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18/07/2009

police fuites vidéo maison flamande agression militante lille


Communiqué suite à l'agression d'une militante lilloise

Messagede soutien23mai le 11 Juil 2009, 09:44

Le 23 mai 2009 à Lille a eu lieu une manifestation contre la répression d’État qui s’est terminée devant la maison flamande de Lambersart gérée par la Jeunesse Identitaire (groupe d’extrême droite) et Terre Celtique.

Un manifestant ayant enfoncé la porte de cette maison, les forces de l’ordre ont procédé à 26 interpellations. Lors de celles-ci, un agent des forces de l’ordre en civil a photographié un par un les visages des interpellé-e-s au sol. Plus tard, il est passé dans les cellules du commissariat central de Lille et a demandé à chacune des personnes photographiées, à ce moment là placées en garde à vue, leurs noms, prénoms et dates de naissance (renseignements qu’il a noté en dessous des photos).

Le soir même, les personnes présentes devant le commissariat, venus soutenir les interpellé-e-s, ont fait l’objet d’un contrôle et d’une prise d’identité.

Le 3 juin 2009, au Fac bar de Lille 2, a eu lieu une soirée organisée par l’association « gégéne ».Yohan, Pierre et Fatima, présent-e-s le 23 mai à la manifestation, y ont rencontré le trésorier de la Vlaams huis (maison flamande), qui les a menacé de violences physiques, a fait un salut nazi, et a qualifié les manifestant-e-s du 23 de « bisounours ».

Le 9 juin, la maison flamande a mis en ligne une vidéo sur le site youtube : un montage de photos de « black blocs » suivi de photos de l’incident du 23 puis de remerciements adressés aux 26 interpellé-e-s sur la musique du générique des « bisounours » (y figurent prénoms, 1ères lettres des noms de famille, et villes de résidence donnés aux policiers). Soulignons le fait que l’une des interpellé-e-s, originaire d’Italie, habitant en Belgique, a donné comme lieu de résidence le nom de son village italien inconnu des autres interpellé-e-s et manifestant-e-s.

Il se pose alors la question de l’étendue des informations dont dispose la maison flamande ainsi que de leur provenance. Comment ont-ils réussi à accéder à des informations dont l’accès est censé être réservé à la police ?

La vidéo a été retirée d’internet le 14 juin au soir mais a été enregistrée avec des impressions d’écran par des manifestants du 23.

Le vendredi 3 juillet, deux hommes aux crânes rasés ont interpellé et dévisagé devant chez lui Yohan (dont l’identité a été prise devant le commissariat central le soir du 23 mai).

Le lundi 6 juillet 2009, Yohan a effectué son dernier jour de TIG au zoo de Lille (date qu’il a reçue de la médiatrice le jeudi 2 juillet). Il a pris une pause cigarette vers midi et a aperçu les deux hommes du 3 juillet le suivre. A 13 heures il est sorti du zoo, les deux hommes l’ont suivi, interpellé puis poursuivi en courant.

Le même jour, peu avant 20h00 sur le boulevard Victor Hugo à Lille, Hélène (dont l’identité a été prise devant le commissariat central le soir du 23 mai) a été interpellée par deux hommes (dont la description correspond a celle de ceux qui ont suivi Yohan quelques heures plus tôt) alors qu’elle sortait de chez son ami Antoine (interpellé lors de la manifestation du 23). Ils lui ont entaillé plusieurs fois le visage (joue droite et cou) avec un couteau en la menaçant : « C’est de la prévention, la prochaine fois j’appuie plus fort. Tu diras à tes petits copains de se calmer et d’arrêter leurs conneries. ».

Nous déposons donc plainte contre X pour avoir divulguer ou s’être procurer illégalement des informations personnelles sur les personnes mises en garde à vue le 23 mai suite à la manifestation.

Des inculpé-e-s du 23

Par mesure de sécurité, les prénoms des témoins ont été changés.

vu sur

http://lille.indymedia.org/article17047.html


Affaire de la vidéo de la Maison flamande : réactions

vendredi 17.07.2009, 04:49 - La Voix du Nord

|  POLÉMIQUE |

Dans l'affaire des infos personnelles sur les 26 anarchistes interpellés le 23 mai, diffusées sur internet, la Maison flamande de Lambersart et un syndicat policier réagissent.

 

Nous évoquions hier la plainte contre X, auprès du procureur, de militants d'extrême gauche. En effet, le 9 juin, une vidéo a été diffusée sur le lien YouTube de la Maison flamande. Dedans, outre un montage de photos de « Black Blocs », figurent le prénom, la première lettre du nom et la ville d'origine de 26 « autonomes » arrêtés le 23 mai lors d'une manif anarchiste contre la « répression d'État » à Lille.

Celle-ci s'était terminée par des dégradations à la Maison flamande de Lambersart, présentée comme proche de groupes d'extrême droite. Seuls quelques-uns des interpellés ont été poursuivis. Comment ces infos personnelles, dans la vidéo, ont-elles été obtenues ? Par des fuites de la police ou de la justice ? Ou un autre biais ? En tout cas, pas par le dépôt de plainte de la Maison flamande après le 23 mai.

Elle l'a confirmé hier dans un communiqué sur son site. Et elle précise que de toute façon, « aucune donnée confidentielle n'a jamais été obtenue, ni diffusée ». Elle dénonce donc des faits « fictifs » et une « tentative de manipulation » de l'extrême gauche, annonçant avoir déposé plainte contre ces « allégations ».

« Divulgation illégale » ?

 

Pourquoi, alors, la fameuse vidéo, retirée au bout de quelques jours mais téléchargée, et des impressions d'écran montrent-elles sa diffusion sur YouTube avec le logo de la Maison flamande ? Benoît Lecomte, secrétaire zonal du syndicat de police Alliance, estime que « les faits dénoncés peuvent laisser penser à une divulgation illégale d'informations ». Toutefois, insiste-t-il, ces éléments pourraient aussi avoir « une origine extérieure à la police ou à la justice ». Il ajoute : « Ce qui m'a été confirmé, c'est qu'un des membres de la Maison flamande a pas mal de relations, dont certaines seraient "bien placées". » Le syndicaliste rappelle aussi que des policiers sur le terrain lors de la manif du 23 mai ont été photographiés par des « autonomes ». « Ils se sont plaints de la diffusion sur le blog "Résistance et solidarité" » de ces images. Mais, « leur volonté de dépôt de plainte a été stoppée par le parquet ». Un parquet qui a juste indiqué hier, à propos de la vidéo, que « l'affaire est en cours ».

La police n'a pas souhaité faire de commentaires. • B. DU

 

 

21.11.2008

L’extrême neutralité de la maison du peuple flamand.

Het Vlaams Huis.JPGUn portail blanc, une pancarte d'apparence anodine qui annonce simplement : Maison du Peuple Flamand – en flamand, Het Vlaams Huis. Bientôt sept mois que ce local est ouvert à Lambersart, à l'initiative des associations Jeanne de Flandre et Terre Celtique. Une présence de plus en plus contestée. Le 4 octobre dernier, le Comité de Vigilance Antifasciste (CVA – gauche et extrême gauche) manifestait contre la présence de cette maison à la vocation officiellement culturelle. Pourtant, la Maison du Peuple Flamand est à l’origine d’une liste pour les municipales. « Lomme Libre », née officiellement le 29 octobre, se battra pour l’indépendance de Lomme vis-à-vis de Lille.

Côté Vlaams Huis, le bibliothécaire du local feint de s’étonner : « nous avons voulu reconstituer l’ambiance d’un estaminet flamand, avec sa dimension sociale et culturelle ». Les responsables nient tout lien officiel avec les partis politiques : la maison propose des cours de flamand, de sport de combat tel le krav maga, méthode d’autodéfense de l’armée israélienne, ainsi que conférences, aides à la recherche d’emploi, soirées. Autre particularité, elle propose aussi le gîte et le couvert.

Au-delà de la défense de l’identité flamande, s’affiche une volonté de s’impliquer dans la vie sociale de quartiers populaires comme Fives, où le projet d’une deuxième maison « est […] dans les cartons ». Son ouverture « aurait une visée plus sociale que culturelle, contrairement à la maison de Lambersart », indique Virgile.

La politique en filigrane

« Contrairement à ce qui a été raconté, le Vlaams Belang (ndlr : le parti séparatiste flamand en Belgique) ne finance pas la maison » affirme-t-on ici. Il n'empêche, Vladimir Nieddu de l'Union syndicale Solidaires, en demande la fermeture au maire de Lambersart. Le CVA dénonce « un lieu de rassemblement de divers mouvements fascistes qui ne cachent en rien leurs affinités avec la mouvance extrémiste européenne, notamment néonazie ». En effet, malgré ce discours officiellement non partisan, la décoration des lieux est sans équivoque. Des autocollants du parti séparatiste s’affichent sur tous les murs. Difficile dans ces conditions de ne pas supposer une affinité entre ceux qui fréquentent la maison et le Vlaams Belang.

La Maison a par ailleurs invité le 13 septembre le NSV, un  syndicat d’étudiants belges lié au Vlaams Belang, pour boire des bières et chanter en flamand. Mais plus que ça, les sympathies affichées dans la décoration comme dans les discours témoignent d’une identité politique orientée à l’extrême droite : FPÖ autrichien (le parti de Jörg Haider), Ligue du Nord (Italie), nationalisme serbe… La revue des Identitaires, un courant d’extrême droite européen, est à la disposition à côté du bar.

A l’heure actuelle, la Vlaams Huis ressemble à un lieu de rendez-vous de différentes mouvances d’extrême droite plutôt qu’au dernier village flamand qui résiste à l’envahisseur français.

Gaël Lorenz et Elisabeth Laneyrie

 

 

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13:28 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/07/2009

France 2, sponsor officiel de la guerre contre les taliban

vu sur le net !

bravo l'auteur !

 

Ma vie au poste
Le blog télé de Samuel Gontier

Le 15 juillet 2009 à 17h30

Il faut sanctionner l'adjudant Drucker



Je suis arrivé à Télérama à 6 heures du matin. Juste à temps pour le lever des couleurs. Au garde-à-vous sur la terrasse de la caserne, mes camarades et moi avons hissé l'étendard du régiment, un T blanc sur fond rouge. Puis mon capitaine féminin m'a convoqué : « Au rapport ! » Elle exigeait le compte rendu de ma mission d'observation consacrée à Michel Drucker au cœur de l'armée de terre, hier soir sur France 2. Le voici.

Rapport d'observation n° 54854/AH24 – SECRET DEFENSE
10h15, poste d'observation, nom de code : Canapé. Revêtu d'un treillis, je me prépare à la grande soirée de l'adjudant Drucker en regardant le défilé commenté par le 2e classe féminin Drucker – la vocation militaire, c'est héréditaire.

12h30. Pour sécuriser la mission, j'installe un poste avancé (nom de code : Fauteuil). Sur France 2, le défilé est terminé. Le 2e classe féminin Drucker interroge Notre Président dans un brouhaha qui rend ses propos inaudibles. Je retranscris ci-après les passages que j'ai pu décrypter : « Nos soldats »… « Afghanistan »… « Talibans »… « petites filles »… « vernis à ongles »… « mains coupées »… Après recoupements effectués par mes camarades de section, je peux certifier que Notre Président voulait dénoncer une rumeur vieille de quinze ans et notamment relayée par George Bush et Tony Blair, comme l'a montré Christian Salmon dans un article du Monde (le 3 mai 2008) et dans son livre Storytelling, la machine à raconter des histoires et à formater les esprits.

12h38. Mitrailleuse lourde installée dans le poste Canapé. Sitôt que Notre Président a fini de saluer le public massé derrière les barrières, le 2e classe féminin Drucker donne la parole à sa collègue en faction auprès des barrières de sécurité. Elle est chargée d'interroger les personnes qui ont serré la main de Nicolas Sarkozy « Alors, comment c'était, de serrer la main du Président ? » « Alors, vous êtes contents, vous avez serré la main du Président ? » « Alors, ça fait quoi, de serrer la main du président ? »

14h55. Ravitaillement.
Pendant que j'engloutis ma ration, j'en profite pour jeter un œil sur le Tour de France. L'étape est marquée par l'interdiction des oreillettes, qui suscite l'ire de Laurent Fignon : « Faut pas se mettre des œillères ni se voiler la face, l'oreillette est indispensable. » Effectivement, les coureurs, totalement perdus, sont obligés de déplier leur carte Michelin pour trouver leur route, comme le prouve le document ci-après :



20h37. Position de combat.
« Passez une bonne soirée en regardant votre divertissement », indique le sponsor de l'émission. Je suis rassuré. Ce soir, on ne fera pas de politique. Installé dans le jardin des Invalides, l'adjudant Drucker présente ses invités. « On applaudit l'armée de terre. Vous allez comprendre pourquoi cette émission est exceptionnelle. Ce soir, vous allez découvrir ces hommes et ces femmes d'exception. »

20h54. Canon de 120 mm armé. L'adjudant Drucker lance le reportage sur la visite de Gérard Darmon en Afghanistan. L'acteur y a partagé le quotidien de nos soldats, qu'il a voulu « regarder de manière décalée », c'est-à-dire en les faisant pleurer grâce à des vidéos de leur famille qu'il leur fait visionner. C'est beau, toute cette virilité submergée par l'émotion. De retour sur le plateau, l'adjudant Drucker donne la parole à deux militaires qui reviennent de Kaboul : « L'Afghanistan, ça forge le caractère. » Adjudant Drucker : « Merci beaucoup mon capitaine. Grâce à TV5, l'émission est retransmise dans 87 pays ce soir. »


21h16. Lancement d'un drone d'observation pour ne rien rater des discussions. Guy Marchand raconte les bons souvenirs qu'il a conservés de sa guerre d'Algérie : « La Légion, c'est devenu ma famille. » Adjudant Drucker : « Merci infiniment, mon colonel. »

21h26. Installation d'une batterie antiaérienne entre les postes Canapé et la base opérationnelle (nom de code : Buffet). Aux Invalides, Hervé Morin, ministre de la Défense, intervient : « Je voudrais vous remercier pour votre émission. » Adjudant Drucker : « Merci infiniment, mon ministre. » Et, un peu plus tard : « Tous les reportages ont été réalisés par les équipes de l'armée de terre, je vous demande de les applaudir. » Je n'ai pas bien compris. Hervé Morin a remercié l'adjudant Drucker pour une émission que les services d'Hervé Morin ont réalisée. Il aurait pu se remercier lui-même, on aurait gagné du temps.

21h47. La nuit tombe sur les Invalides.
Je chausse mes lunettes à visée nocturne pour la suite de mon observation. Au Liban, la chanteuse Nâdiya découvre que nos soldats sont instituteurs à leurs heures perdues. « Je suis accompagné d'un sergent féminin », explique un militaire en mission dans une école. Puis Nâdiya fait du char Leclerc, « un char exceptionnel ». Pour l'amuser un peu, nos soldats adoptent une conduite sportive avec virages à fond de train et dérapage au frein à main. En plateau, Nâdiya explique : « Je pense que ces hommes-là sont uniques et en cela très courageux. » Et vice-versa. Adjudant Drucker : « Merci beaucoup, mon général. »



21h58. Un char Leclerc
prend position dans mon salon pour sécuriser mon téléviseur. Bixente Lizarazu et Liane Foly participent chacun à des entraînements, l'un avec les forces spéciales, l'autre dans un camp de préparation au combat en milieu urbain. Le treillis leur va très bien, comme le prouvent ces documents :



22h18. Un Rafale arrive en renfort
par la fenêtre pour assurer la couverture aérienne de mon salon. L'adjudant Drucker lance le reportage sur Arielle Dombasle en visite au Tchad. « Le pays est très pauvre, très pauvre, je n'imaginais pas cette misère et pourtant, des pays pauvres, j'en ai vu », témoigne l'actrice. Heureusement, comme en Afghanistan, au Liban ou au Kosovo, nos soldats interviennent pour soigner les habitants dans leurs hôpitaux militaires, rehausser le niveau scolaire, distribuer de l'eau dans les villages et assurer la bonne gestion des orphelinats. « L'aide des pays riches ici se fait criante », résume Arielle Dombasle, avant de chanter dans une magnifique robe. On ne dira jamais assez combien le rose et le kaki s'accordent à merveille.



22h36. Je rampe sous le poste d'observation n°3 (nom de code : Chaise) pour mieux scruter la suite. Le colonel qui commande la mission Epervier remercie l'actrice : « Arielle Dombasle a laissé le souvenir d'une artiste extrêmement simple et au contact particulièrement facile avec tous nos hommes. » Adjudant Drucker : « Merci beaucoup, mon colonel. » Hervé Morin, de retour sur le plateau : « Depuis 1986, la mission Epervier a pour but d'assurer la stabilité du Tchad en maintenant au pouvoir Idriss Déby. Un dictateur qui, en raflant l'intégralité de la rente pétrolière, maintient sa population dans la misère et permet ainsi à Arielle Dombasle de s'extasier sur l'extrême pauvreté des Tchadiens. » Ah, pardon, il y a une erreur dans cette transcription. Sans doute une manœuvre du contre-espionnage soudanais. En réalité, la phrase d'Hervé Morin s'arrête à « stabilité du Tchad ».

22h43. Je rétablis un contact visuel avec l'objectif. L'adjudant Drucker annonce la diffusion d'un entretien avec Notre Président, réalisé quelques jours plus tôt. En voici la transcription (presque) intégrale.
Adjudant Drucker : « Mon général, merci infiniment de me recevoir. Avec la crise, le budget de la Défense sera-t-il pénalisé ? » Au contraire, il sera abondé, répond en substance Notre Président, car « ce que nous investissons dans le militaire sert aussi au civil, je pense notamment au nucléaire ». Etrange. Je croyais que le nucléaire civil n'avait rien à voir avec le nucléaire militaire et que, pour cette raison, on pouvait vendre des centrales à tous les dictateurs de la planète. Mais peut-être que je n'ai pas bien compris, que la transmission a été brouillée par les services secrets nord-coréens.
Adjudant Drucker : « Merci beaucoup mon amiral. Cette année, vous irez à nouveau suivre une étape du Tour. » « Je crois à cette institution qu'est le Tour de France. Dès que j'ai une minute, l'après-midi, je regarde l'arrivée de l'étape ou, si je la rate, je regarde le résumé. »
Adjudant Drucker : « Alors, vous êtes plutôt Armstrong ou plutôt Contador ? » « Je ne vais pas prendre parti, mais Armstrong, après le cancer, à 38 ans, être capable de faire ce qu'il fait, c'est exceptionnel. »
Adjudant Drucker : « Merci infiniment, mon maréchal. Vous allez rouler cet été ? » « Oui, derrière chez nous, il y a un petit col… »
Adjudant Drucker : « Oui, bien sûr, le col de la Mole… » « Je le fais tous les jours quand je suis en vacances. »
Adjudant Drucker : « Je vous remercie beaucoup mon… » « Rompez ! », l'interrompt Notre Président.

Conclusion du Rapport d'observation n° 54854/AH24 – SECRET DEFENSE
Je ne suis pas en mesure d'annoncer si Notre Président sera équipée d'une oreillette dans l'ascension du col de la Mole. En revanche, je suggère de mettre aux arrêts l'adjudant Drucker, qui a bafoué l'honneur et la discipline de l'armée française en ponctuant ses saluts militaires de « mon » (« mon général », « mon colonel », etc.). Or, si le « mon » est de rigueur dans les films américains, il est absolument proscrit au sein de nos unités. Quant au taliban Laurent Fignon, qui affirmait « faut pas se mettre des œillères ni se voiler la face », il conviendrait de lui faire regretter cette provocation.
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Samuel Gontier

 

 

09:37 | Lien permanent | Commentaires (0) |

16/07/2009

Armes à "létalité réduite"... c'est létal, mais en plus réduit...


20 BOULES SELF-GOMM
18 MM
Boutique Airsoft Armes à blanc Pistolets Revolvers d'alarme 9mm 6mm Arbalètes Flèches
Boules de caoutchouc
Balles caoutchouc

20 BOULES CAOUTCHOUC

Calibre

- boules caoutchouc diamètre 18 mm
- à utiliser avec le lanceur de balles
caoutchouc : cliquez-ici
- met l'agresseur au sol
- ne pénètre pas dans le corps
- à utiliser avec une cartouche à blanc comme propulseur

Diamètre 18 mm
Matière

Caoutchouc

livraison express en 24 heures
Nous livrons dans le MONDE ENTIER.
Les délais de livraison hors France peuvent varier en fonction des pays.

 

Durée du marché ou délai d'exécution :
INFORMATIONS SUR LES LOTS
Lot n° 1

 

Intitulé :
Accord-cadre mono-attributaire de lanceurs de balle de défense (LBD) de calibre 40 x 46 mm
1) Description succincte :
Arme à létalité réduite.
Capacité de propulser aisément un projectile à énergie cinétique (et à létalité réduite) en "tir direct" à des distances comprises entre 10 et 40 mètres, qui délivrera à l'impact une énergie de choc suffisante pour faire stopper les agissements d'un individu préalablement ciblé et identifié comme présentant une menace réelle et grave pour les forces de l'ordre.
Arme également en mesure de tirer des munitions de 40X46 mm de type " militaire " en tir courbe pour les besoins opérationnels spécifiques de la gendarmerie nationale.
2) Classification CPV (vocabulaire commun pour les marchés publics)
29600000.
3) Quantité ou étendue :
Voir paragraphe II.2.1. du présent avis
4) Indications quant à une autre durée du marché ou à une autre date de commencement/d'achèvement
5) Informations complémentaires sur les lots
Remarque :
- Aspect général du LBD : Pour la police nationale et l'administration pénitentiaire, la couleur dominante sera exclusivement le jaune vif pour la majeure partie des matières synthétiques composant le LBD. En revanche, pour la gendarmerie nationale, le LBD sera exclusivement de couleur noire.
- Le LBD devra être également en mesure de tirer des munitions de 40X46 mm de type " militaire " en tir courbe pour les besoins opérationnels spécifiques de la gendarmerie nationale.
- Le titulaire du lot 1 (LBD) fournit une prestation de formation technique des personnels "armuriers" de chacune des administrations précitées.
Lot n° 2

 

Intitulé :
Accord-cadre mono-attributaire de désignateurs d'objectif électroniques (DOE)
1) Description succincte :
Equipement du LBD.
Mode "passif" (sans projection de point sur la cible) pour optimiser la précision intrinsèque du vecteur propulseur à des distances élevées (10 à 50 mètres).
Mission : simplifier, voire accélérer (le cas échéant) la prise de visée sur une cible identifiée comme telle, dans des conditions de luminosité diurnes ou nocturnes, et par toutes les conditions climatiques (forte chaleur, grand froid, pluie, neige) sans présenter aucune défaillance ou incapacité technique.
2) Classification CPV (vocabulaire commun pour les marchés publics)
29600000.
3) Quantité ou étendue :
Voir paragraphe II.2.1. du présent avis.
4) Indications quant à une autre durée du marché ou à une autre date de commencement/d'achèvement
5) Informations complémentaires sur les lots
Pour tous les services coordonnés, le DOE sera intégralement de couleur noire.
SECTION III : RENSEIGNEMENTS D'ORDRE JURIDIQUE, ECONOMIQUE, FINANCIER ET TECHNIQUE
III.1) Conditions relatives au contrat
III.1.1)
Cautionnement et garanties exigés :

III.1.2)
Modalités essentielles de financement et de paiement et/ou références aux textes qui les réglementent :
Avance : Sauf renonciation expresse du titulaire, celui-ci a droit au versement de l'avance prévue à l'article 87 du code des marchés publics : 5 % du montant (T.T.C.) De chaque bon de commande d'un montant supérieur à 50 000,00 EUR (H.T.) et d'une durée d'exécution supérieure à deux mois tel qu'indiqué au 3° du II de l'article 87 dudit code.
Délai global maximum de paiement des sommes dues : 45 jours.
Imputation budgétaire :
1) Police nationale : (Mission : Sécurité ; Programme : Police nationale ; Action : commandement, formation et logistique PN ; BOP 1 : Commandement, soutien et logistique )
2) Gendarmerie nationale : Ligne LAR 001 I5.
3) Administration pénitentiaire : Compte PCE : 21717 ; code programme : 107 ; article de regroupement : 02.
III.1.3)

 

ARMES%20A%20LETALITE%20REDUITE.pdf

 

NA_2009-02-13_FR_L-MAMPAEY.pdf

 

Article 122-5

N'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle-même ou d'autrui, sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte.
N'est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l'exécution d'un crime ou d'un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu'un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l'infraction.

Article 122-6

Est présumé avoir agi en état de légitime défense celui qui accomplit l'acte :
1° Pour repousser, de nuit, l'entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité ;
2° Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.

Article 122-7

N'est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace.
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21:41 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Au Bar Tabasse Compagnie Républicaine de Sécurité

avenue de la Paix.jpg

6 CRS de Dijon poursuivis pour violences

AFP
15/07/2009 |

Six CRS de Dijon accusés d'avoir agressé des jeunes à l'aide de matraques et gaz lacrymogène à la sortie d'une discothèque à Wormhout (Nord) dans la nuit du 12 au 13 juillet comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Dunkerque (Nord), a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.Les mis en cause répondront, le 4 septembre, de violences sans ITT, en réunion, avec armes et préméditation, et dégradations en réunion. Ils encourent un maximum de 7 ans de prison.

Selon le parquet de Dunkerque, huit CRS âgés de 25 à 35 ans environ et quatre jeunes d'une vingtaine d'années se sont invectivés à l'intérieur de la discothèque "Le Kreul Hoeck", sur la commune de Wormhout, dans des circonstances qui demeurent confuses.Six des huit CRS ont ensuite quitté la discothèque pour aller chercher des "tonfas" et des bombes lacrymogènes sur le lieu de leur cantonnement.De retour au "Kreul Hoeck", ils ont reconnu avoir attendu la sortie des jeunes. Après avoir brisé les vitres de leur véhicule, ils ont aspergé ses occupants de bombe lacrymogène.

"Le véhicule est hors d'usage et les trois jeunes ont été blessés" légèrement par les gaz, l'un d'eux ayant également reçu un coup de tonfa, selon le parquet.Les six CRS ont été interpellés lundi matin après un dépôt de plainte des victimes. Placés en garde à vue, ils ont reconnu les faits, commis, selon eux, sous l'emprise de l'alcool. Ils ont été libérés mardi midi. Des renforts de CRS sont mobilisés dans les départements côtiers du nord de la France pendant tout l'été pour assurer en particulier la surveillance des plages et des autoroutes.

Copie de crs .JPG

19:02 | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/07/2009

La seule musique qu'ils aiment, elle vient de là, elle vient du Flouze

 

johnny_sarko.jpg

 

On fait fifty/fifty ?

 

 

 

BAL POPULAIRE - Le président aurait imposé son camarade chanteur en tête d'affiche d'un grand concert gratuit le soir de la Fête nationale...

Le chef de l’Etat, avocat de profession, semble attiré par un autre job tout aussi intéressant: programmateur de concerts. En 2007, on sait qu’il avait fortement soutenu l’organisation d’un gigantesque concert de Michel Polnareff sous la Tour Eiffel pour accompagner les cérémonies du 14-Juillet, devant une assistance de près d’un million de personnes.

Cette année, Nicolas Sarkozy a sa petite idée pour la tête d’affiche musicale de la Fête nationale, et selon lepoint.fr, il a fait le forcing pour elle. Il aurait choisi Johnny Hallyday, un proche depuis de longues années, et un soutien électoral lors de la dernière campagne. Johnny et Laeticia faisaient notamment partie des invités à la petite sauterie au Fouquet's le soir du second tour victorieux de Nicolas Sarkozy.

Près de 500.000 euros de cachet pour l'idole des jeunes?

Comme en 2007, l'organisation du concert du 14-Juillet a été confiée au producteur Jean-Claude Camus, selon lepoint.fr, dans le cadre d'un accord de gré à gré (sans appel d'offres). Le budget du ministère de la Culture et de la Communication sera utilisé au titre des «fournitures pour les fêtes nationales». Le coût de la soirée atteindrait 1 million d'euros, dont la moitié environ pour Johnny, plus que pour le pourtant très rare Michel Polnareff en 2007 (315.000 euros).

Johnny risque donc d’Allumer le feu (d’artifice?) l’été prochain, mais aussi d’attiser une bonne controverse sur l’utilisation de l’argent public, sachant qu’il a émigré en Suisse à l’hiver 2006 pour des raisons financières. Un Johnny peu amène s'était ainsi confié début mars au journal helvète «Le Matin»: «En France, on ne peut plus exprimer ce qu'on pense. C'est terrible. On est taxé sur ses opinions. Pour un pays qui proclame liberté, égalité, fraternité, ça me surprend. Mais elle est où la liberté, là?»

Avant de passer à la question qui fâche: «Je suis d'accord de payer des impôts, mais il y a une limite», . «Avant, je versais plus de 70 %. Avec ce que j'ai payé dans ma vie, j'aurais pu faire vivre plusieurs familles pendant des générations.»

Oh Marie, si tu savais, tout le mal que le fisc me fait.

 

 

article_11sarkohallyday.jpg

 

Toi tu sait prendre l'argent !!!!

 

 

 

A peine installé en Suisse, Johnny Hallyday a déjà accordé une interview à la presse de son nouveau p

ays d'accueil. Dimanche dans l'hebdomadaire Le Matin Dimanche, il affirme que le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a approuvé son exil fiscal vers la Suisse. "Il m'a dit: 'Ecoute Coco, t'avais envie de le faire, tu l'as fait, t'as bien fait'", rapporte le chanteur dans cet entretien.

Le rocker, installé depuis mercredi dans son chalet de Gstaad, une station de ski huppée de l'ouest du pays, estime que la polémique provoquée par son départ pour la Suisse "ne fait pas de mal" à Nicolas Sarkozy. "Je suis de son côté et je crois sincèrement qu'il est le seul à pouvoir faire avancer les choses", déclare Johnny Hallyday pour renouveler son soutien au candidat UMP dans la course à la présidentielle.  Le chanteur espère seulement que la controverse à son sujet "fera réfléchir les Français" sur fiscalité. "Il est clair que cette polémique a été lancée par la gauche. Mais vous verrez qu'au bout du compte ça la desservira", pronostique la rock star.

Six mois et un jour

Interrogé par Le Matin qui lui demande s'il payera 200.000 ou 300.000 euros d'impôts en Suisse, Johnny Hallyday assure que ce sera "davantage". "Ca va quand même faire une différence énorme avec la France", assure le chanteur, qui précise qu'il est taxé à hauteur de 72% dans l'Hexagone. En Suisse, il a négocié avec les autorités un "forfait fiscal", un dispositif destiné à attirer les grandes fortunes et dont bénéficient plus de 3.000 étrangers installés dans le pays. En vertu de ce système, le contribuable est imposé sur son train de vie. Le fisc prend ainsi comme base minimale d'imposition cinq fois la valeur locative annuelle de la résidence principale.

Johnny Hallyday rapporte que son inscription en tant que résident à Gstaad est chose faite depuis mercredi et qu'il restera sur place au moins six mois et un jour par an, comme l'exige le fisc français. Le dispositif du forfait fiscal lui interdisant de travailler en Suisse, Johnny précise que le cachet de son concert prévu le 27 février à Fribourg ira à une oeuvre de charité.

(D'après agence)

 


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Il m'a dit que moi aussi je devrais changer...

 

 

 


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Les douceurs "dévoilées" du le net...ou comment apprendre à lire la toile

Comment ne pas vous prendre les pieds dans le tapis:

Vendredi 10 Juillet 2009 :: Article11 :: RSS

Pour un blogueur, cool d'être repris ? Ça dépend… Quand c'est un site d'extrême-droite qui fait main basse sur votre prose, le truc paraît tout de suite moins sympathique. Surtout quand le mec se permet de remanier le billet tout en conservant votre signature… Qu'importe : c'est l'occasion d'une petite plongée dans la nouvelle extrême-droite, galaxie très disparate qu'un même antisémitisme camouflé en antisionisme réunit.

Ne pas se fier à son intitulé : le site Tout Sauf Sarko [1] n'a rien de sympathique. Il appartient à une étrange nébuleuse, celles de blogs et sites clairement d'extrême-droite mais surfant - pour avancer à couvert - sur un antisémitisme déguisé en antisionisme et sur la reprise de quelques-uns des combats de la gauche. Sans doute pour ça qu'Article11 a l'insigne déshonneur de s'y trouver placé en lien, avec cette présentation biaisée : « Site non conformiste de qualité, plutôt de gauche… » [2] À nos côtés, voisinage fantastiquement déplaisant, des liens vers Égalité&Réconciliation, « le site des amis d'Alain Soral », vers La Banlieue s'exprime, « le site de l'association du même nom », vers le site du Mouvement des damnés de l'impérialisme ou vers VoxNR, présenté comme « le site de la résistance européenne ». En haut de cette liste de liens, tous d'extrême-droite, ce petit message : « De gauche ou de droite, peu importe, ce sont des sites qui vont dans un bon sens, celui de la résistance : des faits, des analyses, des argumentaires, du matériel à télécharger etc… »

*

Alors ? Pour être franc, qu'un site facho place A.11 en lien nous en touche une sans bouger l'autre… Logique : on sait pourquoi on se bat et on connaît nos ennemis. L'extrême-droite, qu'elle se présente sous un jour classique ou sous une forme remaniée - façon combat contre la mondialisation et le sionisme -, reste pour nous une bête à abattre. Purement et simplement.
Bien plus désagréable par contre - parce que cela revient à brouiller les cartes et à dénaturer l'identité numérique - est la fâcheuse habitude du webmaster du site Tout Sauf Sarko de copier-coller sur son site certains des billets publiés sur Article11 : en date du 9 juillet, il en est deux à figurer sur sa page d'accueil : "De l'art de bourrer les urnes par la bande : l'enfumage électoral pour les nuls", par Lémi, et "Il mérite un maroquin ! Ode à Eric Raoult…", de moi. Le bougre se permet aussi d'en modifier des passages, transformant par exemple le titre de mon billet sur Eric Raoult en : "Il mérite un maroquin ! Ode à Éric Raoult… Ancien d'Ordre Nouveau devenu, comme d'autres, pourceau de l'UMP."

Pis : le webmaster rajoute aussi des phrases et des notes de son cru. Tout en gardant la signature de l'auteur d'origine… Ainsi le billet sur Raoult, signé JBB en ouverture et linké Article11 en fin de texte, se voit crédité d'une note renvoyant à une vidéo du Parti antisioniste et présentée comme faisant partie intégrante de mon billet. Très déplaisant.

Bien évidemment, le webmaster de Tout Sauf Sarko sait ce que je pense de ses pratiques et de ses idées. Mais il n'en a cure. Pourquoi s'embêter ? Enregistré aux États-Unis, ainsi que le confirme WhoIs, il sait qu'il peut faire ce qu'il veut sans risquer grand chose.

*

C'est désagréable, donc. Mais soyons francs : ça ne nous empêchera pas de dormir.
Par contre - et c'est là beaucoup plus intéressant - la pratique de Tout Sauf Sarko est emblématique. Parfait symbole du hold-up sur les valeurs de la gauche qu'un certain nombre d'activistes d'extrême-droite tentent de réaliser, histoire de brouiller les pistes et de ratisser large. Incarnation de ce remue-ménage qui s'opère dans la sphère facho, où de nouveaux-venus se réunissent sous la bannière de l'antisionisme et de la lutte contre ce qu'ils appellent "mondialisme". Et illustration idéale de l'étrange marigot idéologique - à base d'antisémitisme et d'anti-impérialisme - que concoctent jour après jour les sorciers-plus-du-tout-apprentis de La Banlieue s'exprime, du Centre Zahra, du mouvement de Kemi Séba ou - versus institutionnel à destination des urnes - de la liste antisioniste menée par Dieudonné aux dernières élections européennes. L'occasion, donc, d'un bref passage en revue de ces nouveaux et étranges soldats de l'extrême-droite.

*
Activisme sur internet

Qu'est-ce qui peut bien réunir l'agitateur antisémiste Dieudonné, les communautaristes extrémistes de La Banlieue s'exprime, les intégristes chiites du Centre Zahra, les nationalistes rouges-bruns d'Egalité & Réconciliation menés par Alain Soral, les "ethnodifférencialistes" banlieusards des Damnés de l'Impérialisme (anciennement Tribu Ka de Kémi Séba) et même le journaliste dévoyé et complotiste Thierry Meyssan (Réseau Voltaire) [3] ? Tous partagent un même antisémitisme, camouflé en antisionisme. Un combat commun qui leur permet de marcher main dans la main, en dépit de leurs profondes différences et contradictions. Et qui constitue un point de rupture évident avec une partie de l'extrême-droite dite traditionnelle, chez qui la peur du musulman restera toujours plus forte que celle du juif. On imagine mal, par exemple, les bas-du-front classiques, qui cultivent depuis vingt ans la haine des immigrés et de l'Islam, reprendre à leur compte cette phrase du nationaliste Alain Soral : « La culture musulmane, elle, ne produit pas des délinquants drogués et suicidaires, mais des hommes élevés dans des valeurs. Des valeurs de dignité et de respect qui ressemblent beaucoup, finalement, à celles qu'on inculquait aux hommes de France, et à moi-même, avant la déferlante du néo-matriarcat à l'américaine importé par mai 68. »

Illustration de l'alliance de fait de ces groupuscules, le débarquement d'une partie de leurs militants à la manifestation de soutien à Gaza organisée le 24 janvier dernier, à Paris. Quelques dizaines de membres d'Égalité & Réconciliation, du Centre Zahra et des Damnés de l'Impérialisme ont tenté de se joindre au cortège. Nationalistes crétins, chiites intégristes et gros bras du MDI, ils ont heureusement été virés de la manif à grands coups de pied au cul par le service d'ordre et les antifas.

Cette cohorte de groupuscules s'est récemment trouvée une façade institutionnelle, grâce la liste antisioniste lancée par Dieudonné aux Européennes. Financée par l'ancien imprimeur du FN, Fernand Le Rachinel, désormais en rupture de ban avec le parti de Jean-Marie Le Pen après une histoire de gros sous, celle-ci réunissait notamment, outre Alain Soral et Yahia Gouasmi (directeur du Centre Zahra), quelques personnalités déviantes, façon Emmanuelle Grilli (militante du Renouveau français, organisation catholique nationaliste), Schepens Charles Alban (président de l'association Fraternité francro-serbe et habitué du Kop de Boulogne), Ginette Hess-Skrandani (exclue des Verts en 2005 pour sa proximité avec des négationnistes) ou encore Ahmed Moualek, président de La Banlieue s'exprime [4]. Tous faisant front commun pour dénoncer les « esclavagistes » du « système sioniste » et fustiger un lobby qui, affirme Yahia Gouasmi, « exerce une pression permanente sur les médias, l'enseignement, la classe politique … ».
Finalement, la liste - c'est la seule bonne surprise des Européennes - n'aura que peu séduite ces électeurs déclassés et exclus auxquels elle prétendait s'adresser : présente uniquement en Île-de-France, la Liste antisioniste n'y a obtenu que 1,30 % des suffrages, avec une pointe à 2,83 % en Seine Saint-Denis. Son meilleur score a été réalisé à Gennevilliers, avec 6,35 % des voix.

Une (omni)présence sur le net

Habituée à travailler ensemble, présente aux élections, cette mouvance est logiquement présente sur le net, où elle se retrouve et s'informe en des lieux très ciblés, ni sites d'extrême-droite "classiques" (c'est à dire d'abord axés sur l'identité nationale et la dénonciation de l'islam, à l'image de FdSouche ou de Novopress), ni membres de la réacosphère (dont le blog collectif CulturalGangBang - qui cite en liens aussi bien CQFD, Actu Chômage, Le Plan B, Article11, l'Observatoire du Communautarisme que toute une galaxie de blogs très très marqués à droite - est un parfait exemple).
Non. Eux fréquentent une galaxie de sites plus ou moins amateurs qui, pour une bonne part, accordent une large couverture au conflit israélo-arabe, à l'actualité iranienne, à tout ce qui peut rentrer dans la case "actualités juives", aux thèses complotistes, ainsi qu'à tous les mouvements de libération et gouvernements non-alignés sur lesquels ils pensent pouvoir faire main-basse. Une orientation parfaitement incarnée par la page d'accueil de la liste antisioniste, laquelle met en exergue des citations de Mahmoud Ahmadinejad, de Soral, de Dieudonné, de Meyssan [5] et… d'Hugo Chavez et d'Evo Morales [6].

Comme tête de ponts de cette galaxie, des sites comme Alter Info, VoxNr, qui se veut « le site quotidien de référence des nationalistes-révolutionnaires et solidaristes européens » et est animé notamment par Christian Bouchet (ancien du MNR se définissant en « référence au nationalisme révolutionnaire, au courant rouge-brun, au national-bolchévisme ») et par Philippe Randa (ancien du Parti des forces nouvelles et confodateur du bimensuel d'extrême-droite Flash infos Magazine), ainsi que le site GéoStratégie [7], le site Mecanopolis et toute une palanquée de blogs louches et plus ou moins élaborés. On y retrouve aussi tous les sites des groupuscules politiques cités plus haut, ainsi que celui du Réseau Voltaire.

 

Le prétendu combat contre la mondialisation

Ce n'est pas nouveau : une partie de l'extrême-droite a toujours teinté ses discours d'un pseudo-altermondialisme. Une lutte prétendue contre le capital qui, hier comme aujourd'hui, est d'abord marquée de l'obsession antisioniste : puisque les lobbys juifs sont partout et contrôlent la finance, les médias, les institutions internationales, la "résistance" (terme utilisé à toutes les sauces au sein de cette mouvance) se teinte forcément de références plus ou moins avouées à la lutte des classes et à l'anti-impérialisme. La crise n'a fait qu'encourager cette tendance à la récupération d'une partie des thèmes traditionnels de la gauche, autant parce que les groupusculaires d'extrême-droite ont senti qu'il y avait là une opportunité de rallier de nouveaux adhérents que parce que l'écroulement partiel du système financier s'intègre parfaitement dans leur schéma d'explication du monde.

Cette récupération du combat anticapitaliste est chose d'autant plus facile qu'une partie des meneurs des groupuscules de la nouvelle extrême-droite sont passés par la gauche. Ainsi de Dieudonné qui, jusqu'à la fin des années 1990, se disait partisan de la régularisation des sans-papiers, du droit de vote des immigrés et du droit au logement, ainsi qu'artiste engagé contre le Front national qu'il considérait comme un « cancer ». Ainsi - encore bien davantage - d'un Alain Soral, qui se prétend très marqué par la lecture des œuvres marxistes et fut membre du PCF de la moitié des années 1980 à 1993 : candidat de la liste antisioniste, il affirmait il y a quelques mois défendre « les travailleurs français (…) face à l'entreprise de destruction par le capitalisme mondialisé ». Ainsi - enfin - d'une Ginette Hess-Skrandani, longtemps membre des Verts avant d'en être exclue.

Quant au Centre Zahra, à La Banlieue s'exprime et aux Damnés de l'Impérialisme, c'est la lecture communautariste de la société, la prétendue défense des exclus - banlieusards et immigrés - et la revendication d'une sensibilité tiers-mondiste, le tout combiné à une vision complotiste faisant du « lobby juif » le responsable de tous les malheurs du monde, qui explique leur flirt occasionnel avec le vocable ou les valeurs de la gauche. Révélateur à cet égard est un communiqué (en date du 8 juillet) du bureau politique des Damnés de l'Impérialisme faisant part de la nomination d'un certain Thomas Demada à la tête de « sa branche francophile » :

Un “job” taillé sur pièce pour Thomas Demada, ancien responsable Grand Est d'E&R et actuellement éducateur social dont les origines (de mère catholique-française de souche- et de père musulman d'origine bosniaque) illustrent à merveille le néo-humanisme du XXIe siècle tant prôné par le MDI, écrivent les membres du bureau politique.
Passionné des grands mouvements de libérations tiers-mondistes d'Afrique, d'Amérique-Latine ou encore du monde arabe, Demada incarne cette nouvelle génération de responsables politiques férocement attachés à l'idéal de justice et de fraternité entre les peuples.
A son image, la branche francophile s'efforcera de faire en sorte qu'amour du pays et de ses traditions ne riment plus avec détestation et sentiment de suprématie envers les autres peuples. Une éthique de l'engagement politique qui permettra désormais aux noirs, arabes et français d' avancer à l'unisson contre l'impérialisme et le néo-colonialisme.

On s'y tromperait, n'est-ce pas ?

Oui. Et c'est bien l'intention des amis de Kémi Séba, eux qui ne souhaitent rien tant qu'entretenir la confusion. Un point que soulignent, à juste titre, les rédacteurs du dossier sur les nouveaux antisémites paru dans Barricata :

En se positionnant comme les seuls rebelles face au « système », ces mouvements renouent avec un discours teinté d'anticapitalisme et d'antisionisme qui cultive une ambiguïté malsaine. En désignant les « Juifs » comme responsables de la crise, ces associations entendent souffler sur les braises encore vivaces d'un antisémitisme historique qui ne demande qu'à reprendre corps dans la société française et sur fond de conflit israélo-palestinien parmi les populations issues de l'immigration. Le délitement des solidarités de classe remplacées dans certains quartiers par un repli communautaire ou individualiste dans un contexte de destruction des droits sociaux est un terreau propice au développement de telles idéologies.


[1] Tous les sites cités en ce billet sont linkés. Je n'ignore pas la réaction de bon nombre d'entre vous, convaincus que rien ne sert de leur faire de la publicité - même minime - en renvoyant sur leur page d'accueil. Mais il me semble indispensable de renvoyer aux sites quand on souhaite informer.

[2] « Plutôt de gauche » ? Et mon cul, c'est du poulet ?

[3] Un dossier fort complet sur ces groupuscules et sur les nouveaux antisémites a été publié dans Barricata et est consultable sur le blog antifasciste RLF-MLV : pour en lire les différentes parties, naviguez dans la liste d'articles, en bas à gauche.

[4] Ici encore, j'ai pioché dans les informations disponibles sur le site RLF-MLV. Merci à eux.

[5] Rappelons que Thierry Meyssan a notamment participé à un fort curieux voyage d'étude au Liban en 2006, organisé par Frédéric Chatillon, ancien militant du GUD, joyeuse excursion qui a vu l'animateur du Réseau voltaire arpenter les rues de Beyrouth avec Dieudonné, un conseiller régional FN et un journalisme de Minute. Oui : le complotisme mène à tout…

[6] Sacrilège des sacrilèges… Lémi, si tu lis ces lignes, tente de contenir ta fureur.

[7] Lequel propose notamment une interview du terroriste Carlos, avec cette précision en introduction : « Pour certains, c'est un terroriste condamné par la justice française à la réclusion criminelle à perpétuité, pour d'autres, il incarne la plus pure figure du soldat politique et du résistant antisioniste. »

[8] Et non Meyssan, comme indiqué précédemment par erreur.

(Lire la suite) JBB De l'art de bourrer les urnes par la bande : l'enfumage électoral pour les nuls par Lémi

 

Bravo pour le boulot !!!!!

18:40 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Hélicoptère Pecotox Air abattu-SMP-Afghanistan-crash-chopper

Un hélicoptère "civil" abattu par un missile en Afghanistan



Les talibans ont revendiqué la destruction d’un hélicoptère de transport qui s’est écrasé dans la province du Helmand, dans le sud afghan, mardi matin, provoquant la mort d’au moins six Ukrainiens.

Cet hélicoptère MI-26 appartenant à une société civile moldave, Pecotox Air, participait à une mission de transport pour le compte des forces internationales en Afghanistan.

La société Pecotox Air n’est pas inconnue. Elle a déjà fourni des hélicoptères MI-8 aux forces européennes engagées au Tchad. Ces appareils opéraient en particulier en soutien du contingent irlandais de l’Eufor, via un contrat passé avec une société britannique, Air Partners Commercial Jets.

Ce qui est surprenant, toutefois, c’est que l’UE et l’Otan choisissent d’utiliser les services d’une société épinglée en juin 2007 par la Commission européenne. La Commission estimait que les autorités moldaves faisaient preuve d’un réel laxisme envers huit sociétés dont Pecotox Air qui ne respectait pas les consignes de sécurité et les réglementations. La Moldavie avait dû retirer leurs agréments à ces sociétés.

Pourquoi alors recourir aux services d’une société dont la fiabilité est discutable ? Les forces de la coalition souffrent d’un déficit chronique d’hélicoptères en Afghanistan. La faute à la multiplication des théâtres d’opérations, au vieillissement des flottes et aux indisponibilités des matériels ; les Britanniques ont 500 hélicoptères sur le papier et seulement 30 en Afghanistan ! Les flottes dont disposent les Américains et le contingent de l’Isaf sont, en outre, composées d’appareils de combat, de liaison et de transport. Or, les hélicoptères de cette dernière catégorie font cruellement défaut sur tous les théâtres d’opérations extérieures. Les Européens en ont fait l’expérience au Tchad où les hélicoptères étaient rares ou bien inadaptés aux conditions exigeantes du désert.

En Afghanistan, pour pallier le déficit d’appareils militaires, les Américains et l’Otan font appel à des sociétés civiles dont ils louent leurs engins et leurs équipages. Aux contrats déjà passés depuis 2005 avec les sociétés Hummingbird, Jingle Air, EP Aviation ou Presidential Airways, s’ajoutent désormais ceux de Canadian Helicopters et d’Evergreen Helicopters (ce dernier contrat couvre la période 2009-2013 et sa valeur est de 158 millions de dollars).

 

 

De la Kleptocratie à l’insécurité des populations

mercredi 9 août 2006.

Félicitations à la kleptocratie congolaise ! Le régime des Cobras vient d’interdire aux compagnies aériennes du pays l’exploitation des cercueils volants de type Antonov 24. Dis donc, ça tombe bien.

Ce n’est pas seulement que ces vieux rescapés de l’empire soviétique - on parle des avions bien entendu - ne cessent de coûter la vie aux sujets de la sous-région. C’est que depuis mai de cette année, et contre toute attente, on dispose de l’outil idéal pour contrôler la bonne application de cette interdiction : le Forest Stewardship Council (FSC), personne morale plus performante que n’importe quel ministère.

Voici le premier Antonov 24 qui vient à l’esprit de tout fan de la forêt congolaise : Immatriculé en Moldavie (ER-AZM), cet avion poubelle d’Aéro-Service Congo se trouve sur la piste de la Congolaise industrielle des bois (CIB) à Pokola. Daté du 5 mai 2006, le cliché n’a rien de confidentiel. Il figure dans le beau bouquet de cartes postales que propose le Tropical Forest Trust (TFT) sur son site web depuis l’annonce de l’octroi à la Congolaise d’un écolabel FSC le 25 mai. Plutôt bien disposé envers l’industrie du bois, le très british TFT se charge de la promotion de l’image de la CIB, parfois écornée dans le passé.

Disons-le entre parenthèses, nous avons récemment émis quelques doutes sur le goût de certaines des autres photos que le TFT s’est précipité d’utiliser pour mieux vendre son produit : des dizaines de gros plans de jeunes enfants de la base-vie du chantier, jouant à cache-cache avec la caméra. Une esthétique qui ne laisse guère deviner que la concession en question a été dénoncée à deux reprises en 2005 comme un véritable foyer de violations des droits de l’homme. Les « écogardes » de la Wildlife Conservation Society (WCS) - organisme américain plutôt bien disposé envers l’industrie du bois - seraient une « milice privée qui ne dit pas son nom ». Ils sont accusés de passer régulièrement à tabac les pygmées Mbendjele locaux, et ceci « pour le seul fait d’être Mbendjele ». Confronté au cas d’un vieux monsieur qui aurait perdu des dents lors d’une rencontre de ce genre, le directeur de la WCS Congo réplique, après enquête, qu’il ne s’agissait en fait que d’une seule dent, et qu’elle était déjà pourrie.

Peu effrayé par de telles précisions, le FSC ne voit aucune raison, courant mai 2006, de ne pas accorder sa bénédiction à l’entreprise postulante. Forcément, il fait confiance à son certificateur, la redoutable SGS, d’avoir vérifié le respect d’au moins le tout premier critère du tout premier principe FSC : pour être labellisée une société forestière doit d’abord

« [...] respecter toute loi nationale et locale, et toute réglementation administrative. »

C’est dans cette contrainte que nous croyons entrevoir le salut in extremis de l’état de droit congolais. Des gueules cassées en pleine forêt, ça peut se cacher ; l’atterrissage d’un Antonov 24, beaucoup moins. Si jamais un Antonov se pointait de nouveau à la CIB, même le FSC aurait du mal à se voiler la face devant l’évidence... écrasante. Nous allons surveiller la situation d’assez près.

Certes, Aéro-Service ER-AZM pourrait être un zinc en très bon état. Son cousin Aéro-Service ER-AZX pourrait ne pas l’être - c’est lui aussi un Antonov 24RV, lui aussi loué auprès de cette même compagnie moldave peu connue qu’est Pecotox Air, à laquelle nous reviendrons. Sa queue décorée d’un tigre au lieu d’un lion, l’AZX est aujourd’hui hors service, selon l’AeroTransport Data Bank, référence en la matière. Explication : « Damaged Pokola ? ».

Quant à l’AZM léonin qui nous intéresse, le voici lors d’un vol en janvier 2006.

Selon d’intrépides voyageurs qui ont subi ce nuage, il s’apparenterait à ceux de l’extérieur : ce qu’on humait ce jour-là était de la simple vapeur d’eau. Rien de grave. J’espère que votre voyage a été agréable et merci d’avoir choisi Aéro-Service.

Maintenant que le label vert de la CIB va garantir l’expulsion des Antonov des cieux de la Sangha, il est dommage qu’il n’existe toujours pas d’instance pour fourrer son nez dans l’autre volet des vols nouvellement interdits. Il s’agit de la proximité dont semble jouir Aéro-Service avec les réseaux du « trafiquant d’armes le plus tristement célèbre au monde » - pour reprendre la formule de CNN - le Tadjik Victor Bout, objet de deux mandats d’arrêt internationaux.

Avant toute précision, une clarification importante. Que la CIB ne prenne ombrage : il n’y a aucune raison d’imaginer que cette société soit consciente, encore moins complice, des dits réseaux, qu’on évoque ici dans l’unique but de savoir, au moment du grand nettoyage, ce qu’on nettoie.

Ne connaître Victor Bout ni d’Adam ni d’Eve ne nuit donc en rien à la réputation de la CIB de savoir bien s’entourer. Cette CIB qui en 2000 aurait fait appel aux services de l’ancien général René Landrin, commandant à Brazzaville de l’opération d’évacuation d’étrangers en juin 1997, revenu au pays la même année pour "conseiller" le président putschiste. Pour ce qui est de l’affection de la CIB pour ce dernier, l’organe principal du régime est là pour en témoigner, avec la naïveté enfantine qui est son seul charme. Il y a quelques jours seulement, dans un hymne à l’ancien directeur général de la CIB Yves Dubois, Les Dépêches de Brazzaville chantaient les « bons rapports que celui-ci a pu avoir avec le président de la République ».

Simple coïncidence, finalement, si en 2003 le ministère dont dépend la CIB a accueilli à bras ouverts le trafiquant d’armes et forestier Gus Kouwenhoven en fuite du Liberia. Hospitalité qu’il a offerte en violation d’une interdiction de voyager émise contre lui par le Conseil de sécurité de l’ONU deux ans auparavant. « Monsieur Gus » et M. Bout sévissaient dans la même branche : le réarmement des milices et autres enfants tortionnaires de Taylor et du Revolutionary United Front (RUF).

Ces supplétifs, on le sait aujourd’hui, étaient loin d’être les seuls bénéficiaires de Victor Bout, réfugié à Moscou depuis 2000. Avec l’aide des mafias russe et ukrainienne, l’ex-barbouze mettait sa flotte d’avions, éparpillée à travers une vingtaine de sociétés-écrans, au service de quelques unes des plus grandes associations de malfaiteurs de la planète : l’UNITA (pour ses diamants de sang), le gouvernement angolais (pour ses diamants de sang), les Taliban (pour leur opium), l’Alliance du Nord (pour son opium), les milices Hutu du Kivu (pour leur coltan peut-être, ou leur café), Abu Sayyaf aux Philippines (sans doute pour le simple plaisir). En 2004, c’est la consécration : grâce aux recherches d’un jeune bloggeur de gauche se voulant le « Yorkshire Ranter », le monde, feignant la surprise, apprend que Bout exécute aussi de sales besognes pour le Pentagone dans l’Irak nouveau.

Au moment des faits, l’heureuse contractante, « Air Bas », est basée à Sharjah, dans les Emirats arabes unis, pavillon préféré du système Bout, mais dirigée depuis l’Etat rebelle du Texas. Au moins jusqu’à l’été 2004, elle est sous contrat avec la filiale d’Halliburton chargée de reconstruire le secteur pétrolier irakien. En mars 2005, une autre excroissance de Bout, Aérocom, aurait été utilisée par Aegis Defence Services, le groupe du célèbre mercenaire Tim Spicer (Papouasie-Nouvelle-Guinée, Sierra Leone) auquel les Américains de la zone verte ont cru bon de confier, pour 293 millions de dollars, un coquet contrat de protection et de renseignement (« situational awareness »), le projet « Matrix ». Sa mobilisation d’Aérocom intervient un peu moins d’un an après que celle-ci ait été invitée à quitter la Moldavie. Les autorités avaient flairé chez elle un trafic de cocaïne.

Dommage que dans les années 90 ces autorités n’aient rien trouvé à redire sur les vols qu’organisait Bout pour les compagnies moldaves Renan Airways ou MoldTransavia, vols pleins à craquer, parfois littéralement, d’armes à destination de Taylor et du RUF. En 2001 des douaniers tchèques, eux, ont réussi à en stopper un, contenant un hélicoptère. Ils trouvaient bizarre que MoldTransavia, malgré son papier à en-tête émirati, immatriculait ses avions en Centrafrique et... au Congo-Brazzaville.

Quelqu’un a dit Congo-Brazzaville ? Il est vrai que tout ce que gère Aéro-Service Congo n’est pas moldave, à l’instar de notre Lion des airs. Nous avons repéré un Antonov 12 BP par exemple (EK-11007, msn 5343506) qu’elle loue auprès de l’arménienne « Phoenix Avia ». Celle-ci, créée en 2000, pourrait bien être de la galaxie Bout, ou la côtoyer.

Basée à Sharjah, Phoenix Avia aurait été « réorganisée en 2002 comme filiale de Phoenix Avia Gulf Ltd., proposant des services de location aux compagnies africaines [...] ». Elle dispose de cinq avions. Jusqu’au 28 mars 2006, elle en disposait de six. Quelques minutes après son décollage de Téhéran, son Antonov 12BK (EK-46741) tente un atterrissage d’urgence, et s’embrase. Pas moins de trois de ses moteurs étaient tombés en panne.

Difficile de dire ce qui motive Aéro-Service pour louer chez Phoenix Avia. Ses bonnes références peut-être : Phoenix sait satisfaire des clients comme Air Libya Tibesti (EK-46630) et surtout comme la société soudanaise - basée à Sharjah - Trans-Attico (EK-13399). On retrouve cette dernière dans une note en bas de page dans l’œuvre récente d’Amnesty International, « République démocratique du Congo : Les flux d’armes à destination de l’est ». Le 9 décembre 2003, un Ilyushin 76-TD (ST-AQY) effectuant un vol non autorisé Johannesburg-Kigali pour « Volga Atlantic Airlines » transportait du matériel dont les autorités sud-africaines n’ont pas pu établir l’identité exacte. L’oiseau aurait été de la volée Trans Attico. Il était aussi apparu dans celle de GST Aero, de Victor Bout.

Or il est exact que « Phoenix Avia » n’est pas la même chose que « Phoenix Aviation », au moins sur papier. Si toutes les deux sont basées à Sharjah, la seconde est officiellement kirghize, la première, on l’a dit, officiellement arménienne. Le code ICAO de la première est « PHY », celui de la seconde « PHG ». Problème éventuel pour cette étanchéité : le Yorkshire Ranter croit savoir que les deux Phoenix auraient la fâcheuse tendance à voler parfois sous le même code ICAO. Cet expert suppute que les deux compagnies seraient « au moins liées ».

Phoenix Aviation, elle, est le Phoenix toujours taxé de Bout pur jus. Elle aurait importé de la cocaïne et de l’héroïne en Angleterre en 1993, et envoyé armes et munitions aux rebelles yéménites et angolais en 1994. Depuis lors, ses gros-porteurs ont été loués à la KAM Air du seigneur de la guerre afghan Abdul Rashid Dostum. Ils ont également fait surface dans la flotte de Santa Cruz Imperial, écran de fumée que Bout gérait avec un des chouchous des milices du bois libérien Sanjivan Ruprah. En août 2003, un trafic d’armes Téhéran-Taylor est assuré par un Boeing utilisant le code ICAO d’une petite affaire, Astral Aviation, qui par hasard compte un appareil Phoenix dans son hangar.

Mais le lien entre Aéro-Service et Phoenix Avia ne passe que par un seul des avions de la compagnie congolaise, qui en exploite sept. Signe d’une synergie fructueuse, quatre des six autres - dont notre Lion - seraient la propriété de cette société moldave au doux nom de Pecotox.

Rien de louche chez Pecotox. A part son Antonov 24RV ER-AZN (msn 37308801). Affrété au moins une fois par l’Union de Transportes Aereos de Guinea Ecuatorial (UTAGE), ce turbo-prop figure, au 13 juin 2006, dans la flotte d’une certaine Skylink Aviation . Immatriculée aux Emirats, celle-ci est basée à Bagdad, Bassora et au Koweït. Logique : c’est une filiale du géant canadien du même nom, dont la branche américaine gère depuis 2003 Baghdad International Airport. Un Antonov 12BP (9L-LEC) de Skylink aurait été utilisé pour acheminer des munitions aux GIs, avant d’être redéployé au Congo démocratique début 2004, sous les couleurs de Trans Air Congo. L’épave semble avoir été louée à Jetline - jumelle de la boîte de Bout chassée de Moldavie, Aérocom. Dans un passé plus lointain, elle aurait servi « un opérateur privé » en Sierre Leone. Un autre Antonov Skylink (RA-11114) aurait fait des missions pour les Space Cargo et GST Aero de Bout.

Force est de constater qu’Aéro-Service n’est pas la seule compagnie du Bassin du Congo attirée par les avions au passé trouble. Un concurrent, Air Atlantic Congo - elle aussi sous le coup de la terrible interdiction des Antonov - n’hésite guère, elle non plus, à s’équiper chez Phoenix Avia (EK-46419). Et un des Antonov que met Pecotox à la disposition d’Aéro-Service (ER-AZP), passe parfois à la Guinea Ecuatorial de Transportes Aéreos (GETRA).

Le 17 janvier 2003, une fascination congolaise pour l’offre Bout a tué sept personnes. Lors d’un Brazza-Douala, un Antonov 24B (ER-AFT) fabriqué en 1968 s’écrase à Ndjolé au Gabon. Pas de survivants. Il a été loué par la défunte société congolaise « Pont Aviation » à Aérocom - encore elle - mais s’affichait aussi chez la moldave Tiramavia. Passionnée de clients angolais, c’est-à-dire la Força Aérea Populare de Angola (T-301, T-702), Tiramavia fournit Volga Atlantic Aviation, celle que nous avons entrevue livrant du matériel peu clair à Kigali.

Le 15 février 2002, un des Antonov 12BP de Tiramavia (ER-ADL) rate la piste de Roberts International Airport à Monrovia, tuant le co-pilote ukrainien. Les experts du Conseil de sécurité soupçonnent qu’il transportait des armes et des munitions. Un brin gaillards, ils ajoutent :

« Malgré le manque de coopération de la part des autorités libériennes, le panel a pu obtenir des plans de vol [...] et d’autres informations montrant que l’avion a quitté Brazzaville (République du Congo) pour N’Djamena (Tchad) pour récupérer un chargement de viande. Au Tchad, la viande n’a pas été chargée mais des boîtes rectangulaires en bois, étroitement empaquetées et affichant des sceaux diplomatiques tchadiens l’étaient. »

L’avion était exploité par la société brazzavilloise, réelle ou fantasmatique, « Inter Transport ».

Mesdames et messieurs nous approchons de notre destination, veuillez attacher votre ceinture de sécurité. On vient de compter un Antonov au bannissement duquel les autorités de Mpila n’auront pas à veiller. Des vols Congo Airways leurs donneraient tout aussi peu de soucis. Cet établissement, que la rumeur attribue à Edith Lucie Bongo et à sa petite sœur Ninelle Ngoulondele, ne possède pas d’Antonov.

Certes, les filles Sassou sont également réputées pour être propriétaires d’Aviatrade Congo, qui se limite à un Antonov 26 (9Q-CVR). Nous préférons nous fier à la déclaration sans conditionnel de Panapress lors du détournement de celui-ci par son équipage russe, selon laquelle Aviatrade appartient plutôt au général Norbert Dabira, une fois victime passagère des juges français.

Que Congo Airways, actuellement en veille, n’ait pas d’Antonov ne veut pas dire qu’elle ne frôle pas pour autant la nébuleuse Bout. Au contraire : dans sa très courte existence, le seul fournisseur qu’elle ait jamais connu s’appelle Teebah Airlines, de Jordanie. Bijou d’une famille irakienne dite proche de Saddam, cette société est le fournisseur exclusif de la nouvelle Iraqi Airways. Fournisseur en Boeing naturellement. Enregistrés en Sierra Leone naturellement. Plusieurs avions Teebah (9L-LEF, -LEL, -LEN) ont aussi volé pour la compagnie d’Abdul Rashid Dostum que nous avons croisée ci-dessus, la bien nommée KAM.

Un Boeing (B737-2B7, 9L-LEG) loué aux Premières filles du Congo et un autre (B727-247, 9L-LEF) avec lequel elles semblent n’avoir que flirté sont tous les deux aujourd’hui chez Iraqi Airways. Un troisième (B727-256, 3D-ALB) est chez Tigris Air : « Tigris » comme le fleuve Tigre. Mais de nos surprises, nous ne sommes pas encore... au bout. Pendant son séjour congolais - ainsi que lors de son passage chez « Spirit of Africa Airlines » de Khartoum - ce dernier Boeing portait la même immatriculation qu’un Antonov 12BP de Southern Cross et Santa Cruz Imperial. Deux tentacules de Bout, figurez-vous.

En clair, une compagnie aérienne supposée appartenir au clan d’Oyo est en très bonne compagnie. Son fournisseur équipe un seigneur de la guerre ouzbek, deux sociétés irakiennes et pas grand-chose d’autre. Qui dit mieux ?

Encore merci au Tropical Forest Trust d’avoir lâché en pâture sa photo d’Antonov sur la piste de la CIB écocertifiée. Ces gens simples voulaient illustrer l’influence civilisatrice du comptoir post-colonial. Ce faisant, ils accablent le Forest Stewardship Council du devoir de veiller à ce que la scène ne se répète plus jamais. Pour éviter la Une : heureuse labellisée prise en flagrant délit.

Décerner des prix aux sociétés qui font des affaires dans les cauchemars comme le Congo-Brazzaville, est-ce pire que ce que font ces sociétés elles-mêmes ?

Tout se rachète. S’il s’avère que le TFT aide non seulement à l’éradication des Antonov de Pokola, mais aussi à donner une meilleure photographie d’un bout de la gangrène de Mpila, il aura fait d’une pierre deux coups. Ou comme le veut l’expression anglaise, langue internationale de l’aviation : avec une pierre, il aura tué deux oiseaux - voire plus.

Arnaud Labrousse, juillet 2006

 

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14/07/2009

Somalie-enlèvement-sécurité-renseignement-french consultants-french contractors-Somalia

 

Deux «conseillers» des services de renseignements français à Mogadiscio en mission d'aide de sécurité au gouvernement somalien, ont été enlevés mardi par des hommes armés, a-t-on appris de sources françaises et somaliennes.

Ils ont été enlevés dans l'hôtel Sahafi, dans le sud de la capitale somalienne, par une dizaine de miliciens qui ont désarmé les gardes de sécurité de l'hôtel où ils s'étaient enregistrés comme journalistes, selon un policier somalien et la direction de l'hôtel.

«Deux conseillers français en mission officielle d'assistance auprès du gouvernement somalien ont été enlevés ce matin (mardi) à Mogadiscio par des hommes armés», a annoncé à Paris le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

«Ils apportaient une aide en matière de sécurité au gouvernement fédéral de transition du président» somalien Sharif Sheikh Ahmed, selon le texte.

Le ministère n'a donné aucune précision sur l'identité de ces hommes ou sur le fait de savoir s'il s'agissait de militaires ou de civils.

Selon des responsables somaliens, des pourparlers ont été entamés pour tenter de faire libérer les deux Français.

Le gouvernement du président Ahmed, un islamiste modéré élu fin janvier, fait face depuis début mai à une offensive sans précédent des islamistes radicaux.

La France s'est engagée au printemps à former à Djibouti, où elle dispose d'une base permanente de 2.900 hommes, un bataillon de l'armée somalienne, soit 500 hommes.

Al'origine, cette formation devait débuter en septembre. En raison de la dégradation de la situation à Mogadiscio, les préparatifs se sont accélérés et elle devait débuter en août à Djibouti.

Un haut responsable gouvernemental somalien indiquait plus tôt mardi sous couvert d'anonymat que les deux étrangers enlevés étaient des Français travaillant pour le renseignement français.

Il a précisé à l'AFP que les otages, qui se trouvaient selon lui «en Somalie depuis neuf jours», n'étaient pas des journalistes.

L'enlèvement des deux hommes, qui n'avait pas été revendiqué mardi soir, s'est produit le jour de la fête nationale française.

Les véritables motivations des ravisseurs, qui n'ont pas formulé de demande de rançon, restaient floues mardi soir.

Un membre de l'Agence nationale de sécurité (NSA) somalienne a même affirmé  que les ravisseurs appartenaient au ministère de l'Intérieur et que l'enlèvement était le résultat de dissensions au sein des forces de sécurité somaliennes.

«Des milices du ministère sont venus à l'hôtel Sahafi en affirmant qu'ils venaient chercher les Français pour les emmener au palais (présidentiel); ils se sont rendus directement à leurs chambres (...) et les ont emmenés dans un véhicule du ministère de l'Intérieur», a déclaré cette source.

Selon un employé de l'hôtel sous couvert d'anonymat, l'opération «semble avoir été bien préparée car elle s'est déroulée dans une zone sous haute surveillance contrôlée par le gouvernement somalien».

Les ravisseurs se sont présentés comme des membres des forces de sécurité gouvernementales en approchant de l'hôtel, a-t-il ajouté.

Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, et libérés contre rançon.

La journaliste canadienne Amanda Lindhout et le photographe australien Nigel Geoffrey Brennan, enlevés le 23 août 2008, sont toujours détenus par leurs ravisseurs.

Quatre employés européens de l'ONG française Action contre la faim (ACF) et leurs deux pilotes kenyans, enlevés début novembre, sont toujours otages.

 

 

REPERES : de nombreux précédents

 

Les étrangers sont régulièrement la cible d'enlèvements crapuleux en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, et libérés contre rançon. Journalistes et humanitaires sont particulièrement visés.

 

2009

-19 avr: Enlèvement dans le sud de deux membres de MSF Belgique, de nationalités belge et néerlandaise. Ils sont libérés le 28 avril.

2008

-26 mars: Enlèvement de cinq Kényans fonctionnaires du ministère de l'Education à Bulohawo (sud). Ils sont libérés cinq jours plus tard.

-1er avr: Un Kényan et un Britannique, employés d'une société indienne sous contrat avec une agence d'aide de l'ONU, sont enlevés non loin de Kismayo (sud). On est sans nouvelles d'eux depuis.

-13 mai: Enlèvement d'un enseignant kényan de l'université de Mogadiscio par des hommes armés non identifiés à Mogadiscio. Il est libéré dix jours plus tard.

-21 mai: Trois humanitaires dont deux Italiens travaillant pour l'ONG CINS (Coopération italienne nord-sud) sont enlevés à Awdhegle (70 km au sud de Mogadiscio). Les Italiens sont libérés le 5 août.

-23 août: Enlèvement de la journaliste canadienne Amanda Lindhout et du photographe australien Nigel Geoffrey Brennan. Ils sont toujours détenus.

-22 sept: Une japonaise et un Néerlandais, employés de l'ONG française Médecins du Monde sont enlevés dans l'est de l'Ethiopie près de la frontière somalienne, puis emmenés en Somalie par leurs ravisseurs somaliens. Ils sont libérés le 7 janvier 2009.

-5 nov: Enlèvement de quatre employés européens de l'ONG française Action contre la faim (ACF) et leurs deux pilotes kényans à environ 350 km au nord de Mogadiscio. Ils sont toujours otages.

-26 nov: Enlèvement à Bosasso d'un photographe espagnol et d'un reporter britannique en mission pour le Sunday Telegraph. Ils sont libérés le 4 janvier 2009, après plus de cinq semaines de captivité dans des grottes du nord-est de la Somalie.

2007

-9 mai: Deux travailleurs humanitaires, un Britannique et un Kényan, travaillant pour l'ONG CARE International sont capturés par des hommes armés au Puntland (nord-est). Ils sont libérés le 15 mai.

-16 déc: Un journaliste français est enlevé à Bosasso (nord, capitale de la région auto-proclamée autonome du Puntland) par des miliciens d'un des clans de la ville réclamant une rançon. Il est libéré huit jours plus tard, le 24 décembre, sans conditions et sans versement de rançon, affirment les autorités du Puntland.

-26 déc: Une Espagnole et une Argentine, employées de l'organistation Médecins sans frontières (MSF) sont enlevées à Bosasso avant d'être libérées une semaine plus tard.

http://www.lalsace.fr/fr/article/1793514/Somalie-les-otages-enleves-appartiennent-aux-services-de-renseignement-francais.html

 

 

 

The Guardian, Giles Tremlett, 11 mai 2009

 

Selon un document du renseignement militaire européen, obtenu par une station de radio espagnole, les pirates somaliens qui attaquent les navires dans le Golfe d'Aden et l'Océan Indien sont dirigés vers leurs cibles par une équipe de « consultants » à Londres.

 

Selon le document, obtenu par la radio Cadena SER, l'équipe et les pirates restent en contact par téléphone satellite.

 

Il dit que les groupes de pirates ont des « informateurs bien placés » à Londres, qui sont en contact permanent avec les centres de contrôle en Somalie, où sont prises les décisions sur quels navires attaquer. Ces « consultants » de Londres aident les pirates à choisir les cibles, en fournissant des informations sur la cargaisons et la route des navires.

 

Selon une compagnie de navigation ciblée, dans un cas au moins, les pirates sont restés en contact avec leurs informateurs de Londres depuis le navire détourné. Le réseau d'information des pirates s'étend au Yémen, à Dubaï et au Canal de Suez.

 

Ce document du renseignement est considéré avoir été émis pour les marines européennes.

 

Selon Cadena SER, ce document dit que, « Des informations selon lesquelles des navires marchands naviguent volontairement dans la zone pour diverses organisations internationales, se retrouvent entre les mains pirates ».

 

Cela permet aux groupes de pirate de mieux s’organiser en étudiant leurs objectifs à l'avance, voire même à passer plusieurs jours à entraîner des équipes à des détournements particuliers. Les pirates chevronnés rejoignent ensuite le navire dès qu'il navigue à proximité de la Somalie.

 

Les capitaines des navires attaqués ont constaté que les pirates connaissent tout, depuis la structure du navire jusqu’à ses ports d'escale. Les navires visés à la suite de ce type de renseignement incluaient le cargo grec Titan, le navire marchand turc Karagöl et le chalutier espagnol Felipe Ruano.

 

Dans chaque cas, selon le document, les pirates connaissaient parfaitement la cargaison, la nationalité et la route du navire.

 

Selon le rapport, le pavillon national des navires est aussi pris en compte lors du choix d'une cible, avec les navires britanniques de plus en plus évités. On ignore si c'est parce que les pirates veulent éviter d’attirer l'attention de la police britannique sur leur source d'information à Londres.

 

Les pays européens ont mis en place l'Opération Atalanta pour coordonner leurs efforts militaires dans la région.


Original : www.guardian.co.uk/world/2009/may/11/somali-pirates-londo...
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

 

 

 

Offensive islamiste sur Mogadiscio

7 juillet 2009 – 15:22

Depuis le début du mois de mai, les milices islamistes shebab alliées aux combattants du Hezb al-Islamiya de Cheikh Aweys, ont lancé une vaste offensive afin de renverser Sharif Ahmed, un ancien membre des Tribunaux islamiques, élu il y a quelques mois président de la Somalie par le Parlement en exil. La contre-offensive des forces loyalistes, menée à partir du 22 mai, a été marquée par de cuisants revers et n’a ainsi pas permis de reprendre le controle de la situation

En juin, le président Sharif Ahmed a proclamé l’état d’urgence dans le pays et a demandé l’assistance des pays voisins devant l’avancée des insurgés islamistes, qui seraient soutenus matériellement et financièrement par l’Erythrée, dans le but de gêner son ennemie éthiopien. En urgence, les Etats-Unis ont fourni des armes et des munitions aux troupes loyalistes afin de “soutenir les efforts du gouvernement de transition pour repousser les attaques des forces extrémistes, destinées à détruire le processus de paix de Djibouti et faire échouer les efforts de paix et de stabilité en Somalie par la réconciliation nationale”.

Seulement, les islamistes ont continué leur progression, les zones contrôlées par le gouvernement de transition se réduisant comme une peau de chagrin. Alors que le Parlement somalien a adopté la charia en avril dernier, les radicaux ont durci leur discours en expliquant que les institutions dévoyaient la loi coranique. Ainsi, les combattants des shebab et du Hezb al-Islamiya appliquent strictement la charia dans les zones qu’ils tiennent, ce qui signifie que les lapidations et amputations sont les peines prononcées à l’égard de ceux qui ne se plieraient pas aux exigences coraniques.

Après plusieurs semaines de combat, l’autorité du gouvernement de transition est reconnue seulement que dans quelques régions du pays et dans des quartiers stratégiques de la capitale, Mogadiscio, protégés par les soldats de la force de paix de l’Union africaine (Amisom). Mais depuis le 1er juillet, les combats font rage entre les forces loyalistes et les insurgés islamistes, liés par ailleurs à al-Qaïda.

Ainsi, au deuxième jour de l’offensive islamiste, un reponsable des services de secours a confié à l’agence de presse Reuters avoir “transporté vingt morts et 55 blessés lors des derniers combats”. Le 4 juillet, le nombre des victimes s’est élevé à 70 tués.

Quant à l’Amison, forte de 4.300 hommes originaires essentiellement du Burundi et de l’Ouganda, elle ne peut pas faire grand chose, si ce n’est continuer à protéger le palais présidentiel, l’aéroport et le port de Mogadiscio. Son état-major a toutefois lancé un avertissement aux islamistes, les sommant de se replier sous peine de ripostes. “Il y a une limite. Lorsque les insurgés franchiront cette ligne, nous interviendrons immédiatement” a déclaré le général Francis Okello, le commandant de l’Amisom. “Cela figure dans notre mandat, et nous les surveillons de près”, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, il a été question d’un renforcement de l’Amisom lors d’une réunion des dirigeants de l’Union africaine, le 2 juillet dernier, en Libye. Initialement, cette force devait avoir un effectif de 8.000 soldats, alors qu’elle n’en compte à peine plus de la moitié. Plusieurs pays ont indiqué pourvoir envoyer davantage de militaires, comme le Burundi et l’Ouganda, mais aussi le Malawi et le Burkina Faso. Mais à moins d’un retournement soudain, il se pourrait qu’il soit trop tard pour empêcher l’avancée des islamistes.

 

Somalie: comment les pirates touchent l'argent des rançons

 


Informations recueillies par le CV(H) Jean Fossati



La piraterie au large des côtes somaliennes est une grosse affaire. La prise d'otage a rapporté jusqu'à 35 millions de dollars aux pirates somaliens l'an dernier.

Mais pour protéger leur magot, les pirates ont recours à une industrie, composée d'avocats, de négociateurs et d'équipes de sécurité basés à Londres, la capitale d'affaires de l'industrie maritime mondiale.

Lorsqu'un navire est capturé, son propriétaire appelle d'abord un avocat comme Stephen Askins, dont la firme est l'une des rares qui négocient avec les ravisseurs en mer. Officiellement, il n y a pas de règles d'or "sur la manière dont la rançon doit être versée" et cette incertitude explique la délicatesse de l'opération.

Les prises d'otages ne sont pas identiques, mais la prolifération des attaques au large des côtes somaliennes prouve à souhait que les pirates en ont fait une source de revenu. Ils peuvent être armés et dangereux, mais l'argent est leur principale motivation, selon Askin. Verser une rançon n'est pas illégal au Royaume-Uni. Une seule exception cependant : qu'elle n'ait pas de liens avec une activité terroriste. Et lorsque les tentatives de libération des otages par les gouvernements échouent, les pirates montent les enchères. La prochaine étape dans la chaîne : l'entrée des négociateurs spécialisés, dont le travail consiste à obtenir un prix raisonnable.

La négociation commence par une demande astronomique des ravisseurs avant que le taux ne soit revu à la baisse. Les négociations avec les pirates peuvent durer plusieurs mois et les contacts sont quotidiens, souligne James Wilkers, qui dirige la compagnie Gray Page, spécialisée dans les risques maritimes. Une rançon est généralement versée deux mois après la prise d'otages. Le tarif en vigueur d'une rançon oscille entre un millions et deux millions de dollars américains, mais le montant final est souvent trop élevé.

Al-Shabab

Faire parvenir l'argent aux pirates est également un autre casse-tête. Il y a beaucoup de difficultés. La rançon versée pour le super pétrolier saoudien Sirius Star, capturé en novembre dernier, a été apparemment larguée. Il s'agit donc de faire parvenir une importante quantité d'argent liquide en mer aux pirates. Une fois qu'une pirogue et une équipe ont été constituées et que la météo est favorable, il reste un écueil, selon le consultant en risque Darren Dickson : l'entrée en lice d'autres pirates.

Naviguer en haute mer avec beaucoup d'argent n'est pas fait pour les timorés. Il ne suffit pas seulement d'esquiver les pirates. Il est également important que toutes les parties impliquées soient informées dans le détail du déroulement de l'opération. Selon Dickson, il est vital de ne pas être pris pour un bateau pirate. Toute cette armada de spécialistes entraîne également des coûts qui peuvent faire doubler le montant de la rançon. L'an dernier, les pirates somaliens ont empoché près de 50 millions de dollars.

Une quantité non négligeable de cet argent a été versée à des avocats, des négociateurs et des équipes de sécurité britanniques. Plusieurs pays, en particulier l'Espagne, critiquent Londres accusée de profiter de la piraterie maritime. "Je ne pense pas que les gens essayent d'exploiter la situation," insiste Askins, l'avocat spécialisé en questions maritimes.

Que deviennent les dizaines de millions de dollars versés aux pirates?

Les spécialistes de la piraterie en Somalie indiquent qu'elle est purement une entreprise criminelle. Bruno Schiemsky, un analyste kenyan, pense qu'il y a même un lien entre le pirates et les al-Shabab, les islamistes somaliens. Les pirates versent parfois jusqu'à 50% de leur rançon aux al-Shabab dans les zones contrôlées par ces derniers, affirme-t-il.

Les méthodes de versement des rançons et les "sources externes" impliquées font depuis quelque temps l'objet d'enquêtes de la part de la nouvelle force "multinationale" anti-piraterie dans le golfe d'Aden et l'océan indien. Si un lien est établi entre les pirates et les terroristes, il pourrait créer de sérieux ennuis à toutes les parties impliquées. Et comme le résume l'un deux : "Nous irions tous en prison." (BBC Afrique 30/01/09)

 

 

 

Tribune de Bernard Kouchner dans le quotidien "Le Figaro" (Paris, 22 avril 2009)

Piraterie : pourquoi la France aide la Somalie

La Somalie, qui n’en finissait pas de glisser dans le chaos et le silence, est à nouveau à l’ordre du jour de l’agenda international. Mais les événements dramatiques de ces dernières semaines dans le golfe d’Aden et l’Océan indien ne doivent pas dissimuler le sens global de notre action dans ce pays.

Lorsque je suis arrivé au ministère des Affaires étrangères et européennes, les convois du Programme alimentaire mondial (PAM) étaient déjà depuis quelques temps victimes d’actes de piraterie au large de la Somalie. Dès l’été 2007, avec mon collègue Hervé Morin, nous décidons de les faire accompagner par la Marine française et, en septembre 2007, le président Sarkozy annonce le lancement de l’opération "Alcyon" devant l’Assemblée générale des Nations unies. Nous travaillons ensuite à consolider le cadre juridique de la lutte contre la piraterie, en faisant voter plusieurs résolutions importantes au Conseil de sécurité. Enfin, à la faveur de la Présidence française de l’Union européenne, nous lançons en partenariat avec l’Espagne la première opération européenne maritime dans le cadre de la Politique européenne de sécurité et de défense - "Atalante" -, afin de sécuriser les navires européens qui transitent par le golfe d’Aden.

Cette opération a obtenu de nombreux succès. Aucun bâtiment protégé par "Atalante" n’a été attaqué. Notre détermination est totale, comme l’ont montré nos interventions pour libérer nos otages. La France a procédé à l’arrestation de plus de 70 pirates, et ceux qui se sont attaqués à nos compatriotes ont été ramenés en France pour y être jugés. Bien sûr, la piraterie n’a pas disparu. Nous constatons même qu’elle atteint désormais l’archipel des Seychelles, dont l’économie pourrait ne pas se relever de ce fléau, et qui nous appelle à l’aide. Mais, pour lutter contre ce mal, nous ne pouvons nous contenter d’une action navale.

En Somalie, la piraterie est d’abord le symptôme de la faillite de l’Etat qui mine le pays depuis 1991. Abandonnée aux seigneurs de guerre et scindée désormais en trois entités autonomes, la Somalie n’est plus en mesure d’assurer sa sécurité, ni sur terre ni en mer. Aider les Somaliens à reconstruire un Etat : c’est le deuxième volet de notre action.

Au cours des derniers mois, nous avons encouragé le dialogue entre les différentes factions rivales. L’élection à la présidence d’un islamiste modéré en janvier dernier est venue confirmer la pertinence de notre analyse : depuis plus d’un an, nous cherchions à convaincre nos partenaires occidentaux que Cheikh Sharif était le seul à pouvoir rassembler autour de lui un consensus. Aujourd’hui, pour la première fois depuis 1991, la Somalie est dirigée par un gouvernement d’union nationale, promesse d’espoir et de stabilité. Voilà qui devrait inciter, je l’espère, à ne plus considérer la Somalie à travers le prisme exclusif de la lutte contre al-Qaïda. Bien sûr, nous ne sommes pas dupes : les prises d’otages occidentaux n’ont pas cessé, le gouvernement vient d’adopter la charia. Notre soutien à la consolidation de l’Etat s’accompagnera d’une intransigeance de chaque jour sur le respect des droits de l’Homme - et de la femme.

Nous contribuerons aussi à la formation des forces de sécurité somaliennes, par l’intermédiaire de nos troupes stationnées à Djibouti. Rendre aux Somaliens la maîtrise de leur sécurité : c’est tout l’enjeu de la réunion organisée ce jeudi à Bruxelles par le Secrétaire général des Nations unies. Il en va de la lutte contre la piraterie et contre le terrorisme, mais aussi de la stabilité de l’Afrique orientale tout entière, et de la réduction des flux migratoires toujours croissants, qui font chaque jour dans le golfe d’Aden des dizaines de noyés, en silence.

Notre action sur le terrain traduit au quotidien une stratégie à plus long terme, qui vient répondre à deux impératifs. Plus d’Europe de la défense, tout d’abord. Après l’opération Eufor Tchad/RCA, "Atalante" constitue une avancée décisive. Je forme le vœu que nous soyons rejoints dans la formation des forces somaliennes par des partenaires européens.

Plus d’Afrique, ensuite : la Somalie abrite sur son territoire la seule opération militaire exclusivement menée par l’Union africaine, l’Amisom (African Mission in Somalia). Nous avons contribué à former les hommes qui la composent, originaires d’Ouganda et du Burundi. Et nous allons continuer de le faire, car l’avenir de la sécurité dans ce pays passe par une appropriation régionale des enjeux de sécurité.

Ce tableau de notre action en Somalie me fournit l’occasion de rappeler aux détracteurs de la politique africaine de la France combien notre approche a évolué depuis deux ans. La France est présente désormais sur un dossier politique dont elle était absente. Elle utilise l’atout de sa présence militaire à Djibouti, avec ses partenaires elle s’active pour trouver des solutions. Et elle est entendue.

 

Somalie : la France va former 500 militaires somaliens à
Djibouti
La conférence des donateurs sur la Somalie a atteint ses objectifs. La Communauté
internationale a promis 165 millions d'euros (213 millions de dollar) pour favoriser la
stabilité interne de la Somalie : financement d'une force de paix de l'Union Africaine
(AMISOM), force de police somalienne et forces de la sécurité (maintien de l'ordre
militaire) somaliennes.
L'Europe en première ligne. Plus de la moitié de la somme proviendra de l’UE (budget
communautaire et nationaux des Etats membres. Le commissaire européen au
développement et à l’aide humanitaire, Louis Michel, a annoncé que 72 millions d’euros
allaient être débloqués, au titre du budget communautaire : 60 millions consacrés à
l’AMISOM et 12 millions pour les forces de police (une année de formation et de salaires
pour les 10 000 policiers somaliens). La plupart des Etats membres de l’UE ont
également mis la main à la poche, ajoutant environ une quinzaine de millions d'euros à
cette somme (Espagne 6 millions d’euros, Italie 4 millions, Pays-Bas 1,4 millions,
Belgique 500 000 euros,…). Les Etats-Unis contribuent à hauteur de 10 millions (5
millions restent à approuver par le Congrès). Ce sans compter l'aide en nature.
Une coopération franco-arabe pour "l'armée somalienne". La France a ainsi choisi
cette modalité : s'engageant à former 500 militaires somaliens dans sa base de Djibouti.
Le financement et les salaires étant assurés par la Ligue arabe, qui va fournir 18
millions de $ (3 millions par mois durant six mois).

 

 

Somalie : Un fonctionnaire du renseignement assassiné à Mogadiscio

AFP

dimanche 18 novembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Des hommes armés ont assassiné vendredi un fonctionnaire des services de renseignement somaliens à Mogadiscio, où les forces de sécurité combattent des rebelles islamistes, a-t-on appris auprès de la police et d’un témoin.

Un membre du Service de sécurité national, Hassan Abdi Mohamed, a été tué par balles, touché à la tête et l’épaule, dans le quartier de Yaqshid, une des zones les plus dangereuses du nord de Mogadiscio, selon ces sources.

"Nous enquêtons sur cet incident et nous espérons que les assaillants seront présentés devant la justice", a déclaré une source policière, requérant l’anonymat.

Un témoin, Hassan Mohamed, a déclaré que la victime avait été abattue devant une mosquée, peu après les prières du vendredi. "Les assaillants se sont enfuis avant que les policiers n’encerclent les lieux", a-t-il expliqué à l’AFP.

Depuis le début de l’année, plusieurs fonctionnaires gouvernementaux ont été tués.

Fin 2006, l’armée éthiopienne est intervenue aux côtés des forces du gouvernement somalien, lui permettant de mettre en déroute les forces des tribunaux islamiques qui avaient pris le contrôle pendant quelques mois de la majeure partie du centre et du sud de la Somalie.

Le ministère éthiopien des Affaires étrangères avait estimé mercredi que la situation sécuritaire s’améliorait dans Mogadiscio après l’opération de ratissage lancée lundi dans le quartier du plus grand marché de la capitale.

Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) avait annoncé mardi que quelque 173.000 personnes avaient fui Mogadiscio au cours des deux dernières semaines, en raison des combats.

Par ailleurs, l’Union européenne (UE), l’un des plus importants donateurs d’aide à la Somalie, a demandé au président Abdullahi Yusuf Ahmed d’autoriser trois stations de radio de Mogadiscio à reprendre leurs émissions.

Les forces gouvernemantales somaliennes avaient ordonné au début de cette semaine à Radio Shabelle, Radio Banadir et Radio Simba, accusées d’attiser le conflit dans la capitale, d’interrompre leurs émissions.

"L’Union européenne rappelle que la liberté de la presse est un principe fermement soutenu par l’UE et sans lequel aucune perspective de démocratie ou de réconciliation n’est possible", a déclaré l’UE dans un communiqué rendu public à Nairobi.

Le gouvernement somalien a ignoré les appels des organisations de defense des droits de l’homme et des gouvernements étrangers lui demandant de lever les lourdes restrictions à la liberté de la presse imposées en Somalie.

Cette année, au moins huit journalistes ont trouvé la mort en Somalie, qui est en 2007 le second pays le plus dangereux après l’Irak pour les journalistes, selon le Comité de protection des Journalistes, basé à New York.

18:38 | Lien permanent | Commentaires (2) |

Thalès Raytheon OTAN logiciel défense anti missile système ACCS LOC 1

système ACCS LOC 1

Thales : feu vert pour un projet ThalesRaytheonSystems.

 

(CercleFinance.com) - ThalesRaytheonSystems, filiale commune de Thales et Raytheon, annonce avoir reçu le feu vert pour le déploiement sur huit nouveaux sites européens de son système de commandement et de contrôle aérien de niveau de capacité 1 (ACCS LOC1) destiné à l'OTAN.

Le système, déjà installé sur cinq sites en Belgique, en France, en Allemagne, en Italie et aux Pays-Bas, doit venir remplacer le système actuel de commandement et de contrôle aérien de l'OTAN pour l'Europe.

Le système ACCS LOC 1, la plus grande plateforme logicielle déployée par l'OTAN, se base sur une architecture ouverte en vue de s'adapter aux changements opérationnels, notamment en ce qui concerne la défense anti-missile.


ACCS Loc 1 - Le système C2 intégré de l’OTAN

ThalesRaytheonSystems est maître d’œuvre du système de commandement et de contrôle aérien, niveau de capacité 1 (ACCS LOC1) mis en place par l’OTAN. Ce système établit de nouveaux standards d’intégration pour les opérations aériennes en Europe, en permettant une approche intégrée et harmonieuse en termes de planification, attribution, surveillance et exécution de toutes les opérations. Ce programme est destiné à remplacer les systèmes C2/Air actuellement utilisés en Europe, tous les pays membres de l’OTAN utilisant alors un même ensemble de matériels et logiciels, et partageant les données opérationnelles sur un réseau de communications à haut débit.

Le système ACCS, interopérable avec tous les autres systèmes C2 des membres de l’OTAN et au-delà, offre des interfaces avec plus de 160 protocoles de communication, liaisons de données tactiques et sources d’information internes et externes.

Capacités nouvelles pour les opérations info-centrées

ThalesRaytheonSystems fournira à l’OTAN un système comprenant les caractéristiques essentielles pour être le système clé en support des capacités info-centrées de l’OTAN pour les opérations aériennes.

Basé sur des normes établies, le système ACCS est entièrement conforme à l’architecture technique C3 de l’OTAN (NC3TA) et au standard d’architecture de l’OTAN (NAF), utilisant des formats et des protocoles Internet non propriétaires pour le stockage et la récupération des données et les communications.

Soutien des opérations déployées de l’OTAN

Entièrement déployé, l’ACCS sera également en mesure d’assurer le support de toutes les opérations hors zone de l’OTAN. La version déployable de l’ACCS peut être utilisée pour les opérations des Groupes de Forces Interarmées Multinationales (GFIM), le maintien de la paix, les opérations de crise, pour soutenir les forces de réaction de l’OTAN ainsi que les manœuvres et les missions de soutien et de formation. Les entités déployables de l’ACCS, le Centre d’Opérations Aériennes Combinées (CAOC) déployable et les Air Operations Centre (ARS), RAP Production Centre & Sensor Fusion Post) déployables, confèrent toutes les capacités des sites statiques et sont évolutives en terme d’équipements et de personnel, en fonction de l’ampleur de l’opération.

Intégration des systèmes de défense de chaque pays membre

Le programme ACCS de l’OTAN permettra de fournir des capacités opérationnelles uniques, et une interconnexion simple (de type « plug & play ») avec les nombreux systèmes radars et d’interception que possèdent les 26 pays membres de l’Alliance. L’ACCS offrira un niveau d’interaction sans précédent, et des capacités communes d’appréciation de la situation tactique entre les niveaux de planification opérationnelle et les niveaux tactiques des composantes aériennes C2.

Le système ACCS permettra d’unifier les systèmes de défense aériennes en Europe et offrira la meilleure architecture pour le déploiement de la défense anti-missile balistique ALTBMD (Active Layered Theatre Ballistic Missile Defense).

Calendrier et événements

mardi 8 septembre 2009

DSEI, London - UK

Plus

Presse et Media

vendredi 10 juillet 2009

ThalesRaytheonSystems va pouvoir étendre à l'Europe le système de commandement et de contrôle aériens ACCS de l’OTAN

mardi 16 juin 2009

ThalesRaytheonSystems nomme un nouveau directeur général

Plus

 

Il y a plus de dix ans déjà:

 

NATO ACCS LOC1 contract signed

Article Abstract:

Air Command Systems International (ACSI) has won a $500-million contract for the NATO Air Command and Control System - Level of Capability 1 (ACCS LOC1). Under the deal, ACSI will provide NATO with a fully interoperable, common air operations command and control system to support all offensive and defensive operations. ACCS LOC1 will also be utilized in military air traffic control, command and control resource management and airspace management for NATO members. ACSI is a joint venture between Raytheon and Thomson-CSF.

Publisher: Monch Publishing Group
Publication Name: Military Technology
Subject: Military and naval science
ISSN: 0722-3226
Year: 1999

11:04 | Lien permanent | Commentaires (0) |

Pas de pétard le 14 juillet

 

On a raté l'appel du 18 juin...

10:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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