régimes, des dirigeants du pays ou des fonctionnaires.

Cette définition concerne les "dirigeants ou fonctionnaires"...

Religions à mystères...du coup je reste dubitatif...c'est vrai que religions à boules de gommes ça fait moins sérieux...

Du coup j'ai fait appel à mes vagues souvenirs...

Et oui ami lecteur, quand j'ai entendu "serment+français+nationalité", j'ai immédiatement pensé à ça:

retrouver ce média sur www.ina.fr

 

Et puis il y a "le serment", celui dit "du jeu de Paume", qui nous a amené, par un tour de passe-passe, a la réunion de la Noblesse, du Clergé, et du Tiers-États en une « Assemblée nationale constituante », vaste fumisterie qui a soit disant abolit la féodalité, ça fait classe sur le papier mais dans les faits c'est kifkif...

S'en suit la déclaration des droits de l'homme, du citoyen, la Constitution, le droit de travailler plus pour rien et de se faire insulter par les mecs qui portent des Rölesk...

Tout ça pour ça...

N'empêche, Eric BESSON "juge "intéressante" l'idée de créer un "serment" que prêteraient les Français atteignant leur majorité et les étrangers accédant à la nationalité française."dixit le Nouvel Obs...

Et bien du coup je me suis penché à la recherche d'autres serments...

à l'américaine...

image_50609862.jpg

« Je jure solennellement (ou affirme) que j'exécuterai loyalement la charge de président des États-Unis et que du mieux de mes capacités, je préserverai, protégerai et défendrai la Constitution des États-Unis au détriment de tous les autres peuples. »

(notez que Jimmy prête serment sur une bible...)

Eric BESSON nous demande "Est-ce qu'une partie de la France, sceptique à cet égard, est capable d'entendre, de comprendre l'acte d'amour (...) l'acte de foi que ça représente? Je ne sais pas. Donc il faut le peser"... peser un acte d'amour et l'acte de foi...sceptique...as-tu entendu ?

C'est pour la France...l'amour de la foi...halleluia...

Et forcément ensuite, je suis tombé sur un serment concernant "la solidarité française" etc...je vous laisse le soin de consulter l'affiche ci-jointe avec le détail ci-dessous pour vous faire une idée du programme, qui, n'en déplaise à certains, nous permet de tracer quelques // parallèles avec une politique d'actualité.

22-02b.jpg
1. Contre l'égoïsme bourgeois, Pour la solidarité française,
2. Contre le scepticisme. Pour la foi,
3. Contre l'apathie. Pour l'enthousiasme,
4. Contre la routine. Pour l'esprit d'initiative,
5. Contre l'influence. Pour le mérite,
6. Contre l'individualisme, Pour la société,
7. Contre l'ancienneté. Pour la valeur,
8. Contre l'anarchie. Pour la discipline,
9. Contre l'égalitarisme. Pour la hiérarchie,
10. Contre la vaine liberté. Pour les vraies libertés,
11. Contre la démagogie. Pour la vérité,
12. Contre la démocratie. Pour l'autorité,
13. Contre le trust. Pour le métier,
14. Contre le capitalisme international, Pour le corporatisme français,
15. Contre la tutelle de l'argent, Pour la primauté du travail,
16. Contre la condition prolétarienne, Pour la justice sociale,
17. Contre la dissidence gaulliste, Pour l'unité française,
18. Contre le bolchevisme. Pour le nationalisme,
19. Contre la lèpre juive. Pour la pureté française,
20. Contre la franc-maçonnerie païenne, Pour la civilisation chrétienne,
21. Contre l'oubli des crimes, Pour le châtiment des coupables.

Certes, les ressemblances avec des discours prononcés ces derniers mois sont troublantes, et pourraient sembler cavalières, bien que la culotte de cheval ne semble plus être à la mode, tant chez les hommes que les femmes...
pic148.jpg


Eric BESSON a encore précisé que: "Ce qui fait le jeu des extrêmes, ce n'est pas le débat, c'est le tabou"... "Ce qui fait le jeu des nationalistes, ce n'est pas que nous soyons trop nombreux à parler de la Nation, c'est qu'ils soient les seuls à en parler".
Parler de Nation n'est pas le fait des natios souchiens tels qu'on peut les voir représentés par un gars de la Marine (Jean-Richard Sulzer, un ancien chroniqueur à Rance-Soir) en leur pathétique SOS Egalité, association pour les victimes de la discrimination positive qui eux, ne risquent la noyade que dans l'alcool ou dans une piscine du PACA, à l'inverse des vraies victimes de l'imigration traversant les mers sur des coquilles de bois...


00:19 | Lien permanent | Commentaires (0) |

28/12/2009

répression en Iran, la France condamne « les arrestations arbitraires et les violences commises »(en dehors des frontières françaises)

Violentes émeutes contre le pouvoir à Téhéran 1:14

il y a 13 heures 236 vues afpfr



Toujours prompte à dénoncer l'arbitraire dans les pays étrangers, la France , par la voix de son Ministre des affaires étranges, communique:

 

-Un communiqué du ministère français des Affaires étrangères estime que les affrontements, « selon un dernier bilan, auraient coûté la vie à au moins huit personnes et fait de nombreux blessés ». La condamne également « les arrestations arbitraires et les violences commises ».

 

-A Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a exprimé dans un communiqué la "grande anxiété" de la France face à ces violences.

"La France condamne les arrestations arbitraires et les violences commises contre de simples manifestants, venus défendre leur droit à la liberté d'expression et leur aspiration à la démocratie", ajoute le communiqué qui "appelle à une solution politique en Iran".

 

 

07:35 | Lien permanent | Commentaires (0) |

26/12/2009

Affaire du « Bonnet rouge » - Bolo Pacha

L'affaire « Bolo-Pacha »

 

Bolo, dit Bolo-Pacha depuis que l'ancien khédive d'Egypte - qu'il compte parmi ses relations - lui a octroyé ce titre, est un aventurier à la fois dentiste, importateur et représentant en vins de champagne, déjà condamné pour escroquerie.

Durant le premier conflit mondial, il convainc l'Allemagne de corrompre la presse française pour y publier des articles pacifistes destinés à atteindre le moral des Français.

Arrêté en septembre 1918, après avoir reçu sur son compte 11 millions de marks en provenance de la Deutsche Bank, Bolo-Pacha est jugé par le 3e conseil de guerre en février 1918 et condamné à mort.

Le capitaine Bouchardon, magistrat détaché comme juge d'instruction, découvre plusieurs lettres de Caillaux dans les papiers de Bolo, qui font peser des soupçons sur le patriotisme de l'ancien ministre des finances.

L'affaire « Bonnet Rouge »

Organe d'extrême gauche, le Bonnet Rouge a défendu le rapprochement franco-allemand avant le premier conflit mondial. En 1914, à la demande de Joseph Caillaux, le journal a publié des articles prenant la défense de sa femme, Henriette Caillaux, accusée du meurtre de Gaston Calmette, le directeur du Figaro.

Pendant la guerre, le directeur du Bonnet Rouge, Vigo, dit Almereyda, laisse la direction de son journal à un dénommé Duval, qui reçoit de l'argent de l'étranger pour infléchir la ligne éditoriale : de pacifiste qu'il était, le journal devient franchement antimilitariste, provoquant l'intervention fréquente de la censure.

Lorsqu'il enquête sur l'origine des fonds versés au Bonnet Rouge, le capitaine Bouchardon, magistrat détaché comme juge d'instruction auprès du 3e conseil de guerre, découvre un échange de correspondances aimables entre Almereyda et Caillaux, qui devra s'expliquer sur ses relations entretenues avec les dirigeants de ce journal.

http://www.senat.fr/evenement/archives/D40/bon.html

 

Affaire du « Bonnet rouge »
- Présentation -
Publication anarchiste et satirique créée par Eugène Bonaventure Vigo, le Bonnet
rouge fut fondé le 22 novembre 1913. Hebdomadaire à ses débuts, il devient quotidien en
mars 1914 et paraîtra jusqu’en 1917 (quelques numéros sont publiés en 1922).
Eugène Bonaventure Vigo (1885-1917), petit-fils d’un viguier d’Andorre et père du
cinéaste Jean Vigo (1905-1934), choisit très tôt d’oublier ses origines et son nom pour prendre
le pseudonyme de Miguel Almereyda (anagramme de : y a de la merde !). Alors qu’il est
apprenti photographe, il est fiché à l’âgé de dix-sept ans pour ses opinions politiques
d’extrême gauche. Plus tard, il fonde un groupuscule révolutionnaire (les Jeunes gardes
révolutionnaires) ainsi que le journal La Guerre sociale. En 1905, il adhère à la Section
française de l’Internationale ouvrière (SFIO). Quelques années après, en 1913, il lance le
Bonnet rouge, « organe de la défense républicaine », qui connaît rapidement un très grand
succès et devient l’ennemi juré du mouvement politique royaliste l’Action française.
Le courage et le talent polémique de E. B. Vigo vont lui valoir argent et renommée
mais aussi emprisonnements multiples. En 1914, au moment de la conscription militaire, il
participe à l’appel à la désertion lancé par l’Action internationale Antimilitariste. Avec
l’entrée en guerre de la France, le gouvernement limite la liberté de la presse. La publication
d'articles portant atteinte à la sécurité nationale ou au moral des troupes et de la population est
interdite.
Or la ligne éditoriale du Bonnet rouge est à la fois antimilitariste et internationaliste,
ce qui ne manque pas de provoquer l’intervention fréquente de la censure républicaine. Par
ailleurs, la trésorerie du Bonnet rouge bénéficie de fonds suspects en provenance de
l’étranger. Pour la droite et l’extrême droit, Vigo n’est rien de moins qu’un traître dont il faut
se débarrasser à tout prix. À cela s'ajoute la publication par le Bonnet rouge, à la demande du
ministre des Finances Joseph Caillaux, d’articles prenant la défense de sa femme, Henriette
Caillaux, accusée du meurtre de Gaston Calmette, directeur du Figaro. Calmette avait mené
une violente campagne contre Caillaux à qui il reprochait sa politique de rapprochement
franco-allemand. Mme Caillaux, prise d'un coup de folie, l’avait assassiné.
Fidèle à ses idées mais impliqué dans des intrigues financières et politiques, Vigo est
finalement accusé d’intelligence avec l’Allemagne et arrêté durant l’été 1917. Peu après, au
petit matin du 14 août, on le retrouve « suicidé » dans sa cellule de Fresnes. Il a été étranglé
avec ses lacets de bottines. Caillaux mais aussi le ministre de l’Intérieur Louis Malvy, proche
de Vigo et partisan d’une Paix blanche, sont arrêtés peu après. Ils comparaîtront tous deux
devant la Haute Cour de justice, le premier sera condamné à une peine de prison, le second,
au bannissement.
De Léon Daudet à Georges Clemenceau, l’affaire du « Bonnet rouge » va, dès lors,
être largement exploitée par tous les partisans de la guerre à outrance.
C.E. Ladjimi

http://www.bdic.fr/pdf/Bonnet%20rouge.pdf

12:18 | Lien permanent | Commentaires (0) |

25/12/2009

J'attendrai...Maréchal...ton retour...

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00:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

24/12/2009

La FAU se fait interdire à Berlin

Le syndicat anarchiste de la FAU se fait interdire à Berlin, du jamais vu depuis l'avénement du nazisme!!!

 

Le groupe de Berlin de la FAU - AIT (anarcho-syndicaliste) mène depuis plusieurs mois une lutte dans les Cinémas Babylon de Berlin, lutte tout à fait similaire à celle des cinémas UTOPIA de Toulouse il y a de cela quelques années (cinéma "engagé", de gauche etc ... sauf quand il s’agit de traiter avec ses employés à qui - là bas aussi - on demande de travailler gratuitement ... ).

 

Vu la résistance acharnée qu’ont mené les compagnons et les salariés, Ver.di, le syndicat réformiste local est venu jouer les intermédiaires entre le gentil patron et les pauvres employés manipulés par les vilains gauchistes anarchistes.

 

Sauf que pour bien faire comprendre qu’il ne fallait plus traiter avec ces affreux méchants, Ver.di avec le concours de ses amis de la municipalité de Berlin (alliance socio-démocrates et Die Link (gauche anti-libérale ) a carrément fait interdire la FAU !

 

Du jamais vu depuis les lois d’exceptions nazis de 1933 !

 

Dans la loi allemande, une ordonnance de restriction est prise sans entendre la partie contre laquelle elle s’exerce, ni même sans lui notifier.

 

En effet, une ordonnance de restriction du Haut tribunal des Prudhommes de Berlin-Brandebourg vient d’interdire à l’union locale de la FAU de Berlin d’utiliser le terme "syndicat’ ou "syndicat alternatif", et menace tout individu qui s’y risquerait d’une amende de 250 000 euros.

 

Cette ordonnance de restriction est une partie d’un conflit entre la direction du Cinéma Babylon et le syndicat local de la FAU sur les salaires, les conditions de travail et la régularisation des travailleurs temporaires dans cette entreprise.

 

La direction est soutenu dans ce conflit par le gouvernement local de la municipalité de Berlin et par Ver.di, le syndicat "unique" (monopolistique) du secteur public au sein de la confédération DGB.

 

Si cette sentence ne peut pas être rejeté, ce sera alors la première fois qu’en Allemagne un syndicat sera interdit de fait, depuis le régime Nazi en 1933. Et cela pourra servir de précédent autoritaire contre toute tentative en Allemagne de créer un syndicat en dehors du cadre de la confédération réformiste monopoliste de la DGB.

 

FAU-AIT Berlin

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00:40 | Lien permanent | Commentaires (2) |

 
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