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05/07/2012

Gilbert Collard ou l'élégance de la veste réversible

 

Extrême gauche, gauche, droite, puis «Rassemblement Bleu Mariner» du Front national... Le parcours de Gilbert Collard donne le tournis. Après maintes pirouettes, le voici élu député d'extrême droite.

PAR JEAN-BAPTISTE MALET





Le nouveau député du Front national sur les antennes de i-Télé - Image i-Télé.


Si vous cherchez le sens du vent, il vous l'indiquera. Après trente années de militantisme politique, le 17 juin dernier Gilbert Collard savourait enfin sa  victoire  : il était élu député de la deuxième circonscription du Gard sous les couleurs du «Rassemblement Bleu Marine» soutenu par le Front national. L'avocat médiatique, élève dès l'âge de 8 ans chez les pères maristes de l'Institution Sainte-Marie à La Seyne-sur-Mer (Var), se souvient «en être sorti avec un très mauvais souvenir. Mais maintenant, un très bon. Quand on avait un contentieux avec un camarade, on devait le régler sur un ring de boxe, pendant une fête de division. Cela nous apprenait la confrontation, c'était une manière loyale de régler les conflits. Cela codifiait la violence».

Enfant d'une famille bourgeoise, il grandit au château de la Madone à Marseille. Son père, maurassien, était membre des Camelots du Roi et aurait été l'ami de Léon Daudet. «Mon père m'a fait lire Maurras, Marx, j'ai lu Bainville, Jaurès, Proudhon...» étale-t-il volontiers. Après la faculté de droit à Aix-en-Provence, il devient avocat et installe son cabinet à Marseille, un cabinet  devenu depuis une puissante machine bien rodée, éminemment lucrative, dont la vitrine est la forte teneur médiatique de «Maître Collard», toujours animateur de l'émission «Les Grandes Gueules» sur RMC, et qui, malgré son mandat de député, ne compte pas abandonner sa profession d'avocat.


Socialiste, trotskiste...

Le parcours politique sinueux de Gilbert Collard commence au Parti socialiste où, dès 1981, il entre au comité de soutien de François Mitterrand. Mais pour la présidentielle de 1988, son appui va plutôt à l'extrême gauche trotskiste, puisqu'il soutient Pierre Boussel, le candidat du Mouvement pour un parti des travailleurs (MPPT).

Filmé dans le clip de campagne de Pierre Boussel, Collard condamne à l'époque les centres de rétention pour étrangers. Sur un ton solennel, dans une archive disponible à l'INA (Institut national de l'audio-visuel), il proclame  : «Je suis ici en tant que témoin. Je crois qu'à l'heure actuelle, sans que les gens s'en rendent bien compte, les droits de l'homme sont en danger. Comme partout on cherche, sur les mécanismes de la peur et de l'inquiétude, à gagner des voix. On peut se demander si ces hommes, ces femmes, ces enfants entassés dans ces cimetières de béton, que sont les centres de rétention, et qui subissent l'expulsion comme on subit l'humiliation, ce n'est pas plus la raison d'Etat racoleuse que la justice».

Deux ans plus tard, membre du secrétariat national du MRAP (Mouvement contre le racisme), au moment où il défend un négationniste, il est exclu en même temps qu'il démissionne du mouvement. Ce qui ne l'empêche pas de soutenir les «Premières Assises en défense de l’immigration» du Comité national pour la défense des travailleurs immigrés. Fustigeant alors le «vocabulaire microbien» de Jean-Marie Le Pen, il n'est pas encore le champion de la préférence nationale frontiste. Pour autant «j'étais pro-Algérie française durant ma jeunesse» affirme-t-il, expliquant sa position par la rencontre de pieds-noirs hébergés par sa famille durant l'été 1962.


Radical et chiraquien
Cultivant une vieille rancœur contre Bernard Tapie, Collard quitte d'abord le PS en 1992 lorsque l'ancien dirigeant de l'Olympique de Marseille entre au gouvernement. Puis il soutient le RPR Hervé Fabre-Aubrespy, adversaire de Tapie aux législatives dans les Bouches-du-Rhône. En 2001, après un passage à gauche et à l'extrême gauche, Collard s'affiche clairement à droite, en étant candidat à l'élection municipale de Vichy. Battu, il ne siègera jamais au conseil municipal. En 2005, dans une interview à France Soir, il s'affirme cette fois «radical et chiraquien». Puis en 2008, de nouveau candidat à Vichy sous l'investiture Nouveau Centre, il prend une déculottée électorale et arrive troisième, en appelant à voter pour le Parti Radical de Gauche.

Trois ans plus tard, en mai 2011, il déclare sa flamme aux thèses frontistes et préside peu après le comité de soutien de la candidature d'extrême droite de Marine Le Pen. Cette fois, même s'il ne s'encarte pas, il jure être «mariniste».

 

Anarchiste de droite chez les lefebvristes
Extrême gauche, gauche, droite, extrême droite : Gilbert Collard, qui changera même de tablier en passant de  la Grande Loge de France à la Grande Loge nationale française, aura goûté à toutes les cuisines électorales. Depuis son arrivée dans le giron du FN, Collard se définit désormais volontiers comme «anarchiste de droite», une posture d'aristocrate des temps modernes, à peine voilée par la fumée bleue des cigares qu'il aime fumer.

Son premier coup d'éclat au sein du FN, ce fut à Nice, lors des journées d'été du parti, en septembre 2011. Lors de son discours, il multiplia les effets de manche et emperla petites phrases et calembours pour le bonheur des journalistes et des militants. Vingt ans après son attaque de Jean-Marie Le Pen, Collard réalisait en virtuose un acrobatique tête-à-queue rhétorique, pour balayer la poussière du passé, et rendre hommage au fondateur du FN, Jean-Marie Le Pen, qui «en pleine guerre, a quitté le Parlement où l’on parle pour aller se battre où l’on meurt». Il fut longuement ovationné.

Aujourd'hui, Gilbert Collard n'a pas non plus grand scrupule à prendre position en faveur des lefebvristes . Dans une interview donnée en décembre 2011 à la revue nationale-catholique Nouvelles de France, il affirmait : «Moi, je suis allé pour la première fois à une messe à Saint-Nicolas-du-Chardonnet : en voilà, des curés ! Ils ne doivent pas tricoter dans leur séminaire. Parce que le sermon que j’ai entendu, c’était un vrai sermon. Eux, au moins, ils savent parler aux gens. Ils ont le fond et la forme».

Concernant Gilbert Collard, on retiendra surtout la forme, élégante, que lui confère sa veste réversible. Ils sont désormais trois députés d'extrême droite (*) à siéger au Palais Bourbon, dont deux du «Rassemblement Bleu marine».

Jean-Baptiste Malet

[Article publié dans le journal français GOLIAS HEBDO, n° 243, du 28 juin au 4 juillet 2012. Republié sur RésistanceS.be avec l'aimable autorisation de son auteur et de cette publication, l'un de nos partenaires en France].

(*) Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen, pour le Front national, et Jacques Bompard, ex-dirigeant-fondateur du FN français, maire de la ville d'Orange, élu sous les couleurs de la Ligue du Sud, une formation électoraliste regroupant plusieurs tendances différentes d'extrême droite, souvent en opposition avec le parti de Marine Le Pen. 
 

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© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 4 juillet 2012.

 

via resistance.be - 04/07/2012

15:07 | Lien permanent | Commentaires (0) |

12/06/2012

Trois ONG bâillonnées devant le salon de l'armement Eurosatory

 

22:46 | Lien permanent | Commentaires (0) |

07/06/2012

Le député néonazi du parti Aube dorée Ilias Kasidiaris frappe Liana Kanelli

Ilias Kasidiaris a giflé Liana Kanelli, une députée communiste, à deux reprises puis l'a frappée d'un coup de poing, avant de quitter le plateau...

Il n'y a pas qu'en Ukraine que les débats politique tournent au pugilat. Ilias Kasidiaris, membre du Conseil politique et porte-parole du parti Aube Dorée, a violemment frappé au visage Liana Kanelli, une députée communiste, sur le plateau de la chaîne de télévision ANT1, ce jeudi matin.

Alors qu'il débattait en direct en vue des législatives du 17 juin prochain, le député grec néonazi est sorti de ses gonds quand la députée de Syriza, Rena Dourou, a évoqué les poursuites lancées contre lui par la justice pour un vol à main armée en 2007. Ilias Kasidiaris lui a alors jeté un verre d'eau au visage, puis s'est levé. Il a ensuite bousculé Liana Kanelli, qui s'était levée pour protester, et malgré George Papadakis, l'animateur de l'émission, qui a tenté de s'interposer, a réussi à la gifler et à la frapper d'un coup de poing.

La classe politique s'insurge

Il a ensuite réussi à quitter le studio, bousculant des employés qui tentaient de le retenir. Le parquet d'Athènes a ordonné son arrestation, selon la procédure de flagrant délit pour «tentative d'infliger un dangereux dommage corporel», selon le site d'information grec HBNews.

Le gouvernement intérimaire a «condamné l'attaque de la manière la plus catégorique», appelant le parti Aube Dorée à faire de même, indique le porte-parole officiel, Dimitris Tsiodras, dans un communiqué. La droite conservatrice a pour sa part jugé que cet incident était «une honte pour la société et le système politique». A gauche, Syriza a estimé que Kasidiaris avait «dévoilé le vrai visage de l'organisation criminelle» qu'est Aube Dorée, et le Pasok socialiste a appelé les électeurs à «reconsidérer sérieusement» leur vote.

Dans un appel téléphonique ultérieur à la chaîne, Ilias Kasidiaris s'est défendu en accusant Liana Kanelli de l'avoir agressé en premier, et a menacé de porter plainte contre ANT 1, soutenant que les images avaient fait l'objet d'un montage, selon l'AFP. Une première vidéo de l'incident postée sur Youtube a rapidement été retirée, la plate-forme invoquant un contenu choquant. Les images continuaient toutefois à circuler sur d'autres adresses.

piqué au tas sur 20minutes.fr - 07/06/2012


20:00 | Lien permanent | Commentaires (0) |

La correspondante du figaro et de France 24 en Grèce soutient ouvertement les néo-nazis

Dans l'émission C dans l'air, la correspondante de France 24 et du Figaro en Grèce soutient les néo nazis d'Aube Dorée . Pour elle, les ratonnades ont permis de  "nettoyer" les quartiers athéniens, et les squats d'immigrés. Pour elle les ratonnades sont du "travail social". Quant au salut bras tendu d'Aube dorée, ce n'est qu'un sympathique 'salut grec'.

Ces propos n'ont pas suscité de réaction chez le Figaro ni chez France 24 qui continuent à travailler avec Alexia Kefalas.

Cette journaliste bourgeoise, puante dans ses propos, nous montre que la fascisme est souvent la planche de salut du capitalisme qui coule....

via al-montpellier

Le « chantage grec » s’invite au comptoir d’Yves Calvi

par Frédéric Lemaire, le 5 juin 2012

 

Le plateau de l’émission « C dans l’air » diffusée sur France 5 a parfois des airs de vieux bistrot, avec ses habitués – toujours les mêmes –, son taulier affable et plein de bon sens, et ses sempiternelles discussions de café du commerce. L’émission du 22 mai 2012, « Europe, la crise dope les extrêmes », le confirme : dans le rôle des piliers, on retrouve notamment Roland Cayrol, ex-sondeur chez CSA, directeur de recherche au Centre de recherches politiques de Sciences-po (34 participations à l’émission depuis mai 2011), Pascal Perrineau, directeur du Centre de recherches politiques de Sciences-po (26 participations à son palmarès depuis mai 2011) et un petit jeune plein d’avenir, Jérôme Fourquet, ex-diplômé de Sciences-po, sondeur chez IFOP (seulement huit émissions depuis mai 2011) [1].

Invitée pour témoigner de la situation en Grèce, Alexia Kefalas n’est pas tout à fait une habituée du plateau de « C dans l’air », avec (seulement) quatre émissions depuis mai 2011. Mais son CV joue pour elle : correspondante multicarte pour France 2, France 24, Courrier international, TV5 Monde, et journaliste au Figaro ainsi que pour le « quotidien de référence » grec (dixit Calvi), Kathimerini (un journal historiquement conservateur et proche du parti de centre-droit « nouvelle démocratie » [2]), elle fait office de parfaite « représentante » grecque. Le plateau est bouclé : place au débat.

Les connaisseurs de « C dans l’air » le savent : Yves Calvi n’est pas seulement le garant de l’authentique pluralisme de son émission ; c’est aussi un expert dans l’art de poser des problématiques avec finesse : « Partout en Europe, la crise fait monter les partis populistes et extrémistes ; en France, ils viennent de remporter un tiers des suffrages au premier tour de l’élection présidentielles, au Pays-Bas l’extrême-droite provoque des élections anticipées, en Grèce, la gauche de la gauche est en tête des sondages et dans le Pas-de-Calais, le choc entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon aura donc bien lieu. Nous avons donc intitulé cette émission "Europe, la crise dope les extrêmes". »

la suite sur acrimed


19:43 | Lien permanent | Commentaires (2) |

02/06/2012

Deux millions de contrôles au faciès

Le nouveau fichier policier de reconnaissance biométrique faciale, dont l'existence a été révélée le jour où Nicolas Sarkozy a perdu la présidentielle, est illégal, mais semble exister depuis des années. Il devrait comporter les photographies de deux millions de "suspects".

Extrait :

Alain Bauer et Michel Gaudin, deux des têtes pensantes du ministère de l’Intérieur du temps de Nicolas Sarkozy, avaient de leur côté précisé, dans leur Livre blanc sur la sécurité publique, remis en octobre 2011 à Claude Guéant, que ce “troisième grand fichier de police” regrouperait plus de 2 millions de clichés et portraits-robots issus du fichier STIC-Canonge de la police nationale et du Fichier automatisés des empreintes digitales (FAED).

L’objectif était double : mettre en place un logiciel de reconnaissance biométrique faciale pour identifier les suspects filmés par des caméras de vidéosurveillance, mais également sortir le ministère de l’Intérieur de l’état de non-droit qui caractérise le STIC-Canonge, et afin de remplacer ce dernier, dans la mesure où l’inspecteur Canonge qui l’avait créé dans les années 50 l’avait conçu pour effectuer des recherches en fonction de profils ethniques (noir, blanc, jaune et arabe), une situation qui perdure aujourd’hui, en pire :

Informatisé en 1992, Canonge s’est perfectionné en retenant douze catégories « ethno-raciales », toujours en vigueur : « blanc (Caucasien), Méditerranéen, Gitan, Moyen-Oriental, Nord Africain, Asiatique Eurasien, Amérindien, Indien (Inde), Métis-Mulâtre, Noir, Polynésien, Mélanésien-Canaque ».

 

à lire sur owni

08:34 | Lien permanent | Commentaires (1) |

31/05/2012

LA MORT VUE DU CIEL

Extrait :

« Le rêve consistant à résoudre tous les problèmes par une extermination venue des airs existe avant même que la première bombe soit larguée d’un avion », rappelle Sven Lindqvist dans sa magistrale Histoire du bombardement6. L’utopie de tout bon général d’armée ? Aux boucheries façon Sedan ou Verdun, substituer une guerre zéro mort.... chez nous. Évidemment, il y a un hic : les « dégâts collatéraux ». Voilà pourquoi les premiers bombardements de masse sont dirigés contre des populations considérées comme inférieures. Évoquant le très oublié massacre aérien de Chechaouene (Maroc, 1925), Lindqvist écrit : « La vérité sur Chechaouene n’a pas besoin d’être occulté. Bombarder des indigènes est considéré comme une chose naturelle. Les Italiens l’ont fait en Libye, les Français au Maroc et en Syrie, les Britanniques dans tout le Moyen-Orient, en Inde et en Afrique de l’Est, et les Sud-Africains dans le Sud-Ouest africain. Y’aura-t-il jamais un ambassadeur pour s’en excuser ? De toutes ces villes et de tous ces villages bombardés, c’est Guernica qui est entrée dans l’histoire. Car Guernica se trouvait en Europe. Là où nous mourrons. » Logique implacable. Et très utile pour amadouer l’opinion publique. Le bombardé, civil ou militaire, n’est jamais comme nous : il appartient au camp d’en face. Ainsi en ira-t-il des bombardements massifs de cibles civiles en Allemagne ou au Japon, pays aux populations alors considérées comme fondamentalement « coupables ». Une logique également à l’œuvre dans les frappes américaine soi disant chirurgicales en Afghanistan ou au Pakistan. « Il est vrai que je larguais mes bombes d’une altitude de 9 000 mètres, tandis que les bombardiers à réaction d’aujourd’hui volent plus près du sol et sont munis d’ordinateurs hautement sophistiqués leur permettant d’atteindre leur cible avec une plus grande précision  », note Howard Zinn dans La Bombe. Avant de rappeler l’essentiel : « L’opération n’est pas moins impersonnelle, car même le soldat qui procède à des ’frappes chirurgicales’ ne voit aucun être humain. »

via Article11

13:57 | Lien permanent | Commentaires (0) |

War starts here ! Camp du 12 au 17 Septembre 2012 au « GÜZ1 Altmark »

war starts here camp 2012

Discussions et actions contre le centre d'entraînement au combat de la Bundeswehr et de l'OTAN.

... nous vous appelons à venir participer au camp antimilitariste au GÜZ-Altmark du 12 au 17 septembre 2012 et à combattre avec nous pour un monde meilleur !


11:22 | Lien permanent | Commentaires (0) |

17/05/2012

Le FN en campagne. Les ressorts sociaux des votes frontistes en milieu rural

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Comment expliquer le succès du Front national en milieu rural ? Dans un contexte marqué par la déstructuration des formes locales de sociabilité, la vigueur des votes frontistes découle en grande partie de la mobilisation de candidats autochtones s’appuyant sur la revitalisation de lieux de sociabilités à l’abri des diverses sources de fragilisation sociale.

par Sébastien Vignon

Extrait :

Il s’agit donc, si l’on veut mieux appréhender les rapports à la politique des électeurs des mondes ruraux, d’analyser les recompositions des sociabilités populaires et la déstructuration des collectifs traditionnels. C’est à l’occasion d’une étude réalisée à Saint-Vast [3], village d’un peu plus de 500 habitants situé dans l’Est de la Somme (Santerre Haute-Somme), où le FN obtient des scores très élevés depuis l’élection présidentielle de 2002 [4], qu’on a pu adopter cette perspective d’étude. À partir d’observations in situ et d’une série d’entretiens semi-directifs auprès d’habitants, complétés par des analyses statistiques, les votes frontistes ont ainsi été rapportés, plus qu’à des « lois générales » de la radicalité FN, à leurs fondements sociaux : l’entre-soi rural. Dans cette commune, l’étude des sociabilités traditionnelles du village (réseaux familiaux, associations, manifestations et fêtes) a mis au jour des formes de dévaluation de l’autochtonie (Retière 2003), ressource traditionnelle pour certaines catégories de résidents confinés dans les limites de l’espace communal. L’apparition de conflits interpersonnels au sein d’associations locales, la mise en concurrence de pratiques sociables par d’autres plus cotées (la pratique du tennis dans un bourg voisin au détriment de la longue paume, sport de raquette traditionnel picard) ou encore l’élévation du seuil de compétences exigées pour l’engagement dans l’espace local, comme c’est le cas pour les mandats électifs municipaux qui réclament désormais des compétences en lieu et place d’un ethos du dévouement (Retière 1994), sont autant de facteurs qui expliquent le retrait ou l’éviction de certaines catégories sociales de l’espace des sociabilités locales.

Ces facteurs contribuent à modifier sensiblement les rapports sociaux dans l’espace communal. D’abord en multipliant les formes de désengagements tous azimuts. Ensuite, cumulés aux bouleversements économiques (baisse du nombre de commerces dans la commune, concurrence croissante de la ville), ce déclin des pratiques collectives autochtones produit un « vide communal » déploré par les fractions des résidents qui ne peuvent investir d’autres lieux de sociabilités à l’extérieur (notamment à la ville) et qui se replient le plus souvent sur leur « monde privé » (Schwartz 1989). Pour les plus âgés et ceux qui sont faiblement dotés de capitaux, la commune devient un territoire aux bornes toujours plus étroites. À l’inverse, pour ceux qui ont des ressources mobilisables en dehors de l’espace communal, les lieux d’appartenance (en particulier de loisirs et de travail) se dissocient et se diversifient.

Enfin, dans le contexte de la déstabilisation de l’ancien entre-soi local et de la dégradation des conditions d’existence individuelle et collective (affaiblissement ressenti des relations de voisinage, manque de travail, de commerces, retrait des services publics), l’éthique du travail et, surtout, l’exigence d’égalité de traitement, très valorisées au sein des catégories populaires, sont perçues comme insultées et menacées : les jeunes qui « traînent » à l’abribus sont considérés comme moins « travailleurs » que leurs aînés, on regrette la « crise de l’autorité parentale » sur la jeunesse locale, etc. Avec la jeunesse incontrôlable, « les immigrés », bien que totalement absents de la commune, constituent l’autre figure repoussoir sur laquelle est reportée, souvent avec une violence verbale toute particulière, ce qui est vécu comme une chute de statut. La construction de logements sociaux et l’arrivée de populations « à problèmes », pour reprendre les propos de certains villageois, apparaissent comme une perturbation supplémentaire, venant renforcer les effets de l’entropie qui désorganise la vie communale. Dans un tel contexte de déstructuration des sociabilités populaires, le FN parvient à s’implanter grâce aux ressources « autochtones » de ses militants et candidats aux élections locales et à leurs mobilisations de proximité.

 

article complet ici

 

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25/04/2012

Anarchy dans l'Union Européenne - Europol - manif au Kreuzberg à Berlin à 17h

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Dissolution des services secrets et de la police – Anarchisme dans l´UE !

 

Selon un pro­to­co­le du grou­pe­ment « Ter­ro­ris­me » du Con­seil de l´UE l´agence po­li­cière européenne EU­RO­POL or­ga­nise une conférence sur l´An­ar­chis­me le 24/25 Avril qui pro­ba­ble­ment aura lieu au site d´EU­RO­POL à Le Hague. Selon des re­ports dans les me­di­as, il y aura un exposé de la délégati­on ita­li­en­ne sur les ac­tivités de la „Fe­dera­zio­ne An­archi­ca In­for­ma­le“ (F.A.I.) et la conférence va trai­ter des ac­tivités cont­re « l´in­fra­struc­tu­re fer­ro­viai­re » et le « réseau No Bor­der ».

 

« L´in­fra­struc­tu­re fer­ro­viai­re »

Très con­formément à la po­li­tique européenne le véri­ta­ble con­tent de la conférence et ce qui les or­ga­ni­sa­teurs in­ten­tent reste dans l´ob­scu­rité. De quel­les cam­pa­gnes est-​ce qu´on parle – on est tenté de cro­ire qu´il s´agit des pro­tes­tes cont­re l´ « in­fra­struc­tu­re fer­ro­viai­re » Stutt­gart 21 ainsi que cont­re le pro­jet d´une liai­son fer­ro­viai­re á gran­de vi­tes­se « Treno ad Alta Ve­lo­cità » (TAV) de Turin à Lyon. Les po­pu­la­ti­ons lo­ca­les s´op­po­sent énormément cont­re ces deux pro­jets – et na­tu­rel­le­ment des mou­ve­ments de gau­che de l´Ita­lie et de l´Al­le­ma­gne sup­port­ent la résis­tan­ce. Le gou­ver­ne­ment al­le­mand parle dans ce con­tex­te de « l´ex­tre­mis­me et ter­ro­ris­me de gau­che » et leurs préten­du­es « at­taques au trans­ports fer­ro­viai­res ». On peut présumer donc que la conférence d´ EU­RO­POL vise à se fo­ca­li­ser sur la résis­tan­ce légi­ti­me cont­re des gros pro­jets ab­sur­des ou des tech­no­lo­gies dan­ge­reu­ses. Ceci con­vi­ent à la po­li­tique du gou­ver­ne­ment ita­li­en­ne et sa po­li­ce qui préten­dait récem­ment que les pro­tes­tants se­rai­ent prêts à ris­quer des décès et dev­rai­ent être clas­si­fié comme « ter­ro­ris­tes ». Pour­tant c´était la po­li­ce ita­li­en­ne qui fai­sait tom­ber un grim­peur d´une gran­de hau­t­eur et ainsi le fai­sait subir de gra­ves bles­su­res.

« 96 an­ar­chis­tes » et le « Réseau No Bor­der »

Selon le gou­ver­ne­ment al­le­mand on fait aussi un thème de di­s­cus­sion à la conférence les ac­tivités du « réseau No Bor­der ». Ici aussi, ce n´est pas clair dans quel­le me­su­re le réseau doit être de la compétence d´ EU­RO­POL. De­puis les années 90 les grou­pes so­li­dai­res avec des mi­grants or­ga­nis­ent régulière­ment des ma­ni­fe­sta­ti­ons, camps et cam­pa­gnes par-​des­sus les fron­tières. Cette année ils se prépar­ent pour pro­tes­ter sur la Médi­ter­ranée cont­re la vio­lence in­hu­mai­ne et sou­vent mor­tel­le de l´agence européenne de contrôle des fron­tières FRON­TEX et ils ont pour de­vi­se « Boats for peop­le ». Les ca­va­liers de la forter­es­se Eu­ro­pe évi­dem­ment in­ter­prètent la so­li­da­rité so­li­de avec les re­fu­giés comme « ter­ro­ris­me ». Mais peut-être on se réfère aux événe­ments sur le No Bor­der Camp à Bru­xel­les en 2010 : Avec une ac­tion sans précédent la po­li­ce belge ten­tai­ent d´empêcher les gens de quit­ter le camp pour par­ti­ci­per à une ma­ni­fe­sta­ti­on syn­di­ca­le in­ter­na­tio­na­le. Pro­ba­ble­ment l´in­di­ca­teur Simon Brom­ma en as­sis­tait qui avait trans­mis ses « con­nais­sances » chaque jour à l´of­fice de la po­li­ce cri­mi­nel­le des Län­der (LKA) à Stutt­gart et qui était démasqué plus tard. C´est pos­si­ble que de faus­ses in­for­ma­ti­ons par­venaient en­sui­te aux au­to­rités bel­ges et con­du­i­sai­ent à l´ar­re­sta­ti­on de « 96 an­ar­chis­tes », comme le rap­por­tait à l´époque un por­te-​pa­ro­le de la po­li­ce sans don­ner des ex­pli­ca­ti­ons. Les mi­li­tants ni avai­ent des ob­jets in­terdits chez soi ni fai­sai­ent-​ils des ac­tions cri­mi­nel­les donc on conçoit aisément qu´ils so­i­ent été arrêtés seu­le­ment à cause d´un es­prit « An­ar­chis­te ».

G8, OTAN et les « Eu­ro-​An­ar­chis­tes »

Aussi le chef de l´of­fice fédéral de la po­li­ce cri­mi­nel­le (BKA) a mis les mi­li­tants de gau­che et un prétendu « An­ar­chis­me » com­ba­tif au même rang. En jan­vier de l´année dernière, on a de­mandé Jörg Ziercke du comité intéri­eu­re al­le­mand du Bun­des­tag pour­quoi son ser­vice échan­ge abon­dam­ment des agents secrets avec la Gran­de-​Bre­ta­gne. Ziercke a ju­s­ti­fié l´in­fil­tra­ti­on éta­tique des mo­bi­li­sa­ti­ons cont­re le som­met G8 en 2007 et le som­met OTAN en 2009 par une préten­due « européisa­ti­on du mi­lieu des an­ar­chis­tes » à la Grèce, l´Es­pa­gne, Gran­de-​Bre­ta­gne, Fran­ce, Da­ne­mark et l´Al­le­ma­gne. Plus tard, le gou­ver­ne­ment al­le­mand a précisé sa ju­s­ti­fi­ca­ti­on de l´échan­ge des in­di­ca­teurs à l´oc­ca­si­on des pro­tes­tes cont­re les som­mets par l´ « envoi trans­fron­ta­lier des lettres piégées ». Le chef du BKA par cont­re a déclaré l´in­ter­ven­ti­on des in­di­ca­teurs bri­tan­ni­ques à Hei­li­gen­damm comme ac­tion cont­re des « Eu­ro-​An­ar­chis­tes » et des « gau­chis­tes com­ba­tifs et ter­ro­ris­tes ». Jusqu´alors, le terme « Eu­ro-​An­ar­chis­te » n´était pas uti­lisé dans les pays ger­ma­no­pho­nes. Ent­re-​temps on at­tes­te même le parti libéral bour­geois des Pi­ra­tes une « at­ti­tu­de of­fen­si­ve cont­re l´État » et qua­li­fie leurs con­cepts sur beau­coup de su­jets d´être « an­ar­chis­te ».

« Cri­mi­na­lité or­ga­nisée et ter­ro­ris­me »

Les ser­vices secrets de l´UE Sit Cen, aussi, est sur la piste du « phénomène de l´An­ar­chis­me » : En oc­tob­re, les ser­vices ont dressé une « éva­lua­ti­on de la si­tua­ti­on » (« si­tua­ti­on as­sess­ment ») à laquel­le le BKA aussi avait donné sa cont­ri­bu­ti­on. EU­RO­POL soi-même pu­blie chaque année les con­stats entrés dans le « Ter­ro­rism Si­tua­ti­on and Trend Re­port » (TE-​SAT) TE-​SAT 2010 titulé « An­ti­ca­pi­ta­lis­me, an­ti­mi­li­ta­ris­me, an­ti­fa­scis­me et la cam­pa­gne No Bor­der » donne des rap­ports re­la­tifs aux su­jets fa­vo­risés par des « An­ar­chis­tes extrémis­tes » ba­sant sur des in­for­ma­ti­ons de l´Al­le­ma­gne, la Suède, la Répu­bli­que tchèque et de la Gran­de-​Bre­ta­gne. Il n´y est de­venu évi­dent que récem­ment que EU­RO­POL aussi ob­ser­ve des in­itia­ti­ves des mi­li­tants éco­lo­gi­ques et des défen­seurs des droits des ani­maux. En se ba­sant sur ces in­for­ma­ti­ons EU­RO­POL or­ga­nise régulière­ment des conféren­ces sur le prétendu « extrémisme de droits des ani­maux ». Les ob­ser­va­tions dans le con­tex­te du « ter­ro­ris­me » et « extrémisme » sont classées chez EU­RO­POL dans le fi­chier de tra­vail à des fins d´ana­ly­se (AWF) « Dol­phin » qui peut par­ti­el­le­ment con­tenir des véri­ta­bles dos­siers sur des per­son­nes, ob­jets ou dérou­le­ment des faits. Selon le gou­ver­ne­ment al­le­mand la conférence sur « l´An­ar­chis­me » aura lieu le 25 Avril 2012 dans le cadre d´une in­vi­ta­ti­on des 20 États mem­bres de l´ AWF « Dol­phin ». Ce n´est seu­le­ment parce qu´ils sont sur les lis­tes des dos­siers « Dol­phin » que les mi­li­tants po­li­ti­ques sont cri­mi­na­lisés. A par­tir de mai, les nom­breu­ses les fi­chiers de tra­vail à des fins d´ana­ly­se doiv­ent être re­mo­delé et géré sous les mots-​clés « cri­mi­na­lité or­ga­nisée » et « ter­ro­ris­me ».

Quand les ri­ver­ains et les an­ar­chis­tes de­vi­en­nent un « ris­que de lo­ca­li­sa­ti­on »

L « An­ar­chis­me » ou des préten­dus « Eu­ro-​An­ar­chis­tes » de­vi­en­nent de plus en plus le terme générique dési­gnant un en­ga­ge­ment po­li­tique déplais­an­te, in­ter­na­tio­na­le et gau­chis­te. L´An­ar­chis­me est néan­mo­ins une po­si­ti­on po­li­tique que re­fu­se le règne des hu­mains par des hu­mains et toute façon d´hiérar­chie comme une sorte d´op­pres­si­on de la li­berté in­di­vi­du­el­le et collec­tive. Une telle po­si­ti­on que parie à la li­berté, l´au­to­no­mie, l´égalité et l ´épanouis­se­ment des in­di­vi­dus et que de­man­de la façon so­li­dai­re de s´y prend­re n´est pas « ter­ro­ris­me ». La cri­mi­na­li­sa­ti­on de la résis­tan­ce légi­ti­me cont­re les « in­fra­struc­tu­res fer­ro­viai­res » ou des « trans­ports fer­ro­viai­res », les ac­tivités meur­trières de FRON­TEX ainsi que la dif­fa­ma­ti­on idéolo­gi­que de l´An­ar­chis­me sont les rai­sons pour­quoi les gens se met­tent en colère. La ten­ta­ti­ve du mi­nist­re de l´intérieur à Ber­lin de cri­mi­na­li­ser les pro­tes­tes des ri­ver­ains cont­re des aug­men­ta­ti­ons de loyer (comme récem­ment cont­re le BMW Gug­gen­heim Lab) – par ap­pe­ler les pro­tes­tants des « gau­chis­tes bordéli­ques » et par­ler des « ris­ques de lo­ca­li­sa­ti­on » – laisse voir une autre fois l´anxiété des gou­ver­nants de la résis­tan­ce des op­po­sants. Le 25 Avril 17:00 heu­res nous al­lons nous mett­re en route vers le BKA à Ber­lin-​Trep­tow pour ex­pri­mer clai­re­ment notre mécon­ten­te­ment à l´égard de la conférence sur « l´An­ar­chis­me » d´ EU­RO­POL, du ra­cis­me quo­ti­di­en en Eu­ro­pe ainsi que de l´équa­ti­on de l´An­ar­chis­me et l´ac­tivis­me de gau­che avec « ter­ro­ris­me ». D´ail­leurs, la route de la ma­ni­fe­sta­ti­on nous per­mett­ra de nous adres­ser vers les re­struc­tu­ra­ti­ons ur­bai­nes ca­pi­ta­lis­tes écœur­an­tes et les manœuvres d´in­ti­mi­da­ti­on des agen­ces répres­si­ves de Ber­lin préala­ble­ment au 1 mai.

C´est le système qui est cri­mi­nel – pas la résis­tan­ce !



Out of Con­trol Ber­lin

Ma­ni­fe­sta­ti­on | 25 Avril | 17:00 heu­res | U-Bhf Schle­si­sches Tor | Ber­lin-​Kreuz­berg

via http://nantes.indymedia.org

Anarchy in the EU

 

Geheimdienste und Polizeien auflösen – Anarchy in the EU!

Demonstration

25.4. | 17 Uhr | U-Bhf Schlesisches Tor | Berlin-Kreuzberg

Info-Veranstaltung

23.4. | 21 Uhr | Kadterschmiede/Rigaer94 | Berlin-Friedrichshain

Laut einem Protokoll der EU-Ratsarbeitsgruppe „Terrorismus“ organisiert die europäische Polizeiagentur EUROPOL am 24./25. April 2012 in Den Haag eine Konferenz zu Anarchismus. Den spärlichen Informationen zufolge ist davon auszugehen, dass diese Konferenz ein weiterer Schritt zur umfassenden Repression gegen soziale Bewegungen wie dem Anti-Atom-Widerstand, den Kämpfen gegen die Hochgeschwindigkeitsverbindung „Treno ad Alta Velocità“ (TAV) von Turin ins französische Lyon sowie Menschenrechts- und Flüchtlingsgruppen ist.

Der legitime Widerstand gegen sinnlose Großprojekte, gefährliche Technologien und gesellschaftliche Missstände soll unter den Stichpunkten „Schiennetzwerke“, „No-Border-Netzwerk“ und explizit auch der „Federazione Anarchica Informale (F.A.I.)“ mit der Konferenz in den Fokus konservativer Sicherheitsfanatiker rücken. Dies würde zur Politik der Regierungen und ihrer Polizeien passen, die immer wieder behaupten, Demonstrant_innen würden Tote in Kauf nehmen und seien als „terroristisch“ einzustufen. Demgegenüber sind es immer wieder sie selbst, die bei Demonstrationen mit Waffengewalt und Terrormethoden das Leben von engagierten Menschen gefährden. Jüngste Beispiele sind der No-TAV-Aktivist „Luca“, der durch eine Aktion der Polizei lebensbedrohlich aus großer Höhe abstürzte oder der junge Mann, der beim spanischen Generalstreik gegen die kapitalistische Krisenpolitik von den Bullen ein Gummigeschoss in den Kopf gejagt bekam.

Auch das BKA setzt linken Aktivismus mit einem angeblichen militanten „Anarchismus“ gleich. Mit Phrasen wie der „Europäisierung der Anarchoszene“ werden Spitzelmethoden und offene Repression gerechtfertigt. Aktivist_innen bei Castortransporten oder No-Border-Camps werden öffentlich durch Kampfbegriffe wie „Euroanarchisten“ und „militante Linksextremisten und –terroristen“ diffamiert.

Ebenso beschäftigt sich der EU-Geheimdienst SitCen mit dem „Phänomen ’Anarchismus’“. Im Oktober 2011 hatte der Dienst ein „Situation Assessment“ erstellt, für das auch das deutsche Bundesamt für Verfassungsschutz einen Beitrag lieferte. Bei EUROPOL werden einlaufende Erkenntnisse im jährlichen „Terrorism Situation and Trend Report“ veröffentlicht. Zu den von „anarchist extremists“ unterstützten Themen zählen demnach „anti-capitalism, anti-militarism, anti-fascism and the ’No Borders’ campaign“.

Die Beobachtungen zu „Terrorismus“ und „Extremismus“ werden bei EUROPOL in der weitgehenden Analysearbeitsdatei (AWF) „Dolphin“ abgelegt, die teilweise regelrechte Dossiers über Personen, Objekte oder Tathergänge enthalten kann. Laut Bundesregierung findet das Treffen zu „Anarchismus“ am 25.04. im Rahmen einer Einladung an die 20 Mitgliedsstaaten der AWF „Dolphin“ statt. Nicht nur durch die Listung in den „Dolphin“-Dossiers werden politische Aktivist_innen kriminalisiert. Im Mai sollen die zahlreichen AWFs neu strukturiert und fortan unter den beiden Schlagworten „Organisierte Kriminalität“ und „Terrorismus“ geführt werden.

„Euro-Anarchismus“ ist zum Sammelbegriff von politisch unliebsamem internationalen, linken Engagement geworden. Anarchismus ist indes eine politische Einstellung, die Herrschaft von Menschen über Menschen und jede Art von Hierarchie als Form der Unterdrückung von individueller und kollektiver Freiheit ablehnt. Eine solche auf Freiheit, Selbstbestimmung, Gleichberechtigung sowie Selbstverwirklichung der Individuen setzende und einen solidarischen Umgang der Menschen miteinander einfordernde Haltung müsste bei einem freiheitlichen Projekt, das die EU ja angeblich sein soll, eigentlich auf Respekt stoßen.
Die Kriminalisierung des legitimen Widerstands gegen „Schienennetzwerke” oder „Zugtransporte”, die mörderischen Aktivitäten von FRONTEX sowie die ideologisch-motivierte Diffamierung des Anarchismus sehen wir daher als Resultat der Unvereinbarkeit von Staat und Freiheit.

Out of Control Berlin

Gegen die EUROPOL-Konferenz gibt es eine Demonstration zum “Gemeinsamen Terrorismusabwehrzentrum des BKA”: Kriminell ist das System – nicht der Widerstand!
 

europol,anarchy,train,rail

 Relire : http://probe.20minutes-blogs.fr/archive/2011/01/28/europo...

et : http://signalfire.org/?p=9658&utm_source=twitterfeed&...

 

 

08:36 | Lien permanent | Commentaires (0) |

22/04/2012

Le Printemps de la Nouvelle Droite... à combattre !

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"On est la Nouvelle Droite" Gilbert Collard - 22/04/2012 sur France 2

20:30 | Lien permanent | Commentaires (0) |

 
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