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15/12/2009

Neuf réfugiés afghans devraient être expulsés ce soir

http://www.leparisien.fr/politique/neuf-refugies-afghans-devraient-etre-expulses-ce-soir-15-12-2009-745384.php

Neuf réfugiés afghans devraient être expulsés mardi soir de vers leur pays d'origine. Le secrétaire général de l'Elysée, , avait confirmé dans la matinée au micro de RTL qu'il y aurait bien un pour les Afghans expulsés dans les «prochains jours».

D'après une source policière, un avion venant de Londres se poserait à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle aux alentours de 21 heures et décollerait pour Kaboul vers 22 h 30.

Une information confirmée en quelque sorte par la  Cimade, la seule association qui a autorisée à pénétrer dans les centre de rétention administrative. Celle-ci a annoncé en fin d'après-midi que huit réfugiés afghans, en situation irrégulière, qui étaient en rétention au centre de Coquelles (Nord), étaient en cours de transfèrement vers Paris en vue de leur expulsion dans la soirée. Ces réfugiés, menottes aux poignets, sont transportés à bord de plusieurs véhicules. Un neuvième Afghan avait été transféré auparavant de Lyon, a-t-elle également indiqué.

Cette reconduite forcée rappelle celle du 20 octobre dernier, où trois Afghans avaient embarqué de force sur un vol groupé franco-britannique, suscitant l'indignation car ces hommes sont renvoyés dans un pays en guerre. De surcroît, le ministre de l'Immigration, Eric Besson, avait assuré qu'ils étaient tous trois de Kaboul, où la sécurité est davantage assurée que dans certaines provinces. Hors, il s'est avéré par la suite, qu'aucun d'eux n'était originaire de la capitale afghane.

 

http://www.leparisien.fr/images/2009/10/21/682907_besson-manif.jpg

 

 

21:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/12/2009

L'insurrection nationale est inséparable de la Libération

 


Nous avons toutes et tous des sentiments Donquichottiens...
Il y a des gens qui sont résistantes et résistants par nature...
Nous sommes naturellement "mauvaises têtes"...
Sombrer dans l'attentisme ?

21:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Sécurité, menaces et salaires de la peur, tout le monde veut en croquer !!! CNR ( conseil national du renseignement )

http://image.toutlecine.com/photos/s/a/l/salaire-de-la-peur-1953-03-g.jpg

A ne pas manquer : Premier colloque européen des directeurs de sécurité d’entreprise

Mardi 15 décembre, dans les locaux de l’OCDE à Paris, se tiendra sous la présidence de François Roussely, président du CDSE, le premier colloque européen des directeurs de sécurité/sûreté d’entreprise, ouvert par Henri Proglio et clôturé par Guillaume Pepy.

Les entreprises évoluent dans un environnement changeant et doivent aujourd’hui faire face à de nouvelles menaces. Quelles sont-elles et comment l’entreprise peut-elle y répondre ? Le CDSE présentera les résultats exclusifs d’une large enquête menée conjointement avec l’Edhec sur les perceptions et les réactions des entreprises face à ces nouvelles menaces.

Autour de quatre tables-rondes, il s’agira d’établir un état des lieux de ces nouvelles menaces, pour certaines nées de la crise économique, et de réfléchir aux moyens d’y faire face à partir des « bonnes pratiques » de certaines entreprises. Seront abordés les enjeux de la cybercriminalité, les nouvelles formes de contestation sociale (blocages, sabotages, terrorisme, etc.), l’impact de la crise sur les budgets de sécurité, etc.

Ce colloque, organisé par le CDSE, sera animé par un riche panel de directeurs sécurité internationaux, de PDG, de hauts fonctionnaires, de conseillers politiques, d’experts et d’universitaires. Il comptera notamment les présences de Bernard Bajolet (Coordonnateur National du Renseignement à la Présidence de la République) et Pascal Teixeira (Directeur de la Stratégie à la DGSE).

 

> Programme du colloque :

 

> 9h30-11h00 : Quelles menaces ?

Enquête : Etat des lieux des menaces pour les entreprises européennes. Enquête réalisée avec le concours de l’Edhec.

 

> 11h15-12h45 : Crise économique et nouvelles formes de contestation

Quelles sont ces nouvelles formes de contestation ? Est-ce un phénomène français ? Comment les entreprises sont-elles susceptibles d’y répondre ? Comment les partenaires de l’entreprise peuvent-ils travailler de concert pour éviter tout débordement ?

 

> 14h30-15h00: La mise en oeuvre d’une politique de sécurité sur le marché international

L’International Security Management Association (ISMA) présentera les outils mis en place par les grandes entreprises pour combattre les nouvelles menaces.

 

> 15h00-16h30 : Quelles répercussions la crise économique a-t-elle sur l’organisation de la sécurité des entreprises ?

Hausse de la malveillance, baisse des budgets sécurité : Comment les acteurs de la sécurité peuvent-il s’adapter à cette nouvelle donne ?


10/12/2009
Élysée : renfort à la cellule “renseignement”
Jérôme Poirot, ancien haut fonctionnaire de la ville de Paris et ex-conseiller de Rachida Dati au ministère de la Justice, rejoint le coordonnateur national du renseignement à l’Élysée.

La cellule “renseignement” de la présidence de la République s’étoffe avec l’arrivée de Jérôme Poirot. Ce haut fonctionnaire de 45 ans vient d’intégrer l’équipe du coordonnateur national du renseignement, Bernard Bajolet. Conseiller technique pour les affaires budgétaires au cabinet de la garde des Sceaux, Rachida Dati, jusqu’en juin dernier, cet administrateur de la ville de Paris a beaucoup bougé, comme en témoigne sa carrière. Docteur en géographie, diplômé de l’École supérieure des transports, Jérôme Poirot est aussi passé par l’ENA (promotion Averroès, 2000).



Le Coordonnateur national du renseignement vient enterrer le CIR (comité interministériel du renseignement) jusqu’alors placé sous l’autorité du Premier ministre , au sein du Secrétariat général de la défense national (SGDN) dont le périmètre d’action est sérieusement menacé depuis plusieurs années.

 

En effet, l’ordonnance du 7 janvier 1959 confiait au Premier ministre le soin d’animer la coordination entre les différents services de renseignement et de sécurité ; puis, le décret du 17 octobre 1962 a créé le Comité interministériel de renseignement (CIR) chargé de rédiger un plan gouvernemental de renseignement que le Premier ministre soumettait à l’approbation du Président. Le dispositif, tombé en désuétude, a été ranimé par le décret du 20 avril 1989, élaboré par le cabinet de Michel Rocard , et qui reprend les grandes lignes fixées dès 1962. Jean-Pierre Raffarin, en 2004, a également tenté de réactiver ce mécanisme.

 

Avec la création du CNR, la marginalisation du Premier ministre en matière de renseignement est officialisée. En effet, plusieurs facteurs se combinent : nul besoin de rappeler qu’en France le Président de la République exerce des pouvoirs que la Constitution ne lui octroie pas explicitement comme l’a démontré le Professeur Pierre Avril ; en matière de renseignement, en particulier, alors même que le Premier ministre est doté d’outils tels que le CIR ou encore le rattachement des services de renseignement et de sécurité aux ministres de l’Intérieur et de la Défense, l’autorité du Président de la République, hors période de cohabitation, s’exerce sans partage dans ces domaines régaliens (grâce à la soumission des responsables concernés).

 

Nicolas Sarkozy a vite saisi l’importance stratégique de ces compétences et services : en juillet 2008, il a impulsé la création de la DCRI et placé à sa tête Bernard Squarcini, un fidèle. Par la suite, il a procédé au remplacement du très chiraquien patron de la DGSE, Pierre Brochand, pour nommer à sa place Erard Corbin de Mangoux, ancien conseiller élyséen pour les affaires intérieures et ancien collaborateur au conseil général des Hauts-de-Seine (les mouvements au sein de la direction générale se poursuivent d’ailleurs dans le même sens).

 

Certains, Nicolas Sarkozy en premier, ont dénoncé cette hypocrisie de l’exercice du pouvoir sous la Vème République qui concentre les prérogatives les plus importantes dans les mains du chef de l’Etat, irresponsable pour la durée du mandat  ; toutefois, au lieu de réformer la Constitution pour déchirer ce voile de mensonges et doter le Président de la République d’une véritable responsabilité politique, Nicolas Sarkozy préfère exercer au grand jour tous les pouvoirs acquis par le chef de l’Etat depuis 1958, et accentuer la marginalisation du Premier ministre. L’hypocrisie est dissipée mais la fonction présidentielle est directement exposée et la clef de voûte des institutions pourrait, en cas de scandale comparable à celui du Rainbow Warrior , être durablement atteinte.

 

Un dispositif de coordination du renseignement plus démocratique pourrait être envisagé, sans aller jusqu’à instituer le Premier ministre en acteur central du renseignement, comme Michel Rocard l’avait un temps imaginé. Il conviendrait en premier lieu de revenir sur la décision gaullienne de 1966 qui avait retiré le SDECE (l’actuelle DGSE) de la tutelle du Premier ministre pour le placer sous l’autorité du ministre de la Défense. On pourrait également procéder à la création d’un portefeuille de Secrétaire d’Etat au renseignement, en s’inspirant du modèle espagnol. Dans les deux cas, le Président de la République exercerait toujours les pouvoirs qu’il possède aujourd’hui sans exclure le Premier ministre, l’activité de renseignement gagnerait une administration ministérielle apte à agir pour le mieux, la question du contrôle parlementaire des activités de renseignement s’en trouverait simplifiée et, enfin, les services jouiraient d’une certaine reconnaissance publique (« réconcilier le renseignement avec la nation », selon le CNR) qui leur fait encore défaut.

 

Au final, l’idée d’améliorer la coordination entre les services contribuant aux activités de renseignement est louable. Le dispositif mis en place depuis 2008 n’est guère satisfaisant, à divers niveaux. Le renseignement nécessite autre chose qu’une volonté de puissance comme principe coordonnateur.

Terra Nova :

http://www.tnova.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1097

 

« Le Bajolet nouveau est arrivé » (p.11) : L’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, va coordonner l’ensemble des services de renseignements à l’Elysée.

Le Bajolet nouveau est arrivé

Algérie / samedi 21 juin 2008 par Renée de Saissandre

François Fillon est attendu ce samedi à Alger, où il devrait retrouver l’actuel ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, 59 ans et toutes ses dents. Ce dernier se prépare à coordonner l’ensemble des services de renseignements à l’Elysée. Portrait.

Le nouveau poste que l’Ambassadeur Bernard Bajolet se prépare à occuper ne devrait pas trop le dépayser. Les bunkers sécurisés et les environnements hostiles, ça le connaît. Alors, coordonner l’ensemble des services de renseignement à l’Élysée, quand on sait leur enthousiasme à travailler ensemble, ne peut que lui rappeler des terrains mouvants familiers. Ce nouveau poste de coordinateur vise à introduire cohérence et complémentarité entre des administrations bunkérisées (Lire l’encadré) et va faire grincer des dents. Pour en imposer aux espions militaires et civils, il fallait donc un serviteur de l’État doté d’un pédigrée riche en faits d’armes. Un champion des missions casse-gueule, les casseroles en moins. Le genre de profil qu’on irait davantage dégoter boulevard Mortier, à la DGSE, qu’au Quai d’Orsay.

C’est pourtant sur un diplomate que Nicolas Sarkozy a jeté son dévolu. Un haut fonctionnaire qui choisit de représenter la France à Sarajevo plutôt qu’à Berlin, à Bagdad plutôt qu’à Abou Dhabi, à Alger plutôt qu’à Rabat ne peut être foncièrement mauvais pour un Président qui a souvent du mal avec une culture Quai d’Orsay, trop pusillanime à ses yeux. Et plus que ses congénères diplomates, Bernard Bajolet a pratiqué la communauté du « rens » [renseignement, pour les initiés] et la diplomatie de crise. Deux qualités requises pour prévenir les batailles rangées à venir entre services.

La confiance totale de Pierre Brochand

Parfait arabisant et vrai orientaliste, ce natif de Lorraine a fait l’essentiel de ses quelques trente années de carrière dans l’Orient compliqué. Et plus c’est compliqué, plus il aime. Il est conseiller à Damas de 1986 à 1990, alors que la France est la cible d’actions violentes liées aux réseaux proche-orientaux. Il se frottera alors à la DST, qui développe des contacts avec les Syriens. Il rejoint Amman comme Ambassadeur entre 1994 et 1998. Poste d’observation idéal d’un Irak sous embargo et base de repli des huiles du régime comme de ses opposants, il développera les contacts, se préparant sans le savoir encore à l’affectation qui le sortira définitivement du lot.

Bernard Bajolet, actuel ambassadeur de France en Algérie et futur coordonnateur des services de renseignements français - JPG - 67.7 ko
Bernard Bajolet, actuel ambassadeur de France en Algérie et futur coordonnateur des services de renseignements français
© Mor

Rentré de Sarajevo, flanqué du titre de Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur qu’il a reçu à l’issue de sa mission dans la capitale bosniaque, c’est en « chef de section des intérêts français » qu’il arrive à Bagdad, en septembre 2003. La France qui s’est opposée à l’intervention américaine quelques mois plus tôt, n’est pas la bienvenue. Pendant que les envoyés américains restent barricadés dans la « zone verte » de la capitale irakienne, ciblés par les premiers groupes djihadistes, l’Ambassadeur de France se promène. Et va au contact des Irakiens apportant à l’Élysée et au gouvernement qui naviguent à vue des éclairages précieux sur la politique à mener. Cette connaissance fine du terrain lui sera utile quand il sera confronté aux prises d’otages de journalistes français. Il y gagne un rare crédit auprès de la DGSE, et la totale confiance de son patron, Pierre Brochand, un autre diplomate.

Un homme peu disert

Si l’homme aime communiquer avec les médias, sait murmurer à l’oreille des chevaux (il pratique l’équitation) et dialoguer avec des preneurs d’otages par mail, il parle peu de lui. Seul un magazine a réussi à lui extorquer quelques secrets : Le mag des Contrexévillois, le journal de la ville où vivent ses parents. Dans une interview titrée « exclusif » et publiée en janvier 2005, « l’ami et citoyen d’honneur » de la bourgade thermale des Vosges, connue pour son eau, révèle appeler de Bagdad « une fois par semaine » ses parents – papa a même été « plusieurs années adjoint au Maire ». L’Ambassadeur en eaux troubles ne boit pas que de la Contrex. Scoop : il aime le casino et le bal du Nouvel an. Sa faille ? La patience, « qui n’est pas innée ». Heureusement, il a « la foi » dans ce qu’il fait. Voilà qui devrait plaire au très catholique Claude Guéant, l’influent secrétaire général de l’Elysée.

Renseignements pris…

À Alger, qu’il rejoint fin 2006 dans la foulée de Bagdad, il retrouve une autre Ambassade bunkérisée où cohabitent gaiement et en nombre des agents de la DGSE et de la DST. Le numéro deux d’Al Qaïda vient d’annoncer l’intégration du GSPC algérien dans ses réseaux, augurant la série d’attentats sanglants qui frapperont ensuite l’Algérie. Les menaces directes contre la France le replongent dans la gestion du sécuritaire et les affaires de terrorisme. Une autre expertise à son actif, qui lui permettra d’avoir son mot à dire sur l’un des dossiers prioritaires du renseignement. Barbus et moustachus, attention ! L’homme à la barbiche qui arrive à l’Élysée va tous vous mettre à poils…

Voir en ligne : in Bakchich n°86

Diplomatie gonflée Les journalistes algériens d’El Watan et du Quotidien d’Oran ont assisté à un spectaculaire pétage de plomb de Bernard Bajolet, ambassadeur de France à Alger, au cours d’une rencontre informelle avec le diplomate. Outre une attaque perfide à l’encontre de Kouchner, qui, selon le diplomate, n’aura pas grande influence sur la politique étrangère de la France, Bajolet a rappellé qu’il n’avait qu’un patron, Nicolas Sarkozy. Au sujet de l’épineuse question du Sahara, M. Bajolet n’a pas fait preuve de langue de bois : le conflit sahraoui ne sera pas un facteur de blocage dans les relations algéro-françaises dans la mesure où « le Sahara occidental n’est pas un problème majeur, ni un enjeu pour la France ». Sur l’immigration et les visas, M.Bajolet a littéralement dérapé arguant que le nombre d’Algériens en situation irrégulière en France était de 350 000 ! Sachant que l’on estime habituellement de 200 000 à 400 000 le nombre de personnes en situation irrégulière en France, on peut se demander où M.Bajolet est allé chercher ses chiffres…

http://www.bakchich.info/RLD-bien-conseille,01282.html

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06/12/2009

La police et son outil pédagogique pour les jeunes de moins de 13 ans à Nice

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12:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

01/10/2009

Pare-feu chez France Télécom : un immeuble "zéro suicide"

 

France Télécom va intégrer un immeuble "zéro suicide"

NOUVELOBS.COM | 01.10.2009 | 19:05

Frappée par une vague de 24 suicides en 18 mois, l'entreprise prévoit d'intégrer un bâtiment "le plus sécuritaire possible" où les fenêtres seront bloquées, les terrasses et les passerelles inaccessibles. "Parler d'immeuble anti-suicide est exagéré", commente France Télécom.

(Sipa)

(Sipa)

Après la vague de suicides qui touche France Télécom, l'entreprise envisage d'ouvrir un immeuble aux normes de sécurité renforcées dans le courant de l'année, qualifié par Europe 1 d'immeuble "zéro suicide", mardi 29 septembre.
Situé à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), l'immeuble de 8 étages, baptisé "Balthazar", offre 31.000 m² de bureaux avec des fenêtres fermées, des terrasses et des passerelles inaccessibles, rapporte la radio, citant Sylvie Robin, employée de France Télécom membre du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).
"Nous avons parlé de rehausser le niveau des rambardes [...] pour éviter que des employés ne puissent basculer. Les terrasses ne sont pas accessibles pour les employés, et les fenêtres, on ne devrait pas pouvoir les ouvrir", explique Sylvie Robin. "On essaye de faire le plus sécuritaire possible", conclu-t-elle.

"Parler d'immeuble anti-suicide est exagéré"


Contacté par le nouvelobs.com, un porte-parole de France Télécom confirme qu'il sera "impossible d'ouvrir les fenêtres à cause de la climatisation". De même, "une réunion du CHSCT a obtenu, la semaine dernière, de renforcer la sécurité des passerelles qui relient différentes parties de l'immeuble en réhaussant les paroies, pour éviter tout accident".
Toutefois, "parler d'immeuble anti-suicide est exagéré", précise le porte-parole. Il présente plutôt un "nouveau bâtiment moderne où les conditions de sécurité seront scrupuleusement respectées, mais sans mesures particulières" par rapport aux suicides. "Comme dans tout immeuble moderne, les mesures de sécurité sont importantes", mais "de là à dire que France Télécom impose des gardes-fous systématiques sur ses bâtiments, c'est un peu rapide".
"On voit clairement une recherche du sensationnalisme dans la manière de présenter les choses".

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20090929.OBS2917/france_telecom_va_integrer_un_immeuble_zero_suicide.html

 

Sinon, à défaut, plutôt que de vous en prendre à vous, défoulez-vous sur votre patron...

 

doodie
doodie.com

20:11 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/09/2009

In search of the Black Block,désespérement...ou comment prendre de l'argent sans rien expliquer des luttes et des mouvements spontanés

http://nantes.indymedia.org/attachments/sep2009/incognito_photobook.jpg

In 2001, I was fascinated by the events in Genoa. The fierce street battles, the mysterious Black Block and the tragic dead of Carlo G. The image of a masked girl coming out of a cloud of teargas, protecting her small camera for the charching police.

So I went with an old camera and no photo experience to the next demo, and the next, and the next...Before I knew it, I was spending all my cash travelling around Europe. Hooked on a special mix of fear and adrenaline. Never satisfied about my pictures.Running, stumbling for that one great shot, which goes beyond the myths and controversy.

Protecting my small camera for the charching police...

GD





Toi aussi fait ton album pour faire du fric...sous n'importe quel prétexte....soi un rebel esthétique...vends ton image et celle de tes camarades...

beurk...

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31/07/2009

Les mots ont un sens..."La privation de liberté est un acte grave qui doit rester exceptionnel" François FILLON

Piqué chez l'excellent "Plume de Presse" d'Olivier Bonnet.

 

Permalien : http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1186

"Un acte grave qui doit rester exceptionnel", jure-t-il

Fillon et la garde à vue : l’hypocrisie totale

Le syndicat de la magistrature remet les pendules à l’heure

dimanche 26 juillet 2009, par Olivier Bonnet


ff"La garde à vue ne peut pas être un instrument banal de procédure. La privation de liberté est un acte grave qui doit rester exceptionnel", a déclaré le Premier ministre devant la Commission nationale consultative des droits de l’Homme. Il est gentil, François Fillon. Mais il se moque un peu (beaucoup) du monde. C’est comme si, sous l’impulsion de Sarkozy, la droite de laquelle il est un des dirigeants majeurs n’avait pas eu de cesse, depuis 2002, de durcir sans cesse sa politique dans le sens d’une hystérie sécuritaire. Mais trêve d’oiseux commentaires de notre part : le Syndicat de la magistrature, dans le communiqué de presse que nous découvrons via Torapamavoa, remet les pendules à l’heure de façon exemplaire, si bien que nous reproduisons tel quel son réquisitoire.

logo"Manifestement, M. Fillon n’ignore donc pas que la réalité des pratiques policières n’est pas tout à fait conforme aux dispositions de l’article préliminaire du Code de procédure pénale, dont il résulte notamment que « les mesures de contraintes doivent être strictement limitées aux nécessités de la procédure et proportionnées à la gravité de l’infraction reprochée ». De fait, le nombre de gardes à vue a explosé ces dernières années, sans rapport avec l’évolution de la délinquance. Selon les statistiques du ministère de l’Intérieur, il est ainsi passé de 336 718 à 562 083 entre 2001 et 2007, soit une augmentation de 67% (qui dépasse les 70% pour les gardes à vue de plus de 24 heures). Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que les témoignages de gardes à vue abusives se multiplient, suscitant presque toujours l’indifférence des pouvoirs publics. En réalité, tout se passe comme si la garde à vue était devenue, pour reprendre l’expression du nouveau président de la CNCDH , Yves Repiquet, « la moindre des choses ». Ce que ne dit pas M. Fillon, c’est que cette banalisation inquiétante est le résultat d’un double mouvement, étroitement lié au tournant sécuritaire de 2001, qui s’est nettement accéléré avec l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur en 2002 et qui n’a pas cessé depuis : l’accumulation de textes aveuglément répressifs d’une part et la soumission de l’activité policière à la pression statistique de la « politique du chiffre » d’autre part. Lorsqu’on crée sans cesse de nouvelles incriminations de plus en plus floues, lorsqu’on supprime la notification du droit au silence en garde à vue, lorsqu’on augmente la durée de cette mesure (ex : 96 heures en matière de stupéfiants, jusqu’à 144 heures en matière de terrorisme), lorsqu’on diffère l’intervention de l’avocat, lorsqu’on refuse de généraliser l’enregistrement audiovisuel des auditions, lorsqu’on fait de la garde à vue un « indicateur de performance » du travail policier, peut-on encore sincèrement s’étonner de la transformation de cette mesure privative de liberté en « instrument banal de procédure » ? Ce dévoiement n’est pas le produit du hasard, il est le fruit d’une volonté politique, qui est aussi celle de François Fillon. Récemment encore, son gouvernement a d’ailleurs vivement soutenu la proposition de loi de Christian Estrosi visant à créer un délit d’appartenance à une « bande », tellement vague qu’il permettra de placer des personnes en garde à vue sur une simple suspicion d’intention.

gavCe que ne dit pas non plus M. Fillon, c’est que la réalité des gardes à vue françaises est également souvent éloignée de la dernière prescription de l’article préliminaire du Code de procédure pénale : « ne pas porter atteinte à la dignité de la personne humaine ». Ainsi, selon le rapport du Contrôleur général des lieux privatifs de liberté pour l’année 2008, dont on attend toujours la traduction politique, « la plupart des lieux de garde à vue restent dans un état indigne pour les personnes qui y séjournent » et « ce sont, en l’état actuel, les lieux de privation de liberté dans lesquels est la plus malmenée l’intimité des personnes qui y passent ».
Ce qu’oublie enfin de préciser M. Fillon, c’est que les personnes gardées à vue sont systématiquement fichées, sans aucune garantie d’effacement en cas de mise hors de cause. Son gouvernement est d’ailleurs l’auteur d’un récent projet de « loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure » (dite LOPPSI 2) qui permet notamment de maintenir dans les fichiers dits « d’antécédents » des personnes qui, en réalité, n’en ont pas, puisqu’elles ont bénéficié de décisions d’acquittement, de relaxe, de non-lieu ou de classement sans suite pour infraction insuffisamment caractérisée.
En matière de libertés, les mots sont importants, mais les actes davantage."

Pour conclure, si Fillon considère effectivement la garde à vue comme "un acte grave qui doit rester exceptionnel", on attend qu’il donne des consignes en ce sens à son ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, l’homme qui se croit autorisé à commander à la justice, pour mettre un terme à l’inflation obscène qui est survenue depuis des années à la suite de la mise en oeuvre de la politique démagogique (et inefficace) qu’il soutient. Sans compter les scandaleuses bavures au flashball dans l’oeil. Faire mine de s’en offusquer pour la galerie ne trompe personne.

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28/07/2009

Regarde les...ils bougent même plus...salauds de pauvres...

20:33 | Lien permanent | Commentaires (0) |

19/07/2009

Alors que la France n'avait «pas vocation à rester en Afghanistan» en 2007, il semblerait que nous entrons de plus en plus dans une logique de guerre...

 


le jeudi 26 avril 2007 sur France 2

 

 

 

En noir sur blanc sur le site de la défense:


...L’incertitude de l’environnement international montre que l’engagement de la France dans une guerre entre Etats doit encore être envisagée.

La définition du dimensionnement des capacités d’intervention de la France doit donc prendre en compte pour les quinze ans à venir, l’hypothèse d’un engagement lourd...

Un axe stratégique prioritaire

L’axe stratégique principal de la France épouse les contours des risques les plus élevés, de l’Atlantique jusqu’à la mer d’Oman et à l’Océan Indien, à partir duquel des extensions de présence vers l’Asie sont possibles.

http://www.defense.gouv.fr/livre_blanc/les_reperes/l_ambition_europeenne_et_internationale_de_la_france/une_strategie_militaire_actualisee_et_reaffirmee_pour_renforcer_la_liberte_d_action_de_la_france

 

 

Pourquoi cette politique de guerre sans fin ?

 

20:14 | Lien permanent | Commentaires (0) |

18/07/2009

Collaboration

 

 

 

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5 OCTOBRE 1961

 

 

Début octobre, le Comité interministériel décide d’un couvre-feu discriminatoire à l’encontre des Algériens de France (« Français musulmans d’Algérie »), effectif à partir du 5 octobre par cet arrêté préfectoral :

« Dans le but de mettre un terme sans délai aux agissements criminels des terroristes, des mesures nouvelles viennent d'être décidées par la préfecture de police. En vue d'en faciliter l'exécution, il est conseillé de la façon la plus pressante aux travailleurs algériens de s'abstenir de circuler la nuit dans les rues de Paris et de la banlieue parisienne, et plus particulièrement de 20h30 à 5h30 du matin. Ceux qui, par leur travail, seraient dans la nécessité de circuler pendant ces heures, pourront demander au secteur d'assistance technique de leur quartier ou de leur circonscription une attestation qui leur sera accordée après justification de leur requête. D'autre part, il a été constaté que les attentats sont la plupart du temps le fait de groupes de trois ou quatre hommes. En conséquence, il est très vivement recommandé aux Français musulmans de circuler isolément, les petits groupes risquant de paraître suspects aux rondes et patrouilles de police. Enfin, le préfet de police a décidé que les débits de boissons tenus et fréquentés par les Français musulmans d'Algérie doivent fermer chaque jour à 19 heures ».

...

 

Le 17 octobre 1961 avait lieu en plein Paris une chasse aux Algériens menée par la police, faisant plusieurs dizaines de morts. L’indépendance algérienne était alors une certitude, dont le FLN (Front de libération nationale algérien) et le gouvernement français ne négociaient plus que les modalités. La police parisienne, sous les ordres du préfet Maurice Papon, massacra pourtant des Algériens manifestant pacifiquement contre les mesures discriminatoires les touchant depuis plusieurs semaines et pour l’indépendance de leur pays.

 

La parution en 2008 de Paris 1961, ouvrage des historiens anglais Jim House et Neil MacMaster, permet de porter un regard nouveau sur l’événement. D’une part, en l’inscrivant dans un cycle de violences policières débordant largement la seule journée du 17 octobre. D’autre part, en sondant les origines du harcèlement policier et des discriminations subis par les Algériens de Paris – il faut alors mettre l’accent sur le rôle déterminant du préfet de police Maurice Papon et de l’idéologie dont il est le zélé serviteur.

 

...

 

En août 1961, les rafles et les perquisitions s'intensifient, les violences et les détentions arbitraires, au faciès, se multiplient. Ce redoublement de l'offensive policière se produit alors que le F.L.N. a cessé ses attentats à Paris et en banlieue depuis plusieurs semaines. Les attentats de l'O.A.S. deviennent au même moment de plus en plus nombreux, visant parfois des hôtels où vivent des Algériens. Fin juillet 1961, les négociations entre le gouvernement français et le G.P.R.A. ont achoppé sur la question du Sahara, la France contestant la souveraineté du futur État algérien sur cette région. En août 1961, le président Charles de Gaulle est prêt à céder sur cette question d'importance pour relancer les négociations. Il entend en même temps être en position de force pour négocier. C'est le sens de son geste lorsque, fin août 1961, il démet de ses fonctions le Garde des Sceaux Edmond Michelet, favorable depuis longtemps à la négociation avec le F.L.N. Il cède ainsi à la pression de son Premier ministre Michel Debré, lequel est profondément partisan de l'Algérie française. En renvoyant Edmond Michelet, il signifie qu'il accepte le durcissement de la répression contre les " Français musulmans d'Algérie ".

 

Le F.L.N. décide, fin août 1961, de reprendre sa campagne d'attentats en métropole. Les policiers sont visés ; onze d'entre eux seront tués et dix-sept autres blessés de la fin août au début octobre 1961. A la suite de ces attentats, trois organisations syndicales de policiers, dont la principale, se constituent en un " Comité permanent de coordination et de défense " et exigent du pouvoir des exécutions de condamnés à mort et un couvre-feu pour les Nord-africains A partir de septembre 1961, des rafles massives sont organisées. Au cours de ces rafles, des personnes disparaissent. C'est aussi à partir de septembre que l'on commence à entendre parler de cadavres de Nord-africains retrouvés dans la Seine. A la pression des policiers, qui parlent de " se faire justice soi-même ", M. Papon répond par un discours sans ambiguïté : le 2 octobre, aux obsèques d'un policier, il déclare: " Pour un coup rendu, nous en porterons dix ", puis, plus tard, il assure les policiers que, s'ils tirent les premiers, ils seront " couverts ". Le 5 octobre, il instaure un couvre-feu pour les " Français musulmans d'Algérie ". Malgré les dénégations du ministre de l'Intérieur, ce couvre-feu raciste institutionnalise la confusion entre " Algérien " et criminel.

 

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Le 17 octobre 1961, point culminant de la répression policière


Dans la nuit du 16 au 17 octobre, la préfecture de police est informée de la mobilisation clandestine et sait que la manifestation sera pacifique et rassemblera hommes, femmes et enfants. Le 17, des cars de police quadrillent la ville dans la matinée.

En fin d’après-midi, 20 000 à 30 000 Algériens convergent par petits groupes vers Paris par divers moyens de transport. Trois manifestations sont prévues, sur les Champs-Élysées, sur les boulevards Saint-Michel et Saint-Germain, et sur l’avenue de l’Opéra et la place de la République. Les différents convois sont arrêtés, notamment à la hauteur des ponts de Neuilly et Saint-Michel, où les manifestants sont tabassés et jetés dans le fleuve. Des violences ont lieu dans les couloirs souterrains des métros d’où sortent les manifestants (notamment Concorde, Madeleine, Etoile, Opéra). Les armes utilisées sont diverses : crosses d’armes, matraques, « bidules » (longues matraques de bois), mais aussi armes non-conventionnelles comme des manches de pioche et des barres de fer. Les policiers frappent au ventre et à la tête. Dans le quartier latin, de nombreuses balles sont tirées par la police.

Papon suit toutes les opérations et se rend lui-même à l’Etoile pour constater leur « bon déroulement ». Il a aussi connaissance de toutes les liaisons radio de la police, et ne dément pas les faux messages d'information qui circulent, selon lesquels des policiers auraient été tués, ce qui augmente encore plus la violence des policiers contre les manifestants.

Plus de 11 000 Algériens sont interpellés et internés pendant près de quatre jours au Palais des Sports, au Parc des Expositions, au stade de Coubertin, au Centre d'Identification de Vincennes. Dans l’enceinte des lieux d’internement, les violences systématiques continuent et des exécutions sommaires ont lieu. D’autres sont internés dans les commissariats parisiens et même, pour 1 200 d’entre eux, dans l’enceinte de la préfecture, où des policiers dénoncent à France-Observateur l’exécution de 50 Algériens ensuite jetés à la Seine. Les bus de la RATP réquisitionnés par la police pour convoyer les détenus sont rendus couverts de sang.

Les 18, 19 et 20 octobre, les actions prévues par le FLN se déroulent pourtant, et donnent également lieu à une répression policière : grève des commerces brisée par des réouvertures forcées, plus de 2 000 arrêtés lors de manifestations avortées lors desquelles d’autres assassinats sont commis, violences physiques et verbales contre la manifestation des femmes du 20 octobre réclamant l’indépendance de l’Algérie et la libération des hommes – 60% des Algériens de Paris sont alors en détention.


Le mensonge d’Etat et « la construction sociale de l’indifférence »


Plusieurs facteurs font du décompte des morts un exercice particulièrement délicat : disparité de sources souvent mensongères, maquillage des meurtres, le fait que beaucoup d’Algériens ont refusé d’aller à l’hôpital de peur de s’y faire arrêter, etc. Il est cependant incontestable que plusieurs centaines d’assassinats d’Algériens ont été commis par la police en septembre-octobre 1961.

Au lendemain de la manifestation, le bilan officiel est de deux morts algériens. La presse et la préfecture de police parlent de « tirs échangés » entre la police et les manifestants. Des demandes d’enquête sont déposées à l’Assemblée ou au Conseil municipal, mais Papon, secondé par le gouvernement français, contrecarre dès la mi-novembre toutes les demandes d’enquête sur les meurtres tandis qu’il se proclame vainqueur de la « bataille de Paris ». Les plaintes déposées, nombreuses, n’aboutissent pas, et la police saisit en novembre 1961 80 témoignages manuscrits d’Algériens victimes de la répression. L’amnistie prévue par les accords d’Evian du 22 mars 1962 empêche désormais toute plainte. Le mensonge d’Etat, co-construit par le gouvernement, la police, la justice et la presse majoritaire, l’emporte. Maurice Papon demeure préfet de police de Paris jusqu’en 1967.

Pourtant, des protestations ont immédiatement lieu, dès le 18 octobre 1961 : les photos sans appel d’Elie Kagan accompagnent des articles de presse, des médias et des individus indépendants mènent des enquêtes dans les bidonvilles où est fait état de la répression, et deux tracts écrits par des policiers (dont un par le syndicat CFTC) dénoncent la répression menée par leurs collègues sous les ordres de Papon. Mais tout cela demeure bien maigre face à la censure et au mensonge d’Etat.

Bien plus, la gauche française elle-même ne s’approprie pas l’événement, et le Parti communiste français notamment déplace la question de l’indépendance algérienne – revendiquée par tous les manifestants du 17 octobre 1961 – vers la question plus consensuelle de l’antifascisme (lutte contre l’OAS et la fascisation de l’Etat) qui trouve dans le massacre du métro Charonne un événement plus « porteur » (8 manifestants communistes et syndicalistes français anti-OAS y sont tués par la police, le 8 février 1962).

C’est ce que Jim House et Neil MacMaster nomment la « construction sociale de l’indifférence » : « les victimes de la violence d’Etat ne risquaient guère de solliciter la sympathie publique : leur classe sociale tout comme leur origine ethnique les plaçaient en effet au plus bas de l’échelle mouvante de l’outrage moral ».

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L'oubli du 17 octobre 1961 a été pour une part dissipé, grâce à un travail de plusieurs dizaines d'années, mais la " mémoire officielle " qui se construit actuellement est pleine d'ambiguïtés. A ce jour les crimes du 17 octobre 1961 n'ont fait l'objet d'aucune reconnaissance officielle ; aucun monument, aucun lieu de mémoire ne leur est consacré. C'est qu'il y a, de 1961 à maintenant, une certaine continuité des pratiques de l'Etat. Les réseaux étatiques qui ont permis qu'aucun des crimes commis ne reçoive de sanction sont toujours actifs. La réticence de l'Etat et de la société civile à reconnaître les crimes du 17 octobre 1961 témoigne plus profondément de ce que l'histoire de la colonisation reste à faire. Cette histoire n'est pas du ressort des seuls historiens : il appartient à la société toute entière de la mener, car la société toute entière est aujourd'hui encore structurée par cette histoire coloniale.

 

Charlotte Nordmann (enseignante) & Jérôme Vidal

 

 

 

Sources :

http://17octobre1961.free.fr/

http://www.acontresens.com/contrepoints/histoire/5.html

Jean-Luc Einaudi, La bataille de Paris, Seuil, 1991
Jim House et Neil MacMaster, Paris 1961, Tallandier, 2008
Charlotte Nordmann, « Ce qui s’est passé le 17 octobre 1961 »

 

 

La Tordue: "Paris, oct.61".

Paris sous Paris
Paris sous la pluie
Trempé comm’un’soupe
Saoul comm’un’barrique

Notre-Dame est vierge
Mêm’si elle est à tout l’monde
Et malgré son penchant
Pour les cierges

A l’heure où les gargouilles baillent
Le bossu du parvis
S’en va pisser sa nuit
Dans les gogues du diable
Alors bavent les gargouilles
Sur les premières grenouilles
S’entend de bénitier
Bien plus bêtes que leur pied
Qui ne fut jamais pris
O pas de mauvais plis
Dans leur lit refroidi
Tombeau des vieilles filles
Cachot de la vertu
Pourtant pas d’ciel en vue
Surtout pas de septième
Pour ces corps en carême
Au coeur empaillé
Au cul embastillé
A l’abri des bascules
Et à leur grand dam
Qui est tou’minuscule
Ne connaîtront jam-Ais
ni la grâce ni les
Grasses matinées

C’pendant que Paris
Paris sous Paris
Paris Paris saoul
En dessous de tout
Dessaoule par d’ssus les ponts
Que la Seine est jolie
Ne s’raient ces moribonds
Qui déshonorent son lit
Mais qu’elle traîne par le fond
Inhumant dans l’oubli
Une saine tuerie
C’est paraît-il légal


Les ordres sont les ordres
c’est Paris qui régale
Braves policières hordes
De coups et de sang ivres
Qui eurent carte et nuit blanches
Pour leur apprendre à vivre
A ces rats d’souche pas franche
Qu’un sang impur et noir
Abreuve nos caniveaux
Et on leur fit la peau
Avant d’perdre la mémoire.....

Des pandores enragés
Aux fenêtres consentantes
et en passant soit dit
Qui ne dit mot acquiesce
Durent pourtant résonner
De la chaussée sanglante
Jusque dans les Aurès
Leurs cris ensevelis
Sous la froide chaux-vive
D’une pire indifférence
Accompagnée de “vivent
les boules Quiès et la France!”

Croissez chères grenouilles
Que l’histoire ne chatouille
Pas t’jours au bon endroit
O bon peuple françois
Dort sur tes deux oreilles
Mais je n’jurerai pas
Loin s’en faut aujourd’hui
Que l’histoire ne s’enraye
Sous le ciel de Paris.

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